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 N°2204 - still a family, right ? [PV Karen]

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Message(#) Sujet: N°2204 - still a family, right ? [PV Karen] N°2204 - still a family, right ? [PV Karen] EmptyJeu 24 Fév 2011 - 12:53

Vendredi après-midi. Je venais de finir ma journée de travail. Enfin si on pouvait appeler ça un boulot, pour moi c’était plutôt une passion. Sauter à 5000 mètres d’altitude dans le vide, une chute libre d’une minute à plus de 200 km/h, le pied non ? Evidemment je ne faisais pas que ça, il y avait les formations, il fallait rassurer les clients effrayés, les mettre en confiance…Ce que je savais faire sans problèmes. J’avais toujours eu un bon feeling avec les gens, c’était ainsi, on m’aimait bien. Aujourd’hui je finis assez tôt, à 16h30, sachant que je devais passer prendre mon fils chez Karen. J’étais tout excité à l’idée de l’avoir pour le week-end, c’est que mine de rien sa petite bouille me manquais. Le soir je n’étais jamais pressé de rentrer chez moi puisque cela signifiait retrouver une maison vide. Sans enfant, sans femme. Cela faisait des semaines que nous étions séparés maintenant mais ça me faisais toujours aussi bizarre. Une relation de 7 ans ça marquait non ? Alors me retrouver tout à coup célibataire, seul, il y avait de quoi être déboussolé. D’autant que j’avais toujours Karen dans la peau. Je n’aimais pas du tout la manière dont les choses s’étaient terminées entre nous, mais j’étais probablement le seul à blâmer pour ça. Ce qui était d’autant plus dur à accepter. Mais le pire n’était pas tant la séparation que la dégradation de nos relations par la suite. Enfin de ce qu’il en restait… J’aurais voulu qu’on soit amis, ne serait ce que pour le bien du petit. Mais Karen ne voyait pas les choses de la même manière, et avait apparemment décidé de me faire payer très cher toutes mes erreurs passées, peut importe si au passage c’est notre fils qui en pâtirait le plus.

Aux alentours de 17h30 je sonnais chez Karen – ce qui auparavant était chez moi aussi. La porte s’ouvrit sur mon ex et Nathan, qui une fois qu’il m’aperçut me tendit les bras pour que je le porte, ce que je fis. « Hey petit bonhomme, prêt pour un week-end de folie ? » « Ouuuuuuui ! » Karen me donna un sac « Tiens voilà ses affaires. Tu me le ramènes à 18h pétantes t’as compris ? » Je poussais un soupire d’exaspération. Je venais d’arriver qu’elle me parlait déjà de lui ramener. « Oui maman » Elle fit une bise à notre fils pour lui dire au revoir et nous nous éloignâmes pour nous rendre…seulement quelques centaines de mètre plus loin. Où se trouvait mon logement. Ridicule vous ne trouvez pas ? Je n’avais le droit de le voir que tous les 15 jours, alors que j’habitais seulement à quelques pâtés de maison d’ici. Halala ce que la vie pouvait parfois être injuste.

Le lendemain j’avais tout prévu, nous passâmes la journée au zoo – où par chance il faisait un soleil magnifique. Nate était émerveillé par toutes ces bêtes, par une ou deux fois j’ai du courir après pour le rattraper, c’est que monsieur voulait passer par-dessus les barrières pour les toucher. Je reconnaissais bien là mon fils tiens, un petit intrépide comme son père. Le soir il ne posa pas le moindre problème, il s’endormit aussitôt tant il était fatigué. Dimanche midi nous mangeâmes chez ma sœur, l’occasion pour Nate de voir sa tante et ses cousins. L’après-midi on le passa à la plage. Pour cette période de l’année les températures étaient assez douces. Nathan joua à faire des pâtés de sable, ensuite tout y passa, ballon, tentatives de jouer aux raquettes, course… On s’amusait tellement que je ne vis pas le temps passé. Si bien qu’il était déjà 18h30 lorsque je consultais ma montre. « Ooops. Il est temps qu’on rentre Nathan, sinon maman va me taper sur les doigts… » Sauf que monsieur ne paraissait pas prêt si bien que je dû lui courir après pour le ramener à la voiture. Mine de rien il y avait beau être haut comme trois pommes c’est qu’il détalait vite le coco. Si ça ne tenait qu’à moi je serais resté plus longtemps avec Nathan, mais malheureusement un foutu juge avait décidé que je n’en avais pas le droit. Et je savais que j’avais plutôt intérêt à le ramener fissa, sinon elle serait foutu de s’en servir contre moi à notre futur audience. Oui parce qu’il était évident que dès que je pourrais légalement je demanderais une révision du jugement pour obtenir la garde partagée. A peine avions nous atteint le perron que la porte d’entrée s’ouvrit à la volée sur une Karen qui semblait furieuse. A croire qu’elle avait guetté notre arrivée. « Oui je sais on est en retard. Je n’ai pas vu le temps passé je suis désolé »
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Message(#) Sujet: Re: N°2204 - still a family, right ? [PV Karen] N°2204 - still a family, right ? [PV Karen] EmptyJeu 24 Fév 2011 - 14:28



Still a family, right ?

    ZAYNE S. HOPKINS & KAREN SANDERS

    N°2204 - still a family, right ? [PV Karen] 28vrrlx N°2204 - still a family, right ? [PV Karen] 346q2bk



Comme à chaque week-end où c’était au tour de son ex-petit ami d’avoir la garde, la jeune femme était très stressée. Ne pas voir son fils pendant deux jours lui était vraiment difficile, elle était en permanence stressée de ne pas savoir où il était et ce qu’il faisait. Elle ne savait même pas s’il allait bien, et devait attendre le dimanche soir afin de retrouver son fils et d’être sûre qu’il soit en bonne santé. Bien sûr, elle pourrait très bien envoyer des messages textes au jeune homme ou même lui téléphoner, mais elle se l’était refusé. Déjà quand ils étaient encore ensemble, elle se refusait souvent à lui écrire la première, mais n’arrivait jamais à résister. Maintenant, elle ne pouvait pas se permettre de lui écrire afin de savoir si leur fils allait bien, c’était montrer un signe de faiblesse, et elle essayait d’être la plus forte que possible lorsqu’il s’agissait d’avoir affaire à Zayne, ou du moins en apparence, puisque en réalité, elle était faible, très faible. Elle aurait très bien pu lui pardonner, encore une fois, mais cela faisait bien trop longtemps que la jeune femme devait toujours tout lui pardonner, bien trop longtemps que cette relation lui faisait plus de mal que de bien.

Le fait que son fils passe le week-end chez son père était tout de même une bonne chose, puisque cela permettait à la jeune femme de se reposer un peu, de souffler, puisqu’il fallait avouer que ce petit garçon n’était pas de tout repos. Assez turbulent, depuis qu’il avait appris à marcher et à courir, vagabonder dans toute la maison était devenue sa plus grande passion, et la jeune femme se devait de lui courir après, rien que pour surveiller qu’il ne tombait pas, qu’il ne touchait pas à des choses qu’il ne devrait pas. Parce que, oui, un enfant de deux ans et demi, ça touche vraiment à tout et n’importe quoi, Karen en avait fait l’expérience. C’était une bonne chose pour Nate aussi, qu’il passe le week-end chez son père, elle savait qu’il lui manquait énormément, puisqu’il lui parlait souvent de son père et généralement la jeune femme ne savait pas vraiment quoi répondre, gênée. Elle savait qu’il était un bon père, elle lui faisait confiance sur ce point là, et elle avait monté ce dossier afin de prouver qu’il était un mauvais père seulement pour le faire souffrir, même s’il était vrai qu’elle essayait au maximum d’éloigner leur fils de leurs conflits personnels. Elle avait monté ce dossier, mais savait très bien que malgré toutes les preuves qu’elle avait réunies, tout cela était totalement insignifiant. Elle savait qu’il était un bon père, elle regrettait seulement qu’il n’ait pas été un bon fiancé, également.
Karen avait donc profité de ce week-end sans son fils, pour se reposer et sortir un peu afin de voir des amies. Son vendredi soir avait été consacré à glander devant la télévision, à mater un film à l’eau de rose. Pot de Nutella, boite de mouchoirs, appelez-là Bridget Jones. Ensuite, elle avait passé son samedi après-midi avec sa meilleure amie, avec laquelle elles avaient dévalisé les magasins puis le soir elles s’étaient rendues toutes les deux dans un bar, avec d’autres amies encore. Enfin, le dimanche avait permis à la jeune femme de s’exercer à la cuisine, puisqu’il fallait l’avouer, elle n’avait jamais été très doué en cuisine, en général c’était toujours Zayne qui préparait le repas vu qu’il connaissait ses compétences en cuisine. Mais depuis qu’elle vivait seule, il fallait dire qu’elle s’était quand même améliorée puisqu’elle était bien obligée de cuisiner pour elle et son fils.

L’heure était arrivée où Zayne devait lui ramener leur fils, puisque la fin du temps de garde était arrivé. Le temps défilait et ils n’étaient toujours pas là, ce qui avait le don d’énerver la jeune femme. Décidément, Zayne n’était vraiment pas doué pour être à l’heure. Elle commença à s’inquiéter, cela faisait quarante cinq minutes qu’ils auraient dû être là, il était arrivé quelque chose à Nathan, c’était sûr ! Elle entreprit alors d’appeler le jeune homme afin de lui crier après, lorsqu’elle les repéra entrain d’arriver dans l’allée, elle poussa un soupir et alla ouvrir la porte. « Oui je sais on est en retard. Je n’ai pas vu le temps passé je suis désolé » Elle l’observait d’un œil mauvais, noir avant de baisser la tête vers le petit garçon et de déposer un baiser sur son front. « Dis au revoir à ton père et rentre mon bébé, il y a une surprise pour toi dans le salon tu vas voir ? » Le petit garçon entreprit alors de saluer son paternel, puis courut dans la maison tout heureux de découvrir ce qu’elle lui avait concocté. Karen jeta un coup d’œil dans l’entrée, afin de vérifier que son fils était bien rentré, et donc plus dans les alentours, avant de se tourner à nouveau vers le jeune homme. « Décidément, tu n’es même pas capable de le ramener à l’heure. Tu n’améliores vraiment pas ton cas. » Elle poussa un soupir, et remit une mèche de cheveux qui tombait sur son visage, derrière son oreille, avant de poursuivre. « Tu sais dire autre chose à part que tu es désolé ? Bizarrement, c’est une phrase que j’entends bien trop souvent sortir de ta bouche. » Bien qu’il ait toujours été trop orgueilleux pour s’excuser lorsqu’ils étaient encore en couple, depuis qu’ils n’étaient plus ensemble, elle commençait à trouver qu’il s’excusait beaucoup trop. N'y aurait-il pas quelque chose qui cloche chez lui ?
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Message(#) Sujet: Re: N°2204 - still a family, right ? [PV Karen] N°2204 - still a family, right ? [PV Karen] EmptyJeu 24 Fév 2011 - 15:50

Lorsque Karen apparut sur le perron elle paraissait évidemment plus que furieuse. Si ses yeux pouvaient me fusiller je serais déjà mort à l’heure qu’il était. Bien sur elle se retint de dire quoi que ce soit en présence de notre fils, je pouvais au moins lui accorder ça. « Dis au revoir à ton père et rentre mon bébé, il y a une surprise pour toi dans le salon tu vas voir ? » Un rapide baiser et voilà que Nathan disparaissait déjà dans la maison. Aussi simplement que ça. Je détestais ces moments là qui restaient un déchirement au cœur. Comme à mon habitude hors de question de montrer à quel point ça pouvait m’affecter, même si depuis le temps Karen me connaissait par cœur. Non seulement voir Nate partir était un déchirement, mais cela voulait aussi dire plus de bouclier, j’allais avoir le droit à la colère maternelle qui allait déferler sur moi d’un instant à l’autre. Ce n’est pas comme si je n’étais pas habitué maintenant. Karen ne savait plus me parler autrement qu’en me balançant des remarques assassines pour bien me faire comprendre à quel point elle m’en voulait. Elle me détestait je l’avais bien saisi. Les choses seraient probablement plus faciles si moi aussi je la détestais. Malheureusement ce n’était pas le cas à mon plus grand désarroi. Oh bien sur je lui en voulais beaucoup pour m’avoir enlevé mon fils, pour s’être acharné sur moi à l’audience, me dépeignant comme un père indigne, irresponsable et un terrible fiancé. Je savais très bien qu’elle n’en pensait pas un mot, du moins pour la première partie. D’accord il m’arrivait d’être en retard quelques fois – pour ne pas dire souvent – mais hormis ça je me suis toujours comporté comme un père exemplaire. Alors comment pouvait-elle m’enlever ça ? Et bien dîtes vous que malgré tout ça je ne pouvais m’empêcher d’espérer qu’un jour elle revienne à la raison et me reprenne. Traitez moi d’éternel optimiste, naïf peut importait, c’était la seule chose qui me permettait de ne pas craquer. Tant que je ne la reverrais pas aux bras d’un autre homme en train de refaire sa vie, je garderais espoir.

« Décidément, tu n’es même pas capable de le ramener à l’heure. Tu n’améliores vraiment pas ton cas. » La première salve était lancée, elle n’avait vraiment pas perdu de temps. « Tu sais dire autre chose à part que tu es désolé ? Bizarrement, c’est une phrase que j’entends bien trop souvent sortir de ta bouche. » C’était on ne peut plus vrai malheureusement. Dire que je n’étais pourtant pas du genre à m’excuser ainsi mais il semblait que ces derniers temps que je ne faisais que ça. Et tout ça pour quoi ? « T’as raison je devrais peut être arrêté vu que ça ne me mène à rien. D’ailleurs à la réflexion je ne suis même pas désolé. Je ne vais pas m’excuser pour vouloir passé du temps avec mon fils. Je suis sur que tu ferais de même si la situation était inversée. Qu’est ce que ça te ferait hein de ne pouvoir voir ton fils que quand un putain de juge l’a décidé ? Une fois tous les 15 jours ? Alors non je ne suis pas désolé de t’avoir grappillé 45 minutes, quand toi tu peux l’avoir tous les jours qui suivent. » Non mais c’est vrai quoi, elle n’allait pas nous chier une pendule pour 45 petites minutes ! Elle n’était tout de même pas à ça prêt si ? « J’ai peut être fait quelques erreurs dans ma vie dont je ne suis pas fier, beaucoup même, mais être un mauvais père n’en a jamais fais parti, et tu le sais. Alors pourquoi tu fais ça ? » J’avais besoin de comprendre, me détestait elle vraiment à ce point ? Ou peut être pensait elle réellement ce qu’elle avait dit à l’audience ? Que j’avais une mauvaise influence sur Nathan ? Que j’étais trop immature, trop égocentrique pour m’en occuper ? Et quoi d’autre déjà ? Pfffiou il y ‘en avait tellement que c’était dur à tout se rappeler.
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Message(#) Sujet: Re: N°2204 - still a family, right ? [PV Karen] N°2204 - still a family, right ? [PV Karen] EmptyJeu 24 Fév 2011 - 22:03

Karen observa le jeune homme et leur fils pendant qu’ils se saluèrent, et bien que son ex-petit ami essayait de ne laisser passer aucune émotion afin de ne pas montrer à jeune femme combien cela le faisait souffrir de devoir laisser son fils, de ne pas être là tout le temps pour lui, elle l’avait bien remarqué. Elle le connaissait sur le bout des doigts, mais après sept ans de vie commune, probablement cela était normal de connaître la personne avec qui on partageait sa vie mieux que l’on se connait soi-même. Lorsqu’il mentait, elle le remarquait immédiatement et le lui faisait regretter, lorsqu’il avait quelque chose à cacher, elle le savait aussi. Elle connaissait les moindres significations de toutes ses réactions et il faut avouer que ça lui avait toujours fait peur, de se rendre compte qu’elle le connaissait aussi bien. Trop peut-être. Il lui déposa un baiser, et ce fût tout, mais durant ces quelques microsecondes, la jeune femme eût honte. Honte, parce qu’au fond d’elle, elle savait très bien que tout ce qu’elle désirait, c’était elle aussi obtenir un nouveau baiser, mais cela n’arriverait pas. Elle ne retomberait pas dans ses bras, elle se l’était promis et l’avait promis à tous ceux qui voulaient bien l’entendre. Elle baissa les yeux quelques minutes, afin de leur laisser ce moment d’intimité. C’est fou ce que les choses avaient changés, en si peu de temps…

« T’as raison je devrais peut être arrêter vu que ça ne me mène à rien. D’ailleurs à la réflexion je ne suis même pas désolé. Je ne vais pas m’excuser pour vouloir passer du temps avec mon fils. Je suis sûr que tu ferais de même si la situation était inversée. Qu’est ce que ça te ferait hein de ne pouvoir voir ton fils que quand un putain de juge l’a décidé ? Une fois tous les 15 jours ? Alors non je ne suis pas désolé de t’avoir grappillé 45 minutes, quand toi tu peux l’avoir tous les jours qui suivent. » Elle l’avait écouté sans broncher durant son long discours, ou ce qui semblait en être un. Elle se mit à sourire, un sourire à la fois cynique et compatissant, si, si c’est possible. Elle savait que la situation pour le jeune homme était dure, mais elle avait l’intention de beaucoup lui en faire subir, avant de lui laisser la garde partagée de leur fils. Elle voulait en arriver au point qu’il rampe devant elle, qu’il se mette à nu devant elle afin de lui montrer sa souffrance. Tout comme elle, de nombreuses fois, elle s’était mise à genoux devant lui, lui montrant sa peine et pleurant à ne plus s’en arrêter. Chose qui n’avait jamais rien amélioré, puisque cela rendait le jeune homme en colère qui n’avait que pour solution la fuite ou la violence. Elle avait tout essayé, tout, mais les efforts faits par Zayne ne duraient jamais bien longtemps. « Depuis quand cela te dérange de ne plus voir ton fils très souvent ? A ce que je me rappelle, tu n’étais pas très souvent à la maison, avant. Quand tu rentrais, le plus souvent, il dormait déjà et quand tu partais travailler, il dormait encore. Alors dis-moi qu’est-ce qui change maintenant, pour que tu aies envie d’être avec lui. » Elle poussa un soupir, et jeta un coup d’œil aux alentours, vérifiant qu’aucun des voisins n’étaient entrain de les espionner par leurs fenêtres. Il fallait dire que beaucoup des voisins alentours étaient du genre à beaucoup parler, quoique, comme tout le monde à Ocean Grove, et les voir s’adresser la parole plus de deux minutes causeraient sûrement la création de nombreuses rumeurs. « J’ai peut être fait quelques erreurs dans ma vie dont je ne suis pas fier, beaucoup même, mais être un mauvais père n’en a jamais fais parti, et tu le sais. Alors pourquoi tu fais ça ? » Pourquoi faisait-elle cela ? Probablement qu’il ne la connait pas encore, sinon il saurait très bien pourquoi elle fait ça. Pour se venger tout simplement. « Tu ne mérites plus de connaître le bonheur Zayne. » Elle le fixait à présent droit dans les yeux. « Tu détruis tout ce que tu crées, pourquoi je devrais te laisser détruire notre fils ? »


Dernière édition par Karen Sanders le Ven 11 Mar 2011 - 17:21, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: N°2204 - still a family, right ? [PV Karen] N°2204 - still a family, right ? [PV Karen] EmptyJeu 24 Fév 2011 - 23:58

Suite à mes paroles Karen se mit à sourire. Bon sang je lui aurais fait ravaler son sourire à la con ! Elle avait un culot énorme quand même. « Depuis quand cela te dérange de ne plus voir ton fils très souvent ? A ce que je me rappelle, tu n’étais pas très souvent à la maison, avant. Quand tu rentrais, le plus souvent, il dormait déjà et quand tu partais travailler, il dormait encore. Alors dis-moi qu’est-ce qui change maintenant, pour que tu aies envie d’être avec lui. » Un des arguments dont elle s’était servie contre moi à l’audience. Elle aimait bien exagérer les faits pour me faire passer pour le gros salaud que je n’étais pas. Pas entièrement du moins (a). « Peut être que c’est toi que je ne voulais pas voir, tu y as pensé ? » lançais je tranchant. Fallait croire que la jeune femme déteignait sur moi. En rentrant je n’avais pas l’intention de me prendre la tête avec elle, malheureusement c’est ce qui était en train d’arriver, comme à chaque fois dirais je. Comme si on arrivait plus à avoir une conversation normale. Pourtant ce n’était pas faute d’essayer, mais Karen n’était pas le moins du monde prête à rentrer les crocs. La mère de mon fils avait malheureusement la rancune tenace. Pas de chance pour moi. Comme quoi on était différent sur beaucoup de points, j’avais peut être beaucoup de défauts mais la rancune n’en faisait pas parti. Je n’étais pas du genre à vouloir détruire mes ennemis, les mettre plus bas que terre…Je n’étais pas quelqu’un d’haineux. Oh certes j’étais colérique, je pouvais m’énerver très vite, mais ça retombait aussi rapidement que ça n’était arrivé. Et le lendemain c’était oublié. Bon évidemment là on ne parlait pas d’une petite bêtise que j’aurais faite, Karen avait de quoi être énervée contre moi, je pouvais parfaitement le comprendre, je le serais aussi à sa place. Mais il ne fallait pas oublier qu’on avait un enfant ensemble, ça changeait tout. Mais pas pour elle apparemment. Elle donnait plutôt l’impression de se servir de notre fils comme arme dans sa petite guéguerre destinée à me rendre le plus malheureux possible. Et le pire dans tout ça c’est que son plan semblait fonctionner à merveille. Alors quand je posais la question du pourquoi du comment elle agissait ainsi, dans le fond je connaissais parfaitement la réponse, seulement je ne voulais pas m’y résoudre. Seulement si je voulais me voiler la face, Karen se chargeait parfaitement de me ramener à la dure réalité. « Tu ne mérites plus de connaître le bonheur Zayne. » Elle semblait prononcer cette phrase avec tant d’aisance que ça en faisait presque peur. Se rendait-elle compte de la teneur de ses propos ? Comment pouvait-elle se montrer aussi cruelle ? D’accord j’avais vraiment déconné, je l’avais blessé – bien trop souvent – mais jamais ça n’avait été intentionnel de ma part. Je ne me réveillais pas le matin en me disant : tiens qu’est ce que je vais bien pouvoir faire aujourd’hui pour rendre la vie de Karen misérable. Comme si cela ne suffisait pas la brunette décida d’en rajouter une couche « Tu détruis tout ce que tu crées, pourquoi je devrais te laisser détruire notre fils ? » Elle avait vraiment décidée d’y aller fort avec moi. Le pire c’est que ses paroles faisaient mouches à chaque fois. Elle le savait pertinemment d’ailleurs vu que c’était son but. « Tu te rends compte de ce que tu dis ? A t’entendre on croirait que j’ai commis un meurtre ! » Oui parce que je n’étais pas un monstre non plus, ça va fallait pas exagérer. Limite si je ne mériterais pas la chaise électrique avec elle ! « Et puis tu penses franchement que t’es meilleure que moi ? Je te rappelle que dans l’histoire je ne suis pas le seul à avoir déconné. Tu devrais te regarder dans un miroir avant au lieu de jouer à la femme éplorée, meurtrie et terriblement blessée. T’es pas blanche comme neige. » Oui parce que pour passer pour la pauvre petite victime elle était douée mais il ne fallait pas oublier que mademoiselle avait ses torts. « La seule qui contribue à « détruire » notre fils pour reprendre tes mots, c’est toi. C’est toi qui l’utilises comme un vulgaire objet simplement pour me blesser. Pas moi. Non mais sérieusement, quelle genre de mère ferait ça ? » Je n’osais penser à ce qu’elle allait raconter à notre fils en grandissant. Probablement qu’elle chercherait à le monter contre moi, c’est qu’elle en serait parfaitement capable ! Tout les moyens étaient bon pour me faire souffrir.
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Message(#) Sujet: Re: N°2204 - still a family, right ? [PV Karen] N°2204 - still a family, right ? [PV Karen] EmptyMar 1 Mar 2011 - 14:37

« Peut être que c’est toi que je ne voulais pas voir, tu y as pensé ? » Un nouveau sourire s’afficha sur les lèvres de la jeune femme. Bien sûr qu’elle y avait pensé. C’est une chose qui l’avait tourmenté pendant des mois et des mois, alors qu’ils étaient encore ensemble, parce qu’il faut dire que Karen est du genre à se prendre énormément la tête pour rien. A la limite de la paranoïa, elle imaginait souvent que tous ces soirs où ils préféraient rester avec ses amis plutôt qu’avec elle, il était en compagnie d’autres filles également. Elle n’avait pas totalement eu tord, puisqu’elle avait appris il y a peu que le jeune homme avait toujours été du genre à regarder les autres femmes, ce qui avait un don incroyable pour l’énerver. Si elle avait su cela plutôt, il était clair qu’elle aurait fait la même chose, mais regarder d’autres hommes ne lui étaient pas venus à l’esprit à ce moment là. Elle préféra ne pas répondre à sa remarque mais elle conservait cela bien au fond de sa mémoire, cela lui resservirait probablement, puisque c’était tout de même lui qui avait tant essayé de la récupérer. Il se contredisait lui-même, à force, et cela amusait énormément la jolie brune. Il essayait de rentrer dans son jeu, et cela n’était pas la meilleure façon de la calmer, bien au contraire. Karen a un caractère de cochon, et gardera probablement toujours ce comportement, même si elle se rend compte qu’elle n’est vraiment pas facile à vivre, elle n’arrive pas à se contrôler, c’est plus fort qu’elle. Bien que Zayne avait la majorité des tords qui avait causé la perte de leur relation, le caractère de Karen y avait fortement contribué également, elle le savait.

« Tu te rends compte de ce que tu dis ? A t’entendre on croirait que j’ai commis un meurtre ! » Elle savait que ce qu’elle lui disait était dur et méchant, mais elle le pensait. Elle pensait réellement qu’il ne méritait plus de connaître le bonheur, ou en tout cas, cela la dérangerait fortement qu’il le connaisse sans elle. Bien entendu, elle savait qu’elle n’était pas le centre du monde, et que s’ils ne s’étaient jamais rencontrés, il aurait probablement rencontré une autre femme avec qui faire sa vie, ou pleins d’autres, mais après ses sept années, elle n’imaginait pas qu’il puisse être heureux avec quelqu’un d’autre qu’elle. Cela lui ferait vraiment du mal que ce soit le cas. Et comme elle pensait qu’elle ne pourrait jamais se remettre avec lui, bien que sa fierté n’ait pas toujours été si élevé, il lui était inconcevable qu’il soit heureux à nouveau un jour. « Et puis tu penses franchement que t’es meilleure que moi ? Je te rappelle que dans l’histoire je ne suis pas le seul à avoir déconné. Tu devrais te regarder dans un miroir avant au lieu de jouer à la femme éplorée, meurtrie et terriblement blessée. T’es pas blanche comme neige. » Et voilà qu’il remettait l’histoire qu’elle avait eu avec Jay sur le tapis. Elle l’avait trompée, oui. Elle lui avait tout avoué, oui. Mais si elle avait fait cela, c’était simplement parce qu’entre eux cela n’allait plus, elle n’en pouvait plus de son comportement qu’il ne daignait pas à changer. Elle se demandait toujours comment elle avait fait pour ne pas le tromper pendant sept années mise à part cette fois là, qui s’était déroulé environ un mois avant leur rupture. Même si elle lui en avait fait baver, il faut dire que cela faisait des années maintenant où la jeune femme était plus souvent malheureuse que heureuse, cela ne pouvait que se terminer comme cela. « Je n’ai jamais prétendu être parfaite, mon cher. Mais de toute manière, cela faisait plus d’un mois que notre histoire était finie pour moi, ce que tu as fait n’était que la goutte qui a fait déborder le vase. » Elle marqua un temps de pause et soupira. « Je t’avais prévenu depuis bien longtemps, Zayne, c’est dommage qu’il ait fallu que tout se finisse pour que tu te rendes compte que j’étais sérieuse quand je te disais que je n’en pouvais plus. » Elle s’était peut-être légèrement calmée, mais l’envie qu’elle avait de lui sauter dessus et de l’égorger n’en était pas pour autant moins virulente.

« La seule qui contribue à « détruire » notre fils pour reprendre tes mots, c’est toi. C’est toi qui l’utilises comme un vulgaire objet simplement pour me blesser. Pas moi. Non mais sérieusement, quelle genre de mère ferait ça ? » Sur ces paroles, Karen eut alors les yeux ronds. Était-il vraiment sérieux là ? Elle serra les poings, afin de ne pas trop s’énerver sur lui. Elle jeta un coup d’œil à l’intérieur afin de vérifier que son fils était toujours dans le salon, puis se tourna à nouveau vers Zayne. « Nathan est très heureux avec moi. Je fais ce qu’il y a de mieux pour lui, et tant que tu n’auras pas plus de maturité pour t’occuper d’un enfant, je ne serais pas confiante pour te le laisser plus longtemps. » Après tout, comment quelqu’un qui est encore un enfant lui-même pourrait s’occuper d’un gosse. « Et pour répondre à ta question. Toute mère qui aime son enfant ferait cela. »
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Message(#) Sujet: Re: N°2204 - still a family, right ? [PV Karen] N°2204 - still a family, right ? [PV Karen] EmptySam 5 Mar 2011 - 15:16

« Je n’ai jamais prétendu être parfaite, mon cher. Mais de toute manière, cela faisait plus d’un mois que notre histoire était finie pour moi, ce que tu as fait n’était que la goutte qui a fait déborder le vase. » Et alors quoi ? Parce que notre couple prenait l'eau, cela lui donnait le droit de me tromper ? Elle n'avait qu'à me quitter en bonne et due au forme au lieu de le faire d'une manière détournée, beaucoup plus blessante. Peut être ce que j'avais fais par la suite était dégueulasse, mais je ne lui avais que retourner la monnaie de sa pièce. Et encore moi j'avais une conscience, culpabilisant par la suite. Alors qu'elle... elle ne m'avait jamais vraiment parue désolée d'avoir couché avec Jay', un prétendu ami qui plus est. D'autant qu'elle avait beau dire, en 7 ans de relation – malgré tous mes défauts - je m'étais toujours montré fidèle envers elle. Certes j'aimais bien séduire les belles demoiselles que je croisais, mais ça n'allait jamais plus loin que du flirt. Parce que pour moi, seule Karen comptait à mes yeux. Probablement que je ne lui avais pas assez montré, je m'en rendais compte à présent. Chose qu'elle me fit remarquer d'ailleurs « Je t’avais prévenu depuis bien longtemps, Zayne, c’est dommage qu’il ait fallu que tout se finisse pour que tu te rendes compte que j’étais sérieuse quand je te disais que je n’en pouvais plus. » Elle avait sans doute raison. Peut être avais je trop considéré notre relation comme déjà acquise. Et maintenant il était trop tard... Pour être tout à fait franc je n'étais même plus de savoir ce que je désirais à présent. Récupérer Karen ? Sincèrement je n'aimais absolument pas la face d'elle que je voyais en ce moment. La Karen haineuse, blessante, vengeresse, prête à tout pour m'atteindre. J'estimais ses réactions complètement disproportionnées par rapport à mon « crime ». Alors oui j'étais quelque peu contradictoire dans mes paroles et actes ne sachant pas moi même ce que je voulais vraiment. Hormis pour une chose : mon fils. Je n'étais pas le moins du monde décidé à l'abandonner, malgré les attaques virulentes de sa mère à mon encontre. Je préférais ne rien répondre à Karen, de toute manière que dire ?

« Nathan est très heureux avec moi. Je fais ce qu’il y a de mieux pour lui, et tant que tu n’auras pas plus de maturité pour t’occuper d’un enfant, je ne serais pas confiante pour te le laisser plus longtemps. » Voilà qu'elle me ressortait encore la carte de l'immaturité ! Il fallait que les gens arrêtent avec ça merde. Il n'y avait aucun mal à avoir conserver son âme d'enfant. Pour sur Karen elle l'avait perdu depuis longtemps... Mais tout cela ne faisait pas de moi quelqu'un d'irresponsable pour autant. « Et pour répondre à ta question. Toute mère qui aime son enfant ferait cela. » Vraiment ? J'en doutais fort. « C'est ce que tu te répètes le soir pour te donner meilleure conscience ? » Parce qu'elle n'allait pas me faire croire qu'elle faisait tout cela dans le simple but de protéger son fils ! Pures conneries. Tout ce qu'elle désirait c'était se venger, et apparemment tous les moyens étaient bon pour arriver à ses fins. «  Et puis tu peux parler de maturité tiens ! J'ai plus l'impression qu'en ce moment c'est moi le plus responsable des deux. Tu trouves ça vraiment mature de tout faire pour priver un fils de son père ? De le monter contre lui ? Tu penses vraiment que c'est ce qu'il y a de mieux pour Nathan que je ne sois plus dans votre vie ? Tu n'arriveras pas à me faire croire ça. » Malgré tout je restai un bon père, j'en étais persuadé et elle ne réussirait pas à m'enlevait ça. C'est d'un ton beaucoup plus calme que je repris. « Tu peux me détester, me haïr, souhaiter le pire pour moi, tout ce que tu veux mais tu ne peux pas enlever le fait qu'on ai un fils ensemble. Tu ne crois pas qu'on devrait laisser nos différends de côté pour son bien ? Qu'on se comporte en adultes responsables ? Je n'irais pas jusqu'à oser dire qu'on devienne amis, mais qu'on arrête de se déchirer à chaque fois qu'on se voit... » Oui parce que je doutais fort qu'on puisse un jour être amis. De toute manière du plus loin que je me souvienne nous ne l'avions jamais été. Au lycée cela avait commencé par de la haine...qui s'était finalement transformée en amour. Aujourd'hui nous revoilà à la case départ, à croire que la boucle était bouclée.  « Cela ne peut plus durer ainsi tu t'en rends bien compte ? »
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Message(#) Sujet: Re: N°2204 - still a family, right ? [PV Karen] N°2204 - still a family, right ? [PV Karen] EmptyVen 11 Mar 2011 - 19:01

« C'est ce que tu te répètes le soir pour te donner meilleure conscience ? » C’est qu’il commençait à devenir sacrément tenace, ce moustique. La jeune femme commençait presque à croire que le Zayne qu’elle avait rencontré il y a des années de là, celui qu’elle détestait, refaisait surface. Elle poussa un soupire exaspéré, et leva les yeux aux ciels devant la remarque du jeune homme. Elle préféra ne pas y répondre, de toute manière, elle savait pertinemment qu’elle avait raison, qu’elle avait fait le bon choix.

« Et puis tu peux parler de maturité tiens ! J'ai plus l'impression qu'en ce moment c'est moi le plus responsable des deux. Tu trouves ça vraiment mature de tout faire pour priver un fils de son père ? De le monter contre lui ? Tu penses vraiment que c'est ce qu'il y a de mieux pour Nathan que je ne sois plus dans votre vie ? Tu n'arriveras pas à me faire croire ça. » Ses propos étaient absurdes, il fallait vraiment qu’il arrête d’abuser, parce que si la jeune femme avait vraiment voulu le faire souffrir au point de ne plus le laisser voir son fils, elle aurait quitté le pays où au moins l’Etat de Floride, afin qu’il ne le voie plus du tout, sauf pour les vacances scolaires qui se résumait à tous les trois mois. En somme, Zayne devrait être bien heureux de pouvoir voir son fils encore toutes les deux semaines, cela aurait pu être pire si elle l’avait voulu. Mais cela, il n’avait pas vraiment l’air de s’en rendre compte « Je ne te prive pas de ton fils, Zayne. La preuve même, tu viens de l’avoir tout le week-end. Si j’avais vraiment voulu te priver de lui, t’inquiètes pas, tu ne le verrais plus du tout, pas toutes les deux semaines. Estime-toi en heureux. » Le reste des propos indigna toujours plus la jeune femme. Jamais elle n’avait voulu monter son fils contre son père, cela lui était tout simplement inconcevable. Même si elle aurait aimé que son fils se rende compte par lui-même que son père était un monstre, jamais elle n’aurait dit quelque chose afin que le petit garçon déteste son père. Au contraire, lorsque Nathan lui posait des questions sur celui-ci, elle répondait toujours calmement et disait des choses plus ou moins gentilles à son propos, même si cela, le dit concerné l’ignorait, et c’était tant mieux pour elle. Elle ne voulait pas qu’il sache qu’elle trouvait encore quelques rares compliments à lui attribuer. Si elle était bien certaine d’une chose c’était bien de cela : elle ne pourrait jamais enlever l’amour que son fils a pour son père. Et d’ailleurs, elle ne le voulait pas. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, elle ne voulait pas qu’il manque d’un père, elle voulait qu’il connaisse son père et puisse l’aimer, ce qui n’avait pas été son cas puisque les contacts qu’elle avait eu avec son géniteur n’avait jamais été très fructueux. Soudain, elle ressentit une grosse envie de le gifler. Comment osait-il dire des choses pareilles ? Karen était peut-être une garce quand elle le désirait, mais elle commençait vraiment à croire que le jeune homme était devenu complètement cinglé, ou certainement qu’il se faisait beaucoup trop d’idées négatives à son sujet. Comment pouvait-il croire cela, après sept ans d’amour commun, il savait très bien qu’elle n’était pas comme cela, non ? Ou alors il ne la connaissait toujours pas très bien, malgré tout ce temps passé. « Tu.. tu es fou ! Comment tu oses croire des choses pareilles ? Je n’ai jamais voulu te mettre notre fils à dos, il n’a pas à être mêlé à nos conflits personnels et c’est pourquoi il n’est au courant de rien, ce n’est pas parce que je te déteste que je vais essayer de faire que ce soit le cas pour lui aussi alors met toi ça bien dans la tête ! Et ne dis plus jamais que j’essaye de le monter contre toi, tu sais très bien que si je l’avais voulu, il te détesterait depuis bien longtemps. » Elle le regardait alors avec une grande insistance, vraiment énervée et outrée par ce qu’il arrivait à penser d’elle. « Ah. Et je n’ai jamais dit que cette garde serait définitive. C’est à toi de faire tes preuves, Zayne. » Elle poussa un nouveau soupire, cette dispute commençait vraiment à l’agacer, mais cela permettrait peut-être de mettre les choses au clair.

« Tu peux me détester, me haïr, souhaiter le pire pour moi, tout ce que tu veux mais tu ne peux pas enlever le fait qu'on ait un fils ensemble. Tu ne crois pas qu'on devrait laisser nos différends de côté pour son bien ? Qu'on se comporte en adultes responsables ? Je n'irais pas jusqu'à oser dire qu'on devienne amis, mais qu'on arrête de se déchirer à chaque fois qu'on se voit... » Elle paru alors réfléchir, il était clair et net qu’ils ne pourraient probablement jamais devenir amis. Après tout, ils ne l’avaient jamais été, cela avait toujours été très chaud ou très froid entre eux, toujours dans les extrêmes en fait. Elle se rappelait alors leur adolescence, les choses n’avaient pas tellement changées finalement, ils s’étaient détestés, aimés, et ils se haïssaient à nouveau. Ou du moins, elle le haïssait. Lui, elle ne savait plus vraiment ce qu’il pensait. A l’époque, ils se détestaient pour des raisons plus ou moins méconnus, probablement un mélange de deux caractères forts et d’attirance provoquant un désir charnel qui les poussait à se lancer des piques au lieu de s’aimer sauvagement. Maintenant, c’était à peu près la même chose, rajoutez la rancune au mixeur et c’est parfait. « Si tu me le ramènes à l’heure, ce qui évitera de me faire paniquer pendant trois quart d’heures à imaginer les choses les pires et inimaginables qui aurait pu arriver à Nate pour que tu sois tellement en retard, il n’y a pas de raison que je te tombe dessus. Alors oui, je pense que c’est possible. » Elle lui adressa alors un sourire compatissant, c’était probablement la première fois qu’elle s’autorisait à sourire, depuis qu’il était arrivé en fait. « Cela ne peut plus durer ainsi tu t'en rends bien compte ? » Elle jeta alors un rapide coup d’œil à l’intérieur de la maison, à nouveau, et le son du petit garçon entrain de s’amuser dans le séjour lui parvenait, montrant qu’il n’avait pas fait attention à la querelle de ses parents, il ne l’avait même pas remarqué à vrai dire, trop occupé à retrouver tous ses petits jouets. Elle remit encore une fois une mèche de cheveux qui tombait sur son visage, derrière son oreille. « Je pense qu’on peut essayer de faire des efforts, mais je ne promets rien pour le moment. »
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Message(#) Sujet: Re: N°2204 - still a family, right ? [PV Karen] N°2204 - still a family, right ? [PV Karen] EmptySam 19 Mar 2011 - 10:24

« Je ne te prive pas de ton fils, Zayne. La preuve même, tu viens de l’avoir tout le week-end. Si j’avais vraiment voulu te priver de lui, t’inquiètes pas, tu ne le verrais plus du tout, pas toutes les deux semaines. Estime-toi en heureux. » Je devais m’estimer heureux, non mais vous l’entendez ?! Genre c’était un privilège qu’elle m’accordait là de voir mon fils. Pour qui elle se prenait celle là ? Comme si c’était elle qui avait tout les droits sur Nathan et de décider qui il pouvait voir ou non. Bon sang ce qu’elle pouvait m’énerver ! « Que votre majesté est trop bonne » rétorquais je sarcastiquement. Allez respire, on se calme… Rendre visite à Karen n’était décidément pas bon pour les nerfs. C’est qu’elle allait me faire avoir de la tension avant l’heure ! Dire qu’il fut un temps où nous étions heureux…Quoi que. Du moins je l’avais toujours cru, mais il fallait vraiment que je l’ai rendu aussi malheureuse que ça pour qu’elle me haïsse à ce point. Quant à moi mes sentiments étaient plus que contradictoire envers elle. Si là aujourd’hui elle me demandait de revenir – ce qui n’arriverait jamais soyons réaliste – et bien je n’étais même pas sur de ce que je répondrais. Elle était allée beaucoup trop loin dans ses propos, dans ses actes… Le coup fatal avait été au tribunal, toutes les merdes qu’elle avait sortis sur moi – certaines fausses – dans le but d’obtenir la garde de Nathan. Sincèrement je ne l’avais pas digéré. D’autant que moi je l’avais joué loyal, complètement réglo, mais peut être était ce la mon erreur. Surtout que moi aussi j’avais des dossiers sur elle, mais bon on n’allait pas refaire le passé, ce qui était fait était fait.

Lorsque je l’accusais de mettre mon fils à dos Karen réagit violement, ce dont je m’y attendais. « Tu.. tu es fou ! Comment tu oses croire des choses pareilles ? Je n’ai jamais voulu te mettre notre fils à dos, il n’a pas à être mêlé à nos conflits personnels et c’est pourquoi il n’est au courant de rien, ce n’est pas parce que je te déteste que je vais essayer de faire que ce soit le cas pour lui aussi alors met toi ça bien dans la tête ! Et ne dis plus jamais que j’essaye de le monter contre toi, tu sais très bien que si je l’avais voulu, il te détesterait depuis bien longtemps. » Je n’appréciais pas le moins du monde ces dernières paroles. Une nouvelle fois cela sonnait comme des menaces, depuis tout à l’heure elle ne cessait de dire que si elle le voulait vraiment elle pourrait en gros me pourrir la vie encore plus. Bon évidemment je comprenais un peu sa réaction, ne pensant pas ce que je venais de dire tout à l’heure. Je savais bien qu’elle ne le montait pas contre moi. Pas encore du moins. Parce que franchement qui savait de quoi elle serait capable ? La haine était un sentiment très fort qui pouvait pousser à faire beaucoup de choses. « J’imagine qu’encore une fois je devrais te remercier pour ton énorme générosité » Elle me laissait voir mon fils tous les 15 jours, elle ne le montait pas contre moi, non mais vraiment où s’arrêtait sa bonté ? De quoi me plaignais-je franchement ?

« Ah. Et je n’ai jamais dit que cette garde serait définitive. C’est à toi de faire tes preuves, Zayne. » Propos qui m’énervaient encore plus. Pourquoi devrais je à avoir faire mes preuves ? Il est autant mon fils qu’à elle ! Non mais quelle injustice ! Pourquoi fallait-il toujours que les mères ai une sorte de droit prioritaire sur l’enfant ? D’accord c’est elle qui le mettait au monde, mais en définitive il restait autant mon fils que le sien ! « Parce que quoi ? Maintenant il faut que je mérite le droit d’être père ? D’autant que c’est vrai ce n’est pas comme si ces dernières années je ne t’avais pas prouvé que je pouvais parfaitement m’occuper de notre fils » J’était peut être un mauvais petit ami mais pas un mauvais père ! Qu’elle n’allait pas me faire croire qu’elle doutait de mes capacités à bien m’en occuper. En définitive j’avais le sentiment que je pourrais récupérer la garde partagée que lorsque mademoiselle aurait décidé de ne plus m’en vouloir autant. En gros ce n’était pas demain la veille. Surtout ne m’avait elle pas dit que je ne méritais pas d’être heureux ? Alors elle ne voudrait pas risquer à ce que je le sois en me laissant mon fils.

Je tentais néanmoins de lui proposer une sorte de trêve, en faisant appel à sa raison. « Si tu me le ramènes à l’heure, ce qui évitera de me faire paniquer pendant trois quart d’heures à imaginer les choses les pires et inimaginables qui aurait pu arriver à Nate pour que tu sois tellement en retard, il n’y a pas de raison que je te tombe dessus. Alors oui, je pense que c’est possible. » En revanche pour moi elle s’inquiétait pas, ça faisait plaisir. « J’imagine que c’est dans mes cordes » Après tout ça je pouvais le faire, même si quelque part peut être qu’inconsciemment avais je simplement envie de la faire paniquer aussi. Maigre consolation en comparaison de ce qu’elle me faisait subir. « Je pense qu’on peut essayer de faire des efforts, mais je ne promets rien pour le moment. » C’était déjà un début non ? « C’est tout ce que je demande. »
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Message(#) Sujet: Re: N°2204 - still a family, right ? [PV Karen] N°2204 - still a family, right ? [PV Karen] EmptyJeu 24 Mar 2011 - 19:28

Malgré les remarques sarcastiques du jeune homme, Karen essayait tant bien que mal de regagner son calme, de redevenir plus sereine. D’une certaine part, elle comprenait plus ou moins ses réactions, ne sachant pas réellement comment elle aurait réagi si elle avait été dans sa situation. Elle comprenait sa colère, elle comprenait sa souffrance, elle avait juste l’impression que même après tout cela, il n’arrivait toujours pas, lui, à voir la sienne. Parce que bien qu’elle avait encore la chance de pouvoir vivre et élever leur fils, elle ne pouvait pas se prétendre la femme la plus heureuse au monde. Après tout, dans l’histoire, elle avait également perdu l’être qui lui était le plus cher, après son fils, alors elle souffrait aussi, mais en silence. D’autre part, elle ne comprenait pas qu’il n’arrivait pas à au moins accepter sa situation, pour le moment. « Que votre majesté est trop bonne » Elle se retînt de pousser un soupire, se contentant alors d’une petite moue. Elle préféra alors ne rien répondre, de toute manière, il n’y avait rien à dire. Il pouvait penser ce qu’il voulait après tout, s’il ne se rendait pas compte de l’effort qu’elle faisait pour réussir à simplement tolérer et paraître normale lorsque leur fils lui parlait de son père, ce n’était pas son problème, à Karen. Elle aurait vraiment apprécié que Nathan puisse bénéficier de vivre avec deux parents heureux et qui s’aiment, mais cela n’était malheureusement plus le cas prestement. « J’imagine qu’encore une fois je devrais te remercier pour ton énorme générosité » La nouvelle remarque de Zayne l’exaspéra toujours un peu plus, mais elle préféra ne plus rien répliquer à ses piques, commençant vraiment à se lasser de tout cela. Cependant, le jeune homme semblait s’énerver de plus en plus face à la jeune femme, et elle savait très bien qu’elle allait devoir mettre un terme à tout cela afin d’éviter les dégâts. « Parce que quoi ? Maintenant il faut que je mérite le droit d’être père ? D’autant que c’est vrai ce n’est pas comme si ces dernières années je ne t’avais pas prouvé que je pouvais parfaitement m’occuper de notre fils » Finalement, elle lâcha le soupire qu’elle retenait tant puis répliqua : « Je ne sais plus de quoi tu es capable, Zayne. Jusqu’à ce que toutes ces mauvaises choses commencent, j’étais persuadée que tu ne serais pas capable de me faire du mal. Tu m’as prouvé que j’avais tord. Comprend que c’est dur de confier son fils à quelqu’un qui nous a blessés pendant tant de temps, à quelqu’un en qui on n’a plus confiance. » Elle baissa alors les yeux quelques instants avant d’ajouter : « Comprends-le seulement. »

Des petits pas furtifs se firent alors entendre, et la belle brune tourna la tête vers l’intérieur de la maison, en souriant au petit garçon qui arrivait en galopant. « Hé ben, tu viens m’man ? » Un petit sourire s’afficha sur les lèvres de la belle, et elle ébouriffa les cheveux de Nathan. « Oui, j’arrive. » Elle se tourna à nouveau vers Zayne. « Je crois que tu ferais mieux de partir maintenant … »

FIN

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