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 Le diagnostic d'un patient totalement perdu | Duncan

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Le diagnostic d'un patient totalement perdu | Duncan Vide
Message(#) Sujet: Le diagnostic d'un patient totalement perdu | Duncan Le diagnostic d'un patient totalement perdu | Duncan EmptyMar 3 Nov 2009 - 22:31

pv Duncan

Il était 4H00am lorsque son réveil sonna de son bip bip sur sa table de chevet et qu'elle le fit tomber sur le sol en tapotant sur l'objet métallique, réveillant ainsi son fils dans la pièce d'à côté qui hurlait de toutes ses forces. Une main posée contre son front comme pour s'éveiller de son lourd sommeil de quelques heures seulement, elle poussa sa couette au bout du lit et se mit en position assise au rebord de son plumard. Elle enfila ses chaussons par la routine et partit prendre son enfant dans les bras, descendant les escaliers lentement en le serrant contre lui, elle fit réchauffer le biberon de son bambin qu'elle enfila dans son bec pendant une trentaine de minutes. Panamee ayant fini de se soucier de son rejeton, le déposa dans son berceau du salon puis partit en direction de la douche où elle se dévêtit pour pénétrer sous la paume chaude de l'arrosoir. Sortant une dizaine de minutes plus tard avec une serviette autour de son corps, elle attrapa ses sous vêtements qu'elle enfilait au fur et à mesure qu'elle rangeait les jouets oubliés de son fiston. Elle se recouvrit d'un jean taille basse et d'une tunique qu'elle cacha immédiatement par sa blouse de docteur, ses cheveux accrochés dans tous les sens lui donnant un esprit sauvage, elle attrapa le sac de Oliver et commença à le remplir. Facilitant la tâche du baby sitter, elle regarda un instant son fils qui venait alors de se rendormir et le secouant doucement afin de le vêtir d'un blouson en polaire, elle le laissa dans le berceau qu'elle prit par la poignée. Une caresse à son dogue de bordeaux où elle avait laissé la porte fenêtre semi ouverte pour son chien de 'garde', elle fournit sa gamelle de croquettes de marque dernier cri et ferma la porte principal derrière elle, son garçon dans le landau de sa main droite. Elle toqua à 5H00 à la porte de Monsieur Lennon qui ouvrit avec une mine à demi fatiguée par l'attisement de sa voisine. Elle attendit un moment que le jeune homme se stimule avant de lui laisser sa vie entre ses doigts, elle but d'ailleurs une gorgée de son café expresso et expliqua à son ami l'utilisation des dernières couches qu'elle venait d'acheter. Quelques minutes plus tard, elle quitta Jovan pour partir en direction de l'hôpital de Miami au volant de sa jaguar coupé de profession, elle fit rapidement demi – tour oubliant de déposer le sac de son fils entre les mains de son voisin. « Étourdie » avait il lancé en lui souriant alors qu'elle repartait dans son automobile.

Arrivée à l'hôpital, elle fut soumise directement au bloc opératoire pour retirer une tumeur bénigne à un jeune enfant de sept ans, ses doigts tremblaient à l'extraction de la bactérie alors que son pouls cardiaque restait stable. Un fin sourire au coin des lèvres elle avait levé l'objet minuscule en question vers ses collègues, avant de le déposer dans la boîte métallique et de suturer le crâne du petit. Panamee était alors présente dans l'établissement depuis le lever du soleil, et alors que l'horloge sonnait la pause de midi cette dernière n'eut qu'une miséricorde demie heure pour se munir d'un sandwich, puis repartit dans les couloirs du Baptist Hospital à la recherche de la santé de ses patients. De nombreuses consultations routinières s'en suivirent jusqu'aux alentours des 15H00, où le docteur Adams ayant besoin d'un renseignement neurologique pour son bloc lui demanda de participer à l'intervention, elle ressortit deux heures plus tard.

La fin de son service sonnait à grands pas, elle venait de terminer avec la chimiothérapie de ce vieillard d'une soixantaine d'années lorsque son prochain dossier en main, elle partit dans une salle de dispensaire plus commune et plus conviviale. Panamee atterrit enfin dans cette immense pièce remplie de patients attendant tranquillement sur leurs lits d'hôpitaux les conseils de leurs médecins, et se dirigea devant un rideau qu'elle tira à la volée, ne laissant aucun espace d'intimité avec ce qu'il faisait.

PANAMEE « Duncan Thomas » avait murmuré la jeune docteur qui leva enfin ses yeux de son dossier. Elle ne savait plus tellement où elle était avec lui – perdue – elle préférait pour le bien de son travail de le prendre aujourd'hui comme son patient. « Comment vous portez vous depuis votre accident ? », elle tira alors la fiche IRM qu'elle avait sous les doigts notant avec précision les imperfections de son crâne – relations : nulles ; job : envahissant –.
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Le diagnostic d'un patient totalement perdu | Duncan Vide
Message(#) Sujet: Re: Le diagnostic d'un patient totalement perdu | Duncan Le diagnostic d'un patient totalement perdu | Duncan EmptyMar 3 Nov 2009 - 22:51

Les matins de Duncan était des plus différents de ceux de Panamee, jamais les mêmes choses, jamais les même mécanismes c'était toujours différents, jamais la même heure, les journées ne se ressemblaient jamais ou pratiquement, mais ce matin avait été différent, enfin depuis une semaine ses matins étaient différents, Duncan ne dormait plus il n'arrivait plus à fermer l'oeil de la nuit, il avait blanchit, son visage était des plus fatigué, la fatigue se lisait sur son visage comme un livre ouvert, il n'avait plus de sourire au coin des lèvres, il se forçait à son travail, il avait eu un avertissement par l'agence et du coup moins de cliente dans la journée, il avait une baisse de régime, son accident, son mal de tête dû en partie à celui ci et une autre la faute des femmes faisaient qu'il n'avait plus envie de rien, les explications avec Heaven, avec Panamee étaient des plus compliqués dans sa tête et chaques jours chaques heures, il revivait ses discours... C'était un enfer à présent pour lui de vivre cela, il avait beau chaque soir se miner la tête à coup de shooters dans les bars rien n'y faisaient il ne trouvait pas le sommeil cela devenait desespérant.

Il avait alors trainé ce matin là dans son lit, les volets restaient perpétuellement fermés, il n'était pas sortit depuis deux jours, et n'avait pas mangé limite, il n'avait bu que du café et fumer cigarettes sur cigaretes... Il n'était du coup pas en état super bien, il avait tout de même décidé à 15 heures de se lever de prendre une douche et d'aller voir un medecin, car son week end se finissant le lendemain il devait retourner au boulot et il n'en avait pas vraiment le coeur à l'ouvrage et si il n'y allait pas il saurait la suite mais le soucis serait du coup l'argent... Il prit alors une longue douche, collé à son mur de douche il ne bougea pas sous le jet pendant un long moment se laissant les yeux fermés essayer d'apprécier l'eau qui coulait le long de son corps... Il en sortit une fois le ballon d'eau chaude vide et s'habilla alors un jean's, un t shirt noire avec des écritures blanches, un sweet à fermeture avec des étoiles blanches et noires, il mit sa capuche sur la tête et partit alors à pied marchant longtemps et d'un pas lent, il regardait le ciel et les nuages, et c'est alors qu'une bonne heure de marche plus tard il attérit devant les portes de l'hopital, il avait toujours sa capuche sur la tête et arrivant à l'accueuil.


_Bonjour, je... J'aimerais voir le docteur McCawley, j'ai eu un accident la semaine dernière et j'ai des migraines atroces elle m'avait dis de passer si ça n'allait pas mieux.

Il réclamait sa voisine, pour une visite qui n'en était pas une, enfin si mais il voulait surtout s'arranger avec elle pour la soudoyer pour avoir un arrêt de travail, il ne l'avait plus trop revu depuis la dernière fois, ils avaient été coupé par Heaven et il l'avait entre apperçut entre deux couloirs, elle lui avait passé l'IRM sans un mot et l'avait même pas revu pour le laisser sortir de l'hôpital c'était tendu c'était bizarre, avec Heaven c'était compliqué bref un bordel sans nom.
Il avait alors attérit derrière un rideau sur un lit d'hôpital, il était toujours sa capuche sur la tête allongé tel une loque sur le dos à regarder le plafond... Le regard vide, il était perdu et tellement fatigué.
C'est alors que le docteur arriva, il la regarda un instant, sa vue lui fit plaisirs mais rien n'y fit il ne souriait plus... Trop déprimé et surtout trop encore alcoolisé de la semaine qu'il avait enchainé il n'avait même pas le temps de décuver.


« Comment vous portez vous depuis votre accident ? »

Outch, le fait qu'elle le vouvoye ne lui plaisait pas, il fronça les sourcils à cette entente, elle le traitait comme n'importe qui, il était déçu même si aujourd'hui il ne savait pas quoi penser d'eux, si eux existait bien sûr, mais voilà il était déçu qu'elle le percoive que comme ça.

_Je vais bien, je... J'ai encore des migraines qui m'empêche de trouver le sommeil... V... Vous pourriez faire quelques choses ?

Si elle le vouvoyait il ferait de même même si il n'aimait pas ça.
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Message(#) Sujet: Re: Le diagnostic d'un patient totalement perdu | Duncan Le diagnostic d'un patient totalement perdu | Duncan EmptyMar 3 Nov 2009 - 23:25

Pressée de finir sa journée et de repartir dans son automobile afin de rejoindre son fils pour passer une énième soirée devant la télévision, elle aurait certainement pris une autre douche avant de se hisser sous la couette et de s'endormir devant la chaîne Gulli. Elle s'avançait d'une allure très rapide dans les couloirs blancs de l'établissement et tournant à un virage, elle arriva rapidement devant les escaliers qu'elle descendit deux à deux pour rejoindre le service général des blessés légers. Elle tenait entre ses doigts plusieurs dossiers de diverses tailles, ne sachant tout d'abord à qui elle allait devoir s'adresser, elle vit une secrétaire lui poser un dossier en haut de sa pile au passage où le nom de Duncan Thomas était inscrit. Elle réprima un arrêt de sa cadence en réfléchissant un instant à refiler ce dossier à l'un de ses collègues, mais tenant sa promesse jusqu'au bout et malgré tout elle se dirigea vers les multitudes de lits qui s'exposaient en longueur, séparés par un simple drap en guise de rideau. Ses fins doigts attrapèrent le morceau de tissu qu'elle tira d'un coup sec, le nez plongé dans le dossier du jeune homme, elle redressa enfin la tête en regardant un instant les quelques égratignures que lui avait laissé l'accident.

Panamee resta dans un silence profond à le regarder, ses mains posées sur la pile de paperasse qui s'ajoutait au fur et à mesure de la journée, elle mit un certain temps avant de prendre la parole sur le ton du vouvoiement. Elle reporta ses iris sur le dossier de son patient où elle entrouvrit la page des scanners qu'il avait pu faire – car s'il était là, c'était qu'il n'était pas bien – et l'état apeurant du garçon prouvait totalement ce qu'elle pensait. De lourdes poches au dessous des yeux étaient accompagnées de cernes et d'un visage pâle, Duncan était totalement lent à faire un geste où ne serait ce que pour porter sa main au visage. Elle était attristée pour lui mais son esprit ne lui permettait pas de lui démontrer sa peine, elle était bien trop occupée à relire l'IRM qu'il venait de faire alors qu'elle lui demandait paisiblement s'il allait mieux.

DUNCAN « Je vais bien, je... J'ai encore des migraines qui m'empêche de trouver le sommeil... V... Vous pourriez faire quelques choses ? » avait il annoncé sur un ton totalement endormi.

Ses pupilles se redressèrent alors sur son jeune voisin aux yeux rouges – et elle comprit immédiatement le taux d'alcoolémie ou la dose de caféine qui avait emporté le corps énergique de ce dernier – elle fit la moue. Sifflant le temps pendant qu'il tentait de comprendre pourquoi elle avait positionné ses yeux sur sa petite personne, elle pencha légèrement la tête et fronçait les sourcils à son attitude. Puis ne voulant lui donner une leçon de morale ou un coup de fouet, elle garda la même position de jeune femme désintéressée ce qui était totalement faux, et elle tourna la page pour voir la description des diagnostics. Elle jeta un œil hagard en direction de Duncan et reposa immédiatement ses prunelles sur le dessin de la radiologie, les sourcils ébouriffés toujours abaissés vers la copie, elle commençait à parler d'une voix monotone.

PANAMEE « Arrêtez la caféine... l'alcool peut être, ou la cigarette. Tout ceci vous mène à un taux de nervosité supérieur à la normal qui vous empêchera de trouver le sommeil. », elle ne savait pas qu'elle était peut être en partie la cause de tout son malheur, mais décidée à lui rendre ce dernier service d'être son docteur pour lui, elle ne voyait plus d'autre issue. Blessée, Panamee redressa son joli minois en sa direction, ses cheveux se bataillant dans tous les sens tel un levé après un lourd sommeil, elle plongea son regard dans celui de Duncan. « Tu as des lésions sur l'hémisphère droit de ton crâne Duncan. Suite à l'accident, je suppose que tu as reçu un choc trop lourd pour tes neurones qui a certainement provoqué un dérèglement de ta vie quotidienne – et notamment de ton sommeil. » Marquant une légère pause où elle posa le dossier sur la table à roulettes, elle s'installa sur le fauteuil des visites situées aux côtés du lit de son voisin, elle sortit alors de la petite caisse située à sa droite un liquide et une piqûre, et attendit sagement la bénédiction de ce dernier pour le piquer. « Une transfusion deux fois par semaine pour l'organisation et la stabilité de tout ton fonctionnement, et... », elle songea un instant au métier du garçon avec une mine désolée avant d'ajouter « Des semaines de repos avant la reprise de ton travail. »
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Message(#) Sujet: Re: Le diagnostic d'un patient totalement perdu | Duncan Le diagnostic d'un patient totalement perdu | Duncan EmptyMer 4 Nov 2009 - 0:15

S'endormir devant la chaine Gulli ??? Elle dort tôt Gulli ferme ses portes à mon plus grand souvenir à 22 heures! xD

Pour que Duncan Thomas vienne ici c'était vraiment VRAIMENT qu'il avait besoin d'aide, lui vivant il ne demandait de l'aide à personne et surtout pas à des personnels soignants, mais si il avait décidé ce jour ci de venir ici, de demander de l'aide à quelqu'un était ce surtout parce que c'était Panamee la personne à qui il demandait directement de l'aide ? Il aurait très bien pu passer chez elle et lui demander du sucre pour engager la conversation mais non il était venu à l'hôpital pour faire un effort et crier qu'il n'allait pas bien, à marquer d'une croix rouge sur le calendrier.

Duncan était d'une lenteur impréssionnante, c'était horrible il parlait comme si il avait deux de tensions, il bougeait doucement, il était super lent comme si le temps pour lui avait ralenti. C'était limite horrifiant et limite on avait envie de lui claquer la porte dans la tête et ne pas l'aider.
Duncan n'aimait pas l'habitude que Panamee avait envers lui, le fait de le renier comme ça il avait besoin d'elle il était venu la voir ELLE et elle l'envoyait bouler c'était horrible... Il avait envie de se lever et de gueuler qu'il laissait tomber qu'il ne voulait plus de son aide et tout ça lorsqu'elle en rajouta une couche en plus.
Il soupira et passa ses mains sur son visage alors qu'elle parlait.


« Arrêtez la caféine... l'alcool peut être, ou la cigarette. Tout ceci vous mène à un taux de nervosité supérieur à la normal qui vous empêchera de trouver le sommeil. »

Duncan essaya de se lever du lit tant bien que mal, il en avait marre, elle n'allait pas l'aider, à part lui faire une leçon de morale elle ne faisait rien il entrouvrit la bouche et dit alors.

_Merci du conseil docteur à bientôt.

Il alla en direction de la porte et alors qu'il appuyait sur la poignée de la porte elle se mit à parler à nouveau il l'écouta attentivement ou du moins du mieux qu'il pouvait vu dans l'état qu'il était...

« Tu as des lésions sur l'hémisphère droit de ton crâne Duncan. Suite à l'accident, je suppose que tu as reçu un choc trop lourd pour tes neurones qui a certainement provoqué un dérèglement de ta vie quotidienne – et notamment de ton sommeil. »

Il fronça les sourcils, son mal de crane ses insomnies étaient dû à l'accident et non pas à ses problèmes ? C'était l'accident la cause de ses soucis avec les femmes ? Ah bon ? Ce n'était pas lui et lui seul qui avait merdé tout bêtement ? Il était étonné comme un idiot, il croyait tout ce qu'on lui disait, il ne tenait pas trop debout alors il décida de laisser tomber la porte et de retourner s'asseoir sur son lit d'hôpital le sol bougeait un peu trop pour lui pour le moment.
Il la regarda alors, son regard était triste mais une petite pointe de joie était au fond de son coeur, elle elle était un point stable dans son coeur, enfin pour le moment, il avait peur que ce point parte justement, c'était peut être pour ça qu'il songeait fortement à se faire un remake de 40 jours & 40 nuits de Josh Harnett, il avait envie de vivre sans sexe sans rien, sans toucher sans rien, juste sentir son coeur battre et basta.
Il la regarda et fit un petit sourire tristounet, qui dura certe peu de temps mais un sourire tout de même.


« Une transfusion deux fois par semaine pour l'organisation et la stabilité de tout ton fonctionnement, et... » « Des semaines de repos avant la reprise de ton travail. »

Il la regarda fit une grimace, eurk des transfusions c'était chiant c'était le truc qui durait des heures c'était souvent super emmerdant, et surtout on se retrouvait seul sans personne à qui parler à part le mur... Ou le pied de perfs. Il soupira et secoua la tête.

_Je veux pas rester seul pendant les perfs, je veux pas venir à ici non plus je veux...

Heureusement pour lui elle lui offrait des vacances ce qu'il avait voulu lui demander mais apparemment son état était tel qu'il avait le droit à son arrêt sans même se plaindre.

_... Je veux rester chez moi je veux pas être hospitaliser...

Si elle avait vu par la fenêtre de sa cuisine elle aurait pû voir que Duncan avait vécu une semaine dans le noir... C'était peut être pas non plus un endroit bien propre pour qu'il passe ses semaines de repos au calme mais il ne voulait pas non plus l'hôpital et surtout pas même l'hôpital. Il la regardait alors avec des yeux de chiens battus, il était con ce mec...
Et alors qu'il vit qu'elle voulait le piquer, il fit une petite moue baissa les yeux et tendit son bras s'allongeant alors sur le lit et la laissant faire. Il regardait le plafond en silence le temps qu'elle le pique, il ne sentit rien elle piquait parfaitement bien, il la regarda alors un instant il essayait d'être clairs et lucides.


_Ca va toi ? Et Olivier?
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Message(#) Sujet: Re: Le diagnostic d'un patient totalement perdu | Duncan Le diagnostic d'un patient totalement perdu | Duncan EmptyMer 4 Nov 2009 - 21:57

Le regard sombre plongé dans son dossier aux initiales du jeune homme, elle avait lancé son déballage de paroles sur l'alcool, la cigarette, et le café pour une raison – l'état dégressif de son voisin lui faisait mal au cœur, parce qu'elle pensait encore à lui malgré tout – elle avait simplement tiré un regard en retrait en cherchant à le persécuter par sa leçon de morale. Ses yeux tirés vers ce morceau de papier qui indiquait le descriptif de son scanner de l'autre jour, elle l'entendit se redresser tant bien que mal mais ne bougeant pas d'un poil elle l'avait zieuté de ses iris, tandis qu'elle tenait toujours entre ses mains son dossier, tendue.

DUNCAN « Merci du conseil docteur à bientôt. » s'était il blâmé lui même en se mettant en position assise sur son lit d'une manière tellement lente, qu'il réussit à faire soupirer Panamee détestant ce genre de comportement. N'ayant quitté la radiologie de ses prunelles qu'elle fronçaient à présent, elle le vit partir en direction de la porte appuyant ensuite sur la poignée de la sortie, il fut rapidement arrêté par les dires du docteur.

PANAMEE « Tu as des lésions sur l'hémisphère droit de ton crâne Duncan. Suite à l'accident, je suppose que tu as reçu un choc trop lourd pour tes neurones qui a certainement provoqué un dérèglement de ta vie quotidienne – et notamment de ton sommeil. », sans quitter sa paperasse blanche, elle avait énoncé tout ce déballage au sujet de l'IRM qu'il avait passé deux semaines auparavant, et à présent elle s'en voulait peut être de ne pas avoir regardé son dossier avant, histoire de le prévenir. Elle n'avait cependant pas redressé ses yeux et l'avait laissé se reposer sur le lit dans un silence profond – certainement que son crâne lui jouait des tours – en réalité, si ce dernier avait passé la sortie de sa chambre elle aurait accouru derrière lui en tentant de le ramener sur son matelas. Panamee émit un petit sourire en coin à peine visible, les iris ancrés sur sa documentation pour ne pas avoir à croiser ce regard – anciennement intime et à présent inconnu – elle le voyait la contempler en secret et intérieurement, voulut faire la même chose si ces pensées ne lui transperçaient pas le cœur à la vision d'un 'eux deux' : « Dans notre histoire rien n'est écrit mais tout sonne comme une évidence. » songea t elle alors qu'elle referma le dossier avant de le poser sur la table à roulettes métallique. Et cette fois elle assumait, pendant ne serait ce qu'une microseconde où ses yeux pénètrent dans le regard de Duncan qui la reluquait depuis tout à l'heure en tant que docteur, elle n'émit aucun clignement de cils en se perdant profondément dans ses iris : « Puis faut avouer qu'il a des yeux, ils sont même pas homologués. » avait elle médité en s'enfonçant dans ses prunelles et peut être même, qu'elle l'avait murmuré à voix basse avant de dégager sa tête dans une autre direction.

Marchant rapidement dans la pièce – en donnant certainement le tournis à son patient – elle s'arrêta devant une caisse où elle sortit un papier stérilisé enroulé dans une protection, Panamee tira alors des gants blancs qu'elle enfilait à une vitesse incroyable et déchira son objet pour en sortir une piqûre. Elle se tourna enfin vers le jeune homme où trop occupée à sortir des compresses en cas de saignement suite à l'injection, et nettoya le creux du coude que son voisin venait de lui tendre, elle se mit à lui expliquer ce qu'il aura à faire au cours des futures semaines.

PANAMEE « Une transfusion deux fois par semaine pour l'organisation et la stabilité de tout ton fonctionnement, et... », elle marqua une pause sur la suite de sa phrase avant de lui annoncer l'objet d'un accident de travail. « Des semaines de repos avant la reprise de ton travail. »

La jeune femme prit en main un coton qu'elle déposa sur la plaque métallique où elle l'étala légèrement, l'imbibant d'une solution désinfectante avant de le reposer sur la table de 'mini opération'. Comme chacun de ses patients, Duncan fit une moue de dégout à l'idée de se faire piquer deux fois par semaine sans doute, elle voulut le piquer pendant qu'il lui demandait toutes sortes de choses, mais trop concentrée et à l'écoute de ce dernier, elle ne le fit pas.

DUNCAN « Je veux pas rester seul pendant les perfs, je veux pas venir à ici non plus je veux... », elle fronçait les sourcils d'incompréhension en sachant évidemment qu'il ne serait pas seul pour des perfusions, étant donné que ce serait aux infirmières de le faire pour lui. Panamee le comprenait cependant sur la fin de sa phrase – être dans un hôpital deux fois par semaine était effrayant – et pourtant, elle y travaillait sept jours de semaine si ce n'est six de temps en temps. « ... Je veux rester chez moi je veux pas être hospitaliser... », elle ne put réprimander un faible sourire qu'elle perdit aussitôt pour garder son sérieux, alors qu'elle prenait en main la perfusion qu'elle allait lui infliger, une fois le garrot fait.

PANAMEE « Je peux toujours te faire une demande d'infirmière à domicile, si c'est ce que tu souhaites. » évidemment qu'elle aurait préfère le faire personnellement, mais dans ces moments difficiles, son choix fut de ne pas le bouleverser avec sa venue deux fois par semaine. Elle esquissa cependant un sourire alors qu'elle marqua son coude avec une bande en caoutchouc afin de trouver sa veine principale qui en ressortait.

DUNCAN « Ça va toi ? Et Oliver ? ». Panamee qui venait de trouver l'endroit idéal pensa un instant à lui envoyer la piqûre coup sec dans la veine pour ce qu'il venait de dire – mais par défaut professionnel –, elle appliqua sa main près de l'injection et lui incorpora alors la solution dans le corps en silence. Cela n'avait duré qu'une seconde et il n'avait pas gémi.

PANAMEE « Parfait. » avait elle ajouté alors qu'elle attrapa le fameux coton pour tapoter l'endroit susceptible de saigner dans les prochaines secondes, gardant ses doigts sur la ouate, elle posa réellement ses pupilles sur Duncan qui venait de la blesser sans le vouloir en demandant non pas comme son enfant allait mais comment – elle – elle allait. « C'est gentil de demander. Oliver va bien. Il fait presque des nuits complètes, et je n'ai plus besoin d'attendre quarante cinq minutes pour entendre son rot, il m'en suffit maintenant que de trente. » C'était tellement plus simple de discuter de son fils plutôt que d'elle.
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Message(#) Sujet: Re: Le diagnostic d'un patient totalement perdu | Duncan Le diagnostic d'un patient totalement perdu | Duncan EmptyMer 4 Nov 2009 - 22:26

Duncan savait bel et bien que l'alcool n'était pas une solution surtout qu'il ne se sentait pas mieux, il se sentait voir même beaucoup plus mal une fois l'alcool bien dans ses veines que sans alcool, il était nul il se bafferait lui même; c'était sûrement pour cela qu'une fois bourré il s'amusait toujours avec des mecs à se taper dessus et que lui comme un paon, se marrait une fois les mecs la tête affalé sur le sol le sang dégoulinant des lèvres narines ou autres, il gagnait la plupart du temps les combats et en était fier même si il avait des blessures sur le corps des bleus douloureux pendant des semaines et tout ce qui pouvaient accompagnés des combats, mais il était vrai que pour une fois son métier avait eu l'avantage de l'empêcher de faire cela, qui voulait avoir un Escort boy qui faisait plus camioneur que gentleman ?
Alors cette fois ci alors que son moral faisait de la chute libre sans parachute il n'avait rien fais c'était peut être pour ça que son état était passé au stade de loque humaine, de légume ridicule et tout ça, il n'avait pas pu s'arrêter avant pour pouvoir gagner son combat du soir...

Duncan était loin de penser que Panamee pensait encore à lui enfin si il pensait à elle alors le retour pouvait être fort possible mais le retour serait il positif ou les pensées de Panamee était toutes plus négatives les unes que les autres ? Il ne savait pas et ne voulait pas y penser, il ne voulait plus réfléchir plus se prendre la tête il ne voulait plus rien, il voulait limite mourir se laisser dépérir...

Duncan avait entendu un fredonnement, était ce sa tête ou était ce les quelques paroles de Panamee mais qui n'arrivait même pas clair à son esprit... Et pourtant si seulement il avait entendu cela :


« Puis faut avouer qu'il a des yeux, ils sont même pas homologués. »

Ca lui aurait fais plaisirs ça l'aurait peut être fais prendre conscience qu'elle était encore là à s'occuper de lui et avoir mal pour lui à... ce qu'il soit important aux yeux de quelqu'un, mais non il n'avait rien entendu, enfin si mais rien de compréhensible c'était bien dommage il pourrait peut être pourtant se reprendre en main doucement non ?
Lorsqu'elle se leva et se mit à marcher ou même non courir plutôt dans la pièce Duncan râla, il avait mal à la tête elle lui donnait envie de vomir, ça tournait lorsqu'elle bougeait il avait l'impression d'être dans un bateau, il avait trop bu la veille il s'en rendait compte là.
Elle se stoppa enfin et s'installa à ses côtés le piquant alors, il voulait pas de piqure, il ne voulait pas être soigné mais pour elle il allait peut être suivre ses conseils, enfin peut être...
Il déblatterait des choses incompréhensible la fatigue l'avait touché (j'écris n'imp le soir moi xD) il regardait Panamee ne la quittant jamais des yeux.


« Je peux toujours te faire une demande d'infirmière à domicile, si c'est ce que tu souhaites. »

Il soupira elle ne comprenait pas, il ne voulait pas non plus dire cela, il soupira alors et la quitta pas pour autant des yeux.

_Je ne veux pas d'infirmières chez moi...

Il ne disait pas le fond de sa pensée, il ne disait rien de ce qu'il voulait vraiment, il restait vague il devait décuvé au plus vite pour reprendre sa fraicheur et essayer du moins de reprendre son sourire même si ce n'était pas encore demain que cela allait arriver...
Duncan ne comprit pas pourquoi elle lui répondit d'un cou sec son Parfait? Allait elle vraiment bien ou non ? C'était quoi ce regard qu'elle venait en plus de lui poser ? Il fronça les sourcils, les larmes montèrent alors sans raisons... Le sujet la déplaisait ?


« C'est gentil de demander. Oliver va bien. Il fait presque des nuits complètes, et je n'ai plus besoin d'attendre quarante cinq minutes pour entendre son rot, il m'en suffit maintenant que de trente. »

Pourtant elle venait de parler de son fils avec cette amour qu'elle avait lorsqu'elle s'en occupait c'était dingue...
Il posa alors sa main sur celle de Panamee qui n'avait pas quitté le coton sur le coude de Duncan et la regarda essayant de la comprendre.


_Dis moi ce que tu as Panamee et ne me dit pas que tu vas hum... parfaitement bien, je ne te crois pas.

Il se redressa doucement, la tête tourna un instant il lacha la main de Panamee et le coton par la même occassion et cette fois il lui prit ses deux mains.

_Je suis desolé, je ne te l'ai peut être pas assez dis mais je veux pas... te perdre toi et ton fils, laisse moi être moins con. Hum... *petite voix* Aide moi.
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Message(#) Sujet: Re: Le diagnostic d'un patient totalement perdu | Duncan Le diagnostic d'un patient totalement perdu | Duncan EmptyMer 4 Nov 2009 - 23:36

Occupée à nettoyer le pourtour de la future piqûre de son patient, elle ne prêtait limite pas attention aux yeux de Duncan qui la contemplait en silence – peut être ne voulait elle pas recroiser ce regard – elle regarda un instant le bras du jeune homme, légèrement bleuté de par et d'autre. Sans dire quoique ce soit, elle continua de rendre net son coude afin de ne pas infiltrer de bactérie en même temps que le produit, très maniaque dans son métier, elle astiqua profondément la peau de son patient en exécutant de petits cercles. Elle avait une manière très délicate de s'occuper de son malade, à la limite de l'affection, elle qui restait assise à ses côtés à épousseter toute la poussière incorporée par ses pores, elle s'arrêta enfin et déposa le coton sale dans la poubelle non loin d'elle.

Le bras toujours tendu en sa direction qui n'avait guère bougé, elle contempla la pâleur de son corps qui reflétait tant son état d'esprit du moment, par ailleurs, elle qui cherchait de vue la veine de son voisin avant de lui effectuer un garrot, découvrit un autre hématome dissimulé près de son coude. Les sourcils ébouriffés se froncèrent sous cette découverte elle qui tapotait sa peau à la recherche de son artère, elle se mit à frôler la blessure du garçon avec quiétude et surtout avec douceur. Effectuant un petit cercle de son index tout autour de son bleu, elle heurtait ecchymose et sentit alors son bras se contracter – comme ci ce toucher lui avait fait mal – elle posa alors sa main sur la contusion, persuadée que ce coup soit apparu il y a peu de temps. Au moment où elle repartit à la conquête de sa veine qu'elle trouva assez rapidement, elle fut étonnée de la phrase de son ami qui n'avait cessé de la regarder.

DUNCAN « Je ne veux pas d'infirmières chez moi... » avait il déclaré sur ce ton monotone. Elle venait de relever le visage en direction de Duncan sans rien dire – ne sachant plus où se mettre – elle venait peut être de comprendre ce qu'il venait de dire. Panamee croisa alors les iris de son patient mais se détacha rapidement de ses yeux, repartant dans la contemplation de sa piqûre, elle tira de la caisse en métal ce morceau de caoutchouc qui allait servir de garrot.

PANAMEE « Je ne sais pas. »,elle venait de marmonner une réponse à la question implicite du garçon. En effet, elle était tellement perdue qu'elle venait de faire son lien en caoutchouc à l'envers, elle le retira et changeant le côté du garrot elle le fit rapidement où la veine ressortit encore un petit peu.

Attendant une profonde inspiration de son patient pour le piquer, elle attendit peut être trop ou pas assez et n'entendant aucun signal de départ, elle le piqua avec une petite moue comme pour compatir. Appuyant sur le bouton pour injecter le tube qui se vidait dans son corps, elle retira rapidement la pointe médicale de son bras qu'elle déposa dans un papier sur la plaque, et attrapa le morceau de coton qu'elle appliqua sur sa petite plaie. Absorbée par la fin de l'injection et donc le petit pansement winnie l'ourson qu'elle allait lui mettre sur le creux de son bras, elle fut presque surprise de voir cette main atterrir sur la sienne gantée.

DUNCAN «  Dis moi ce que tu as Panamee et ne me dit pas que tu vas hum... parfaitement bien, je ne te crois pas. » Il la contemplait de ce regard si persistant qu'elle en dérogea sa vision pour se remettre à fixer l'ouate qu'elle avait déposé sur son bras. Elle se mit alors à soupirer tandis qu'elle tapotait légèrement le creux de son bras en évitant ses blessures superficielles de bleus, elle frotta doucement le sang qui commençait à apparaître et restant fixée contre sa plaie, elle largua un nouveau souffle.

PANAMEE « Que veux tu que je te dise. » avait elle déclaré dans un souffle ou un murmure. Il avait un regard si expressif qu'il lui était totalement impossible de le contempler, à en juger l'état dans lequel il se trouvait, elle ne voulait pas lui rajouter le 'cas' mère et fils sur le dos.

Sa main se retira enfin de ses cinq phalanges gantées qui tremblaient sous le toucher de Duncan, elle laissa le sang s'incorporer contre le coton doux tandis qu'elle sentit un nouveau contact entre les jeunes gens. Il lui prit alors les deux mains, et elle qui touchait sa ouate pour le retirer le vit glisser le long de son bras jusqu'à tomber par terre, elle regarda la chute de la cotonnade avant de poser ses yeux sur son patient.

DUNCAN « Je suis désolé, je ne te l'ai peut être pas assez dis mais je veux pas... te perdre toi et ton fils, laisse moi être moins con. Hum... », il marqua un temps où ses yeux changèrent totalement d'attitude pour se mettre à l'implorer avec sincérité. « Aide moi. »

La main de son patient déposé sur ces cinq doigts se faufilant – telle une protection – derrière le gant qu'elle portait, elle redressa ses pupilles imbibées de larmes en direction de Duncan, elle savait qu'il n'y avait pas de quoi pleurer mais le toucher de son ami lui fit repenser à tout son passé. Elle le voyait aussi perdu et ça lui faisait encore plus mal, elle pivota son visage vers le rideau bleuté de l'hôpital, tentant de faire sécher ses iris trempés à l'air libre, elle répondit du tac o tac au jeune homme.

PANAMEE « Pour que je t'aide il faudrait déjà que tu me laisses le droit de t'aider Duncan. », elle tourna une nouvelle fois vers Duncan qui la regardait étonné, puis retenant sa phrase précédente de pardon, elle s'exclama d'une voix paisible « Tu n'es pas con et tu le sais, tu es juste... » [...] « Maladroit. »
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Message(#) Sujet: Re: Le diagnostic d'un patient totalement perdu | Duncan Le diagnostic d'un patient totalement perdu | Duncan EmptyJeu 5 Nov 2009 - 0:03

Spoiler:
 

Duncan ne voyait pas tout ce que Panamee faisait pour lui, le désinfecter à ce point là, lui était perdu à la contempler, il ne voyait qu'elle de toute façon ils étaient seuls alors bon... Il n'avait rien d'autres à regarder qu'elle et cela ne le dérangeait pas du tout au contraire, il appréciait ce paysage qui était devant lui même si l'environnement était glaciale il aimait, cela lui réchauffait le coeur, et lui faisait du bien doucement à l'intérieur de lui.
Duncan trop occupé à l'admirer ne vit même pas que Panamee fit une découverte, en plus des égratinures et bleus de l'accident, d'autres cicatrices ou d'autres bleus étaient présents sur son corps, Duncan était un casse cou, son corps avait beau être bien batti, il avait pleins de cicatrice, des minimes certes mais des cicatrices quand même, le pire était sans doute son dos, c'était ça aussi d'être un casse cou, de se battre depuis l'enfance, avec Esteban et même Neal ils ne faisaient que ça par moment et il avait par exemple une cicatrice à son coude droit, il était tombé une fois dans des cailloux et il avait dérapé en vélo lorsqu'ils jouaient au voleur, mais les vrais voleurs ils venaient de voler un paquet de bonbons et lui était tombé, le marchand lui avait couru après et l'avait attrapé heureusement il n'avait pas le butin mais ses parents furent alors convoqués et il dût aller travailler chez le marchand pour rembourser autant dire que Neal & Esteban prenaient un malin plaisirs à venir lui faire des grimaces derrière la vitrine alors que lui passait le balai avec un habit des plus chiants... Quel idiot...
Bref revenons à nos moutons...
Mais c'est alors qu'il l'admirait donc, qu'il sentit un bout de son bras avoir mal il se crispa alors légèrement contractant son bras et ne bougeant quand même pas ne disant rien, il continuait à la fixer cela devait sûrement être pénible pour elle mais lui ça ne le dérangeait pas de la regarder elle était belle, ses traits étaient beaux, même la fatigue dû à son fils était beau... L'amour rend aveugle...

Duncan venait de lui demander d'être son infirmière indirectement, et elle n'en savait rien, elle merdait au niveau des manipulations qu'elle devait faire mais encore une fois Duncan ne vit rien du tout, ça passait comme une lettre à la poste, elle aurait pu lui faire une prise de sang plutôt que de lui mettre du produit dans les veines qu'il n'y voyait rien...


« Que veux tu que je te dise. »

Il fronça les sourcils, chaques mots, chaques fois qu'elle lui répondait et qu'elle le repoussait car pour lui il prenait ça pour une façon de le repousser le blessait, mais il ne disait rien, n'essayant pas de le montrer, il restait accroché à elle, dans tout les sens du terme, il était comme un acrobate, perché en hauteur à des mètres du sol, sur un fils suspendu dans le vide, marchant à petit pas et pouvant à tout moment tombé, il essayait pour une fois de prendre sa vie en main même si pour le moment il ne savait comment faire, il essayait tout de même et c'était peut être déjà pas si mal non ?

Duncan venait de faire une chose qu'il n'avait jamais faite, demander de l'aide à quelqu'un, directement en plus, normalement il faisait tout pour se faire remarquer pour qu'on l'admire et qu'on s'appercoive qu'en réalité cet être si beau n'allait pas bien qu'il avait besoin de le remettre dans le droit chemin, il n'avait jamais demandé son aide même à Rachel qu'il considère des fois trop comme un point sûr et depuis qu'il ne l'a voyait pas il voyait les points défilés et tomber trop rapidement...
Il la regarda alors même si il était gêné justement de la regarder de peur d'être jugé de peur d'entendre un rire, ou une réponse négative de sa part... Mais non il vit alors ses yeux avec des larmes, il se mordit la lèvre et se sentit soudainement mal de la mettre si mal à l'aise il n'aurait pas dû lui demander de l'aide... Il s'en voulait déjà d'avoir parler.


« Pour que je t'aide il faudrait déjà que tu me laisses le droit de t'aider Duncan. », elle tourna une nouvelle fois vers Duncan qui la regardait étonné, puis retenant sa phrase précédente de pardon, elle s'exclama d'une voix paisible « Tu n'es pas con et tu le sais, tu es juste... » [...] « Maladroit. »

Il devait lui donner le droit, il lui demandait de l'aide et ce n'était pas parce que monsieur disait non à tout qu'il ne lui donnait pas le droit de s'imposer il avait toujours tester tout le monde et il ne pouvait pas changer en une seconde tout de même il changeait déjà de jours en jours alors il ne pouvait pas aller à cent milles km/h! Il fut tout de même touché par ses paroles et la regarda alors un léger mais vraiment petit sourire en coin, elle voulait l'aider elle ne le trouvait pas con mais maladroit, elle était tellement gentille, il ne méritait pas tout cela...

_Si je suis qu'un con, je n'ai jamais rien fais de bien Panamee mais... Je sais que je peux changer, il faut juste me laisser une chance de pouvoir le faire, et je... je veux que tu me la laisses...

Etait ce une déclaration d'amour ou tout simplement d'amitié ?

_Je veux apprendre à te connaître, savoir tout sur toi, pourquoi tu es docteur, pourquoi tu t'appelles Panamee, pourquoi ton fils s'appelle Olivier, pourquoi t'es seule, où est le père, pourquoi tu m'aides je veux tout savoir de toi, je veux réparer mes erreurs du passé.

Décuvait il ? Ou alors est ce qu'il hallucinait et disait n'importe quoi ? A en croire son regard sa façon de ne pas la lacher sa façon de parler également, il devait être sincère, voir même plus pourquoi pas...
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Message(#) Sujet: Re: Le diagnostic d'un patient totalement perdu | Duncan Le diagnostic d'un patient totalement perdu | Duncan EmptyJeu 5 Nov 2009 - 1:12

Spoiler:
 

Elle se mettait une propre distance. Depuis qu'elle venait de le revoir après deux semaines de non réponse, elle s'était présentée comme une femme fatiguée et surtout froide avec lui, elle était passée mainte et mainte fois devant la maison de Duncan en voulant grimper les marches pour toquer et avoir une réponse. Au lieu de le revoir, elle était restée plonger dans son travail en pratiquant des gardes de plus de 48heures car elle en avait besoin pour ne plus penser à lui et à tout ça. Son fils Oliver qui passait toujours au premier plan était sans cesse chez son baby sitter, elle s'en voulait d'ailleurs de ne pas s'occuper assez de son enfant et pour cause, lorsqu'elle rentrait à la maison il était déjà endormi à poings fermés. Alors, chaque matin aux aurores, elle qui grimpait dans sa jaguar de collection qui valait des milliers, passait devant la demeure de son voisin, s'arrêtant quelques instants dans l'espoir de le voir sortir pour prendre son journal, et partait en direction de son travail.

Malgré la trainée transparente de ses larmes qui ne parvenaient pas à descendre jusqu'à ses joues, elle tentait sans cesse de faufiler son regard à travers le sparadrap qu'elle collait au creux de son bras, puis se retournant pour jeter dans une caisse spécifique l'objet de la transfusion. La lèvre inférieure de Duncan se vit mordiller par ses dents – était il gêné par la situation ? – elle s'essuya le restant de pleurs coincés dans son globe oculaire et reporta ses pupilles sèches sur son patient qui ne cessait de l'incommoder en la regardant. Elle était réellement sincère dans tout ces faits et gestes, alors lorsqu'elle le vit sourire suite à sa phrase, ne serait ce qu'un petit, elle se demanda un instant qu'elle était la cause de cet écartement de la bouche. Elle attrapa le morceau de coton par terre et se fit bientôt reprendre les mains par son voisin qui désormais ne la regardait plus de ce même œil, un regard reposant qui venait de faire face au garçon et qui semblait littéralement apaisée Panamee qui l'écouta soudainement blablater.

DUNCAN « Si je suis qu'un con, je n'ai jamais rien fais de bien Panamee mais... Je sais que je peux changer, il faut juste me laisser une chance de pouvoir le faire, et je... je veux que tu me la laisses... », ses lèvres légèrement rougies et rubicondes par la déclaration qu'il venait de faire, il la contemplait et elle en retour, restant tout d'un coup muette face à la révélation. Tout du moins, elle le fut jusqu'à ce que son esprit se remette en place et qu'elle secoue la tête tellement abasourdie par ce qu'elle venait d'entendre, elle resta devant lui bouche bée avec ses mains toujours tendues dans les siennes. Bégayant à plusieurs reprises alors qu'elle voulait répondre ce que venait de dire Duncan, elle ferma un instant les yeux en reprenant ses émotions et les rouvrit face au jeune homme, un souffle profond sortant de sa bouche comme pour s'apprêter à dire quelque chose de cruciale.

PANAMEE « Je... euh... changer ? chance ? C'est que hum... », elle tourna alors les yeux dans tous les sens, exerçant à son tour une grimace sur l'incompréhension de ce morceau de phrase avant de reprendre. « Oui. » Pour elle, tout se résumait par ce petit mot de trois lettres et de trois voyelles 'oui', 'oui' elle voulait lui laisser une chance et oui pour tout après tout.

Ses prunelles ancrées dans celles de Duncan, elle retira enfin ses mains de celles de son voisin et commença à ranger le matériel médical déposé sur la petite table métallique. Elle jeta par ailleurs l'autre morceau de coton inutilisable, rangea la lotion désinfectante, remit la table à sa place et se rassit enfin aux côtés du malade, au moment où il se mit à lancer une ribambelle de souhaits – certains peut être trop durs à dire que les autres –.

DUNCAN « Je veux apprendre à te connaître, savoir tout sur toi, pourquoi tu es docteur, pourquoi tu t'appelles Panamee, pourquoi ton fils s'appelle Oliver, pourquoi t'es seule, où est le père, pourquoi tu m'aides je veux tout savoir de toi, je veux réparer mes erreurs du passé. »

Elle réprimanda un petit sourire en coin alors que sa main tiède examinait la blessure bleutée au nord de son injection, elle sortit de la trousse située en haut du lit une pommade vivifiante et commença à la faire pénétrer par petits cercles dans la peau de son patient. Panamee eut même un petit rire à quelques interrogations – peut être se les poser ils depuis le début – elle rabaissait avec douceur le tee shirt de son camarade, appliquant de part et d'autre sa pommade magique lorsqu'elle pensait que c'était nécessaire.

PANAMEE « Ça ne me dis pas trop par où commencer tout ça. », avait elle avoué avec ce même rire silencieux et à la fois auditif, elle s'arrêta un instant avec sa pommade et posa ses pupilles sur Duncan apparemment très sérieux, c'est alors que jetant un regard sur son bras elle commença à raconter tout et n'importe quoi. « Mon père est chirurgien plasticien sur la côte ouest dans un hôpital pour grands malades, je n'ai jamais été douée pour autre chose que pour le médical. J'ai passé les concours comme tous les autres et peut être un peu plus d'engouement à l'idée d'être plus forte que mon père, et j'ai atterri ici. », elle parlait avec une telle assurance que tout ce qu'elle disait restée très fascinant. Examinant toutes les questions qu'ils se posaient, elle marqua une légère pause avant de reprendre, un fin sourire aux lèvres. « Mon prénom n'a pas réellement de signification, et l'amour de ma vie s'appelle Oliver pour la simple et bonne raison qu'il s'est retrouvé abandonner par son père le jour de sa naissance, il est en quelque sorte comme Oliver Twist. » Panamee rabaissa doucement le visage en direction d'une cicatrice située près du coude de ce dernier, voulant demander de plus ample informations elle se tût néanmoins et continua son récit. « Et si je t'aide ce n'est pas parce que je suis ton médecin ou ta voisine... », elle avait lâché tout ça sans finir sa phrase, la laissant comme en suspens dans l'air, espérant ne pas avoir à lui faire deviner que quelque part elle était attirée par son malade.
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Message(#) Sujet: Re: Le diagnostic d'un patient totalement perdu | Duncan Le diagnostic d'un patient totalement perdu | Duncan EmptyJeu 5 Nov 2009 - 10:17

Spoiler:
 

Duncan voyait bien que depuis que Panamee avait appris que lui avait une copine elle avait pris des distances même si il y avait eu le rapprochement dans la salle des scanners c'était toujours étrange entre les deux depuis. Même si ils ne s'étaient pas vu beaucoup de fois. Duncan lui compensait le fait de trop penser à elle et Heaven par l'opposé de Panamee, il n'allait pas au boulot et regressait alors qu'elle elle faisait passer le boulot en premier. Même si cela il n'était pas censé le savoir, il ne l'avait jamais apperçut devant chez lui, il ne bougeait pas beaucoup de son lit ou du canapé, et pis avec les fenêtres fermés c'était encore plus dures à voir si quelqu'un était devant chez vous.
Duncan avait eu envie de sourire même un petit peu rien qu'un peu même. Il avait envie de reprendre du poil de la bête si elle était là il s'en sentait capable en fait... Il ne voulait pas perdre aussi bien en amie qu'en plus, il avait pas envie de la faire souffrir mais ne voulait pas non plus vivre sans la voir elle et son bébé, elle était attachante, et il sentait avoir besoin de ce côté là pour une fois... Il avait besoin de la toucher la sentir près de lui, même si il était encore pas dans un état des plus terrible.

Panamee était extra, elle était marrante, la couleur de ses lèvres lorsqu'il lui parlait sincèrement changeait, la façon d'avoir la bouche bée, la façon de ne pas le regarder puis soudaiement le regarder, fermant les yeux c'était des gestes anodins mais lui ça la rendait encore plus interessante.


« Je... euh... changer ? chance ? C'est que hum... »

Elle était trop choue elle bafouillait, l'avait il troublé ? Il ne put s'empêcher de sourire à nouveau une fois de plus mais cette fois peut être comprendrait elle? Elle ne trouvait plus ses mots Duncan ne put que l'attirer un peu plus à lui avec ces mains, elle finit tout de même par dire quelque chose certes ce n'était pas grand chose mais c'était toujours cela, il savait qu'une fois qu'elle était mal à l'aise elle ne parlait que très peu, et lui qui d'ordinaire faisait pareil, ce devait du coup de faire la conversation ne supportant pas rester avec elle dans le silence. Elle venait de lui dire 'oui', elle lui laissait une autre chance, la dernière ? Qui sait, mais elle lui en lassait une c'était déjà pas si mal non ? Il allait la prendre et ne pas merder cette fois il voulait réussir à ce que quelqu'un soit fier de lui, ce que ses parents n'ont jamais été capable de faire, normal il ne tenait pas leur fils.
Et maintenant avec Panamee il ne savait plus quoi faire, plus quoi dire elle lui laissait une chance, il avait toujours voulu dire ça mais personne n'avait jamais voulu lui laisser réellement alors il se passait quoi après ? Il ne dit rien sourit un peu et la regardant tendrement.
Alors qu'elle venait de lui dire oui, elle le regarda un instant puis détourna le regard pour ranger, elle était pas possible elle ne pouvait pas seulement rester là avec lui alors qu'il lui parlait et voulait la voir passer du temps avec elle ?
Il venait de lui poser un tas de questions, ces questions qu'il se posait depuis un moment sur où était le père d'Oliver, et bien d'autres qui étaient encore dans sa tête ne voulant pas les balancer tout d'un coup elle aurait pris sûrement ses jambes à son cou pour ne pas y répondre et aurait eu peur. Mais à la vue de son sourire il avait sûrement dû poser le taux de questions qui suffisait pour ne pas qu'elle prenne ses jambes à son cou.


« Ça ne me dis pas trop par où commencer tout ça. »

Il fronça les sourcils alors qu'elle venait de lui répondre cela, elle comptait lui répondre tout maintenant ? Non il ne fallait pas c'était tout ce qu'il ne voulait pas il voulait apprendre à la connaître chaque jour un peu plus, chaque jour laissant place à un mystère de moins, il voulait comme lire un livre interessant à travers elle, laissant un chapitre pr jour, où comme si il lisait un livre pour enfants où chaques soirs il y a une histoire différentes... Sauf que lui ce serait une histoire coupé en plusieurs épisodes.
Il ne faisait pas attention à ce qu'elle faisait le touchant alors, touchant ses bleus, mais alors qu'elle parlait de son père, de son fils de son prénom, bref les questions qu'il avait posé.


_Je... Panamee tu me fais rire, je ne veux pas apprendre tout ça de toi en vitesse éclaire, je veux prendre le temps avec toi, je...

Il lacha un petit rire, c'était mignon tout ce qu'elle lui disait, la cause de son aide, restait flou et il savait très bien qu'il allait appuyer dessus comme il l'avait fais lorsqu'ils avaient été chez elle sur le fait qu'elle le secouait!
Il regarda ses bleus qu'elle était en train de soigner avec de la crème lui regardant un peu partout et buguant sur son coude, il sourit et se mordit la lèvre il avait envie de l'embrasser à nouveau, un baiser simple sur le front mais tellement doux... Il secoua la tête et regarda bien le regard de Panamee que cherchait elle à lire dans sa cicatrice ?


_Je veux prendre mon temps ce que je ne fais pas d'habitude, tu veux ? Et tu es quoi alors Panamee ? * il sourit à nouveau, elle lui avait donné le sourire à nouveau, son sourire était taquin il voulait la suite, il fallait lui dire les choses clairement à lui il ne savait sinon jamais comment réagir!* Mes bleus sont pour la plupart des bagarres, lors de soirées, des défis, des combats gagnés... Mes cicatrices sont des coups de couteaux lors de bagarres pour certaines, des coups de bouteilles aussi, et d'autres sont plus anciennes comme celle que tu regardes, un coup de voyou, un vol de bonbons chez un marchand avec mes potes quand j'étais petit.

Il la regarda comme un enfant qui avouait une bétise, mais il aimait ses bétises passés c'était ce qui avait fais qu'il était lui maintenant.Ca faisait direct moins gros dures l'histoire qu'il venait de lui compter...
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Message(#) Sujet: Re: Le diagnostic d'un patient totalement perdu | Duncan Le diagnostic d'un patient totalement perdu | Duncan EmptyJeu 5 Nov 2009 - 13:39

PANAMEE « Je... euh... changer ? chance ? C'est que hum... », elle avait tenté de répondre à la déclaration subite du garçon, mais ne trouvant pas ses mots pour lui exprimer ce qu'elle voulait dire, elle bafouillait totalement en le contemplant et ça la gênait énormément. Elle parlait par portion de mots et passait ainsi pour une jeune femme perturbée par les dires de Duncan – ce qu'elle ne voulait pas avouer évidemment – alors lorsqu'elle entrouvrit la bouche pour se mettre à parler, elle se mit à balbutier comme une enfant qui venait de commettre une faute. Elle avait finalement préféré se taire au lieu de dire des bêtises, et ayant un soupçon de honte d'avoir autant cafouillé, elle ferma tranquillement les yeux en attendant que son langage revienne. Panamee avait les yeux clos tentant désespérément de retrouver sa voix, ses mains toujours déposées dans les paumes des mains de son patient, elle écarquilla ses yeux et murmura un « Oui. » à peine audible mais qui signifiait alors qu'elle serait présente pour l'aider à changer son comportement.

Elle qui ignorait tout de son ami se retrouva bientôt confronter à tout un tas de questions qui s'ajoutaient sur sa tête, et elle se demanda un instant si ces mêmes interrogations se trouvaient dans sa tête au sujet de Duncan. Pourquoi s'appelait il comme ça, mais surtout pourquoi Escort Boy ? Elle qui rangeait rapidement ses instruments de perfusion pour éviter la propagation de toutes bactéries nuisibles, elle venait de retirer ses doigts de ceux de son patient pour s'occuper de jeter le coton ou de mettre la piqûre utilisée dans une boîte rejoignant une dizaine d'autres déjà injectées. Elle venait de retirer ses gants blancs qu'elle fit glisser jusqu'à la poubelle à levier, et regardant une nouvelle fois les bleus de son ami, elle ne put s'empêcher d'attraper cette pommade magique qu'elle appliquait de par et d'autre sur son bras. Inutile d'aller plus loin que son bras – non pas qu'elle n'en avait pas envie – elle préférait demander l'autorisation de son malade avant de continuer à le faire. Elle avait déballé toutes les réponses aux questions de Duncan, à quelques choses près, la dernière bien trop discrète et secrète où ses pommettes se rougirent d'un ton rose pale, elle n'avait supposé que le début d'une réponse persuadée qu'il comprendrait la suite. Ainsi, elle s'occupait d'un autre bleu lorsqu'il l'entendit rire silencieusement, elle redressa alors le visage ne suivant pas tellement la cause de son rire, et le voyant tout d'un coup souriant, elle ne put éviter un petit sourire de sa part sans trop savoir pourquoi.

DUNCAN « Je... Panamee tu me fais rire, je ne veux pas apprendre tout ça de toi en vitesse éclaire, je veux prendre le temps avec toi, je... », tout en rigolant encore une fois, il venait de lui expliquer qu'il voulait qu'elle fasse le contraire de ce qu'elle venait de faire. La bouche légèrement entrouverte et désolée, elle qui souriait reparti dans sa découverte des blessures du jeune homme.

Elle venait de rajouter de la pommade sur le troisième bleu lorsqu'elle s'arrêta devant une cicatrice sur son coude légèrement prononcée, et surtout suturée d'une manière plutôt violente comparée à la technologie médicale qui permettait aujourd'hui de ne plus rien voir. Elle fronça les sourcils et toucha légèrement cette blessure en espérant avoir une réponse à sa question : Où ? Qui ? Quand ? Et comment ? Panamee le toucher doucement comme ne pas lui faire de mal ou lui rappeler de mauvais souvenirs, puis cherchant une nouvelle fois toutes ces causes, elle redressa son jolis minois vers son patient.

DUNCAN « Je veux prendre mon temps ce que je ne fais pas d'habitude, tu veux ? Et tu es quoi alors Panamee ? », et il revenait à la charge avec son dernier morceau de phrase. Il savait totalement comment faire pour la désarmer et c'était ce qu'il venait de faire, la faisant rougir encore plus. Elle qui l'écoutait demander de prendre du temps pour la connaître, elle ne savait plus où se mettre, ses joues rougissantes de nulle part, elle baissa alors soudainement la tête pour se faufiler parmi les contusions de son ami. « Mes bleus sont pour la plupart des bagarres, lors de soirées, des défis, des combats gagnés... Mes cicatrices sont des coups de couteaux lors de bagarres pour certaines, des coups de bouteilles aussi, et d'autres sont plus anciennes comme celle que tu regardes, un coup de voyou, un vol de bonbons chez un marchand avec mes potes quand j'étais petit. », elle fronçait les sourcils à chaque coup qu'il lui lançait à la figure, notamment lorsqu'il parlait de coups de bouteilles ou de bagarres effectuées à plusieurs reprises apparemment, elle avait dû mal à ne pas se soucier de son état et à comprendre son attitude. Panamee restait silencieuse face à tout ce qu'il disait, elle était étonnée qu'il lui lance tout ça alors qu'elle ne lui avait elle, rien demandé au sujet de ses cicatrices, bien que ses yeux disaient le contraire. Lorsqu'il parla enfin de cette cicatrice d'un vol de bonbons chez un marchand avec des amis, elle s'esclaffa soudainement en imaginant la semaine et ne put alors s'arrêter dans son fou rire, elle porta sa main sur sa bouche comme pour s'arrêter de rire et reprenant ses émotions, elle jeta un œil à la blessure un sourire éclatant aux lèvres.

PANAMEE « Je suis désolée je... euh... », elle arqua alors un sourcil et plongeant son regard dans celui de Duncan, annonça fièrement avec un franc sourire taquin. « J'espère au moins que tu es rentré avec les bonbons. » C'était tout elle, de détourner les sujets de blessures plus graves par une phrase idiote et humoristique, elle repensa cependant à sa phrase précédente, et dans un petit silence qui pesait, elle murmura. « Je suis... je... je ne sais pas ce que je suis. Je sais seulement que je suis brune, que j'ai un enfant mais à ton propos je ne sais pas. Je suis certainement une nana attirée involontairement par toi et pas seulement par ton statut d'Escort Boy. Je suis une amie. » avait elle ajouté en gardant ce même silence profond.
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Message(#) Sujet: Re: Le diagnostic d'un patient totalement perdu | Duncan Le diagnostic d'un patient totalement perdu | Duncan EmptyJeu 5 Nov 2009 - 14:24

Passer pour une femme perturbée par les dires de Duncan ne le dérangeait guère au contraire il appréciait ça, ça prouvait qu'il ne se trompait pas que ce qu'il sentait était peut être réel pour une fois, même si malheureusement ou heureusement, il ne savait pas trop cette fille l'attirait completement mais il voulait passer outre ne pas voir que le physique, ne pas voir que l'envie corporelle, voir au delà de tout cela justement... Mais y arriverait il ?

Duncan ne se demandait pas si Panamee avait des questions pour lui c'était tout simplement normal et légitime de se poser tant de questions sur une personne enfin normalement ça lui arrivait mais pas à une personne qui l'attirait, normalement ces questions étaient : 't'es célibataire ?' et après il n'y en avait plus, tant qu'elle était libre Duncan fonçait, là c'était différent même en ne sachant pas si elle était célibataire comme l'autre soir il avait déjà des questions, même si l'une des premières fut qu'il avait peur que son mari débarque pour lui botter les fesses d'avoir embrasser sa copine en pleine rue...

Cela ne dérangeait pas Duncan qu'elle s'occupe de ses bleus lui ne le faisait pas trouvant cela comme une perte de temps, il n'aimait pas se mettre de la crème, enfin il le faisait mais là vu le moral qu'il avait il n'allait pas le faire et encore moins pour soigner ses bleus, ses maux étaient là pour lui rappeler qu'à tout moment on pouvait être marquer à vie. Duncan ne râlerait pas si Panamee lui mettait de la crème sur ses bleus sur le corps, il s'en foutait après tout il était venu voir son medecin non ?

Duncan aimait les paroles de cette femme il y plongeait à corps perdus, n'ayant pas peur de se noyer, du moins il essayait de ne pas avoir peur même si pour lui la peur de l'engagement et tout ça était beaucoup en lui, mais là il ne s'engageait pas avec elle ils se découvraient alors il mettait de côté la peur qu'il avait enfoui au fond de lui.
Il adora la réaction de Panamee lorsqu'il lui dit que c'était pas ce qu'il voulait, il voulait PRENDRE LE TEMPS et non pas qu'elle lui jete toute son histoire dans la figure en une fois, il voulait faire ça par étape, faire des rendez vous pourquoi pas dans différents lieux bref apprendre à la connaître sans rien faire, mais juste profiter du moment présent...
Duncan avait bien vu que Panamee voulait savoir pourquoi il était tant blessé, non ce n'était pas Heaven qui lui avait causé ça ce n'était personne à part lui même pour la plupart du temps, d'une nature bagarreuse il aimait le contact les poings et avait l'impression de vivre après une bonne bagarre c'était son passe temps, même si il était définitivement pas un passe temps à faire... Il regardait Panamee tout en racontant l'histoire des bleus de son corps, et encore il ne parlait que de ceux apparant, car dans le coeur aussi il y avait des bleus, et c'était pour des histoires totalement différentes... Il la vit alors froncer les sourcils lorsqu'il parlait de bagarres, cela ne devait pas lui plaire, mais c'était une part de lui et si elle voulait le connaître et si elle voulait l'accepter elle se devait de savoir tout cela. Mais lorsqu'il parla du coude elle ne put s'empêcher de rire, et cela lui fit plaisirs, non pas qu'elle devait apprécié les voyoux mais c'était un casse cou quand il était petit, et si elle avait vécu ici dans cette fille elle avait sûrement dû entendre parler des Trois Mousquetaires... C'était obligé. Ils se prénommaient comme ça Neal, Esteban et lui. Il la vit mettre sa main sur sa bouche et il secoua la tête un sourire en coin elle lui faisait redecouvrir ses sourires, il porta sa main sur celle de Panamee et lui enleva la main qui cachait son si jolie sourire. Il ne fallait pas le cacher elle avait le droit de rire à ce qu'il disait, lui même en riait en y pensant alors pourquoi pas elle ?


« Je suis désolée je... euh... »

Pourquoi était elle désolée ? Il ne fallait pas elle s'excusait de rire ? mais son rire lui avait réchauffé un peu plus le coeur alors non elle ne devait pas s'excuser.

_Ne le sois pas t'as rien fais de mal.

« J'espère au moins que tu es rentré avec les bonbons. »

Il sourit et secoua la tête...

_Moi non. Mes copains oui, c'est simple moi je suis rentré avec l'oreille rouge chez moi le marchand m'a tiré les oreilles à contacter mes parents, bon ils m'ont pas punis ils ne me... bref voilà mais mes copains ils les ont mangé en me regardant devoir nettoyer le magasin pendant une semaine... C'est simple on était les casses cou de la ville, les trois mousquetaires inséparables jusqu'à y a moins de 10 ans, mais ça c'est autre chose.

Il la regarda et sourit, il avait été nostalgique en parlant de ses amis, même si il était toujours en lien avec surtout l'un deux, c'était la bonne époque de meilleus souvenirs avec eux à faire les 400 coups, c'était terrible, il ne se faisait jamais engueulé par ses parents le pied, à moins que justement si ses parents avaient réussi à lui serrer la vice cela l'aurait construit différemment, mais si ça avait été le cas aurait il aujourd'hui rencontré Panamee?

« Je suis... je... je ne sais pas ce que je suis. Je sais seulement que je suis brune, que j'ai un enfant mais à ton propos je ne sais pas. Je suis certainement une nana attirée involontairement par toi et pas seulement par ton statut d'Escort Boy. Je suis une amie. »

Il l'écouta alors, l'entendre ce décrire était mignon, elle était brune ah bon ? Il pensait qu'elle était blonde xD Il sourit alors légèrement, et la trouva trop mignonne à faire cela, il n'avait pas eu besoin de lui poser la question qu'il savait déjà qu'elle allait parler de son fils, la prunelle de ses yeux et il trouvait cela encore plus attirant alors que beaucoup de célibataires auraient pris la fuite lui s'engouffrait encore un peu plus dans ce lien qu'il construissait avec elle. Mais lorsqu'elle vient alors à parler de lui il perdit son sourire et fronça les sourcils, elle était INVOLONTAIREMENT attiré par lui, ce qui voulait dire que si elle le voulait vraiment elle ne le saurait pas ? Voilà comment lui prenait les choses, il baissa le regard et vit alors le pansement Winnie l'ourson, il se mordit la lèvre la honte, lui il était un dur et elle lui avait collé un Winnie... Elle l'avait pris pour Oliver ?
Quand elle parla de son statut d'Escort il ne sut comment le prendre, cela l'attirait tout de même ? Il aurait toujours pensé que si elle le savait elle allait partir au loin et non elle était encore là... Mais la fin le tua... 'Je suis une amie.'
Voilà alors ce qu'ils étaient ? Des amis ? Il se mordit la lèvre et lacha les mains de Panamee, il se releva alors, sa tête allait plus ou moins bien, il était alors debout dos à Panamee et se frotta la main... Comment réagir ? Il essayait de se contrôler, ça l'énervait en fait cette phrase... 'Je suis une amie.' il n'entendait que cela : 'Je suis une amie.'.
Il se racla la gorge alors leva les yeux au ciel et se retourna alors enfin, ayant installé sûrement un silence bien pesant... Il avait un regard triste mais qui essayait de prendre le dessus.


_Je... Merci pour les soins, euh... Tu me dis comment on fait pour les autres perfusions, envoie moi la facture des soins et... Bah...

Il baissa les yeux, il bafouillait ne sachant plus quoi dire, il regarda alors l'heure, il était tard, il devrait commencer à y aller si il ne voulait pas mettre deux heures à rentrer à pied, il n'avait pas repris la voiture depuis un moment et sa moto était morte, il devait en racheter une alors bon...

_Merci pour mon pansement Winnie, je vais en faire des jaloux dehors... Je... Je vais rentrer j'ai de la route à faire.

La maison de Dunck n'était pas si loin de l'hôpital que ça Panamee devait bien le savoir mais lui était venu à pied donc ça en faisait un bout...
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Le diagnostic d'un patient totalement perdu | Duncan Vide
Message(#) Sujet: Re: Le diagnostic d'un patient totalement perdu | Duncan Le diagnostic d'un patient totalement perdu | Duncan EmptyJeu 5 Nov 2009 - 16:06

L'histoire enfantine du garçon et de ses bonbons avait provoqué un petit rire chez Panamee, qui ne pouvant s'empêcher de s'esclaffer par un fou rire, porta sa main sur sa bouche pour s'excuser de se moquer de son récit, elle plissait les yeux en rigolant et ne put s'arrêter pendant deux bonnes minutes. Elle fut soumise à son ricanement tandis qu'il la contemplait avec son sourire en coin – content que ça la fasse pouffer – elle avait sa main droite sur ses lèvres en cachant la rigolade qu'elle avait pour Duncan, mais bientôt son bras fut retiré de sa mâchoire par son ami. Elle vit alors la main de son voisin qui attrapant la sienne sur ses lèvres, la dégagea de son joli visage pour mieux apercevoir encore son rire si joli. Elle continua alors de rire quelques secondes plus tard, jusqu'à reprendre ses émotions et de lui demander gentiment pardon pour son non – respect envers son histoire.

DUNCAN « Ne le sois pas t'as rien fais de mal. », s'exclama t il apparemment étonné quelle veuille s'excuser. Elle avait l'image en tête de Duncan courant rapidement avec son sachet de bonbons, dans l'espoir de ne pas se faire prendre par le marchand et qui lui avait valu cette méchante cicatrice. Qui n'avait pas volé étant plus jeune dans l'espoir de vivre dans la peur ne serait ce qu'une seconde ? Elle avait elle aussi volé un pain au chocolat dans la boulangerie de son village, et la ressemblance avec l'histoire de son ami lui rappela tous ses déboires de ces jeunes années.

PANAMEE « J'espère au moins que tu es rentré avec les bonbons. », et cette phrase lui donna en réponse un sourire. Il retrouvait cette même complicité de la soirée, et quelque part, elle sentait très bien que c'était lui et personne d'autre et aurait tellement voulu lui dire entre deux applications de pommade. Niant cependant cette attirance si bien mentale que physique, elle avait préféré jouer la carte de l'amitié en lui annonçant qu'ils n'étaient que de simples amis qui discutent ensemble. Attendant avant de le lui dire, elle fut soumise à la rédaction de son voisin qui lui expliquait tous les détails de son escapade chez le marchand de bonbons avec ces trois amis. Elle connaissait Esteban. Elle connaissait Neal. Chacun avait deux caractères qui leur étaient propre, mais aucun des deux n'étaient Duncan. Esteban était l'homme qui s'était jeté sur sa pelouse en se plaignant de mal de la rotule après avoir glissé en roller, et ne l'avait revu qu'au cours de multiples bobos qu'il se faisait soit disant comme par hasard. Neal était son mécanicien du Michigan, elle l'avait rencontré au cours d'une virée avec ces amis tandis que sa voiture fut en panne et qu'il l'aida à la remettre sur ces quatre roues. Autrement dit, elle n'avait aucune idée de ce gang des trois mousquetaires, et écoutant avec attention le récit de son ami, elle lui colla ce fameux sparadrap en tête de Winnie l'ourson sur le creux du bras.

DUNCAN « Moi non. Mes copains oui, c'est simple moi je suis rentré avec l'oreille rouge chez moi le marchand m'a tiré les oreilles à contacter mes parents, bon ils m'ont pas punis ils ne me... bref voilà mais mes copains ils les ont mangé en me regardant devoir nettoyer le magasin pendant une semaine... C'est simple on était les casses cou de la ville, les trois mousquetaires inséparables jusqu'à y a moins de 10 ans, mais ça c'est autre chose. »

Elle écarquilla les deux yeux tandis qu'il parlait de son aventure chez monsieur le marchand de bonbons, et Panamee étonné de la vantardise des autres amis de Duncan, elle retint tout de même la dernière phrase qui bourdonnait dans ses oreilles : « les trois mousquetaires inséparables jusqu'à y a moins de 10 ans, mais ça c'est autre chose. » Qu'avait il bien pu se passer pour qu'il dise ça ? Quelque chose lui faisait penser qu'aujourd'hui il regrettait de ne plus avoir à voler des bonbons, elle avait un petit air de désolation pour lui alors qu'il était plongé dans son histoire, comme la revivant par des gestes assis sur son lit. Ce petit enfant qu'elle voyait sous ses yeux entrain de raconter sa bêtise de sa dizaine d'années, elle l'adorait. Elle contempla un moment les oreilles du jeune homme, un fin sourire en coin d'espièglerie alors qu'elle haussait les épaules avant de répliquer pour se moquer de lui.

PANAMEE « Je crois que tes oreilles n'ont pas changé de couleur depuis. » s'était elle débrouillée à répondre en signe de provocation alors qu'elle le regardait du coin de l'œil, un aspect de son regard légèrement malicieux, elle frotta le pansement contre la peau du jeune homme pour qu'il reste plaquer jusqu'à la fin de la journée.

Elle était en face de lui, ne sachant comme lui dire ce qu'elle ressentait ne serait ce que la pointe de picotement qui la persécutait tous les jours – cette petit touche d'amour – aurait elle dit en sachant que ce n'était pas de l'amitié et encore moins de la hantise. Panamee flippait jusqu'au bout de ses orteils tout d'un coup gelés, elle avait peur de lui avouer et qu'il la laisse une nouvelle fois en plan, comme il l'avait déjà fait en disparaissant derrière sa maison en brique au cours des deux dernières semaines. Elle était terrorisée pour son fils aussi, de le mettre dans une posture de papa qui est là sans être là et qu'un jour il se volatilise à tout jamais. Comme une carapace alors qu'elle jeta le surplus du pansement dans la poubelle, elle venait de lui avouer qu'elle était certes attirée par lui mais que ne sachant comme lui dire ce qu'elle pensait à cet instant précis, l'avait considéré comme un ami à part entière. Il s'était enfin mis debout mais pour une fois, il avait cessé de la contempler avec cet air tendre au bout des cils, préférant lui tourner le dos pour réfléchir peut être à ce qu'elle venait de dire. Puis se mettant face à elle, les yeux levés vers le plafond avant de les redescendre sur son docteur, il la reluquait avec un air attristée qui donna tout d'un coup le mal de mer à Panamee.

DUNCAN « Je... Merci pour les soins, euh... Tu me dis comment on fait pour les autres perfusions, envoie moi la facture des soins et... Bah... », il bafouillait comme elle l'avait fait, et pourtant, ce n'était certainement pas pour la même raison. Contemplant sa montre à son poignet, elle le zieuta du regard et comprit alors qu'elle venait faire une bourde énorme, peut être même la faute la plus grosse de sa vie. Ça se voyait à ses prunelles qu'il était attiré par elle – et c'était peut être le pourquoi il avait tant besoin d'elle. Elle ne le comprit que maintenant et ne savait plus comment réparer ce qu'elle venait de lui annoncer, elle le regardait prêt à partir et enfilant même son manteau, et elle le voyait partir sous ses yeux, encore une fois.

PANAMEE « Si tu ne veux pas d'infirmières et ni être hospitalisé ici, je peux toujours essayer de me débrouiller après mes horaires de travail pour venir m'en occuper. Je... euh te donnerai la facture. » avait elle meuglé sur un ton d'incompréhension et tentant d'apaiser la situation. Elle qui était dans cet établissement depuis 6H00 du matin avait à présent le droit de partir, après la visite de son dernier patient qu'était Duncan elle savait que sa journée était finie.

DUNCAN « Merci pour mon pansement Winnie, je vais en faire des jaloux dehors... Je... Je vais rentrer j'ai de la route à faire. » Elle réprimanda un petit sourire au pansement Winnie, alors qu'il lui avouait qu'il avait de la route à faire, elle voulut lui proposer de faire le chemin avec lui, mais persuadée qu'il était venu en voiture elle ne voyait pas comment le ramener à moins que de tracter sa voiture ou sa moto. Panamee vêtue de sa blouse de docteur où l'écriteau chirurgienne en neurologie était inscrit depuis déjà plus de six mois, elle jeta un œil à Duncan qui partit alors en direction de la porte, l'ouvrant même et disparaissant derrière. Elle resta assise sur son siège et plongea sa main dans son visage en un profond soupir, puis redressant tout d'un coup sa tête aux cheveux ébouriffés elle écarquilla les yeux et se parla à elle même.

PANAMEE « Mais qu'est ce que je suis entrain de faire ! », elle se leva rapidement de son fauteuil, ouvrant la porte de l'ancienne chambre de Duncan, elle commença à le chercher des yeux dans l'immense salle des blessés légers. Par manque de chance, elle ne le voyait pas malgré l'intention frappante de vouloir le trouver, elle regarda un instant un homme lui ressemblant et s'avançant vers lui, elle se rendit compte que celui qu'elle recherchait avait une carrure beaucoup mieux dessiné. Panamee passa sa main sur sa tête comme ci un mal de crâne venait d'atterrir dans ses neurones, elle avançait à grands pas vers la sortie en bousculant même cette infirmière sans y faire attention et sans s'excuser, elle sortit de l'hôpital et chercha du regard son ami. Le voyant à une cinquantaine de mètres de là, elle se mit à lui courir après avec ses ballerines de travail usées, il avançait beaucoup trop vite pour ses jambes qui n'en pouvaient plus de courir après une journée telle qu'elle. C'est alors que s'arrêtant à une dizaine de mètres de la silhouette qui s'avançait en direction du quartier de Ocean Grove à pied, elle fronçait les sourcils venant de comprendre le sens de la 'route à faire', et commença à s'écrier en pleine rue. « DUNCAN THOOOOMMMAAAASS !! » avait elle hurlé en faisant retourner un couple sur le trottoir d'en face, la prenant pour une tarée et ayant même réussi à faire arrêter une voiture choquée de cet hurlement qu'elle venait de faire. Elle le vit alors se retourner et avec un petit sourire en coin, elle le contempla du fond de ses yeux il marchait les mains dans les poches, et se secouant doucement comme une gamine de cinq ans de gauche à droite, les mains elle aussi dans sa blouse, elle lui répondit d'une petite voix. « C'est que j'ai fini de travailler... Je ne veux pas rentrer chez moi, Duncan. », elle marqua une petite pause tandis que ses cheveux virevoltaient dans les airs sous la brise légère qui les séparait, elle haussa les épaules et dans un souffle répétait les mêmes mots de ce jour si charnel avec un sourire. « Je peux rester avec toi cette nuit ? » Tout venait alors d'être dit sur qui elle était pour lui.
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Le diagnostic d'un patient totalement perdu | Duncan Vide
Message(#) Sujet: Re: Le diagnostic d'un patient totalement perdu | Duncan Le diagnostic d'un patient totalement perdu | Duncan EmptyJeu 5 Nov 2009 - 16:43

Duncan n'avait pas été dérangé par le rire de la demoiselle, il aimait l'entendre rire et au moins il préférait ça a ce qu'elle le prenne pour un dingue et qu'elle n'apprécie pas son histoire.
Duncan en avait des histoires comme ça, des plus marrantes et des moins marrantes, c'était sa vie, des hauts des bas, pas mal de bas, pas mal de sales histoires et voilà c'était lui quoi il aimait les embrouilles les doses d'adrénalines que ça lui provoquaient, c'était pour ça qu'il se battait, l'adrénaline était toujours présente lors de ses combats... Un vrai coq!

Les trois mousquetaires étaient tous différents à leurs manières mais différents, chacun avait surement un bon côté et un point positif et ce que Duncan ne supportait pas c'était lorsqu'on le comparait à l'un d'entre eux, surtout lorsque c'était des comparaisons négatives. Mais bon là on n'y est pas lol!
Duncan avait de la nostalgie oui, ils s'étaient tous jurés de ne jamais se séparer, d'être toujours soudés mais la vie et les rêves des enfants sont souvent brisés une fois l'adolescence qui passe, les adultes ou même parfois les enfants grandissant à une allure différente font qu'ils finissent par se séparer, les vieilles amitiés qui durent depuis petits sont rares, mais malgré la nostalgie il sait qu'il a son ami Esteban même si les deux jeunes hommes ont des différences de points de vue, ils sont encore joints, malgré que Neal c'est décroché... A vouloir vivre autre chose, mais qui sait un jour Duncan ou même Esteban (mais ça ça m'étonnerait) fera de même...
Il était pendu à son histoire, il regarda alors Panamee et son regard de désolation, elle semblait essayer de capter l'histoire de la vivre par ses paroles c'était mignon, ahhhhh il trouvait tout de mignon avec elle c'était devenu un bisounours au travers du regard de Panamee.


« Je crois que tes oreilles n'ont pas changé de couleur depuis. »

Il posa ses mains sur ses oreilles, Panamee le tenait elle allait lui aggrandir, il avait toujours eu peur étant petit d'avoir les oreilles à Dumbo à cause qu'on lui tire tout le temps! Mais là elles n'étaient plus rouges depuis le temps si?

_Non dis pas n'importe quoi, plus personne n'ose me les tirer, à part toi, et tu vas le regretter!

Il la regarda fronçant des sourcils et lui tira la langue comme si il avait 10 ans, c'était bon de se laisser aller, un moment, un instant... Il sourit après, elle allait le regretter oui, il s'approcha alors d'elle et lui ébouriffa les cheveux, il avait retrouvé ses 10 ans avec elle -_-' la honte! Ou était le dur et le beau Duncan Thomas ???

Si seulement ces deux là arrivait à parler, il saurait alors peut être que ce que veux l'autre est peut être rapide mais qu'au moins ils iraient ou non dans la même direction, Panamee avait une peur d'autant plus réaliste elle n'était pas seule, elle avait Oliver son fils et c'était une grande responsabilité que pas tout les garçons prendraient, elle devait alors d'autant plus se méfier des hommes qu'elle ne voulait pas que son fils voit défiler des dizaines d'hommes différents, mais est ce que Duncan lui ferait ce dont elle a peur ??? S'occuperait il de Oliver comme si c'était le sien jusqu'à sa majorité ? Il est beaucoup trop tôt dans le changement de Duncan pour le savoir mais rien n'est jamais écris, la vie s'écrit au fils des jours...

Duncan allait donc fuir pas pour une raison qu'il avait l'habitude pour une fois mais pour une raison qui faisait qu'il était triste et touché, sa carapace pétait sous ses yeux sans qu'il puisse se replier sur lui même.


« Si tu ne veux pas d'infirmières et ni être hospitalisé ici, je peux toujours essayer de me débrouiller après mes horaires de travail pour venir m'en occuper. Je... euh te donnerai la facture. »

Il la regarda elle voulait venir le voir après le boulot ? C'était enfin ce qu'il voulait entendre, ou même il pouvait toujours passer la voir elle, Oliver n'était peut être pas en sécurité chez Duncan, surtout que là il devrait faire du rangement pur et dur!
Il la regarda alors tout de même touché par ses mots même si le mot 'Je suis une amie' restait dans sa tête à résonner encore et encore...


_Merci, mais... Je ne veux pas t'embêter fais comme bon te... semble.

Il ne la regardait plus trop faisant alors comme Panamee juste avant, évitant son regard...
C'est alors qu'il partit, disparaissant dans les couloirs, une larme coula le long de son visage, il toucha alors son oeil, il pleurait, il ne rêvait pas, il ne pleurait jamais, et elle avait fais couler ce mot... Il se mordit la lèvre et serra son poing... Il frappa alors dans un mur et forcement, il se blessa la main, il regarda autour de lui tout le monde le regardait, il se mit alors à partir à toute allure, sentant son coeur s'affoler, il courait vite et sortit de l'hôpital, il se mit alors à marcher à une vitesse impressionnante trop honteux de pleurer pour une fille, c'était alors ça la tristesse ? Les larmes, il en avait fais pleurer plus d'une mais aucune ne l'avait fais pleurer, jusqu'à aujourd'hui... Il était triste et haineux envers lui même, il avait sécher ses larmes et avait alors allumé une cigarette, il voulait se défouler, il marchait vite pour partir, partir rentrer chez lui s'enfermer et péter tout les murs de chez lui à coup de poings, son poing d'ailleurs qu'il avait fermé et frappé un mur de l'hôpital saignait légèrement mais rien de bien grave, il avait juste la couleur blanche des murs sur sa main, c'était design...

Duncan entendit alors un cri au loin, l'appelait on ? Mais qui ???
Il se retourna alors et surpris il vit son docteur, face à lui, pour lui là le temps s'arrêta les passants devant que des ombres il ne voyait qu'elle mais ne comprit pas pourquoi elle était là? Que lui voulait il ? Avait il oublié quelques choses ?
Il se rapprocha alors d'elle légèrement, attendant de voir ce qu'elle voulait lui faire ou dire...


« C'est que j'ai fini de travailler... Je ne veux pas rentrer chez moi, Duncan. » ... « Je peux rester avec toi cette nuit ? »

Il fut surpris de cela, sa phrase le surpris, elle ne voulait pas rentrer chez elle, et pourtant sa maison avait tout pour plaire, elle avait un chien, un enfant et un bon canapé, ça sentait le propre et pas le renfermer, lui rêverait d'avoir une maison qui ne sent pas la mort à chaque pièce...
Il fronça les sourcils s'approchant un peu plus d'elle jusqu'à arriver en face d'elle, devant elle, sentant alors son souffle rapide qui venait de courir et se taper un sprint, son coeur battait il aussi vite que celui de Duncan ?
'Je peux rester avec toi cette nuit ?' Lui rappelait une impression de déjà vu, c'était à son tour de faire la même chose qu'il avait faite un soir passé ? S'inviter chez elle ? Elle lui rendait la pareille, il se mordit la lèvre et baissa les yeux, tirant alors sur sa cigarette et soufflant la fumée sur le côté pour ne pas l'enfumer...


_Et Oliver ?

Voilà ce qu'il avait trouvé à dire en premier, il pensait au fils de Panamee, il ne pensait plus par son entre jambe, enfin pas avec elle, du moins pour le moment... Il tira à nouveau sur sa clope et vit une image de chez lui, eurk... Il devrait vite appeler C'est du propre, il se racla la gorge et se lança en la regardant alors tendrement, car oui il voulait l'avoir pour ce soir avec lui.

_Tu sais, je... Ma maison ce n'est pas la tienne, je suis pas un homme au foyer, mon coloc est partit, je suis seul à faire le ménage et faut dire... que... *se gratte la tête* je l'ai pas fais depuis des semaines.

Il la regarda alors l'air mal à l'aise, il annonçait qu'il était sale la honte -_-' en plus de pleurer il annonçait à une fille que sa propreté était à désirer...

_Mais... *long silence* Je veux bien être avec toi euh... cette nuit.
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Le diagnostic d'un patient totalement perdu | Duncan Vide
Message(#) Sujet: Re: Le diagnostic d'un patient totalement perdu | Duncan Le diagnostic d'un patient totalement perdu | Duncan EmptyJeu 5 Nov 2009 - 17:40

Elle venait de se moquer fortement de lui en montrant ses oreilles rougies par le contact de ses doigts, elle l'imaginait du haut de ces dix ans avec une petite coupe brune mi longue et de petits yeux plissés déjà à cet âge là, habillé dans l'époque de son âge et à chiper les bonbons du commerçant. Un vilain petit garnement – mais qui plaisait tant à cette dernière – elle l'imaginait avec des petites bottes comme aux années 60, il devait certainement avoir des trous dans ses vêtements à force de faire l'abruti avec ces amis, mais c'était ce qui prouvait qu'il croquait à cet époque la vie à pleine dents. Elle ne pouvait plus dire ça désormais qu'elle l'avait vu dans cet état si moche et si lamentable, et pourtant, de ces fins yeux imaginatifs elle l'imaginait encore entrain de courir avec son sachet de bonbons en main, en perdant quelques uns en route avant de se faire prendre.

DUNCAN « Non dis pas n'importe quoi, plus personne n'ose me les tirer, à part toi, et tu vas le regretter ! », avait il clamé en lui tirant violemment la langue, elle qui en fut plus que surprise de le voir soudainement si enfantin ne put réprimander qu'un sourire, elle le voyait froncer les sourcils sous la provocation qu'elle venait de lui faire et d'un côté elle savait que ce n'était pas méchant. Approchant une de ces mains en direction de Panamee, il commença à ébouriffer ses cheveux dans tous les sens elle qui les avait accroché par mesure d'hygiène ressemblait maintenant à une vieille sorcière d'Halloween. Elle fronça un instant les sourcils en voulant plaquer sa tignasse sur son crane alors que ses mèches se levaient et s'éparpiller dans tous les sens, elle ne se recoiffa cependant pas préférant voir cet air sir coquin et enfantin dans les yeux de Duncan. Elle ne répondit pas à son attaque mais se jurant intérieurement de se venger un jour, elle haussa les sourcils et resta avec sa tête du matin devant lui, un fin sourire au coin des lèvres avant que l'atmosphère se refroidisse.

Elle savait qu'elle avait déconné. Fortement d'ailleurs. Ses yeux s'étaient abaissés vers le sol comme lorsque son chien semblait faire une bêtise, elle ne savait plus comment réparer sa connerie hormis le fait de lui avouer réellement ce qu'elle ressentait pour lui. Mais de nombreuses choses lui disaient de faire le contraire, tout d'abord elle eut l'image de son fils dans son cerveau elle qui n'avait que très peu d'amis avec qui elle s'entendait parfaitement, avait toujours réussi à garder cette distance pour faire comprendre à son enfant qu'il n'était rien d'autre qu'un ami. Mais bizarrement, elle savait que Duncan ne pouvait pas se permettre d'être ce simple copain qui lui donne un repas cuisiné comme Scott Mathews, ou alors être celui qui passe des soirées devant les feux de l'amour sans n'avoir un seul regard qui lui, ne serait pas uniquement d'amitié. Mais ne voulant quelque part le perdre, elle avait demandé tout bêtement à être son 'infirmière' durant sa période de guérison, et sans le moindre sous entendus et peut être encore blessé par ce qu'elle venait de dire, il avait parlé avec une forme d'indifférence qui toucha profondément son cœur.

DUNCAN « Merci, mais... Je ne veux pas t'embêter fais comme bon te... semble. », il s'en fichait. Royalement. Elle aurait voulu le baffer dans d'autres circonstances et peut être d'autres lieux, mais elle comprit rapidement que si il lui avait répondit de ce ton monotone, c'était uniquement de sa faute. Et ses yeux s'étaient soudainement assombris, plus rien n'osait sortir de sa bouche, elle préférait autant le voir disparaître comme il le faisait si bien plutôt que de lui répéter une nouvelle bourde.

Son regard ne croisait plus le sien et son sourire de gamin venait de disparaître derrière une tonne de carapace, tandis qu'il mettait son manteau avec calme elle restait assise à le regarder en cherchant ses mots qui ne venaient pas, qui ne venaient plus. Puis, disparaissant dans les couloirs – où elle ne vit évidemment pas l'acte de son poing contre le mur blanc de l'hôpital et encore moins ses larmes – elle avait plongé ses dix doigts en recouvrant son visage dans un souffle, elle ne chialait pas mais ne comprenait pas. Panamee réfléchissait à toute cette conversation ainsi que tous ces flash backs de sourires et de rires si bien avec Oliver qu'avec lui, elle eu comme un tilt à propos de son voisin en s'apprenant elle même à quel point il était important. Levant la tête, il avait disparu de la pièce pour rejoindre les couloirs de l'établissement, elle se redressa rapidement de son siège et claqua la porte derrière elle, le cherchant désespérément des yeux. Elle crut d'ailleurs le voir à plusieurs reprises, où même voir une illumination de sa silhouette, mais il était bel et bien parti de l'hôpital.

Soupirant, elle avait bousculé cette vieille infirmière rugissant contre la docteur qui leva la main en signe de désolé avant de continuer de marcher à une vitesse effarante en direction de la sortie de l'hôpital. Elle séjourna devant le pas de la porte des urgences en le scrutant de le regard, mais voyant que son espoir n'était plus avec elle, Panamee continuait d'avancer à l'aveuglette jusqu'à apercevoir une ombre au loin. Pas de doutes, c'était Duncan et elle se mit à courir en sa direction ses mains volants dans les airs et froides, elle les enfouit dans sa blouse en se précipitant avant de voir l'allure trop pressé du jeune homme qui s'enfuyait. Elle s'arrêta alors et commença à hurler dans toute l'avenue le prénom et le nom du jeune homme qui mit un certain temps avant de se retourner, évidemment que c'était lui qu'elle appelait, et comme une petite enfant timide qui se secouait de gauche à droite, lui avait demandé sa compagnie pour le reste de la journée. Les rôles s'inversaient totalement puisque Panamee était essoufflée d'avoir dû se taper un sprint jusqu'à son ami, elle avait d'ailleurs du mal à parler et à respirer bien qu'elle ne fumait pas ou rarement. Puis elle avait sorti ces phrases comme par magie pour lui faire rappeler en quelque sorte ce jour là où aucun de leurs soucis les avaient mené à s'éviter comme ils le faisaient désormais. Une cigarette à la main où il évitait de cracher la fumée dans sa figure, il tira une nouvelle fois sur sa clope et se mordilla la lèvre en baissant le visage, là où la jeune mère n'arrivait pas à interprêter ce geste.

DUNCAN « Et Oliver ? » avait il répondu tout d'un coup. Elle afficha un faible sourire en repensant à son fils – c'était étrange – qu'il s'inquiète tout d'un coup du sort de son enfant avant toute chose, elle avait comme chaud au cœur de voir qu'il se préoccupait même du sort de son bambin si jamais elle ne le gardait pas. Panamee avait un baby sitter attitré à Ocean Grove et de nombreuses amies acceptant de garder le bambin et en qui elle était certaine de pouvoir compter, même si elle se sentirait obligée d'appeler toutes les heures pour avoir ne serait ce qu'un souffle de son petit garçon. Elle pencha alors la tête, ses cheveux s'étant détachés de la pince qu'elle avait accroché au début de la journée et ébouriffés par la secousse qu'avait fait Duncan, elle les laissa au grès du vent en regardant le jeune homme la tête toujours baissée.

PANAMEE « Où crois tu qu'il est en ce moment ? » l'avait elle interrogé avec un fin sourire aux lèvres, elle ferma un instant les yeux sous la fraîcheur du vent qui vint la percuter et les rouvrit encore une fois pour le regarder. « Et puis, je peux toujours venir le récupérer après. »

Il finit enfin par la contempler de ce regard tendre comme il avait sans cesse l'intention de le regarder avant que l'un des deux foire tout, et elle en fit de même le fixant de ses pupilles avec affection puis attendant une réponse de sa part, elle vit le couple du trottoir d'en face regardant cette mère esseulée.

DUNCAN « Tu sais, je... Ma maison ce n'est pas la tienne, je suis pas un homme au foyer, mon coloc est partit, je suis seul à faire le ménage et faut dire... que... *se gratte la tête* je l'ai pas fais depuis des semaines. » Il était mal à l'aise et ça se voyait, et n'ayant aucun dégout ou alors n'imaginant peut être pas l'état de sa demeure, elle ria une nouvelle fois et entrouvrit la bouche comme pour lui avouer quelque chose.

PANAMEE « Je suis de nature maniaque. » s'était elle dénoncée aussi honteuse que lui et sa bordélique maison. Elle était trop préoccupée par les petites taches de ces nappes ou les bavures que devaient faire de temps à autre son chien sur le tapis du salon. Panamee ne sentait pas en lui une honte de ne pas avoir fait le ménage, et la tête penchée sur le côté, ses cheveux virevoltants au vent elle avait un teint pale de tous les jours et des prunelles soudainement illuminées. « Je peux toujours venir avec mon balai même si je ne te promet rien. Je suis une vraie fée du logis paraît il. »

DUNCAN « Mais... *long silence* Je veux bien être avec toi euh... cette nuit. » Elle lâcha un profond soupir de satisfaction et ses yeux s'étaient immédiatement fermés pour savoir la réponse de son voisin qui lui alla droit au cœur, bien que bégayant un peu, elle avait eu ce qu'elle attendait. Restant dans un silence où elle préférait ne rien dire d'autre que de le remercier en le regardant droit dans les yeux, elle exprima son contentement par ce petit sourire de dents alignées, son nez rafraîchie par l'hiver qui s'annonçait sur Miami.
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