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 Certaines personnes ne changerons jamais | ft.Gabriel McAllister

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Message(#) Sujet: Certaines personnes ne changerons jamais | ft.Gabriel McAllister Certaines personnes ne changerons jamais | ft.Gabriel McAllister EmptyVen 27 Nov 2009 - 19:45


    30 Novembre 2009 - ROOM 334
    Esteban Carson and Gabriel McAllister

    «Un homme de 25 ans avait été transporté d’urgence à l’hôpital suite à des appels de voisins qui avaient cru entendre plusieurs coups de feu. Ils ne s’étaient pas trompés et c’était en partie à leur inquiétude que Scott Matthews avait été arrêté par les policiers pour tentative de meurtre. [...] N.Provencher, OGNewspaper»

    Esteban Carson pouvait se considérer chanceux de l’intervention de Caleb Varnham. Sans celui-ci, Carson aurait été découvert dans son lit, baignant dans son propre champ. Assassiné. Mais le destin avait, cette fois-ci, décidé d’être clément. Voilà quelques jours, Esteban Carson avait été entouré de médecins vaillant à stabilisé son état et à lui faire des transfusions de sang. La balle avait été retiré et la blessure pansée. Esteban avait été extrêmement chanceux que celle-ci n’atteigne aucun de ses organes internes. Mais ils étaient unanime pour dire qu’il avait faillit y passé. Plus de 4 jours s’étaient passés avant qu’Esteban ne daigner ouvrir les yeux ou gémir de douleur. Ça c’était passé en plein milieu de la nuit, et les infirmières avait du réveiller le médecin pour lui administrer la morphine nécessaire pour son état. On lui avait finalement fourni les banalités d’usage, le médecin se présenta en lui expliquant où il se trouvait. Esteban était complètement surpris de s’en être sorti. Il était effrayé de ne savoir ce qui était finalement arrivé à Scott, la première chose qu’il voulait faire s’était de contacter le service de la police pour leur annoncer qu’il ne porterait aucune charge contre lui… que c’était un accident. Rapidement, tout ce qu’on lui avait répondu s’était de se reposer. Personne ne l’avait pris au sérieux, tous les éléments démontraient que ce n’était en rien un accident. Le médecin communiqua avec le sénateur Gabriel McAllister pour lui en informer qu’Esteban Carson était finalement réveillé et pour lui donner les heures de visites.

    Esteban s’était rendormi malgré la crainte que l’arrestation de Scott pouvait lui créer. Si Scott avait des charges contre lui, il était évident qu’ils pouvaient tout aussi bien l’arrêter pour viol. Toute cette histoire de viol était fausse. Mais il n’avait bien sur, personne pour le croire. Après quelques heures, Esteban fut réveillé alors qu’il sentir des présences près de lui qui discutaient de son état. Il sembla que pour le moment, on ne craignait plus pour son état et que d’ici quelques jours il pourrait sortir de l’hôpital. À la condition bien sur qu’il reste tranquille d’ici là. Un silence s’installa, silence auquel Esteban profita pour ouvrir difficilement les yeux. Après quelques clignements de yeux, afin de s’habituer à la lumière ambiante, Esteban jeta un coup d’œil autour de lui pour se sentir presque soulagé de voir son ami Gabriel à ses cotés.


      -Bon… matin! Lança-t-il avant de se mettre à tousser douloureusement.


    Il lui fallait bien essayer d’orienter la situation vers quelque chose de comique. Ça restait son moyen pour lui de ne pas être sérieux. Le danger était évanoui non? Pour le moment, il pouvait croire qu’il allait bien? Non?

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Message(#) Sujet: Re: Certaines personnes ne changerons jamais | ft.Gabriel McAllister Certaines personnes ne changerons jamais | ft.Gabriel McAllister EmptySam 28 Nov 2009 - 15:27

Ces quatre derniers jours avaient sans doute été parmi les plus longs que Gabriel ai connu. Il avait été contacté directement sur son numéro de téléphone personnel par l'hôpital, alors qu'il était en pleine réunion. Trois éléments avait été suffisants pour qu'il quitte aussitôt ses collaborateurs en laissant Billy gérer la situation toute seule : Esteban, tentative de meurtre, en réanimation.

Quatre jours durant lesquels il était resté au chevet de son ami, blessé, inconscient. Puis contraint par les obligations de politicien, il avait reprit le cours de sa vie le jour même où de nouveau, l'hôpital l'informait du réveil d'Esteban et des heures de visites. Gabriel se foutait bien des heures de visites. Si Esteban s'était réveillé, il voulait le voir, il devait le voir. S'arracher à cette vision de lui étendu dans des draps blanc, arborant une insupportable expression neutre. Le neutre convenait si mal au jeune Carson. Il n'était pas le tiède, il était le chaud au contact duquel tous, à part Gabriel, semblaient finir par se brûler. Trop insouciant, trop impulsif, trop séducteur...Pas de demi mesure, toujours trop.

Pourtant c'est endormit qu'il le trouva une fois de plus, lorsqu'il pénétra dans sa chambre après avoir filé à l'hôpital directement après le coup de téléphone du médecin. Le politicien laissa échapper un léger soupir déçu avant d'approcher la chaise qu'il avait si souvent occupé ces quatre derniers jours, du lit. Une fois assit, il couva silencieusement Esteban du regard. Sa respiration régulière lui donnait un air paisible, contrastant avec les marques d'étranglement entourant encore son cou. « Et s'il ne se réveillait pas ? » se surprit à penser Gabriel de manière incohérente. Il avait été si inquiet. Le désarroi, l'impuissance et la peur de perdre un être cher. Bien plus qu'un ami. Cette situation était nouvelle pour lui et il n'avait aucune idée de comment la gérer.
Ses yeux azur rivés sur les paupières closes d'Esteban, comme dans l'espoir de le réveiller par la pensée, le sénateur laissa le silence envahir la pièce. Puis comme profitant de cet instant de suspend, son ami s'éveilla, enfin.

«  Bon… matin! » Lança t-il presque enjoué, lorsqu'il aperçut Gabriel à ses côtés. Ce dernier, malgré le contexte, en ressentit un infini soulagement. Entendre Esteban, sa voix, son ton désinvolte. Cette seule interaction était bien plus rassurante à ses yeux, que les « Tout ira bien » des médecins.

« Hey » fit-il doucement en s'avançant sur sa chaise comme un gamin impatient, « la belle au bois dormant se réveil enfin ? J'ai pourtant pas croisé le prince charmant. Oh et...on est plutôt l'après-midi que le matin là, en fait. » poursuivit-il sur le même ton léger.

Gabriel avait toujours été naturellement doté d'empathie, particulièrement vis à vis d'Esteban. De plus, il le connaissait bien. Suffisamment pour l'accepter avec sa myriade de défauts. Suffisamment pour être à l'heure actuelle, le seul à voir du beau en lui. Et en ce moment, il le connaissait suffisamment pour discerner le masque derrière son air frivole. Il posa ses prunelles claires sur celles de son ami, en lui adressant un petit sourire amical.

« Alors dis moi, comment tu te sens ? » La question concernait autant son état physique que moral. Surtout moral en fait, vu que les médecins lui avait d'hors et déjà dressé un bilan positif sur sa santé. De ce qu'il en savait, son ami avait été agressé chez lui, dans sa propre chambre. Et il n'y avait pas besoin d'être psy pour savoir qu'il en gardait forcement un traumatisme.
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Message(#) Sujet: Re: Certaines personnes ne changerons jamais | ft.Gabriel McAllister Certaines personnes ne changerons jamais | ft.Gabriel McAllister EmptyDim 29 Nov 2009 - 4:25



    Esteban posa ses yeux sur Gabriel qui semblait heureux qu’il se réveille. En quelques secondes, Esteban réalisa qu’il avait dût être mort d’inquiétude. Lui-même avait imaginé ne pas s’en sortir après tout ce qui lui était arrivé chez lui. Un faible sourire s’installa sur ses lèvres, malgré son teint pâle. Il appréciait que Gabriel rigole en l’appelant la belle au bois dormant. Esteban n’appréciait pas d’être sérieux… surtout lorsque ça le concernait. Justement, étendu dans se lit aux draps blancs, Esteban était déjà mal à l’aise d’être traité comme un patient. Il n’avait aucune idée depuis combien de temps il était à cet endroit, mais il était capable de réaliser que plusieurs jours étaient passés puisqu’une barbe de quelques jours était apparue. Supportant le regard de son ami, Esteban détourna cependant les yeux alors qu’il lui demanda comment il se sentait.

    Il se sentait mal. Définitivement. Malgré que Caleb aille presque approuver la réaction de Scott face à lui, il n’arrivait pas à comprendre. Toute cette situation était complètement injuste puisque malgré tout ce qu’il pouvait dire... il n’avait aucun autre choix que de ne porter aucune accusation contre Scott. Esteban trouvait tout ça frustrant sans compter que Scott parlait de lui comme d’un violeur. Qu’est-ce que ça lui apportait réellement de forcer les gens à coucher avec lui s’il y arrivait très facilement sans rien utiliser? Il avait beau chercher, il n’arrivait pas à comprendre. Mais maintenant, qu’allait-il lui arriver lorsque Scott serait libéré? Allait-il revenir le voir pour finir ce qu’il avait commencé? Ou il allait se heurter à l’ex petit copain de celui-ci? Peut-être que Scott n’était le premier et que la suite des jours à venir serait le commencement des gens qui feraient la file pour régler leurs comptes avec lui. Esteban resta silencieux un moment alors qu’il s’angoissait avec toutes ses pensées. Il aurait aimé dire que tout allait bien. Qu’il n’avait pas à s’inquiété et le questionner sur comment avait été sa journée. Mais rien n’était aussi facile. Avec Gabriel, il pouvait mentir autant qu’il le voulait... il réussissait toujours à savoir quand il mentait. Les machines autour de lui, calculant son rythme cardiaque l’empêchait aussi d’une autre manière de mentir. La pression s’était rapidement élevée à la question du sénateur et les chiffres montaient rapidement sur le tableau. Esteban se retourna sur le coté, ayant oublié l’espace d’une seconde sa blessure et grimaça alors qu’il avait essayé de bouger. Quel idiot vraiment. En plus de ne pouvoir mentir, il ne pouvait fuir les questions. Il était dans une situation très inconfortable et désagréable pour le jeune Carson.


      -Étonné d’être encore en vie… ça compte comme réponse..?


    Une réponse vague comme il savait le faire, Esteban n’osait pas confier ses craintes après cette histoire. Il craignait effectivement que Gabriel lui ressorte le même discours que lui avait sorti Caleb avant de prendre son temps pour arrêter son agresseur. Il ne pouvait pas lui en vouloir au fond, enfin… n’est-ce pas? La gorge serrée, Esteban regarda de nouveau Gabriel en tentant un faux sourire.


      -Mais sinon…tout vas bien.





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Message(#) Sujet: Re: Certaines personnes ne changerons jamais | ft.Gabriel McAllister Certaines personnes ne changerons jamais | ft.Gabriel McAllister EmptyJeu 3 Déc 2009 - 23:51

Plutôt que de répondre à sa question, Esteban demeurait silencieux, le regard fuyant, apparemment plongé dans ses pensées. Un spectacle bien surprenant pour Gabriel qui, comme souvent lorsqu'il était face à une situation inattendue, inclina légèrement la tête sur le côté. Il n'avait pas l'habitude de voir Esteban, son désinvolte et intouchable Esteban, dans l'embarras. Le petit manège perdura encore quelques instants, son ami, en plus de fuir son regard, tenta de se tourner malgré sa blessure bien trop récente pour ce genre de manœuvre. Le jeune sénateur leva les yeux vers les machines calculant le rythme cardiaque de son ami, derniers témoins de son malaise déjà si évident. Il allait lever la main pour la déposer doucement sur l'épaule de son ami dans l'espoir d'apaiser son angoisse, d'arrêter le massacre, mais ce dernier lui répondit enfin.

-Étonné d’être encore en vie… ça compte comme réponse..?

Gabriel aurait voulu baisser les yeux à ce moment là, pour ne pas qu'Esteban puisse y lire son trouble. Mais il n'en fit rien, persuadé que le jeune Carson avait besoin de quelqu'un capable de le soutenir, et pas de s'apitoyer sur son sort à ses côtés. Baisser le regard, revenait à fuir les faits, à refuser de croire que son ami avait réellement craint pour sa vie, que ce qu'il avait vécu n'était ni plus ni moins qu'une tentative de meurtre. Et surtout en ce qui concerne Esteban, d'accepter que finalement, il n'était pas si intouchable.

-Mais sinon…tout vas bien. Assura t-il finalement en souriant, alors que chaque mot semblait difficilement relâché, comme noué dans sa gorge.

Une attitude aussi contradictoire avait quelque chose de révoltant, et Gabriel tiqua immédiatement. « Tout va bien ?! » répéta t-il, mi incrédule mi irrité. « Tu t'es fait tirer dessus, étrangler, tu es resté inconscient quatre jours, mais tout va bien ?? » Son agacement prenant le dessus, il haussait le ton sans s'en rendre compte et se leva brutalement de sa chaise pour faire quelques pas dans la chambre.

Il était déçu. Pas par Esteban à proprement parler. Vu la morale toute discutable dont il avait toujours fait preuve, il était évident que le sénateur l'avait accepté tel qu'il était, avec le bon comme le mauvais. Non, il était déçu que son ami se braque, qu'il refuse de s'ouvrir à lui. Que craignait-il ? Que Gabriel le juge ? Qu'il puisse percer à jour ses faiblesses ? Oh bien sûr il n'y avait pas meilleure défense que de tout garder pour lui. Au moins était-il sûr que Gabriel ne lui ferait pas plus de mal qu'il n'en avait déjà subit. Mais franchement, Esteban avait-il si peu confiance pour oser croire ne serait-ce qu'un instant, qu'il pourrait lui faire du mal ? Après ce qu'ils avaient déjà traversé, c'était un constat blessant.

Il s'arrêta près de la fenêtre, faisant mine d'égarer son attention au dehors.
« Je me suis fait un sang d'encre Este... » avoua t-il, et de son ton transpirait un émoi douloureux qu'il ne parvenait pas à cacher entièrement. « Je suis resté à ton chevet ses quatre derniers jours alors que les médecins faisaient de leur mieux pour te stabiliser, alors qu'ils m'expliquaient quelle chance tu avais eu de t'en sortir. J'ai vraiment cru te perdre et... » Il laissa sa phrase en suspend un court instant puis revint à côté Esteban et posa sur lui un regard ferme, mais dénué d'animosité. « Je sais que c'est plus facile pour toi d'être le connard opportuniste dont tout le monde se fout, mais tu ne l'es pas à mes yeux. » Face à face, les yeux dans les yeux, pour Gabriel ça voulait « je t'aime » au sens amical bien sûr. Et il espérait que son grand blessé d'ami le comprendrait ainsi. Ce n'était peut-être pas la manière la plus tendre de dire les choses, mais malgré sa tendance à être très direct, Gabriel n'en gardait pas moins une certaine pudeur vis à vis des sentiments.

« Alors je ne te demande pas de me remercier pour être resté comme un con au chevet d'un mec qui va très bien, mais un peu de franchise serait de bon ton. » conclut-il, impavide, avant de reprendre place sur sa chaise.
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Message(#) Sujet: Re: Certaines personnes ne changerons jamais | ft.Gabriel McAllister Certaines personnes ne changerons jamais | ft.Gabriel McAllister EmptyVen 4 Déc 2009 - 20:15



    « Tout va bien ?! Tu t'es fait tirer dessus, étrangler, tu es resté inconscient quatre jours, mais tout va bien ?? » Alors que Gabriel se relevait brusquement de sa chaise, Esteban avait finalement baissé les yeux. Il savait bien que fuir la situation n’amènerait absolument à rien mais il était difficile pour lui de s’ouvrir. Il détestait affirmer ses sentiments. Il en avait certes, mais il était bien mieux selon lui de les garder pour soi que de les dire tout haut. Les dires venaient à concrétiser les choses et à vaincre les barrières qu’il hérissait devant lui. Esteban soupira alors qu’il cherchait les mots pour se reprendre. Bien évidemment, il aurait sans doute réagit de la même manière si la situation s’était inversée. Les paroles de Gabriel lui revirent assez rapidement en tête alors qu’il faisait malgré lui un bilan des récents événements. Était-il réellement sérieux alors qu’il disait qu’il avait été inconscient pendant quatre jours? Il n’avait pas de raisons de mentir sur ce détail. Esteban ne put s’empêcher de se demander qui l’avait appris…et combien avaient été inquiets pour lui? Combien au contraire avaient accepté la nouvelle avec un sourire et leur éternelle phrase : « Il l’avait bien mérité» ?

    « Je me suis fait un sang d'encre Este... Je suis resté à ton chevet ses quatre derniers jours alors que les médecins faisaient de leur mieux pour te stabiliser, alors qu'ils m'expliquaient quelle chance tu avais eu de t'en sortir. J'ai vraiment cru te perdre et... » Esteban restait silencieux alors qu’il avait d’abord jeté un coup d’œil vers Gabriel puis avait fermé les yeux un instant. Il n’était pas doué dans se genre de situation, et être confronté à quelqu’un qui s’inquiétait vraiment pour lui… le déroutait complètement. Et ça le rendait mal à l’aise. Alors que Gabriel venait de s’approcher de lui et qu’il ne pouvait s’empêcher de le suivre des yeux, Esteban se gratta la tête cherchant à calmer ses angoisses et à faire face à son ami. « Je sais que c'est plus facile pour toi d'être le connard opportuniste dont tout le monde se fout, mais tu ne l'es pas à mes yeux. » Démuni de cette manière, Esteban ne voyait rien à redire que de supporter ce qui devait être la réalité. Certes, Gabriel pouvait clamer qu’il connaissait bien Esteban et savait voir plus loin qu’il ne le montrait… mais il devait bien être le seul. Même Duncan, celui qu’Esteban avait à force vu comme un meilleur ami … l’avait laissé tomber. « Alors je ne te demande pas de me remercier pour être resté comme un con au chevet d'un mec qui va très bien, mais un peu de franchise serait de bon ton. » Un faible sourire se dessina sur ses lèvres alors qu’Esteban continuait de soutenir le regard de Gabriel. Décidément, sans s’en rendre compte qu’il avait de la chance de pouvoir réellement le considérer comme un de ses amis.


      -La dernière fois que je me suis senti aussi bien... ça doit être il y a 15 ans. Lança-t-il en rompant le silence.


    Il n’avait trouvé aucune autre manière d’exprimer se qu’il ressentait que par l’ironie du moment. Gabriel savait à quoi il faisait référence mais pour le coup il n’en ressentait sans doute pas l’envie de sourire. Esteban essayait de dédramatiser les événements, bien qu’il ait conscience que rien dans tout ça ne devait être pris à la légère. La gorge toujours noué, Esteban n’avait pas le courage de lui demander combien de visites avait il reçu. La réponse lui était évidente, mais il ne se sentait pas prêt à l’apprendre.


      -J’ai vraiment cru qu’on allait me laisser là. Alors que Scott braquait l’arme sur moi et que Caleb est arrivé… j’me suis dit… voilà j’ai une chance de m’en sortir. Et voilà que Scott a déblatéré que je l’avais drogué et tout. Puis j’ai vu Caleb. Il avait sérieusement l’air de vouloir le laisser me tuer, puis quand j’ai reçu la première balle j’ai commencé à me dire que c’était mieux comme ça. Tu sais ce qui est le pire? C’est quand Scott a voulu finir le boulot en m’étranglant. Je ne me suis pas défendu, pas une fois j’ai essayé d’empoigner ses bras pour lui faire lâcher prise. Il s’arrêta un instant, toussotant légèrement. Je sais en plus que je suis plus fort que lui, mais ce n’était pas que la douleur… Je me reposais sur deux certitudes. Sois je mourrais, sois Caleb me sauvait. Et je dois avouer que je comptais beaucoup plus sur la première certitude.


    Esteban s’était arrêter brusquement d’énoncer comment il avait vu la scène qui s’était dérouler chez lui. Des flashs lui revenaient en tête et il ne trouvait aucun moyen de les faire disparaître que de se frotter nerveusement les yeux et la tête. Combien de jours est-ce que ses images lui reviendraient en tête?


      -Maintenant que je suis ici, il ne manquerait plus que ma mère débarque pour réelement finir le travail.

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Message(#) Sujet: Re: Certaines personnes ne changerons jamais | ft.Gabriel McAllister Certaines personnes ne changerons jamais | ft.Gabriel McAllister EmptyMar 8 Déc 2009 - 3:58

L'ambiance dans la chambre d'hôpital semblait s'étirer, comme en suspend. Le sénateur dans l'attente d'un retour de la part d'Esteban, et ce dernier un faible sourire aux lèvres, confronté à cette attente. Son ami pouvait se taire et dans ce cas Gabriel n'avait plus qu'à quitter cette pièce et à le laisser aussi seul qu'il souhaitait l'être. Où il pouvait réagir, être franc, au moins sur son état. Il ne lui demandait pas de revivre la scène, mais il avait besoin d'être rassuré. Pas rassuré par un « Tout va bien » à la Carson qui voulait tout dire et son contraire. Non. Il savait pertinemment que ça n'allait pas. Mais savoir qu'Esteban avait conscience qu'il n'était pas seul et qu'il pouvait compter sur lui. Ça, ça le rassurerait au moins un peu. Quel que soit son choix, la balle était maintenant dans son camp.

-La dernière fois que je me suis senti aussi bien... ça doit être il y a 15 ans.

Cette déclaration qui pouvait paraître bien anodine ne brisa le silence qu'un infime instant. Laissant la place à une atmosphère plus sombre, plus dense, lourde de sens pour le jeune homme. Qu'Esteban évoque ce qui s'était passé il y a 15 ans... Quinze années durant lesquels ils avaient si soigneusement évité ce douloureux sujet. Gabriel sentit son cœur se serrer et ses lèvres se pincèrent dans une expression contrite. Il voulait de la franchise ? Il était servit. Le message ne pouvait pas être plus clair. Hélas, il ne pouvait pas non plus être pire. Une vague d'insupportable culpabilité l'étreignit insidieusement. La culpabilité de l'avoir mené à faire l'aveu de sa souffrance, de ne pas avoir été à la hauteur pour empêcher ça. Oh bien sur, il savait très bien qu'en aucun cas il n'aurait pu se trouver sur les lieux au bon moment, non. Mais il savait que ce jour arriverait. Il le savait mieux que quiconque et n'avait pas pu l'empêcher. Il n'avait pas su raisonner Esteban, l'avertir avec les mots justes. Il n'avait eu aucun impact sur sa lente autodestruction et l'avait regarder devenir l'artisan de sa propre chute. Répétant les mêmes erreurs inlassablement.

-J’ai vraiment cru qu’on allait me laisser là. Alors que Scott braquait l’arme sur moi et que Caleb est arrivé… j’me suis dit… voilà j’ai une chance de m’en sortir. Et voilà que Scott a déblatéré que je l’avais drogué et tout. Puis j’ai vu Caleb. Il avait sérieusement l’air de vouloir le laisser me tuer, puis quand j’ai reçu la première balle j’ai commencé à me dire que c’était mieux comme ça. Tu sais ce qui est le pire? C’est quand Scott a voulu finir le boulot en m’étranglant. Je ne me suis pas défendu, pas une fois j’ai essayé d’empoigner ses bras pour lui faire lâcher prise. Je sais en plus que je suis plus fort que lui, mais ce n’était pas que la douleur… Je me reposais sur deux certitudes. Sois je mourrais, sois Caleb me sauvait. Et je dois avouer que je comptais beaucoup plus sur la première certitude.

Chaque mot qui sortait de la bouche de son ami éveillait à la fois peine et colère. Une colère dirigée contre Scott. Bien des mots, plus colorés et inventifs les uns que les autres, lui venaient en tête pour qualifier ce bâtard de Matthews. Il avait réellement cru avoir droit de vie et de mort sur Esteban ? Ce lâche ? Incapable d'assumer comme un homme l'échec cuisant de son couple n'avait rien trouvé de mieux à faire que d'aller tuer le présumé fautif ? Se raidissant sur sa chaise, les mains de Gabriel posés sur ses genoux se crispèrent malgré lui. Ça n'était pas finit et ce type, aussi pathétique et inutile soit-il, mériterait l'attention de Gabriel dès qu'il poserait un pied hors de sa prison.
Il ravala tant bien que mal cette colère tandis qu'Esteban s'interrompait soudainement, en se frottant les yeux puis la tête, dans un geste évoquant une insondable détresse. Gabriel déposa une main sur son épaule, pour lui signifier qu'il était là, avec lui à l'hôpital et que tout cela était terminé.

-Maintenant que je suis ici, il ne manquerait plus que ma mère débarque pour réellement finir le travail.

« Et puis quoi encore ? » Gabriel s'était redressé sur sa chaise comme un automate. « Ni ta mère ni qui que ce soit d'autre ne franchira le seuil de cette chambre si tu ne le désire pas » Il avait répondu ça, comme ça, sans réfléchir. Il était quand même évident que si le sénateur de Floride voulait rendre inaccessible la chambre de son ami à tout éventuel indésirable, il n'avait qu'un ordre à donner. « D'ailleurs en parlant de ta mère. Je...comment dire... » Il passa nerveusement sa main sur sa nuque, ne sachant pas trop comment s'exprimer. « J'aimerais autant que tu emménage chez moi quand tu sortiras d'ici. Si tu veux bien sûr. » Bon sang, il était sûr que sa proposition devait gêner Esteban autant que lui avait du mal à la formuler. « Enfin, t'es pas obligé de me répondre maintenant, mais...ça me rassurerai et puis, t'auras qu'à repartir quand t'en aura marre de voir ma tête au quotidien. » Il esquissa un demi sourire embarrassé. Laisser son ami avec sa mère dans l'état où il était ne lui paraissait pas franchement envisageable. A moins de vouloir empirer les choses... Puis il se lécha les lèvres, en couvant Esteban du regard. Une autre question essentielle lui brûlait les lèvres mais il n'osait la formuler à haute voix. Son regard azuré se perdit au sol alors qu'il prenait la parole a mi-voix, dans un quasi murmure affligé.

« Este...Je comprends pas. » Il releva péniblement les yeux vers lui. « Pourquoi tu t'es pas défendu ? Pourquoi t'as même pas essayé ? » Il y avait une infinité d'émotions dans cette phrase : peine, incompréhension, culpabilité, révolte...
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Message(#) Sujet: Re: Certaines personnes ne changerons jamais | ft.Gabriel McAllister Certaines personnes ne changerons jamais | ft.Gabriel McAllister EmptyJeu 10 Déc 2009 - 2:03


    « Et puis quoi encore ? Ni ta mère ni qui que ce soit d'autre ne franchira le seuil de cette chambre si tu ne le désire pas. D'ailleurs en parlant de ta mère. Je...comment dire… » Esteban avait retenu son souffle, dans la peur que Gabriel lui annonce qu’elle s’était présentée à l’hôpital. Depuis sa majorité, Esteban s’était bien garder de la retirer de toutes les listes des personnes à contacter d’urgence. La présence de sa mère dans les parages aurait eu la mauvaise influence de le mettre hors de ses gonds. Et rien n’était vraiment bien pour l’état actuel d’Esteban que d’avoir envie de se relever de son lit pour claquer la porte à sa mère. Soulagé d’une certaine manière de sentir le support de Gabriel, Esteban n’en ressentait pas moins que la peur que lui aussi le regarde de la même manière que tous les autres. Il faisait toujours des conneries, mais pour la première fois… il n’avait en rien provoqué les choses et il ne pouvait rien faire pour le prouver. Tout ce qu’il pouvait faire c’était donner la satisfaction à Scott de s’en sortir sans inculpation tout en lui laissant une marque. Tout en sachant que Carson aurait réellement peur pour sa peau désormais. «J'aimerais autant que tu emménage chez moi quand tu sortiras d'ici. Si tu veux bien sûr. Enfin, t'es pas obligé de me répondre maintenant, mais...ça me rassurerai et puis, t'auras qu'à repartir quand t'en aura marre de voir ma tête au quotidien. » Étonné dans la proposition, Esteban semblait regarder Gabriel sans comprendre. Partageaient-ils les mêmes craintes? Il ne put s’empêcher de détourner la tête mal à l’aise. Est-ce que son ami d’enfance était entrain de lui sa protection…? Peut-être son support. Il était tout de même difficile pour Carson de comprendre cette proposition. Il n’Avait pas l’habitude qu’on lui propose de l’aider, malgré qu’il n’ait rarement l’habitude de se retrouver dans une situation semblable à celle-ci. Les derniers jours avaient étés très difficiles, au point où de plus en plus Esteban avait l’impression qu’il assistait à l’écroulement de son propre monde. Comme quoi, l’insouciant Esteban se heurtait douloureusement à son environnement. Muet, il n’arrivait pas à savoir quoi répondre à une telle proposition. Il venait de passés 4 jours à l’urgence sans avoir encore pris conscience de l’ampleur que ses derniers événements auraient dans sa vie.

    « Este...Je comprends pas. Pourquoi tu t'es pas défendu ? Pourquoi t'as même pas essayé ? » La gorge nouée, Esteban aurait voulu s’endormir immédiatement pour éviter le sujet avec Gabriel. D’un seul coup d’œil, il arrivait à savoir combien le fruit de ses erreurs pesait lourd sur celui-ci. Esteban avait toujours apprécié être le centre des situations, être sous les projecteurs… Mais il n’aimait pas qu’on s’inquiète pour lui… ou qu’on parle de lui tout simplement. Mais il comprenait que c’était bien la seule chose qu’il pouvait faire pour régler l’énorme dette qu’il accumulait face à Gabriel. Toujours présent pour lui, le supportant dans n’importe quelle situation… le laissant entrer dans son bureau le torse en sang par des bris de verre après s’être battu contre Neal. Ou encore, dans un plan idiot où tout finissait par un Carson avec les jointures foutues parce qu’il avait mit KO un type dans un bar. Jamais ils ne s’étaient réellement retrouver dans se genre de situations où on avait la vision d’un être plus humain. Plus sensible. Heureusement pour dieu, il n’y avait que Gab comme seul témoin. Ocean Grove, ne se serait pas remise d’une telle vision. De nouveau la pièce était plongée dans le silence. Il attendait après lui et même s’il savait pourquoi… Esteban n’arrivait pas à trouver les mots. Les mots lui paralysaient la gorge, il se mordit la langue au sang inconfortable. Mentir n’était pas la solution… mais peut-être aurait-été plus belle.


      -Parce que… il s’arrêta quelques secondes, tant les mots étaient douloureux, je voulais en finir. Je voulais… leur donner ce qu’ils… n’arrêtent pas de souhaiter.

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Message(#) Sujet: Re: Certaines personnes ne changerons jamais | ft.Gabriel McAllister Certaines personnes ne changerons jamais | ft.Gabriel McAllister EmptyLun 14 Déc 2009 - 20:13

Gabriel n'avait pas relevé le regard nappé d'incompréhension que son ami lui avait lancé quand il lui avait proposé de venir chez lui un moment. Il savait à quoi s'attendre. Avec Esteban tout était toujours compliqué. Étonnant quand on connaît le personnage n'est ce pas ? Et pourtant, s'il y avait bien une personne qui semblait mettre un point d'honneur à ne rien comprendre aux intentions du sénateur, c'était bien l'ami Carson. Ça faisait des années que Gabriel veillait sur son incorrigible personne, et lui trouvait encore le moyen d'être surprit quand il lui proposait son aide. La patience n'avait jamais été une vertu du jeune politicien, mais vis à vis Esteban, il se surprenait à faire preuve d'une dévotion insoupçonnée, au point de prendre sur lui comme il ne le pouvait avec nul autre.

Observant avec angoisse le duel intérieur qui se jouait en son vis-à-vis, il n'en attendait pas moins une réponse à sa dernière question.

-Parce que…je voulais en finir. Je voulais… leur donner ce qu’ils… n’arrêtent pas de souhaiter.

Prostré dans un silence bouleversé, incapable de réagir autrement à l'entaille profonde causée par ces mots. Gabriel ne voulait pas croire que son ami. Non, qu'Esteban, ami, complice, frère, seule personne à qu'il avait un jour oser révélé un de ses secrets, ai pu dire une chose pareille. Lui qui l'exaspérait de part son manque total de réflexion, le faisait rire avec son humour grivois, éclairait son quotidien grâce à cette capacité unique qu'il avait d'être l'être le plus imprévisible de la Création...Comment le sénateur pouvait-il concevoir que ce filet de vie pure, désinvolte et brûlant, puisse un jour s'éteindre ? « T'as pas le droit de dire ça...Pas à moi. » murmura t-il sans le regarder, démêlant inconsciemment le fil de ses pensées à haute voix.

Comme si ce n'était pas assez dur à entendre. Il fallait qu'Esteban lui fasse cette confession à lui. Celui qui l'avait toujours tiré des mauvais pas dans lesquels il se fourrait constamment. Pas par acquis de conscience, ni pour pouvoir s'en vanter comme il serait en droit de le faire à ce moment précis. Simplement parce qu'il se plaisait à le voir évoluer comme un électron libre narguant les règles, la morale et les plus basiques notions de conséquences. Totalement inconscient de l'attraction que sa personnalité délurée pouvait avoir sur Gabriel. Et actuellement, totalement inconscient de la cruauté dont il faisait preuve, en balayant d'une phrase tant d'années d'affection silencieuse.

Son regard se brouilla, seul témoin de sa souffrance enfouie et il se mordit la lèvre dans un ultime effort pour ne pas dire un traître mot de plus. Lorsqu'il eu de nouveau le courage d'affronter le regard de son ami, ce fut avec un pauvre sourire à la fois tendre et désabusé. Pour une fois dans sa vie, il aurait voulu penser à lui et quitter cette pièce ainsi que son occupant. Ne serait-ce que quelques minutes pour panser la plaie. Mais fidèle à lui même, il ne bougea pas d'un iota. Esteban était celui qui avait besoin d'aide, non ? « Depuis quand Esteban Carson se souci t-il de ce que veulent les autres ? » lâcha-il avec arrogance. « J'ai pas été là des dizaines et des dizaines de fois pour te sortir de tes plans foireux pour que toi, tu laisse tomber à la première difficulté. C'est clair ? » Il s'était fait plus rude, réprobateur, presque sévère dans son attitude. Seul et unique rempart contre l'émotion qui menaçait de l'étreindre. « Et puis tout ça...c'est pas ta faute. »

Gabriel s'était radoucit en disant cela. Sans le vouloir vraiment, il avait parlé avec son cœur, et laisser échapper quelque chose qu'il avait toujours voulu dire à son ami. Que « ça » n'était pas sa faute, avait un sens bien plus large que ce qui s'était passé avec Scott. Esteban comprendrait ce sous-entendu, ou pas. Sans doute pas.
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Message(#) Sujet: Re: Certaines personnes ne changerons jamais | ft.Gabriel McAllister Certaines personnes ne changerons jamais | ft.Gabriel McAllister EmptyDim 27 Déc 2009 - 23:50


    Jamais le silence n’avait été aussi lourd qu’à l’instant même où Esteban avait prononcés ses mots. Il avait le sentiment que ses paroles avaient été tranchantes et avaient, sans qu’il ne le veuille, atteints Gabriel. Pourtant, il était comme ca depuis si longtemps que rarement il se souciait de l’impact qu’il avait sur les gens. Trop souvent, Esteban était insouciant au point de foncé droit devant sans se rendre compte de tous les gestes que certaines personnes autour de lui faisait pour lui éviter de foncer dans les murs. Tel un aveugle, il continuait de faire ses ravages sans ouvrir complètement les yeux et voir. « T'as pas le droit de dire ça...Pas à moi. » Envahi par une vague d’un sentiment qu’il arrivait difficilement à comprendre, Esteban cherchait un moyen de se rattraper. Il connaissait assez Gabriel pour savoir que tout ça devait être aussi difficile que la situation l’était pour lui. Il osa ouvrir la bouche pour s’excuser, mais il se ravisa à la dernière seconde. Pourquoi devait-il s’excuser alors qu’il était sincère? « Depuis quand Esteban Carson se souci t-il de ce que veulent les autres ? J'ai pas été là des dizaines et des dizaines de fois pour te sortir de tes plans foireux pour que toi, tu laisse tomber à la première difficulté. C'est clair ? Et puis tout ça...c'est pas ta faute. »

    Esteban ne put s’empêcher d’acquiescer, porteur d’un faible sourire. Effectivement, Gabriel McAllister avait toujours été là quand il s’était mis dans toutes sortes de situations idiotes qui en faisaient voir de toutes les couleurs au sénateur. Et malgré tout, il continuait de le côtoyer non seulement parce que bien des secrets les liaient, mais tout aussi car l’un cherchait en l’autre ce qu’ils n’arrivaient pas à montrer. Mais bien qu’il aille affirmer que tu ça n’étais pas sa faute, Esteban ne pouvait pas s’enlever de la tête la culpabilité qu’il gardait pour lui après toutes ses années. Ce que Gabriel pouvait y penser ou en redire, rien n’y faisait avec Esteban. Troublé par les émotions de la situation, Esteban savait qu’il devait se résoudre à crois que Gabriel avait raison et prendre finalement en considération qu’il serait là pour lui. Faire confiance aux autres était un domaine où Esteban excellait le moins. Surtout si on voyait où sa confiance envers Neal et Duncan l’avait mené.


      -Désolé Gabriel. Finissa-t-il par prononcer. J’suis un piètre ami disons le.


    Esteban savait que Gabriel le frapperais peut-être pour avoir osé énoncer de telles paroles, bien que les faits étaient sans doute exactes. Esteban avait rarement eu l’occasion de sortir Gabriel de plans foireux puisque celui-ci était bien plus intelligent et moins enclin à prendre des risques idiots. Une pensée traversa l’esprit d’Esteban alors qu’en un instant il se rappela les incendies dans Ocean Grove et puis les meurtres qui s’étaient produits dans le quartier. Il arrivait à de bien mauvaises conclusions et se fut le regard effrayé qu’il regarda Gabriel en lui disant :


      -Et si… et si…! Scott Matthews était le meurtrier d’Ocean Grove? Accusa-t-il avec la plus grande conviction du monde.




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Message(#) Sujet: Re: Certaines personnes ne changerons jamais | ft.Gabriel McAllister Certaines personnes ne changerons jamais | ft.Gabriel McAllister EmptyMar 19 Jan 2010 - 23:14

    -Désolé Gabriel. J’suis un piètre ami disons le.

    La cerise sur le gâteau ! Après l'aveu suicidaire, voilà qu'Esteban remettait leur amitié en question. Deuxième claque en moins de cinq minutes. Gabriel ne savait pas ce que les médecins lui avaient filé comme anti-douleurs, mais pour débiter autant de conneries en si peu de temps ça devait être sacrément fort. Il en resta comme deux ronds de flan, méditant la question le temps de trouver quelque chose de cohérent à dire – qui ne soit pas une insulte dans la mesure du possible. Si Esteban devait s'excuser d'être un piètre ami, alors il aurait du le faire depuis belle lurette parce qu'un proche du sénateur qui manque de se faire assassiner, ça fait couler de l'encre, certes. Mais après de longues années passées à faire toutes les conneries possibles et imaginables sans se soucier qu'elles puissent ternir sa réputation, être 'désolé' c'était légèrement désuet. Et encore tout ça, c'était sans compter sur le fait qu'il faisait totalement abstraction du fait que Gabriel se fasse un sang d'encre pour lui, et ce à longueur d'existence. Chose que le sénateur subissait sans broncher parce qu'il avait également accepté cette facette du personnage. Seulement voilà, après quatre jours d'inquiétude, un premier coup de gueule parce qu'Esteban avait osé lui sortir que 'tout allait bien', et la confession d'envies suicidaires assez mal accueillies, il y avait quand même une limite aux inepties que Gabriel pouvait encaisser en moins de dix minutes. Et c'est d'une oreille distraite qu'il entendit sa brillante déduction concernant Scott.

    « Tu sais quoi ? » Commença t-il brusquement. « T’as raison. T’es un emmerdeur. Et tu veux que je te dise ? Là où t’es carrément nul, vraiment au niveau zéro, c’est côté égoïsme. Tu passe ta vie à cumuler les conneries en plus d'être le mec le plus lourd de l'univers. »

    Bon sang, il ne voulait pas dire ces mots là, ni utiliser ce ton scandalisé. Il voulait juste qu'Esteban réagisse autrement, qu'il comprenne qu'il n'avait pas à s'excuser justement. Comme si Gabriel avait besoin d'excuses de sa part. Cet imbécile de Carson devait quand même savoir depuis le temps, que quoiqu'il fasse, et pour une raison encore mystérieuse, son ami avait la faiblesse de tout lui pardonner. C'était toujours pareil avec lui. Il interprétait tout de travers, semait le chaos autour de lui avec l'indifférence la plus totale, commençait à se repentir la seule fois où il n'était pas coupable... Cette impression d'impuissance, de se heurter sans cesse à un mur avait quelque chose d'usant et de terriblement frustrant pour un sénateur qui avait d'ordinaire un contrôle exemplaire sur les événements et surtout, sur ses propres conversations. Parfois, Gabriel se demandait avec amertume si l'opposition totale de caractère entre Esteban et lui faisait d'eux des êtres complémentaires ou si un jour le fossé se creuserait entre eux, pour finalement les séparer définitivement. Car en y réfléchissant, les deux hommes n'avaient rien en commun.

    « Je sais pas pourquoi là maintenant, tu te crois obligé de porter le poids du monde sur tes épaules, mais laisse moi te dire que c'est un peu tard pour être 'désolé'. Enfin j'aurais au moins la satisfaction d'avoir entendu ce mot là dans ta bouche. Rien que pour ça je devrais passer à l'église brûler un cierge pour remercier le Saint Père de t'avoir touché de sa grâce divine pendant que tu roupillais tranquillement ces quatre derniers jours... »

    Bravo. Tact : zéro. Il aurait voulu lui arracher une dent sans anesthésie que le résultat aurait été le même. C'était pour le jeune homme tout à fait déconcertant, cette capacité qu'avait Esteban de déclencher chez lui une telle cacophonie de sentiments -pas forcement compatibles d'ordinaire- en si peu de temps...Et ça ne facilitait pas franchement la communication entre eux. Puis, considérant que ce n'était sans doute pas la peine d'en remettre une couche, Gabriel se leva dans un soupir pour se diriger vers la porte devant laquelle il marqua un arrêt, le temps d'attraper quelque chose dans la poche intérieur de sa veste. Le double des clés du 1407 Apple Road. « Fais en ce que tu veux...Et repose toi. » souffla t-il sur un ton d'excuse tout en les lui envoyant dans un dernier regard, avant de finalement quitter sa chambre.
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