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 a book for two?

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a book for two? Vide
Message(#) Sujet: a book for two? a book for two? EmptyJeu 2 Juin 2011 - 19:04

    Une jeune femme était assise à une petite table du café de l’Imprévu. Il s’agit là d’un endroit accueillant ave ses murs de pierres et ses quelques fauteuils, ses tables de bois anciens et sa musique underground. Un endroit presque inconnu aux habitants d’Ocean Grove qui passent leur temps au Starbuck, cette compagnie aujourd’hui internationale. La jeune femme fréquentait cet endroit régulièrement, au point où elle était désormais amie avec les serveurs et le propriétaire. Ce petit café était souvent son moment préféré de la journée, elle y était tranquille et elle-même. Certains soirs, il y aavait des lectures publiques organisées et elle avait eu la chance d’y assister. Elle avait pu voir de jeunes artistes, talentueux et qui ne seront probablement jamais publiés. Elle avait assisté à la réalisation de leurs rêves. Et c’était ce qu’elle aimait de l’endroit, le fait qu’il s’agisse d’un lieu unique et authentique. Un lieu porteur d’espoir. Assise donc, avec une grande tasse blanche, sur laquelle un dessin- ou du moins des lignes- avait été dessiné, devant elle. Le liquide noir avait presque entièrement disparu, tout comme le morceau de gâteau au fromage qui se trouvait dans son assiette une heure plus tôt. Elle avait terminé son enquête vers 17h et était venue directement à l’Imprévu. Après avoir discuté quelques minutes avec Louis, le serveur en service, elle était allée s’assoir et il lui avait apporté son café bien noir ainsi que le gâteau du jour. Elle lisait un roman de Kundera; La valse aux adieux. Elle était silencieuse et concentrée, ne se préoccupant pas une seule seconde des gens qui l’entouraient. Elle était jolie avec son visage fin et ses yeux bleus, incroyablement bleus. Elle portait un jeans et un simple chandail blanc, elle avait de la peinture dans les cheveux ainsi que sur sa joue. Il ne s’agissait que de petites gouttes jaunes.

    Absorbée par sa lecture, Isis n’entendit pas la porte tintée presque sans relâche. Elle ne remarqua pas les gens qui patientaient en file, qui passait à côté d’elle pour se trouver une place. Elle ne sentit donc pas du tout le regard de l’homme qui venait de s’ajouter à la ligne. Il avait parcouru la pièce des yeux, en un mouvement détaché et son regard s’était arrêté sur la belle. Il ne la fixait pas, mais ne cessait de revenir sur elle. Puis, il vint s’assoir à sa table. Isis ne s’en aperçu même pas, elle continuait de tourner les pages de son roman. Lorsqu’il s’adressa à elle, la jeune Riley sursauta et leva les yeux vers l’inconnu. Ses sourcils se froncèrent et elle regarda autour d’elle; il restait encore deux ou trois tables inoccupées, ce qui l’étonna. Elle n’avait pas l’habitude d’être abordée, surtout parce qu’elle n’avait en aucun cas l’attitude d’une personne qui souhaite l’attention. Elle était plutôt solitaire et n’accordait des regards aux autres qu’en de très rares occasions. Elle ne lui souriait donc pas et n’allait pas, elle-même vers les autres. Cela, bien sûr, changeait pour son travail. Alors, elle devenait tout autre et se montrait extrêmement intéressante. Elle faisait presque tout pour qu’on la remarque et allait vers les gens de manière naturelle. Elle était doué avec les contacts humains, mais adorait également se retrouver avec elle-même. Ainsi, qu’une personne qu’elle ne connaissait pas du tout ose, car oui; elle était occupée en ce moment, la déranger, la perturbait énormément. Surtout que son commentaire n’avait rien d’amicale. Il ne lui avait en aucun cas demandé si la place était libre. Il ne l’avait pas salué, ne s’était même pas vraiment intéressé à son ouvrage. Il s’était contenté de faire une remarque un peu sarcastique : « Je crois que si la ville explosait, tu ne lèverais même pas les yeux de ton livre ». Et puis il restait là, avec un sourire en coin qui paraissait très moqueur. Il restait là à la regarder. Isis eut envie de répliquer ou mieux, de simplement retourner à sa lecture sans un seul mot, pour lui faire comprendre que justement; elle lisait! Car elle était capable de se montrer sarcastique aussi. Pourtant, lorsque son regard croisa celui du jeune homme, ses joues s’empourprèrent légèrement- heureusement rien de vraiment apparent, juste une sensation de chaleur- et elle n’eut qu’un petit sourire. Elle termina son café et se leva. Avant de retourner au comptoir, elle lui dit, incapable de retenir ce commentaire : « Tu as sans doute raison, c’est d’ailleurs uniquement pour cette raison que tu as pu t’assoir à ma table, sans demander. » Puis, elle s’éloigna. Elle laissa sur la table son livre et son sac, espérant qu’à son retour, l’inconnu serait parti. Or, lorsqu’elle revint avec sa tasse fumante, lorsqu’elle leva son regard vers l’endroit où elle allait poser son café- elle marchait jusque-là les yeux posés sur le contenant dans ses mains, faisant attention de ne rien renverser- elle vit qu’il était toujours là, sirotant son propre café. Il avait sorti un livre d’elle ne savait où, sa poche arrière, probablement et il ne leva pas les yeux vers elle. Isis en était agacée. Elle reprit sa place en soupirant et réalisa alors qu’il lisait son livre à elle. « Qu’est-ce que tu crois être en train de faire? », demanda-t-elle, surprise.
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Message(#) Sujet: Re: a book for two? a book for two? EmptyMar 5 Juil 2011 - 22:56

L’Imprévu. Étrangement, Tatum avait le flair pour dénicher ce genre d’endroits. Chaque fois qu’il s’était arrêté quelque part, il avait arpenté la ville non pas comme un être civilisé mais en se glissant dans les ruelles et quartiers moins fréquentés où, il le savait, l’atmosphère était plus tranquille et où, aussi, se cachaient de véritables petites merveilles. Le café qui portait ce nom mystérieux était l’une d’elles. Il l’avait déniché par accident et depuis qu’il s’était installé – car oui, on pouvait appeler son séjour une installation à partir du moment où il avait déballé ses valises, chose qu’il n’avait jamais faite ailleurs – il s’y rendait de temps à autres. Par besoin de s’écarter du centre trop effervescent à son goût mais surtout parce qu’il y avait des événements à l’ampleur modeste mais bien plus intéressants que ces expositions itinérantes qui faisaient le tour du monde. Tatum aimait l’intimité du petit café et c’est ce qui l’attira ce jour-là, après une journée éreintante passée sur un chantier.
Il la remarqua d’emblée, ou presque. Le jeune Texan avait l’œil pour repérer les jolies filles et celle-là faisait clairement partie de cette catégorie. On pouvait le trouver irrespectueux de cataloguer ainsi la gente féminine mais c’était bien simple : Tatum n’était pas respectueux. Ni au sujet des filles, ni à n’importe quel autre sujet, d’ailleurs. Il ne vivait que pour sa pomme et pour le reste, il se contrefichait bien de passer pour un connard. Il ne cherchait pas à se faire apprécier, il ne cherchait pas à se lier à qui que ce soit. C’était même le contraire. Ses relations se bornaient à des conversations superficielles, même avec son chef de chantier. Moins on en savait sur lui, mieux il se portait. Mais cela ne l’empêchait pas de vouloir se sociabiliser de temps à autre, comme quand une jolie fille lui passait sous le nez, par exemple. Alors Tate pouvait faire une démonstration de son charme mystérieux, de son aura de bad boy qui, il fallait bien l’avouer, avait attiré bien des demoiselles dans ses bras. Celle-ci, en l’occurrence, attira suffisamment l’attention de l’ouvrier pour faire l’objet d’une approche hasardeuse. La malheureuse, se retrouvant dans sa ligne de mire, n’échapperait pas à une tentative, déroutante ou non, du dragueur invétéré et c’est donc de son pas nonchalant et son sourire désinvolte qu’il entama son approche, veillant d’abord à ce qu’il n’y ait pas une armoire à glace en guise de petit ami qui se baladerait dans les environs. Considérant la voie comme libre, il s’installa sans demander la permission, le sourire calqué sur les lèvres, le regard oscillant entre malice et sadisme. Il y avait toujours eu quelque chose de dangereux chez lui, et il suffisait d’un regard pour s’en apercevoir.
Mais l’inconnue ne leva pas le nez de son roman. Tate était assez réceptif pour sentir qu’elle n’avait même pas noté son arrivée et son incursion dans sa petite bulle paisible. Qu’à cela ne tienne, il n’avait pas besoin de faire une entrée fracassante, il viendrait bien un moment où elle sentirait sa présence. Il suffisait d’attendre que ce moment arrive. Ou bien il pouvait écourter cette attente inutile en s’adressant à elle. Le choix fut rapidement fait : « Je crois que si la ville explosait, tu ne lèverais même pas les yeux de ton livre. » Enfin, elle réagit, eut un petit sursaut qui étira le sourire du jeune Turner jusqu’à le transformer en rictus. Il croisa des yeux bleus, des yeux d’un bleu qu’il n’avait pas encore eu l’occasion de voir jusqu’à présent et c’est avec une certaine satisfaction qu’il vit le tint pâle de la demoiselle virer au rose, un signe qui ne trompait pas. Elle ne répondit pourtant pas, se contentant de terminer son café avant de se lever. Croisant les doigts sur son ventre après avoir étendu les jambes dans une position décontractée, il l’observa s’agiter, faite mine de s’en aller puis se raviser pour s’exclamer : « Tu as sans doute raison, c’est d’ailleurs uniquement pour cette raison que tu as pu t’asseoir à ma table, sans demander. » Ah ! Voilà qu’elle parlait. Il émit un petit rire et la laissa partir, murmurant entre ses dents sur un ton dangereusement amusé : « Ça, c’est ce que tu penses, ma jolie… » C’était effectivement mal le connaitre de croire qu’un obstacle aussi minime que son attention le freinerait dans son désir de l’aborder. Elle pourrait se montrer aussi cassante qu’elle le voudrait, rien n’ébranlerait la certitude que Tatum avait de toujours parvenir à ses fins et ce pour une raison bien précise : il arrivait toujours à ses fins, aussi récalcitrante soit sa victime.
L’attention de Tate revint vers la table et il repéra le sac laissé à l’abandon. Voilà qui était bien naïf de la part de cette consommatrice de café. Ses doigts le démangèrent et il dut se faire violence pour ne pas subtiliser quelque chose. Voleur un jour, voleur toujours. Telle était la devise qui lui allait comme un gant. Voleur, menteur, tricheur, Tate ne reculait devant rien pour atteindre ses objectifs. Oui, il était mal élevé, oui, il était impoli et prétentieux mais cela lui avait toujours réussi et il ne changerait pas de sitôt ! Il tendit la main et attrapa l’ouvrage laissé en lignes ennemies et l’ouvrit à la page où elle était arrivée. À défaut de pouvoir plonger la main dans le sac, il s’accaparerait ce qui était visible et offert, comme pour le tenter. Il lut quelques lignes et leva le nez lorsque la voix désormais familière s’exclama : « Qu’est-ce que tu crois que tu es en train de faire ? » Un sourire parfaitement innocent vint éclairer les traits de Tate et il répondit, sur un ton semblable : « Je pensais que c’était évident, je feuillette ton livre, histoire de me faire une idée sur toi. Tu m’as l’air bien sérieuse, en tout cas. » Il reposa, ou plutôt laissa retomber l’œuvre sur la table et croisa les bras sur celles-ci. « Allez, assieds-toi, cesse de froncer les sourcils, ça ride ton joli petit front. » Il se laissa retomber contre le dossier, les bras croisés contre son torse, cet éternel sourire d’autosatisfaction sur les lèvres.
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Message(#) Sujet: Re: a book for two? a book for two? EmptyMer 27 Juil 2011 - 1:35

    Cela ne lui arrivait pas souvent, mais elle avait envie de le gifler. Elle l’aurait frappé pour que ce sourire désagréable quitte son visage et qu’il cesse de la regarder. Elle reprit rapidement le livre de sur la table et le pressa contre son corps en un geste protecteur. Elle n’aimait pas l’attitude qu’il prenait avec elle, elle ne voyait même pas pourquoi ce genre de personne l’abordait. C’est vrai, Isis n’attirait pas souvent les regards. Elle était certes jolie, mais de manière assez banale. Elle se maquillait peu, s’habillait rarement de façon extravagante, elle restait naturelle. Et les gens qui l’abordait était souvent des personnes un peu timides, des garçons qui voyaient en elle quelque chose de plus qu’un beau physique. Elle attirait les gentils garçons, ceux qui n’étaient pas superficiels, les mecs un peu bizarres aussi. Les hommes comme cet inconnu ne voyait pas grand-chose en elle, elle n’était pas assez sexy pour eux, sans doute. Elle ne voyait pas pourquoi ce « douchebag » s’intéressait à elle. Il la croyait peut-être assez naïve pour tomber sous le charme de ses airs rebelles ou encore, pensait-il peut-être pouvoir la déstabiliser et rire de ses tentatives pour se défendre? Quoi qu’il en soit, Isis n’avait pas envie de perdre son temps. Elle vint donc pour ramasser son sac et s’assoir ailleurs, mais en parcourant rapidement la salle du regard, elle vit qu’il n’y avait plus aucune place disponible. Irritée, elle reprit sa place initiale. La jeune femme était furieuse. Elle aurait très bien pu quitter le café, or, cela aurait été le laisser gagner. C’était son petit moment à elle et ce n’était pas un crétin qui allait le gâcher, aussi insolent soit-il. Elle ne fit que lui lancer un regard agacé avant d’ouvrir de nouveau son roman. Elle regrettait amèrement d’avoir laissé son ipod sur la table de son salon, elle aurait pu éviter d’entendre le jeune homme lui dire qu’elle était pas mal impoli de ne pas se préoccuper plus de lui. Elle tentait de se concentrer, de plonger dans la lecture comme elle savait si bien le faire. Pourtant, sentir le regard de l’inconnu sur elle l’empêchait de le faire. Il y avait maintenant quatre fois qu’elle lisait la même ligne. Isis devait se concentrer pour ne pas lever les yeux vers lui, elle savait qu’il ne voulait que son attention. Il essayait de la faire réagir, de savoir qu’il avait un quelconque pouvoir sur elle. Elle n’allait donc pas lui donner cette satisfaction, elle allait l’ignorer jusqu’à ce qu’il comprenne et laisse tomber. Évidemment, elle ne le connaissait pas et n’avait aucune idée de sa patiente ni de sa détermination. Elle entendait sa voix, sans avoir la moindre idée de ce qu’il pouvait dire. Elle prit une gorgée de café et tourna la page de son livre, même si elle n’en avait aucunement terminé la lecture. Il faut croire qu’il finit par s’impatienter, car il lui prit son livre des mains, les sourcils froncés. Il lui demanda alors, encore une fois avec cet air amusé : « Qu’est-ce qu’il a de si intéressant son livre? » Elle ouvrit la bouche sous le coup de la surprise et leva les yeux vers l’inconnu. Elle n’arrivait pas à croire qu’une personne puisse être aussi dérangeante. Il était stupide au point de ne pas comprendre qu’elle n’avait aucune envie de lui parler ou quoi? Elle s’acharna pendant quelques secondes à récupérer son livre, mais il était plus rapide qu’elle et l’éloignait tout le temps de son emprise à temps. Il avait l’air de trouver cela atrocement drôle, parce qu’il se permit de rire. « Qu’est-ce que tu veux à la fin! » dit-elle agressivement. Il répéta qu’il voulait seulement savoir qui elle était. « Et si tu commençais par me dire ton nom? » Elle secoua la tête, énervée. Puis, elle se demanda s’il ne serait pas plus facile de faire la conversation pendant deux minutes, qu’il réalise qu’ils n’avaient rien en commun. Il aurait ce qu’il voulait, partirait et elle pourrait reprendre sa lecture. De toute manière, elle ne parvenait pas à lire un seul mot avec lui qui jacassait à côté d’elle et qui la dévisageait, qui plus est. Et elle ne voulait pas partir, car un groupe devait performé vers 19 heures et cela plaisait bien à la jeune femme. Louis lui avait assuré qu’ils étaient vraiment sympas et elle ne comptait pas manquer cela pour un crétin. Elle soupira de nouveau et dit : « Isis Rose ». Puis, alors qu’il souriait, vainqueur, la belle s’empara de son roman. Il eut un rire et elle eut enfin un sourire, plutôt fière de son coup. Il fit un commentaire à ce sujet et elle cessa de sourire immédiatement. Elle avait de la difficulté avec les compliments, surtout lorsqu’elle savait qu’ils n’étaient pas sincères. Ce n’était qu’un moyen de la charmer et cela ne fonctionnerait pas. Elle resta silencieuse alors qu’il ne perdait aucune contenance. Il y avait quelque chose chez lui, quelque chose qui la dérangeait. Elle parvenait mal à déterminer ce que c’était, peut-être qu’elle n’arrivait pas à le comprendre. Elle ne savait pas pourquoi il s’acharnait sur elle, comment il pouvait être aussi confiant, aussi peu sympathique. Il l’abordait, mais était franchement désagréable. Et malgré tout cela, elle ne partait pas. Et c’était le plus perturbant, elle aurait pu se lever et aller au comptoir discuter avec Louis, s’installer à n’importe quelle autre table. Elle aurait dû être capable de l’ignorer, ne pas être perturbé par ses regards…
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