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 « Let’s face it, you just can’t get enough of me » feat. Nuala Parker

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« Let’s face it, you just can’t get enough of me » feat. Nuala Parker Vide
Message(#) Sujet: « Let’s face it, you just can’t get enough of me » feat. Nuala Parker « Let’s face it, you just can’t get enough of me » feat. Nuala Parker EmptyVen 15 Avr 2011 - 11:53

Pour une fois, Pavel s’était levé d’humeur égale. Ni vraiment de mauvaise humeur, ni vraiment enjoué – il ne fallait pas trop rêver, non plus – il avait glissé hors des bras de Morphée pour immédiatement se laisser masser par le jet d’eau brûlante sur sa peau froissée. Il avait des marques partout sur le corps, là où le tissu de ses draps s’était imprimé, ne laissant que des lignes rouges qui donnaient un drôle d’aspect à ses bras et à ses jambes. Il n’y avait guère que sur ses tatouages que ces dessins disparaissaient, laissant place à l’encre noire. Après un quart d’heure à laisser l’eau couler librement, la tête penchée en arrière, les bras pendant le long de son corps, le jeune photographe se décida à quitter sa léthargie, abandonnant la chaleur réconfortante de la cabine pour retrouver la fraicheur de la salle de bain. Il s’essuya sommairement, enfila un pantalon noir et un t-shirt blanc tout simple avant de se brosser les dents et de n’utiliser pour unique peigne que ses doigts, disciplinant ses cheveux distraitement avant de quitter la pièce.
Il avait un rendez-vous, ce jour-là. Sam lui avait trouvé un bon créneau, disait-il, un moyen de se reconvertir, en quelques sortes, s’il ne voulait pas repartir sur les lieux de catastrophes pour opter pour un train de vie moins décousu. Pavel ne lui avait nullement fait part d’un tel désir mais il ne l’avait pas non plus réfuté, se contentant d’écouter la proposition : un mi-temps comme photographe pour un magazine. Pavel lui avait fait remarquer qu’il n’avait rien d’un photographe pour mannequin, il prenait les événements sur le fait, point barre. Il ne s’amusait pas à jouer avec les couleurs, les lumières, les corps, les maquillages. C’était une perte de temps effroyable à ses yeux, en plus d’être d’une superficialité effarante. Mais Sam, en bon parleur qu’il était, était parvenu à tourner ça de façon à ce que Pavel daigne au moins considérer l’offre en rencontrant le directeur artistique de la boite, ce à quoi le jeune homme n’avait consenti que pour qu’il lui fiche la paix. Mais comme malgré son apparence de grincheux inépuisable Pavel était quelqu’un qui avait une parole, il décida de se rendre à ce rendez-vous, mais avec dans l’idée qu’il n’y voyait pas une perspective d’avenir quelconque, juste un mauvais moment à passer pour faire plaisir à son boss et qui sait, peut-être, se faire un peu d’argent, cela ne faisait jamais de mal au portefeuille.
Be It, puisque c’était le nom de son futur employeur potentiel, se trouvait être un grand bâtiment qui s’élevait sur plusieurs étages, à l’image de certains buildings new-yorkais, mais dans une moindre mesure. Le hall, typiquement vaste et lumineux, n’impressionna pas vraiment l’ex-musicien. Il avait vu pire, il avait vu mieux. Il traversa l’espace dépourvu de chaleur et se dirigea vers un comptoir, s’y accoudant nonchalamment en attendant que la réceptionniste daigne cesser sa conversation téléphonique qui n’avait visiblement rien de professionnel et s’exclama, dès qu’elle eut raccroché :

« J’ai rendez-vous avec Madame… » Il jeta un coup d’œil au bout de papier sur lequel il avait griffonné le nom de la personne de contact que Sam lui avait transmis et compléta : « Nuala Parker ? »

Un hochement de la tête de la demoiselle lui indiqua qu’elle voyait parfaitement à qui il faisait référence – en même temps, si elle était directeur artistique, il aurait été idiot d’ignorer son identité. La jeune femme attrapa son téléphone, tapota un numéro sur le clavier et déclara la venue de Pavel avant de tourner son regard interrogateur vers lui :

« Qui dois-je annoncer ? »
« Pavel Chelmsford » déclara-t-il d’un air impatient.

Il fallut encore une bonne minute d’acquiescements et de « mmh » approbateurs de la jeune femme pour qu’elle termine sa communication et lui indique qu’il devait se rendre au cinquième et qu’il pourrait patienter dans la salle d’attente, Mme Parker viendrait le chercher dès qu’elle aurait terminé.
Pavel ne prit même pas la peine de remercier l’employée et il se dirigea vers les ascenseurs, s’engouffrant dans le premier qui arriva. Il ne fut pas étonné de se retrouver dans une cabine cernée de miroirs et il se laissa aller contre la paroi du fond en soupirant. Deux personnes le rejoignirent au deuxième étage, une troisième au quatrième étage et ils descendirent pratiquement tous au cinquième, à l’exception d’un bonhomme qui ressemblait à un coursier qui poursuivit son ascension.
Pavel laissa ses compagnons d’ascenseur se disperser dans le couloir et il observa les lieux, guettant une indication – il n’aimait pas interroger les gens pour savoir où aller, il préférait prendre cinq minutes et se débrouiller tout seul. Un panneau ne tarda pas à le guider vers une salle spacieuse où des sièges en cuir noir étaient disposés, des tables en verre supportaient des vases fleuris et des anciennes parutions du magazine. Il en attrapa un exemplaire et se laissa tomber dans le fauteuil le plus proche, étendant les jambes en croisant ses chevilles, d’un air décontracté. Il feuilleta la revue, grimaçant en voyant certains clichés, s’arrêtant sur les visages de l’un ou l’autre article et il finit par le refermer sèchement, le balançant sur la pile d’un air impatient. Il sortit alors son portable et entreprit d’écrire un message houleux à Sam, quand il fut interrompu dans sa manœuvre par une voix bien trop familière.


Dernière édition par Pavel Chelmsford le Mer 17 Aoû 2011 - 22:05, édité 1 fois
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« Let’s face it, you just can’t get enough of me » feat. Nuala Parker Vide
Message(#) Sujet: Re: « Let’s face it, you just can’t get enough of me » feat. Nuala Parker « Let’s face it, you just can’t get enough of me » feat. Nuala Parker EmptyLun 18 Avr 2011 - 23:58

« On n'a pas besoin d'un nouveau photographe. » Nuala poussa un long soupir, c'était une perte de temps. Elle allait devoir étudier le book d'un photographe, prendre le temps de lui faire passer un entretien, et par la suite, lui annonçait qu'elle n'avait pas besoin de ses services alors que tant d'autres choses l'attendaient. « J'insiste. Et si il est aussi bon qu'on le dit, engage le. » La jeune femme arqua un sourcil. La société ne lésinait jamais sur le nombre de mannequins à embaucher. Ils étaient tellement nombreux à parcourir le monde, les podiums – ou à finir en cure de désintoxication – que mieux valait en avoir trop sous la main que pas assez. Mais des photographes ? Cela n'avait pas grand intérêt. Ceux que Nuala avait engagé était particulièrement compétent, et sérieux. Ils s'arrangeaient toujours pour lui réserver un créneau horaire, et leurs idées étaient toujours excellentes. En quelques mots, ils se comprenaient, et plus qu'agréable, cela permettait à Nuala de s'occuper d'autres choses que d'être toujours derrière le photographe à vérifier qu'il suit les instructions, et effectue un travail convenable. De temps à autre, elle assistait aux shootings pour une sorte de contrôle de routine, mais d'une manière générale, elle ne les voyait que pour la sélection des photographies qui seraient publiées, et le thème général que l'on devait retrouver. Avec un nouveau photographe, même à temps partiel, Nuala n'aurait plus qu'à tout recommencer. Tout détailler, tout vérifier, et s'assurer que rien n'était laissé de côté. Mais continuer à discuter ne changerait rien à la situation, et Nuala devait bien se plier aux exigences de son supérieur. « Bon. Quand est le rendez-vous ? » Jetant un rapide coup d'oeil à sa montre, le directeur sourit. « Et bien, d'ici une heure » La jeune femme retint une exclamation et tourna les talons, ne manquant pas de claquer la porte en sortant. Elle n'avait plus qu'à repousser ses autres rendez-vous. Elle se dirigea d'un pas décidé vers le bureau de sa secrétaire. « Zoé, décale mon prochain rendez-vous d'une heure, et annule le rendez-vous avec Gio, j'irai le voir dans l'après-midi. » Elle attendit que celle-ci acquiesce, puis se dirigea vers son bureau.
Nuala détestait se voir imposer quoique ce soit. Elle adorait avoir le contrôle de la situation, et par conséquent, recevoir des ordres se révélait relativement difficile. Dans le cadre professionnel, elle le tolérait, et effectuait chacune des tâches qui lui étaient affectées sans rechigner pour la simple et bonne raison qu'elle savait que c'était le seul moyen qui lui permettrait de réussir sa vie – selon ses propres critères. Elle avait parfaitement conscience du fait qu'elle avait beaucoup à apprendre de ses aînés, et c'était d'ailleurs bien les seuls personnes de qui elle acceptait certaines remontrances, pourvu que celles-ci soient justifiées - bien évidemment. Mais la façon dont elle s'était vue imposer son rendez-vous l'agaçait profondément. Tout d'abord parce que c'était simplement pour faire plaisir à un des amis du patron – du moins pour ce qu'elle en avait compris – et surtout parce qu'en la prévenant du jour au lendemain, on ne lui laissait pas l'opportunité de réaliser le meilleur des entretiens. Elle avait pour habitude de tester les photographes en les faisant travailler – et en les mettant devant le fait accompli. Evidemment, il s'agissait rarement de leur meilleur travail, mais cela lui donnait un aperçu de leur capacité à travailler dans l'urgence – dans le milieu de la mode, on n'était jamais à l'abri d'un changement de dernier minute nécessitant un photoshoot nouveau pour le soir-même – et de leur talent.

« Melle Parker ? Votre rendez-vous est arrivé. » La jeune femme poussa un soupir, et appuya sur le bouton lui permettant de répondre à sa secrétaire. « J'arrive. Faites le patienter. » Non seulement cette heure était passée à une vitesse affolante, mais en plus, Nuala n'avait pas plus envie de faire passer cet entretien maintenant que soixante minutes auparavant. Lorsqu'elle sortit chercher le potentiel futur photographe de Be It, Nuala aperçut un visage qui lui était familier. Elle se demanda d'abord si ce n'était pas parce qu'elle avait eu l'occasion d'assister à une exposition du photographe avant d'avoir un flashback de l'endroit où elle avait déjà vu ce jeune homme. Elle s'arrêta au niveau du bureau de sa secrétaire, qui était sûrement partie leur préparer deux cafés, et s'offrit un instant de réflexion. Il y avait peu de chances pour qu'il s'agisse du photographe... Pour une coïncidence, ça serait un peu fort, tout de même. D'un autre côté, elle ne se souvenait pas vraiment lui avoir donné son nom lors de cette... cet échange endiablé. Non pas qu'elle se souvienne grand chose de cette soirée de toute façon. Elle hésita une seconde à attendre que sa secrétaire lui confirme qu'il ne s'agissait pas du photographe, mais bavarde comme elle était, faire un café pouvait prendre un quart d'heure, et Nuala n'avait pas de temps à perdre, son futur employé étant probablement simplement parti aux toilettes. Elle prit donc une inspiration pour chasser les images qui lui revenaient en tête, aussi agréables soit-elle, et s'adressa à ce dernier une fois arrivée à sa hauteur, une main posée sur hanche. « Bon. Rassure moi. Vous n'êtes pas venu m'annoncer que vous avez des MST ? » Le vouvoiement, technique parfaite pour faire comprendre que quelqu'un n'est pas le bienvenu. Evidemment, elle avait prononcé cette phrase de manière ce qu'il soit le seul à pouvoir l'entendre, et si cela pouvait paraître être un angle d'attaque, c'était bel et bien la première question qui était venu à l'esprit de la demoiselle Parker. L'un comme l'autre avait été très clair – à leur façon – sur le fait qu'ils ne se reverraient pas, et que ce qu'il avait vécu resterait un souvenir. Et à son attitude ce soir-là, elle doutait sincèrement qu'il soit là pour une autre raison. Mais à peine eut-il poser ses yeux clairs sur elle qu'elle comprit beaucoup mieux ce qui l'avait poussé à s'abandonner aussi rapidement à ce jeune homme, en oubliant toute protection. Elle sentit, pire que les souvenirs, le désir venir la titiller alors qu'il ouvrait la bouche pour lui annoncer l'objet de sa présence ici. Eh bien... voilà quelque chose qui révélait être d'intéressant... A moins qu'il ne joue la carte du harcèlement sexuel.
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Message(#) Sujet: Re: « Let’s face it, you just can’t get enough of me » feat. Nuala Parker « Let’s face it, you just can’t get enough of me » feat. Nuala Parker EmptyJeu 28 Avr 2011 - 13:49

Le problème du train de vie de Pavel, c’est qu’il n’était pas assez occupé. Lorsqu’il était à l’étranger, sur des lieux de massacres ou ravagés par une catastrophe naturelle, il était trop préoccupé par ce qui lui sautait aux yeux pour laisser les fantômes et les cauchemars le hanter. Il ne dormait pas énormément car il peinait toujours à trouver le sommeil et les quelques heures qu’il passait à se retourner sur son matelas étaient consacrées à des tentatives infructueuses d’oublier, de faire disparaitre ces images horribles qui dansaient devant ses yeux. Il aurait voulu avoir un cerveau comme un disque dur, où il lui suffirait de cliquer de-ci de-là pour anéantir sa culpabilité et ses souvenirs. Car il arrivait que ce soit une véritable torture que de vivre avec sa conscience, avec le passé, en sachant que s’il en était là, c’était en grande partie à cause de lui, rien que de lui. Alors le seul remède qu’il avait trouvé était l’alcool, surtout quand il était absorbé en grande quantité et à un haut degré. Inutile de préciser que depuis son arrivée à Miami, il n’avait eu que ses souvenirs pour compagnie et que rien dans le paysage paradisiaque local ne parvenait à le distraire suffisamment pour faire abstraction de ce qu’il redoutait le plus et cherchait tant à fuir. Il n’y avait qu’à la limite du coma éthylique qu’il parvenait à sombrer suffisamment profondément que pour passer outre les ombres qui assombrissaient son esprit. En un certain sens, avec cette opportunité de trouver un deuxième emploi à mi-temps, il espérait qu’on l’occuperait assez pour qu’il oublie, ne serait-ce que le temps de quelques heures. Parce que son esprit n’en pouvait plus, son corps n’en menait pas large non plus et il sentait l’irritation grimper à vitesse exponentielle, le rendant plus agressif, plus violent, ses nerfs à fleur de peau ne parvenant pas à dissiper la colère qu’il éprouvait contre lui-même mais qu’il dirigeait vers les autres, qui qu’ils soient.
Il n’avait donc pas intérêt à gâcher sa chance avec ce job, même s’il ne le passionnait pas plus que ça. Le souci, c’est que la donne avait été changée dès lors qu’il avait reconnu la voix familière, malgré le contexte complètement différent dans lequel il l’entendait à présent.
Prétendre qu’il n’avait plus pensé à elle aurait été un beau mensonge. Comment oublier une nana pareille ? Qui guette le moment où vous tournerez votre attention vers elle ? Qui vous allume d’un simple regard ? Qui ne cherche pas à cacher ses intentions et qui se livre entière à vos mains et votre bouche sans demander votre prénom ni votre numéro de téléphone ? Sans parler du corps de rêve qu’elle promène avec elle comme un trophée et le sourire conquérant qui vous amadoue en un clin d’œil ? Tous ces aspects positifs auraient pu pousser n’importe quel gars normalement constitué à vouloir la revoir – pour réitérer l’exploit des toilettes, évidemment. Pavel ne l’avait pas fait. Parce qu’il savait bien qu’elle avait le même but que lui. Passer à l’acte, sans rien chercher d’autre que le plaisir ponctuel et éviter à tout prix tout ce qui avait trait aux sentiments. Il ne redoutait rien de plus que de ressentir à nouveau. N’importe quoi. La joie, la douleur, le bonheur, l’impatience. Il n’y avait de place dans sa tête et dans son corps que pour la rancœur et l’égoïsme, la rage et l’excès. Alors, oui, il ne s’attendait pas à la revoir, encore moins si vite. La perspective qu’il puisse la croiser à nouveau ne lui avait même pas effleuré l’esprit. Il s’était investi dans leur relation éphémère et ça s’était arrêté là. Aussi fut-il surpris de tomber nez-à-nez avec elle, alors qu’elle s’annonçait d’un « Bon. Rassurez-moi. Vous n’êtes pas venu m’annoncer que vous avez des MST ? » Etrange entrée en matière que Pavel ignora royalement, se contentant d’un sourire narquois, limite mauvais. Contrairement à ce qu’on aurait pu attendre de ces retrouvailles imprévues, Pavel n’était pas spécialement heureux de retrouver un visage familier. Il était là pour un boulot et n’avait aucune envie qu’on décèle entre eux ne serait-ce qu’une onde d’attirance. Pourtant, alors qu’il se redressait en la contemplant d’un air sérieux, il était indéniable qu’entre eux, une réelle électricité s’était mise à bourdonner. « Si j’en avais, je ne vois pas l’intérêt de venir le dire maintenant. Ce serait gâcher la surprise, vous ne trouvez pas ? » Il jeta un regard circulaire, guettant l’arrivée d’un employeur potentiel. Un homme robuste au visage rougeaud traversa la salle, mais il ne leur prêta aucune attention, poursuivant sa route de son pas pressé en laissant dans son sillage les effluves d’un parfum coûteux appliqué avec exagération. « Mais puisque tu es là – désolé, mais te vouvoyer après ce qu’on a fait, c’est juste impossible – tu vas peut-être pouvoir m’aider, je suis censé rencontrer une certaine Parker… » A peine avait-il prononcé ces mots que son franc tomba et il ferma les yeux en soupirant, laissant sa tête retomber en arrière. « Ne me dis pas » dit-il. « Tu es Nuala Parker ». Bien sûr qu’elle l’était. Avec la chance qu’il avait, il fallait qu’il tombe sur la seule personne à pouvoir être sa supérieure. Et qu’il couche avec dans les toilettes d’un bar branché, en plus. L’avantage, c’est qu’il savait à quoi s’en tenir à présent, et lorsqu’il la regarda à nouveau, il conclut : « Pavel Chelmsford. On a pas pris le temps de se présenter, mais voilà qui est fait. »
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Message(#) Sujet: Re: « Let’s face it, you just can’t get enough of me » feat. Nuala Parker « Let’s face it, you just can’t get enough of me » feat. Nuala Parker EmptyJeu 19 Mai 2011 - 21:52

Si Nuala Parker plaçait sa carrière en haut de sa liste de priorités, cela ne signifiait pas pour autant qu'elle ne tenait pas à sa vie sociale. C'était quelque chose qu'elle considérait de tout autant essentiel, et ce n'était d'ailleurs pas pour rien que celle-ci était toujours partie en vadrouille à droite à gauche. Mais les personnes qu'elle fréquentait lui importait peu. Elle ne faisait pas partie de ces gens qui ne s'attachaient jamais, mais si elle ne voyait pas ses amis pendant un relativement long moment, cela ne la gênait pas plus que ça. A partir du moment où elle était certaine que la personne allait bien, elle n'en avait généralement que faire. Et rares étaient les exceptions d'ailleurs – parmi lesquelles se trouvaient son ancien petit ami : Trent Marshall. Elle avait d'ailleurs quelques principes de base sur sa vie sociale : (1) ne jamais la mélanger à sa vie professionnelle (2) éviter les personnes qui créent des histoires (3) s'assurer que la personne ne pouvait pas nuire à la carrière de la jeune femme (4) ne jamais se forcer à être ami avec qui que ce soit. Et quelques autres. Mais il s'agissait là des essentiels, de principe auquel la jeune femme ne commettait jamais d'entorse – sauf pour le quatrième, si elle y trouvait un intérêt particulier. Ainsi la présence de Pavel dans ses bureaux lui déplaisait fortement. Elle n'avait jamais eu l'intention de le revoir, mais le problème résidait principalement dans le fait que sa vie professionnelle était désormais mêlée à sa vie sociale. Lorsqu'elle avait profité de son corps – avec le consentement du jeune homme -, Nuala n'avait pas réfléchi – elle n'en était de toute façon pas en état. Elle s'était laissée aller à ses pulsions, à ses envies, sans se fier des conséquences. Elle n'avait jamais vu cet homme auparavant, et savait donc pertinemment qu'elle ne le connaissait pas professionnellement parlant, mais l'idée qu'elle puisse être amenée à le rencontrer dans son milieu ne lui avait pas traversé l'esprit. Son équipe était complète, et elle doutait que cela puisse la discréditer. De toute façon, en l'occurrence, si le jeune homme venait à lui poser problème, elle pourrait sans aucun souci lui retourner tous ses arguments. Mais cela ne changeait rien au fait que cela gênait profondément la miss Parker. Elle ne mélangeait jamais sa vie professionnelle et sa vie personnelle. Et c'était ainsi qu'elle en était arrivée aussi loin pour son jeune âge.
La seule chose qui lui restait alors à faire était de s'assurer que celui n'avait aucune intention de nuire à sa carrière, ni même de créer des histoires – ce qui pouvait nettement dépendre du fait qu'elle l'engage ou non. Décidément, ce n'était pas la journée de Nuala... Elle sentit la moutarde lui monter au nez, et prit une grande inspiration espérant qu'il serait particulièrement inadapté à ce métier, et qu'elle n'ait pas à l'embaucher – ou qu'il change d'avis. « Si j’en avais, je ne vois pas l’intérêt de venir le dire maintenant. Ce serait gâcher la surprise, vous ne trouvez pas ? » La jeune femme acquiesça, esquissant un sourire amusé. Elle ne pouvait rien dire, elle-même n'aurait pas mieux répondu. Elle se fit la réflexion silencieuse cependant de penser à faire un check-up juste au cas où. Elle décida de laisser tomber ce point, honnêtement. Tout ce qui lui importait, c'était qu'il lui indique qu'elle se trompait en pensant qu'il était là pour son entretien – mais vu comme sa journée avait commencé, c'était tout simplement impossible.

Rapidement, cependant, le glas sonna. C'était bien pour elle que le jeune homme se trouvait là. Pour elle, et personne d'autre. D'un coup, elle aurait presque préféré que ce soit pour lui annoncer qu'il avait des MST. Elle s'apprêtait à lui enjoindre d'utiliser le vouvoiement puisqu'elle n'était autre que la Nuala Parker qu'il recherchait lorsqu'il devina de lui-même. Les bras croisés sur sa poitrine, Nuala l'écouta se présenter et hésita quelques secondes sur le fait de lui faire passer un entretien. Elle pouvait aller rapidement voir son supérieur, et lui expliquer que pour des raisons personnelles, elle ne pourrait se montrer objective. Mais cela ne lui ressemblait pas. Nuala Parker allait jusqu'au bout des choses, et ne se laissait pas démonter par la moindre difficulté. Celle-ci était de taille puisque cela remettait les principes de la jeune femme en question, et qu'elle n'avait jamais été confrontée à une telle situation. C'est probablement ce qui poussa la jeune femme à assumer ses actes, et à faire l'entretien comme si de rien n'était, comme si il s'agissait d'un photographe lambda. Gardant alors son attitude autoritaire, et respectueuse d'ordinaire, la jeune femme prit la parole l'invitant à la suivre dans son bureau. « En effet, je suis Nuala Parker. Et donc, nous allons garder le vouvoiement, puisque je serai peut être votre futur employeur, M. Chelmsford.  » Elle tenait à garder ce vouvoiement pour qu'il ne pense pas pouvoir obtenir des faveurs parce qu'il avait obtenu les siennes une fois. Cela mettait également de la distance entre eux, et ne donnerait alors aucun indice à ses collègues de ce qu'il s'était tramé entre Pavel et elle-même. Sans attendre une réponse de sa part, elle se dirigea vers son bureau où les deux cafés qu'elle exigeait toujours lorsqu'elle recevait quelqu'un étaient déjà placé, sur la table basse. Un canapé entourait celle-ci, et Nuala s'y installa, faisant signe au photographe de s'installer en face d'elle. Sa stratégie pour mener au mieux l'entretien était très claire : agir comme si elle ne le connaissait pas. C'était sans aucun doute la meilleure manière pour elle de rester un maximum objective, et de ne pas s'agacer encore plus du fait qu'elle soit amenée sans avoir rien fait en ce sens à mélanger sa vie personnel et professionnelle. « Avant de commencer l'entretien en lui-même, j'aimerai pouvoir jeter un coup d'oeil à votre book. Il n'y aucun intérêt à faire cette entretien si vous ne remplissez pas notre critère, je suis certaine que vous le comprendrez. » Si Nuala faisait l'effort de regarder dans sa direction, elle veillait cependant à ne pas le regarder dans les yeux. Le bleu de ses yeux avait tendance à l'emmener surfer sur les souvenirs de leur échange aussi court que intense, et non sur les questions pertinentes à poser lors d'un entretien d'embauche.
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Message(#) Sujet: Re: « Let’s face it, you just can’t get enough of me » feat. Nuala Parker « Let’s face it, you just can’t get enough of me » feat. Nuala Parker EmptySam 21 Mai 2011 - 22:59

Au fond, il n’était pas vraiment gêné par la situation. Il n’avait pas à rougir de ce qu’ils avaient fait puisque ça avait été fait d’un commun accord et avec un plaisir mutuel, le photographe en était certain. Il n’avait pas couché pour avoir le poste – d’ailleurs, il ne l’avait pas encore, ce poste, il risquait même de le perdre si elle cherchait à l’évincer pour ne pas que leur partie de jambes en l’air ne nuise à sa carrière. Lui, en tout cas, ne voyait aucun danger pour la sienne. Il était toujours au bas de l’échelle et ne faisait rien pour grimper les échelons, son emploi lui convenant parfaitement. Il ne voulait pas avoir un poste à responsabilités et se contentait parfaitement de sa tâche, celle d’immortaliser des instants magiques ou tragiques. Ce qu’il venait faire ici, il ne le savait pas trop et doutait même que ce soit dans ses cordes mais comme il avait assez de bon sens pour obéir à son agent, il faisait comme on le lui demandait, mettant toutefois un holà si la situation ne lui convenait vraiment pas. Pour l’instant, il était sceptique et le fait que Nuala entre dans l’équation lui donna envie de voir comment les choses évolueraient. Une sorte d’amusement lui chatouilla l’estomac alors qu’il appréhendait la suite avec une légère excitation. Qu’il obtienne le job ou non lui importait peu, finalement, mais il sentait dans la réticence de sa patronne potentielle quelque chose d’excitant. Elle n’avait pas plus envie que lui d’approfondir cette conversation et l’agacement qu’il ressentait une minute plus tôt laissa place à de la curiosité alors qu’il enfonçait les mains dans ses poches. Il observa son visage comme s’il voyait tous les rouages s’emboiter pour faire fonctionner ses pensées. Il la vit peser le pour et le contre, hésiter, se décider puis revenir sur sa décision pour finalement accepter le destin. Que pouvait-elle faire d’autres, après tout ? Si elle mettait fin à cette rencontre sans bonne raison, elle ferait preuve d’un manque total de professionnalisme et puis, il fallait bien l’avouer, elle était particulièrement sexy, à remettre les choses en ordre pour appréhender ce dilemme de la meilleure façon. Pavel n’attendait qu’une chose : de voir comment elle allait gérer les choses, tâcher d’oublier qu’elle avait écarté les cuisses dans une cabine de toilettes, sans même connaitre l’identité de son amant jusqu’à ce qu’il se présente devant elle, sur son lieu de travail.
« En effet, je suis Nuala Parker. Et donc, nous allons garder le vouvoiement, puisque je serai peut-être votre futur employeur, M. Chelmsford. » Dans sa bouche, le nom du photographe prenait un autre accent. Bien plus séduisant, envoûtant, et un sourire narquois étira les lèvres du jeune homme alors qu’il la suivait avec une docilité feinte jusque dans son bureau. Il pénétra dans la pièce avec nonchalance et observa les lieux comme pour s’imprégner de l’ambiance et pouvoir se rappeler par la suite de chaque détail qui avait caractérisé cette rencontre. Une petite voix dans la tête de Pavel l’avertit qu’il risquait de mettre sa vie sens dessus dessous s’il laissait son instinct prendre le dessus. Mais une autre l’interpelait en lui disant qu’il ne résisterait jamais à cette femme et qu’il valait mieux l’admettre tout de suite, ce qui lui éviterait pas mal de désagréments. Il s’exécuta quand elle lui indiqua l’un des canapés et il s’y installa, non sans poursuivre sa découverte des lieux et l’intimité que cela leur conférait, une fois la porte close. « Avant de commencer l’entretien en lui-même, j’aimerais pouvoir jeter un coup d’œil à votre book. Il n’y a aucun intérêt à faire cet entretien si vous ne remplissez pas nos critères, je suis certaine que vous le comprendrez. » D’un haussement d’épaules désinvolte, Pavel répliqua : « Si ça vous chante » et lui tendit le fameux porte-documents dans lequel il y avait un assez bel échantillon de ce qu’il avait pu faire jusqu’ici en temps que photographe. Il ne fallait pas oublier qu’avant de passer maitre dans l’art du cliché, Pavel n’avait jamais approché la photographie, étant plutôt calé niveau musique et chant. Mais il ne le précisa pas, se contentant de croiser les jambes en la regardant feuilleter les pages. Il avait été légèrement surpris par le manque de franchise dont elle faisait preuve à éviter ainsi son regard. La preuve qu’il provoquait chez elle une gêne qu’elle tâchait de dissimuler derrière une attitude professionnelle qui ne le dupait pas. « Est-ce qu’on est vraiment obligé de passer par cette mise en scène ridicule ? » demanda-t-il au bout de quelques secondes, n’ayant aucune patience pour cette mascarade, surtout qu’à force de l’observer, il ne pouvait que remarquer toutes ces petites choses qui avaient fait qu’il avait rapidement été séduit par la jeune femme. C’était probablement dû au silence qui les enlaçait et à la pseudo distance qu’elle essayait d’imposer entre eux mais il sentait monter en lui l’envie irrésistible de la serrer à nouveau contre lui et de goûter à ses lèvres et à sa peau avec une fièvre qui ne l’avait plus habité depuis des lustres. « Ça ne sert à rien de faire comme si rien ne s’est passé. C’est arrivé, point barre. Et je doute que l’alcool était entièrement à blâmer… n’est-ce pas ? Vous avez pris autant de plaisir que moi ce soir-là. Qu’est-ce qu’il y a ? Un fiancé qui ne doit surtout pas apprendre que sa chère et tendre se fait sauter par le premier venu dans les toilettes d’un bar ? Ou bien c’est mauvais pour votre carrière ? C’est vrai que ça manque un peu de classe mais, hé ! c’est pas moi qui irai vous dénoncer. » Il croisa les mains derrière sa tête et esquissa un sourire provocateur. « On est en âge d’assumer ces conneries, non ? » Il n’ajouta pas que cela ne le dérangeait pas qu’ils retentent l’expérience. Mais son regard délavé dardé sans aucune gêne dans celui de la directrice artistique était suffisamment éloquent pour qu’ils se passent de mots.
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Message(#) Sujet: Re: « Let’s face it, you just can’t get enough of me » feat. Nuala Parker « Let’s face it, you just can’t get enough of me » feat. Nuala Parker EmptyDim 5 Juin 2011 - 22:16



Si il y avait quelque chose que les parents de Nuala avaient tenu à lui enseigner, c'était bien de ne faire confiance à personne. Pas sur le plan professionnel, et encore moins sur le plan personnel. Pas après un an, ni même après des dizaines d'années. Jamais, et à personne. Il fallait régner par la terreur, et non par le respect, ni même l'affection – ce sont des notions qui tendent à disparaître si une personne s'immisce, décide de manipuler les gens. Ils lui avaient également inculquer qu'une terreur forte, et exercée dans les règles de l'art serait toujours valable, toujours plus efficace. Pour réussir dans la vie, pour être heureux, et obtenir ce que l'on désirait, les parents de la jeune femme lui avaient toujours expliqué qu'il fallait avoir du pouvoir sur les gens, de quelques manières que ce soit – elle était une femme, un avantage certain, mais il ne fallait pas qu'elle se repose là-dessus. Alors, Nuala essayait de respecter leurs enseignements du mieux qu'elle le pouvait.
C'était cependant un relatif échec qu'elle constatait dans sa vie personnelle. Il lui fallait du temps, elle restait d'un tempérament particulièrement méfiant, et ne l'avait accordé qu'à peu de personnes, mais le problème subsistait : elle avait accordé sa confiance à quelques personnes. D'un point de vue professionnel, cependant, la jeune femme avait pourtant parfaitement respecté ce principe. Personne n'avait sa confiance, et personne ne l'aurait. C'était la raison pour laquelle elle était si intraitable mais avait le respect de tout le monde. C'était la raison pour laquelle elle en était là où elle en était à l'heure actuelle dans sa carrière, sans jamais avoir eu besoin de l'aide de personne. Et c'était, en l'occurrence, la raison pour laquelle elle se méfiait particulièrement de Pavel Chelmsford. Comptait-il aller répéter ce qu'il s'était passé entre eux ? Elle n'en avait aucune idée, elle n'avait aucun moyen de le savoir sinon de le lui demander – mais comment le croire sur parole ? Il était si aisé de dire que cela resterait leur petit secret jusqu'à ce qu'il soit bien plus opportun de le dévoiler que de la garder. Nuala Parker n'était pas dupe – elle avait peut être des excès de méfiance, mais jamais – oh grand jamais – des excès de confiance. Il devrait déjà s'estimer chanceux qu'elle daigne jeter un coup d'oeil à son book. Mais ça, il n'en avait probablement pas conscience. Concentrée sur les photographies qu'elle faisait rapidement défiler sous ses yeux, elle se demanda un instant ce qu'il venait faire ici. Ce n'était clairement pas le genre de travail qu'il semblait apprécier, auquel il souhaitait se vouer, ou un tel revirement de carrière méritait des explications en tout cas. Des photographies de paysages, de portraits « naturels », ou même de concerts étaient réunies dans ce bouquin. Mais Nuala ne voyait qu'une ou deux photos représentatives de ce qu'elle recherchait pour son magasine. Il lui fallait une mise en scène, un message derrière ses images ( qu'il représente le caractère de l'artiste mis en scène, ou signifie simplement « regardez comme ce haut peut vous rendre belles, mesdames »). Et cela ne semblait pas être le fort du jeune homme. Cependant, cela intriguait grandement la jeune femme. Pourquoi venir postuler pour être photographe chez Be It alors qu'il était plutôt un photographe-reporter de terrain ? Les visages d'enfants africains succédaient aux catastrophes qui traversaient différents pays, et étaient suivis de photos du grand canyon, ou autres paysages du genre.

Elle s'apprêtait à lui demander ce qu'il recherchait en venant travailler chez Be It – comme elle l'aurait fait pour n'importe qui d'autre avec un tel book – alors qu'il lui demanda d'arrêter son char. Piquée au sang, la jeune femme planta son regard glacial dans celui du jeune homme. Elle l'écouta cependant jusqu'au bout, veillant à ne pas réagir à l'hypothèse du fiancé. Agacée par son attitude désinvolte, la jeune femme attendit quelques secondes avant de réagir, afin de ne pas s'emporter, et de le regretter – elle risquait de le virer avant même qu'il ne soit embauché, et son book lui avait déjà donné des idées pour des prochaines sorties de magasines... Un photographe aussi différent de ce qu'elle avait jamais auditionné pouvait se révéler être un atout sans pareil pour le magasine – quel autre magasine irait rechercher un photographe de terrain pour faire des photos de mode ?
Elle se rapprocha alors dangereusement – tant pour lui que pour elle – du jeune homme, son regard toujours planté dans le sien. « Ce n'est pas une question d'assumer. J'assume, sans souci. Et en effet, j'y ai pris beaucoup de plaisir. » Un léger sourire s’esquissa à ce souvenir, mais elle reprit son sérieux en un millième de seconde, tenant à ce qu'il comprenne bien ce qu'elle lui disait. « Mais cela ne regarde absolument pas les gens qui travaillent avec moi. Et vous avez beau me dire que vous n'allez pas aller le répéter, rien ne me le prouve. Si j'en étais certaine, je ne serai même pas dans ce bureau entrain de vous donner une chance honnête pour ce job. » La respiration de la jeune femme se faisait plus irrégulière, les battements de son coeur plus forts. Elle aurait aimé dire que cela provenait de l'agacement qu'elle ressentait en ce moment, mais ce n'était absolument pas le cas. C'était le fait d'être si près de lui qu'elle pouvait presque sentir la chaleur émaner de son corps. C'était la façon dont il la traitait, avec une telle nonchalance, d'égale à égal alors qu'elle prenait soin de toujours se mettre en position de supériorité par rapport aux gens. C'était ce qu'elle pouvait lire dans son regard – certaine que le sien renvoyait exactement la même chose. « Ne croyez pas que vous obtiendrez de moi plus de faveurs que d'autres employés si vous obtenez ce poste, parce que j'ai ouvert les cuisses lors de notre rencontre, M. Chelmsford. Cela risque même d'être l'inverse. » A l'attirance qu'elle ressentait pour lui en ce moment-même, la jeune femme se fit la réflexion qu'elle aurait tout intérêt à le tenir aussi éloignée d'elle qu'elle le pourrait si elle venait à l'embaucher. Elle n'était pas certaine que si il tentait une approche, quelle qu'elle soit, toute la volonté du monde suffisse à lui faire résister à l'appel de son corps.

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Message(#) Sujet: Re: « Let’s face it, you just can’t get enough of me » feat. Nuala Parker « Let’s face it, you just can’t get enough of me » feat. Nuala Parker EmptyJeu 7 Juil 2011 - 11:10

Il risquait cette opportunité en jouant l’insolence et en frisant le manque de respect. En ce moment même, elle était en position de force. Elle détenait les cartes de son destin, elle pouvait décider de l’embaucher ou bien de faire un caprice et de l’envoyer sur les roses avec son plus joli sourire. Mais il n’avait ni l’envie ni le courage de jouer au chat et à la souris. Il avait perdu assez de temps, il ne voulait pas continuer sur cette voie, à faire semblant, à se demander ce qui se passe dans la tête de l’autre. Qu’importe ce qu’ils avaient fait, c’était le présent qui importait et il n’avait aucune attention de tourner autour du pot sous prétexte qu’ils s’étaient vus dans des circonstances un peu particulières, à faire des choses que deux inconnus ne sont pas supposés faire dès le premier soir. Mais voilà, les choses étant ce qu’elles sont, ils ne pourraient pas effacer leurs actes alors au lieu de s’ennuyer avec ceux-ci, ils n’avaient qu’à les accepter et passer à l’étape suivante. Même si cela signifiait rester un minimum professionnel et ne pas se jeter l’un sur l’autre ce qui, en perspective, n’aurait pas déplu au photographe. Il arborait cette froide assurance, cette impatience, avec un calme olympien. Tant pis si elle décidait que leurs chemins se séparaient déjà ici, il n’était pas particulièrement emballé par le projet à la base, de toute façon. Il ne cherchait pas à être méchant ou irrespectueux, mais la vie lui avait appris certaines leçons et il comptait bien les mettre à profit. Tout comme le fait de voir qu’elle ne semblait pas impressionnée par son travail. Il n’était pas vexé, il acceptait son manque d’expérience et savait qu’il convenait forcément moins qu’un autre mais il apprenait vite, il était sérieux – quand il n’était pas ivre – et il n’était pas capricieux. Des atouts qu’elle ne découvrirait que si elle lui donnait sa chance, évidemment, ce qu’il ne chercherait pas à prouver. Ce serait à elle de voir, un point c’est tout. Il n’était pas venu pour se vendre, même si c’est ce que son patron attendait de lui.
Il avait été un peu brutal dans ses paroles. Mais il favorisait la franchise et il se doutait qu’il ne la choquerait pas. Une petite madame bien sous tout rapport n’irait pas s’envoyer en l’air avec un étranger dans les toilettes d’un bar. Une petite dame bien sous tout rapport n’irait probablement pas dans un bar comme celui-là en premier lieu, c’était presque certain. Alors il attendait de la franchise de sa part aussi. Elle pouvait s’emporter, l’injurier ou le mépriser, pour ce qu’il en avait à faire. Du moment qu’elle ne poursuivait pas cette mascarade, à prétendre qu’ils ne s’étaient jamais vus. « Ce n’est pas une question d’assumer. J’assume, sans souci. Et en effet, j’y ai pris beaucoup de plaisir » déclara-t-elle finalement. Ben voyons. Voilà ce que trahissait l’expression de Pavel alors qu’il la regardait avec une certaine condescendance, les sourcils haussés, sans une once de malice dans son regard. « Mais cela ne regarde absolument pas les gens qui travaillent ave moi. Et vous avez beau me dire que vous n’allez pas aller le répéter, rien ne me le prouve. Si j’en étais certaine, je ne serais même pas dans ce bureau en train de vous donner une chance honnête pour ce job. » Il garda le silence, sentant qu’elle n’avait pas terminé son laïus et ne cilla pas durant cet échange de regards, la laissant poursuivre. « Ne croyez pas que vous obtiendrez de moi plus de faveurs que d’autres employés si vous obtenez ce poste parce que j’ai ouvert les cuisses lors de notre rencontre, M. Chelmsford. Cela risque même d’être l’inverse. » Le photographe émit un petit rire, à peine un gloussement qui éleva son torse sur lequel il avait croisé ses bras. Il attendit encore quelques secondes, histoire d’être certain qu’elle en avait fini avec son discours et il se redressa se penchant légèrement vers elle en s’accoudant à ses genoux, prenant son air sérieux, implacable, pour qu’elle n’ose pas regarder ailleurs pendant qu’il lui répondait : « Je ne sais pas ce qui te fait croire que j’attends des faveurs de ta part mais tu te mets le doigt dans l’œil quand tu t’imagines que j’espère quoi que ce soit de toi. Je ne suis pas ici de mon propre gré, au cas où ça ne se serait pas senti. Je suis là parce que mon boss m’a dit de venir. Je n’ai ni l’expérience ni la volonté d’évoluer dans ce milieu mais puisqu’il faut bien gagner sa vie, je suis là. Pour le reste, je ne vais pas chercher à te convaincre que je suis le candidat idéal. J’ai mes atouts et mes faiblesses, comme les autres, je suis peut-être moins qualifié mais j’ai moins d’a priori aussi. » Il avait voulu éviter exactement ce genre de remarques. Parce qu’au final, cela ressemblait bien à une forme de persuasion. Aussi changea-t-il de tactique et de ton, alors qu’il se laissait aller en arrière, retrouvant une position nonchalante avant de conclure : « Maintenant, que tu m’embauches ou que tu m’éjectes, je pense qu’on a tous les deux envie de la même chose. Que je sois ton employé ou non n’y changera rien. Alors cesse ton jeu de femme de pouvoir. Je me contrefiche d’être en position de faiblesse, je m’en balance d’être à tes ordres, je ne suis pas là pour gagner d’avantage que ma part de salaire. Le chantage, c’est pas mon truc. » Il s’étira, se redressa et se leva, se penchant pour attraper son catalogue, qu’elle tenait toujours. Mais au lieu d’attraper l’objet, il s’empara de son poignet avec une douce fermeté, la forçant sans brusquerie à se lever et, dans un même mouvement, à se retrouver contre lui. Il avait à nouveau le cœur qui partait en vrille, rien qu’à son contact, et il balaya le visage de Nuala d’un regard sérieux mais hypnotisé, laissant le silence imprégner la pièce. Partir. Il savait que c’était la meilleure chose à faire mais comme il ne parvenait pas à s’écarter d’elle, il se pencha et pressa ses lèvres contre les siennes, avec une douce violence qui trahissait un désir latent, primaire, enfoui quelque part dans les fonds caverneux de son corps à la dérive. Il ne voulait pas sauter n’importe qui, il voulait à nouveau trouver l’intimité avec elle. Quoi que cela implique.
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Message(#) Sujet: Re: « Let’s face it, you just can’t get enough of me » feat. Nuala Parker « Let’s face it, you just can’t get enough of me » feat. Nuala Parker EmptyDim 10 Juil 2011 - 22:57


Pourquoi se montrait-elle autant sur ses gardes ? Pourquoi cherche-t-elle à tout prix à ce qu'ils oublient ce qui s'était passé, et se contentent d'une simple relation employé-employeur comme s'ils ne s'étaient jamais rencontrés auparavant ? « Fuir » ainsi ne lui ressemblait pas. Nuala Parker était le genre de personne à assumer ses faits et gestes avec un sourire fier sur le visage plutôt que de chercher à les cacher. Mais il s'agissait de la première fois qu'elle se retrouvait dans une telle situation, situation qui était une réelle surprise, qui plus est. Mais son attitude restait surprenante. Pas aussi étonnante que la violence de l'attirance qu'elle ressentait pour ce dernier, mais cela se jouait de peu.
Cependant, le fait qu'elle ne le connaisse ni d'Eve ni d'Adam et que, par habitude, elle ne faisait absolument pas confiance aux gens influait grandement sur sa prise de position, et le peu de confiance qu'elle lui accordait. Ce n'était d'ailleurs que rarement à tort, surtout dans le métier de la mode, qu'elle se montrait si méfiante. Et Nuala, la première, en était la preuve. Lorsqu'il s'agissait de sa carrière, elle n'avait aucun scrupule, et si elle n'irait peut être pas jusqu'à tuer quelqu'un, elle pouvait aller très loin : faire preuve d'hypocrisie à son plus haut niveau, ou encore faire du chantage, il n'y avait pas tant de différence pour elle à partir du moment où cela lui bénéficiait. Et pour éviter d'être la victime de stratagèmes aussi élaborés que les siens, elle préférait se montrer méfiante. Ainsi, il pouvait lui dire autant qu'il le désirait qu'il n'attendait absolument rien d'elle, et se moquait pertinemment d'être à ses ordres, la jeune femme avait du mal à y croire. Une certaine sincérité émané de ses yeux bleus-lagon mais il en fallait plus à la jeune femme pour qu'elle lui accorde plus que le bénéfice du doute. Il était un homme, après tout. Nuala savait combien cela pouvait être difficile pour eux de recevoir des ordres d'une femme, et de devoir s'y soumettre. Peut être Pavel ne faisait-il pas parti de ceux-là, mais la directrice artistique de Be It ne pourrait le savoir que si elle lui laissait une chance. Chance qu'elle envisageait désormais de lui accorder – son discours avait apparemment eu un certain effet sur la jeune femme. Cela l'agaçait, mais elle ne pouvait pas non plus lui refuser ce job simplement parce que ce qu'il faisait naître en elle la mettait hors d'elle.
Il porta cependant le coup de semonce sur le self-control de la jeune femme lorsqu'il affirma, sans l'ombre d'une hésitation, qu'ils avaient tous les deux envie de la même chose. Elle aurait aimé objecter, l'envoyait sur les roses, et lui dire qu'il pouvait sortir et ne plus jamais mettre les pieds ici. Mais elle devait l'admettre, il disait la vérité. Peut être pas sur le fait que le chantage n'était pas son truc, mais Nuala était plus concentrée sur ce qu'il allait se dérouler si il ne quittait pas la pièce dans les minutes qui suivaient que sur ce qu'elle risquait. Elle ne chercha pas à répondre à ce qu'il venait de dire. Il n'y avait pas grand chose à répondre, et elle ne souhaitait pas non plus se trahir. Son regard noyé dans celui de Pavel, elle tentait vainement de s'en détacher, de tourner la tête, et de le libérer ; elle prendrait sa décision plus tard. Elle retint un soupir de soulagement par rapport à la situation dans laquelle elle se trouvait lorsqu'il se pencha vers elle, comme pour récupérer son book. Elle allait être libérée de toute cette pression, de ce manque de contrôle qui était aussi excitant que désagréable, et se préparait à leur prochaine rencontre si jamais elle prenait la décision de l'embaucher. Mais les doigts, puis la main de Pavel attrapèrent le poignet de la jeune femme ; ce fut comme si une onde d'électricité parcourait son corps. Elle avait conscience de chaque particule de sa peau en contact avec celle du jeune homme, et si elle était convaincue qu'elle ferait mieux de se détacher de lui dès maintenant, elle n'en avait aucune envie.

Nuala était une jeune femme indépendante. Elle avait beau avoir déjà été amoureuse, elle ne s'était jamais vraiment considérée dépendante de qui que ce soit. Sa seule dépendance était probablement la cigarette même si la jeune femme était certaine qu'elle pourrait arrêter du jour au lendemain sans aucun souci. Sauf que là, elle était tout simplement incapable de se détacher du jeune homme, et ce malgré toute sa volonté. Est-ce que cela signifiait qu'elle allait en devenir dépendante, qu'il avait l'effet d'une drogue sur elle ? Ce n'était pas impossible, au grand damne de la jeune femme. Pourtant, au moment où il la fit se relever, avec autorité mais sans violence aucune – ce qui la changeait de ce qu'elle pouvait vivre d'ordinaire -, elle décida qu'elle aurait toute l'occasion de s'en inquiéter plus tard. L'effet qu'il avait sur elle avait quelque chose de fascinant, et la façon dont il la regardait était tout à fait irrésistible. Elle était entrain d'apprécier le regard qu'il lui lançait lorsque leurs lèvres entrèrent en contact, Nuala laissant s'échapper un léger soupir de plaisir. Elle se laissa aller quelques secondes, libérant sa main pour venir la passer dans sa nuque. Jamais n'avait-elle emporté par un tel désir. Pire qu'un désir, ça en était presque un besoin. Ce n'était pas bon pour son image, encore moins si elle choisissait de l'embaucher, mais peu lui importait à vrai dire. Avec lui, peu lui importait. Pourquoi ? Comment ? C'était profondément déstabilisant. Et cela rendait la chose beaucoup plus attrayante. Aussi, lorsque la jeune femme posa la main sur le torse de celui à qui elle allait s'offrir pour la seconde fois, ce n'était pas, comme il devait le penser, pour le repousser. Plongeant son regard dans le sien, elle se mordit la lèvre, comme pour tenter d'apaiser le volcan qu'il avait fait naître en elle, et se dirigea vers la porte. Elle referma celle-ci avec soin, veillant à ne pas la claquer, et à préserver un minimum de self-control. Elle prit quelques secondes, puis se retourna. Rien n'y faisait, il restait tout aussi désirable. Il n'avait rien de spécial, pourtant. Mais il était spécial – du moins, il devait l'être pour que la jeune femme ait cette réaction. Ce n'était pas pour rien si elle avait autant envie de lui, de retrouver cette bulle qui s'était formée autour d'eux dans les toilettes du Parkwest Nightclub. Elle avança alors vers lui, attrapant son tee-shirt d'une main, et sa nuque de l'autre. Ce baiser n'était que la partie autorisée au moins de dix ans qui allait se passer dans ce bureau, il n'y avait que peu de doutes à ce sujet désormais.

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Message(#) Sujet: Re: « Let’s face it, you just can’t get enough of me » feat. Nuala Parker « Let’s face it, you just can’t get enough of me » feat. Nuala Parker EmptyDim 31 Juil 2011 - 18:12

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Pavel n’avait jamais été un tombeur. Il n’avait pas connu beaucoup de filles. D’ailleurs, le nombre de filles avec lesquelles il avait été loin devaient se compter sur les doigts d’une main. Ou de deux, peut-être, puisque ces derniers mois, il les avait passés à faire des choses qu’il ne faisait pas en temps normal. Mais il n’avait jamais recommencé avec ces filles, ça n’avait été que l’affaire d’une fois et les occasions étaient plutôt rares. Il n’y avait que quatre filles avec qui cela avait été plus sérieux. Trois d’entre d’elles pendant son adolescence, il les avait perdues parce qu’il avait déménagé. Puis il y avait Yasmine, avec qui il se voyait déjà terminer ses jours, heureux à ses côtés. Elle était morte. Cela lui avait brisé le cœur et l’âme. S’ils recommençaient maintenant, Nuala et lui, ce serait la cinquième femme. Et au fond, Pavel savait ce que cela signifiait : que même s’il ne la connaissait pour ainsi dire pas, il avait envie de la revoir. Un miracle quand on savait qu’il écartait toute existence humaine de son chemin. Il ne cherchait pas l’amour ni une relation durable. Simplement, il était arrivé à ce stade où une connexion humaine était un besoin vital, même pour un être aussi solitaire que lui. Mais cela, il n’irait pas l’expliquer. Elle le prendrait pour un sentimentaliste et il n’était pas un pauvre petit garçon. Il refusait que quiconque s’apitoie sur son sort. Il était prêt à parier que ce ne serait pas le cas de Nuala mais il ne voulait pas prendre ce risque. Il voulait vivre à l’instinct et il voulait qu’elle soit sur la même longueur d’onde que lui. Alors il avait fait preuve d’une audace qu’autrefois il n’aurait pas eue. Il passa à l’acte. Il agit au lieu de parler. Si elle voulait le repousser, le gratifier d’une belle gifle, il l’accepterait. Mais quelque chose au fond de lui, quelque chose d’infime mais de bien présent, lui affirmait qu’il ne regrettait pas sa décision. Aussi avait-il laissé de côté l’aspect raisonnable de la situation pour rapprocher ce corps qu’il voulait sentir à nouveau contre lui. Il ne cherchait pas à profiter d’elle, à se servir d’elle pour assouvir ses bas instincts. Il voulait un partage équitable et ne rien demander de plus que quelques heures de communion, de temps en temps. Comme pour lui prouver qu’il était toujours vivant peut-être. Probablement même. Mais il n’avait jamais été un fin psychologue et n’arrivait pas à mettre des mots sur le gouffre qui l’occupait, tout comme il ne pourrait jamais expliquer à Nuala ce qu’il attendait d’elle si elle le lui demandait. Il n’en savait rien. Il avait juste la certitude que cela faisait trop longtemps qu’une personne ne lui avait pas fait cet effet-là et qu’il n’était pas tout à fait prêt à passer à côté de cette sensation. Elle lui manquait, elle était essentielle à son existence comme elle l’était pour tous les êtres qui peuplaient cette planète.
Il n’était pas non plus aveugle ni insensible. Il avait bien vu qu’il avait touché un point sensible avec ses déclarations. Tout comme il n’avait pu que ressentir les réactions du corps de Nuala à son contact. Il ne s’agissait aucunement de peur et s’il pouvait concéder qu’elle n’était pas maitresse de ses émotions, il se doutait qu’elle était aussi consciente que lui que leur rapport n’était pas normal, qu’il n’était pas habituel mais qu’il était réciproque et surtout instinctif. C’était comme si leurs corps parlaient pour eux, tentaient de se rejoindre malgré eux. Même s’ils devaient se détester, il y aurait toujours cette tension pour les attirer l’un vers l’autre. Pavel ne savait pas pourquoi elle, parmi tant d’autres, parvenait à évoquer quelque chose d’aussi fort en lui mais il était trop éreinté pour tenter de combattre l’irrésistible envie qu’il avait de se sentir près d’elle, contre elle, en elle. Il ressentit un certain soulagement à l’entendre soupirer à son contact. C’était une preuve comme une autre qu’il ne se faisait pas d’idées, ou du moins pas complètement. Ses doigts se resserrèrent sur le tissu du chemisier de la jeune femme. Il se contreficha que celui-ci pu coûter cher, il ne voulait pas la lâcher, il ne voulait pas la laisser s’échapper si elle était la première à retrouver ses esprits. Leur baiser s’interrompit un instant et il la regarda, la respiration légèrement altérée. Un baiser de cette femme et il chavirait. Elle s’écarta de lui et il la laissa faire, l’observant, la tête basse, alors qu’elle allait fermer la porte. Le déclic le poussa à tourner la tête pour la regarder. Elle faisait face à la porte et il posa les mains sur ses hanches, se demandant si elle hésitait à le mettre à la porte ou si elle envisageait déjà la suite. Quand elle fit volte-face, il eut sa réponse et il l’accueillit avec une nouvelle force, enroulant un bras autour de sa taille fine. La soulevant, marchant machinalement vers le bureau organisé de son employeuse potentielle. Pris dans une frénésie folle, il palpa son corps, comme pour s’assurer qu’il ne rêvait pas et quand ses doigts frôlèrent les boutons de son chemisier, il referma les doigts sur ceux-ci en une prise ferme. Il suffirait qu’il tire un coup pour rompre le délicat tissu, pour dévoiler le corps parfait qui se cachait dessous. Sa mémoire sensorielle refit surface et c’est comme si ses lèvres goûtaient le parfum dont elle s’était aspergée ce soir-là, comme s’il glissait la bouche dans les recoins tendres de son corps, cachés à la vue de tous. Un coup sec l’interrompit dans sa tentative de résister à l’envie de lui arracher tout ce qu’elle portait. Il poussa un léger grognement agacé et se redressa alors qu’il l’avait sentie se raidir sous lui. En un instant, la tension retomba et il la libéra de son entrave, rajustant son t-shirt avant de s’écarter du bureau, se tournant vers la porte. Ils avaient au moins eu la chance de tomber sur quelqu’un qui ne se contentait pas de frapper pour annoncer son entrée mais attendait bien le signal de l’occupante du bureau.
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Message(#) Sujet: Re: « Let’s face it, you just can’t get enough of me » feat. Nuala Parker « Let’s face it, you just can’t get enough of me » feat. Nuala Parker EmptyJeu 4 Aoû 2011 - 23:56


Elle ne s'inquiétait pas de l'endroit où ils se trouvaient, elle se moquait qu'il l'ait amené sur son bureau et qu'elle en aurait pour un moment à le ranger par la suite. Elle n'avait que faire du risque d'interruption qui était aussi présent qu'il lui paraissait impossible. Les mains de Pavel parcourant son corps, leurs langues s'entrelaçant, se titillant, elle en perdait la tête. Elle s'en demanderait probablement les raisons plus tard, cherchant une explication cartésienne à l'attirance qu'elle ressentait pour le photographe, à une explication lui offrant rédemption de son geste. C'était plus le manque de professionnalisme d'un tel acte avec un futur employé potentiel que pas le fait de coucher avec un homme avec qui elle n'était pas mariée, avec qui elle n’entretenait même pas un semblant de relation, que Nuala Parker considérait comme un péché. Non, avoir des relations avec inconnu ne lui posait aucun problème de conscience. Ce n'était pas tant qu'elle y était habituée, mais plus qu'elle ne voyait pas le problème qui pouvait se poser à partir du moment où elle se montrait prudente – même si cela n'avait pas été le cas en compagnie de Pavel – et qu'elle ne se faisait pas de promesse en l'air – à moins qu'elle y trouve un intérêt personnel. Mais elle n'était pas non plus une adepte de ce genre de relation, elle devait l'avouer. Cela ne signifiait pas pour autant qu'elle n'avait que des relations sérieuses, bien au contraire. Dans son besoin, voire obsession, de tout devoir contrôler de sa vie, de préférence sans exception, la jeune femme préférait à ces dernières les relations qualifiées d'améliorées. Le terme était selon cette dernière exagéré, car cela pouvait parfois créer des problèmes, mais pour faire simple, elle préférait les relations où elle s'offrait à quelqu'un sans se soucier du lendemain, mais tout en sachant que le respect serait toujours maître roi de ce qu'ils vivaient, et que les sentiments, les rendez-vous et les présentations seraient proscrits. Indépendante, et le revendiquant, la jeune femme n'avait jamais réellement ressenti le besoin de se poser avec quelqu'un après l'échec de sa première relation amoureuse, et la seconde de cette dernière le prouvait bien. Il s'était simplement agi d'une succession de provocations, cherchant là pousser à bout à l'autre, à le tester jusqu'à ce qu'il craque, en sachant pertinemment que le glas de la fin finirait par sonner. Elle ne s'était naturellement pas entendue à s'attacher autant, ni même à la réciproque de la part de Trent, mais c'était arrivé, et au final les choses s'étaient avérées plus compliquées que jamais même lorsqu'ils avaient mis un terme à leur relation. Alors, pour le moment, la jeune femme se contentait de relation qui n'en était pas, celles qui lui épargnaient les prises de tête, tout en sachant que si quelque chose de sérieux se présentait à elle, elle aurait probablement du mal à succomber au charme d'une telle opportunité, et tout envie de la fuir. Ainsi, de coucher deux fois de suite avec un homme qu'elle connaissait à peine, voire même pas du tout, ne lui posait absolument aucun état d'âme, tandis que le fait que cela arrive dans son bureau semblait être une affaire d'état. Une psychologie bien particulière.

La situation était on ne peut plus excitante, et ceci mêlé aux souvenirs de leur sulfureux échange dans les toilettes du Parkwest Nightclub, était à la limite du supportable. Elle n'avait pas besoin de sentir sa peau pour se rappeler toutes ses formes, toutes ses imperfections, ni même pour deviner combien sa peau serait aussi brûlante qu'ils l'étaient tous les deux de désir. Il importait guère qu'à la façon qu'il avait de traiter ses vêtements, ils seraient bons pour la poubelle, ou qu'elle serait obligé d'aller en emprunter – ou plus exactement se faire offrir – au moins l'un des chemisiers qu'ils recevaient pour la promotion des nouvelles collections dans le magasine, et d'y trouver une justification. Elle ne pouvait concevoir l'idée de détacher ses lèvres de sa peau, de ne plus sentir les réactions de son corps au contact du sien. Elle n'en pouvait plus d'attendre du moment où ils succomberaient complètement à la tentation l'un de l'autre, aussi délectable ce moment soit-il. Elle voulait enrouler ses jambes autour de son corps, et le sentir en elle, s'abandonnant totalement l'un à l'autre, sans avoir à se soucier de quoique ce soit sinon de prendre du bon temps. Elle s'apprêtait à retirer le tee-shirt du jeune homme pour mieux profiter des frissons que lui provoquaient chaque contact avec Pavel lorsqu'un coup franc fut frappé à la porte. C'était comme si d'un coup, d'un seul, la jeune femme reprenait ses esprits, redevenait la directrice artistique qu'elle était, dépourvue de faiblesses et maîtresse de toute situation. Le corps raidi, elle n'eut pas à prononcer le moindre mot pour que son amant la libère de son étreinte, non sans monter son mécontentement. Elle hésita une seconde à laisser la personne entrer, en le voyant ré-ajuster son tee-shirt ; sa place était jonché sur le sol, et non dessinant les muscles du jeune homme. Elle secoua légèrement la tête, un sourire rempli de sous-entendu sur le visage, et vérifia qu'elle était présentable.
Il venait de s'opérer en elle une métamorphose dont elle ne mesurait probablement pas l'ampleur. Son visage était désormais de nouveau rempli d'autorité, et témoignait d'un grand self-control. Il n'y avait plus aucune trace de la Nuala passionnée de quelques secondes auparavant si ce n'est les quelques mèches qui ne désiraient pas se remettre en place. Replaçant ses pieds dans ses chaussures, elle prit la parole sur un ton qui ne laissait aucunement place à la discussion. « Retourne à ta place. » La jeune femme était de nouveau en charge, la force de l'instant avait été brisé d'un simple coup sur la porte, et la jeune femme fit note mentale de ne plus se laisser prendre dans une telle situation. Cela ne lui ressemblait tellement pas – et pourtant, cela lui avait semblant être la meilleure chose qu'elle ait pu faire dans ce bureau sur le moment, la plus agréable en tout cas. « Entrez » lâcha-t-elle au bout de quelques secondes, d'une voix claire et audible. Il s'agissait de sa secrétaire qui avait compris depuis longtemps qu'interrompre Nuala lors d'un rendez-vous sans son autorisation préalable pouvait lui valoir des semaines de dure labeur où la belle blonde n'aurait aucun scrupule à lui donner des tâches impossibles, et à finir pour la veille. « Cristolbald veut vous voir au plus vite. Une urgence avec le shooting qui a lieu sur le toit. » Elle recula après avoir délivré le message. Avant que celle-ci ne referme la porte, Nuala l'en empêcha. « L'entretien est bientôt fini, ce n'est pas la peine. Et dis à Cris que j'arrive d'ici dix minutes. » Elle attendit que la jeune femme ait quitté la pièce définitivement, et se tourna le photographe. Des flashs de ce qu'ils avaient fait dans la boite de nuit, de ce qu'ils avaient fait et de ce qu'ils avaient failli faire ici lui revenait, lui compliquant la tâche. Ce ne fut qu'au bout de quelques secondes d'un silence qui la gênait – elle ne savait comment lui faire comprendre ce que cela ne se reproduirait pas sans prendre le risque que cela lui retombe dessus, et qu'on l'accuse d'absence de professionnalisme – la pire insulte que l'on pouvait balancer à la jeune Parker. « Tes photos ne me permettent pas de juger de tes capacités. On a des shootings toute la semaine, j'aimerai que tu fasses des essais. » Assurait-elle ses arrières ? Etait-ce une intuition professionnelle qu'il y avait peut être quelque chose à retirer de ce photographe qui n'avait rien fait de similaire auparavant ? Elle n'en avait sincèrement aucune idée. « Demain, 10h, et lundi 19h. Ca te convient ? »
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Message(#) Sujet: Re: « Let’s face it, you just can’t get enough of me » feat. Nuala Parker « Let’s face it, you just can’t get enough of me » feat. Nuala Parker EmptyMer 17 Aoû 2011 - 21:59

La tension retomba aussitôt dans le corps de Pavel. Dès qu’il s’écarta de Nuala, dès que le contact fut rompu, c’est comme s’il retrouvait ses esprits et s’il avait eu envie de la déshabiller quelques secondes plus tôt, le fait d’être coupé en plein élan et de ne pas passer à l’acte ne le frustra pas outre mesure. Il avait encore le goût de ses lèvres parfumées au rouge à lèvres ou au gloss – il n’avait jamais été un spécialiste en la matière – dans la bouche, ainsi que son odeur corporelle collée à la peau. Il garda toutefois son sang-froid en paraissant maitriser la situation, ne pas sembler gêné par l’idée qu’ils avaient failli être surpris en plein acte. L’image de la secrétaire pénétrant sans prévenir dans le bureau pour tomber nez à nez avec son derrière dénudé aurait pu le faire sourire si cela avait été dans sa nature. Mais il n’était pas d’humeur à trouver la situation cocasse. S’il n’était pas vraiment agacé par la suite des événements, il n’en éprouvait pas non plus une satisfaction quelconque. D’ailleurs, il ne savait pas du tout ce qu’il ressentait à ce moment précis. Complètement perturbé par ses sens affolés, par son incapacité à se tenir correctement dès lors que Nuala se trouvait dans le paysage le laissait perplexe. Il n’était pas un adepte du sexe bestial, en veux-tu en voilà, dans tous les recoins de la pièce. Mais il ne pouvait nier l’évidence : la jeune femme opérait sur lui un charme très particulier et l’idée que son désir ait pu être enflammé par le côté dominateur de la directrice artistique effleura l’esprit du photographe. Il n’avait jamais vraiment analysé le rapport qu’il avait avec la gente féminine mais son comportement démesuré dès que Nuala le regardait lui imposait une certaine réflexion. Le moment et l’endroit ne s’y prêtaient cependant pas, aussi ajusta-t-il se tenue en reprenant le contrôle de son corps et de ses réflexes. Seule sa respiration, légèrement altérée, trahissait la puissance avec laquelle il avait voulu s’emparer de ce qu’il avait sous les doigts. Encore essoufflé par la vivacité avec laquelle les choses avaient dérapé, il s’éloigna un maximum du bureau sur lequel ils avaient failli réitérer leurs exploits des toilettes du bar branché. Quant au chaos laissé par leur invasion sur le bois lisse du bureau, les documents négligemment repoussés, les objets déplacés, il ne s’en soucia pas. Il s’en détourna simplement pour revenir vers le canapé où il s’était installé quelques minutes plus tôt pour son entretien d’embauche. Un coup d’œil en direction de son employeuse potentielle lui assura que de ce point de vue-là, ils étaient sur la même longueur d’onde. Restait à savoir si cet acte irréfléchi allait lui coûter sa place – auquel cas, il maugréait déjà à l’idée de devoir expliquer à son agent ce qui avait causé cet échec. « Retourne à ta place. » S’il n’apprécia pas vraiment le ton, il obtempéra, sachant qu’il était le principal fautif pour avoir initié le dérapage. Il attrapa le carnet où étaient exposés ses maigres expériences en matière de photographies de mannequins et le glissa sous son bras, attendant la suite de l’entrevue qui, il le savait parfaitement, allait bientôt se clore sur cette entrefaite. « Entrez. » Pavel porta machinalement son attention vers la porte qui s’entrouvrit sur une jeune femme peu assurée. Elle sembla jauger l’ex-musicien qui lui rendit un regard vide d’expression et annonça qu’un certain Cristobald voulait la voir au plus vite. Pavel ne laissa rien entrevoir, même s’il se doutait que le moment d’être congédié était bien là. « L’entretien est bientôt fini, ce n’est pas la peine. Et dis à cris que j’arrive d’ici dix minutes. » Imperturbable, Pavel attendit que leur conversation prenne fin, alors qu’elles discutaient comme s’il était inexistant. « Tes photos ne me permettent pas de juger tes capacités. On a des shootings toute la semaine, j’aimerais que tu fasses des essais. » Il hocha simplement la tête en signe d’approbation. Finalement, il n’avait peut-être pas brûlé toutes ses chances d’obtenir ce poste qui, tout à coup, lui semblait bien plus attrayant qu’à son arrivée et la présence de Nuala n’y était certainement pas étrangère. D’une docilité déconcertante, il attendit donc les ordres, lui qui éprouvait tant de difficultés face à un ton impérieux en temps normal. Il ne supportait pas qu’on soit glacial avec lui sous prétexte qu’il n’était qu’un sous-fifre, mais dans le cas présent, il se contrefichait bien du ton qu’elle employait, il n’avait qu’une hâte : revenir travailler au sein de cet établissement tout ce qu’il y a de plus contraire à son éthique professionnelle. « Demain, 10h, et lundi, 19h. Ça te convient ? » Pavel haussa les épaules en quittant son poste pour s’approcher d’elle – non pas pour lui mettre la main aux fesses, même si l’idée lui effleura l’esprit, malgré la porte qui représentait un danger potentiel – mais bien pour conclure leur rencontre sur une note plus professionnelle. « Je serai là. » fut sa seule réponse avant qu’il ne se glisse à l’extérieur, le visage de marbre. Ce n’est qu’une fois sorti du bâtiment, à l’abri de regards indiscrets, qu’il s’arrêta un instant pour revenir sur l’heure qui venait de s’écouler. Un vol de papillons lui traversa l’estomac au souvenir du corps qui frémissait sous le sien, diaboliquement protégé par une couche de tissu fin et coûteux, très probablement. Mais c’est surtout l’idée que sa vie prenait un nouveau tournant qui lui donnait la sensation que, finalement, il avait plutôt bien fait d’écouter son agent.


THE END
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