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 Comme un petit goût de vengeance

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Message(#) Sujet: Comme un petit goût de vengeance Comme un petit goût de vengeance EmptyJeu 14 Avr 2011 - 19:49

Plus la patience est grande et plus belle est la victoire. Je n'avais jamais eu beaucoup de patience, non, je n'étais pas le genre de garçon qui attendait sagement le moment opportun. Et pourtant, j'avais du attendre malgré moi, parce que ce crétin de Flynn s'était éloigner de moi sans laisser la moindre trace. Il n'était pas l'objet de ma vengeance, mais il me mènerait à elle. Enfin, quand je dis qu'il est partit sans laissé de trace, c'est pas totalement vrai, parce que ce pauvre con m'avait tout de même dit qu'il allait retrouver sa sœur, sa toute petite sœur. C'est elle que je voulais, plus que tout, c'est elle qui l'avait éloigné de moi, elle me l'avait pris, magnifique petite garce semblable à toutes les représentantes de la gente féminine. Elle allait payer le prix fort. Connaissant Flynn, il n'avait pas parlé à son petit trésor de moi. La donzelle devait être trop douce et délicate pour entendre parler d'un type que moi. Faut dire que je pourrissais tout ce que je touchais, comme si je faisais sortir ce qu'il y avait de pire en eux, rien qu'en entrant dans leur vie. C'était un don chez moi, comme si mon aura était destructrice et malsaine au point de bouffer celle des autres et de les envelopper. Je parle d'aura, mais je crois pas à ce genre de connerie. Enfin, ça change rien au fait que je les rend tout aussi méprisable que moi. Le Flynn, il avait franchement pas de quoi me cracher dessus, je savais ce qu'il était et ce qu'il valait. Un ordure, un déchet que les hommes avaient recraché sur un trottoir pourri et que j'avais aidé. Comme quoi, je suis pas totalement ignoble comme mec. Bon, j'avoue, j'avais une petite idée derrière la terre, mais de nos jour, la gentillesse pure et dure n'existe plus, il y a toujours un acte égoïste planqué derrière. Il y a bien des cons qui vous diront que c'est pas vrai, mais franchement, c'est de ceux là qu'il faut plus se méfier. Moi, au moins, vous savez à quoi vous attendre, alors qu'eux, ils vous crachent dessus par derrière et vous en redemandez.

Quoi qu'il en soit, je savais qu'en remettant la main sur Flynn, je ne serais plus très loin de sa chère et tendre frangine. Il ne m'avait jamais beaucoup parlé d'elle, mais si mes souvenirs étaient bon, elle devait être en âge de fréquenté le lycée. J'm'étais donc mis en tête de faire la sortie des classes et de l'attendre, le plus simplement du monde. A quoi se casser la tête dans des trucs compliqué alors qu'on pouvait faire simple. Adossée contre une façade en face du lycée, je fume une clope, tranquillement, laissant le temps filer jusqu'à ce que la sonnerie retentisse et fasse sortir un troupeau de pucelle en manque de cul. Le problème avec les gamines, c'est qu'après, on a difficile à s'en débarrasser. Secrètement, j'espérais que la frangine serait difficile à avoir, juste pour pimenter le jeu, la vengeance n'en serait que plus excitante. JE SAIS, j'ai dis que je n'aimais pas patienter, mais dans ce genre de jeu, c'était très différent. Certains passants me zieutent, je dois foutrement avoir l'air d'un pervers qui a rien de mieux à faire que de mater les pouffiasses de ce lycée qui s'habillent comme des bébés prostitués et qui, finalement, n'attendent que ça, se faire baiser dans une ruelle sombre. J'avais jamais été intéressé par ce genre de fille, trop conne, des grosses dindes qui gloussaient sans rien comprendre. Elle écarte les cuisses, mais bon, c'est jamais des très bons coup. J'aime bien la chair fraiche mais y a des limites. J'dis pas qu'il y a des exception, mais celle là, je savais les dénicher.

La sonnerie se fait entendre, les premiers élèves se mettent à sortir. Faut que je me grouille si je veux pas louper la morveuse. Une impulsion de mon pieds, je m'écarte du mur et me sépare de ma cigarette. Je siffle un groupe de fille, des branleuses qui se mettent à glousser quand elles se rendent compte que c'est à elles que je m'adresse. J'crois même qu'il y a un dindon au milieu du truc, mais bon, on s'en fout, c'est la frangine qui a de l'importance. Il y en a une qui s'avance, une de ses bombes, c'est à se demander quelle âge elle a. Nielson, tu connais!? Vu la gueule qu'elle tire, c'est pas le genre de gonzesse que des blaireaux dans mon genre attendraient à la sortie des cours. Elle se tourne vers ses copines, perplexe et en revient à moi. Ella Nielson? Non, mais elle est con? Genre il y a vingt Nielson dans cette putain d'école? Elle fait chier, moi j'en sais rien si c'est Ella, certainement. Bordel quoi, y a moyen de me faire perdre mon temps? Hm... Ouai, c'est ça, Ella. Et la morue qui se met à rire. Bordel, je suis tombé sur une véritable connasse comme on en fait plus. Je commence par perdre patience, mais d'un mouvement du menton, elle me désigne une demoiselle un peu plus loin. Mon regard suis le sien et je découvre enfin la petite sœur de Flynn. Ella. Une vraie petite poupée, il faudra que je me montre doux et tendre avec celle là, elle a l'air si fragile, si inoffensive, pauvre petite poupée laissée dans les griffes du grand méchant loup. Oh, mais qu'elle ne s'inquiète pas, je serais un prince charmant le temps qu'il faudra pour l'apprivoiser, le temps qu'elle se mette en confiance, il ne faudrait pas qu'elle fuit. Ella. Elle s'éloigne déjà. Je me tourne vers la blondasse qui m'a aider : T'aurais pas un stylo? Elle acquière, fouille dans son sac et après je ne sais combien de temps, elle me sort un stylo débile rose à petit cœur qui ne fait que confirmer ce que je savais déjà. Je tourner les talons sans me soucier d'elle. Elle attend comme une cruche, comme si j'allais venir le lui rendre. Et le Père Noël, il existe? Aha. Quelle conne. Je me grouille a rejoindre la môme Nielson. Arrivé à sa hauteur, je lui saisi le poignet pour qu'elle se tourner vers moi. Tu as laissé tomber ça... Mon regard s'ancre dans le sien et là, je reconnais un peu de Flynn en elle. Un sourire vient fendre mes lèvres. Elle devrait pas trop avoir peur, j'ai même fait un effort vestimentaire... Bon absolument pas, mais on s'en balance.
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Message(#) Sujet: Re: Comme un petit goût de vengeance Comme un petit goût de vengeance EmptySam 16 Avr 2011 - 7:23

« Quand je dessine le cosinus, vous voyez que c'est l'inverse du sinus. Pourtant, il n'y a qu'une demie-période entre eux. Qu'est-ce que ça veut dire? » Si Ella avait fait un effort surhumain pour tenter de comprendre les nouvelles notions de mathématique que leur expliquait le prof, il n'eut qu'à poser une question et laisser les élèves s'exprimer librement en levant la main pour la perdre totalement. Gribouillant dans son cahier, elle ne fit pas attention à ce qui se passait autour d'elle, préférant ne pas lever les yeux afin de s'assurer qu'il ne l'interroge pas. Les profs avaient ce don particulier de fouiller des yeux la classe pour trouver ceux et celles qui n'écoutaient pas et, de ce fait, ne sauraient pas répondre aux questions. Malheureusement pour elle, si son prof la laissa dessiner en paix, il ne la laissa néanmoins pas sortir sans lui demander d'attendre un moment puisqu'il avait besoin de lui parler. Poussant un soupir en serrant ses livres contre elle, assurée d'être découverte, elle attendit que les élèves aient quitté la classe pour s'approcher, redressant ses prunelles sur l'enseignant, détendu, qui s'assoyait sur le rebord de son bureau. « J'imagine que les dernières semaines n'ont pas été faciles pour toi. Mais si tu ne fais pas d'efforts... » « J'en fais. » « Tu vas devoir en faire plus si tu veux remonter tes notes. Je peux t'aider, si tu veux, mais tu dois y mettre du tiens aussi, Ella. » « Je vais me débrouiller toute seule. Mais merci. » Elle haussa les épaules et tourna les talons dès lors qu'il lui eut donné son congé, alors que l'enseignant la regardait partir non sans s'inquiéter de la petite blonde, solitaire, dont les notes avaient brusquement chuté depuis décembre. La jeune fille, quant à elle, rejoignit son casier avant de s'éloigner rapidement dans l'espoir vain de rentrer chez elle le plus tôt possible. Pour la première fois depuis de longues semaines, elle n'avait pas de devoirs et avait donc laissé son sac à dos dans son casier afin de passer une soirée tranquille.

Elle réussit assez bien à éviter la plupart de ses amis, jusqu'à ce qu'on la rattrape par le poignet pour la forcer à se retourner. « Tu as laissé tomber ça... » « Mer ... C'est pas à moi. » affirma Ella non sans faire un pas de côté pour se défaire de l'emprise qu'avait l'inconnu sur elle. Elle n'avait eu qu'à baisser les yeux sur le stylo qu'il avait à la main pour comprendre que ce n'était pas le sien. Le sourire de l'inconnu lui soutira un haussement d'épaules alors qu'elle faisait un pas en arrière comme pour lui signifier qu'elle n'avait pas l'intention de s'attarder. Elle n'avait certainement pas fui ses amis pour discuter avec un inconnu venant d'elle ne savait trop où et de toute façon, il ne lui inspirait pas confiance. Si son accoutrement vestimentaire n'aidait en rien sa cause, le sourire qu'il arborait la fit arquer un sourcil d'étonnement. Elle ne le connaissait pas et il lui semblait déjà un peu trop familier, comme si lui savait qui elle était. Secouant brusquement la tête afin de faire taire la petite voix dans sa tête qui lui disait de se méfier. De toute façon, la petite voix se faisait entendre à tous les coups, ce ne serait pas la première fois. Ce ne fut qu'après avoir regardé l'inconnu de haut en bas qu'elle sut qu'elle ne l'avait jamais vu. Il ne passait pas inaperçu, de par son apparence peu soignée et si la jeune fille l'avait déjà vu quelque part, elle s'en rappellerait certainement. Non, vraiment, elle ne l'avait jamais vu dans le coin. Toutefois, si Ella avait passé la plupart de ses après-midi de congé à l'extérieur lorsqu'elle était arrivée à Miami, depuis décembre, tout était on ne peut plus différent et elle avait préféré s'enfermer dans sa chambre afin d'éviter les questionnements et les regards. Elle n'aurait donc pas été étonnée qu'il lui dise qu'il avait déménagé en janvier et qu'il habitait l'une des maisons voisines à la sienne, pour la simple et bonne raison qu'il aurait très bien pu passer inaperçu.

« Je te conseille de te débarrasser du stylo! Dans tes mains, c'est pas crédible. » Avec un sourire amusé, la jeune fille haussa les épaules, convaincue qu'il était de toute évidence bien trop rose pour lui appartenir. Ella se contentait de couleurs beaucoup plus sobres en matière de fournitures scolaires, ne serait-ce que pour ne pas attirer l'attention. Elle avait même des doutes quant à l'utilité du crayon, certaine que c'était bien plus pour faire joli que pour écrire réellement. « Je dois rentrer. Bonne chance dans tes recherches! » Après tout, s'il avait l'intention de retrouver la propriétaire du stylo, il pouvait abandonner dès maintenant, surtout s'il avait cru qu'il lui appartenait. D'ailleurs, elle haussa les épaules avant de tourner les talons pour rentrer chez elle.
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Message(#) Sujet: Re: Comme un petit goût de vengeance Comme un petit goût de vengeance EmptyMar 26 Avr 2011 - 22:18

Mer ... C'est pas à moi. La sœur du branleur se dégage de mon étreinte hâtivement, comme si le contact de ma peau contre la sienne la brûlait, ne faisant que confirmer mon appréhension à son égard. Mademoiselle était une petite fleur rare qui ne s'était pas encore réellement ouverte au monde et à ses beautés caché. Tout ce qui est bon dans la vie est immoral, illégal ou fait grossir. Je suis plus ou moins d'accord. De toute façon, j'en étais la preuve irréfutable, moi, le bonhomme immorale qui se complait à vivre dans l'illégalité. Je suis certains d'une chose, la petite créature transpirant l'innocence qui me fait face n'a jamais eut les lèvres souillées par le goût du vice. Elle semble si différente. Un apparence que j'ai d'abord jugée trop banal, mais dans les premières secondes seulement. La petite poupée de porcelaine s'est rapidement montrée sous une lumière plus flatteuse, sans le vouloir, sans le savoir. Je la veux. Elle n'est plus uniquement l'objet d'une vengeance malsaine, non, elle est un nouveau défis, à la hauteur de mes espérances. J'aime la facilité, certes, mais une fois de temps en temps, j'aime prendre des risques et aller au delà des limites de ces jeunes demoiselles qui se refusent à moi, seulement dans les premiers temps. Je ne me souvenais pas été rejeté par l'une d'entre elles, non, j'étais expert dans ce genre de manipulation. Faut croire que les filles aiment réellement les mauvais garçon. C'est ce que j'aime dans les rumeurs, il y a toujours une part de vérité. ne dit-on pas qu'il n'y a pas de fumée sans feu? Je savoure déjà un peu cette victoire future, laissant aller mon imagination s'évader sur sa peau que j'aurais fraîchement dénudée. Je te conseille de te débarrasser du stylo! Dans tes mains, c'est pas crédible. Rah, mais le trésor ne peut pas fermer la jolie gueule d'ange? Tsss. Me sortir ainsi de mes songes. Quelle peste. Surtout pour dire des conneries pareilles. je baisse mon regard sur le stylo, me rendant compte que je le tiens toujours. Je l'avais oublié ce truc débile. Je profite qu'elle détourne son regard quelques secondes pour balancer le stylo horrible que j'ai emprunté à une apprentie pute. Elle a raison la môme, j'ai pas franchement l'air crédible avec ce truc en main. Enfin, j'm'en balance, j'étais pas là pour être crédible, j'étais là pour lui parler. C'est pas si facile que ça, elle a tout l'air de vouloir mettre un terme à la conversation. Elle va me donner du fil à retordre. Le mieux, c'est de la laisser partir, de pas faire mon lourd. Je dois rentrer. Bonne chance dans tes recherches! Ouai, c'est ça, bonne soirée. Prend garde à toi la môme. Je déteste être mièvre comme ça. Un sourire, un signe de la main et je me détourne d'elle. J'ai à peine le dos tourner que ma mine change du tout au tout, reprenant mes airs de roublard insatisfait. J'enfonce mes mains dans les poches de mon slim en jeans noir. Bordel comment je vais faire. J'bouscule un gamin en m'éloignant. J'laisse échapper un juron, lui aussi. Je me tourne vers lui, un sourire carnassier s'emparant des mes lippes.

Ça te dis de gagner du fric? Encore une idée tordue qui vient germé dans mon esprit. Le pire, c'est que ce genre de débilité fonctionne. Pourquoi chercher compliqué quand on peut faire simple? Hein? Moi, je suis du genre partisan du moindre effort. Échange de billet, je donne les directives au gamin qui s'éloigne, il est sur les traces de la blondinette. Cet abruti n'a même pas remarqué que j'lui avais refilé des billets de monopoli. Ce qui m'arrange, faut bien l'dire, j'ai pas non plus envie de me ruiner pour la gamine. Je suis de loin, observant ce crétin s'approcher d'Ella. Il l'emmerde, il fait exactement ce que je veux de lui. Ca m'fait rire. Il se rend ridicule pour des stupides billets de monopoli. Enfin, j'm'en fous moi, tant que j'arrive à avoir ce que je veux. La gamine presse le pas, mais évidemment, le gaillard que je lui ai dénicher ne se laisse pas distancer. J'interviens quand? Bah bientôt. Je la laisse un peu mariner, faudrait pas que ca se voit de trop que c'est arrangé... Bon d'accord, c'est à peine captage. Non, mais il se donne la bonhomme, il devient limite violent. Je l'interpèle en sifflant, prenant mon temps pour les rejoindre, lui laissant juste le temps de prendre ses jambes à son coup. Genre, oui, évidemment, il se casse tellement je suis impressionnant comme mec. Ça m'éclate, rien que le fait qu'on puisse le croire. Enfin, merde, faut bien que je lui parle. Ça paraît tellement énorme qu'elle pensera certainement que c'est un coup fourré. C'est souvent comme ça, les gens, ils voient pas la grosse tâche au milieu du tapis mais s'inquiète d'une toute petite imperfection. Je m'approche d'elle, nonchalant, je me presse pas, j'ai le temps. Ca va la môme? Je f'rais peut-être mieux de te reconduire chez toi, hein? Promis, je bouffe pas. Si jamais tu as peur, j'peux te filer mon couteau suisse pour que tu puisse m'embrocher si jamais. Aha. Plaisanterie de mauvais goût, j'peux pas m'en empêcher, c'est tout. On ne changera pas Donald Spiederman, puis vous savez ce qu'on dis : chassez le naturel, il revient au galop. Voilà, on y est. Puis franchement, il vaut mieux jouer carte sur table si je veux tirer quelques choses d'elle, enfin, presque carte sur table. Vous comprenez, hein? Non? M'en fiche, je suis le seul a avoir réellement besoin de comprendre. C'est pas donné à tout le monde de savoir lire un esprit comme le mien. Je plante mon regard sur elle, sans la moindre gène, sans sourire, je suis moi, tout simplement moi, tant pi si ça ne lui plait pas. Merde, je viens de lui sauver la vie... Enfin, c'est ce qu'elle est supposer croire. J'aurais du lui proposer d'aller à la police pour faire plus crédible. Non, non, ça serait loin d'être crédible. faut que j'arrête de penser, c'est mieux quand je pense pas.

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Message(#) Sujet: Re: Comme un petit goût de vengeance Comme un petit goût de vengeance EmptyMer 27 Avr 2011 - 8:34

« Ouais, c'est ça, bonne soirée. Prends garde à toi la môme. » Si elle avait d'abord cru que celui qui l'avait abordé était l'un de ces hommes à qui on ne devait pas faire confiance, Ella comprit qu'encore une fois, son imagination s'était emportée. En effet, malgré sa mauvaise habitude de la prendre pour une enfant, il semblait déjà vouloir la laisser tranquille. Tant mieux, elle n'était pas trop encline à discuter. « Toi aussi. » Elle lui rendit son signe de la main avant de tourner les talons sans même prendre la peine de jeter un coup d'oeil derrière elle. Elle aurait dû pourtant. Prenant la direction de la maison, Ella ne voit que trop tard - lorsqu'il est à ses côtés - un garçon l'apostropher. Encore? Mais ils se sont donné le mot ou quoi? « T'es cool, toi. » « Dégage, je suis pas intéressée. » « C'pas une façon de parler aux gens, putain! » « Je te parle comme je veux si tu me fiches pas la paix! » Le garçon l'attrapa brusquement par le poignet, ce qui soutira une grimace à l'adolescente. « Tu me fais mal. » « Je fais ce que je veux si tu ne m'écoutes pas! » La jeune fille tenta de se défaire de son emprise en dégageant brusquement son bras, ce qui eut le malheur de lui faire resserrer sa prise. Légèrement effrayée alors qu'elle ne parvenait pas à le faire lâcher prise, ce fut un sifflement éloigné qui fit déguerpir le garçon, qui devait bien être un peu plus vieux qu'elle. Elle se mordit la lèvre en massant doucement son poignet pour tenter d'y retrouver une circulation sanguine normale.

« Ca va la môme? Je f'rais peut-être mieux de te reconduire chez toi, hein? Promis, je bouffe pas. Si jamais tu as peur, j'peux te filer mon couteau suisse pour que tu puisses m'embrocher si jamais. » Relevant les yeux sur la silhouette qui se rapprochait d'elle, la jeune fille fit de nouveau un pas à reculons, blasée. On ne la laisserait décidément jamais tranquille. C'était une malédiction ou quoi? Néanmoins, en reconnaissait celui qui l'avait laissée partir tout en ramenant à l'ordre cet adolescent qui semblait prêt à faire d'elle ce qu'il voulait, la jeune fille sembla se détendre un instant. Elle ne lui faisait pas confiance, mais elle se rappela que ses idées s'étaient révélées souvent fausses depuis son arrivée à Miami. Aurait-elle fait confiance à Jed, à priori, si elle ne l'avait pas arrosé par inadvertance avec un tuyau d'arrosage? Sans doute pas. Et Pride? Et Lawson même? Tous avaient su lui prouver que la première image - où l'apparence jouait un grand rôle dans ce cas-ci - qu'on se faisait de quelqu'un n'était que rarement la bonne et elle garda ses distances non sans plonger son regard dans le sien pour tenter de deviner ses pensées. Rien. Pas même une étincelle lui rappelant qu'il blaguait et qu'il ne se promenait pas vraiment avec un couteau suisse. « De toute façon, je doute que ce soit vraiment utile comme truc ... » Le regard de l'inconnu plongé dans le sien la rendit mal-à-l'aise et nerveuse alors qu'elle ne comprenait pas pourquoi il la regardait aussi effrontément. Elle aurait préféré qu'il évite son regard, pour une fois, même si Ella préférait de loin pouvoir observer les gens dans les yeux plutôt que de tenter de deviner ce qui se passait réellement dans leur tête. C'était tellement plus facile de mentir de cette façon, en fuyant le regard de son interlocuteur, et elle avait été bernée tellement de fois qu'elle n'était plus qu'à la recherche de la vérité désormais. Tout le reste n'était que futilités qu'elle tentait vainement d'oublier. Mensonges. Trahisons. Déceptions. Elle avait l'impression que depuis un certain temps, sa vie n'était qu'une succession de ces trois mots posés là pour s'assurer qu'elle finisse par sombrer, mais elle tentait bel et bien de se relever, même si ce n'était pas toujours facile.

Baissant les yeux sous le regard insistant de son vis-à-vis, la blonde murmura néanmoins un léger : « Merci. » à peine inaudible, incapable de prévoir la raison pour laquelle il lui était venu en aide. « Tu peux marcher avec moi si tu veux, le trottoir est à personne. » avoua-t-elle avec un petit sourire en haussant les épaules, relâchant finalement son propre poignet après l'avoir massé suffisamment longtemps pour que la douleur disparaisse. Si sa conscience lui disait de ne pas croire un mot de ce qu'il lui disait, son coeur lui disait de lui laisser sa chance. Après tout, ça ne voulait plus rien dire, un tatouage ou un jeans troué, surtout pas maintenant qu'ils vendaient des jeans déjà troués comme neufs. « Qu'est-ce que tu faisais là? T'attendais quelqu'un? Je veux dire ... T'es pas au lycée quand même! » Pas qu'il n'avait pas l'air d'un lycéen, mais bon, le contraste aurait été assez frappant. Non seulement le personnel de l'école n'aurait pas accepté un tel accoutrement en classe, mais il avait l'air beaucoup plus vieux qu'elle et que la plupart des élèves en général. Peut-être avait-il tout bonnement décidé de marcher dans le coin et s'était-il malgré lui retrouvé au mauvais endroit au mauvais moment? La jeune fille sourit, amusée de sa propre question alors qu'elle se rendait compte à quel point elle semblait évidente. Il n'y avait rien à dire à ça. Il pouvait bien se trouver là où il voulait à l'instant où il le voulait, elle n'en avait rien à faire. Curieusement, elle avait hâte de connaître la réponse, comme poussée par un instinct ultime de protection, comme si la réponse à cette question pourtant banale aurait pu lui procurer suffisamment d'informations pour savoir s'il était digne de confiance ou non. Naïve.

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