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 N°1564 | I can't erase the times when you hurt me

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N°1564 | I can't erase the times when you hurt me Vide
Message(#) Sujet: N°1564 | I can't erase the times when you hurt me N°1564 | I can't erase the times when you hurt me EmptyLun 7 Mar 2011 - 1:22

I can't erase the times when you hurt me


Il l’avait embrassé. Jay l’avait embrassé et, avait fini par la jeter dehors. Pourtant, des le moment ou il avait posé ses lèvres sur les siennes, elle avait comprit que c’est ce qu’elle voulait depuis un moment, ce qu’elle désirait inconsciemment. Il y avait eu ce déclic, cette sensation étrange, particulière, mais tout à fait délicieuse qui s’était emparé d’elle pendant ce baiser et si elle en avait eu le pouvoir, elle aurait fait qu’il dur encore et encore. Ava avait ressentit un mélange de sentiment sur lesquels elle ne pouvait poser de mots mais lorsqu’il se détacha d’elle, la jeune femme fut parcourut d’un frisson, comme si elle savait ce qu’il allait se passer. Tout cela s’était produit tellement vite, qu’elle ne percuta que lorsqu’il claqua la porte sous son nez. En eternel incompris, il ne faisait rien pour arranger son cas. Il l’avait embrassé avec une telle passion puis l’avait fichu dehors avec une telle méchanceté, qu’Ava ne savait plus quoi penser. Au fond, elle devait bien savoir ce qu’il y avait de son coté, mais elle refusait d’y faire face, parce que la déception pourrait être bien grande. Après tout, il venait bien de passer d’un extrême à l’autre en l’embrassant puis en lui ordonnant de dégager. La jeune femme savait qu’elle avait des sentiments naissant, oui, mais elle ne savait pas si elle était capable de les adopter et d’y faire face. Il était beaucoup trop imprévisible et elle aussi d’ailleurs, cela lui faisait peur. Elle était perdue, mais ce qui et sur, c’est que depuis ce baiser, elle ne cessait de se battre avec l’envie et la peur. Comme tout combat difficile, elle avait finalement opté pour la fuite. En restant enfermé chez elle, Ava se détruisait peut être psychologiquement mais au moins, elle n’aurait pas à se forcer à parler à qui que se soit en souriant, elle n’aurait pas à mentir quand on lui demanderait comment elle allait et surtout, elle n’aurait pas à croiser Jay. De toute façon, elle n’avait pas oublié qu’il lui avait clairement demandé de ne plus jamais revenir le voir. Ava préférait rester enfermé entre quatre murs à cause de sa fierté, plutôt que d’affronté sa faiblesse, de se montrer vulnérable alors que Jay se payait sa tête. Heureusement, ce jour là, Ozzie et Daisy s’étaient absentés et en plus de pouvoir trainer toute la journée dans la maison, sans se justifier quant à son état pathétique, la jeune femme pouvait travailler sur des projets qu’elle devait impérativement rendre pour son prochain cours. Travailler était la seule chose qui aidait Ava à penser à autre chose. Forcé de se concentrer, la jeune femme oublié tous ses petits tracas quotidiens lorsqu’elle se lançait dans une tâche. Ou du moins, habituellement, parce que ce jour là, elle avait beau lire et relire ses notes, une seule pensée l’obsédée et elle lui était destinée. Se sentant idiote, Ava fit une pause pour se mettre devant la télé et essayer de se divertir avec un programme à la con. Mais, à peine fut-elle installée sur le canapé du salon, qu’elle entendit frapper à la porte. Elle soupira, en refusant de se lever. Avec un peu de chance, la personne à l’extérieur ne se rendrait compte de rien et s’en irait. Elle avait l’impression que cette journée n’avait pas finit de l’énerver et lorsqu’elle entendit, de nouveaux frapper après quelques secondes de répits, elle souffla en levant les yeux au ciel et en prenant la télécommande pour augmenter le volume au maximum. La subtilité ne marchait pas, alors elle allait clairement faire comprendre qu’elle n’avait aucune envie de répondre. Se sentant presque soulagé, elle ferma les yeux quelques secondes et posa ses pieds sur la table basse devant elle. Ava était bien loin de s’imaginer que la personne dehors était Jay. Quelle ironie… Il lui ordonnait de ne plus revenir, mais c’est finalement lui qui venait taper à sa porte. Ava ne le savait pas encore, mais son souhait de fuir cette situation et ne plus jamais en parler, quitte à étouffer ses sentiments n’était pas près de se réaliser. Vraiment pas.
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Message(#) Sujet: Re: N°1564 | I can't erase the times when you hurt me N°1564 | I can't erase the times when you hurt me EmptyDim 13 Mar 2011 - 15:45



I can't erase

the times when

you hurt me.


    AVA SWINTON & JAY M. MAZELWOOD

    N°1564 | I can't erase the times when you hurt me Avec_a13 N°1564 | I can't erase the times when you hurt me Avec_a14 N°1564 | I can't erase the times when you hurt me Avec_a15
    © moi




Cela faisait des jours que Jay tournait en rond dès qu'il était chez lui. Seul son travail lui permettait de s'échapper un peu et d'oublier ce qui lui torturait l'esprit depuis l'autre soir : le baiser qu'il avait donné à Ava. Aujourd'hui encore, il n'en revenait pas. Il avait toujours été un peu impulsif et imprévisible, mais ça, même lui ne l'avait pas vu venir. Ils étaient en train de s'engueuler comme d'habitude, elle pensait qu'il lui avait écrit une lettre d'amour ou il lui déclarait sa flamme et paf, d'un coup il l'a plaquait contre le mur pour l'embrasser. Y avait vraiment des moments où il se disait qu'il ne tournait pas rond. Heureusement, il avait vite calmé le jeu en la jetant dehors comme une malpropre au final. Enfin, est-ce qu'on pouvait vraiment dire "heureusement" ? Jay n'en était pas sûr, car depuis il ne l'avait plus revu. A croire qu'elle se prenait pour un vampire et ne sortait plus que la nuit. Il avait bien essayé quelques fois de la croiser, mais en vain. Elle qui d'habitude surgissait toujours de façon imprévue dans sa vie, voilà que maintenant lorsqu'il la cherchait elle devenait introuvable. C'était un comble ça quand même ! Mais à vrai dire, il ne savait pas trop ce qu'il pourrait dire ou faire s'il se retrouvait en face d'elle. Certes il devrait prendre son courage à demain et aller lui parler pour l'éclairer sur ce qu'il s'était passé et lui dire toute la vérité. Mais ce n'était pas aussi facile que ça. Jay n'avait jamais été un pro lorsqu'il s'agissait de faire face à une situation. Lui, il préférait la méthode de l'autruche. Une méthode qui avait fait ses preuves au niveau catastrophique. Après tout, c'était peut-être à cause de ça en partie si Marissa c'était suicidée. Elle s'était retrouvée plus seule que jamais après la mort de son fils alors qu'elle aurait eu besoin du soutient de Jay. Mais non, il avait fermé les yeux et fait comme si de rien était. C'est pourquoi il finit par se décider et se lança.

En revenant du travail, il monta se doucher rapidement et se rhabilla de façon simple, comme toujours. Il resta un long moment devant sa porte d'entrée, ne parvenant pas à attraper la poignée. Enfin, c'était psychologique évidemment. S'il passait sa porte, il allait voir Ava et il n'était pas sûr d'en avoir le courage. Il déglutit et finit par faire demi tour, commençant à stresser de plus en plus. Des preuves, il lui fallait des preuves pour appuyer ce qu'il allait lui avouer. Marchant jusqu'à sa commode, il s'abaissa afin d'ouvrir le dernier tiroir et farfouilla dedans. Il ressortit l'enveloppe de la dernière fois et la photo de Marissa qui était dedans -celle qu'Ava avait cru être elle- ainsi que son livre de mariage. En deux ans il n'avait jamais parlé de Marissa, jamais parlé du fait qu'il avait été marié, rien. Et voilà qu'à quelques semaines d'intervalles il le disait à deux personnes. Super ! Il serra le livre contre sa poitrine quelques instants et leva les yeux vers le ciel -enfin le plafond dans ce cas présent- comme s'il cherchait l'aide de Marissa. Il ne savait pas si c'était une bonne idée ou non, et il aurait aimé qu'elle soit présente pour le conseiller et le guider. Marissa savait toujours ce qu'il fallait faire et comment. Jay s'était beaucoup reposé sur elle alors qu'il était incapable de prendre la moindre décision. Mais aujourd'hui, il était tout seul. Il finit par abaisser les yeux pour se tourner vers des souvenirs plus concrets. Liam lui avait dit de se lancer, qu'Ava était une femme super et tout le tralala. Quant à Karen, elle ne cessait de le pousser à se bouger un peu et à reprendre une vie normale. C'était peut-être le moment ou jamais. Il finit par se lever et cessa de réfléchir, fonçant vers la porte de façon plus précipitée que déterminée. Il en oublia même de refermer à clé derrière lui, restait plus qu'à croiser les doigts.

Remontant la rue à pied, Ava n'habitait pas très très loin de chez lui. Il avançait vite, le cœur battant, la gorge nouée. Bon sang, ça venait de lui ou on crevait de chaud par-ici ? Il se retrouva bientôt sur le perron de la maison d'Ava, ce fut si rapide qu'il ne s'en rendit même pas compte et se retrouva bête. Un peu perdu et carrément angoissé il resta un long moment devant la porte, ne sachant plus sur quel pied danser. Il était nerveux, très nerveux. Une certaine panique s'empara soudainement de lui. Oh non pas qu'il ait peur qu'elle le rejette ou quoi que ce soit du genre, ça ce n'était pas grave du tout. Non, ce qui était grave c'était si elle lui demandait pourquoi il avait fait ça, ce qu'il ressentait pour elle ou pire même, si elle lui déclarait que elle, elle avait des sentiments pour lui. Il se pétrifia sur place et blêmit. Bon sang dans quelle galère était-il encore allé se fourrer ? Il se passa une main nerveuse dans les cheveux, se les ébouriffant au passage. Qu'est-ce qu'il ressentait pour elle ? Mais il n'en savait strictement rien bon sang ! Quand elle était là, il se sentait juste apaisé et léger. Sa présence lui faisait du bien et quand ils ne se voyaient pas, il ressentait cette sensation étouffante de manque, ce besoin oppressant de la revoir. Il savait juste qu'il aimait sa façon de s'énerver et d'être complètement décalée du monde. Il aimait cette façon qu'elle avait de le supporter et de ne jamais baisser les bras avec lui. Il savait qu'il la trouvait belle lorsqu'elle souriait et qu'il avait tout le temps envie de glisser sa main dans ses longs cheveux ébènes. Et il savait aussi -et surtout- qu'elle était chiante et qu'elle lui tapait sur le système ! Mais fallait croire que ça lui plaisait. Enfin bref, voilà, il savait un tas de petites choses comme ça mais il ne savait pas comment les interpréter ni ce qu'il fallait en déduire. Un cœur qui s'emballe et des mains moites, est-ce que c'étaient forcément des signes avant coureur ? Non pas nécessairement ! ... Si ? Jay ferma les yeux et secoua la tête. Bon, trêve de bavardages. Il allait frapper, elle allait ouvrir et il allait improviser. Adviendra ce qu'il adviendra.

Il frappa donc énergiquement contre la porte, se concentrant sur sa respiration pour ne pas faire un arrêt cardiaque. Il attendit un petit moment, mais rien. Hésitant, il faillit faire demi-tour. Et puis, sachant que la maison était grande il était possible qu'elle ne l'ait pas entendu. Elle ou ses colocs d'ailleurs. Il frappa à nouveau, plus fort et plus longtemps. Au même moment, un son parvint jusqu'à lui. Il fronça les sourcils et sans gêne, colla son oreille contre la porte. Il y avait quelqu'un à l'intérieur, il entendant des voix. Et pourquoi est-ce qu'on ne venait pas lui ouvrir merde ? Contrarié, il soupira prestement et frappa à nouveau encore plus fort. La moindre des politesses était de venir lui ouvrir, qu'est-ce que c'était que cette éducation de barbare ? Agacé, Jay n'avait néanmoins pas dit son dernier mot. Il décida d'aller inspecter la maison. Il commença à la contourner, scrutant les fenêtres. Qu'elle ne fut pas sa surprise en apercevant Ava vautrée devant la télé. Il écarquilla les yeux. Elle l'avait très bien entendu, pourquoi est-ce qu'elle n'était pas venue lui ouvrir ? Elle faisait la gueule, c'était ça ? Oubliant son stress et ses doutes, Jay décida de rentrer coûte que coûte. Il continua à faire le tour de la maison, s'il n'y avait pas d'autres points d'entrée, il irait cogner contre la vitre jusqu'à ce qu'elle daigne lui prêter attention. Non mais. Comme dans toutes les maisons de ce quartier, il y avait une porte à l'arrière qui donnait directement sur la cuisine. Il tenta le tout pour le tout et actionna la poignée. Bingo ! La porte s'ouvrit sans bruit et Jay pénétra à l'intérieur. Il ne jeta qu'un bref coup d'œil à la pièce, pas franchement intéressé par la décoration ni rien. Serrant le livre dans sa main gauche, il traversa la cuisine et débarqua brusquement dans le salon en déclarant d'une voix contrariée, la mine vexée et le regard accusateur : « T'es rien qu'une impolie ! T'as très bien entendu que j'avais frappé à la porte, pourquoi t'as pas ouvert ? » Il s'arrêta devant la télé, pour l'obliger à le regarder. Il porta ses deux mains sur ses hanches, comme un père qui engueule sa petite fille. Il finit par abandonner cette posture et soupirer en roulant des yeux, l'air désespéré. Il se calma et finit par ajouter. « Fallait que je te vois Ava. Faut que... Je te montre quelque chose. » Il déglutit, resserrant son étreinte sur son livre et lui cachant la couverture ou se trouvait une photo de lui et Marissa en mariés avec écrit en dessous en lettres dorées : Jay Marlon & Marissa Mazelwood. Il tourna la tête un instant vers la cuisine et finit par ajouter comme pour la rassurer : « Euh, au fait. La porte était ouverte hein, j'ai rien cassé. » Oui, c'est ça... comme si ça allait lui éviter de se faire engueuler par la jeune femme.


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N°1564 | I can't erase the times when you hurt me Vide
Message(#) Sujet: Re: N°1564 | I can't erase the times when you hurt me N°1564 | I can't erase the times when you hurt me EmptyDim 13 Mar 2011 - 16:37

La tête posée sur l’un des petits coussins du canapé, Ava était satisfaite de ce bruit à vous fracasser les oreilles. Elle n’entendait plus rien si ce n’est la voix stridente de la présentatrice, et c’était bien ça l’intérêt ! Elle n’avait pas envie de répondre et de devoir jouer la comédie devant qui que se soit. Après tout, c’était son choix et son droit. Oui, enfin, c’est parce comme si Jay n’était pas du tout tenace… En effet, alors que la belle était affalée sur son canapé et persuadé que l’intrus était à présent bien loin, Jay encore à la porte en profita pour faire le tour de la maison histoire de trouver une autre entrée. « T'es rien qu'une impolie ! T'as très bien entendu que j'avais frappé à la porte, pourquoi t'as pas ouvert ? » Ava sursauta et s’agrippa a son cousin comme s’il s’agissait d’une arme redoutable en cas de soucis. Jay, chez elle, en train de lui faire des reproches. Wow ! Elle devait forcement avoir raté un épisode là, parce que la dernière fois qu’il l’avait vu, il lui avait demandé de ne plus revenir chez lui et de ne plus se mêler de sa vie. Mais là, la personne dans son salon, c’était lui ! Elle n’avait aucune envie de le voir ici ni n’ importe où d’ailleurs. Ava soupira en le regardant et bien que légèrement perturbé, elle ne laissa rien paraitre. Sa fierté était de toute façon tellement démesurée qu’elle ne laissait rien percevoir. Elle baissa le volume de la télévision pour lui laisser le temps de s’exprimer avant de lui planter un couteau entre les deux yeux… Ou beaucoup plus bas. « Fallait que je te vois Ava. Faut que... Je te montre quelque chose. » Ava releva les yeux vers Jay avec un petit air surpris. Ah bon, il croyait que ça fonctionnait ainsi ? Qu’il pouvait l’embrasser, la virer puis revenir comme ça comme si de rien n’était. Quel culot ! A y penser, elle en avait presque des nausées. Elle faisait de son mieux pour traiter les gens avec respect mais là, c’était vraiment la goute d’eau qui faisait déborder le vase. Ses principes allaient être mit de coté quelques instant. Il fallait qu’elle rejette tout ce qu’elle avait accumulé après tout, n’est-ce pas ? « Euh, au fait. La porte était ouverte hein, j'ai rien cassé. » Ava relâcha le petit coussin qu’elle posa sur le fauteuil et se leva pour se diriger vers la cuisine. « Va au diable Jay. Je ne veux pas te voir, ni t’entendre… Rentre chez toi ». Elle prenait un soin fou à ne pas le regarder. Elle voulait lui montrait qu’elle n’était pas faible et pas plus atteinte que ça. Ca lui aurait fait tellement plaisir de la voir souffrir ! Ava mourrait d’envie de voir sa réaction, mais elle se l’interdisait. Tout comme elle s’interdisait de lui parler sérieusement de l’autre soir. Ava posa ses mains sur le plan de travail et soupira discrètement. Elle le détestait. Elle lui en voulait tellement pour l’autre soir qu’elle n’avait même pas fait attention qu’il tenait un album photo dans ses mains. « Je suis sure que des tas d’autre personnes rêvent que tu leur accorde un peu de ton temps. Shirley, Brenda, Jessy… Non attends, laisse moi deviner… Sharon !! Un petit rire jaune s’échappa de ses lèvres rosées avant qu’elle n’ajoute, en reprenant un air tout à fait sérieux et un ton sec. « … Mais ce n’est pas mon cas ! Alors si tu voulais bien t’en aller… Et vite ! » La jeune femme avait beau essayer de se montrer odieuse avec lui, elle avait le sentiment de ne pas y arrivait totalement. Elle était capable de bien pire en temps normal, bon sang, pourquoi elle se retenait ainsi ? Elle aurait pu lui cracher son venin, sa haine qu’elle avait avalée dignement plutôt que de se faire remarquer. Si l’indifférence était le meilleur des mépris, alors elle allait l’oublier. Elle allait le rayer de sa vie et faire comme s’il n’en avait jamais fait partie. Ava se remplit une tasse de café bien chaud et retourna dans le salon ou il y avait Jay. Elle ne pensait pas qu’il allait rester là après ce qu’elle venait de lui dire mais soit, il n’avait pas envie d’aller rejoindre l’une de ses catin pleine de silicone. Elle planta son regard dans le sien en évitant de succomber à une quelconque envie, et reprit la parole après un long soupire qu’elle avait volontairement exagéré. « T’as deux minutes, après ça si tu n’es pas partis, je te jure que … que…. » et elle porta sa tasse de café a ses lèvres pour éviter de se tourner en ridicule. Elle allait faire quoi ? Le taper ? Pfffff… Plutôt l’embrasser, après tout, ça marchait pas mal pour le faire fuir ça…
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N°1564 | I can't erase the times when you hurt me Vide
Message(#) Sujet: Re: N°1564 | I can't erase the times when you hurt me N°1564 | I can't erase the times when you hurt me EmptyMar 15 Mar 2011 - 18:26



I can't erase

the times when

you hurt me.


    AVA SWINTON & JAY M. MAZELWOOD

    N°1564 | I can't erase the times when you hurt me Avec_a13 N°1564 | I can't erase the times when you hurt me Avec_a14 N°1564 | I can't erase the times when you hurt me Avec_a15
    © moi




Jay ne fit pas attention à la mine surprise d'Ava. En même temps, c'était compréhensible. C'est toujours flippant de relever la tête et de voir quelqu'un devant soit alors qu'on est censé être seul dans sa maison. Jay faillit d'ailleurs lui faire une remarque, du genre : Ah ! tu vois combien c'est pénible les gens qui rentrent sans autorisation. Mais il préféra s'abstenir, ne trouvant pas ça très approprié. Il n'était pas venu pour lui faire des reproches ni l'emmerder. Il voulait juste poser les choses pour une fois et tout lui expliquer. Elle avait bien le droit non ? Bon d'accord, il n'aurait peut-être pas dû attendre autant de temps pour faire ça. Mais jusqu'à lors il n'avait pas trouvé le courage de l'affronter. Après tout, faire face aux situations délicates ce n'était pas vraiment sa spécialité. Il fallait donc réaliser à quel point faire ça était un effort énorme pour lui. Même si pour quelqu'un d'autre ça paraissait banal, ou la moindre des choses. Pour lui, c'était se faire violence et changer totalement ses façons habituelles d'agir. Mais il avait finalement tenu à le faire. Pour lui. Pour Ava. Elle finit par baisser le son de la télé, lui donnant une chance de s'exprimer. Enfin, elle s'attendait très certainement à des excuses ou un truc du genre. Ou alors c'était juste pour pouvoir lui crier dessus sans se casser la voix à devoir couvrir celle de la présentatrice. Enfin, qu'importe la raison, elle l'avait fait et c'était tant mieux. Jay n'avait jamais été très doué pour élever la voix. Et il aurait été dommage que ses paroles se perdent dans le bruit. Visiblement agacée par sa présence, Ava finit par se lever et lui passer devant sans lui adresser le moindre regard. Bon, d'accord... Jay effectua une petite moue et se retourna pour la suivre du regard. « Va au diable Jay. Je ne veux pas te voir, ni t’entendre… Rentre chez toi » Dans tes rêves pensa-t-il. Il n'avait pas fait tout ce chemin et tous ses efforts pour faire demi tour juste parce qu'elle lui demandait. Elle aurait dû se douter que Jay ne partirait pas tant qu'il ne lui aurait pas dit ce qu'il voulait lui annoncer.

Restant donc planter là, dans le salon, il la regardait s'activer dans la cuisine, calme et impassible. « Je suis sure que des tas d’autre personnes rêvent que tu leur accorde un peu de ton temps. Shirley, Brenda, Jessy… Non attends, laisse moi deviner… Sharon !! » Le visage du garçon se referma complètement, devenant alors froid et trahissant un regard déçu. Comment est-ce qu'elle pouvait croire ça ? Elle ne savait rien de lui, rien de sa vie, elle n'avait pas le droit de balancer ce genre de choses comme ça. Peiné, il abaissa le regard quelques instants alors qu'elle ajoutait : « … Mais ce n’est pas mon cas ! Alors si tu voulais bien t’en aller… Et vite ! !! » Oui bon ça, c'était à prévoir. De toute façon, il ne l'écoutait déjà plus que d'une oreille, se focalisant sur sa phrase précédente. Il serra son album dans ses mains et murmura, ne cachant pas sa mine déconfite : « T'as pas le droit de dire ça Ava... » Non, elle n'avait pas le droit. Elle n'avait pas le droit parce que depuis deux ans, depuis la mort de Marissa il n'avait eu qu'une seule "relation" et ce fut avec Karen. Depuis, plus rien. Il s'était laissé tenter l'autre soir suite aux recommandations de Liam et Karen. Il avait voulu savoir s'il en était encore capable, et jusqu'à où il aurait trouvé le courage d'aller. Mais à cause d'Ava, il ne le saura jamais. Alors, non, elle n'avait pas le droit de lui faire ce genre de remarques blessantes à ses yeux.

Ava finit par retourner vers lui, une tasse de café à la main et l'air toujours exaspérée et énervée. Son cœur se comprima dans sa poitrine alors qu'il redoutait qu'il ne soit déjà trop tard, qu'elle ne lui laissera pas la moindre chance de s'expliquer et que ça se terminerait comme ça pour eux. Une ultime dispute, un premier baiser et puis adios. Qu'elle ironie tout de même ! Alors que depuis deux ans il commençait enfin à oser, à se permettre de pouvoir ressentir à nouveau quelque chose pour une femme, il fallait que tout ce complique et vire au mélodrame. D'accord, à la base il était le seul responsable de la tournure qu'avait pris les choses. Mais c'était si difficile pour lui aussi... Regarder Ava et ne plus savoir s'il l'a voyait elle ou s'il voyait Marissa. Ne plus savoir si c'était Ava qui lui faisait cet effet ou si c'était seulement sa ressemblance avec sa défunte femme. Il lui avait fallut du temps pour savoir, pour comprendre. Il avait fallut attendre jusqu'à ce fameux soir en fait. Jusqu'à ce qu'il pose ses lèvres sur les siennes. Et depuis ce moment, il savait. Ça n'avait plus rien à voir avec Marissa. Mais ça, fallait-il encore qu'Ava le sache et le croit ensuite. Ce qui n'était vraiment pas gagné d'avance vu son caractère de feu. « T’as deux minutes, après ça si tu n’es pas partis, je te jure que … que…. » Que quoi ? Jay haussa un sourcil, interloqué. Elle lui faisait des menaces maintenant ? Enfin, essayait plutôt. Soit elle avait mal, soit elle le détestait vraiment. Qu'importe, il lui dirait quand même parce qu'il voulait qu'elle sache. Si elle devait le détester, autant qu'elle ait de bonnes raisons. Et non pas qu'elle le croit être "comme ça" alors qu'il ne l'était pas.

Il s'approcha d'elle, très calme, le regard semblable à un chien battu. Il lui tendit l'album photo de son mariage en silence et se recula, lui laissant de la place. Il soupira et baissa les yeux. Puis, toujours d'une petite voix il expliqua : « Elle s'est suicidée... Il y a deux ans. Et... » Il glissa ses mains dans ses poches, subitement nerveux. Il se racla la gorge avant d'ajouter tout doucement : « La lettre que tu as trouvé l'autre soir... Elle était pour elle. Je ne l'ai jamais terminé parce qu'elle est partit avant que je n'en ai eu le temps. » Il ne relevait toujours pas les yeux, rentrant sa tête entre ses épaules. Non décidément, se comporter en adulte responsable et affronter les situations délicates ce n'était pas sa tasse de thé ! Il ne savait pas quoi dire, pas quoi faire. En tout cas, il était bien loin le Jay niais et immature. Il n'y avait là qu'un homme blessé et perdu. Il appréhendait déjà la réaction d'Ava. Mais il espérait qu'elle lui pardonnerait pour tout ce qu'il avait pu lui dire jusqu'à présent, qu'elle comprendrait. Était-ce trop en demander ? Il n'en savait plus rien finalement. Il y avait bien longtemps qu'il ne se souciait plus des comportements normaux des gens en société. Et puis finalement, qu'importe sa réaction. Au moins, elle savait maintenant.



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N°1564 | I can't erase the times when you hurt me Vide
Message(#) Sujet: Re: N°1564 | I can't erase the times when you hurt me N°1564 | I can't erase the times when you hurt me EmptyMer 16 Mar 2011 - 23:16

Ava remarqua un changement soudain dans le comportement de Jay. Son regard tourné vers le sol ainsi que son visage étaient triste. Qu’est-ce qu’elle devait faire maintenant ? Le regarder souffrir et se délecter du spectacle. En théorie oui, mais apparemment elle n’était pas assez mauvaise pour se réjouir de l’état de Jay. Elle grimaça alors qu’il s’approchait d’elle. Ava redoutait le pire vu la façon dont Jay la regardait mais ce n’était rien comparé à ce qu’elle allait découvrir. Jay lui tendit un album photo et Ava parcourut du regard la couverture pour y lire ce qui était inscrit en lettre d’or. Interdite, elle posa sa tasse de café sur le meuble le plus proche et ouvrit l’album pour voir les photos. Jay marié ? Comment avait-il pu le lui cacher ? Et puis, pourquoi n’avait-elle jamais vu sa femme ? Ava se mordit intérieurement la lèvre inferieur pour se calmer. Elle était au bord de la crise de nerfs et si elle ne se calmait pas, elle ne savait pas comment elle allait réagir. Elle avait envie de pleurer, de rire à cause de l’ironie de cette situation et de crier, tout ça en même temps ! Et puis sa femme, c’était tellement stupéfiant et intrigant à la fois de voir a quel point elle lui ressemblait. Même Ava arrivait a distingué des airs de ressemblance, comme si elles avaient été des sœurs. Sans même qu’elle ne s’en rende compte, elle se mit à trembler. Elle avait tant gardé pour elle et Jay en rajoutait tellement aujourd’hui, qu’elle avait le sentiment quelle avait s’écrouler d’ici peu. « Elle s'est suicidée... Il y a deux ans. Et... » Ava releva les yeux vers Jay en refermant doucement l’album photo. Tout un tas de choses s’expliquaient soudainement. Notamment le comportement de Jay face à Ava lors de leur rencontre et jusqu’a maintenant d’ailleurs. Elles se ressemblaient, ce ne devait pas être évidement de voir chaque jour, une personne qui nous rappelle un temps heureux mais révolu, un amour perdu, une blessure encore ouverte. Ava s’humecta les lèvres en essayant de trouver les mots mais c’était impossible pour elle de dire quoi que se soit. C’est comme si le ciel lui était tombé sur la tête. Jay lui apprenait qu’il était marié, puis veuf. Elle le voulait. Elle voulait sincèrement lui dire les mots qu’il fallait mais elle n’y arrivait pas. Elle ne les connaissait pas. « La lettre que tu as trouvé l'autre soir... Elle était pour elle. Je ne l'ai jamais terminé parce qu'elle est partit avant que je n'en ai eu le temps. » Ava redouté d’entendre ces mots. Au font, elle le savait, mais elle refusait d’y faire face. Des le moment ou elle avaient vu les photos du mariage, elle s’en était douté. Elle n’était qu’une idiote ! En colère contre elle-même, elle se sentait idiote d’avoir cru à peine un instant que cette lettre était pour elle. Elle sentit son cœur se serrer et détourna le regard pour que Jay ne puisse pas voir les larmes perler aux commissures de ses yeux. La peine avait fait place à l’incompréhension et à la frustration. Elle alla s’assoir doucement sur le fauteuil et fixa la table devant elle avant de demander. « Pourquoi est-ce que tu m’as embrassé ? C’est parce que je lui ressemble, c’est ça ? T’as cru que… » que je pouvais la remplacer. Les mots restaient bloqué dans sa gorge. Il n’y avait pas d’autre explication selon elle et ça la rongeait de l’admettre, mais cela ne pouvait être que ça ! Si Jay l’avait embrassé l’autre soir, c’est parce qu’elle ressemblait a sa défunte femme et qu’il avait perdu pied, c’est tout. Frustrée, Ava n’osa pas croiser son regard. Elle avait tellement honte et elle lui en voulait tellement. C’était peut égoïste de penser à soi, alors qu’il venait de lui avouer pour Maryssa mais Ava avait tellement de mal a construire des relations. Elle avait eu tellement de mal a comprendre que si Jay l’agaçait tant, c’était parce qu’elle éprouvait plus que de la sympathie envers lui, qu’elle prenait cela vraiment très mal. Dans sa tête, il s’agissait d’une relation impossible et tous ses espoirs étaient comme mort né. Cependant, elle voulait des explications, une réponse parce que même si elle se doutait qu’il l’avait embrassé a cause de sa ressemblance et de cette lettre qui avait ravivait des souvenirs douloureux, elle voulait savoir. Elle voulait l’entendre dire exactement pourquoi. Elle voulait que les mots sortent de sa bouche. Une façon d’officialiser, la chose…
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N°1564 | I can't erase the times when you hurt me Vide
Message(#) Sujet: Re: N°1564 | I can't erase the times when you hurt me N°1564 | I can't erase the times when you hurt me EmptyJeu 24 Mar 2011 - 1:08



I can't erase

the times when

you hurt me.


    AVA SWINTON & JAY M. MAZELWOOD

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Jay détestait la sensation qui l'oppressait à cet instant. Il se sentait si mal, si honteux, si coupable. Et en même temps, si dévasté, si perdu, si faible. C'était comme s'il perdait tout contrôle de la situation, qu'il ne pouvait plus rien faire pour s'en dépêtrer. Il venait de donner son livre à Ava et elle l'avait regardé avec sérieux, visiblement sidérée à première vue. Mais pas que. Tout un tas d'émotions glissaient sur son visage, mais Jay n'arrivait pas à les interpréter. Il n'avait jamais été doué pour ça, jamais. Déjà qu'il avait du mal à savoir ce que lui ressentait, alors les autres... Ça devenait pire que la plus difficile des missions pour James Bond. Il finit par se convaincre de garder les yeux baissés, ça valait mieux pour tout le monde. De toute façon, Ava ne semblait pas vouloir le regarder fixement non plus. Elle aussi fuyait. La complexité du moment lui donnait mal à la tête et il se trouvait bête, ne sachant plus quoi faire ou dire. Il avait finit par lui avouer pour la lettre et même s'il savait que ça risquait de peut-être lui faire mal -enfin pour ça encore aurait-il fallut qu'elle l'apprécie un peu plus qu'en simple voisin et ça ne semblait pas gagné- Jay avait toujours été quelqu'un d'assez honnête. Pas du genre à mentir pour préserver les gens. Il détestait vivre dans le mensonge et l'hypocrisie. Il savait mentir, mais ça lui pesait trop sur la conscience. Il aimait quand tout était clair et sincère. Il disait toujours ce qu'il pensait aux gens, et il aimait que les autres fassent de même. Les non-dits, il n'y avait rien de pire pour pourrir une relation. Enfin, pouvait-il vraiment parler de relation avec Ava ? Il ne savait plus trop. Surtout qu'après ça, elle risquait de le mettre dehors et ne plus jamais vouloir entendre parler de lui. C'était bien sa veine tiens...

Elle avait finit par aller s'asseoir sur le fauteuil, déposant son livre sur la table basse qu'elle se mit à fixer avec une force troublante. Mais elle n'avait toujours rien dit et Jay commençait à se sentir mal à l'aise. Il avait envie d'aller vers elle, de l'attraper par les épaules et de la secouer pour qu'elle réagisse. Bien évidemment, il n'en fit rien. Il s'était contenté de se retourner pour la suivre plus ou moins du regard, conscient qu'il était responsable de l'état dans lequel elle se trouvait. Mais le problème, c'était qu'il n'avait pas la moindre idée de ce qu'elle ressentait, ni de ce à quoi elle pensait. Alors il ne savait pas s'il devait s'en vouloir parce qu'il lui avait fait mal, ou parce qu'il s'était permit de l'embrasser sans son autorisation ? C'était tellement confus dans sa tête. Et elle finit par se décider, reprenant alors la parole. « Pourquoi est-ce que tu m’as embrassé ? C’est parce que je lui ressemble, c’est ça ? T’as cru que… » Est-ce qu'il avait cru que.. ? Peut-être, ou peut-être pas il ne savait même pas. Peut-être qu'il l'avait fait en pensant à Marissa oui... Non, en fait non. Raah, qu'est-ce que ça pouvait l'énerver tout ça ! Mais ce dont il était sûr, c'était que ce baiser lui avait véritablement fait prendre conscience que c'était bien à Ava qu'il allait penser à l'avenir. Que c'était elle qui lui plaisait, elle et son sale caractère, elle et cette manie de le coller inlassablement. En vérité, tant qu'il avait fait le rapprochement entre elle et Marissa, il l'avait fuit. Il l'avait repoussé, il s'était montré comme le dernier des débiles... Et puis, il y avait eu un déclic et s'en était suivit le baiser. Oui voilà, en fait c'était ça. Il soupira, un peu perdu. Puis, il s'approcha d'elle et vint s'asseoir à côté d'elle. Qu'est-ce qu'on était censé faire dans ces moments ? Poser une main réconfortante sur son épaule ? La prendre dans ses bras ? Rester à trois kilomètres d'elle ? Il n'en savait rien lui ! Il ne savait pas remonter le moral des gens, surtout quand il était responsable de leur état. Hésitant, il leva sa main et la dirigea vers le dos d'Ava. Mais au dernier moment il se ravisa. Non, ce n'était pas son genre de faire ça. Il était trop mal pour se montrer délicat et tactile.

Il finit par souffler, fixant la table lui aussi : « C'est plus compliqué que ça Ava... » Oh oui, tout était tellement compliqué ! Et pourquoi fallait-il que tout soit toujours si prise de tête ? Lui qui aimait tant la simplicité et la tranquillité... Il fallait toujours que tout et n'importe quoi lui tombe dessus. Il se ressaisit bien vite, réalisant qu'il ne pouvait pas laisser Ava avec cette seule phrase. Il déglutit, ne sachant pas trop par où commencer. « Écoute, j'ai pas cru quoi que ce soit quand je t'ai embrassé. Je l'ai fais parce que j'en avais envie et ça n'avait rien à voir avec Marissa. Je ne dis pas qu'au départ je n'étais pas troublé par toi à cause de ça, car se serait mentir. J'avais peur, ça me faisait mal et je ne savais plus comment me comporter face à toi. Mais ce baiser n'avait rien à voir avec Marissa. Et je... » Il fit une petite moue désolé et tourna la tête vers elle. Après quelques secondes de silence, il finit par se racler la gorge et conclure : « Et je suis désolé de t'avoir jeté comme ça ensuite... J'ai paniqué. Je préférais que ce soit moi qui te mette dehors plutôt que ce soit toi qui me jette. » Il marqua une nouvelle pause, tiraillé entre plusieurs sentiments. Retrouvant un regard abattu et perdu, il ajouta d'une petite voix tout en la fixant intensément : « Parce que tu m'aurais jeté Ava, n'est-ce pas... ? Je sais bien que je t'énerve, tu me l'a tellement répété. » Il esquissa malgré tout un petit sourire amusé en repensant à ça. Oh oui il lui tapait sur le système, ça crevait les yeux ! A chaque fois qu'ils s'étaient vu il avait été insupportable et elle n'avait eu de cesse que de le lui répéter encore et encore, le traitant de gamin et autres. Alors, elle n'était pas maso au point de l'apprécier malgré tout ça ? Si ? En tout cas, pas pour lui. Jay était persuadé que c'était peine perdue.



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Message(#) Sujet: Re: N°1564 | I can't erase the times when you hurt me N°1564 | I can't erase the times when you hurt me EmptyDim 27 Mar 2011 - 0:03

« C'est plus compliqué que ça Ava... » En entendant ses mots, Ava préféra détourner la tête pour poser son regard sur la fenêtre. Il fuyait ? Est-ce qu’il comptait lui donner que ça comme explication ? Elle venait de lui demander plus ou moins clairement s’il l’avait embrassé juste parce qu’elle ressemblait à Marissa et il osait lui dire que c’était plus compliqué que ça. Bon sang, elle l’avait bien remarqué ça ! Elle voulait une réponse claire, pas ce genre de réponse qui dit tout et surtout rien en même temps. De toute façon, elle avait l’impression que le sort s’acharnait contre elle et que tout était toujours trop compliqué. Elle soupira, en se demandant s’il n’était pas temps qu’elle lui demande de partir, mais heureusement, Jay reprit la parole et elle reporta son attention sur lui, osant enfin le regarder. « Écoute, j'ai pas cru quoi que ce soit quand je t'ai embrassé. Je l'ai fais parce que j'en avais envie et ça n'avait rien à voir avec Marissa. Je ne dis pas qu'au départ je n'étais pas troublé par toi à cause de ça, car se serait mentir. J'avais peur, ça me faisait mal et je ne savais plus comment me comporter face à toi. Mais ce baiser n'avait rien à voir avec Marissa. Et je... » Ava se sentit bouillir Elle avait beau se concentrer sur ce que pouvait ressentir Jay, elle n’arrivait pas a cacher son propre état. Elle se mordilla doucement la lèvre inferieure en le laissant poursuivre. « Et je suis désolé de t'avoir jeté comme ça ensuite... J'ai paniqué. Je préférais que ce soit moi qui te mette dehors plutôt que ce soit toi qui me jette. » Ava ne l’écoutait plus que d’une oreille. Elle ne comprenait pas. Elle avait beau essayer de se mettre à sa place, elle ne le comprenait pas. Pourquoi avoir laissé la situation s’installer ? Pourquoi ne lui en avait-il pas parlé plus tôt ? Et puis, c’était quoi cette façon d’agir ? ‘Je te jette avant que tu ne le fasse’. Comme si… Il marqua une courte pause puis déclara finalement « Parce que tu m'aurais jeté Ava, n'est-ce pas... ? Je sais bien que je t'énerve, tu me l’as tellement répété. » Il y eut un blanc, durant lequel, Ava attendit de voir s’il comptait prendre la parole une nouvelle fois. Voyant que ce n’était pas le cas, elle commença alors à vider son sac. « Mais oui tu m’énerves ! Et comment veux tu que je ne sois pas énervé quand on voit ta façon d’agir ? Pourquoi tu ne m’en as pas parlé plus tôt ? Pourquoi t’as attendu si longtemps ? C’est compliqué pour toi, je veux bien, mais est-ce que tu t’es demandais ce que moi je pouvais ressentir ? Et puis, t’es ridicule, on n’embrasse pas quelqu’un quand on en a envie, pour lui claquer la porte au nez tout de suite après ! C’est… C’est incohérent ». Ava en avait gros sur le cœur. Elle aurait pu continuer longtemps encore mais elle se sentait dépassée et n’arrivait pas à formuler clairement ce qu’elle voulait lui faire comprendre. Elle avait l’impression que cette histoire n’était qu’une blague géante ! Si Jay l’avait voulu, il lui en aurait parlé depuis un moment. Comme deux adultes, ils auraient alors réussit à se comprendre sans toute cette histoire. Ava le fixa pendant un long moment, puis secoua doucement la tete. Elle était dure avec lui, mais elle était profondément blessée et sa rancune n’avait pas d’égal. Ava n’acceptait aucune erreur de la part des gens qui faisaient partie de sa vie et cela avait toujours été ainsi. A partir du moment, ou elle s’investissait et qu’elle faisait de son mieux pour faire plaisir aux gens, elle ne concevait pas que l’on puisse faire un faux pas avec elle et là, Jay n’avait pas marché droit. Elle soupira en se rendant compte qu’elle y allait un peu fort, alors que, il venait quand même de lui avoué qu’il avait été marié et que, il y a deux ans, sa femme s’était suicidée. Il n’était qu’un homme et si certains arrivaient à encaisser les coups durs, pour d’autre il fallait un peu plus de temps. Après tout, deux ans, c’était peut être trop frais pour lui. Ava sentit son cœur se serrer et regretter presque de lui avoir balancé tout ce qu’elle pensait en pleins figure. C’était tellement égoïste de sa part ! Après s’être remémoré ce que Jay lui avait dit, elle murmura. « Tu m’énerves, t’es peut être la personne la plus agaçante et la plus niaise que je connaisse d’ailleurs. C’est vrai qu’on passe notre temps à s’engueuler mais sincèrement… Je ne crois pas que je t’aurais ‘jeté’ après que tu m’ais embrassé. »
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Message(#) Sujet: Re: N°1564 | I can't erase the times when you hurt me N°1564 | I can't erase the times when you hurt me EmptyDim 27 Mar 2011 - 3:24



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Après sa question, Ava était restée silencieuse. Jay la regardait, légèrement inquiet. Pourquoi ne disait-elle rien ? Cherchait-elle le meilleur moyen pour confirmer ses doutes ? Sûrement, il ne voyait pas d'autres explications. Depuis qu'il avait reprit la parole, elle n'avait rien dit. Le laissant parler et elle semblait si en colère... Il ne comprenait d'ailleurs pas pourquoi. Oui c'est vrai, pourquoi être en colère ? Certes il n'aurait peut-être pas dû intervenir comme ça dans son intimité, d'accord il n'aurait pas dû franchir la barrière qui les séparait en l'embrassant. Mais était-ce si horrible que ça ce qu'il avait fait ? A moins que le problème vienne d'ailleurs. Mais Jay ne voyait pas. Comme d'habitude vous me direz. Le garçon ne comprenait jamais quel était le véritable problème. Il en inventait et s'imaginait toujours pire, ne voyant pas que les choses étaient juste là, sous ses yeux. Non, l'évidence il ne connaissait pas lui. De toute façon, Ava ne tarda pas à éclairer sa lanterne. Elle prit la parole, visiblement énervée et contrariée. Sa réaction lui semblait même un peu démesurée. Mais bon, c'était très certainement parce qu'ils étaient les opposés parfaits et que les réactions de l'autre leur semblerait toujours extrêmes. Il se tut et l'écouta attentivement. « Mais oui tu m’énerves ! Et comment veux tu que je ne sois pas énervé quand on voit ta façon d’agir ? Pourquoi tu ne m’en as pas parlé plus tôt ? Pourquoi t’as attendu si longtemps ? C’est compliqué pour toi, je veux bien, mais est-ce que tu t’es demandais ce que moi je pouvais ressentir ? Et puis, t’es ridicule, on n’embrasse pas quelqu’un quand on en a envie, pour lui claquer la porte au nez tout de suite après ! C’est… C’est incohérent » Jay détourna la tête et baissa les yeux, pas très fier de lui. Elle avait raison sur certains points oui, sur d'autres non. Et puis, elle n'avait pas répondu à sa question ! Il soupira et se concentra, cherchant à rassembler ses idées. Ce n'était pas le moment de jouer au plus stupide et de se contenter de lui faire remarquer qu'elle n'avait pas répondu à sa question. En temps normal oui c'était ce qu'il aurait fait. Il gagnait toujours au jeu du "qui sera le plus bête ?" Mais là, vraiment, ce n'était pas le bon moment pour se lancer là-dedans. Il passa sa main derrière sa nuque, un peu crispé à cause de tout ça. Il se sentait totalement dépassé par les évènements et ne savait plus ce qu'il devait faire. Il ouvrit la bouche à deux reprises pour dire quelque chose, mais rien n'en sortit. Pourquoi est-ce qu'il avait attendu si longtemps ? Mais parce qu'il n'avait pas voulu que qui que ce soit sache qu'il avait été marié. Parce que c'était de sa faute si Marissa s'était pendue et qu'annoncer son suicide lui faisait trop de mal à chaque fois. Et puis parce qu'il ne savait pas faire face à ce genre de situation. Il pouvait certes parfois être très adulte, mais alors d'autres... On ne pouvait pas faire plus immature ! Il finit par hausser les épaules précipitamment, un peu nerveux.

Il soupira de nouveau et se laisser tomber en arrière sur le canapé, fixant le plafond comme s'il allait lui souffler la réponse à ses questions. Finalement, il se lança, prenant le temps pour formuler ses phrases, cherchant ses mots. Il n'avait pas la moindre idée de ce qu'il allait répondre, ça venait comme ça, sans qu'il y réfléchisse. Il n'y avait plus qu'à croiser les doigts pour qu'il ne dise pas une grosse connerie comme lui seul en avait le secret. « Parce que j'estimais que ça ne te regardais pas. Mon passé n'appartient qu'à moi et je n'avais pas envie de le partager avec qui que ce soit. Je n'en avais parlé à personne jusqu'à présent. Excepté Liam il y a un ou deux mois, mais j'avais trop bu aussi... » Il marqua une pause, repensant à cette soirée qui avait faillit bien déraper tant les deux hommes avaient été déprimés. Heureusement, ils s'étaient rattrapés de justesse. Il cligna des yeux, revenant à la réalité et poursuivit : « Et puis de toute façon, quand est-ce que je t'en aurais parlé ? C'est pas le genre de choses que l'ont dit entre deux poignées de mains je te signal ! Et puis je fais ce que je veux, merde. Et ce n'est pas incohérent ce que j'ai fais. C'était pour me préserver, c'est différent. » Cause toujours beau merle ! Jay avait reprit sa moue boudeuse qu'il faisait si bien. Croisant ses bras sur sa poitrine, il fixait droit devant lui, contrarié. Il détestait devoir rendre des comptes à qui que ce soit. Lui, il voulait juste faire sa petite vie tranquille et que personne ne vienne l'emmerder. Alors les histoires comme ça, lui ça le pesait. Il avait envie que tout ça se termine une bonne fois pour toute et qu'on en parle plus. Point barre. Hors de question de se prendre la tête encore des mois sur ce sujet. Il ne supporterait pas de toute façon et finirait par faire une grosse connerie et tout gâcher de façon éternelle. C'était un pro pour ça !

Mais les choses dévièrent légèrement alors que la jeune fille reprenait la parole. « Tu m’énerves, t’es peut être la personne la plus agaçante et la plus niaise que je connaisse d’ailleurs. Jay esquissa un petit sourire amusé, toujours le regard dans le vide. C’est vrai qu’on passe notre temps à s’engueuler mais sincèrement… Je ne crois pas que je t’aurais ‘jeté’ après que tu m’ais embrassé. » Jay releva subitement la tête pour poser son regard dans celui d'Ava, comme si elle venait de dire quelque chose d'exceptionnel. Elle ne l'aurait pas jeté ? Pourquoi ? Est-ce que... Son rythme cardiaque s'accéléra brutalement alors qu'il se redressait sur le canapé sans plus la lâcher du regard. Est-ce que malgré le fait qu'il l'énerve, qu'il l'agace et qu'il soit niais... Il lui plaisait ? Ou est-ce que c'était juste parce qu'elle était gentille et qu'elle n'aurait pas voulu le blesser en se faisant méchante ? De nombreux doutes l'assaillirent, mais des espoirs aussi. Il la fixait intensément, comme s'il attendait qu'elle ajoute quelque chose. Qu'elle lui avoue quelque chose notamment. Il aurait voulu qu'elle développe, qu'elle lui explique pourquoi elle ne l'aurait pas jeté. Et d'ailleurs, il ne tarda pas à le lui demander. Dans un murmure léger, il souffla : « Pourquoi...? Pourquoi tu ne m'aurais pas repoussé ? » Oui, Jay voulait savoir. Il voulait l'entendre dire exactement pourquoi elle ne l'aurait pas fait. Son regard glissa alors sur les lèvres charnues de la jeune femme alors qu'il s'avançait sur le canapé, faisant disparaitre la distance qui restait entre eux. Lorsque leurs jambes se touchèrent il s'arrêta et déglutit alors que ce simple contact l'électrisait complètement. Il leva sa main droite et vint la déposer délicatement sur sa joue, la faisant ensuite glisser dans ses cheveux. Le temps s'était arrêté autour de lui et il n'avait plus d'yeux que pour Ava. Et il l'a trouvait belle. Tellement belle... Il exerça une légère pression derrière sa tête pour l'inciter à avancer son visage alors qu'il faisait de même. Cette fois-ci, il garda les yeux grands ouverts alors que leurs lèvres se rencontraient pour la seconde fois en quelques jours. Juste un léger baiser assez bref, juste le temps de cueillir ses lèvres. Il se recula légèrement, laissant son visage à quelques centimètres du sien et laissant sa main dans ses cheveux. Son coeur battait à tout rompre et il avait l'impression qu'il allait exploser. Il semblait calme en apparence, mais ses tremblements nerveux trahissaient le capharnaüm qu'il y avait en lui. Le regard plongé dans celui ambré de la jeune femme, il s'immobilisa, alors que leurs souffles s'entremêlaient tant ils étaient encore proches. Cette fois-ci, il ne partirait pas, il ne la chasserait pas. Il voulait voir ce qu'elle ferait, ce qu'elle dirait. Son regard se détacha quelques instants du sien pour revenir scruter ses lèvres. S'il s'écoutait, il serait retourné à leur conquête depuis bien longtemps. Mais il ne voulait pas précipiter les choses, il voulait laisser le temps à Ava. Et il voulait voir sa réaction. Pour une fois, l'évidence lui sauta aux yeux. Jay était éprit d'elle, il était trop tard pour nier.


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Message(#) Sujet: Re: N°1564 | I can't erase the times when you hurt me N°1564 | I can't erase the times when you hurt me EmptyDim 27 Mar 2011 - 4:25

Ava ne faisait rien pour arranger les choses. Jay était venu lui parler du soir ou il l’avait embrassé, il s’était livré a elle alors qu’il aurait très bien pu ne pas le faire. Mais elle, au lieu de se montrer compréhensive éprouvait une certaine rancune. Pourquoi ne lui en parler que maintenant ? Elle n’allait pas tarder à le savoir. Jay s’enfonça dans le fauteuil et répliqua a tous ses reproches « Parce que j'estimais que ça ne te regardais pas. Mon passé n'appartient qu'à moi et je n'avais pas envie de le partager avec qui que ce soit. Je n'en avais parlé à personne jusqu'à présent. Excepté Liam il y a un ou deux mois, mais j'avais trop bu aussi... » Même si c’était dur a admettre, il n’avait pas tort. Son passé n’appartenait qu’a lui mais voila, s’il avait voulu un futur, il aurait du lui parler de son passé parce que se sont des choses qu’on ne cache pas ! C’était important de savoir même si lui n’en avait absolument pas conscience. « Et puis de toute façon, quand est-ce que je t'en aurais parlé ? C'est pas le genre de choses que l'ont dit entre deux poignées de mains je te signal ! Et puis je fais ce que je veux, merde. Et ce n'est pas incohérent ce que j'ai fais. C'était pour me préserver, c'est différent. » Etait-il réellement nécessaire de préciser que toute action est précédé d’une bonne dose de volonté ? Si Jay l’avait voulu, il lui en aurait parlé, c’est tout ! Même entre deux poigné de mains. Ava se devait de respecter ses choix aussi idiots qu’ils puissent être. De toute façon, elle n’avait pas été a sa place alors elle ne pourrait jamais le comprendre ! Elle n’avait pas le droit de le juger, parce que les faits étaient toujours les même, sa femme s’était suicidé et ça avait été un coup dur pour lui. L’important au final, c’est qu’à présent, elle était au courant. Ava se contenta de jouer nerveusement avec ses mains pendant le moment ou Jay s’expliqua. Que pouvait-elle dire, après tout ? Il avait ses raisons et même si, sur le coup, ça lui semblait totalement ridicule et gamin, elle se doutait que cela ne devait pas être facile et que l’effort de lui parler en ce soir était déjà une preuve de volonté de passé a autre chose peut être. S’enfermer dans un monde ou la fuite est la solution miracle n’avait jamais été très recommandé. Ava hésita a se lancer mais finalement, elle lui avoua tout ce qu’elle avait a dire a propos de ce baiser. Aurait-elle pu le jeté après ça ? Bien sur que non, c’était évidement ! A peine eut elle finit sa phrase que Jay releva les yeux vers elle. Ava se sentait rougir. Parler aussi clairement n’avait jamais été son point fort. Elle avait du mal quand il s’agissait d’histoire de cœur et là, elle ne savait déjà plus ou se mettre. « Pourquoi...? Pourquoi tu ne m'aurais pas repoussé ? » Ava avait parfois l’impression d’être une handicapé des sentiments. Elle savait ce qu’elle ressentait mais c’était presque impossible de l’expliquer tout elle. Lorsque Jay lui demanda pourquoi, elle se posa intérieurement la question. Comment pouvait-elle en être si sure, c’est vrai ça ! Au fond, elle le savait, c’est tout ! Elle savait que toutes ses irruptions dans sa vie n’étaient que des prétextes pour le voir plus souvent, que son intérêt pour lui était plus important que le simple intérêt que l’on porte a un quelconque voisin. Ava ne l’aurais tout simplement pas repoussé parce qu’elle attendait ce baiser et qu’elle en avait envie. L’écart qu’il y avait entre Jay et Ava se réduit très fortement et la jeune femme sentit un doux frisson la parcourir. Lorsque Jay posa une main sur elle, Ava eut l’impression de perdre pied. Elle avait peur. Peur qu’il s’en aille de nouveaux. Elle ne voulait pas de ça, elle n’avait pas le temps pour ça ! Ils échangèrent un baiser. Un baiser court, mais tellement lourd de sens en cet instant. Ava posa une de ses mains sur la joue de Jay avant de décoller a contre cœur ses lèvres des siennes. C’est dans ses moments la qu’elle savait plus ou moins pourquoi elle ne l’aurait pas repoussé. Jay comptait pour elle. Elle savait qu’il avait une place importante pour elle… Elle se sentait tellement bien en sa compagnie, quand il la touchait, elle avait l’impression d’être précieuse, quand il l’embrassait, elle se sentait unique. Leur visages a quelque centimètre, Ava, finit par dire tout bas. « Parce que c’est ce que je voulais, ce que j’attendais depuis longtemps je crois… » Ava n’avait jamais été très doué pour se livrer, à tel point que là, elle disait les choses comme elle les percevait, se moquant totalement de savoir si cela serait bien interprété, bien perçu et accepté. Elle avait besoin de ça, de lui. Elle croyait qu’elle finirait par faire un ulcère a fore de s’énerver après lui, mais au contraire, il l’apaisait par sa présence. Ava caressa la joue de Jay avant de laisser retomber sa main. « Qu’est-ce que ça veut dire. Tu crois qu’on a une chance ? »
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Message(#) Sujet: Re: N°1564 | I can't erase the times when you hurt me N°1564 | I can't erase the times when you hurt me EmptyJeu 31 Mar 2011 - 21:44



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Jay ne savait pas comment interpréter le silence d'Ava face à ses explications. Elle ne le regardait pas, se contentant de jouer avec ses fines mains. Il aurait aimé qu'elle lui dise quelque chose, car là il se sentait vraiment... Seul. Comme s'il avait pu lui dire ce qu'il voulait et qu'elle ne l'écoutait de toute façon pas, restant ancrée dans ses idées. Un court silence s'installa alors, pesant. Les deux fixaient tout et n'importe quoi, mais surtout pas l'autre. De plus en plus nerveux, c'est seulement lorsqu'Ava reprit la parole, qu'il pu se "détendre" en quelque sorte. Ou en tout cas, être rassuré. Leurs regards se croisèrent et tous les doutes de Jay s'envolèrent durant l'espace de quelques instants. Il lui posa alors "the" question, à laquelle Ava resta totalement muette. Ils se détaillèrent un moment, plus personne n'osant parler. Mais ce coup là, ce n'était plus un silence angoissant. Non, il était certes lourd de sens, mais de façon positive. Et alors, sans plus hésiter il était venu sceller ses lèvres aux siennes. Ava n'avait pas eu le moindre mouvement de recul, au contraire même. C'était comme si elle attendait qu'il se décide enfin à se lancer. Douce, elle posa sa main sur sa joue à son tour, lui rendant son baiser dans un simple mouvement de lèvres. Mais Jay écourta le baiser, le but étant juste de se remettre dans la même situation que la dernière fois, tout en ne gâchant pas tout cette fois-ci. Ou du moins, essayer. Perdu dans le regard de la belle brune, il était désormais sur qu'elle ne l'aurait pas repoussé.

Brisant la glace en première, Ava souffla alors : « Parce que c’est ce que je voulais, ce que j’attendais depuis longtemps je crois… » Troublé, il resta silencieux mais vint poser sa main sur la sienne, entrelaçant lentement ses doigts aux siens. C'était ce qu'elle attendait depuis longtemps ? Le moins que l'on puisse dire, c'était qu'elle l'avait bien caché alors. Enfin, oui et non. Car quand on y réfléchit, cette manie qu'elle avait de le coller et de toujours débarquer dans sa vie sans qu'il ne lui demande quoi que ce soit lui avait toujours parût suspect. Et même s'il avait déjà mentionné le fait qu'elle était éperdument amoureuse de lui et tout ça, il n'avait dit ça qu'en "plaisantant", histoire de l'énerver. Et finalement, même si elle n'était pas "éperdument amoureuse" de lui, elle avait bel et bien eu envie de ce baiser. Et pas la peine de se voiler la face, on avait pas envie de se faire embrasser par un simple "ami". Alors qu'il était resté totalement immobile jusqu'à lors, c'est finalement un sourire qui vint se dessiner sur ses lèvres alors qu'il lâchait un soupire de soulagement. Quoi de pire que de ressentir quelque chose pour quelqu'un, sans que cela soit réciproque ? Bon, quand on avait 15 ans encore, rien de bien dérangeant. Mais à 26 ans, après avoir perdu sa femme et ayant une mentalité comme Jay, c'était horrible. C'était d'ailleurs pour ça sûrement qu'il avait toujours refusé l'évidence. Accepter ce qu'il ressentait pour Ava, c'était accepté le risque de souffrir. Et ça,il n'avait pas voulu. Comme il le lui avait d'ailleurs dit : il avait voulu se préserver.

Et même si tout semblait se dérouler à la perfection -pour une fois- ce moment fut finalement écourté. Ava retira sa main et leurs doigts se séparèrent lentement. D'une voix faible, elle finit par demander : « Qu’est-ce que ça veut dire. Tu crois qu’on a une chance ? » Son visage se métamorphosa subitement. Comme s'il venait de prendre conscience de quelque chose d'affreux. Alors qu'elle lui demandait s'ils avaient une chance tous les deux, alors que les choses semblaient s'accélérer et aller en leur faveur Jay paniqua. L'image de Marissa lui arracha les yeux et l'obligea à détourner la tête, comme s'il était soudainement prit d'une violente migraine. Il ferma les yeux et se crispa, se prenant la tête entre les mains. La sensation d'apaisement qu'il venait de ressentir quelques secondes plus tôt s'était totalement envolée, le laissant seul face à ses démons et à ses peurs. Il se leva sans crier gare et s'éloigna de plusieurs pas, tournant le dos à Ava. Voilà, en quelques secondes il venait de tout refoutre en l'air. Un véritable "don" chez lui... Il finit par se retourner, posant sur Ava un regard inquiet désolé à la fois. Il déglutit et finit par se lancer, bredouillant faiblement : « Je... je sais pas Ava. J'aurais peut-être pas dû... Enfin si, je... Mais en fait c'est que... Non c'est plutôt que, enfin tu vois ? » Complètement perdu, Jay s'emmêlait les pinceaux -un comble pour un peintre n'est-ce pas ? *sbaf*- et ne savait plus quoi dire. Il ne savait même pas de quoi il avait envie. Enfin si, d'Ava -en tout bien tout honneur !- d'être avec elle et de se donner une chance. Mais il était encore trop bloqué. Il n'y arrivait pas. Le fantôme de sa femme l'assaillait dès qu'il osait espérer quelque chose et il y voyait presque un signe. Du genre : tu ne pourras plus jamais être avec quelqu'un, je te hanterais tout le temps. Passant une main nerveuse dans ses cheveux, il semblait complètement désemparé et fatigué de tout ça. « Je suis pas sûr d'y arriver Ava... Marissa, elle est dans ma tête, tout le temps. Ça me dépasse... Et j'ai pas envie de t'imposer ça. Même si c'est peut-être un peu trop tard... » Oui en effet, après ce qu'il venait de dire et de faire, c'était certainement trop tard. Mais Jay n'avait jamais été capable d'agir en réfléchissant aux conséquences. Il faisait et après, il essayait de se démerder comme il pouvait des pires situations dans lesquelles il s'était malencontreusement foutu. A chaque sa tare...


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Message(#) Sujet: Re: N°1564 | I can't erase the times when you hurt me N°1564 | I can't erase the times when you hurt me EmptyDim 3 Avr 2011 - 3:50

Ava espérait. Elle espérait que pour une fois, tout se passerait bien mais en posant cette question, elle venait de dire au revoir au calme pour aujourd’hui. L’espoir ravivé s’était encore une fois éteint, et elle n’arrivait pas à y croire. Bouleversé, Ava regarda Jay changer d’attitude en un rien de temps. Elle détestait ça. A chaque fois qu’il se passait quelque chose entre eux, il fallait qu’il choisisse la fuite. Elle se doutait bien que ce n’était pas facile pour lui, mais elle ne supporterait pas ça longtemps. Elle voulait lui crier de faire un effort mais c’était terriblement égoïste de sa part. Alors elle le laissait filer entre ses doigts… Car oui, Il y a ceux qui affrontent leur peurs et ceux qui la fuient. Ava n’avait pas envie de s’attacher a une personne hanté par son passé et de risquer son avenir. En voyant Jay si perdu, Ava se dit qu’il fallait mieux abandonner parce que vraisemblablement, son cœur était toujours occupé par Marissa. Enfin, plus facile à dire qu’a faire, parce que malheureusement, la jeune femme était déjà attaché à lui. Oui, elle avait l’impression de s’agripper à une âme cassée, quand elle le voyait ainsi. Elle voulait le prendre dans ses bras, mais elle ne pouvait pas. « Je... je sais pas Ava. J'aurais peut-être pas dû... Enfin si, je... Mais en fait c'est que... Non c'est plutôt que, enfin tu vois ? » Ava hocha doucement la tête de droite a gauche et se leva pour s’approcher de Jay « Non.. » souffla-t-elle faiblement. »T’as pas le droit de me laisser maintenant. C’est la deuxième fois Jay… » Une fois n’est pas coutume, la jeune femme avait laissé sa fierté de coté pour dire les choses clairement. Elle ne voulait pas qu’il la laisse une fois de plus. « Je suis sure que je peux attendre Jay. Ne me dis pas qu’il n’y a aucun espoir. S’il te plait… » A force d’accumuler les échecs, Ava se sentait fragile. Elle avait voulu y croire à cette relation et une fois encore, tout s’effondré sous ses yeux avant même d’avoir commencé. Cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas ressentit de tels sentiments pour un homme. Elle savait que ces sentiments étaient fort, vrai et sincères alors pourquoi ? Pourquoi fallait-il tout le temps que ça lui arrive a elle ? Elle posa un regard implorant sur Jay, qui poursuivit néanmoins. « Je suis pas sûr d'y arriver Ava... Marissa, elle est dans ma tête, tout le temps. Ça me dépasse... Et j'ai pas envie de t'imposer ça. Même si c'est peut-être un peu trop tard... » Et c’est tout ? Aux moindres difficultés ils devaient baisser les bras ? Rien n’était simple dans la vie et surtout pas les relations amoureuses. Jay devait sûrement le savoir et Ava y été préparé ! Elle avait besoin de savoir que Jay y mettrait du sien, et qu’il ne baisserait pas les bras à chaque épreuve. Pour l’instant en tout cas, ce n’était pas le cas, vu qu’il venait de tout foutre en l’air une fois encore. Ava sentit un gout amer. Le gout de la déception. Ce n’était pas la première fois qu’il brisé tout et ça finirait par la brisé elle ! Il ne semblait même pas s’en rendre compte et c’était d’autant plus énervant. Ava se mordit intérieurement la lèvre inferieur, comme elle avait l’habitude de le faire quand elle sentait que rien n’allait et qu’elle était à deux doigts d’exploser, puis, elle reporta son attention sur Jay. « Tu sais quoi ? Oui… C’est trop tard ! Réfléchis un peu avant d’agir. Je ne te retiens pas plus longtemps… Va-t’en. Prends la fuite au lieu d’affronter les difficultés. » Elle ravala dignement ses larmes. Elle n’était pas un pantin malléable avec lequel il pouvait jouer seulement quand il en avait envie. Il y avait des sentiments en jeux là ! Jay pensait toujours à sa femme, SOIT, mais qu’il la laisse tranquille alors. La jeune femme se dirigea d’un pas lent vers les escaliers et conclut. « Tu penseras toujours à elle, ton ex femme, si tu te dérobe a chaque fois que tu peux enfin penser et réellement te consacrer a quelque chose d’autre…» et elle n’avait pas tord ! Si à chaque fois qu’il pouvait enfin toucher du bout de ses doigts le bonheur, il fuyait, alors il ne passerait jamais à autre chose. Tout le monde savait ça. Tout le monde sauf lui…
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Message(#) Sujet: Re: N°1564 | I can't erase the times when you hurt me N°1564 | I can't erase the times when you hurt me EmptyMar 5 Avr 2011 - 0:01



I can't erase

the times when

you hurt me.


    AVA SWINTON & JAY M. MAZELWOOD

    N°1564 | I can't erase the times when you hurt me Avec_a13 N°1564 | I can't erase the times when you hurt me Avec_a14 N°1564 | I can't erase the times when you hurt me Avec_a15
    © moi




Jay avait souvent tendance à se fermer à toutes émotions quand il se rendait compte qu'il perdait le contrôle d'une situation, ou qu'il faisait du mal aux gens. Mais là, il n'y arrivait même pas. Et c'était horrible. Il y avait bien longtemps qu'il n'avait plus sentit cette violente sensation de culpabilité. Tout lui revenait subitement à la figure. Marissa, Ava. Ça lui donnait mal à la tête. Il voyait le visage d'Ava se décomposer alors qu'il paniquait et ça lui faisait mal de la voir comme ça. Il tentait cependant de ne pas y penser, de se concentrer sur tout et n'importe quoi, mais surtout pas sur la douleur et la peine d'Ava. Non, ça, c'était trop dur. Il commença alors des explications totalement incompréhensibles étant donné qu'il ne finissait jamais ses phrases. Lui demandant ensuite si elle avait comprit, Ava se leva pour s'approcher de lui en secouant faiblement la tête de droite à gauche avant de souffler : « Non.. » Jay soutenait son regard autant qu'il pouvait. Mais vraiment, il n'y arrivait pas. Il finit donc par détourner la tête, désolé. Elle ajouta ensuite. « T’as pas le droit de me laisser maintenant. C’est la deuxième fois Jay… » La deuxième fois... Oui, c'était la deuxième fois. Il se mordit discrètement la lèvre inférieur, honteux. Il détestait avoir la responsabilité d'une situation, vraiment. Il se sentait mal, il y pensait tout le temps, ça le hantait et ça devenait invivable ! Et Ava ne l'aidait pas franchement à se sentir mieux en lui disant tout ça. Bon en même temps, il ne pouvait pas vraiment lui demander d'endosser la responsabilité de son foirage total. Ce serait d'un culot monstre ! Et pourtant, ça le soulagerait. « Je suis sure que je peux attendre Jay. Ne me dis pas qu’il n’y a aucun espoir. S’il te plait… » Il releva les yeux vers elle, troublé. Elle pouvait attendre ? Mais attendre quoi ? Jay ne savait même pas ce qu'il pourrait lui offrir un jour... Tout était trop confus pour lui. Entre ce qu'il voulait, ce qu'il ressentait, ce dont il se sentait capable de faire... Tout était contradictoire et il n'y voyait plus clair. Alors, dans ce genre de moment il repoussait tout, il se fermait et continuait sa route tout seul, se repliant sur lui-même. Il avait toujours fonctionné comme ça. Et où est-ce que ça l'avait mené ? Nul part, partout. Il n'en savait rien. Il pensait être heureux, il pensait que tout allait bien oui. Il s'en persuadait. Mais est-ce qu'il l'était vraiment ? Là, il n'aurait pas su dire. Alors oui, il aurait aimé lui dire qu'il y avait un espoir et qu'il voulait qu'elle l'attende. Juste le temps qu'il puisse se dépêtrer de cette situation enlisée, et qu'ensuite, il serait tout à elle. Mais les mots qui franchirent ses lèvres furent tout à fait différents... Et voir le regard abattu d'Ava termina de l'achever en beauté. Il avait mal. De nouveau, il ressentait cette douleur violente qui vous arrachait la poitrine. Il posa une main sur son torse, décontenancé. Il avait pensé ne plus jamais ressentir de ça de sa vie. Il l'avait espéré en tout cas. Mais c'était bien là, lui cassant le moral.

Il avait sentit la colère et la déception monter chez la jeune femme. Son regard avait changé, se remplissant de rage qui lui était destiné. Il se mit alors à fixer ses pieds, pas fier de lui. Tout avait faillit prendre une tournure parfaite. Pourquoi avait-il tout gâché ? Pourquoi Marissa l'empêchait encore d'avancer ? Pourquoi ci, pourquoi ça ! Trop de questions, pas de réponses. Et lui, il s'enfonçait, sans trouver d'issue. Il avait vu en Ava une issue, mais peut-être c'était-il trompé... Ou peut-être était-il allé trop vite ? Il n'en savait rien. « Tu sais quoi ? Oui… C’est trop tard ! Réfléchis un peu avant d’agir. Je ne te retiens pas plus longtemps… Va-t’en. Prends la fuite au lieu d’affronter les difficultés. » Jay resta immobile et muet. Comme un petit enfant qu'on gronde. Est-ce qu'il devait vraiment partir ? Oui, non, peut-être... S'il partait, c'était finit, terminé, fichu. Il venait d'user sa dernière chance. Mais s'il restait, qu'est-ce que cela changerait ? Il n'allait pas revenir sur ce qu'il venait de lui dire maintenant. Il n'allait pas changer d'avis là, comme ça ! Il ne pouvait pas. Physiquement, psychologiquement, il ne pouvait pas ! Le temps qu'il choisisse ce qu'il devait faire, Ava avait commencé à monter les escaliers sans même qu'il ne s'en rende compte tant il était absorbé par son choix. C'est là qu'elle conclut alors : « Tu penseras toujours à elle, ton ex femme, si tu te dérobe a chaque fois que tu peux enfin penser et réellement te consacrer a quelque chose d’autre… » Jay releva les yeux vers elle, déboussolé parce qu'elle venait de dire. C'est vrai, elle avait raison. Mais est-ce que ce serait honnête d'être avec elle, et de l'embrasser alors qu'il pensait à Marissa ? En espérant simplement que ça lui passerait ? Non, lui il ne pouvait pas. C'était le genre de choses qu'il ne savait pas faire. Ava finit de monter les marches, disparaissant à l'étage et le laissant seul ici. Seul avec sa conscience pourrie. Il soupira, dépité, triste. Il resta un long moment immobile, mélancolique. Une peine violente s'était emparée de lui. A tel point qu'il aurait aimé avoir huit ans à nouveau. Il aurait aimé se mettre à pleurer et courir dans les bras de sa mère pour se faire réconforter. Mais non, il était adulte et il était seul. Finalement, il s'approcha de la commode ou trainait des post-it et des stylos. Il griffonna quelque chose dessus et finalement, repartit par là où il était arrivé, regagnant sa maison. Les épaules basses, la tête penchée en avant, les mains dans les poches, trainant des pieds, le cœur lourd. Un dernier regard en arrière, et il disparaissait au coin de la rue, se demandant ce qu'elle faisait à cet instant. Pensant à elle de toutes ses forces sans qu'il puisse arrêter ça. Et sur sa commode, sur un post-it jaune, il avait inscrit en italique simplement ces deux mots :

Attends-moi...




SUJET TERMINÉ.


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