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 N°1598 - Everything should return to normal, honey.

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Message(#) Sujet: N°1598 - Everything should return to normal, honey. N°1598 - Everything should return to normal, honey. EmptyLun 28 Fév 2011 - 20:43

Flashback

« Qu..Quoi?! » Manqua-t-elle d’hurler avant de se reprendre juste à temps. La jeune femme toisa le regard de Johnson qui sans montrer une seule once de compassion lui montra un document qui confirma ses dires. Les mains tremblantes, convaincue que ce devait être un autre des plans tordus de Billy – Laurence dut se rendre à l’évidence qu’elle ne pouvait pas aller jusqu’à trafiquer un tel document. Si ça ne lui plaisait pas, ça ne plaisait visiblement pas à Billy non plus. Son rythme cardiaque s’accéléra comme jamais alors que Laurence dut prendre appui contre le mur pour ne pas s’écrouler. En quelques secondes, elle reconnu les signes distincts. Elle allait se taper une crise d’asthme et bien évidemment elle n’avait aucun de ses médicaments en sa procession. « Je vais… m..mourir! » « Ça vas, arrête de faire dans le dramatique, princesse. » Pourtant les choses ne s’orientèrent pas en quelque chose de favorable. Elle jeta un œil horrifié à Billy avant de sentir qu’elle perdait ses eaux. Haletante, Laurence agrippa le chandail de Billy. « Il faut que … il faut que tu me conduise...à l’hôpital. Sinon .. je.. je vais .. mourir! »



Sereine, Laurence eu l’impression qu’elle pouvait enfin respirer après le dernier mois qui avaient été très éprouvant. Toute l’angoisse accumulée lui avait valu un accouchement difficile où l’on avait dût lui administrer de fortes doses d’antidouleur pour éviter qu’elle ne s’évanouisse sous la douleur. La petite Rachel Ambra Lennon avait prit 10 bonnes heures à montrer le bout de son nez au grand désespoir de sa mère qui aurait préféré que les choses se déroulent dans un délai plus court. Oui après quelques heures elle avait presque suppliée Jovan qu’il l’assomme pour qu’elle n’ai plus mal, malheureusement celui-ci n’aurait jamais oser faire ça. Laurence se souvenait même d’avoir hurlé qu’on fasse entrer Billy comme ça elle se gênerait pas pour l’assommer. Mais après des heures à s’être époumonée, Laurence sembla être aux anges en pouvant tenir celle qui serait pour toujours sa petite fille. La petite Rachel Ambra était née le 29 février 2012. Cette même fille pour qui elle avait des projets et qui ferait sa fierté comme elle avait fait celle de ses parents. À sa sortie de l’hôpital, elle avait eu la chance de revoir ses deux frères et sa mère. Se fut avec regrets qu’elle constata l’absence de son père, sans doute trop honteux du sandale qui avait entouré sa fille. Et tout ça malgré que Laurence ai été finalement déclarée non coupable et victime d’une erreur judiciaire. Ce fut donc vers les environs du 4 Mars que Laurence et Jovan purent sortir de l’hôpital avec leur fille et reprendre enfin possession de leur maison. Laurence s’était arrangée avec l’aide de Jay afin d’accélérer les travaux et même si certaines parties restaient à être réparées le plus gros était fait. Seule pendant une heure, Laurence avait demandé à Jovan de faire quelques courses afin qu’elle puisse se reposer après toute cette éprouvante épreuve. Assise toute seul dans la chambre de son bébé, Laurence ne put s’empêcher de laisser tomber quelques larmes à la fois soulagée de pouvoir retrouver sa vie normale… et à la fois troublé de ne pas savoir encore qui pouvait bien être le père de cette merveilleuse petite fille. Elle s’endormi finalement avec sa petite fille dans ses mains qui avait aussi tombé dans le sommeil après qu’elle lui ai donné le sein.

En sursaut, Laurence se réveilla entendant la porte de l’entrée s’ouvrir signe que Jovan venait de revenir de faire les courses. Tout en s’assurant que Rachel dormait profondément, elle la coucha dans son berceau puis elle descendit à l’étage pour rejoindre Jovan. Son ascension à l’étage inférieur lui fit oublier de jeter un œil à son reflet dans le miroir, à coup sur qu’elle n’aurait pas réussi à se reconnaître tant qu’elle avait maigrit et si peu dormi. Ses cernes étaient si prononcées que l’on avait aucun mal à les confondre avec des ecchymoses. Doucement, elle s’approcha de Jovan pour jeter un coup d’œil à tout ce qu’il avait réussi à ramener. C’était une manière aussi pour s’assurer qu’ils ne manqueraient de rien. « Tu as bien tout acheté ce que j’ai écrit sur la liste? » demanda-t-elle comme si elle était convaincue qu’il avait oublié quelque chose d’important. Les mains à présents dans les paquets, elle se mit à tout déballer rapidement cherchant peut-être quelque chose à lui reprocher. Après tout, elle aurait sans doute fait les choses mieux que lui. Elle était mère après tout. Non? Avec la sortie de la prison, l’accouchement et tout le reste; ils n’avaient pas eu le temps de faire une mise au moins sur tout ce qui leur était tombé dessus. Chacun se reprochant quelque chose, chacun reprochant quelque chose à l’autre. « Ah! » Elle sortit d’un des paquets une huile pour bébé qu’elle lui montra. « C’est pas le bon! J’avais dis la bouteille bleu, pas la mauve! La mauve c’est avec du parfum dedans et je ne veux pas qu’elle fasse des irritations! »




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Message(#) Sujet: Re: N°1598 - Everything should return to normal, honey. N°1598 - Everything should return to normal, honey. EmptyMar 1 Mar 2011 - 22:18

Flashback
« Lève bien ta tête de raquette Tommy. » Jovan envoya une balle dans sa direction. Le gamin fonça dessus, s'arrêta à temps, et tapa la balle d'un coup droit particulièrement réussi. «Bien! » l'encouragea son prof, tout en portant sa main dans sa poche à la recherche de son téléphone portable dont la sonnerie retentissait de plus en plus fort. « Jouez ensemble, je reviens » Décrochant le téléphone, l'entraineur de tennis quitta la terre battue et écouta attentivement le son de la voix à l'autre bout du fil. « bonjour » Billy.. Bien sûr.. Près à s'énerver, il fut coupé en entendant la suite. « ce serait une très bonne idée que tu rapliques immédiatement! ta femme n'a rien trouvé de mieux que perdre les eaux face à moi. » Après avoir demandé où elles se trouvaient, il raccrocha et courut vers un autre cours de tennis. « Javier, tu peux t'occuper des petits? Ca y est, je vais être papa! » Un grand sourire aux lèvres, il courut vers sa voiture, à la fois pressé de découvrir ce bébé et anxieux d'avoir le plus beau rôle de sa vie.
La petite Rachel avait maintenant 5 jours. Les médecins de la maternité avaient décrété qu'il était temps pour cette petite crevette de rentrer chez ses parents, malgré son faible poids. C'était ainsi que Jovan et Laurence avaient pu mettre leur petite princesse dans sa coque et la ramener dans leur maison. Parce que tout n'était encore pas prêt, et parce que Laurence était fatiguée, Jovan avait du se rendre au centre commercial.
Les bras chargés, il réussit à ouvrir la porte d'entrée le plus discrètement possible pour ne pas réveiller les deux demoiselles. Il déposa prestament les sacs sur la table à manger. La plupart des courses était pour le bébé. Il faut dire qu'entre Laurence en prison, les travaux chez elle, et la future naissance au bébé, il n'y avait que le strict minimum de fait. D'autant que la petite avait décidé de pointer le bout de son nez en avance.
Avant même que Jovan ait eu le temps de sortir les courses des sacs, Laurence était déjà là, prête à jeter un oeil sur ses achats. « Tu as bien tout acheté ce que j’ai écrit sur la liste? » Le ton de sa voix avait la même intonation que si elle était convaincue qu'il ait oublié quelque chose. Mais parce qu'elle était fatiguée -10 heures d'accouchement, ce n'était pas rien-, le jeune homme hocha simplement la tête positivement. Oui, il avait réussi à tout trouver, après avoir passer près de une heure à courir dans tout les rayons du magasin. Voyant que sa future femme lui mâchait le travail en continuant à déballer elle-même tout les paquets, Jovan se faufila vers la cuisine, et se prit un verre. Il y versa un peu d'eau. « Ah! » En entendant cette exclamation, Jovan se retourna vers elle. Laurence tenait en main une bouteille d'huile pour bébé. « C’est pas le bon! J’avais dis la bouteille bleu, pas la mauve! La mauve c’est avec du parfum dedans et je ne veux pas qu’elle fasse des irritations! » Bien sûr. Soupirant en toute discrétion, Jovan -après avoir bu son verre- répondit. « C'est testé ces huiles-là, il y a peu de chance qu'elle fasse des irritations. » Et avant même de l'entendre huler à travers toute la maison, il continua. « mais si ça ne va pas, j'irais en racheter. »
Il posa son verre. Il prit la direction de l'escalier, passant au passage à côté d'elle, et l'embrassant sur la joue. « Je monte la voir. » Montant les escaliers deux par deux, il se dirigea vers leur chambre, où -ils l'avaient décidé- Rachel passerait les premiers mois. La porte était entre-ouverte. Faisant le moins de bruit possible, il l'ouvrit, se glissant dans l'entrebrasure. La petite était aux anges, ses petits poings serrés, ses mains levées, sa respiration lente. Les yeux rivés sur la petite fille, Jovan ne put s'empêcher de douter une nouvelle fois. Parce que depuis plus d'un mois, il doutait de sa paternité malgré qu'il l'ait reconnu. Tray avait eu l'amabilité de le lui dire. Et si, Rachel était la fille de Tray? Bien qu'au fond de lui, il aimait se dire que les Lennonzoïdes étaient les plus rapides du monde, il n'en était pas moins qu'un doute persistait. Peut-être étaient-ils malades ce jour-là, et que leurs concurrents directs les avaient dépassés dans la course à l'ovule.
Repoussant la porte, l'entraineur de tennis fit marche arrière. Il descendit à l'étage inférieur, où Laurence était encore. L'idée de lui en toucher deux mots lui traversa l'esprit, mais vu l'état de fatigue avancé de sa fiancée, il préférait se taire. Posant ses fesses sur le canapé, il lâcha alors « Elle dort paisiblement ». Le jeune homme ne prêta aucune autre attention à Laurence. Pas même il n'alla l'aider. Il attrapa un magasine de tennis qu'il avait reçu, et commença à le feuilleter. Il n'osait plus la regarder en face de peur de découvrir la terrible vérité à l'intérieur de son regard.
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Message(#) Sujet: Re: N°1598 - Everything should return to normal, honey. N°1598 - Everything should return to normal, honey. EmptyMer 2 Mar 2011 - 19:39

« C'est testé ces huiles-là, il y a peu de chance qu'elle fasse des irritations. Mais si ça ne va pas, j'irais en racheter. » Elle déposa l’huile sur le comptoir d’un geste presque brusque. « Ça vas, on essayera celui là… » Céda-t-elle dans une ultime accommodation alors qu’au fond d’elle elle voulait absolument la bonne marque, la bonne huile de la bonne couleur. Un caprice qu’elle trouvait légitime alors que tout ce qu’elle souhaitait s’était d’avoir une petite fille parfaite sans complications. Selon le médecin, sa grossesse avait été si mouvementé que son stresse accumulé avait fait naître prématurément Rachel. Heureusement pour eux, autre quelques petits problèmes respiratoires la petite semblait se porter en bonne santé ce qui consolait le couple. Les deux mains dans un sac, son souffle s’arrêta alors que Jovan passa à coté d’elle pour l’embrasser sur la joue. « Je monte la voir. » Hochant la tête indifférente, Laurence attendit qu’il disparaisse à l’étage pour dissimuler quelques larmes. Les choses allaient de mal en pire, alors que Laurence avait en tête que la seule raison pourquoi Jovan ne disparaissait pas de cette maison du jour au lendemain s’était Rachel. Peut-être devraient-ils consulter un spécialiste? Connaissant Jovan, il serait bien contre cette idée préférant régler les choses avec les poings que la diplomatie. « Elle dort paisiblement » Reprenant d’un geste rapide le déballage des achats de Jovan, Laurence le suivit des yeux avant de froncer les sourcils quand il passa à coté d’elle s’en lui montrer un peu d’affection, ou même au minimum de l’intérêt. « Je sais. » fut tout ce qu’elle trouva à dire avant de continuer de déballer les courses en ne sachant pas où la moitié des choses allaient. Laurence se questionna quelques secondes sous la vue du détergent à lessive, jusqu’à ce qu’elle le dépose aux cotés de l’huile. Jovan savait sans doute où se rangeait les choses pour la lessive. Les choses étaient bien plus difficile quotidiennement depuis que Mélinda n’était plus sa femme de ménage, avec l’ouragan et les réparations – et surtout le fait que depuis quelques semaines son père refusait toute communication – Laurence avait commencé à couper certaines dépenses jusqu’à ce qu’elle recommence à travailler pour de bon. Et cette option ne venait qu’avec la décision d’engager une nounou. Les sacs presque tous déballés, Laurence jeta quelques regards noirs à Jovan qui avait décidé de ne pas l’aider en jouant à l’homme insignifiant.



Sans trop savoir ce qui lui prit, elle délaissa les paquets pour s’approcher de Jovan. Elle contourna le canapé pour se positionner devant lui duquel elle attendit quelques secondes qu’il relève la tête. Impatiente, Laurence empoigna la revue d’une main qu’elle referma violemment en la jetant sur la table basse. « Tu pensais quoi? Que maintenant je pourrais défaire toute seule les paquets, que monsieur en avait fait assez? » Le temps n’était plus à la diplomatie. Laurence était tellement en colère depuis quelque temps que l’idée de lui dire enfin sa manière de pensée semblait être quelque chose d’envisageable. Comment est-ce que de toute manière leur relation pourrait être pire quelle ne l’était actuellement? Ils dormaient chacun de leurs cotés, s’excusaient lorsqu’ils frôlaient l’autre au lit et le pire par-dessus tout ça s’était les non-dits. Les reproches dissimulés par de faux sourires, des indifférences à peine masquées. Croisant les bras tout en soutenant le regard de Jovan, elle allait tout simplement craquée sous cette relation lourde et pénible. « Ça ne peux plus continuer comme ça, Jovan. » L’avocate replaça ses cheveux derrière ses oreilles avant de continuer. « Tu veux me quitter? Dis-le-moi si c’est ça. Je te donnerai la moitié de tout ce que j’ai, puis tu n’auras plus à me voir. On s’organisera pour Rachel. » À l’énonciation de Rachel, Laurence déglutit difficilement en se demandant si c’était vraiment ce qu’elle voulait. Peut-être, après tout. « Mais je peux plus supporter tout ça. » Face à l’échec flagrant de leur relation, Laurence savait qu’elle ne digérait pas que Jovan la quitte mais elle ne pouvait pas continuer d’habiter avec quelqu’un qui lui donnait l’impression qu’elle était dégoutante. Il pouvait le nier, elle le voyait bien dans ses yeux qu’il ne l’aimait plus.
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Message(#) Sujet: Re: N°1598 - Everything should return to normal, honey. N°1598 - Everything should return to normal, honey. EmptyJeu 3 Mar 2011 - 17:23

Une fois redescendu de sa visite auprès de sa fille, Jovan avait répliqué que la petite dormait. Un « je sais. » sortit de la bouche de Laurence. Voilà à quoi leur conversation était réduite. Parler de quelque chose de naturel, et de commun, et auquel l'autre répondait un « je sais » le plus blasément possible. A croire qu'ils avaient épuisé toutes les conversations possibles en un record. Jovan se demandait si ce fossé créé entre eux deux était peu profond, et s'ils pourraient réussir, ensemble à le combler. Mais fallait croire qu'il était bien plus profond qu'il ne lui semblait.
Assis sur son canapé à regarder son magazine de tennis, Jovan lisait un article sur les différents exercices possibles au cours d'un entrainement. Un attira son attention, ayant pour objectif de corriger la prise lors d'un revers. Les yeux rivés dans sa lecture, Jovan mit quelques secondes avant de régir que Laurence -qui jusque-là déballait les achats- se trouvait devant lui. Il leva les yeux lentement vers elle, sentant une soufflante arrivée. Elle ne tarda pas. Son magazine vira hors de ses mains, et vola sur la table basse. Un « hé! » de surprise sortit de sa bouche. Le regard énervé du jeune papa vint se poser sur Laurence. « Tu pensais quoi? Que maintenant je pourrais défaire toute seule les paquets, que monsieur en avait fait assez? » Le déballage des achats, il n'avait pas envie d'y participer. Il savait très bien qu'un autre article ne serait pas celui qu'elle désirait, et il avait préférait s'éloigner, plutôt que de risquer de s'engueuler avec elle pour si peu. Les yeux rivés sur celle qui devrait d'ici peu devenir sa femme, il scruta son visage. De grandes cernes s'étalaient sous ses yeux, donnant l'impression d'une femme battue. Ses yeux lui lancèrent des éclairs. Il comprit à son air colérique que le temps de la dispute était arrivé. Jusque-là, parce que Laurence avait été très éprouvée par ses dernières épreuves, Jovan avait fait preuve d'un calme dont il ne se serait jamais cru capable. Ne bougeant pas d'un poil, il observa Laurence croiser ses bras. En quelques secondes, elle commença s'exclamer enfin, haut et fort.« Ça ne peux plus continuer comme ça, Jovan. » Jovan se releva un peu et s'installa d'une autre façon sur le canapé. Il commençait à redouter et à envier la future conversation. « Tu veux me quitter? Dis-le-moi si c’est ça. Je te donnerai la moitié de tout ce que j’ai, puis tu n’auras plus à me voir. On s’organisera pour Rachel. » s'organiser pour Rachel. En entendant le nom de la petite fille, Jovan passa une de ses mains sur son visage. Rachel. Ou celle qui n'était peut-être pas sa fille, peut-être pas la chair de sa chair. « Mais je peux plus supporter tout ça. » Son coude posé sur le bras du canapé, et sa main sur sa tête, Jovan préféra détourner son regard de l'avocate. Lui non plus, il ne pouvait plus supporter ça. Il ne pouvait pas regarder le bébé sans que ce doute persiste, et il avait espérer que Laurence le lui annonce. Mais jamais elle ne le fit. Jamais elle émit le fait que Rachel était peut-être la fille d'un autre. Lentement, il tourna le regard vers elle, et la défia. « Ca t'arrangerait que je m'en aille, n'est-ce pas? » un air de dégoût s'affichait sur son visage : pas pour ce qu'elle était -elle était toujours aussi magnifique, même avec deux yeux au beurre noir- mais pour ce qu'elle faisait. « tu sais, il suffit juste de me le dire. J'irais faire mes valises, et je m'en irais. Et comme tu l'as dit, on s'arrangera pour Rachel. » Il se mit debout, face à elle, et son regard ne la lâcha pas une seule fois. Il était prêt à s'en aller, prêt à la laisser tranquille. Mais avant, il voulait qu'elle le lui dise haut et fort. « Dis le que ça t'arrangerait Laurence. Dis le. » Les deux derniers mots furent prononcer plus forts. Ses mains rangées au fond de ses poches, il n'était plus qu'à quelques centimètres de Laurence. Son regard dur s'efforçait de rester dans celui de celle qui devait être sa femme, guettant une réaction de sa part. Il voulait juste qu'elle l'admette. Juste une fois. Mais pour créer un électrochoc, il n'en avait pas fini. Toujours à quelques centimètres d'elle, ses yeux rivés vers elle, il ouvrit de nouveau la bouche, bouillonnant de rage. « Si je m'en vais, t'aurais la belle vie. Tu aurais tout ton temps libre pour, par exemple, te retaper Rannigan. Il paraît que t'aimes coucher avec lui.» murmura-t-il.
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Message(#) Sujet: Re: N°1598 - Everything should return to normal, honey. N°1598 - Everything should return to normal, honey. EmptySam 5 Mar 2011 - 18:38

Elle n’avait aucune idée de ce que Tray avait bien plus dire à Jovan, et dans un sens elle préférait ne pas le savoir. Le jeune avocat avait eu tellement de rancœur – justifiée – à son égard qu’il aurait pu dire n’importe quoi à Jovan. Après qu’elle lui ai dit ce que silencieusement elle pensait depuis quelques jours, elle guetta la réaction de Jovan espérant que ça pourrait le faire réagir. Elle espérait qu’il allait lui dire qu’elle n’avait pas à s’en faire, que les choses redeviendraient ce qu’elles étaient et qu’ils pourraient être une vraie famille. « Ca t'arrangerait que je m'en aille, n'est-ce pas? Tu sais, il suffit juste de me le dire. J'irais faire mes valises, et je m'en irais. Et comme tu l'as dit, on s'arrangera pour Rachel. » Sous le choc, Laurence dévisagea Jovan. Elle ne s’était pas du tout attendue à ce qu’il croie que ça l’arrangeait. Il semblait être convaincue qu’elle ne voulait plus de lui, que ce qu’elle lui avait dit était semblable à quand elle avait apprit qu’il avait fait de la prison. Elle le regarda se mettre debout si surprise qu’elle n’arrivait pas à dire quelque chose pour se défendre. « Dis le que ça t'arrangerait Laurence. Dis le. » Laurence ferma les yeux quelques secondes sous le regard dur de Jovan et surtout son ton. Elle ne voulait pas avoir peur, pas face à lui, pas à cause de lui. Mais avec tout ce que Billy lui avait dit, elle commençait à avoir vraiment peur qu’il soit violent avec elle. « Non, c’est pas vrai.. » murmura-t-elle les larmes aux yeux. Elle ne savait plus jusqu’à quel point elle était en colère contre lui et il allait facilement le lui montrer. « Si je m'en vais, t'aurais la belle vie. Tu aurais tout ton temps libre pour, par exemple, te retaper Rannigan. Il paraît que t'aimes coucher avec lui. » Voilà. C’était là qu’il voulait en venir. Pourquoi il fallait que se fichu Rannigan soit le sujet destructeur de son couple? Combien de temps allait-elle être punie pour une seule nuit avec lui, alors que les choses étaient finies avec Jovan à ce moment là? Elle préféra ne pas répondre à cette provocation et elle s’éloigna de lui pour se diriger dans la cuisine. Rageant à l’intérieur, qu’il ose lui reprocher tout ça alors qu’elle avait des centaines de choses à lui reprocher – elle avait besoin d’un verre. Laurence ignora Jovan qui l’avait peut-être suivit ou encore qu’il était resté dans le salon. Mais une chose était sure, elle résistait de toutes ses forces de ne pas s’en aller de la maison, de ne pas détruire les décorations du salon ni encore de le frapper jusqu’à ce qu’elle n’en peut plus. Ses doigts empoignèrent une bouteille d’alcool fraichement achetée pour leur nouvelle armoire à liqueur qu’elle ouvrit avant de la porter à ses lèvres sans prendre la peine d’utiliser un verre. Une gorgée, puis une deuxième et une troisième; Laurence déposa finalement la bouteille bruyamment sur le comptoir où elle s’agrippa quelques secondes grimaçant. Ça ne faisait plus de 8 mois qu’elle ne s’était pas permise une seule goute d’alcool… et elle en avait vraiment besoin.

Silencieuse quelques instants, elle se retourna finalement vers Jovan. Elle était si furieuse qu’elle aurait souhaité pouvoir lui lancer quelques éclairs avec ses yeux. « Et toi Jovan? Tu n’aurais pas la plus belle excuse pour te présenter chez lui et le flinguer? » Sa voix fut plus tranchante qu’elle ne l’aurait cru et pourtant elle ne semblait pas s’en excuser. Si c’était le jeu qu’il voulait jouer, celui qui a plus de torts face à l’autre… elle était bien déterminée à défendre sa place avec tout ce qu’elle avait subit jusqu’à aujourd’hui. « Tu te crois mieux que moi Jovan? Que toi tu ne peux pas faire d’erreurs, que tu caches rien? On dirait que t’a rapidement oublier la prison. Oh mais c’est vrai, ce n’était pas toi qui y est entré donc forcément ça a dût moins t’atteindre hein. Ah ouais, peut-être que tu souhaitais que j’y reste pour que tu te retrouves tout seul avec Rachel? » Elle n’était pas prête à s’arrêter maintenant qu’elle était sur cette lancée. Comment pouvait-il ne pas se rendre compte de tout sur quoi elle avait fermé les yeux? Ni à quel point elle l’aimait suffisamment pour revenir vers lui après tout ça. « Et t’a jamais trompé, certes. Mais c’est pas ce qui s’est passé quand tu était encore avec Jeylhan et que tu m’as rencontré. Je me suis viens très bien que tes intentions étaient très loin d’être caractéristique de l’homme le plus fidèle. » Dans d’autres circonstances Laurence aurait évité d’aborder le sujet de l’ex défunte de Jovan, mais avec tout cette histoire elle refusait d’être la seule à avoir quelque chose à se reprocher.




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Message(#) Sujet: Re: N°1598 - Everything should return to normal, honey. N°1598 - Everything should return to normal, honey. EmptyJeu 10 Mar 2011 - 22:14

A quelques centimètres du visage de celle qui devrait être sa femme, Jovan se sentit horrible. En voyant les larmes monter aux yeux de Laurence, il eut un pincement au coeur, mais à aucun moment, il ne voulut reculer devant ses mots. Aucun geste pour la prendre dans ses bras, comme il aurait sans doute fait auparavant. Aucune sympathie, aucune douceur. Un peu abrupt, le jeune papa lui en voulait terriblement. Sa fille, celle qu'il avait accepté d'avoir comme fille, n'était peut-être pas sa fille. Et ça, c'était suffisant pour lui en vouloir. Même le « non, c'est pas vrai » qu'elle lui murmura ne le rassura pas.
Préférant s'enfuir plutôt que d'admettre la vérité, Laurence se faufila vers la cuisine. Il n'eut même pas le temps de voir sa réaction, et la déception se lisait sur son visage. Pas même elle l'admettait. Tellement furieux contre elle, il fit les quelques pas entre le salon et la cuisine. Ses yeux toujours fixés sur elle, il la vit avaler une première gorgée, puis une deuxième, et une troisième gorgée. Le bruit sec de la bouteille sur le comptoir le fit sursauter. Aveuglé par sa colère, il n'avait même pas réagit.
Après quelques instants de silence où Jovan attendait, toujours, qu'elle admette, c'est Laurence qui coupa le silence. L'idée qu'elle puisse aimer coucher avec Tray était une chose horrible. Mais l'idée que Rachel n'était peut-être pas sa fille était encore bien pire que ça. Le regard noir de Laurence ne le glaça même pas. Tellement énervé, tellement furieux, qu'aucun geste de calme ne s'installait en lui. Ses nerfs entiers étaient contractés, sa mâchoire en était crispée, et plutôt que de regretter une parole lancée prestament, il baissa le regard. « Et toi Jovan? Tu n’aurais pas la plus belle excuse pour te présenter chez lui et le flinguer? »
Relevant la tête vers elle, ses yeux se fronçèrent. Le flinguer? A l'écoute de ce mot, il tilta. Un mauvais souvenir revenait dans sa tête. L'alcool. La vieille dame. Le prénom de Jeylhan. Sa mort. Le rôle de Billy dans sa mort. L'alcool. L'arme de Caleb. La rencontre avec Billy. Et sa menace. Fermant les yeux un instant, Jovan ne répondit rien. Son calme revenait peu à peu, le souvenir de cette nuit était encore bien ancré dans sa mémoire. A la colère qui se dissipait, la tristesse surgissait. S'adossant contre le mur, il tenta de se reprendre. La voix de Laurence s'éleva encore une fois. « Tu te crois mieux que moi Jovan? Que toi tu ne peux pas faire d’erreurs, que tu caches rien? On dirait que t’a rapidement oublier la prison. Oh mais c’est vrai, ce n’était pas toi qui y est entré donc forcément ça a dût moins t’atteindre hein. Ah ouais, peut-être que tu souhaitais que j’y reste pour que tu te retrouves tout seul avec Rachel? » La prison. Voilà, on en revenait là. Il ne devait pas lui en vouloir. Sa colère était légitime après tout. Elle venait de passer quelques semaines en prison par sa faute, par sa seule faute. Ou par leurs fautes plus précisément. Parce que Billy y était bien pour quelque chose. Billy avait vraiment pourrie sa vie. Toujours elle. Si aujourd'hui, si de nouveau la situation se représentait, si il avait une arme en mains, et Billy devant lui, Jovan ne ferait pourtant rien. Chaque soir, il s'en voulait, surtout depuis qu'il savait. Il imaginait Billy tellement blessée qu'elle avait monté un plan diabolique pour se venger. Et surtout, il avait fait passé à Laurence le plus mauvais mois de toute sa vie, mêlant humiliation, et horreur; il savait bien ce que c'était. « Et t’as jamais trompé, certes. Mais c’est pas ce qui s’est passé quand tu était encore avec Jeylhan et que tu m’as rencontré. Je me suis viens très bien que tes intentions étaient très loin d’être caractéristique de l’homme le plus fidèle. » Le dos appuyé contre le mur, Jovan ferma les yeux un instant. Le sujet Jeylhan était un de ces sujets tabous. Il y avait quelques jours, c'était son premier anniversaire de mort. Jovan avait été faire un tour au cimetière pour la première fois. Parce qu'il préférait oublier sa meilleure amie, et petite copine, il évitait d'en parler, évitait de se rendre au cimetière. Ce n'était pas pour autant qu'il ne pensait jamais à elle. Respirant doucement il rouvrit les yeux. Laurence savait faire mal. Elle savait taper là où ça ferait le plus mal. Le pincement au coeur de Jovan en disait long sur ce qu'il ressentait. Elle lui manquait.
Ses yeux se posèrent droit devant lui, évitant de croiser le regard de sa femme. La tristesse qui se lisait dans ses yeux ne devait pas l'affecter, pas même elle ne devait la remarquer. Le regard de Jovan se posa alors sur la bouteille. Une bouteille d'alcool. Trop énervé tout à l'heure, il n'avait même pas fait attention.
Il s'enleva de ce mur, s'approcha de Laurence, et attrapa la bouteille. « C'est de l'alcool Laurence! Tu l'allaites, t'en as pas le droit!! » Sa voix avait été un peu forte, un peu trop dure, mais il ne s'était pas contrôlé sur le coup. Il aurait du s'en douter. Laurence avait la fâcheuse tendance à boire de l'alcool pour fuir.   «  Fous notre vie en l'air si tu veux, mais fais pas de connerie avec celle de Rachel! » dit-il.
Il s'approcha d'elle, tenant fermement la bouteille d'alcool en main. A un mètre d'elle, c'était la distance raisonnable, Jovan s'arrêta. Trop honteux. Trop gêné. Trop attristé par tout ces évènements. Ses yeux vinrent se fixer dans ceux de celle qu'il aimait. « Je suis désolé d'accord? Je ne sais pas comment tu es au courant de ça, sûrement par Billy. Ecoute, je suis vraiment désolé de tout ça. Je ne sais pas ce qu'il m'a pris ce jour-là. J'avais bu, j'avais appris un truc sur.. » Sa gorge se noua. Jamais il n'arriverait à prononcer son prénom, surtout quand il cherchait les mots.« Qu'importe.. Ce soir-là, je l'ai rencontré, et je l'ai menacé. C'est vrai » Voilà, il avait dit sa version des faits, sans en rajouter, sans entrer dans les détails. Fatigué, sa main attrapa une chaise haute du bar à quelques centimètres de là où il était. Posant ses fesses dessus, le regard toujours rivé vers elle, il hocha sa tête légèrement de gauche à droite. « Mais je.. Ecoute, je ne voulais pas que tu restes enfermée, et encore moins que j'élève Rachel tout seul. Je suis vraiment désolé que tu sois allée en taule Laurence. » Ces derniers mots ne cessaient de sortir de sa bouche. Sa main droite tenant toujours fermement la bouteille d'alcool, Jovan passa sa main gauche sur son visage. « Mais ne me mets pas tout sur le dos, je te rappelle quand même que je ne suis pas le seul responsable. Si Billy était saine d'esprit, elle m'aurait accusé, et n'aurait pas monter un plan aussi tordu! » sur ce, il fit une petite pause, déposant la bouteille d'alcool sur la table, et se relevant de sa chaise. « Je te rappelle aussi que le jour où Jey est décédée, tu n'étais pas malheureuse, t'étais bien contente de m'embrasser. » Et toc.. Son visage s'était légèrement endurci. La conversation ne menerait nulle part, il en était conscient. Sa nervosité était palpable, sa tristesse était gigantesque. Leur couple ne durerait pas, il en était certain, et l'impulsif qu'il était n'arrangea pas la situation. Il rouvrit une nouvelle fois la bouche. « T'es encore loin de gagner le prix de la femme parfaite. »
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Message(#) Sujet: Re: N°1598 - Everything should return to normal, honey. N°1598 - Everything should return to normal, honey. EmptyVen 11 Mar 2011 - 19:46

« C'est de l'alcool Laurence! Tu l'allaites, t'en as pas le droit!! » Ses yeux se posèrent sur Jovan avec surprise puis elle retena son verre pour qu’il ne le lui enlève pas. « Qu’est-ce que t’y connais en allaitement? Tu t’es souvenu que t’avais un diplôme caché en médecine? » Elle allait se défendre en lui expliquant que dans un livre qu’elle était actuellement entrain de lire, une étude avait démontré que boire n’était pas dommageable pour le bébé et que le seul effet secondaire que ça pouvait apporter était un peu de somnolence. Les choses étaient simplement plus à risque si la mère se permettait de boire à une fréquence beaucoup trop élevée jour après jour. Mais elle se permettait un écart, et bien évidement il fallait qu’il contrôle ça. Elle le laissa prendre la bouteille, alors qu’elle se demandait jusqu’où elle pouvait pousser la provocation. « Fous notre vie en l'air si tu veux, mais fais pas de connerie avec celle de Rachel! » Piqué à vif, elle se mordilla la langue histoire de ne pas rajouter quelque chose qu’elle pourrait regretter. Elle étouffa un juron, hallucinant. Il avait du culot de dire qu’elle foutait leur vie en l’air. Depuis le début elle voulait qu’ils forment une famille parfaite, avec la vie qu’elle avait toujours souhaitée. Jamais, au grand jamais cette pensée lui avait passé par la tête. À quoi ça aurait servit de détruire leur vie comme il disait si bien? Il ne pouvait pas ouvrir ses grandes oreilles et comprendre que tout ce qu’elle souhaitait c’était que les choses redeviennent comme avant. « Je suis désolé d'accord? Je ne sais pas comment tu es au courant de ça, sûrement par Billy. Écoute, je suis vraiment désolé de tout ça. Je ne sais pas ce qu'il m'a pris ce jour-là. J'avais bu, j'avais appris un truc sur... Qu'importe... Ce soir-là, je l'ai rencontré, et je l'ai menacé. C'est vrai. » Combien elle aurait donnée cher pour qu’il lui prouve que c’était faux cette histoire. Non elle n’avait pas été présente quand ça avait arrivé, quand Jovan avait perdu les pédales face à Billy mais même si elle n’aimait pas particulièrement Billy – sinon pas du tout – elle n’aurait jamais souhaité qu’elle se fasse assassinée. Encore moins maintenant. Qui aurait cru qu’un vulgaire professeur de tennis pouvait avoir le cran pour avoir la vie d’une victime entre ses mains? Elle n’y aurait jamais cru, ce qui n’était pas étonnant si elle avait cru à une histoire saugrenue venant directement de l’esprit psychopathe de Johnson. « Tu l’as menacé Jovan, avec une ARME. T’as faillit la TUER. » Le coupa-t-elle sur le bord de craquer. Elle avait les joues rouges signe qu’elle se contenait de ne pas lui dire de la fermer, de l’écouter ELLE et que sa servait à rien qu’il se justifiait. Elle sentit son ventre ce serrer alors que sa voix s’était élevée d’avantage. Heureusement pour eux, leur fille était trop jeune pour comprendre le sens de leur dispute…

« Mais je... Écoute, je ne voulais pas que tu restes enfermée, et encore moins que j'élève Rachel tout seul. Je suis vraiment désolé que tu sois allée en taule Laurence. Mais ne me mets pas tout sur le dos, je te rappelle quand même que je ne suis pas le seul responsable. Si Billy était saine d'esprit, elle m'aurait accusé, et n'aurait pas monté un plan aussi tordu! » Les yeux dans ceux de Jovan, elle croisa les bras tout en oubliant quelques instants que l’alcool ne l’aidait en rien. Bon dieu qu’elle aurait aimé boire toute cette bouteille au complet, même si au lendemain matin elle l’aurait regretté. « Je te rappelle aussi que le jour où Jey est décédée, tu n'étais pas malheureuse, t'étais bien contente de m'embrasser. » Bouche bée, elle le regarda plus en colère que jamais. Laurence réalisa qu’il croyait qu’elle avait été heureuse que Jey se soit suicidée pour pouvoir être dans ses bras à lui. Elle n’était pas si désespérée à l’époque pour se réjouir de quelque chose comme ça. « Heureuse?! Je ne la connaissais même pas! Comment tu peux me reprocher ça?! » Elle donna un coup de pied sur un des tabourets près du comptoir ce qui le fit tomber au sol sans qu’elle ne s’en préoccupe d’avantage. Sinon elle l’aurait empoigné pour assommer Jovan. Et ensuite il aurait pu la poursuivre pour voie de faits. « T'es encore loin de gagner le prix de la femme parfaite. » Ce fut la goutte qui déborda le vase. Elle s’approcha de Jovan en étant à moins d’un mètre de lui, puis elle le repoussa par l’arrière refusant de lui donner satisfaction en le giflant. Et pourtant il l’aurait mérité. Elle n’était peut-être pas ENCORE parfaite, mais elle faisait son possible. Avec Jovan c’était toujours des concessions qu’elle devait faire pour s’adapter à son mode de vie alors qu’il n’avait qu’à s’adapter au sien. « Est-ce que tu as la moindre idée de ce que tu me demande d’accepter Jovan? Tu crois que c’est facile d’habiter sous le même toit de quelqu’un qui à n’importe quel moment qui considère qu’après un an de relation... ça serait le bon moment pour avouer qu’on a un fils. Ah, ou bien encore, espérer en croisant les bras que sa copine – avocate – n’allait pas un jour se rendre compte que son copain avait fait de la prison? J’dois m’attendre à digérer combien de secrets encore Lennon? Jusqu’à quel point JE dois aller pour être TA femme parfaite? » D’un geste brusque elle empoigna sa bouteille d’alcool qu’elle enleva des mains de Jovan, se fichant qu’il veuille la récupérer. Elle la déposa plus loin sur le comptoir bien déterminée à en boire si elle le désirait. « Qu’est-ce qui tourne pas rond chez toi, au juste?! Chaque fois que tu vas apprendre une mauvaise nouvelle dans ta vie, tu vas régler ça avec les poings et les armes? » Laurence s’éloigna de lui, s’accrochant au rebord de l’évier de la cuisine comme si c’était le seul moyen pour qu’elle se calme et qu’elle soit moins étourdie. Laurence était blessée d’avoir après tout ce temps essayé de recoller les morceaux avec Jovan. Il n’avait pas besoin de l’avouer pour qu’elle sache que la seule raison pourquoi il était avec elle et qu’il l’avait demandé en mariage c’était à cause de Rachel. Elle avait beau le regarder, le trouver beau et désirable – elle ne savait pas ce qu’elle avait le droit de faire. Elle avait peur qu’il la repousse si elle avait envie de lui, qu’il reste de marbre si elle voulait l’embrasser. Les beaux jours étaient loin derrière eux.




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Message(#) Sujet: Re: N°1598 - Everything should return to normal, honey. N°1598 - Everything should return to normal, honey. EmptyDim 13 Mar 2011 - 17:56

Sans diplôme de médecine en poche -diplôme que le mari des rêves de Laurence devait sans doute avoir-, Jovan n'avait rien à dire sur l'allaitement et l'alcool. L'homme décida de ne pas répliquer face à sa femme, sentant que s'il ouvrait une fois la bouche à ce sujet, Laurence l'assomerait de paroles inutiles, enterrant encore un peu plus leur couple. Il adopta la même attitude, quand celle-ci répliqua sur le jour où Jeylhan s'était suicidée. « Heureuse?! Je ne la connaissais même pas! Comment tu peux me reprocher ça?! » Parce que Jovan culpabilisait encore de s'être donner du plaisir pendant que celle qu'il était supposé aimer se donnait la mort, et parce qu'il détestait reparler de ce moment, il se tut, une nouvelle fois, la regardant donner un coup de pied sur un des tabourets qui s'affalé au sol. Pas un mouvement de recul de sa part, rien. Il restait là, face à Laurence, sentant sa nervosité prendre le dessus. Et puis, il avait eu cette parole de trop. La phrase que l'on dit sous l'effet de la colère. La phrase que l'on regrette toujours trop tard.
Vexée, Laurence réagit de la façon le plus rapide qui soit. Jovan n'avait même pas fait attention à son avancée, qu'elle se tenait déjà devant lui. Ses mains le poussèrent fortement en arrière. De sa petite taille, et de son petit poids, elle réussissait à faire des miracles. Jovan dû jouer de tout son équilibre pour ne pas s'affaler comme le tabouret avant lui, ses jambes, son derrière et le bas de son dos heurtant l'un des tabourets du bar encore en place. Ses yeux toujours rivés sur Laurence, il tenta de se calmer, cherchant un moyen de le calmer elle aussi. La tempête Ferdison s'abattait violemment, faisant des dégâts terribles dans leur couple. « Est-ce que tu as la moindre idée de ce que tu me demandes d’accepter Jovan? Tu crois que c’est facile d’habiter sous le même toit de quelqu’un qui à n’importe quel moment qui considère qu’après un an de relation... ça serait le bon moment pour avouer qu’on a un fils. Ah, ou bien encore, espérer en croisant les bras que sa copine – avocate – n’allait pas un jour se rendre compte que son copain avait fait de la prison? J’dois m’attendre à digérer combien de secrets encore Lennon? Jusqu’à quel point JE dois aller pour être TA femme parfaite? » D’un geste brusque, elle attrapa la bouteille d'alcool que Jo tenait encore en main, pour la poser -assez fortement- sur le comptoir un peu plus loin. « Qu’est-ce qui tourne pas rond chez toi, au juste?! Chaque fois que tu vas apprendre une mauvaise nouvelle dans ta vie, tu vas régler ça avec les poings et les armes? » Il fixa sa femme -ex-femme?- s'éloigner de lui, et s'accrocha au bord de l'évier de la cuisine. Sans doute, trop énervée, elle essayait de se calmer.

L'idée de tout abandonner, de fuir lui traversa l'esprit. Mais leur couple n'aurait alors plus aucun avenir, et il se devait d'essayer de réparer les morceaux. Pour lui, parce qu'il l'aimait encore. Pour elle, parce qu'il savait que son amour n'était pas mort. Mais surtout, pour Rachel, pour qu'elle ait la chance de vivre avec ses deux parents. Et il le ferait. Même si pour cela, ses paroles pouvaient être blessantes, vexantes. Mais au moins, il y aurait des paroles.

Les paroles de Laurence l'avaient blessé. Elle ne voyait que ça; que tout ce qu'il avait caché jusqu'à maintenant, ne réussissant pas à décripter le pourquoi de ces secrets. L'air fatigué, il fit quelques pas en sa direction, s'arrêtant au niveau de la bouteille d'alcool. Comme la jeune femme ne semblait aucunement décidée à se retourner vers lui, comme il était une boule de nerf, et comme il haissait cette bouteille, il passa sa main à côté de la bouteille, et d'un geste brusque et violent, la poussa. Elle fit un saut dans le vide, et s'écrasa dans un fracas contre le mur. Tant pis, si ça lui faisait peur. « Je déteste parler de ma vie Laurence, tu devrais le savoir. » Il fit de nouveau quelques pas, se rapprochant d'elle. « est-ce que je t'ai parlé d'Ambra? » Laissant passer quelques secondes, il répondit de lui-même à la question. « non, c'est Caleb qui l'a fait. » Il détestait parler de son passé, ayant l'impression qu'à chaque fois, les blessures se rouvraient. Sa petite soeur n'avait partagé sa vie que pendant deux ans, mais c'était deux ans qui avait changé leurs vies à tout jamais, son décès ayant plongé sa famille dans une horrible tristesse. « Je ne t'aurais pas parlé de ce gamin, non plus, si ton.. fouineur de père ne s'en était pas mêlé! » Il s'était retenu de justesse pour ne pas dire connard pour son père. « Parce que ça n'a aucune importance Laurence. Ce gamin, je ne l'ai jamais vu! Ja-mais! De même que je ne t'avais pas dit que j'avais fait de la prison, parce que c'est du passé Laurence. J'étais jeune, j'avais fait une connerie, j'ai payé. Tu vas me le reprocher toute ma vie? »
Ses yeux bleus lui lancèrent des éclairs. Il ne dévia pas une seule seconde son regard d'elle. Non, il ne lui ferait pas ce plaisir. « Et je te rassure, je n'utilise pas toujours les armes, et les poings. La preuve: ton Tray Rannigan, il est encore en vie, non? » C'était le moyen le plus judicieux de ramener la conversation vers ce Tray, cet homme qui, aujourd'hui, il détestait au même titre que Billy Johnson. « quoique je t'avoue avoir déjà penser à lui donner rendez-vous » Un brin provocateur. Il s'en fichait. Parler de Tray Rannigan, c'était parler du diable en personne. Ils avaient coucher ensemble, et de cette union -qui n'aurait tenu qu'une nuit- serait peut-être née Rachel.

Radoucissant un petit peu sa voix, Jovan osa demander « c'est qui le prochain? Un autre collègue de travail? En tout cas, quelqu'un qui a fait de grandes études, qui a un superbe boulot, non? Tu me l'as assez répété, et tes parents aussi. » Ses parents s'en étaient donné à coeur joie au moment de Noël. Il n'avait pas fait d'étude. Il n'était pas né avec une cueillère en or dans la bouche. Il n'était pas assez bien pour elle. Pas assez. Comme si leur fille ne méritait que d'épouser le chef de l'état.
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Message(#) Sujet: Re: N°1598 - Everything should return to normal, honey. N°1598 - Everything should return to normal, honey. EmptyJeu 17 Mar 2011 - 16:26

Dos à Jovan, Laurence sursauta lorsqu’elle réalisa qu’il venait de jeter la bouteille d’alcool. Les larmes aux yeux – effrayée que la prochaine victime soit elle – elle s’imaginait déjà qu’il lève la main sur elle maintenant que Jovan et elle ne s’entendaient plus sur rien. Laurence était loin de ce qu’elle avait imaginé lorsqu’elle imaginait leur avenir avec leur fille. Ils étaient parents, non? Et même si pendant sa grossesse Laurence s’était demandé qui pouvait être le père, elle était convaincue aujourd’hui que ça ne pouvait pas être Tray. Rachel avait les yeux de son père, elle en était certaine au point de ne pas avoir le besoin de faire le test. Elle voulait qu’ils forment une famille heureuse, comme ils l’étaient avant que tout s’enchaîne. Comme ses parents. « Je déteste parler de ma vie Laurence, tu devrais le savoir. » Serrant d’avantage les poings, elle se retourna finalement face à Jovan qui s’était avancé. Elle réprimanda un commentaire qui n’aurait fait qu’envenimer les choses. Oui elle l’avait remarqué qu’il détestait parler de sa vie, mais comment pouvait-elle souhaiter construire des choses avec un homme qu’elle ne connaissait pas? Lui faisait-il si peu confiance pour se confier à elle? Elle s’adossa au comptoir, immobile face à Jovan qui était aussi furieux qu’elle. « Est-ce que je t'ai parlé d'Ambra? » Silencieuse, Laurence ne répondit pas sachant que sa sœur était un sujet particulièrement douloureux pour celui-ci. Un sujet qu’elle avait fortement évité. « Non, c'est Caleb qui l'a fait. Je ne t'aurais pas parlé de ce gamin, non plus, si ton.. fouineur de père ne s'en était pas mêlé! Parce que ça n'a aucune importance Laurence. Ce gamin, je ne l'ai jamais vu! Ja-mais! De même que je ne t'avais pas dit que j'avais fait de la prison, parce que c'est du passé Laurence. J'étais jeune, j'avais fait une connerie, j'ai payé. Tu vas me le reprocher toute ma vie? » Dans un sens, elle remerciait son père et Caleb d’avoir cru bon lui dire ses choses à propos de Jovan. Comment pouvait-elle croire être celle avec qui il voulait partager sa vie, s’il cachait tout ce qu’il avait fait? Pouvait-il vraiment lui reprocher de ne pas accepter les choses aussi facilement que lui semblait les accepter? Plus elle apprenait quelque chose, et plus elle se sentait désillusionner dans sa relation. Sans compter cette famille parfaite, qui était bien loin de l’être. Laurence avait fait beaucoup d’efforts pour passer par-dessus l’incident de la prison de Jovan. Jusqu’à ce qu’elle apprenne qu’il avait un fils et qu’il avait essayé de tuer Billy. Il ne pouvait pas être comme elle? Depuis le début de leur relation, elle ne lui avait jamais rien caché – ou presque. Rien ne l’assurait que le jour où la mère de son fils débarquait, qu’il retomberait amoureux d’elle et il la quitterait. Elle se retrouverait aussi seule qu’elle l’était dans cette immense maison. Que dirait les voisins en la voyant élevé sa fille toute seule? Le scénario catastrophe.

« Et je te rassure, je n'utilise pas toujours les armes, et les poings. La preuve: ton Tray Rannigan, il est encore en vie, non? Quoique je t'avoue avoir déjà pensé à lui donner rendez-vous » Laurence resta immobile devant le jeune homme qui apparemment cherchait un moyen de la provoquer. Un moyen particulièrement efficace puis qu’il ne lui en prit pas d’avantage pour qu’elle résiste de toutes ses forces à s’enfuir de la cuisine pour monter à l’étage rejoindre sa petite Rachel. Elle était le seul petit être qui réussissait à lui faire changer les idées quelques instants pour qu’elle arrête de s’en vouloir. Mais il remettait encore sur le tapis, Rannigan. Comment il devait être satisfait de s’être vengé de comment elle lui avait annoncé la nouvelle. « C’est pas MON Tray. » Répliqua-t-elle sur le bord de lui balancé n’importe quel objet par la tête. « C'est qui le prochain? Un autre collègue de travail? En tout cas, quelqu'un qui a fait de grandes études, qui a un superbe boulot, non? Tu me l'as assez répété, et tes parents aussi. » Et voilà. On y revenait encore une fois sur ce sujet. Complètement insultée, Laurence empoigna le verre qu’elle avait utilisé un peu plus tôt pour se servir de l’alcool – qu’elle jeta brutalement dans l’évier où il se brisa en plusieurs morceaux. Rien pour l’inquiéter, elle s’en fichait particulièrement même si elle aurait pu se couper dans le mouvement. Les joues rosées par la colère, Laurence s’avança encore plus près de Jovan jusqu’à ne garder moins d’un mètre entre eux. « Oui, d’accord. Oui! On a couché ensemble UNE seule fois! UNE. Une fois, où toi et moi on n’était plus ensemble. » Lança-t-elle d’un ton si furieux qu’elle n’avait même pas remarqué à quel point elle avait perdu son sang froid. « Ça te suffit pas?! Bon sang, Jovan. Ça va être comme ça tous les jours? Pas une seule fois tu vas arrêter de la ramener avec Rannigan? Tu peux être jaloux comme tu le souhaites, mais aux dernières nouvelles, il était ma SEULE chance pour que je ne sois pas cloitré en prison. À cause de tes conneries. » Elle n’aimait pas devoir défendre Tray devant Jovan, mais elle commençait à ne plus être capable de supporter tous ses sous entendus. Et il n’y avait aucune raison pour qu’elle reste immobile devant lui alors qu’il était entrain de dire qu’elle allait coucher avec n’importe qui et qu’elle allait s’amuser à le tromper. « Bordel, si t’es aussi malheureux que ça avec moi – arrête de te voiler la face et dis le! Avoue que si je n’avais pas été enceinte, tu n’aurais jamais accepté de revenir avec moi. » L’avocate se fit plus insistante n’en pouvant plus de ses silences pesants et de tous les secrets que Jovan gardait encore pour lui. « Je me FOUS que tu n’aimes pas parler de ta vie. Tu as aucune idée à quel POINT je m’en fous. Tu vas en parler. Aux dernières nouvelles, JE fais aussi partie de TA vie.»







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Message(#) Sujet: Re: N°1598 - Everything should return to normal, honey. N°1598 - Everything should return to normal, honey. EmptyVen 18 Mar 2011 - 20:05



Sa femme avait beau émettre son opinion, le corriger en insistant bien que Tray n'était pas le SIEN, mais c'était exactement cela pour lui. Comme si une modification de ses paroles pouvait faire croire à Jovan qu'elle n'était en rien possessive.
A peine avait-il fini de déballer tout ce qui chagrinait son coeur qu'un bruit tranchant envahit la cuisine. Le verre, lancé par Laurence, s'était cassé en mille morceaux dans l'évier. Le regard de Jovan se faufila de l'évier aux mains de sa femme. Pas une écratignure, tant mieux. S'en bouger de l'endroit où il se tenait, le jeune homme observait Laurence. Il la vit se rapprocher de lui. Arrivée à moins d'un mètre, elle se stoppa, et commença à ouvrir la bouche.
« Oui, d’accord. Oui! On a couché ensemble UNE seule fois! UNE. Une fois, où toi et moi on n’était plus ensemble. » Elle n'avait pas tord. Il le savait, ils n'étaient plus ensemble, elle ne l'avait pas trahi, elle n'avait pas craché sur la fidélité. Cette coucherie, il s'en serait fichu éperdument. Mais de cette nuit, une enfant était peut-être née. Ca changeait la donne. De rien, cette aventure était devenue beaucoup plus importante à ses yeux. « Ça te suffit pas?! Bon sang, Jovan. Ça va être comme ça tous les jours? Pas une seule fois tu vas arrêter de la ramener avec Rannigan? Tu peux être jaloux comme tu le souhaites, mais aux dernières nouvelles, il était ma SEULE chance pour que je ne sois pas cloitré en prison. À cause de tes conneries. » A cause de tes conneries. Ces derniers mots résonnèrent dans sa tête. Les conneries, Jovan les accumulait: des bétises de gamins en passant aux conneries d'adulte, celles qui nous font soupirer quand on se regarde le matin dans le miroir. Pas une seconde, il ne dévia son regard de celui de Laurence. Pas par défit, mais juste pour lui montrer qu'il écoutait, qu'il prenait en considération toutes ces paroles, même s'il n'était pas toujours d'accord. « Bordel, si t’es aussi malheureux que ça avec moi – arrête de te voiler la face et dis le! Avoue que si je n’avais pas été enceinte, tu n’aurais jamais accepté de revenir avec moi. » Il hocha la tête de gauche à droite. Ce n'était pas ça, il n'était pas malheureux avec elle. Il était malheureux de toutes ces situations; de l'avoir faire aller en prison, de ne peut-être pas être le père de son enfant. « Je me FOUS que tu n’aimes pas parler de ta vie. Tu as aucune idée à quel POINT je m’en fous. Tu vas en parler. Aux dernières nouvelles, JE fais aussi partie de TA vie.»

SA vie. Sa vie d'aujourd'hui oui, pas de sa vie d'avant. Fatigué de cette engueularde, fatigué de devoir se justifier de tout, un soupir se fit entendre. Son ton de voix se radoucit, son regard se fit plus tendre. « Je sais tout ça Laurence. Et même si tu n'étais pas enceinte, je serais revenu vers toi, c'est pas ça le soucis. » Il s'interrompit, se déplaçant un peu, posant ses deux mains sur le dossier du siège haut du bar. Serrant fermement les mains sur ce dossier, il allait reprendre lorsqu'un faible bruit l'interrompit. Un petit fond sonore. Un petit cri. Les pleurs d'un nouveau-née. Les pleurs de son enfant.

Depuis combien de temps pleurait-elle? Fâchés, énervés, ils avaient fait tellement de bruit qu'ils avaient peut-être cacher le cri de Rachel. Quel genre de parents pouvaient-ils être?

Il enleva les mains de la chaise « elle pleure, j'y vais. »Il partit aussitôt en direction de l'escalier, montant les marches deux par deux. La porte de leur chambre était ouverte, les pleurs de l'enfant furent de plus en plus forts. En pénétrant dans la pièce, les yeux du professeur de tennis se posèrent sur le berceau. Passant sa tête au dessus, il apperçut la petite fille se mouvoir et pleurer. Avec un petit sourire, il la prit dans ses bras, attrapant au passage un de ses nounours. Il fit quelques pas, tournant en rond; la petite aimait bouger, il l'avait déjà remarqué. Posant sa main droite sur le ventre et torse de la petite, il tenta de calmer ses pleurs.

Observant ce petit être dans le creux de son bras, l'évidence le frappa. Jusqu'à maintenant, il avait cru que c'était pour ce bébé qu'il devait faire l'effort de fonder une famille, de passer outre tout leurs problèmes, et de continuer à vivre sans s'occuper de leurs doutes. Mais avec Rachel dans ses bras, et Laurence au rez-de-chaussée, il prenait conscience que cette situation ne pouvait pas durer. Pour le bonheur de Rachel ou pour le leur, ce n'était pas possible. Il avait eu la chance de goûter à la vie dans une famille heureuse; il se devait de faire son possible pour que sa fille ait la même chance, pour que même les premières semaines de sa vie soient les plus heureuses.

« Je suis désolé Rachel. C'est peut-être mieux comme ça. » Il leva de quelques centimètres ses bras, et abaissa sa tête pour coller un bisou sur la joue rosée de son bébé. Calmée, la petite le fixait avec ses grands yeux, comme si elle-même comprenait la situation. Dans un murmure, il lui souffla un « Mais ne t'inquiète pas, je ne t'abandonne pas. »
Ils restèrent là, cinq minutes à s'observer tout les deux ; l'un s'amusant de voir cet homme penché sur elle, l'autre prenant conscience que ces moments avec sa fille seraient plus rares. Mais à ses yeux, c'était mieux. Mieux que de grandir avec des parents ne pouvant se supporter. Mieux que de les entendre crier sans cesse. Mieux que de rester au fond de sa chambre, à jouer avec ses doudous, en essayant de ne pas pleurer.

Après un dernier mot qui restera secret entre sa fille et lui, ils quittèrent la chambre pour rejoindre Laurence, un étage plus bas. Dès qu'elle fut dans sa vision, il s'approcha d'elle, et tendit ses bras en sa direction. « Elle s'est calmée. » Il déposa sa fille dans les bras de sa maman, ce geste lui déchirant le coeur. Sa main gauche caressa le haut de sa minuscule tête. « je crois qu'il est temps que j'aille faire mes valises. » Son regard désolé ne quitta pas sa fille.
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Message(#) Sujet: Re: N°1598 - Everything should return to normal, honey. N°1598 - Everything should return to normal, honey. EmptyLun 21 Mar 2011 - 21:22

« Je sais tout ça Laurence. Et même si tu n'étais pas enceinte, je serais revenu vers toi, ce n’est pas ça le souci. » Elle leva les mains signe qu’elle voulait savoir quel était le véritable problème de Jovan. Maintenant qu’elle avait dit tout ce qu’elle pensait, qu’elle s’était défendue face à lui – Laurence ne savait plus ce qu’elle pouvait se reprocher. Hormis de ne pas être la femme parfaite donc il lui avait fait mention quelques minutes plutôt. Cet idéal qu’elle se promettait d’atteindre, dans la mesure du possible. Se fut alors qu’il s’interrompit qu’elle entendit les cris venant de l’étage. La petite Rachel s’était réveillée et s’époumonait pour avoir l’attention et l’affection de ses parents. Comment pouvaient-ils être de si mauvais parents? Laurence fit un pas en avant pour mettre fin à leur discussion et aller s’occuper de sa fille. Leur fille. « Elle pleure, j'y vais. » Elle s’arrêta brusquement dans son élan, regardant Jovan monter les marches deux à deux à l’étage. De nouveau seule, Laurence ravala ses larmes tout en se dirigeant vers les placards pour y trouver un balai. Elle ne remarqua même pas qu’elle l’avait trouvé plutôt facilement, préférant plutôt dissimuler les traces de leur dispute à commencer par la bouteille que Jovan avait fracassée contre le mur. À l’aide d’un torchon et du balai, les débris furent jetés. Elle s’attarda ensuite à ramasser les morceaux de verre qui s’étaient répandus dans l’évier – des simples gestes quotidiens donc elle n’avait pas l’habitude mais qui à défaut de l’étourdir comme l’aurait fait l’alcool, ça lui occupait temporairement l’esprit. Les cris cessèrent finalement à l’étage alors qu’elle supposait que Jovan savait comment calmer leur fille. La tentation de monter à l’étage pour les rejoindre fut forte, mais Laurence y résista malgré tout. Blessée par Jovan, elle préférait reprendre ses esprits pour savoir ce qu’elle allait faire. Peut-être que la meilleure solution était définitivement de rencontrer un conseiller pour leur couple. Quelqu’un qui pourrait les aider. Un spécialiste.

Elle fut tirée de ses pensées alors qu’elle vu que Jovan venait de revenir de l’étage et qu’il avait amené la petite Rachel. Confuse, Laurence réalisa qu’elle avait pendant de longs instants, fixé la rue par la fenêtre dans la cuisine sans s’en rendre compte. Elle avait définitivement besoin de reprendre des forces et surtout de prendre du sommeil. « Elle s'est calmée. » Les bras tendu naturellement, Laurence accueillit sa petite Rachel dans le creux de ses bras alors qu’elle releva la tête vers Jovan dans un faible sourire, pleine d’espoir qu’ils se réconcilient. Il le fallait, leurs disputes ne pouvaient plus durer. « Je crois qu'il est temps que j'aille faire mes valises. » Quoi?! Quoi?... Non il ne pouvait pas s’en aller comme ça. Il ne pouvait pas la laisser toute seule, pas encore, pas maintenant. Ses larmes qu’elle avait retenues se mirent à couler sur ses joues et ses bras resserrent un peu plus l’enfant, contre sa poitrine comme si ce simple geste aurait pu la rassurer. Mais sa en était autrement. Le souffle coupé alors qu’elle ne s’y était pas attendue, elle le regarda sans y croire alors qu’il ne quitta pas des yeux leur petite fille. « Je… » Le reste de sa phrase se perdit alors qu’elle avait la gorge nouée. Si ça avait été une blague, ou une manière de la tester... ce n’était pas drôle. Pas du tout. « Ne... ne part pas Jovan. Je … Écoute je... te promets de faire mon possible pour être parfaite. On ne parlera plus de ton passé, ça vas je, je m’y ferai. On prendra rendez-vous, un spécialiste nous aidera… » Laurence était littéralement entrain de paniquer en voyant à l’horizon la suite de ce qu’elle avait toujours souhaité éviter. La chute de la famille qu’ils faisaient, l’écroulement de leur vie qui se devait être parfaite. La respiration haletante, Laurence insista pour qu’il la regarde dans les yeux à l’instar de Rachel. « On est fiancés. On va se marier cet été. Pour vrai, cette fois. Et on va être une vraie famille. » Insista-t-elle en lui rappelant sa demande et se qui avait été leurs projets pour l’avenir. Elle se rapprocha de lui. Elle voulait lui montrer qu’elle l’aimait, qu’elle ne voulait pas qu’il parte. Laurence voulait qu’il change d’idée, qu’il lui montre qu’il la désirait toujours comme une partie à part entière de son futur. Ses lèvres cherchèrent celles de Jovan qui détourna la tête, face à une Laurence blessée plus que jamais. De petites larmes virent s’échouer sur le crâne de Rachel qui sembla pendant quelque secondes se demander ce qui se passait, beaucoup trop jeune pour comprendre toutes les conséquences de la décision de Jovan. Comment pouvait-elle réellement le retenir, si dans ses yeux elle voyait qu’il était déterminé? « Je t’aime. » Furent les derniers mots qu’elle prononça avant de baisser les yeux au sol, alors qu’elle était à court d’arguments et de moyens pour le convaincre de rester.


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Message(#) Sujet: Re: N°1598 - Everything should return to normal, honey. N°1598 - Everything should return to normal, honey. EmptyVen 25 Mar 2011 - 22:24

Son regard posé intensément sur sa fille, l'entraineur de tennis essaya de faire tout son possible pour ne pas se sentir coupable. Coupable de tout ses malheurs. Coupable de l'abandon de sa fille. Coupable de mettre un terme à une liaison qui lui avait tenu énormément à coeur. Bien que ses yeux ne cessaient de fixer Rachel, du coin de l'oeil, il appercevait des larmes couler sur les joues de Laurence. Sa gorge se noua rendant sa déglutition difficile. Aucun autre son ne sortit de sa bouche, aucun geste non plus. La lâcheté l'empêchait de bouger. « Je… » Il osa un regard en direction de Laurence. Ses larmes lui fendirent le coeur. Il s'en voulait terriblement d'être celui qui abandonne sa famille. « Ne... ne pars pas Jovan. Je … Écoute je... te promets de faire mon possible pour être parfaite. On ne parlera plus de ton passé, ça va je, je m’y ferai. On prendra rendez-vous, un spécialiste nous aidera… » Ses yeux de nouveau rivés sur sa petite fille, Jovan écouta les paroles de Laurence. Elle promettait. Elle promettait de ne plus parler de son passé, elle voulait même aller voir un spécialiste. Comme si ça pouvait les aider.. Le jeune homme ne croyait aucunement en ces spécialistes. Pour lui, c'était des charlatans, friands de ragots sur les vies amoureuses de leurs voisins. Des pervers en quelque sorte.
Il sentit la respiration haletante de sa petite amie sur sa main posée sur Rachel. Troublé de la sentir si mal, il retira aussitôt sa main. Laurence le força alors à la regarder dans les yeux. Son regard se posa sur celui, insoutenable, de Laurence. « On est fiancés. On va se marier cet été. Pour vrai, cette fois. Et on va être une vraie famille. » Il voulut répliquer qu'il venait de mettre un terme à leur relation mais aucun son ne sortait de sa bouche. La jeune femme se rapprocha de lui. Il dut faire un effort inhumain pour ne pas céder à la tentation. Ses lèvres cherchèrent les siennes, mais dans un ultime geste, il détourna la tête. Il sentit Laurence tellement blessée par ce qu'il venait de faire, qu'il ressentit une grande douleur. « Je t’aime. » Les trois derniers mots qu'elle prononça furent ceux qu'il ressentait également. Mais cet amour était impossible, pas dans ces conditions.

Se rendant compte qu'il lui tournait un peu le dos, il se déplaça, afin de se retrouver face à elle. Il n'osait toujours pas la regarder en face. Il devait au moins lui donner une explication, qui résoudrait ses paroles vagues jusqu'à présent. « Je sais Laurence, je t'aime aussi. » Ses yeux se posèrent sur la jeune femme, déviant de temps en temps sur sa fille. « Mais on ne peut pas rester comme ça. » déglutissant avec difficulté, il ouvrit son coeur à la jeune femme. « C'est pas en rayant le passé de nos sujets de conversation, ou en allant voir un spécialiste qu'on règlera tout ça... Tu m'en veux pour Billy, pour la prison, pour tout ça. Et tu m'en voudras toujours, Laurence. » Il pouvait le comprendre. Frottant de sa main droite son visage, rempli de fatigue, il soupira, avant de reprendre. « De même que moi, chaque jour, quand je me leverais à tes côtés et que j'appercevrais Rachel, je me demanderais si c'est ma fille. » Ca y est, c'était dit. Continuant sur sa lancée, il ajouta.  « Ecoute, quand j'ai su que tu as couché avec ce type, je ne contais pas venir à sa naissance.Je voulais te laisser seule assumer ça. Et puis, quand Billy a appelé, je n'ai pas pu résister à l'envie d'y aller, j'étais fou de joie. Ce n'est peut-être ma fille, mais elle, elle mérite un père. » dit-il, montrant du doigt la petite fille. Il baissa son bras au bout de quelques secondes. « Alors que ce soit ma fille, ou pas, je veux être son père. Tu pourras toujours compter sur moi pour t'aider.»
Il désirait être un père. Parce qu'il l'était déjà, et qu'il ne pouvait assumer ce rôle. Un petite revanche personnelle sur son passé. D'un regard rempli de désolation, le jeune papa défia la maman. Il haussa les épaules, encore en signe de désolation. « Je ne peux pas rester avec toi. Je ne peux pas te regarder en face en me demandant si tu sais la vérité ou non. Si tu sais qui est le père. Si c'est moi. Ou si c'est lui. Ou si t'en as aucune idée. » Loin de dire qu'elle couchait avec tout le monde, Jovan était conscient -qu'elle n'était pas comme ça-, mais aussi, qu'elle pouvait très bien ne pas savoir exactement qui avait des super spermatozoides.
De sa main droite, il caressa le crane de la crevette. « Compte sur moi pour Rachel, de jour ou de nuit, je viendrais. Mais il vaut mieux que nous deux, on arrête tout. J'ai pas envie qu'elle grandisse avec des parents qui ne cessent jamais de se disputer. » Après avoir fait quelques petits tours avec ses doigts dans les cheveux doux de sa fille, il enleva sa main, la plongeant dans sa poche. Les yeux emplis de larmes, et le coeur brisé, il murmura encore quelques mots. « Je suis désolé Laurence, je passerai demain chercher mes affaires. » Il lui tourna le dos, fit quelques pas. Arrivé à la porte d'entrée, il se retourna une dernière fois vers Laurence, bouleversé de la voir si triste, si affaiblie. Avec un sentiment de culpabilité, et un remord grandissant, il franchit le seuil de la porte, tirant un trait définitif sur leur relation.

S'en aller de cette façon lui coûtait. Mais il se disait que pour elle, pour Rachel, ils ne pouvaient pas faire autrement. Qui désirerait grandir avec des parents se chamaillant sans cesse? Il était persuadé que, séparés, la petite serait plus heureuse. Il convenait que ça allait être dur, très dur, mais il comptait bien relever ce defi.
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Message(#) Sujet: Re: N°1598 - Everything should return to normal, honey. N°1598 - Everything should return to normal, honey. EmptyLun 28 Mar 2011 - 19:06

Ses yeux noyés de larmes se relevèrent vers Jovan alors qu’il se retrouva enfin face à elle. « Je sais Laurence, je t'aime aussi. » Pendant quelques secondes l’espoir l’envahi alors qu’elle était certaine d’avoir touchée une corde sensible de celui qui –elle espérait – était le père de sa fille. Celui avec qui tout était supposé s’arranger et avec qui elle devait passer le reste de sa vie. Ils allaient être une famille heureuse. C’est les yeux brillants d’espoir que finalement ils essaient d’arranger les choses que les paroles de Jovan détruisirent tout. « Mais on ne peut pas rester comme ça. Ce n’est pas en rayant le passé de nos sujets de conversation, ou en allant voir un spécialiste qu'on règlera tout ça... Tu m'en veux pour Billy, pour la prison, pour tout ça. Et tu m'en voudras toujours, Laurence. De même que moi, chaque jour, quand je me lèverais à tes côtés et que j'apercevrais Rachel, je me demanderais si c'est ma fille. Écoute, quand j'ai su que tu as couché avec ce type, je ne contais pas venir à sa naissance. Je voulais te laisser seule assumer ça. » Laurence baissa la tête essayant de ne pas s’imaginer comment aurait été les choses si elle se serait retrouver toute seule à la naissance de Rachel. « Et puis, quand Billy a appelé, je n'ai pas pu résister à l'envie d'y aller, j'étais fou de joie. Ce n'est peut-être ma fille, mais elle, elle mérite un père. Alors que ce soit ma fille, ou pas, je veux être son père. Tu pourras toujours compter sur moi pour t'aider. Je ne peux pas rester avec toi. Je ne peux pas te regarder en face en me demandant si tu sais la vérité ou non. Si tu sais qui est le père. Si c'est moi. Ou si c'est lui. Ou si t'en as aucune idée. » Ce fut comme un coup de couteau qui lui traversait la peau, deux mains qui se serraient autour de son coup pour l’étrangler… Non seulement elle étouffait mais elle avait l’impression qu’elle n’avait plus aucune chance – cette relation était destinée à ne jamais fonctionnée. Malgré tous les efforts qu’elle avait faits, toutes les choses qu’elle n’avait supporté rien n’allaient faire changer d’idée Jovan. Elle l’aperçu dans les yeux du jeune homme, sachant quel regard il avait lorsqu’il refusait de revenir sur une décision. Un regard qui lui enlevait tout espoir à une quelconque réconciliation. Dire qu’elle avait même été jusqu’à essayer de lui proposer de voir un spécialiste, qu’elle ferait son possible pour passer par-dessus toutes les conneries qui leur était arrivé. Mais ce genre de réaction ne pouvait pas la surprendre alors qu’elle avait prié des jours et des jours entiers que Jovan ne doutes pas de sa paternité. Pas lui. « Compte sur moi pour Rachel, de jour ou de nuit, je viendrais. Mais il vaut mieux que nous deux, on arrête tout. J'ai pas envie qu'elle grandisse avec des parents qui ne cessent jamais de se disputer. » Elle n’était pas d’accord. Ce n’était pas ce qu’elle croyait de mieux pour eux. C’était le mieux pour lui. « Mais ça peux changer, je peux changer si c’est moi le problème. » Réussit-elle à lui dire malgré que quelque part au fond d’elle elle ne croyait plus qu’elle pouvait encore changer les choses. Il était trop tard. Il n’avait que d’yeux pour la petite Rachel. Elle, qui avait accepté ses promesses, n’était plus que la mère de Rachel. Une femme qu’il détestait et donc il voulait le plus rapidement s’éloigner. « Je suis désolé Laurence, je passerai demain chercher mes affaires. »

Toujours Rachel dans ses bras, Laurence ne bougea pas alors que Jovan s’éloignait d’elle pour s’en aller de la maison. Vaincue, dévastée. Il lui fallu une dose de courage considérable pour monter les escaliers avec sa fille pour la reconduire dans son lit. Elle avait que Rachel avait besoin de son affection, mais elle n’était pas en état de le lui en donné. Elle poussa du pied la porte aux tapisseries rosées où elle y déposa Rachel dans son berceau. Les lèvres mordillées, Laurence ferma les yeux pour ne pas regarder sa fille qu’elle ne pouvait s’empêcher de détester pendant ses 10 secondes où elle aurait souhaité qu’elle soit conçue quelques semaines avant, ou même qu’elle n’ai pas tomber pas enceinte. Laurence posa sa main droite sur sa main gauche sur lequel posait fièrement sa bague de fiançailles. Un objet qui ne représentait plus rien, si ce n’est que de faux espoirs et des rêves envolés. Tournant les talons, elle referma la porte derrière elle sourde aux pleures de l’enfant. Elle marcha dans le couloir jusqu’à poser la main sur la poignée de sa chambre et s’immobilisa. Leur chambre. C’était trop dur. Adossée au mur en face de la chambre, Laurence s’écroula au sol fondant en larmes. Le cœur brisé, elle jeta au bout de ses bras la dite bague qu’il lui avait donné – ne voulant plus jamais le revoir. Elle avait été idiote. Idiote de croire que les choses iraient bien, que Jovan la comprendrait et que par-dessus tout… Elle aurait une famille. Idiote de croire que reconstruire cette maison pour lui faire plaisir – lui ferait actuellement plaisir. Idiote aussi de croire qu’il y avait de l’espoir de sauver cette relation. Les jambes recroquevillées vers elle, Laurence posa sa tête doucement sur ses genoux pour se laisser aller avant de reprendre les responsabilités que son rôle de mère ne lui laissait pas le choix. Elle ne voulait pas montrer qu’elle était démolie, elle allait s’en sortir. Tout ça avait été que des rêves et il était temps qu’elle se réveille. Même si elle l’aimait. Il n’y avait plus de retour en arrière possible.


FIN


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