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 Le diable s'habille en Prada ...

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Message(#) Sujet: Le diable s'habille en Prada ... Le diable s'habille en Prada ...  EmptyDim 27 Fév 2011 - 17:03

20 FÉVRIER 2012

Chacun des pas qu'il faisait pour remonter l'avenue requérait de lui qu'il serre les dents et s'applique à ne pas rebrousser chemin. Malgré le soleil éclatant qui donnait à cette fin de février un parfum printanier précoce, jamais l'humeur de Noah n'avait été aussi sombre. Une semaine à peine après le départ de Narcisse, son orgueil ne s'était toujours pas remis de l'affront ; d'autant plus qu'elles avaient du se passer le mot, puisque Jaelyn avait mis les voiles elle aussi, dans la foulée. Ainsi donc, en plus d'avoir le palpitant réduit à l'état de boîte à musique enrayée et bonne pour la casse, il se devait de trouver une solution à son problème le plus immédiat : trouver une explication presse au départ de Narcisse et couper court à tout début de rumeur pour éviter que le tout Miami se mette à spéculer sur les raisons qui faisaient qu'on ne l'avait plus vu au bras de sa femme depuis des jours. Afin d'éviter le suicide médiatique, il devait impérativement évincer l'hypothèses selon laquelle il était un mauvais époux et que c'était pour cette raison que Narcisse l'avait quitté. En fait, pour bien faire, il fallait également qu'on n'apprenne pas que c'était elle qui l'avait quitté, il en allait de son image de marque et de sa réputation. Avouez qu'il avait beaucoup à perdre si son public d'admiratrices féminines - dont l'affection et le fanatisme était l'essence même de sa popularité - venait à se dire qu'il n'était en définitive pas l'homme idéal qu'il semblait être et que si sa femme l'avait quitté c'est que la preuve était faite qu'il n'était pas si bien que ça (et donc remplaçable par un autre modèle sur lequel elles pourraient de nouveau fantasmer en toute tranquillité, sans avoir à douter de sa perfection). Évidemment, de prime abord, la solution la plus simple aurait été de dire la vérité, mais - en l'occurrence - la vérité risquait fort de s'avérer pire que le mensonge. En effet, si le fait d'apprendre qu'il s'était fait larguer aurait pu décevoir ses admiratrices, que dire de leur réaction face à la révélation de son faux mariage et du fait qu'il était escort boy dans l'ombre de sa carrière de mannequin ? Exit l'image du gendre idéal, adieu contrats à foison et bonjour chaumage ! Perdre l'étiquette de prétendant en or revenait à tout perdre, il en avait bien conscience et son agent - qui n'était visiblement pas dupe - le savait tout aussi bien que lui car il était venu le trouver quelques jours après le départ de Narcisse, en se passant de commentaires sur la non présence de la belle - certes - mais en tranchant dans le vif du sujet pour lui expliquer tout net qu'il était hors de question de révéler les travers de sa vie sentimentale à la presse. Après mures réflexions et longue argumentation, il avait fini par faire intégrer l'idée à Noah que prendre les devants et créer un nouveau rebondissement sentimental dans sa vie privée déjà chargée était le seul moyen de faire se retourner la situation en sa faveur et de s'assurer que le départ de Narcisse ne serait pas une ombre au tableau. Dépité et trop abattu par le départ de Jaelyn en parallèle, Dickers c'en était pour une fois remis aux conseils prodigués par son professionnel de la communication, sans rechigner et sans même prendre conscience que ce mensonge de plus ne ferait que l'enfoncer d'avantage dans la dépression. Comme si la rançon de la gloire avait voulu que plus sa carrière prenait de l'ampleur, plus sa vie privée battait de l'aile ...

C'est donc poussé par son agent qu'il avait fait appel à Goldie. Goldie Stewart, assurément la plus grande manipulatrice qu'il ait jamais rencontré et - par conséquent - la femme la plus à même de l'aider dans son entreprise de manipulation de l'opinion publique ... Une Goldie Stewart qu'il avait aimé passionnément durant un mois de sa vie et dont il avait fini par se lasser quand même, comme à chaque fois à vrai dire. Pourtant, on ne pouvait pas lui reprocher de manquer de piment, de surprise et d'imagination quand il s'agissait de combler les attentes de ses partenaires (il en savait quelque chose pour avoir partager le même toit qu'elle durant le temps qu'avait duré leur relation hyper médiatisée à l'époque), mais Noah James Dickers avait toujours eu le défaut d'en vouloir plus ou de se dire que l'herbe était fatalement plus verte dans le jardin de la voisine car, une fois acquis, l'amour perdait de sa valeur à ses yeux. Du moins jusqu'à ce qu'il retrouve Jaelyn et que cette dernière lui brise le cœur, lui faisant en tirer la leçon que plus jamais il ne se ferait avoir à ce jeu là ... S'arrêtant au beau milieu du trottoir, il dégaina son téléphone portable et envoya un texto rapide à la blonde de sa journée pour savoir où se trouvait cette dernière. En effet, le " Je serai sur Cocowalk, tu n'as qu'à te déplacer si tu veux me parler ! " et tout le discours à propos du sacrosaint rituel de son shopping quotidien annulable pour rien au monde qu'elle lui avait servi le matin même, lorsqu'il l'avait appelé pour lui faire part de son besoin de la voir, ne lui semblait pas assez clair afin de savoir où la rejoindre maintenant qu'il était bel et bien sur l'avenue au sein de laquelle des centaines de magasins étaient susceptibles d'accueillir princesse Goldie et sa carte bleu toujours prête à faire chauffer les caisses automatiques. Au bout d'une minute d'attente, il reçu la réponse à sa question par un texto dont le contenu se résumait au nom d'une enseigne se situation en contrebas de l'endroit ou lui-même s'était arrêté dans l'attente des indications Stewartiennes.

Soufflant comme un prisonnier politique qu'on aurait enfermé au Goulag, Dickers tourna les talons et rebroussa chemin pour retrouver Goldie et pousser la porte de ce qui s'avérait être un magasin de lingerie (non sans avoir pris la peine de raccrocher son sourire commercial avant d'entrée). La tête pleine de toutes les explications qu'il avait à lui exposer pour la convaincre d'entrée dans son jeu, il ne put que déplorer le choix de l'endroit car - si elle venait à refuser sa proposition et que la vendeuse qui l'avait déjà reconnu venait à balancer l'information - il aurait à justifier le fait d'avoir été pris en flagrant délit de bavardages avec son ex au beau milieu d'un magasin de lingerie sexy, de quoi faire jaser, encore, toujours, c'était infernal ! D'un coup d'œil, il engloba la totalité des rayonnages et constata que Goldie n'était nul part, ce qui le fit déduire qu'elle était certainement en train d'essayer ses futurs achats éventuels. Bon gré mal gré, il traversa la boutique et s'approcha (l'air de rien) des cabines d'essayage pour tenter de repérer sa blonde fatale. Son regard se posa alors sur une paire de talons aiguilles démesurément grands qui dépassaient de sous un rideau. Pas de doute, il n'y avait qu'une ex-mannequin reconvertie en stripteaseuse pour parvenir à tenir debout avec pareil engin de torture aux pieds. Alors, se raclant la gorge discrètement, il manifesta sa présence :

« Je mise 10 dollars sur un porte-jarretelles. »

Frivole et détendu, quand bien même son équilibre intérieur n'était pas du tout à l'image de ce timbre de voix joueur. Il fallait qu'il fasse preuve de solidité et éveille l'intérêt de la blonde car il n'était pas sans savoir qu'elle lui en voulait cruellement de l'avoir abandonnée et qu'elle sauterait sur la moindre des occasions pour le lui faire payer. Aussi se devait-il de ne pas paraitre désespéré et parfaitement dépendant de son bon vouloir, sinon cela serait revenu à se poser d'entrée de jeu comme la souris prise au piège du chat ; un rôle qu'il détestait jouer.


Dernière édition par Noah J. Dickers le Jeu 17 Mar 2011 - 18:09, édité 1 fois
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Le diable s'habille en Prada ...  Vide
Message(#) Sujet: Re: Le diable s'habille en Prada ... Le diable s'habille en Prada ...  EmptyVen 4 Mar 2011 - 0:38


Si un jour le gouvernement décidait d’inscrire le shopping parmi les sports nationaux, Goldie Stewart serait très certainement championne de cette catégorie. Stripteaseuse n’était pas un métier prenant, elle avait la chance d’avoir de longues heures à tuer tous les jours et la tigresse aux cheveux bouclés savait parfaitement les occuper en dévalisant les boutiques, l’argent n’étant pas un souci pour elle. Et s’il y avait bien une chose sur laquelle elle ne passait pas, c’était le fait que quelqu’un ose la déranger durant les longues heures qu’elle passait à arpenter les rayons et vienne ruiner le doux son de sa carte bleue qui la faisait vibrer lorsque la caissière la passait dans le sabot de la machine. Contrairement à la plupart des gens, miss Stewart n’avait aucun mal à faire ses emplettes seule, au contraire, elle préférait la solitude face à la mauvaise compagnie ; Tandis que certains ne pouvaient pas se passer des conseils de leurs amis sur leurs futurs achats, elle, savait parfaitement ce qui lui allait ou non.

Mais il semblerait que sa séance du jour allait être l’exception à la règle puisqu’alors qu’elle venait de se garer dans le parking sous-terrain du CocoWalk, son portable se mettait à nouveau à sonner, affichant pour la seconde fois de la journée le nom de Noah sur l’écran. Ce matin, lorsqu’elle avait reçu un premier appel de sa part, elle avait cru au départ à une mauvaise blague. Récemment, ils ne s’étaient adressés la parole que quelques secondes lorsqu’ils se croisaient dans les rues d’Ocean Grove et seulement pour satisfaire leurs besoins malsains de se torturer mutuellement à l’aide de petits pics toujours bien ciblés. Elle critiquait son mariage, il lui balançait à la figure que contrairement à elle, quelqu’un passerait le reste de sa vie à ses côtés. Un cercle vicieux sans fin, jusqu’à ce fameux coup de fil, où Noah lui annonça qu’il avait besoin de la voir. Bien sûr, il n’avait pas voulu préciser ce besoin qu’elle devrait apparemment satisfaire ; Goldie n’avait pas insisté, même si elle lui avait fortement fait savoir que si monsieur voulait la voir, il ferait le déplacement jusqu’à elle. Restée perplexe face à cet appel, elle s’était fait tout un tas de scénarios dans sa jolie tête blonde. Si elle détestait profondément Noah, elle ne pouvait nier qu’à une certaine époque, elle l’aimait, ou du moins, elle s’était éperdument attachée à lui. Et ce même Noah, qui réalisait le fantasme de milliers d’Américains en couchant avec l’une des mannequins les plus célèbres de l’époque, avait osé rompre et donner comme prétexte qu’il s’était lassé d’elle. A l’époque, Goldie avait déjà eu du mal à digérer cette excuse qu’elle considérait intolérable, même si ses autres problèmes personnels et son état faible, psychologiquement parlant, l’avaient empêché d’agir, aujourd’hui, alors qu’elle avait toutes les cartes en main pour le faire souffrir, elle ne se faisait pas prier. Lorsqu’ils formaient le couple le plus glamour des podiums, il l’avait aidé de deux façons : Quelques mois plus tôt la belle blonde s’était faite plantée devant l’autel et son amourette avec Dickers l’avait aidé à sortir la tête de l’eau, avant qu’il ne la lui renfonce un peu plus profondément ; Ce mois en sa compagnie l’avait aidé à ne pas sombrer plus vite. La seconde trahissait la stupidité des hommes lorsqu’ils ont en tête de montrer leurs sentiments à leur bien-aimée ; Il avait commis une belle erreur, et Goldie prenait un malin plaisir de la lui rappeler et faire pression sur lui lorsqu’elle s’ennuyait et qu’elle devait trouver un pauvre agneau à torturer.

Il voulait savoir où Goldie irait promener son corps de déesse, et comme à son habitude, elle allait montrer son joli minois dans la boutique de lingerie où elle dépensait des centaines de dollars à chacun de ses passages. Elle aimait que les autres femmes la jalousent lorsqu’elle passait de longues minutes à s’admirer dans les miroirs et qu’elles se rendent compte de tous les défauts et les complexes qu’elles pouvaient ajouter à la liste des choses à faire réparer grâce à la magie de la chirurgie esthétique ; Et elle jouait de son pouvoir de séduction quand les maris ou les petits amis de ces mêmes femmes ne pouvaient s’empêcher de la quitter du regard et de s’imaginer l’effet que cela ferait d’afficher cette déesse à leurs bras au lieu des femmes banales et loin d’être attirantes qu’ils avaient pu réussir à attirer dans leurs filets. Goldie se contenta de taper le nom de la boutique où elle se trouvait envoya le message à Noah tout en choisissant un ensemble constitué d’une superposition de dentelle rouge et de dentelle noire ; Soutient gorge, jupe, porte-jarretelle, string et bas noirs. Comme partout, les vendeuses étaient à ses pieds, l’accablant de conseils douteux qu’elle ne suivrait pas, délaissant la moitié de leur clientèle pour satisfaire les seuls besoins de la plantureuse et sulfureuse blonde. Elle se dirigea vers les cabines et alors qu’elle venait de finir d’enfiler ce qui allait faire tourner bien des têtes, elle entendit quelqu’un se racler la gorge juste derrière le rideau de sa cabine d’essayage et une voix masculine qu’elle reconnaitrait entre milles, s’élever. « Je mise 10 dollars sur un porte-jarretelles. » Elle ne se fit pas prier pour ouvrir le bout de tissus qui les séparait, et prenant la pose face au visage à un Noah qui se voulait insolant, elle posa sa main droite sur sa hanche, posant ses prunelles claires sur lui. Il avait raison, il l’a connaissait, mais elle n’allait pas lui laisser le plaisir de se réjouir de cette bonne réponse. « En général, les abrutit qui m’accompagnent pendant mes séances shopping sont priés de la fermer, d’obéir, de baver en silence et de porter mes sacs. Tu t’en sens capable Dickers ? » Sans même attendre la moindre réponse de sa part, elle se retourna, préférant s’admirer quelques secondes de plus dans la miroir de la cabine. En plus d’idolâtrer son reflet, elle pouvait voir les yeux de Noah qui la fixait ; Elle savait qu’il ne l’a fermerait pas, qu’il n’obéirait pas, qu’il n’était pas venu pour lui tenir compagnie et à la vue de son visage, ce qu’il avait à dire à Goldie n’avait pas l’air de le réjouir. « Tu as cinq minutes pour m’expliquer la raison de ta présence ici. Et si c’est pour m’annoncer que t’as mis enceinte ta blonde de femme, qui soit dit en passant est ennuyeuse à mourir, et que tu veux que ce soit moi qui annonce à ta mère qu’elle va être grand-mère, tu peux toujours rêver. » Elle se retourna enfin, combla les quelques centimètres qui les séparait en faisant un pas en avant, l’attirant dans la cabine en l’attrapant par la veste et le fit entrer, refermant le rideau derrière lui. Si elle aimait qu’on la regarde, elle ne supportait pas qu’on le fasse par curiosité malsaine.
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Message(#) Sujet: Re: Le diable s'habille en Prada ... Le diable s'habille en Prada ...  EmptySam 5 Mar 2011 - 4:06

Cash ! En guise de réponse, le rideau s'ouvrit sans plus attendre sur une Golide plus belle et plus provocante que jamais. Il faut dire que la dentelle lui avait toujours sied à ravir ... « En général, les abrutit qui m’accompagnent pendant mes séances shopping sont priés de la fermer, d’obéir, de baver en silence et de porter mes sacs. Tu t’en sens capable Dickers ? » La voyant se retourner pour admirer son reflet dans le miroir du fond de la cabine, Noah déposa un coude qui se voulait nonchalant sur l'encadrement de cette dernière, de façon à montrer de manière sans équivoque qu'en plus de ne pas être un abrutit qui porte les sacs, il n'était pas non plus du genre à se laisser impressionner par ses grands airs. Cela dit - et parce que la chair est faible - il ne put s'empêcher de décocher un rapide coup d'œil aller/retour du haut en bas de sa silhouette tout en constatant qu'elle n'avait rien perdu de ses charmes ; ce qui s'avérerait être une bonne chose pour les lectrices des magasines qu'il voulait amener à croire que c'était reparti avec la divine Goldie, mais qui, parallèlement, risquait d'être une moins bonne chose pour lui car - quoi qu'il puisse en dire - les jolies femmes avaient toujours été un vice contre lequel il avait bien du mal à se battre ...

« Tu as cinq minutes pour m’expliquer la raison de ta présence ici. Et si c’est pour m’annoncer que t’as mis enceinte ta blonde de femme, qui soit dit en passant est ennuyeuse à mourir, et que tu veux que ce soit moi qui annonce à ta mère qu’elle va être grand-mère, tu peux toujours rêver. » Touché. Vilaine, vilaine Goldie. Ah ça, elle ne manquait jamais une occasion de lui rappeler que Madame Dickers était raide gaga de sa personne, qu'elle l'idolâtrait presque et qu'elle ne cessait de rabâcher que jamais son fils n'aurait du la quitter. Et si, foncièrement, Noah n'avait que faire de l'avis de sa mère vis à vis de ses relations amoureuses, c'était sans compter sur le fait qu'il avait pris grand soin de ne surtout pas lui parler de son mariage ; ce qui avait amené Goldie à jouir du statu de celle qui sait et qui menace de révéler à tout moment le pot aux roses. Que ce soit par relances Facebook ou par le biais de regards lourds de menaces lorsqu'ils se croisaient dans le quartier d'OG, la jolie blonde savait pertinemment comment lui faire monter la tension artérielle car Noah James Dickers avait toujours été, était et resterait à jamais un éternel fils à maman, bien trop peureux pour se résigner à faire face aux protestations maternelles si par malheur cette dernière était venue à apprendre que son fils s'était marié dans son dos, sans la prévenir, sans l'inviter et - pis que tout - sans lui présenter la future madame Dickers qu'elle n'aurait de toute façon pas aimé (on le devinait en apprenant que Cora Dickers était du genre à trouver les femmes comme Goldie adorables, ce qui ne laissait aucune chance aux Narcisses de trouver grâce à ses yeux ...).

Ses mains aux griffes acérées se refermèrent sur les pans de sa veste sans qu'il puisse rien y faire et, avant qu'il n'ait pu protester, il se retrouva enfermé avec elle dans l'espace exigu de la cabine dont le rideau s'était refermé sur son passage. Tâchant de ne pas perdre contenance, il mit un point d'honneur à rester le Noah confiant et assuré qu'elle connaissait en se permettant le luxe de lui caresser la hanche du bout des doigts tout en souriant, quand bien même il savait que ce genre d'attitude risquait de lui valoir une jolie trace de main sur la joue ... « Détends-toi Stewart, t'as l'air crispée là ... » Insolent ! « Ils ont aussi le droit de faire ça les abrutis qui t'accompagnent ? » Ses doigts remontèrent le long de son flanc pour venir jouer avec l'une des dentelles de son décolleté plus qu'avantageux. Quiconque connaissait Goldie aurait pu prévoir que cette audace se payerait cher, mais Noah - qui avait vécu un mois d'amour pas comme les autres en sa compagnie - pensait pouvoir se permettre un retour en puissance aussi décadent que culotté tout en misant sur le fait que, de toute façon, la belle n'avait jamais eu froid aux yeux en sa présence. Peut-être misait-il sur le fait de l'amuser, de la distraire ou de l'énerver, peu importe le sentiment au final, tant qu'il l'intéressait assez pour lui donner envie de répondre " oui " à la requête qu'il était venu lui exposer ...

« Ma blonde ennuyeuse n'est plus ma femme si tu veux tout savoir. Je divorce. Cela dit, tout aussi ennuyeuse qu'elle ait pu être, force est de constater qu'elle aura su retenir mon attention plus longtemps que toi darling ... » Vilain Noah, Vilain ! Jouer avec l'orgueil d'une nymphomane en puissance en la comparant au genre de femmes qu'elle méprisait par dessus tout, on avait vu mieux en terme de fairplay. Cela dit, c'était de bonne guerre. Conscient qu'elle lui ferait vivre l'enfer sur Terre si elle venait a accepter son offre, il ne pouvait s'empêcher de la piquer à vif tant qu'il était encore en position de le faire ...
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Message(#) Sujet: Re: Le diable s'habille en Prada ... Le diable s'habille en Prada ...  EmptySam 5 Mar 2011 - 20:24


Noah avait le culot d’oser la toucher, il laissait ses doigts se promener sur sa peau nue, preuve de son arrogance et de son insolence sans bornes. Elle aurait pu l’arrêter, mais elle le laissa faire, posant les yeux sur la main de son ex petit-ami, avant de replonger son regard dans le sien, envoyant le message clair que si elle lui octroyait ce petit plaisir malsain, elle pouvait à tout moment y mettre fin s’il osait déraper. « Détends-toi Stewart, t'as l'air crispée là ... » Première attaque mais elle n’y prêta pas attention, sa curiosité avait pris le dessus, elle voulait connaitre la raison de sa présence ici et elle ne se laisserait pas distraire par ce genre de bassesse dont il avait le don. « Ils ont aussi le droit de faire ça les abrutis qui t'accompagnent ? » Elle sentit ses doigts remonter le long de sa peau pour finir leur course sur la poitrine de la belle blonde. Noah était un petit effronté qui aimait tester les limites de la jeune Stewart, mais si à l’époque ces tentatives avaient toujours tourné à son avantage, maintenant qu’elle ne le portait plus dans son cœur, le résultat allait être tout autre. Il n’attisait plus son sentiment de curiosité, il commençait à s’attaquer à tout autre chose, à sa patience. Et quand on savait que Goldie Stewart n’avait pas la qualité d’être la femme la plus patiente, cette patience qui se transformait en impatience avait tendance à se rapprocher de la colère. Il voulait jouer, elle n’en n’avait pas envie ; Son côté séducteur n’avait plus d’emprise sur elle. Certes il n’avait en rien changé de l’époque où ils formaient ce couple si parfait sur papier glacé, il était toujours aussi beau, aussi sexy, mais ces mêmes doigts qui venait de rencontrer sa peau fine n’avaient eu un quelconque effet sur elle. Ni désir, ni plaisir, ni même aucuns frissons, sa seule envie se résumait à faire disparaitre Dickers de sa vue au plus vite tellement il l’insupportait.

« Ma blonde ennuyeuse n'est plus ma femme si tu veux tout savoir. Je divorce. Cela dit, tout aussi ennuyeuse qu'elle ait pu être, force est de constater qu'elle aura su retenir mon attention plus longtemps que toi darling ... » Stupide, c’était le mot qui résumerait tout à fait l’attitude de Noah en cet instant. Son insolence lui vaudrait de voir s’abattre sur lui la foudre de la blonde sauvage. Toute personne saine d’esprit n’oserait traiter Goldie de la sorte, cet acte tout aussi dangereux que suicidaire n’allait en rien aider la situation. Tandis que son visage se fermait, montrant que Noah allait payer très cher cette erreur, elle planta ses griffes dans le dos de la main du jeune homme qui trainait encore sur son corps et elle prit un malin plaisir à profiter des quelques secondes de faiblesse dû à la douleur pour lui tordre le poignet. Elle posa son autre main sur le torse du petit effronté, le poussant contre le mur de la cabine qui lui faisait dos. « Ecoute moi bien Dickers, j’ai pas envie de jouer alors tes cinq minutes viennent de se transformer en trente secondes. Ma patience a des limites, limites qui tu viens d’outrepasser en osant un tel affront. » Son regard était emplis de colère et si ses yeux n’avaient pas été de cette magnifique couleur claire oscillant entre le bleu et le vert, ils auraient pris une pénétrante couleur noire, symbolisant la haine qui bouillonnait en elle. « Et te fous pas de ma gueule, tu divorces ? Tu pourrais au moins avoir la décence de ne pas me mentir, je ne suis pas stupide, c’est plutôt Narcisse qui a décidé de te quitter. Sinon tu ne te serais jamais rabaissé au point de m’appeler et venir jusqu’ici. Je te connais Dickers, tu veux quelque chose, quelque chose que je suis la seule à pouvoir t’offrir. » La tournure des choses lui plaisait ; Un sentiment de satisfaction l’envahissait, reprenant le dessus sur la colère et la haine. Elle ne se trompait pas, elle n’avait jamais tort et le visage de Noah la réconfortait dans son idée. Il s’était fait largué, sa chère petite Narcisse pour qui il avait accepté de se faire passer la corde au cou l’avait tout bonnement laissé tomber, elle était partie. Pas certaine de ce que Noah venait chercher en venant la voir, Goldie avait pourtant sa petite idée. C’était un coureur de jupons et pourtant toutes les jeunes femmes se damneraient pour l’avoir comme petit ami et toutes les mères rêveraient de l’avoir comme gendre et si sa femme venait de le quitter, sa réputation allait en prendre un sacré coup. Un sourire satisfait venait s’étirer sur les lèvres cerise de la belle blonde. Peut-être avait-elle tort, mais une chose était sûre, Noah James Dickers avait besoin d’elle et cette seule révélation l’emplissait d’un sentiment de jouissance et de pouvoir. Il avait pris le plus mauvais départ en voulant la défier alors qu’il venait quémander son aide, Goldie n’allait donc pas laisser passer cet affront et lui en ferait baver jusqu’à la dernière seconde avant de lui répondre favorablement ou non, quand il en viendrait enfin à cracher le morceau. Elle lâcha sa main, retira celle qui trônait encore sur son torse et recula d’un pas, le regardant de haut en bas, amusée par la situation qui venait de tourner à son avantage. Elle ne pouvait qu’imaginer ce que Noah ressentait, le mal qui avait dû l’envahir quand il avait réalisé qu’il aurait besoin de l’aide de sa terrible blonde et le mal qu’il aurait à se confesser.
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Message(#) Sujet: Re: Le diable s'habille en Prada ... Le diable s'habille en Prada ...  EmptyDim 6 Mar 2011 - 17:10

Aïe aïe aïe ... On le lui avait toujours dit pourtant ! Sa mère, ses collègues, ses supérieurs, ses amis ... Tout un chacun avait un jour été amené à lui dire que son arrogance le mènerait à sa perte et, en sentant les griffes de Goldie s'enfoncer dans la peau fine de sa main vagabonde, Noah ne put que constater (trop tard) qu'il aurait eu fort à gagner d'écouter toutes ces mises en garde plutôt que de répondre par des petits " hum " suffisants chaque fois que quelqu'un avait tenté de lui ouvrir les yeux sur le caractère horripilant de ses attitudes. Là, alors que la sadiquo-blonde lui tordait le poignet en provoquant chez lui une grimace silencieuse qui représentait parfaitement sa douleur, Dickers fut bien obligé d'admettre que l'expression " qui fait le malin, tombe dans le ravin " avait été créée pour lui. Et, tandis que son dos se heurtait au mur de la cabine sous les mots acides de Stewart, notre mannequin ne put rien faire d'autre que de fléchir les genoux ainsi que de se tortiller de son mieux pour tenter de libérer sa patte de celle de la tigresse.

« Et te fous pas de ma gueule, tu divorces ? Tu pourrais au moins avoir la décence de ne pas me mentir, je ne suis pas stupide, c’est plutôt Narcisse qui a décidé de te quitter. Sinon tu ne te serais jamais rabaissé au point de m’appeler et venir jusqu’ici. Je te connais Dickers, tu veux quelque chose, quelque chose que je suis la seule à pouvoir t’offrir. » Misère de misère, qu'il était con celui qui avait fait courir la rumeur selon laquelle les blondes étaient toutes des cruches ! Pincé (tant par la douleur physique - chochotte un jour, chochotte toujours ... - que par la douleur mentale de se savoir percé à jour), Noah eut bien du mal à retrouver toute sa superbe lorsqu'elle l'eut enfin lâché. Dignement (ou plutôt : le plus dignement possible après pareille soumission ...), il se redressa, se décolla du mur et eut ce geste idiot qui consista à remettre sa veste en place façon cowboy sur le retour, comme si cela avait pu le faire se sentir plus fort et plus viril à l'approche du moment crucial, celui où il devrait avouer sa détresse.

« Bien. Je vois qu'on n'a rien perdu de son mordant ... » Ironisa-t-il, même si les traces de griffures sur sa main tendaient à faire passer cette remarque plus comme une triste moquerie vis à vis de lui-même que comme une véritable attaque envers la blonde. Pauvre chéri ... « Elle est partie, c'est vrai. Mais je ne te ferais pas le plaisir de te dire pourquoi. Je te laisse spéculer, je suis certain que ton imagination débordante saura me trouver tous les défauts du monde pour légitimer sa fuite. » Amertume ? Oh que oui. S'il avait su que Narcisse payerait si cher ce faux mariage pour finir par déguerpir un mois à peine après la noce, peut-être aurait-il mieux su résister à l'appât du gain et répondre " non " à sa demande ; ce qui lui aurait valu de ne jamais avoir à dire ce qu'il était sur le point d'articuler : « Reviens avec moi. Kurt estime que c'est ce qu'il y a de mieux à faire et que, je cite, on n'a jamais autant envié Noah Dickers que lorsqu'il se pavanait au bras de sa blonde sulfureuse. » Kurt, conseillé en communication de Noah et, par la même occasion, connaissance de Goldie puisqu'ils avaient plus d'une fois été amenés à se croiser lorsque tout deux formaient encore un couple. Elle voulait qu'il soit sincère ? Soit, il n'aurait donc pas l'hypocrisie d'essayer de lui faire croire qu'il l'aimait toujours et qu'il revenait vers elle part amour comme il s'appliquerait pourtant à l'expliquer à la presse si elle décidait d'accepter de jouer son rôle dans cette vaste fumisterie. « Reviens avec moi ... » Malgré tout, sa voix ne pouvait s'empêcher d'avoir quelque chose de suave dans le timbre, à croire que les effets du chromosome de la drague n'étaient pas annihilables sur demande. « Je sais que t'essayes de faire tes preuves en tant que mère ces derniers temps ... » Il n'allait quand même pas oser ! « ... et quoi de mieux que de trouver une figure paternel à Austin - c'est bien ça ? - pour gagner tout le crédit nécessaire à ce que les services sociaux ne viennent pas fouiner dans tes affaires et découvrir que sa mère se résume à l'efficacité d'une carte Gold ? Gold, Goldie, si pour moi c'est du pareil au même - car tu sais bien que je te considère comme une solution en or à mes problèmes immédiats » Sourire hypocrite « ... je doute que la nuance ne fasse pas tiquer tous ces gens bourrés de préjugés à ton encontre. » Faussement compatissant, son regard la détailla de haut en bas, comme un pied de nez à la façon dont elle-même l'avait regardé un peu plus tôt. « Stripteaseuse et mère célibataire, avec des antécédents dépressifs qui plus est ... C'est tellement, tellement cliché. »
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Message(#) Sujet: Re: Le diable s'habille en Prada ... Le diable s'habille en Prada ...  EmptyDim 6 Mar 2011 - 20:14


Spéculer sur le départ de Narcisse était une chose facile à faire pour la belle blonde. Elle pouvait à affubler Noah de tous les défauts du monde, mais celui qui conviendrait à merveille dans ce cas, ce serait l’infidélité dont il aurait pu faire preuve. Et elle avait sa petite idée sur l’identité de la charmante jeune femme qui lui aurait perdre la tête. Se marier n’était pas une chose à prendre à la légère, et quand on connaissait le penchant de Dickers pour les jeunes femmes, en particulier blondes et sulfureuses, il faudrait être naïf pour croire qu’il se rangerait, et ne se laisserait plus guider par ce qui se trouvait sous sa ceinture, après être passé devant un prête et avoir dépensé des centaines de dollars dans un diamant. « Reviens avec moi. Kurt estime que c'est ce qu'il y a de mieux à faire et que, je cite, on n'a jamais autant envié Noah Dickers que lorsqu'il se pavanait au bras de sa blonde sulfureuse. » Goldie ne réussit pas à retenir son rire cristallin qui résonna dans la cabine ; Elle jubilait devant l’offre que venait de lui faire Noah. Elle aurait même envie de se pincer pour être sûre qu’elle ne rêvait pas. Si elle s’attendait à ce que Noah vienne lui demander un service quelconque, elle ne s‘était pas attendu à ce genre de service. Jouer les poupées Barbie à son bras pour qu’il puisse redorer son image, qu’il puisse montrer au monde entier quel homme viril il faisait. Néanmoins, Kurt avait raison, la seule façon qu’aurait Noah pour remonter la pente c’était que la sulfureuse blonde accepte cet arrangement. Mais elle ne serait pas Goldie Stewart si elle acceptait de faire affaire avec ce petit arrogant sans pouvoir en retirer quelque chose en retour. Goldie était sur le point de prendre son pied d’une toute nouvelle façon, elle allait faire languir Noah, le pousser à bout, faire en sorte qu’il se maudisse lui-même d’être venu ici et d’avoir parlé. Elle le regardait amusée, se mordant le coin inférieur gauche de la lèvre ; Elle était emplit d’un plaisir malsain de voir son ancien amant réduit à l’état de quémandeur.

« Reviens avec moi ... » Goldie avait noté le changement d’intonation dans sa voix. Vouloir jouer la carte de la corde sentimentale était une nouvelle fois un très mauvais choix. La plantureuse blonde n’était pas le genre de femme à se faire amadouer par des paroles suaves sorties tout droit de la bouche d’un ex dont elle serait hypothétiquement encore follement amoureuse en secret malgré ce qu’elle laisse croire. Elle n’avait jamais adhéré à ce genre de fille totalement niaise au point de se faire avoir une seconde fois. Il avait besoin d’elle, c’était tout ce qui l’amenait à réagir de la sorte et elle ne se laisserait pas avoir par le côté séducteur du jeune homme. « Tu as besoin de moi Dickers et tu ne peux pas savoir à quel point j’aime te l’entendre dire. Kurt est un homme censé, heureusement qu’il est là pour s’occuper de ton image ; Fait moi penser à le remercier pour ces quelques minutes de pur bonheur. D’ailleurs, c’est la première fois que je prends autant mon pied avec toi. » Une nouvelle fois, Goldie ne s’était pas faite prier pour cracher son venin au visage de son interlocuteur. « Je sais que t'essayes de faire tes preuves en tant que mère ces derniers temps ... » Piquée au vif, Goldie en oublia quelques secondes son sentiment de contentement pour écouter ce petit vaut rien qui ne semblait pas avoir appris sa leçon lorsque les ongles de la belle s’était plantée dans sa peau. « ... et quoi de mieux que de trouver une figure paternel à Austin - c'est bien ça ? - pour gagner tout le crédit nécessaire à ce que les services sociaux ne viennent pas fouiner dans tes affaires et découvrir que sa mère se résume à l'efficacité d'une carte Gold ? Gold, Goldie, si pour moi c'est du pareil au même - car tu sais bien que je te considère comme une solution en or à mes problèmes immédiats » Essayer de se rattraper en la complimentant après l’avoir rabaissé de la sorte ne le laisserait pas pour autant s’en tirer sans le châtiment qu’il mérite. « [ ...] » C’en était trop, il l’a cherchait, il allait vraiment la trouver. Il se croyait plus intelligent en voulant retourner la situation en sa faveur, en pensant que Goldie avait besoin de lui tout autant qu’il avait besoin d’elle. Jusqu’ici elle s’en était sortie à merveille avec cette histoire des services sociaux ; Elle savait qu’ils ne l’a lâchaient pas d’une semelle, à la recherche du moindre prétexte pour lui retirer Austin, mais elle était plus maligne qu’eux. Et penser que Noah Dickers ferait l’affaire dans le rôle du petit-ami parfait et du beau-père aimant, ce serait mal connaitre le jeune homme. Leur petit manège pourrait marcher quelques temps, mais il ne durait pas éternellement.

Une nouvelle fois, le corps trop dénudé de Goldie se colla à celui de Noah, sentant chaque pli de ses vêtements sur sa peau fine. Elle remonta son genoux gauche jusqu’à l’entre jambe du jeune homme le frôlant doucement, tel un avertissement. Elle approcha ses lèvres de l’oreille du mannequin tout en laissant ses mains jouer sur le torse du jeune homme, effleurant sa peau à travers sa chemise. « Baise moi les pieds et je considérais la question. La balle est dans mon camp et tu continues à vouloir jouer les plus malins. Laisse-moi te dire que c’est une très, très mauvaise idée. » Elle lui mordit un peu trop fort le lobe de l’oreille avant d’écarter son visage du sien, mais gardant tout de même la même position, s’amusant à griffer légèrement son torse et le défiant du regard. « Ne retourne pas la situation, tu as besoin de moi, moi pas. Les services sociaux me mangent dans la main, tu l’as dit, les pouvoirs de la carte Gold et de mon nom de famille. Toute personne saine d’esprit n’oserait s’attaquer à un ou une Stewart sans en payer les conséquences. » Elle mentait, mais elle le faisait avec tellement de sang-froid qu’il était impossible de déceler la part du vrai de celle du faux. Elle utilisait l’excuse de son nom de famille et personne ne pourrait remettre en doute les pouvoirs du nom Stewart, pas même Dickers et sa légendaire arrogance. « Et maintenant laisse-moi te dicter mes règles ; Tu devras faire mon éloge dans les journaux, dire à quel point c’est un honneur pour toi d’être vu en ma compagnie et le fait que j’ai décidé de te reprendre fait de toi le plus heureux des hommes. » Elle laissa sa jambe reprendre sa place initiale et son pied toucha de nouveau le sol. Plus rien ne menaçait la virilité de Noah, mais il savait qu’à tout moment elle était capable de mettre ses menaces à exécution. Les prunelles claires de la belle blonde étaient toujours plongées dans celles de Noah, jubilant à nouveau, sachant pertinemment que jamais il ne pourrait se risquer à refuser les petits à côté qu’elle lui ordonnait.
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Message(#) Sujet: Re: Le diable s'habille en Prada ... Le diable s'habille en Prada ...  EmptyDim 6 Mar 2011 - 22:15

Oh si. Si si, il imaginait très bien à quelle point elle aimait l'idée de le savoir dans le besoin et d'être la seule à pouvoir l'aider dans l'immédiat (car se trouver une autre pouffiasse capable de jouer le rôle du couple parfait en si peu de temps - la presse commençait déjà à se demander où était passée Narcisse - et aussi bien que Stewart relevait de la mission impossible). Pour avoir été son double maléfique lorsqu'ils étaient ensemble (et encore, même à l'époque il n'avait pas eu la prétention de se croire aussi doué qu'elle !), il savait pertinemment qu'elle bouillonnait de joie de se sentir en pareille position de supériorité. Cruelle, impitoyable et garce au possible : telle était Goldie Stewart et - quand bien même cela pouvait paraitre difficile à concevoir - c'était de cette façon là et pas d'une autre qu'il l'avait aimé passionnément durant tout un mois de folie pure. Seulement voilà, avoir été dans le camp du Diable durant cette période lui permettait de savoir de quoi elle était capable ; c'est d'ailleurs pour cette raison qu'il avait eu toutes les réticences du monde à venir lui demander son aide. Cependant, à choisir entre la rage de voir Goldie prendre sa vengeance sur lui et le fait de perdre sa réputation (sur laquelle reposait toute sa carrière), il avait préféré tendre le flanc aux attaques de la blonde tout en priant pour que jeu en vaille la chandelle et que la panade incommensurable dans laquelle il était en train de se mettre aurait au moins le bon goût de lui permettre de briller sur d'autres plans, le plan professionnel y compris.

La voyant se rapprocher une nouvelle fois, furieuse, il n'eut cette fois-ci pas besoin qu'elle le pousse pour reculer de lui-même contre le mur. Qu'elle ne s'avise pas de lui griffer le visage avec ses mains si parfaitement manucurées, il s'agissait de son outil de travail là ! ... Eh bien non. Pire que le visage (allez, soyons sincère XD), c'est au niveau de son entre-jambe que l'attaque se fit menaçante. Crispé, Noah envisagea - le temps d'un instant - la possibilité de la repousser et de fuir en arrachant le rideau sur son passage, mais quelque chose qui ressemblait fort à une voix de journaliste à la curiosité malsaine sembla murmurer à son oreille un " Mr. Dickers, on vous a vu sortir précipitamment d'une boutique de lingerie dans laquelle se trouvait votre ex compagne, Goldie Swetard. Serait-il possible de savoir ce qu'en pense votre femme actuelle : Narcisse Riley ? " ; ce qui eut pour effet de couper court à toute éventuelle tentative d'évasion prématurée ... Mais, finalement, la vrai phrase qui fut murmurée à son oreille par la stripteaseur eut un goût beaucoup plus amer que celle qu'il venait de s'imaginer dans sa paranoïa grandissante vis à vis des tabloïds : « Baise moi les pieds et je considérais la question. La balle est dans mon camp et tu continues à vouloir jouer les plus malins. Laisse-moi te dire que c’est une très, très mauvaise idée. » Dents serrées sous le coup de la provocation, Noah ne pipa mot ; pas même pour lui dire d'arrêter de jouer avec sa chemise hors de prix. « Ne retourne pas la situation, tu as besoin de moi, moi pas. Les services sociaux me mangent dans la main, tu l’as dit, les pouvoirs de la carte Gold et de mon nom de famille. Toute personne saine d’esprit n’oserait s’attaquer à un ou une Stewart sans en payer les conséquences. » Même s'il ne l'aurait jamais - JAMAIS - avoué de bonne grâce, il fallait bien reconnaitre qu'elle avait raison, tant pour ce qui était du besoin d'aide non réciproque que pour les conséquences à payer lorsque l'on s'attaquait à une Stewart (et à elle plus particulièrement). Cela dit, Noah n'avait présentement plus d'autre choix que de fléchir sous le ton inquisiteur de sa voix qu'il avait connue plus suave ... « Et maintenant laisse-moi te dicter mes règles [...] » Tsssssssss ! La seule évocation du mot suffit à lui arracher une grimace de dégoût. Non pas qu'il eut toujours nourri un mépris certain pour les règles et autres formes de conventions (son image de marque était même un exemple de conformisme si l'on y regardait bien), mais plutôt que les " règles " que pouvait lui imposer Goldie-ex-copine-rancunière-Stewart ne lui inspiraient rien de bon. Et il avait raison de se méfier. Blasé à l'entente de ses revendications pires que révoltantes, il dut prendre sur lui pour ne pas protester, ni même laisser trop paraitre sa rage de se savoir dans l'impossibilité de refuser (tu penses bien qu'il n'allait pas EN PLUS lui faire le plaisir de se foutre en pétard afin d'accentuer la jouissance qu'elle semblait déjà prendre à repousser les limites de ce qu'il pourrait faire, ou non, dans le but de sauver sa carrière ...).

* Penses à ton image Noah, PENSES A TON IMAGE ! * S'intima-t-il pour ne pas céder à la tentation de l'envoyer bouler tandis qu'elle le regardait avec les yeux de la victoire. * Faire un Mea Culpa et jouer le rôle du romantique infiniment soulagé de retrouver l'amour de sa vie sera bon pour ta carrière, sois-en sûr. Et plus tu feras d'éloges sur elle, plus tu donneras l'air d'être un homme sensible, qui assume ses sentiments ... Allez, tu peux le faire Noah ! * ... « Très bien ... » Marmonna-t-il tel un ours mal luné. « C'est bon Goldie, je dirai au monde entier à quel point tu es parfaite et à quel point je te suis ... à quel point je te suis ... » Le mot avait du mal à sortir, maudit orgueil. « Reconnaissant. »

Farouchement touché dans son égo déjà mis à mal par le départ inattendu de Narcisse et par celui - tellement douloureux - de Jaelyn, il crevait d'envie de poser ses propres conditions, de lui faire savoir que lui rendre ce service n'induisait pas pour autant qu'il serait son chien durant le temps que la comédie durerait, mais force était de constater que le moment était mal venu pour rajouter un " mais " à la fin de sa phrase. Tant pis si les choses n'étaient pas dites clairement. En faisant profil bas il savait qu'il s'engageait à vivre une guerre quotidienne faite de marchandages et de menaces crachées à tout va, mais il s'estimait assez fort pour survivre à ça. Elle avait beau le haïr, elle avait beau fantasmer sa perte si puissamment qu'il le lisait dans ses yeux, Noah n'en gardait pas moins de vue qu'il avait su la blesser assez profondément pour que - même après des mois de séparation - l'indifférence ne fasse pas partie de leur relation. Maigre victoire, certes, mais il n'avait plus que ça à quoi se raccrocher désormais : l'idée séduisante et pourtant dépassée d'avoir fait souffrir l'orgueil de Goldie tout comme elle-même s'appliquait à malmener le sien. Avec un peu de chance, il parviendrait à retrouver le talent d'antan pour lui rendre comme il se doit les jours nuageux que lui promettait déjà son sourire angélique de bitch toutes catégories.


Dernière édition par Noah J. Dickers le Lun 7 Mar 2011 - 23:46, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Le diable s'habille en Prada ... Le diable s'habille en Prada ...  EmptyLun 7 Mar 2011 - 16:29


« Très bien ... » Un sourire amusé illumina le visage de la blonde sauvage, donnant l’étrange sensation de faire face à une blonde angélique, attendant que Noah continue sa phrase, celle qu’il avait tant de mal à prononcer. « C'est bon Goldie, je dirai au monde entier à quel point tu es parfaite et à quel point je te suis ... à quel point je te suis ... » La tigresse le fixa, le poussant à le dire, à sortir ce mot qu’elle attendait avec une impatience non dissimulée. « Reconnaissant. » Tous les mots du monde n’auraient pas suffi pour définir l’état de satisfaction et jubilation dans lequel elle était désormais plongée. Si les services sociaux ne lui mangeaient pas dans la main comme elle avait pu le mentionner quelques secondes plus tôt, Noah lui, était apparemment prêt à tout pour qu’elle accepte l’offre qu’il lui faisait. Ils disent que la vengeance est un plat qui se mange froid et ils avaient raison ; La belle blonde était une furie, de ceux qui n’attendaient pas que le temps passent pour faire payer le moindre affront, mais il fallait croire que cette fois-ci, elle avait bien fait d’attendre, le plaisir en était décuplé. Mais si Dickers pensait qu’il en aurait fini avec elle, qu’elle allait accepter sans ajouter d’autres petites clauses à ce contrat qu’il était sur le point de signer avec le diable, il se trompait. Pour que leur histoire paraisse crédible, pour que la presse et les groupies du monde entier pensent que c’était bel et bien reparti entre les deux jeunes tourtereaux, il restait encore une question primordiale à aborder, celle de la fidélité.

Les deux choses à laquelle les hommes tenaient plus que tout au monde étaient leur fierté et leurs bijoux de famille. Elle venait de réduire à néant toute forme de fierté qui habitait Noah et maintenant il fallait qu’elle s’attaque au second cerveau du jeune homme. Bien sûr, loin d’elle l’idée de mettre à exécution sa menace de castration physique, il fallait qu’elle soit plus subtile et plus agressive. Si elle acceptait d’entrer dans ce jeu et de faire partie de cette gigantesque mascarade, il ne lui avait jamais traversé l’esprit de continuer à porter le masque de la petite amie de Dickers lorsqu’ils se retrouveraient en privé et de jouir des avantages en nature que pourrait lui offrir ce deal. Et si la belle blonde ne comptait pas profiter du corps musclé du mannequin, elle allait faire en sorte qu’aucune autre femme au monde ne le puisse aussi. Goldie continuait de laisser ses doigts jouer sur le torse de son ancien amant, et elle plongea à nouveau son regard dans les prunelles de Noah. « Tu dois me promettre fidélité, que jamais je ne te retrouverais au lit avec une groupie blonde, brune ou même rousse. Et ne te figure pas de pouvoir agir derrière mon dos, tu sais que si tu ne tiens pas parole je le saurais et je balancerais tout à la presse. La manière dont ta femme t’a quitté, la façon dont tu m’as demandé de jouer le rôle de ta petite-amie pour redorer ton image, je raconterais tout et dans les moindres détails. » Si cette nouvelle clause du contrat pourrait sembler risible, elle était loin de l’être aux yeux de la démoniaque blonde. Goldie n’avait plus aucun sentiment pour le jeune homme, elle en était persuadée ; Ils s’apprêtaient à duper le monde entier et on pourrait penser qu’ils prendraient du bon temps chacun de leur côté pour évacuer toutes les frustrations qu’un tel contrat engendrerait, mais la blonde machiavélique n’allait pas donner l’occasion à l’un de ses pires ennemis de s’en sortir la tête haute. Le faire souffrir et lui rendre la vie insupportable n’incluait pas qu’il aille se vider la tête dans les bras qu’une quelconque trainée et qu’il puisse retrouver tous les jours la belle blonde, revigoré par ses exploits de la veille. « Jaelyn est bien sûre incluse dans cette clause du contrat. Tu n’auras plus aucun contact avec elle ; Tu ne lui parleras plus, tu ne la regarderas plus, tu ne penseras plus à elle, et allez, soyons fou, je t’interdis aussi de rêver d’elle. » Attendre une réponse négative de la part de Noah serait stupide, Goldie le tenait, il était obligé d’obéir au moindre de ses désirs ou il devrait allé chercher une autre poupée Barbie à afficher à son bras. Ajouter Jaelyn à leur accord, était, elle l’avouait, par pure méchanceté ; Mais qui avait dit que les garces manipulatrices dans son genre avait été dotées d’un quelconque sens moral à leur naissance. Faire souffrir Noah était une chose, atteindre son point faible en était une autre. Elle connaissait son penchant pour la belle blonde fragile qui s’avérait être aussi l’amie de la blonde sans cœur qui lui faisait face. Cependant, même si elle n’oserait jamais se l’avouer, elle était quelque part jalouse de son amie, de ce qu’elle avait réussi à accomplir ; A entendre par là, retenir l’attention de Noah James Dickers plus longtemps qu’en avait été capable Goldie Stewart. Au lieu de ça, elle préféra penser que cette requête est un énième coup de poignard planté en pleine poitrine de ce pauvre jeune homme et pour se donner bonne conscience, elle ajoutera qu’elle agit pour le bien de Jaelyn qu’elle adorerait voir se pavaner au bras de Pride plutôt que du crétin qu’était Dickers. « Cela va de soi bien sûr que cette règle ne s’applique pas à moi. Mais je saurais rester discrète, tu as ma parole. » Elle pinça la joue de Noah de cette même manière agaçante qu’on de le faire les vielles tantes dans la famille, avant de vous marquer de leur horrible rouge à lèvre. Elle attendait toujours une réponse de son sous-fifre, encore une fois forcé de répondre positivement à sa requête.
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Message(#) Sujet: Re: Le diable s'habille en Prada ... Le diable s'habille en Prada ...  EmptyMar 8 Mar 2011 - 0:43

Ce sourire qu'elle arborait (et pour lequel des centaines d'hommes n'auraient sûrement pas hésité à se damner) lui faisait froid dans le dos. Bien loin de la naïveté primaire et légitime dont faisait preuve la plupart des mâles qui croisaient le chemin de Sexy-Goldie, Dickers savait pertinemment que ce genre de sourire éblouissant était souvent une façade qui cachait des choses beaucoup moins séduisantes. Et la suite lui donna raison :

« Tu dois me promettre fidélité [...] » HORREUR ! Et cette fois-ci, il n'était plus question de cacher quoique ce soit : Noah entrouvrit les lèvres, outré par une telle condition, comme s'il avait voulu protester mais que la portée des propos qu'elle venait de lui tenir était si vaste qu'il ne pouvait même pas mettre de mots sur le sentiment d'injustice qui en découlait en son for intérieur. « Jaelyn est bien sûre incluse dans cette clause du contrat. Tu n’auras plus aucun contact avec elle ; Tu ne lui parleras plus, tu ne la regarderas plus, tu ne penseras plus à elle, et allez, soyons fou, je t’interdis aussi de rêver d’elle. » A ces mots, l'horreur clairement affichée sur le visage de Noah se teinta d'une once de peine directement trahie par un froncement de sourcils douloureux. Que le nom de Jaelyn soit prononcé en sa présence le faisait déjà atrocement souffrir, mais qu'il soit prononcé par une Goldie plus sadique et sournoise que jamais s'avéra être un coup de grâce émotionnel. Amer, il préféra détourner le regard, histoire de ne pas lui laisser le privilège de lire dans ses yeux à quel point Jae' était un point sensible pour lui, même si - foncièrement - elle devait déjà le savoir, puisqu'il était évident que chacun de ses mots étaient pesé pour lui faire mal et que, par conséquent, le fait qu'elle parle de l'autre blonde ne devait en aucun cas relever de la bête coïncidence ... « Cela va de soi bien sûr que cette règle ne s’applique pas à moi. Mais je saurais rester discrète, tu as ma parole. » Encore paralysé d'exaspération, il n'eut même pas le réflexe de repousser sa main lorsqu'elle vint lui pincer la joue de la manière la plus provocante qui soit. Eut-elle ajoutée une petite claque amicale à son geste qu'on se serait cru dans un vilain remake de Mary Poppins !

Poignant, un silence existentiel s'installa entre eux tandis que Dickers prenait pleinement conscience du regard jubilant qu'elle posait sur lui, apparemment impatiente de l'entendre se condamner volontairement à l'abstinence et à tellement d'autres chose par la même occasion ; le tout en articulant un " oui " qui se faisait attendre. Pris en sandwich entre le mur de la cabine et les griffes de la garce, Noah vit sa carrière défiler en accéléré sous ses yeux comme d'autres devaient très certainement voir le résumé de leur vie leur passer sous le nez au moment d'une mort imminente. Était-il certain de vouloir faire ça ? Devait-il faire entièrement confiance à Kurt ? Sa carrière valait-elle qu'il s'enferme dans une cage encore plus étroite que celle du mariage qu'il quittait à peine avec l'annonce du départ de Narcisse ? Au fond, n'avait-il pas toujours aimé le fait d'être un sex symbol grâce à son métier ? Et si oui, alors où était la logique dans ce qu'il s'apprêtait à faire ? Sauver sa carrière, d'accord, mais s'il ne pouvait même plus en profiter, à quoi bon ? Tiraillé, il fronça les sourcils, plus par peine cette fois mais bel et bien par agacement. Il refusait que Goldie ait ce pouvoir sur sa vie sexuelle et, plus globalement, sur sa vie sentimentale. Qu'il l'ait jadis blessée dans son orgueil et qu'elle lui rende ce service (qui, soit dit en passant et quoiqu'elle puisse prétendre, leur serait profitable à tous les deux) ne justifiait en rien qu'elle lui demande de jouer la comédie à 300 % là ou elle-même ne s'en donnerait pas la peine ! Et pourtant ... Quand bien même le vent de la révolte lui soufflait de lui coller une claque pour la défaire de son sourire arrogant, celui de la ruse lui intimait de ne pas chercher à discuter et qu'il aurait plus d'une occasion de retourner contre elle cette close fatale qu'elle venait d'inclure au contrat. Crapuleux, il s'imaginait déjà comment lui rendre les bassesses qu'elle lui infligeait et - preuve de sa propre puérilité - l'idée de pouvoir entrer dans le jeu suffit à rendre un peu plus léger son cœur pourtant à vif ces derniers temps ...

Alors, malgré toute la menace et les risques qu'il y avaient à penser " non " tout en affirmant " oui ", il prit une grande inspiration, retira les mains qu'elle avait encore sur son torse, la repoussa délicatement et se conforma au fil directeur de sa visite, celui qu'il avait conclu avec son agent et qui requérait donc qu'il ne flanche pas si près du but :

« Fidèle comme un labrador, je suis certain que l'image te plait. » Pas de " connasse ", pas de grincement de dents. La voix se voulait impersonnelle et froide, loin, bien loin des intonations veloutées qu'il avait coutume de servir aux femmes pour les faire roucouler d'envie. « Et maintenant, si tu as fini de cracher ton venin, j'aimerais que nous puissions convenir au plus vite d'une date d'interview. Je croule sous les demandes, tu n'as qu'a me dire le jour qui t'arrange. Et, s'il te plait, évites de venir habillée en pute (coup d'œil à sa tenue affriolante), je suis sensé larguer une charmante éditrice au profit de la femme idéale, pas d'une trainée sournoise et calculatrice. » Étonnant comme un ton calme - voire même poli - rendait les insultes les plus sèches parfaitement appropriées à la situation.
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Message(#) Sujet: Re: Le diable s'habille en Prada ... Le diable s'habille en Prada ...  EmptyJeu 17 Mar 2011 - 0:40


« Fidèle comme un labrador, je suis certain que l'image te plait. » Il ne croyait pas si bien dire. Qu’elle était fière, la sulfureuse blonde qui arrivait toujours à ses fins, peu importe les moyens douteux dont elle usait. Mais aujourd’hui c’était Noah lui-même qui venait de se passer la corde au cou, il venait de lui servir sur un plateau d’argent une vengeance digne de ce nom et pour cela, elle n’aurait jamais de mots assez forts pour lui montrer à quel point elle en était touchée. « Et maintenant, si tu as fini de cracher ton venin, j'aimerais que nous puissions convenir au plus vite d'une date d'interview. Je croule sous les demandes, tu n'as qu’à me dire le jour qui t'arrange. Et, s'il te plait, évites de venir habillée en pute, je suis sensé larguer une charmante éditrice au profit de la femme idéale, pas d'une trainée sournoise et calculatrice. » Goldie ne put s’empêcher de retenir son rire cristallin qu’elle balança au visage de sa victime avant de reculer de quelques pas et fixer une nouvelle fois son reflet dans le miroir. Elle n’arrivait pas à effacer ce sourire satisfait de son visage, et ce n’est pas les paroles acerbes de Dickers qui y changeraient quoi que ce soit. Elle venait de gagner la guerre, c’était indéniable et il le savait, c’était pour ça qu’il se complaisait dans les insultes. « Tu sais ce qui est marrant ? Que ta femme parfaite t’ait laissée tomber comme un mal propre et que la trainée veuille bien te récupérer. Au final, c’est celle qui s’habille comme une pute, en l’occurrence moi, qui ait bon cœur et qui suis assez généreuse pour te donner une seconde chance. Comme quoi, l’habit ne fait pas le moine. » La belle blonde ne regardait pas son interlocuteur, elle avait laissé ses yeux verts fixer un point imaginaire alors qu’elle réfléchissait à ce qu’elle venait de dire. « C’est ce que je dirais à la presse, mes fans vont adorer. » Elle se mordit le coin inférieur gauche de la lèvre et dégrafa son soutien-gorge. Elle tourna la tête en direction de Noah avant de le retirer complétement. Elle n’eut pas besoin de parler, elle lui fit comprendre à l’aide ses pupilles menaçantes qu’il était temps pour lui d’attendre dehors et qu’il s’était assez bien rincé l’œil. Il s’exécuta tandis que miss Stewart se rhabillait. Elle n’avait pas dans l’idée d’acheter cet ensemble, mais étant donné que Noah semblait tant l’apprécier, il ne pourrait pas refuser de le lui offrir. Il rejoindrait la multitude de lingerie fine qui trainait au fond de ses tiroirs.

Elle tira enfin le rideau, observant Noah qui l’attendait bien sagement, jetant un coup d’œil autour d’elle. Apparemment, les clientes ne s’était pas remise de rencontrer Noah Dickers dans un magasin de lingerie ; Et elle devait croire dur comme fer que le ridicule ne tuait pas puisque la moitié d’entre elle se pavaient en petite tenue, exhibant fièrement leurs kilos en trop et leurs défauts aveuglant. Lassée par la vue de ces idiotes, Goldie lâcha un soupir qui suffit à glacer le sang de ces ignobles groupies. Si elle le pouvait, elle aurait bien assainit un bon coup sur la tête de Noah, mais ils devaient faire croire au monde entier que c’était l’amour fou entre eux. Au lieu de ça, elle prit une voix mielleuse qu’on ne lui connaissait pas et qui ferait froid dans le dos à toute personne connaissant vraiment Goldie, elle-même y compris. « Merci pour ce cadeau chéri. Je peux te jurer que ce soir tu ne vas le regretter. » Elle se dégoutait elle-même, mais si elle voulait que la mascarade soit pleine, elle se devait de jouer les amoureuse transie d’un abrutit qui lui paierait bien assez cher. Tandis qu’ils quittèrent les cabines d’essayage en direction de la caisse, elle sentit la main de Noah frôler la sienne et tenter de l’attraper. Elle dut fermer les yeux quelques secondes et prendre une longue inspiration pour s’empêcher de planter à nouveaux ses ongles de tigresse dans sa peau. Elle le laissa donc faire, priant pour sortir au plus vite de ce magasin et de pouvoir retrouver la liberté de l’insulter et de le rabaisser à sa guise. Au lieu de ça, Goldie passa une main dans ses boucles blondes tandis que Noah jouait à merveille son rôle de petit ami en payant les articles de sa belle. La vendeuse semblait ravie d’assister au scoop de la semaine, la naissance ou plutôt le rejaillissement de la flamme qui unissait ces deux mannequins. « Je ne voudrais pas paraitre indiscrète, mais est-ce que vous être de nouveau ensemble tous les deux ? » Et voilà, le moment fatidique était arrivé. Toutes les femmes qui lisaient la presse à scandale et toutes celles qui s’intéressaient de près ou de loin à la mode seraient toutes émoustillées d’apprendre la nouvelle. Cette perspective dégoutait bien assez la sulfureuse blonde pour qu’elle ait envie de répondre. Au lieu de ça, elle prit le sac entre ses mains aux ongles parfaitement manucurés, sourit à la vendeuse qui attendant impatiemment la réponse des deux jeunes gens. Goldie se tourna vers Noah et l’incita du regard à lui répondre, après tout, c’était lui rêvait de cette situation, pas elle. Tout ce que Goldie voulait, c’était faire de la vie de Dickers un véritable enfer, pas avoir à ses pieds des groupies, sinon, elle n’aurait jamais quitté le monde de la mode pour celui de la nuit.
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Le diable s'habille en Prada ...  Vide
Message(#) Sujet: Re: Le diable s'habille en Prada ... Le diable s'habille en Prada ...  EmptyJeu 17 Mar 2011 - 17:59

Bon cœur ? BON CŒUR ? Exaspéré, Noah leva les yeux au ciel et ce n'est qu'à grande peine qu'il parvint à garder le silence. La vision Stewartienne de la générosité et du bon cœur le laissait plus que perplexe compte tenu du fait qu'il lui avait fallu faire un pacte offrant à la blonde toutes les possibilités du monde de lui pourrir la vie en échange de son aide. Bizarrement, il n'avait pas l'impression que ceci soit là la définition académique de l'entre-aide et de la générosité ... Cela dit, après qu'elle eut commencé à se déshabiller et qu'elle eut marqué un temps de pause comme pour bien lui faire comprendre qu'elle n'enlèverait rien de plus que son soutien gorge tant que ses rétines seraient susceptibles de la regarder faire, Dickers tourna les talons et patienta devant le rideau de la cabine tout en tâchant de se convaincre - encore et encore - qu'il ne venait pas de se tirer une balle dans le pied avec cette accord. Les secondes passèrent et le niveau sonore s'intensifia peu à peu, lui faisant se rendre compte qu'il n'était plus seul dans le couloir et que bon nombre de cliente s'étaient approchées en minaudant, très peu vêtues elles aussi. D'abord exaspéré et inquiet du fait qu'elles furent si proches et donc peut-être capables d'avoir entendu sa conversation avec Goldie, Noah finit par se dérider en pensant qu'il ne faisait pas tout ça pour rien et que c'était précisément dans les sourires envieux et les regards concupiscents de ces femmes que ce trouvait la récompense au calvaire pour lequel il venait de signer avec la seule de toutes ici présente qui ressortit de sa cabine sans chercher à attirer son regard, sans chercher à le séduire. « Merci pour ce cadeau chéri. Je peux te jurer que ce soir tu ne vas le regretter. » Pincé, Noah lui offrit son sourire le plus faux tandis qu'un vent de déception et d'humiliation soufflait sur les groupies alentours. Ce qui, de prime abord et aux oreilles extérieures, sonnait comme la promesse d'une nuit de folie, lui apparaissait comme étant une menace qu'il était le seul à pouvoir comprendre. En plus de le ruiner dans l'achat de cet ensemble, Dieu seul savait ce qu'elle était capable de faire pour lui faire payer encore et encore le fait de l'avoir quitté un peu moins d'un an plus tôt ... Quoiqu'il en soit, tâchant de ne pas y penser, Noah lui attrapa la main et c'est ensemble qu'ils se rendirent à la caisse pour payer les articles. Le plus décontracté et le plus naturel possible, Dickers sourit gracieusement à la vendeuse en lui tendant sa carte de crédit tandis que le simple contact peau à peau avec la main de Goldie suffisait à l'électriser. Seigneur, ce qu'il aurait aimé retrouver la peau soyeuse et affective de Jaelyn ...

« Je ne voudrais pas paraitre indiscrète, mais est-ce que vous être de nouveau ensemble tous les deux ? » Jetant un coup d'œil à Goldie qui s'était de nouveau tournée vers lui comme pour lui passer le message implicite de se démerder tout seul avec ses mensonges, Noah finit par s'éclaircir la gorge tout s'armant de son souriant le plus adorablement possible afin de crédibiliser sa réponse : « De nouveau, oui. » Fit-il en récupérant le ticket de caisse, « Il aura fallu que je la quitte pour me rendre compte que c'était elle la femme de ma vie. » Outre le goût amère du mensonge qui lui parasitait la bouche, la réplique était parfaite et eut l'effet escompté. Souriant jusqu'aux oreilles et émettant un soupire niais d'adoration face à leur couple parfait en tout point, la vendeuse leur souhaita alors une bonne journée et leur permit enfin de sortir de cette boutique au sein de laquelle Noah avait l'impression d'étouffer. Dehors, le froid sibérien dont faisait preuve Stewart suffit à lui faire comprendre que la séance shopping venait d'être écourtée et qu'il allait devoir la raccompagner chez elle. Alors, sans un mot, il l'amena jusqu'à sa voiture, lui ouvrit la portière passager et déposa son paquet à l'arrière avant de prendre le volant direction Ocean Grove. Arrivé à bon port, chaque maison devant laquelle ils passaient lui semblait être une menace potentielle. C'était bien connu, les habitants du quartier avaient des yeux partout et les secrets y étaient - plus que nul-part ailleurs - facilement percés à jour.

En garant la voiture devant chez elle et en venant lui ouvrir la portière pour finir par porter ses paquets jusqu'à la porte d'entrée de sa demeure, Noah se souvint du temps où faire ce petit plaisir à Goldie était une manifestation directe de son amour pour elle. Heurté par cette réminiscence, il ne put réprimer une pointe de déception en se demandant comment ils avaient pu passer d'un couple parfait (car ils l'avaient été autrefois, pour de vrai) et complice à un faux couple prêchant l'amour pour mieux se faire la guerre. Chaque martèlement de talons aiguille contre les dalles de l'allée de jardin sonnait comme un coup de tonnerre significatif de la colère et de la haine qu'elle avait envers lui. Cela dit, devinant qu'il aurait de longues heures devant lui pour regretter ce pacte et pour se morfondre désespérément, Noah préféra ne pas se laisser abattre. Lorsqu'ils arrivèrent sur le perron et que Goldie se mit à déverrouiller la serrure, l'idée de se la jouer avec assurance et désinvolture lui parut bien meilleure que celle de lui montrer clairement qu'il se sentait déjà accablé par la situation. Alors, sautant sur l'occasion de voir l'une des voisines sortir ses poubelles, il laissa échapper un « Madame Newton, bonjour ! » hypocrite avant d'attraper Goldie par la taille, de la retourner et de lui rouler un patin mémorable, le tout sous le regard médusé de ladite voisine. Narquois, il alla même jusqu'à lui caresser la joue et à la regarder dans les yeux lorsqu'il se détacha d'elle pour ajouter d'une voix mesquine et audible d'eux seuls : « Non non non, on ne gifle pas son homme sous le nez des voisines darling ... Bonne soirée <3 »

Et il s'en alla, tout sourire, content de se dire que la première chose que ferait cette garce en rentrant serait très certainement de se brosser les dents. En amour comme à la guerre, la meilleure défense ... c'est l'attaque !
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