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 WHENEVER YOU NEED SOMEBODY

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WHENEVER YOU NEED SOMEBODY  Vide
Message(#) Sujet: WHENEVER YOU NEED SOMEBODY WHENEVER YOU NEED SOMEBODY  EmptyDim 27 Fév 2011 - 15:05

muse and cassandre.
@ ainsworth model agency.


FEVRIER 2012
« Es-tu prête ? » Cassandre se redressa, prit une profonde respiration et hocha nonchalamment de la tête à l'égard de son assistante. Elle était prête, oui mais elle était aussi terrifiée que tout dérape. Maintenant qu'elle se savait assez forte pour faire face aux questions qui allaient fuser concernant sa vie personnelle, elle craignait de ne pas assurer. Elle ne pouvait pas croire qu'à cause d'une histoire comme celle-ci elle pourrait perdre ce pour quoi elle s'était battue pendant tant d'années, mais on lui avait clairement fait comprendre qu'éviter le sujet encore trop longtemps lui porterait préjudice. Une conférence de presse était donc nécessaire pour mettre un terme à tout ceci. Elle savait qu'en étant honnête une bonne fois pour toute, les gens qui travaillent pour elle et avec elle auront confiance. A partir du moment où les photos étaient apparue dans la presse, elle avait pris conscience qu'elle allait perdre quelques clients. Même si à l'heure d'aujourd'hui les esprits sont beaucoup plus ouverts que dans le passé, il restait des personnes qui ne pouvaient pas se perdre une telle publicité. Et oui, certains se trouvent avoir du mal à s'associer ou travailler avec une lesbienne, c'est la réalité des choses. Mais est-ce que ce à quoi elle s'apprêtait à affronter allait être pire que les regards en coin lancé par les personnes qu'elle fréquente régulièrement à l'église ? C'était une autre paire de manche cela aussi. Elle avait volontairement menti sur son orientation, s'était servie d'hommes qui n'y voyaient que du feu afin de se protéger. Le regard de beaucoup de personnes avait changer, mais elle s'en remettrait, elle se le devait.

Pendant le trajet en voiture, elle ne cessa de penser à Billy. Cette dernière n'était pas présente sur la demande de Casey. Elle voulait faire cela toute seule, comme une grande et gérer la situation avec professionnalisme. Après tout, c'était de sa faute si elles se retrouvaient dans ce scandale. Si Casey n'avait pas décidé de cacher sa relation avec l'australienne, elles n'en seraient pas là aujourd'hui. Elle n'avait donc convié aucun de ses amis pour l'occasion. Elle se mit à prier pour que tout se déroule bien néanmoins elle ne pouvait cessé d'imaginer les personnes qui attendaient avec impatience qu'elle tombe se délecter de sa mauvaise position. Au delà de tout, Cassandre restait une personne aimant avoir le contrôle et détestait se retrouver à la place de la victime ou de la personne faible. Elle n'avait qu'une hâte : se débarrasser de cette histoire, reprendre sa vie normalement sans avoir peur d'embrasser ou prendre la main de Billy dans la rue. D'un autre côté, il y avait du bon dans cet étalage personnel au monde entier...

La voiture s'arrêta enfin, la pression monta d'un seul coup. C'est l'intervention de son assistante qui la fit revenir sur Terre. « Ils nous attendent à l'intérieur. » Cassandre sortit du véhicule et se dirigea sans baisser la tête en direction de l'établissement portant le nom de « Ainsworth Model Agency ». Tout ceci, tout cet empire, c'était à elle et rien qu'à elle. Personne ne pourrait lui enlever ceci. Le Hall était totalement vide, ce qui n'était certainement pas arrivé depuis un bon moment. Tout le monde devait sans doute avoir pris place dans la salle de conférence et elle appréhendait l'instant où chaque regard se poserait sur elle. Son assistante ouvrit la porte à sa place et Casey marqua une brève hésitation avant d'entrer puis se lança. Les chuchotements et autres blabla se stoppèrent net lorsqu'ils virent Mademoiselle Ainsworth. Tête haute, maintient parfait de son buste, ses talons claquaient contre le parquet, elle avait tout d'une grande mais intérieurement, elle se faisait toute petite. Elle aurait aimé que sa mère soit présente pour lui porter secours, mais elle ne pouvait compter que sur elle-même. Elle gravit les marches qui la menèrent sur l'estrade et se positionna face au micro, les regards étaient toujours fixés sur elle. « Bonjour, merci à tous d'être venu. » Elle marqua une pause, ses yeux vrillèrent sur plusieurs visages : des journalistes, des membres du personnel de son agence, des clients... Elle ne devait pas se louper. « Je vous ai convié ici afin de m'expliquer sur cette affaire qui a fait la une au mois de Décembre, vous savez certainement de quoi je parle. J'ai décidé qu'il était temps que vous entendiez la vérité concernant ces photos. » Elle ravala difficilement sa salive, elle sentait le malaise grimper en elle comme une fusée et ses mains moites le prouvaient entièrement. Mais il s'agissait de Cassandre, elle savait masquer ses émotions pour en faire paraître d'autres. Cette facilité de jeu d'actrice allait lui être très utile aujourd'hui. « Je vous en prie, posez vos questions. » La partie était lancée et tous les coups étaient permis. Plusieurs mains et voix s'élevèrent dans l'assemblée, Casey pointa du doigt une jeune journaliste. « Mademoiselle Ainsworth, ces photos ont bien été prise le soir d'Halloween n'est-ce pas ? Même s'il ne semble pas y avoir de doute, confirmez-vous qu'il s'agit bien de vous et de votre... amie sur ces photos ? » Le ton qu'elle employait ne lui plaisait pas, encore moins l'hésitation qu'elle eut avant de qualifier Billy d' « amie », elle n'en montra rien pour autant. « Il s'agit bien de moi sur ces photos. Elles ont été prise à notre insu à Halloween, chez des voisins. » Le jeu continua, jeu qui ressemblait plus à une torture émotionnelle pour la jeune Ainsworth. Un autre journaliste prit la parole. « Etiez-vous dans un état normal ? » Etait-elle bourrée voire même droguée ? Elle aurait pu servir cette excuse pour expliquer ces photos compromettantes, mais si elle ne perdait pas sa réputation, elle perdrait Billy. Cette idée ne lui avait jamais traversé l'esprit, elle aimait Billy depuis longtemps, si elle a souvent fait passé son entreprise avant sa relation, aujourd'hui c'était différent. « Nous étions entièrement sobres. Et il ne s'agissait pas d'une lubie festive. Puisque nous sommes ici pour jouer cartes sur table, ma relation avec la jeune femme sur les photos dure depuis des années. » Mettant à part les nombreuses disputes et séparations, leur histoire ne datait pas d'hier. Elle réussit à voir les esprits des personnes en face d'elle s'échauffer à cette annonce. « Il est donc vrai que vos histoires avec ces hommes n'étaient qu'une couverture ? » Elle savait que cette question allait tomber à un moment ou un autre. Elle baissa légèrement la tête, elle n'était pas très fière de l'avouer. « C'est vrai... J'avoue avoir fait semblant d'être sortie avec des hommes comme couverture. Certains étaient volontaires, d'autres non et je m'en excuse si j'ai blessé qui que ce soit. » Elle sourit faiblement, ce ne serait pas étonnant de recevoir des coups de téléphone de ses ex après tout ceci. « Pourquoi avoir menti pendant si longtemps ? Votre mère était-elle au courant ? N'avez-vous pas l'impression d'avoir manipulé tout le monde dans cette histoire et faire de vous une hypocrite ? » Beaucoup de questions et elle reconnaissait cette voix, c'était la première journaliste. Celle qui avait trompé Cassandre avec son joli petit minois innocent. En vérité c'était une de ces journalistes sournoises et garces. Elle avait touché la corde sensible : sa mère. Elle avait tellement de mal à assumer son orientation sexuelle qu'elle l'avait même caché à sa mère. Pourtant à de nombreuses reprises elle aurait pu lui en parler, se confier. Au fond d'elle, elle savait qu'elle comprendrait et ne la jugerait pas mais leur relation s'effritait de jour en jour à cause de l'ambition de Cassandre. Tout ce qu'elle pouvait faire à présent, c'était raconter ses histoires devant la pierre tombale de sa mère. Si à l'époque Casey avait longtemps espéré que sa mère disparaisse pour enfin avoir l'entreprise, à l'heure actuelle, ce n'était pas son titre de PDG qui allait l'aider, elle avait terriblement besoin de se retrouver dans les bras de sa mère comme une pauvre enfant de cinq ans. Elle ravala ses larmes, elle ne devait montrer aucune trace de faiblesse. Toute sa vie se résumait finalement à cela : mentir encore et encore, manipuler son monde pour avoir tout sous contrôle. Par moment elle se demandait où est-ce qu'elle avait bien pu dérapé pour finir ainsi. Ne l'était-elle pas depuis sa naissance après tout ? Mauvaise. « Mademoiselle Ainsworth ? » relança la journaliste, une mine faussement inquiète. Elle toussa légèrement pour être certaine que sa voix ne se mettrait pas à trembler ou dérailler. « Je n'étais pas prête à assumer mon homosexualité. Je sais que ça n'excuse rien mais je savais que ma vie serait plus simple si j'évitais de dire aux gens que je croisais que j'aimais les femmes. Je... - » « Et aujourd'hui ? L'assumez-vous ? Si les photos n'avaient pas fait la une de la presse, auriez-vous continué à mentir ? » coupa la journaliste. Casey eut envie de se jeter sur elle pour qu'elle se taise. Elle était déstabilisée, conscience qu'elle perdait petit à petit ses moyens et commença à paniquer. Elle regarda autour d'elle, gênée, priant pour que cela se finisse rapidement. Elle en perdit même ses mots, se sachant plus ce qu'elle voulait dire.
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WHENEVER YOU NEED SOMEBODY  Vide
Message(#) Sujet: Re: WHENEVER YOU NEED SOMEBODY WHENEVER YOU NEED SOMEBODY  EmptyMar 1 Mar 2011 - 0:02




Muse n’avait pas retrouvé le sourire depuis sa rupture avec Pride, mais elle avait retrouvé assez de motivation pour se bouger, et pour tenter de reprendre sa vie en main. Elle savait que sa vie était tombée en morceaux dès lors où les fiançailles avaient été rompues. Et depuis ce jour là, Muse s’était laissée aller, elle n’était pratiquement pas sortie de chez elle, n’avait vu personne, et avait ruminé des heures et des heures, repassant inlassablement en boucle son histoire avec Pride, et la fameuse rupture qui en plus d’être claire, avait été violente psychologiquement parlant. Mais aujourd’hui était un jour nouveau. En se levant, Muse s’était dis qu’il fallait qu’elle sorte, elle devait faire quelque chose. Elle ne pouvait tout simplement pas rester cloitrée chez elle une journée de plus, de peur de finir totalement folle et bonne à enfermer dans un hôpital psychiatrique. Après un petit déjeuner équilibré, Muse s’était rendue dans la salle de sport à laquelle elle était inscrite depuis des mois pour prendre à nouveau soin de son corps. Elle avait en effet pris conscience d’une chose. Si sa vie amoureuse et sa vie sociale étaient au plus mal, il lui restait toujours sa vie professionnelle, et Muse se devait d’en prendre soin. Elle savait que bientôt elle ne vaudrait plus rien en tant que mannequin, non pas à cause de sa beauté qui aurait fané, mais à cause de son âge qui aurait avancé, et surtout à cause de toutes ces nouvelles jeunes filles, lancées dans le mannequinat dès leur plus jeune âge. Muse savait donc qu’il lui restait peu de temps pour défiler. Elle n’avait pas la moindre idée de ce qu’elle allait faire après ça, elle savait qu’elle avait assez d’argent pour vivre aisément, mais elle ne pouvait pas concevoir le fait de rester inactive. Alors en attendant d’avoir trouvé une nouvelle voie sur laquelle se diriger, Muse courrait sur un tapis de course dans l’espoir de brûler quelques graisses et de rester en forme le plus longtemps possible.

Cela faisait bien une demie heure que Muse courait, ses écouteurs de Ipod dans ses oreilles, tandis qu’une image sur la télévision qui lui faisait face lui attira le regard. La jeune femme s’arrêta de courir, enleva ses écouteurs et tout en buvant de l’eau, observa sa cousine… Oui, Billy apparaissait une nouvelle fois à la télévision. Non elle ne parlait pas, ne se justifiait pas, ne se défendait pas, il ne s’agissait pas d’une interview mais des images d’elle et de Cassandre qui passaient en boucle sur toutes les chaines américaines depuis des semaines. Tandis que le regard de Muse s’assombrissait devant ce ramassis de conneries, elle entendit à ses côtés deux garçons parler entre eux: « Regarde moi Ainsworth, j’étais sûre que c’était une véritable chaudière. » « Putain dommage que l’autre soit lesbienne, je me la serai bien tapée ! » Muse se dirigea vivement vers eux, énervée, hors d’elle-même, elle se planta devant eux, et leur dit d’une voix sèche: « Ca vous excite deux femmes qui s’embrassent et qui s’aiment ? Oh non pardon, vous ne savez pas ce que c’est l’amour bande de petits puceaux. Alors si j’étais vous, je fermerai ma grande gueule, et je me tirerai d’ici rapidement avant que je m’énerve sérieusement. » Elle avait beau faire deux têtes de moins que, son aplomb, son ton ferme et son regard noir avaient suffi à faire balbutier les deux crétins, qui, après avoir cherché une quelconque répartie, avaient fait demi-tour et étaient partis. Muse avait d’ailleurs cru entendre un murmure: « C’est pas le mannequin d’Ainsworth ? » .Levant le ciel devant autant d’idioties, Muse retourna sur son tapis de course. Mais son esprit n’était pas concentré sur le fait de se dépenser. Non, elle pensait plutôt à sa cousine, qui souffrait assez de toute cette histoire. Muse lui avait rendue visite quelques jours plus tôt pour parler avec elle. Et quoi qu’il arrivait, elle était de son côté, parce qu’elle faisait partie de sa famille, non, parce qu’elle était sa seule famille, et qu’elle aimait Billy profondément. La jeune Hannigan était vraiment énervée par tout ce grabuge pour une histoire d’amour, parce que oui, la jeune mannequin avait compris qu’il s’agissait de sentiments et non pas seulement d’une histoire sexuelle, et si sa cousine était heureuse comme ça, alors, les autres n’avaient strictement rien à dire. Muse ne pensait pas vraiment à Cassandre. Après tout, elle ne l’avait jamais portée dans son cœur, et ce n’était pas parce que sa cousine était tombée amoureuse d’elle que cela allait changer quelque chose du côté de Muse. Seulement voilà, alors que la jeune femme s’apprêtait à quitter la salle d’exercices, elle vit le responsable de communication de Casey à la télévision. Une conférence de presse allait avoir lieu, et Cassandre Ainsworth allait enfin s’expliquer en public. Intriguée par ce que sa patronne allait bien pouvoir dire, Muse décida qu’elle se rendrait sur place.

Et c’est ainsi que la jeune femme se rendit à l’agence. Elle croisa un ou deux autres mannequins, sa coiffeuse attitrée, mais pas grand monde. Apparemment, tout le monde était déjà installé et les questions allaient bientôt fuser. Muse entra donc dans l’immense salle en silence, et resta en retrait, dans un coin, à l’ombre et à l’abri des regards. Cassandre ne l’avait évidemment pas vue, elle était bien trop occupée à se présenter, et à ouvrir le débat. Rapidement, les mains se levèrent, et Muse fut surprise par le nombre de journalistes qui s’intéressaient à cette histoire. Après tout, il ne s’agissait que de potins, une presse de bas étage, qui se servaient de la vie quotidienne de célébrités pour pouvoir vendre leurs vulgaires torchons. La première question fut posée, et Muse trouva la journaliste bien désagréable, elle avait rabaissé ouvertement Billy en parlant d’elle de la sorte, et surtout en parlant sur ce ton. Muse commençait déjà à être agacée par toute cette mascarade et par toutes ces personnes qui se croyaient mieux que les autres. Cassandre s’en sortit plutôt bien sur cette question, et à merveilles sur la seconde qui était totalement déplacée. « Nous étions entièrement sobres. Et il ne s'agissait pas d'une lubie festive. Puisque nous sommes ici pour jouer cartes sur table, ma relation avec la jeune femme sur les photos dure depuis des années. » Muse eut un petit sourire en coin et se jura d’étrangler sa cousine dès qu’elle rentrerait. Des années ? Et dire qu’elle ne lui avait rien dit. La mannequin se mit donc à imaginer à quel point cela avait du être difficile de ne rien dire à personne, de vivre dans le mensonge, de vivre caché. Elle fut rapidement tirée de ses rêveries par une nouvelle question, une question portant sur des hommes. Muse écouta distraitement la réponse de Cassandre, se rendant plutôt compte qu’elle ne connaissait rien de sa patronne. Rien si ce n’est son caractère explosif et directeur. Après ces mois travaillés avec elle, Muse n’avait jamais imaginé que toutes ces histoires avec des hommes étaient montées de toute pièce, pire encore, jamais elle n’avait douté ne serait-ce que la moindre seconde qu’elle sortait avec sa cousine, la personne de laquelle elle était pourtant le plus proche. Perdue dans ces pensées, Muse loupa une question, elle entendit juste la référence à la mère de Cassandre, et soudain, elle se sentit énervée, parfaitement énervée. Comment pouvait-on la juger ? Comment pouvait-on lui poser toutes ces questions ? Pire, comment pouvait-on trouver ça normal de demander à une femme de justifier ses sentiments amoureux aux yeux de tous ? C’était tout bonnement inadmissible, et Muse ressentit l’envie de fermer leur grande bouche à tous ceux qui osaient s’adresser à Cassandre. Mais elle n’en fit rien, pour la simple et bonne raison que la jeune Ainsworth s’en sortait plutôt bien. Jusqu’à ce que… Jusqu’à ce qu’une question vienne la perturber, assez pour qu’elle ne parvienne à ouvrir la bouche. « Et aujourd'hui ? L'assumez-vous ? Si les photos n'avaient pas fait la une de la presse, auriez-vous continué à mentir ? » Cette question revenait en boucle dans la tête de Muse qui sentait bien que la jolie blonde face à elle, perdait toute contenance.

Sans plus attendre, sans vraiment réfléchir, Muse quitta sa place à l’ombre et passa entre les rangées de journalistes, ses talons claquant sur le sol. Elle sentit les visages tourner dans sa direction tandis qu’elle lisait de l’étonnement mais aussi de l’inquiétude sur le visage de Cassandre. Evidemment celle-ci ne savait sans doute pas à quoi s’attendre. Muse avait tout fait pour pourrir l’existence de Casey, agissant comme une mannequin exécrable, elle avait tout bonnement été insupportable malgré le travail prodigieux qu’elle avait fourni. Une fois aux côtés de Cassandre, elle tourna le micro dans sa direction. Elle fit un large sourire à l’assistance et prit la parole d’une voix assurée: « Bonjour, je me présente, même si pour la plupart vous me connaissez déjà puisque je suis l’un des visages de l’agence, Muse Hannigan. Modèle pour l’agence Ainsworth. » Des murmures parcoururent la salle, et Muse laissa ce trouble s’installer et semer la zizanie parmi les journalistes. Tous avaient déjà plus ou moins eu vent des conflits existants entre Muse et Cassandre, ils s’attendaient donc tous logiquement à avoir du scoop de la part de l’un des mannequins vedettes de l’agence. Une fois que le silence fut revenu, Muse poursuivit: « Est-ce que Cassandre aurait dévoilé sa relation si les images n’avaient pas été dévoilées ? » La jeune mannequin marqua une courte pause, puis d’une voix ferme répondit: « Non. » Des murmures de stupéfaction s’élevèrent dans toute l’assemblée, et Muse sentit le corps de Cassandre se raidir à côté du sien. Pas de doute, elle était en train de penser que Muse la trahissait une fois de plus. Mais non, pas aujourd'hui, pas encore, Cassandre n'avait pas besoin de cela, et Muse n'était pas là pour lui faire plus de mal. Délicatement, la jeune mannequin posa une main sur celle de Cassandre qui était posée sur le pupitre devant lequel elles se tenaient toutes les deux. La jeune femme reprit la parole. « Est-ce qu'elle le voulait ? Oui, mais elle n’aurait rien dit, pas par égoïsme, pas simplement pour protéger son empire, mais pour nous protéger tous. Tous ceux avec qui elle travaille depuis des mois, des années. » La jeune Hannigan se doutait bien qu’elle instaurait des doutes et des questionnements dans l’esprit des journalistes, et c’était évidemment ce qu’elle cherchait à faire. « Nous en avions parlé, elle s’était confiée, et m’avait avouée qu’elle désirait révéler son histoire d’amour, oui parce qu’il s’agit d’amour malgré tout ce que vous pouvez penser. Je lui ai déconseillé de le faire, parce que nous savons tous comment sont les journalistes, vous le savez mieux que moi. Vous ne lui auriez pas fait de cadeaux. Et avec cette mauvaise publicité, ce sont des clients potentiels que vous auriez pu faire fuir, et par conséquent, Cassandre aurait dû renvoyer du personnel, ce qu’elle ne veut pas faire. Parce qu’elle tient autant à son entreprise qu’aux gens avec qui elle travaille. » Muse avait un peu menti, Cassandre ne s’était jamais confiée à elle, elles n’avaient jamais eu cette conversation, jamais, mais après tout, un petit mensonge en passant, cela ne faisait pas de mal, surtout que personne n’apprendrait jamais la vérité. La jeune Hannigan tourna son visage vers sa patronne lui adressa un sourire d’encouragement, un sourire qui signifiait: « Vas-y, répond leur à tous ces cons, et sache que dès que tu auras besoin de moi, je serai là. »


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Message(#) Sujet: Re: WHENEVER YOU NEED SOMEBODY WHENEVER YOU NEED SOMEBODY  EmptyJeu 17 Mar 2011 - 0:48

Cassandre se retrouvait rarement dans cette position et elle détestait cela. Cette journaliste prenait un malin plaisir à la rendre nerveuse, sans doute dans l'espoir d'obtenir quelque chose de plus croustillant si elle réussissait à énerver la blondinette. Mais elle n'allait pas perdre son sang froid. Casey avait déjà la sensation qu'elle ne maitrisait pas cette situation, elle ne lui ferait pas le plaisir de péter – en plus – les plombs. Elle tenta alors de se calmer, il était inutile de paniquer, elle ne devait pas montrer aux personnes en face d'elle qu'elle était à deux doigts de s'effondrer. Trop de monde attendait qu'elle se ramasse pour mieux la piétiner une fois à terre. C'est alors que son regard se posa sur une silhouette inattendue, son cœur se serra. Muse vint la rejoindre sur l'estrade et la poussa doucement pour prendre la parole. Elle n'en croyait ni ses yeux, ni ses oreilles. Elle pouvait facilement voir l'agitation parmi les journalistes ou simples personnes présentes. Ses relations avec la mannequin n'étaient pas bonnes, elles ne s'appréciaient pas et elles ne se le cachaient pas. Elle avait donc trouvé la bonne opportunité pour cracher son venin sur Cassandre, du moins c'était ce à quoi Ainsworth s'attendait. Elle se sentait mal, vraiment mal alors que Muse continuait de parler. Elle sentit son corps se raidir, persuadée que c'était la fin et que la cousine de Billy l'enterrait. Les larmes commençaient même à monter lorsqu'elle fut surprise par le retournement de situation. Muse était bien partie pour descendre sa patronne, et dans le fond, Casey n'était pas surprise, mais en revanche, elle se trouvait l'être en entendant la suite. Pourquoi prenait-elle la peine de mentir ? Pour la protéger ? Ou bien peut-être le faisait-elle en sachant que cela ferait plaisir à Billy. Cassandre était totalement perdue. Une minute plus tôt, Muse donnait l'air d'aggraver la situation mais à présent, elle raconta cette histoire de discussion qu'il y avait eut entre elles. Elle avait au moins raison sur une chose : Casey tenait à son entreprise et cela la rendrait totalement malade si jamais quelque chose de mauvais devait arriver. Elle s'était donnée tant de mal pour l'obtenir, elle était prête à tout pour sauvegarder son empire.
Encore un peu sous le choc de ce qui venait de se dérouler, elle dût se faire violence pour reprendre ses esprits. Les yeux de Muse se posèrent sur elle, attendant une réaction de sa part. Cassandre releva le visage et redressa son buste. Elle reprit sa place en face de micro, accordant un sourire sincère à la jeune femme qui venait de la sortir d'une situation embarrassante. Elle ignorait encore les raisons de ce geste, mais elle l'apprécia énormément à cet instant. « Merci Muse. Elle a raison, je tiens à mon entreprise autant que ma mère lorsqu'elle était encore là. Je ferais tout pour lui rendre honneur, quitte à me sacrifier en échange. Mais aujourd'hui, tout ce qui compte, c'est que je n'ai plus à m'inquiéter d'être avec ma petite-amie et de gérer cette agence en même temps. C'est ce que je dois en tirer de toute cette histoire. Je peux enfin être qui je suis réellement. » Elle sentait libérée d'un affreux poids. Même si elle était toujours très concernée par le « qu'en dira-t-on », elle était heureuse de ne plus se sentir obligée de faire semblant, et de cacher de Billy. « S'il n'y a plus de question, je pense que nous pouvons arrêter la conférence ici. » ajouta-t-elle, poliment. Elle fit un hochement de tête et s'écarta du pupitre en attrapant le bras de Muse au passage. Sans s'arrêter, ni faire attention à brouhaha qui commençait à se former derrière elle, elle sortit par une porte qui menait directement à un ascenseur. Elle resta muette jusqu'au moment où elles arrivèrent toutes les deux dans son bureau, refermant la porte vitrée derrière elles. Ce n'était pas dans ses habitudes de se sentir redevable envers une personne, surtout si cette dernière était loin d'être une amie, néanmoins elle lui devait beaucoup. « Je le pensais tout à l'heure, je te remercie pour ce que tu as fait. Tu n'étais pas obligée. » Elle esquissa un faible sourire. Bizarrement, elle était un peu gênée. « Je me demande d'ailleurs ce qui t'a poussé à le faire. » Elle soutint son regard, dans l'attente d'une réponse à une question non formulée.
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Message(#) Sujet: Re: WHENEVER YOU NEED SOMEBODY WHENEVER YOU NEED SOMEBODY  EmptySam 2 Avr 2011 - 0:34




Dans d’autres circonstances, il était évident que Muse aurait jubilé de voir sa patronne dans une telle position, à savoir: désarmée, hésitante, bouleversée, faible, sans voix, nerveuse, faible…Faible. Jamais la mannequin n’avait eu l’occasion de voir cette facette de la personnalité de la jeune Ainsworth. Jamais. Elle l’avait souvent vu s’énerver, diriger, hurler, mais jamais, elle n’avait laissé entendre qu’elle n’était pas un robot. Mais c’était un fait, Cassandre était humaine, et comme tous les être humains, elle avait des faiblesses, des failles, et lorsque la brèche s’élargissait, tout devenait beaucoup plus compliqué à contrôler. Oh oui, Muse aurait tant donné pour voir Casey trébucher, au moins une fois, une seule et unique fois devant elle. Mais aujourd’hui, cela ne l’amusait pas. Premièrement parce que la mannequin n’y était pour rien et qu’elle n’aimait pas qu’on joue avec Casey, la faire chier, c’était son rôle à elle, son passe-temps, elle ne partageait pas point final. Plus sérieusement, ça ne l’amusait pas, parce qu’il s’agissait de sa vie privée, parce que cela concernait aussi sa cousine, et surtout parce que cela venait d’une bande de journalistes accro au moindre scoop, qu’il soit fondé ou non. Et ça, Muse ne le tolérait pas. Ayant définitivement choisi son camp, à savoir celui de Cassandre, elle était décidé à se battre à ses côtés et à la soutenir, quoi qu’il arrive. Elle ne le faisait pas seulement pour Cassandre et pour Billy, elle le faisait aussi pour elle, pour être sûre de ne rien regretter plus tard, de ne pas se dire: « Tu as agis comme une vraie garce, tu n’as rien fait. » Alors Muse était montée sur scène et était entrée dans le jeu. Elle avait pu sentir Cassandre se liquéfier sur place et perdre le peu de contenance qu’il lui restait. Habituée aux mauvais coups de la mannequin elle s’était sans doute attendue à tout sauf à un sauvetage, sauf à du soutien. Se préoccupant peu de Cassandre, elle avait fini son discours, et maintenant que sa patronne semblait avoir repris ses esprits, la jeune Hannigan qui avait fait un pas sur le côté, observait d’un œil attentif sa boss reprendre le contrôle de la situation. Pour la première fois, les deux femmes agissaient ensemble et pas l’une contre l’autre, pour la première fois, elles venaient d’échanger un sourire sincère. Finalement, Cassandre reprit son discours et mit un terme à la conférence de presse, ce qui ne semblait pas du tout être au gout des journalistes puisqu’un brouhaha s’éleva dans la salle dès lors où Casey attrapa le bras de Muse pour l’entrainer vers la sortie. Muse fit de larges sourires aux journalistes tandis que ses yeux les assassinaient. Finalement, elles arrivèrent dans le bureau de la jolie blonde. Une fois la porte refermée, Muse comprit qu’elle allait devoir se justifier, et elle n’avait pas franchement réfléchi au pourquoi de son action. « Je le pensais tout à l'heure, je te remercie pour ce que tu as fait. Tu n'étais pas obligée. » Si Cassandre était gênée par cet aveu, Muse était elle aussi gênée par ce remerciement, elle était presque impressionnée. Elle avait fait ça sans réfléchir, et sans aucune arrière pensée, elle n’avait même pas espéré un merci, parce que sur le moment, cela lui était apparu comme la meilleure chose à faire. Muse eut un petit sourire timide. « Je me demande d'ailleurs ce qui t'a poussé à le faire. » Le regard planté dans celui de sa patronne, Muse savait qu’elle allait devoir s’expliquer, le problème c’était qu’elle ne savait pas par où commencer. Elle détourna le regard quelques secondes, et fit quelques pas dans le bureau tout en évitant de regarder Casey. D’une voix plus douce que d’ordinaire elle répondit: « Tu sais, je crois que j’avais besoin de t’aider. Je crois que… Que je m’aidais en même temps. » Pardon ? Ce n’était vraiment pas clair. Tout sauf clair. Elle parlait en effet de sa rupture avec Pride, mais ça Casey ne pouvait pas le savoir. En aidant Cassandre, Muse occupait son esprit par autre chose que ses problèmes personnels. Elle pensait à autre chose, et c’était ce qu’elle avait besoin par-dessus tout ces derniers temps. La mannequin se racla la gorge et reprit: « J’aurais voulu que quelqu’un me vienne en aide si j’avais été à ta place. » Elle osa enfin la regarder dans les yeux. Plus sincère que jamais elle se dévoilait enfin, elle se montrait enfin sous son vrai visage. Elle passa une main dans ses cheveux et lui dit dans un sourire: « Et puis, que tu le veuilles ou non, tu fais partie de ma famille maintenant. » Et Casey ne savait pas à quoi s’attendre, c’était le moins que l’on puisse dire. Parce que la relation que Muse & Billy entretenait était réellement forte, elles étaient presque fusionnelles même si Billy lui avait caché ce lourd secret. Finalement elle croisa les bras et lui dit: « Oh et je ne supporte pas qu’une autre personne que moi-même, te pourrisse la vie. » Un sourire aussi sincère s’afficha sur son visage. Ces journalistes n’avaient pas le droit de la remplacer, la faire chier, c’était le rôle de Muse Hannigan et de personne d’autre.



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Message(#) Sujet: Re: WHENEVER YOU NEED SOMEBODY WHENEVER YOU NEED SOMEBODY  EmptyJeu 21 Avr 2011 - 0:00

Quelques mois auparavant, Casey aurait donné cher pour étriper la belle et talentueuse Muse. Car même si elle était un visage symbole de son agence et qu'elle rapportait gros, elle n'en restait pas moins une sale garce que la blondinette ne pouvait pas supporter. Aujourd'hui, elle avait le sentiment de se retrouver face à une autre personne et pourtant, il s'agissait bien de la même Muse, mais elle dévoilait là une autre facette de sa personnalité. Sans doute celle que Billy avait pour habitude de voir, ce qui expliquerait pourquoi ces deux là s'entendaient si bien. Cassandre n'allait pas annoncer qu'une grande et forte amitié la lierait à Muse mais elle savait pertinemment que son regard sur elle venait de changer. De toute manière, elle était bien trop fatiguée pour faire des histoires et jouer la carte de l'arrogance. Elle s'était rendue compte que sans l'intervention de sa mannequin, elle ignorait comment les choses se seraient terminées. Elle avait clairement perdu le contrôle de la situation et elle détestait cela. Le geste de Muse était d'autant plus louable qu'elle semblait l'avoir fait naturellement, sans arrière pensée. D'ailleurs, lorsqu'elle formula une première réponse, Casey fronça les sourcils en ayant du mal à saisir le sens de sa phrase. Muse paraissait gênée, étrange, tellement loin de l'image de froideur et d'insolence qu'elle aimait balancer aux gens. La réalité s'imposa aux yeux de Cassandre, elles avaient bien plus en commun qu'elles n'auraient pu l'imaginer au final.
Justement, si Muse aurait voulu qu'on agisse de la même manière si les rôles étaient inversés, est-ce que Cassandre aurait volé à son secours ? En tant que patronne, il était évident qu'elle n'aurait pas apprécié qu'on tourmente ses employés ou que l'on tente d'afficher une mauvaise image mais en tant que personne ? Comment aurait-elle réagi ? Elle aurait aimé être certaine et dire avec assurance qu'elle aurait la même chose mais elle se connaissait assez pour en douter un minimum. Si elle ne traversait pas tout ce qu'elle traversait actuellement, peut-être aurait-elle seulement agi pour le bien de l'agence et non pas par pure bonté d'âme. Elle ne répondit alors rien, un sourire suffisait pour appuyer toute sa gratitude envers son comportement. Et elle n'avait pas tort, elles faisaient – en quelque sorte – parties de la même famille maintenant. Elle n'arrivait pas à croire à quel point c'était ironique tout ceci. C'était comme si elle se retrouvait dans un monde parallèle. « Voilà donc la véritable raison de ton intervention donc. » répondit-elle à la remarque de Muse, sur le ton de l'humour. De nouveau le silence commença à retomber sur les deux jeunes femmes et la gêne reprit le dessus sur Cassandre, elle n'aimait définitivement pas ce sentiment. Elle fit le premier pas, s'approchant légèrement puis soupira. « Je pense que je vais faire profil bas pendant quelque temps, les gens finiront bien par se lassée de toute cette histoire. Je t'aurais bien proposé de faire un scandale pour que toute l'attention se porte sur toi – je sais que tu aimes ça – mais je pense que tu en assez fais pour moi à présent. » Elle haussa les épaules, un faible sourire élargie ses lèvres quelques secondes. « Il suffirait que Lindsay Lohan se retrouve de nouveau en prison et la presse oublierait bien vite mon coming out. » Heureusement qu'il y avait des personnes qui cultivaient leur image scandaleuse pour laisser souffler un peu les pauvres gens comme Cassandre qui n'avaient rien demandé. Néanmoins, l'affaire était classée pour Casey, elle n'avait plus de compte à rendre à personne et pouvait enfin vivre sa vie normalement, comme une jeune femme ordinaire et amoureuse. Au final, cela aurait pu être pire, on aurait pu demander sa démission par soucis d'image. Elle savait que plusieurs personnes attendaient sagement qu'elle se ramasse pour récupérer son poste, mais il faudrait lui en faire bien plus pour qu'elle lâche la couronne. Elle reporta son attention sur Muse. « Il me semble évident que si un jour tu as besoin de quoique ce soit, je t'apporterai mon aide. » C'était une formulation qu'elle n'employait que rarement, et Muse aurait dû être la dernière personne visée par cet élan de gentillesse mais elle le méritait aux yeux de Casey. Au moins, Billy serait ravie d'apprendre que les tensions semblaient s'être quelque peu apaisées, ou peut-être n'était-ce qu'une illusion à durée bien déterminée et que leur petite gué-guerre reprendrait de plus belle le lendemain.
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Message(#) Sujet: Re: WHENEVER YOU NEED SOMEBODY WHENEVER YOU NEED SOMEBODY  EmptySam 11 Juin 2011 - 19:30




L’atmosphère était tellement étrange. Les deux jeunes femmes se regardaient sans vraiment le faire, les regards déviaient, le silence avait pris possession des lieux, et chacune semblait gênée. Elles n’étaient, ni l’une ni l’autre habituée à se comporter de façon correcte avec l’autre. Bien trop habituées à se déchirer, à se faire le plus grand nombre de crasses, les deux jeunes femmes se retrouvaient dans une position délicate maintenant qu’elles avaient dévoilé leur véritable nature. Ce n’était pas pour déplaire à Muse, au contraire, elle était presque rassurée de voir Cassandre sous ce visage. Elle comprenait un peu pourquoi sa cousine était tombée amoureuse de sa patronne, ce n’était apparemment pas seulement à cause de sa plastique de rêve et à sa beauté angélique. Casey cachait bien plus de choses derrière sa façade si froide et si sûre d’elle. La voir sous cet angle la rendait beaucoup plus humaine que d’ordinaire. C’est donc d’un œil vif et nouveau que Muse observait sa patronne. Leur relation venait radicalement de changer, Muse venait de se rendre compte qu’elle respectait Cassandre, que malgré tout ce qu’elle lui faisait subir, elle tenait en quelque sorte à elle. Après tout, Casey aurait pu la virer un bon million de fois, mais elle ne l’avait pas fait, certes elle ne l’avait pas fait parce que Muse lui rapportait de l’argent, mais tout de même. Seule dans le bureau de Cassandre, la jeune mannequin ne savait pas ce qu’elle devait faire ou ce qu’elle devait dire. Habituellement, venir dans ce lieu était une partie de plaisir parce qu’elle se montrait atroce avec sa patronne, parce qu’elle était en position de force, parce qu’elle jouait, qu’elle manipulait, mais aujourd’hui c’était différent, personne ne jouait, personne ne cherchait à être supérieur à l’autre. Elles avaient pour la première fois une conversation d’adultes, des adultes civilisés qui en venaient à lutter dans la même équipe, dans le même camp. Finalement, Casey choisit de jouer la carte de l’humour, sans doute pour détendre l’atmosphère et aussi parce qu’elle devait être dans le même état de gêne que Muse. « Je pense que je vais faire profil bas pendant quelque temps, les gens finiront bien par se lassée de toute cette histoire. Je t'aurais bien proposé de faire un scandale pour que toute l'attention se porte sur toi – je sais que tu aimes ça – mais je pense que tu en assez fais pour moi à présent. » Muse eut un petit rire léger. En effet, niveau scandale elle faisait fort, surtout depuis qu’elle faisait la couverture des magasines en tant que « Célèbre mannequin abandonnée par son fiancé Pride Berrington » Merci bien Pride Berrington. Bref, Muse acquiesça silencieusement, Casey avait raison de décider de faire profil bas. Déjà parce que la presse la laisserait peut-être en paix, mais aussi parce qu’elle devait avoir besoin de se reposer, et de se ressourcer, un peu de calme ne serait pas de trop pour elle. « Il suffirait que Lindsay Lohan se retrouve de nouveau en prison et la presse oublierait bien vite mon coming out. » Un nouveau rire amusé échappa à Muse, qui haussa les épaules et ajouta de manière indifférente: « Oh si ce n’est que ça, je connais un ou deux pseudos acteurs qui serait ravi d’attirer l’attention sur eux. » Et la liste était longue, ces pseudo starlettes, qui croyaient dur comme fer qu’ils étaient indispensables à l’univers, il y en avait plein les rues, partout, c’était triste; mais c’était la réalité. « Il me semble évident que si un jour tu as besoin de quoique ce soit, je t'apporterai mon aide. » Cette phrase tira Muse de ses pensées, et la jeune femme fronça les sourcils devant cet aveu sincère. Un petit sourire apparut sur le visage de Muse, et elle lui dit de manière gentille: « Je m’en souviendrai, mais j’espère sincèrement que je n’aurais jamais besoin de ton aide. » Cette remarque n’était pas méchante, elle la taquinait un peu, mais elle voulait aussi dire qu’elle espérait ne jamais se retrouver dans une situation aussi délicate que celle à laquelle Cassandre avait du faire face. Finalement, après un petite hésitation, Muse s’approcha de sa patronne et la prit doucement et tendrement dans ses bras. Non vous ne rêviez pas. Profitez, parce qu’il est certain que ce genre de geste affectueux n’était pas prêt de se reproduire. Tandis qu’elle serrait doucement Cassandre contre elle, Muse lui murmura à l’oreille: « Prends soin de toi, et surtout prends soin de ma cousine, elle le mérite. Et elle t’aime vraiment. » Elle se décala enfin, et après un dernier sourire, sortit du bureau. Une fois sortie, des journalistes se jetèrent sur elle pour lui poser des dizaines de questions. Muse se contenta de sourire et de poursuivre sa route. Ainsi cette étrange rencontre avec Cassandre prenait fin, autant vous dire que tout serait désormais différent.



FIN.


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