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 N° 1563, your bed is my bed ϟ flynn

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N° 1563, your bed is my bed ϟ flynn - Page 2 Vide
Message(#) Sujet: Re: N° 1563, your bed is my bed ϟ flynn N° 1563, your bed is my bed ϟ flynn - Page 2 EmptyDim 27 Mar 2011 - 12:21

La nature humaine est compliquée et avant de pouvoir en user à sa guise, il faut apprendre à la dompter. Savoir quel comportement adopté en présence de telle ou telle personne, ne pas lésiner sur les discours mielleux et gerbifiant qui font fondre les plus humbles mais surtout, comprendre la personne que l’on avait en face de soi afin de ne pas la heurter avec des propos non envisageable. Visiblement, Jisel n’avait encore rien compris à l’utilisation d’un Flynn Parker Nielson, aussi muet qu’une carpe et aussi renfermé dans sa coquille qu’une huitre indigeste. Pourtant, il pensait que ces traits de caractère étaient évidents aux yeux de tous. Ce n’est pas qu’il refusait de parler de sa vie, de son passée… Mais il en avait tellement honte que les mots ne parvenaient jamais à sortir. Comment aurait-il pu formuler ça sans se sentir blêmir ou même, à contrario, rougir d’un déshonneur malsain ? Non. Il ne pouvait pas. Même s’il le voulait, il ne pourrait pas parler de sa vie avec Jisel. Il pourrait bien sûr lui évoquer Donald. Avec son air suffisant et ses reproches sans fin. Il pourrait lui compter deux ou trois petites choses mais déjà il aurait l’impression que c’était de trop. Non, il ne pouvait pas. C’était au dessus de force. Un jour peut-être qu’il y parviendrait. Peut-être que les mots ne seraient plus blessure mais libération et alors il n’hésiterait plus… Mais ce jour était loin d’arriver et il fallait que Jisel le comprenne. Après tout, en lui tournant le dos comme il l’avait fait, les choses semblaient plutôt claires. Certes, il avait mal de ne pas pouvoir partager cela avec quelqu’un, mais le partager aurait été tellement plus douloureux encore. Finirait-elle par le comprendre ? Peut-être, peut-être pas…

Assis à la table de la cuisine, son regard vagabondait ça et là dans chaque recoin de la pièce. Il s’arrêta un moment sur les post-it collés au réfrigérateur et un sourire triste se dessina sur ses traits. Il partageait avec Jisel un nombre incalculable de chose, pourquoi pas ça ? Pourquoi ne pas lui parler de sa vie, de ses amours passées, de ses emmerdes..? Pourquoi ? Secouant la tête, il se rappela rapidement la raison de son silence : Ella. Elle ne pouvait pas savoir, ce bruit, ces choses sur lui, ne pouvaient se répandre. Et même avec toute l’envie du monde de partager ses secrets avec Jisel, il ne pouvait pas. Il entendit la porte se claquer et sursauta à l’entente de cette musique lancée à plein volume. Son cœur se serra. Elle était fâchée. Il pouvait le comprendre. Mais c’était ainsi. Après tout, lui non plus ne savait pas tout et il n’avait jamais posé de question. Pourquoi aurait-il dû lui révéler le sien, dans ce cas ? Ce discours est une répétition sans fin car Flynn se ressassait sans arrêt les mêmes histoires. Oui. Non. Peut-être. Et où qu’il aille, quoi qu’il fasse, tout ressemblait à un cercle vicieux interminable. « Tu ne veux pas parler? Je ne le veux pas non plus. » Ne l’ayant pas vu arrivée, Flynn sursauta à nouveau. Il n’avait rien à répondre à cela. De toute façon, toute réponse aurait été mal perçue, il en avait conscience. Face à lui, la jeune femme prit une gorgée de thé avant de se lancer dans un discours plutôt sidérant et énervant. « Je ne suis pas le genre de fille à courir pour entendre quelqu'un se plaindre, mais si ça peut aider, alors je le ferai. Tu ne veux pas parler, ne parlons pas mais chaque minute de silence sera une minute en plus de parole. Je ne sais pas ce que tu as vécu, tu ne sais certainement pas ce que j'ai vécu non plus, mais fuir n'est pas la bonne solution. Parler est la solution. » Parler n’était pas la solution. Parler était un supplice. Une ignominie qu’elle ne pourrait jamais comprendre. Quand allait-elle se réveiller ? Si parler avait été la solution, il n’y aurait aucun problème sur cette foutue planète, voilà la vérité ! Il se contenta pourtant de déglutir sans un mot. « Mais je ne suis personne, au final. Je suis ta colocataire, pas ta femme et sincèrement, quoi que tu me dises, je l'oublierais une fois que tu m'auras oublié également. Je veux pas être une privilégiée dans ta vie, je m'en fou, parle ou ne parle pas, ça ne changera pas grand chose à ma vie, ça changera pas mal la tienne. » Le jeune homme se pinça les lèvres agacé par ce ton maternel qui semblait vouloir l’obliger à faire des choses qu’il n’avait pas envie de faire. « Bordel, t’en as pas marre avec ton charabia à la con ? Tu me prends pour qui, putain ? Je suis pas un pantin qu’on sort de sa boîte quand on s’ennuie, Jisel ! » Flynn utilisa rarement autant de vulgarité dans une seule et unique phrase. Mais les choses étant ce qu’elles étaient… Elle se leva alors pour terminer son charmant petit discours. « Si tu veux parler, pleurer, mordre, crier ou autre, je suis là. Mais je ne le serais pas éternellement. Tu me dis que tu n'es pas celui que tu prétends être? Je n'ai pas peur, puisque tu ne sais pas qui je suis non plus. » Elle alla alors s’allongé dans le canapé alors que Flynn, énervé comme jamais auparavant, restait à la cuisine. Au bout de longues secondes, il se releva et d’un bras rageur fit voler la tasse de thé au sol. Se grattant la nuque avec rage, il fut le tour de la table à plusieurs reprises. Tout bonnement incapable de récupérer la sérénité qu’il avait pourtant toujours domptée. Finalement, au bout d’une dizaine de minutes, il rejoignit la jeune femme. Surélevant ses jambes, il s’assit et les déposa délicatement sur ses genoux. Il se mit doucement à les caresser avant d’ouvrir la bouche. « Il n’y a pas de solution, d’accord ? Si je ne parle pas, c’est parce que je ne m’en sens pas capable. Ce n’est pas que je te refuse mon jardin secret, c’est simplement que j’ai perdu la clé et que je ne vois vraiment pas comment l’ouvrir. Pas maintenant. Je ne suis pas prêt. Mais quand je le serai… tu seras la première au courant, je te le promets. Et puis, toi aussi tu me parleras de toi... » Se relevant, il redéposa les jambes de la jeune fille sur le canapé. Il vint alors lui déposer un baiser sur le front avant de glisser sa bouche jusqu’à son oreille pour y murmurer : « Quoi que tu en dises, je ne pourrai pas t’oublier. Je n'oublie jamais rien. Même si je le prétends. » Et la laissant seul, il quitta la petite maison. Il avait besoin de prendre l’air. De respirer. De retrouver sa soi-disant quiétude intérieure…
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N° 1563, your bed is my bed ϟ flynn - Page 2 Vide
Message(#) Sujet: Re: N° 1563, your bed is my bed ϟ flynn N° 1563, your bed is my bed ϟ flynn - Page 2 EmptyMer 30 Mar 2011 - 15:45

Jisel avait beau avoir envie de taper dans les murs, elle n'avait cependant pas la force de le faire. Taper contre mon mur ferait tomber les étoiles qu'elle avait placé dans son esprit parfait, ferait trembler son nouveau monde qu'elle s'était bâti, ici à Ocean Grove, ferait alors revenir les démons de son passé qui la hantaient, encore et encore. Pleurer n'avait jamais été sa solution, en parler encore moins mais cette fois-ci elle pleura et trouva, pour cacher ce faible geste, que de la musique immonde et bien forte qui appartenait à son frère, grand corps malade et âme blessée ! Lorsqu'elle sortit de sa chambre après avoir enfilé un jogging, elle se dirigea vers la table où elle pris une tasse de thé. Jisel commença à parler, elle blablatait quelques paroles étranges dont elle ne croyait pas elle-même, elle semblait vouloir se convaincre plutôt que de convaincre Flynn, une vraie boule de laine impossible à démêler. Elle parlait, encore et encore, encore et toujours jusqu'à ce que Flynn l'arrêta : « Bordel, t’en as pas marre avec ton charabia à la con ? Tu me prends pour qui, putain ? Je suis pas un pantin qu’on sort de sa boîte quand on s’ennuie, Jisel ! » Elle baissa la tête, c'est vrai qu'elle en disait des choses... qu'elle ne comprenait pas elle-même. Mais impossible pour elle de le laisser gagner, non impossible. Elle se leva et, l'air de rien dit : « Si tu veux parler, pleurer, mordre, crier ou autre, je suis là. Mais je ne le serais pas éternellement. Tu me dis que tu n'es pas celui que tu prétends être? Je n'ai pas peur, puisque tu ne sais pas qui je suis non plus. » Sur ceux, elle se leva et alla s'allonger sur le canapé sans pour autant allumer la télé. Flynn se leva et envoya balader sa tasse, ce qui ne fit pas pour autant frissonner Jisel. Les yeux fermés, elle ne fût guère surprise lorsque Flynn attrapa ses pieds et les posa sur elle alors qu'il eut pris place et tout en les caressant dit : « Il n’y a pas de solution, d’accord ? Si je ne parle pas, c’est parce que je ne m’en sens pas capable. Ce n’est pas que je te refuse mon jardin secret, c’est simplement que j’ai perdu la clé et que je ne vois vraiment pas comment l’ouvrir. Pas maintenant. Je ne suis pas prêt. Mais quand je le serai… tu seras la première au courant, je te le promets. Et puis, toi aussi tu me parleras de toi... » Ce frisson qui lui parcourut le corps la transforma sur place. Elle devait lui parler d'elle? Ce n'était pas... dans son plan, loin de là, elle ne pouvait rien dire, elle ne savait que dire, elle... Flynn se releva et posa ses lèvres sur son front. Elle avait mal, car jamais elle ne pourrait lui dire, elle ne savait, ne voulait, ne pouvait pas. C'était interdit ! « Quoi que tu en dises, je ne pourrai pas t’oublier. Je n'oublie jamais rien. Même si je le prétends. » Elle en frissonna, mais elle se sentait intérieurement... vide. Elle n'avait plus envie de rien, elle ne pourrait rien dire, sinon elle finirait... enfin elle ne pouvait rien dire. Elle ferma les yeux et chercha Flynn par l'odeur mais un bruit de porte lui annonça qu'il était parti, comme à chaque fois, il était parti. Elle se leva, pris ses clefs de voitures direction la maison familiale, elle devait parler à son frère.



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