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 Who is the lamb and who is the knife ? (2968) | Parfaite

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Who is the lamb and who is the knife ? (2968) | Parfaite Vide
Message(#) Sujet: Who is the lamb and who is the knife ? (2968) | Parfaite Who is the lamb and who is the knife ? (2968) | Parfaite EmptyMar 1 Fév 2011 - 22:52

Spoiler:
 

    A force, j'avais arrêté de compter les jours. A quoi bon?! Est-ce qu'un de plus ou un de moins changeait quoi que ce soit au fait qu'elle n'était plus là? Est-ce qu'une absence de 30 jours était pire qu'une absence de 29? Ça n'avait strictement aucune importance. Elle n'était plus là, voilà tout. Bien sûr, le cap du mois était symbolique. Tant que l'on se borne à compter les jours, l'espoir d'une résolution perdure, mais à partir du moment où l'on passe à la grandeur supérieure, c'est comme si une petite voix s'élève de l'intérieur pour lâcher un "c'est bon, arrête les frais" désabusé. On veut y croire, je voulais continuer d'y croire, mais ce n'était plus la même chose.
    Au départ il y avait l'inquiétude, le déni, et puis toutes les phases d'un deuil impossible. Tant que l'on n'a pas le cadavre planté sous les yeux, comment admettre la mort d'une sentiment que l'on avait vu plein de vie la veille encore? Alors on attend. On cherche une solution, une explication, à comprendre quelque chose qu'il n'a pas de sens en soi. Et puis on abandonne. Je n'en étais pas là, pas encore, mais j'avais compris qu'il ne me servait à rien d'attendre béatement qu'elle repasse le seuil de la porte. Peut être que ça n'arriverait jamais de toute façon. Et puis, je n'avais pas de temps à perdre comme ça. Elle avait fait son choix, et même si je n'arrivais pas à trouver les raisons qui l'avaient poussée à le faire, je devais désormais m'y soumettre, faute de mieux.
    Je ne pouvais pas me permettre de rester les bras croisés, sans rien faire à part me morfondre, alors que les jumeaux avaient besoin de moi. Leur mère n'avait peut être pas hésité à les abandonner, mais il était hors de question que je fasse de même. Hors de question. Et tous les jours commençaient et se terminaient de la même façon, routine dont je n'avais pas eu conscience avant qu'on ne me la pointe du doigt. Nuit très courte, deux voire trois heures, petit déjeuner, écriture du scénario, sortie avec les jumeaux pour les courses d'absolue nécessité, retour scénario, repas, scénario, repas, scénario. Le tout entrecoupé par toutes les éventuelles réclamations des petits, les visites de ma voisine ou d'amis, les appels de ma mère, les papiers à faire... Une monotonie coupée en fin de semaine par la venue de Lyann à la maison, et qui y passait les trois derniers jours en ma compagnie.
    Sa présence à mes côtés s'était rapidement imposée, de par ses coups de fil entre deux clients d'abord, puis par sa proposition de rester un peu plus qu'un simple heure ou deux par-ci par-là. Elle me connaissait assez pour savoir dans quel était je pouvais me trouver, et le comprenait d'autant mieux qu'elle était elle-même passée par là quelques mois plus tôt. Les week-ends faisaient ainsi partie des rares moments où j'avais l'impression d'avoir la tête hors de l'eau. Sur le fond ça ne changeait rien à ma situation, ma femme était toujours aux abonnés absents, mais l'ambiance devenait plus légère. Préparer un vrai repas plutôt que des pâtes trop cuites, regarder un film tranquillement, avoir une discussion constructive et pas résolument tournée autour de d'"elle"... Ce n'était pas grand chose, mais agréable. Et puis je savais que je n'avais pas à faire semblant avec elle. La plupart des gens me trouvaient bien à plaindre, mais je ne voulais pas de leur pitié, ni même de leur compassion. Me faire aborder par des gens du voisinage, avec qui je n'avais jamais échangé rien de plus que les plus plates banalités, pour m'entendre dire à quel point ils étaient désolés pour moi, m'insupportait. Qu'est-ce qu'il savaient de ma vie? Et qu'est-ce qu'ils savaient de ce qui avait pu la pousser à partir? Rien, on était bien d'accord. Mais les gens d'ici crevaient d'envie d'apprendre les plus sordides détails de ma relation avec elle. Les tragédies ont toujours passionné les foules, c'est bien connus, et les amants abandonnés encore plus. Et je voyais très bien dans leurs regards la déception quand je me contentais de les remercier avant de reprendre mon chemin. Et je les entendais ensuite me plaindre, moi que la douleur rendait muet, trop meurtri pour leur ouvrir mon cœur... mais est-ce qu'ils se rendaient compte du niveau de connerie dont ils faisaient preuve à mon égard? Heureusement que je n'avais pas ce genre de problèmes avec Lyann, elle était suffisamment douée pour me les épargner. Et si, vues de l'extérieur, les choses entre nous pouvaient paraître suspectes, de mon côté je trouvais ça presque naturel. Elle était là, et je voyais la différence.
    Et c'était tout naturellement que les jumeaux avaient fêté leurs deux mois avec elle. Depuis leur naissance ils avaient bien grandi, rattrapant le léger retard qu'ils avaient lors de leur venue au monde, et qui était le propre de la plupart des jumeaux, déployant également peu à peu leur personnalité. C'était d'infimes changements au fil des jours, mais, en leur consacrant l'essentiel de mon temps, je ne pouvais pas ne pas les remarquer. D'une semaine à l'autre, Lyann les voyait elle aussi, tout comme je voyais ceux qui touchaient ses propres enfants. Ils n'avaient que deux jours de différence, ce qui facilitait la comparaison, et par chance tous les quatre semblaient bien s'entendre. Il était bien évidement trop tôt pour parler d'amitié ou autre de ce genre, mais leur compagnie ne semblait pas pour leur déplaire. Dignes héritiers de leurs parents en quelque sorte.

    Ce samedi, comme tous les autres depuis plusieurs semaines, connaissait le même déroulement, à une exception près. Si Lyann passait effectivement le week-end avec moi, elle avait cependant du s'absenter pour la journée. Je l'avais vu hésiter une dernière fois en partant, son regard s'assurant que je ne lui en tenait pas rigueur, mais je lui avais répété que tout allait bien. J'étais un grand garçon, je pouvais quand même survivre à une journée tout seul. Enfin, tout seul, façon de parler bien sûr... Et je m'étais engagé à en profiter pour nous préparer un bon repas, une des rares occupations me permettant de m'occuper l'esprit et les mains, et ce à des fins utiles. De toute façon, je le lui avais dit dès le début, je ne voulais pas qu'elle tire un trait sur sa vie personnelle juste pour rester avec moi. J'appréciais ce qu'elle faisait pour moi, mais je me refusais à ce que ça devienne une obligation à ses yeux. Elle était donc partie, et je m'étais remis à l'écriture du scénario, l'avançant autant que possible jusqu'à l'heure du déjeuner, coupé à trois reprises par les appels des jumeaux.
    L'après-midi avait alors commencé de même, la seule variante notable étant ma sortie avec les petits. Confortablement installés dans leur poussette, ils profitaient du temps clément de la Floride tandis que le quartier ne bruissait pas encore de l'agitation dont il faisait généralement preuve, et découvraient par là même un monde dont il leur restait tellement à voir. Pour une fois, j'eus la chance de ne croiser personne, prolongeant alors un peu plus la promenade avant de prendre le chemin du retour. Ils s'étaient endormis en cours de route, bercés par le roulis de leur petit lit, et je sortis doucement les clés de mon sac, insérant dans la serrure celle appropriée, aussitôt troublé de ne pas la sentir y tourner. Je me rappelais avoir fermé, aussi il n'y avait qu'une seule hypothèse.
    J'ouvris la porte, m'attendant à trouver Lyann rentrée plus tôt que prévu, mais celle que je vis n'était pas tout à fait celle que j'imaginais.

    Qu'est-ce que tu fais là?

    On aurait pu imaginer plus chaleureux, mais vu le contexte il ne fallait quand même pas trop en demander...
    Et je refermai derrière moi, rattrapant au dernier instant la porte qui allait claquer pour avoir été poussée trop fort, ne voulant pas réveiller les jumeaux. Qu'eux aussi n'aient pas droit à une désagréable surprise. Enfin, désagréable n'était pas le mot exact, mais bon.
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Message(#) Sujet: Re: Who is the lamb and who is the knife ? (2968) | Parfaite Who is the lamb and who is the knife ? (2968) | Parfaite EmptySam 5 Fév 2011 - 23:35

Parfaite avait disparu il y à plus d’un mois, ne laissant plus rien chez elle. Rien n’avait laissé penser qu’elle avait l’envie de partir. Elle aimait sa vie, son mari et avait eu deux magnifique enfants. Pourquoi avoir besoin de quitter la maison de famille ? Fallait-il vraiment une raison ? Il y avait des choses qu’il fallait peut être fuir. Nous étions début Février, et une petite blonde avec un sweat à capuche déambulait dans les rues d’Ocean Groove.

« Oh ! Regarde Susan, ce ne serait pas Parfaite Lane. Celle qui à inventé des horreurs sur son père et à quitté son mari ? »

« Il me semble que si, elle n’à pas honte de revenir ici ? Trainée ! »


Parfaite avait entendu les phrases des deux mégères, mais elle avait eu l’habitude à ce genre de phrase quand on parlait d’elle. La mère de famille qu’elle était devenue, devait maintenant rentrer chez elle et affronter le regard de son mari et assumer ce qu’elle avait fait. Une fois devant la maison elle hésita de rentrer, mais avec un courage qu’elle avait trouvé au fond de ses saucettes certainement. Puis très vite elle s’aperçut que beaucoup de chose dans la maison avait changé de place. Puis se baladant se rendit compte qu’une personne avait pris possession de la pièce vide. Très vite Parfaite, perdit la peur de retrouvé son mari. Elle était en colère, folle de rage de voir qu’une autre personne avait mis les pieds dans sa maison. Ce n’était pas normal, ce n’était pas tolérable pour elle. Puis la porte s’ouvrit et la voix de Basil mis fin au silence dans la maison.

« Hé bien… C’est ici que je vie, enfin c’est ce que je pensais… »

Parfaite était en colère, hargneuse. Pourtant c’était elle qui était partie abandonnant les jumeaux et Basil.

« Mais bon tu as très vite trouvé quelqu’un pour me remplacer apparemment… Lyann je paris ? »

La colère était palpable, folle de rage. Elle avait beaucoup maigri, bien que pas très grosse en temps normal, elle avait l’air vraiment faible, le visage fatigué et ne semblait pas s’être lavé depuis un moment. Parfaite était en colère mais son mari pouvait l’être encore plus.
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Message(#) Sujet: Re: Who is the lamb and who is the knife ? (2968) | Parfaite Who is the lamb and who is the knife ? (2968) | Parfaite EmptyMar 15 Fév 2011 - 22:47

    A un certain moment, j'en étais venu à me demander ce que je ferais si elle revenait... Elle était partie depuis suffisamment longtemps pour que je ne puisse pas faire comme si de rien n'était, recommencer les choses là où on les avait laissées, oubliant, tirant un trait comme je pouvais le faire pour n'importe quoi d'autre. Ca n'aurait pas eu de sens. Les jours passant, je savais que la chance que je parvienne à lui pardonner s'amenuisaient. Elles existaient encore, restant en présence en moi, mais bien cachées. Et sans explications, je ne pouvais pas lui pardonner. Tout comme je m'étais toujours refusé à m'engager dans quoi que ce soit sans être certain de mon implication, je m'étais toujours refusé à faire des promesses que je savais ne pas pouvoir tenir. Et je n'étais pas sûr de pouvoir lui pardonner. Tout dépendrait de ce qu'elle m'en dirait, de ce qu'elle voudrait bien m'en dire. Si elle revenait...

    Et là, je la trouvais devant moi. En me levant ce matin, je ne l'aurais pas cru. Pourquoi précisément aujourd'hui plutôt qu'hier ou demain, plutôt qu'il y a deux semaines ou un mois? Ça n'avait pas de sens, désespérément pas de sens... A trop chercher des explications, j'en étais à court. Je ne savais plus quoi croire, quoi penser. Je n'étais même pas sûr qu'elle soit réellement là, mon esprit ayant la désastreuse habitude de me donner de faux espoir, même si elle me semblait bien réelle. Elle n'était pas telle que je l'avais vue la dernière fois, telle que mon souvenir avait voulu la garder. Au contraire, elle avait le visage creusé et fatigué, les cheveux pendant sans aucun ordre, le regard... Je ne pouvais pas halluciner un truc pareil, ce n'était pas possible. Quand elle n'était qu'une illusion, elle était toujours maquillée et coiffée avec soin, brillante séductrice usant de tous ses charmes sur moi, sa virtualité étant la seule chose m'empêchant de succomber. Là j'étais pris entre les deux. Je savais que c'était la vraie, la mienne, mais l'image qu'elle me renvoyait était si différente de celle habituelle que ça en était presque plus déconcertant encore.

    Elle se tenait debout en plein milieu du salon, notre salon, mais elle n'avait plus vraiment l'air à sa place. Est-ce que j'avais cette impression parce que je n'avais plus l'habitude de l'y voir, ou parce qu'elle-même semblait mal à l'aise dans cette pièce? Après l'ouragan, nous avions changé le canapé et les fauteuils, remplacé quelques meubles pour nous construire notre petit nid, mais ça elle le savait. En revanche, les quelques jouets de Camille et affaires de Lyann pouvaient l'étonner. Après tout, je leur avais dit dès le départ qu'elles n'avaient pas à se gêner avec moi, qu'elles pouvaient prendre leurs aises dans la maison, et cela laissait des traces. Elles n'étaient pas envahissantes, mais ça changeait un peu. Et peut être que Parfaite se sentait exclue désormais. Et bien… C’est ici que je vis, enfin c’est ce que je pensais… J'avais touché en plein dans le mille, mais ça ne me fis ni chaud ni froid. En fait, sa réponse était tellement aberrante en soi qu'elle m'avait quasiment mis KO sur place. Je reconnaissais ne pas avoir été très chaleureux, mais je me serais attendu à des excuses, une preuve de remord, mais rien. Comme si elle s'en foutait. Elle regardait autour d'elle, donnant l'impression de vouloir foudroyer sur place tout ce qui pouvait passer à proximité, la rage déformant ses traits. Mais bon tu as très vite trouvé quelqu’un pour me remplacer apparemment… Lyann je parie ?
    La question resta en suspend dans l'air, le temps que j'encaisse. Elle osait? Elle osait m'accuser d'avoir vu Lyann en son absence, alors que l'on n'avait rien fait de répréhensible? Je l'aurais trompée que j'aurai malgré tout encaissé le reproche, mais concernant Lyann elle n'avait rien à redire. Et pourtant elle se permettait! Alors, sans même y réfléchir, mes lèvres s'étirèrent en un fin sourire, dévoilant tout ce le côté ironique et cruel que je pouvais trouver à la situation.

    Évidement, qui d'autre?

    Oh elle avait l'embarras du choix. J'avais eu l'embarras du choix. Elle aurait pu y trouver ma mère, Brad & Liv, Mme Noiselle, Maxine, Rose, Dakota, Tabitha, Jameson... mais c'était tombé sur Lyann. Pas de chance, hein? Juste celle qu'elle aurait préféré savoir loin de moi. Pile celle sur qui elle avait toujours eu des doutes. Le destin était farceur quand même, juste Lyann.

    J'y crois pas, tu oses partir sans donner la moindre explication, et après c'est moi qui suis en tord? Tu t'es pas dit que, peut être, ça pouvait être difficile pour moi? Que, peut être, j'avais du mal à m'en sortir seul? Non, bien sûr, c'est si facile de nous accuser, Lyann et moi, plutôt que de te remettre en cause!

    J'essayais de ne pas parler trop fort, de ne pas m'emporter, afin de ne pas réveiller les jumeaux. Dire que j'avais rêvé tant de fois de ces retrouvailles, et que je me retrouvais à perdre mes moyens dès le début... Mais je n'étais pas énervé, même pas, tellement surpris que la rancœur ne parvenait pas à sortir. Il n'y avait que ce sourire mauvais qui me tiraillait, forçant même un peu trop à l'intérieur de mes joues.
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Message(#) Sujet: Re: Who is the lamb and who is the knife ? (2968) | Parfaite Who is the lamb and who is the knife ? (2968) | Parfaite EmptyVen 4 Mar 2011 - 22:48

Parfaite avait marché longtemps avant d’arrivé dans la demeure qui était avant la sienne. Elle avait du mal à s’identifier dedans maintenant, une autre femme avait pris les lieux. Ce n’était pas tolérable pour elle et surtout qu’elle était entrain de se faire engueuler. La première chose qu’elle avait fait en rentrant dans la maison c’était de courir dans la chambre des jumeaux pour ensuite se diriger et s’assoir sur le canapé, jamais elle ne c’était sentit si mal aussi malheureuse. La jeune femme regarda son mari lui regardait avec un sourire mauvais aux coins des lèvres. Elle se sentait faible à ce moment, elle l’avait toujours dit qu’elle était une personne mauvaise et qu’un jour, elle perdrait toutes les personnes qu’elle aime à cause de sa. Basil l’avait toujours rassuré à ce niveau là, mais aujourd’hui c’était lui qui lui faisait du mal. Parfaite retourna la tête mordant sa lèvre inférieur, les larmes coulant sur ses joues.

« Je pense que je ne vais pas rester d’avantage… »

Elle attrapa les lunettes de soleil qu’elle avait dans sa poche, lunette qui n’était pas les siennes. Des vêtements beaucoup trop grand pour elle et ce visage trop tiré pour montrer des signes de bonne santé, elle n’était pas prête d’affronter son mari, de se balader dans les rues d’Océan Groove, après plus d’un mois d’absence des horreurs avaient du être sorties sur elle et elle n’était pas en capacités de supporter sa pour le moment. La maison était devenue trop étouffante pour elle, se voyant passer cette porte il y à déjà un moment, dans le jardin ou Elle et Basil c’était dit « oui » pour la vie. Les accusations étaient trop lourdes à porter, Basil était loin de la vérité, il ne savait rien et parfaite n’arrivait pas à croire ce qu’elle avait en face d’elle.

« Tyler viendra prendre des affaires. »

La jeune femme semblait parler vite et faire des phrases le plus cours possible, ne voulant pas craquer d’avantage devant son mari, ce n’était pas possible et ce n’était certainement la meilleure idée. Elle devait se taire, ne rien dire c’était la meilleure solution pour tous le monde.

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Message(#) Sujet: Re: Who is the lamb and who is the knife ? (2968) | Parfaite Who is the lamb and who is the knife ? (2968) | Parfaite EmptySam 5 Mar 2011 - 23:02

    Je n'avais aucune idée de ce qui pouvait se passer dans sa tête en ce moment. Est-ce qu'elle regrettait ou est-ce qu'elle se disait qu'elle avait fait le bon choix en partant? Est-ce que je lui avais manqué, et les jumeaux, et Tyler, et tout le reste? Est-ce qu'elle pensait réellement que j'avais refait ma vie avec Lyann et que je ne voulais plus d'elle auprès de moi? Je n'en avais strictement aucune idée pour la simple et bonne raison qu'elle me prenait au dépourvu en ce trouvant devant moi aujourd'hui, et que son comportement était loin de celui que j'avais pu lui attribuer dans mes fantasmes d'hypothétique retour. Là où l'avais imaginée repentante, s'excusant de ce qu'elle avait pu faire et m'en donnant une explication entremêlée de sanglots, je la découvrais sur la défensive, presque agressive à mon égard, comme si c'était moi qui était coupable dans l'histoire. Et ça en était déstabilisant. A un point tel que je sentais la moindre partie de mon corps me tirailler, trop crispée pour se relâcher, ma mâchoire la première.
    Une fois mon venin craché, et dans l'attente d'une éventuelle réponse, je la regardai plus attentivement. Elle n'avait pas changé au point de ne plus être reconnaissable, mais quelque chose dans son apparence s'était brisé. Elle n'était plus cette jeune femme soignée et à l'allure étudiée avec soin, celle-là même qu'elle avait maintenue en vie jusque dans les pires moments de sa grossesse où elle se trouvait trop grosse pour faire le moindre effort: même là, elle essayait de ne pas tomber trop bas en se laissant aller. Mais, devant moi, elle donnait l'impression de ne pas s'être lavée depuis plusieurs jours, d'avoir oublié jusqu'à l'existence d'un peigne, et d'avoir enfilé les premiers vêtements venus, même s'ils flottaient autour de son corps visiblement amaigri. Elle qui se plaignait de ces kilos qui faisaient de la résistance au moment des fêtes, elle devait être contente de s'en être finalement débarrassée. Et tous ces petits détails, accumulés les uns aux autres dans son apparence, me faisaient penser que son absence n'avait peut être pas été aussi idyllique que je l'avais cru durant ce mois, bien que cette pensée ne fit que me traverser l'esprit, sans s'attarder.
    Et elle détourna brusquement la tête, pas assez vite pourtant pour me cacher ses larmes. Je pense que je ne vais pas rester d’avantage… En temps normal, je me serai précipité pour la prendre dans mes bras et la consoler, tenter de lui apporter un minimum de réconfort, mais là ce n'était même pas à l'ordre du jour. Je la vis alors enfiler des lunettes de soleil, elle aussi un peu trop grandes, et qui lui glissèrent sur le nez. Tyler viendra prendre des affaires. Elle avait prononcé ces mots à une vitesse prodigieuse, comme pour en finir au plus vite avec eux et avec moi, ce à quoi je n'était pas disposé -hélas pour elle. Cela faisait plus d'un mois que j'attendais, que je m'inquiétais et imaginais le pire, plus d'un mois où tout autour de moi s'était effondré. En sortant avec elle, j'avais très vite compris que les choses ne seraient pas forcément des plus faciles et que j'allais automatiquement être confronté à son passif relationnel, mais ça m'était égal: j'étais prêt à tenter le coup. Ses mises en garde, comme celles d'autres personnes, je ne les avais écoutées que d'une seule oreille, les oubliant aussitôt. La seule chose dont j'avais continué à avoir peur, était de la voir me glisser entre les doigts et disparaitre. Comme quoi toutes mes peurs n'étaient pas purement irrationnelles...

    Alors c'est ça, tu capitules déjà?

    Elle releva les yeux vers moi, son visage toujours caché derrière ces immenses lunettes, et soupira. Mais il était hors de question que les choses s'achèvent comme ça, qu'elle disparaisse un pour revenir des semaines plus tard et s'enfuir cette fois auprès de son frère. Et puis d'abord, qu'est-ce qui lui disait que Tyler était prêt à l'accueillir? Lui aussi avait souffert de la disparition de Parfaite, dans une certaine mesure presque autant que moi, et je n'étais pas certain qu'il lui ferait un meilleur accueil.

    Il s'est rien passé avec Lyann, comme il s'est jamais rien passé depuis qu'on a rompu, il y a quoi? Trois ans? Ouais, quasiment... et ça me tue que tu sois encore à croire que j'attends juste que tu aies le dos tourné pour lui sauter dessus! A choisir j'aurai préféré qu'on soit tous les deux tu vois, mais ça a pas été le cas...

    Bien sûr, si j'avais eu à choisir, j'aurai préféré que l'on ne soit que tous les deux, Parfaite et moi, tous les deux pour nous occuper des petits et les voir grandir, recommencer à s'embrasser aux feux rouges et regarder des films juste pour le plaisir d'être l'un avec l'autre, tout doucement. Pourtant, c'était elle qui avait décidé de mettre un terme à tout cela.

    Si tu pars maintenant, tu sais que c'est fini?

    Ma phrase avait tout d'un ultimatum, et en un sens ça en était un. Je détestais avoir à le faire. Je me détestais pour oser prononcer une phrase aussi abominable, mais je voulais qu'elle prenne conscience de la situation. Si elle partait maintenant, sans un mot d'explication, sans une excuse, sans rien, alors je pourrais considérer que notre histoire venait de toucher à sa fin. Je n'en avais pas envie pourtant, je n'avais pas envie que tous ces mois passés ensemble ne passent au rang de vieux souvenirs, et encore moins envie d'infliger ça aux jumeaux... Mais si tel était son choix, je ne me sentais plus la force de la retenir, plus pour l'instant...
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Message(#) Sujet: Re: Who is the lamb and who is the knife ? (2968) | Parfaite Who is the lamb and who is the knife ? (2968) | Parfaite EmptyMar 24 Mai 2011 - 17:26

Parfaite écouta son mari, les larmes avaient déjà gagné le haut de ses joues pour doucement couler sur son visage, qui semblait perdu. Parfaite était du genre à sourire et à ne pas faire attention au regard des autres depuis qu’elle était rentré dans la vie de Basil, la seule personne dont elle avait peur de perdre l’amour c’était bien de lui. Et chaque mot qu’elle devait entendre était comme un coup de poignard qu’on lui enfonçait un peu plus à chaque parole entendu. Elle était jalouse, paranoïaque et maladroite envers son jeune mari et avait toujours peur qu’elle soit larguée pour une/un autre. Car oui Parfaite se méfiait de tout individu qui pouvait s’approcher trop près de son mari. A la dernière phrase quand le dernier mot fut prononcé par Basil, Parfaite plongea son regard dans celui du jeune écrivain. Elle était entrain de faire une crise d’angoisse, le même genre de crise que le jeune homme avait l’habitude de faire dans certain moment et dont elle avait l’habitude d’apaiser.

« Comment peux-tu me dire cela ? »
« Comment as-tu imaginé, que j’avais pu t’abandonner ! »
« Penses tu réellement que j’aurais pu abandonner nos enfants sans aucune nouvelle pendant aussi longtemps ? »


La jeune femme était en colère, en colère contre son mari qui avait pu imaginer qu’elle avait décidé de fuir, ce n’était pas possible. Elle n’aurait jamais quitté sa famille de cette manière, de façon délibérée. Parfaite était venu en jouant la femme blasé, ce qui forcement conforter au premier abord les questions que Basil avaient pus se poser. Mais parfaite n’était pas assez forte pour mentir à son mari, elle ne voulait pas mentir et elle voulait en même lui faire comprendre plusieurs choses.

« Devine ! ce que j’ai vécut pendant mon absence ! Devine ou j’étais ! »

La jeune femme était devenu hystérique folle de rage. Elle était devenue nerveuse, elle ne pouvait s’empêcher de regarder le miroir au fond de la pièce.

« Dit moi qu’elle à était ta première idée ?... Laisse-moi deviner, Que j’étais parti avec le premier mec qui en avait une assez grosse ? Dit le moi que tu me considère toujours comme une salope ! »

En proie à une vrai crise d’hystérie, parfaite ne savait plus trop ce qu’elle était entrain de dire ou faire. Les trais de son visage amaigris et les tremblement et spasme n’aidaient pas vraiment à son état mentale.
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Who is the lamb and who is the knife ? (2968) | Parfaite Vide
Message(#) Sujet: Re: Who is the lamb and who is the knife ? (2968) | Parfaite Who is the lamb and who is the knife ? (2968) | Parfaite EmptyLun 13 Juin 2011 - 23:14

    De ce long mois, mes cernes pouvaient mieux parler que tous les mots à ma disposition. J'avais beau être insomniaque, le manque récurrent de sommeil ne me réussissait pas mieux qu'aux autres, et il m'arrivait depuis quelques jours de somnoler en cours de journée. Ça ne durait généralement pas longtemps, une heure ou deux en milieu d'après-midi, mais je n'avais alors pas d'autres envie que celle de m'allonger et de faire une sieste. Évidement, les faits étaient généralement tels que je ne pouvais pas succomber, et je me retrouvais à bercer l'un ou l'autre des petits en baillant, ou encore à écouter toutes les angoisses que ma mère ressentait entre sa grossesse et l'absence de ma femme. Je savais que ça partait d'un bon sentiment, mais ses coups de fil quasi-quotidiens me pesaient finalement plus qu'ils ne me faisaient du bien. Au début pourtant, entendre sa voix me réconfortait. C'était comme quand j'étais petit, que je me sentais mal et qu'elle me prenait dans ses bras. Que je sois malade ou juste triste, elle me serrait très fort contre elle en me racontant toutes sortes de bêtises qui me faisaient oublier mon état, et quand elle me lâchait je me sentais mieux. Cette fois je n'avais droit qu'à sa voix, mais c'était déjà beaucoup. Et puis, progressivement, j'avais commencé à redouter la sonnerie du téléphone. L'entendre me demander comment j'allais avec, en arrière fond, la question de savoir si elle était finalement revenue ou pas. Il n'y avait qu'en week-end que la sonnerie venait à se taire, parce qu'elle savait que Lyann était avec moi et que j'étais donc entre de bonnes mains. Si seulement l'une d'entre elles avait une idée de ce qui était en train de se passer...

    Mon ultimatum posé, elle s'agita brusquement. Elle s'était arrêtée de pleurer, mais tremblait, comme sur le point de tomber. Comment peux-tu me dire cela ? Comment as-tu imaginé que j’avais pu t’abandonner ! Penses tu réellement que j’aurais pu abandonner nos enfants sans aucune nouvelle pendant aussi longtemps ? Elle avait enchainé les questions les unes à la suite des autres, et je n'avais de réponses à apporter à aucune. C'était tellement évident que je n'en voyais même pas l'intérêt. Je l'avais imaginé parce que j'avais aucune autre explication plus valable une fois que toutes les autres étaient tombée. Si elle ne m'avait pas quitté, si elle ne nous avait pas quittés, alors quoi? Devine ! ce que j’ai vécu pendant mon absence ! Devine ou j’étais ! Je secouai la tête. Elle commençait à devenir hystérique, et je n'avais pas envie d'entrer dans son jeu. On n'était pas au tribunal, je n'avais pas à subir son interrogatoire et à devoir me justifier. Où elle était? Ce qu'elle avait vécu? Et est-ce qu'elle se posait la question dans l'autre sens? Est-ce qu'elle se demandait ce que j'avais vécu? J'avais aucune idée de là où elle était allée, peut être que c'était au soleil, sur une plage paradisiaque quelconque, où elle avait siroté cocktail sur cocktail, les doigts de pieds en éventail. Qu'est-ce que je pouvais en savoir ?!
    Les jumeaux, à côté de moi, commençaient à grommeler, dérangés dans leur sommeil par leur mère qui ne mesurait même plus le niveau sonore de sa voix. Dit moi quelle a été ta première idée ?... Laisse-moi deviner, que j’étais partie avec le premier mec qui en avait une assez grosse ? Dit le moi que tu me considère toujours comme une salope ! C'était affligeant. Tellement affligeant que je ne pu retenir un petit rire nerveux en me dirigeant vers la poussette dont je sortis Elinor. Elle était en train de s'agiter à un point tel que je savais qu'elle ne tarderait pas à se mettre à pleurer si je ne venais pas la prendre dans mes bras, ce que je fis donc pour éviter d'avoir deux crises à gérer.
    Je me retournai alors vers Parfaite, et m'adressai à elle sur un ton résolument neutre.

    T'avais raison, je crois qu'il vaut mieux que tu partes.

    Elle me regarda comme si elle ne comprenait pas ce que j'étais en train de dire. Il ne me semblait pourtant pas que ce soit hors de sa portée. Peut être que je me trompais.

    Je peux pas aujourd'hui. T'es pas en état, et moins encore moins. Si tu as une quelconque explication à me donner, ou si tiens un minimum à nous, alors je serai là pour t'écouter demain. Je bougerai pas de la maison....

    Je faillis rajouter que, si elle ne venait pas, alors on serait tous les deux fixés, et qu'elle se prépare par la même occasion à signer les papiers du divorce. Je laissai pourtant ma phrase en suspend, ayant l'impression qu'elle avait compris. Ce n'était pas le moment de tomber si bas et de sortir des horreurs comme elle avait pu le faire. J'étais probablement le seul du quartier, et peut être même de la ville, a ne l'avoir jamais considérée comme une salope. L'entendre m'accuser d'y avoir penser, c'était à peine concevable.
    Je me dirigeai alors vers la porte et l'ouvris en grand. La lumière de l'extérieur eu l'air de l'éblouir, et elle me sembla tituber. Elle s'avança alors vers moi, s'attardant au dessus d'Elinor qui s'était endormie dans mes bras, et j'eus l'impression qu'elle regrettait. Nos regards eurent à peine le temps de se croiser qu'elle détourna le sien et se dirigea vers la porte pour sortir. Un "au revoir" aurait peut être été apprécié, mais il ne fallait pas exagérer non plus, et je refermai la porte derrière elle sans un mot. Je n'avais aucune idée d'où elle pouvait bien aller, ni de comment elle allait bien pouvoir se déplacer jusque là, mais j'avais d'autres chats à fouetter que de culpabiliser après tout ce qu'elle avait fait. Qui avait dit que, quand on aime, on pardonne tout?

    ------------------------------------------------------
    Un peu plus tard

    Assis sur les premières marches menant au jardin, Basil en était déjà à sa quatrième cigarette, fumée à la suite des précédentes sans qu'il ne prenne le temps de se demander si cela était bien raisonnable. La bayphone posé à ses côtés lui permettait de se calmer loin des petits, évitant ainsi de les perturber plus encore en cette fin de journée.
    - Ah tu es là !
    Il se retourna à moitié en entendant la voix de Lyann, puis écrasa nerveusement son mégot contre le cendrier.
    - Qu'est-ce qui ne va pas?
    Elle s'assit à côté de lui, faisant signe à sa fille de rester jouer à l'intérieur, tandis qu'elle avait couché ses jumeaux dès son arrivée.
    - Basil, qu'est-ce qu'il y a?
    Il soupira et resta muet quelques secondes supplémentaires. Tournant enfin la tête vers elle, il haussa les épaules.
    - Elle est revenue. Je suis parti faire un tour avec les petits, et en rentrant je l'ai trouvée dans le salon, c'est tout.
    - C'est tout ?!
    Pour être restée auprès de lui depuis le départ de Parfaite, Lyann savait ce que son ami avait enduré. Mieux encore, elle avait vécu la même situation au printemps dernier, et savait ce que ça faisait.
    - Basil, raconte moi. Je sais que c'est pas facile, mais je suis là, tu peux tout me dire...
    Il soupira une fois de plus, avec un sourire triste.
    - Je veux bien, mais y'a rien de plus à dire. Elle était là, elle a mal pris le fait que tu te sois installée ici, je l'ai mal pris qu'elle me donne aucune explication, aucune excuse, et... voilà. Et je lui ai dit qu'elle pouvait pas rester ce soir. J'en étais pas capable...
    Elle lui prit la main et la serra dans la sienne avec conviction.
    - Je comprends. Vous discuterez demain ou un autre jour, c'est ça?
    Il acquiesça silencieusement, le regard perdu dans le vide, comme s'il pensait déjà à ce moment. Elle le laissa dans ses pensées pendant quelques minutes, puis repris la parole.
    - Et comment tu se sens toi?
    Il haussa de nouveau les épaules, avec une petite moue.
    - C'est bizarre. D'un côté j'étais content de la retrouver, j'avais envie de la prendre dans mes bras, d'oublier tout ça et de l'embrasser... Et puis, de l'autre, j'avais envie de lui faire mal, de la voir souffrir jusqu'à ce qu'elle me demande pardon et...
    Et le reste de sa phrase resta en suspend. Elle acquiesça néanmoins, comme si elle avait compris l'idée.
    - C'est normal, ne t'en fais pas. Du moment que tu ne l'as pas fait, que tu es resté maître de toi, tout va bien.
    Soupirant une fois encore, il donna un petit coup de pied en direction d'une feuille morte qui s'était écrasée sur les marches, et qui s'envola avec le déplacement d'air.
    - Ouais... et on verra bien ce que ça donne demain...
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Message(#) Sujet: Re: Who is the lamb and who is the knife ? (2968) | Parfaite Who is the lamb and who is the knife ? (2968) | Parfaite EmptyLun 13 Juin 2011 - 23:15

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