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 1020 ▬ Ton courage surpasse toute les amitiés.

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1020 ▬ Ton courage surpasse toute les amitiés. Vide
Message(#) Sujet: 1020 ▬ Ton courage surpasse toute les amitiés. 1020 ▬ Ton courage surpasse toute les amitiés. EmptyDim 30 Jan 2011 - 23:08


Tadeck & Roxanne

« L'amitié est une religion sans Dieu ni jugement dernier.
Sans diable non plus. Une religion qui n'est pas étrangère à l'amour.
Mais un amour où la guerre et la haine sont proscrites, où le silence est possible. »



La journée avait dès le départ mal commencée. Tadeck aurait du se lever à 8h00, se préparer et appeler un taxi pour aller chez son ostéopathe. Mais voilà, le réveil ne sonna pas et il se leva aux alentours de 10h, après s'être fait réveillé par la sonnerie incessante de son téléphone portable. C'était la secrétaire de son ostéo qui l'appelait pour l'engueuler d'avoir manqué le rendez-vous. Il eu beau déblatérer pour se défendre, rien n'y faisait. Ils fixèrent un autre rendez-vous, pour dans trois semaines. Là, ce fut Tadeck qui gueula. Son genoux lui faisait mal dernièrement, il ne pouvait pas attendre autant de temps. Et tout ce qu'on lui répondit fut : il fallait venir ce matin. Et elle raccrocha. Tadeck aurait dû après ça, se recoucher et ne plus bouger de toute la journée. Mais il décida de se lever malgré tout, pour affronter une nouvelle journée ennuyeuse à mourir. Il se traina jusqu'à sa cuisine, ayant quelques difficultés à descendre les escaliers ce matin, à cause de son genoux. Une fois sur place, il se prépara un grand bol de céréales -chose qu'il n'avait jamais eu le droit de manger durant son enfance-, versa le lait froid dedans et après s'être emparé d'une cuillère il marcha sans grande conviction jusqu'au salon. Se laissant alors tomber dans le canapé, il alluma la télévision et comata devant. Rien ne l'intéressait, ce qui était diffusé était ennuyant à mourir ou stupide à en devenir chèvre. Mais il n'avait rien d'autre à faire de sa journée. Soupirant toutes les cinq minutes, il resta ainsi jusqu'à trois heure de l'après-midi. L'esprit embrumé et un léger mal de crâne, c'est la faim qui le tira du canapé. Retournant dans la cuisine -et laissant son bol sur la table du salon-, il n'avait néanmoins absolument pas la motivation de se préparer quoi que ce soit. Fouillant les placards et le congélateur il finit par dénicher un paquet de chips. Pas très diététique, mais ça comblerait sa faim pour un moment au moins. Il s'installa dans sa cuisine et mit de la musique, ressortant ses vieux CDs de Ray Charles et chantonnant sans motivation. Il faisait peine à voir.

Abandonnant le paquet de chips à moitié renversé sur la table, il coupa la musique et quitta la cuisine précipitamment. Tout ceci n'était pas une vie. Il ne s'était pas imaginé à 26 ans en train de croupir comme un vieux dans une maison trop grande pour lui. Il monta à l'étage, dans une pièce qu'il fermait à clé. Un tour, deux tours et la serrure s'ouvrit. Une pièce qu'il avait fermé non pas parce qu'elle renfermait un ou des secrets. Mais plutôt parce que son contenu le rendait malade et malheureux comme les pierres. Des accessoires de sport. Un vélo d'appartement, un rameur, plusieurs poids, une corde à sauter et un tapis de sol. Son cœur martelait sa poitrine, alors que l'hésitation faisait tressaillir sa main qui tenait encore la poignée de porte. Après une longue expiration il pénétra dans la pièce semblable à sa pire ennemie. Depuis qu'il était sortit de l'hôpital, à part sa rééducation il n'avait plus fait de sport. Non pas qu'il ne voulait pas, mais sa blessure ne le lui permettait plus. Et il n'y avait rien de plus horrible pour lui que ça. Lui qui pratiquait toutes sortes d'activités, lui qui était soldat, lui qui ne tenait pas en place. Il se retrouvait réduit à l'inutilité physique, un véritable calvaire qu'il avait de plus en plus de mal à supporter. Il craignait de finir avec un ventre énorme, tout bouffi de partout. Ne voulant pas non plus finir complètement estropié ou en fauteuil roulant, il prit le temps de réfléchir quelques instants. Ce n'était pas la peine de s'en demander trop. Il se changea alors, enfilant un short et un tee-shirt, puis déroula le tapis de sol sur le parquet. Quelques abdos ne pourraient pas lui faire de mal, n'est-ce pas ? Il s'allongea par terre et commença le travail. Après un moment à ne travailler que le haut de son corps, il se laissa aller à quelques pompes. Après tout, c'était surtout les abdominaux et les bras qui travaillaient. Mais il s'arrêta rapidement alors que sa jambe se faisait douloureuse. Il se releva alors trop vite et la catastrophe arriva. Son genoux sauta et sa jambe plia aussitôt. Perdant l'équilibre, il bascula en arrière. Il passa par-dessus le rameur et se retrouva coincé entre celui-ci et le mur, les jambes dessus.

D'abord sonné, il mit quelques instants avant de réagir. Une rage inquiétante le contractait. Un sentiment d'impuissance l'envahissait, c'était insupportable. Après plusieurs vaines tentatives, Tadeck comprit qu'il était condamné à rester dans cette position, jusqu'à ce que quelqu'un s'inquiète de son silence et se bouge. Sa rage se transforma alors en détresse et ses yeux s'humidifièrent aussitôt. La position était inconfortable et la douleur devenait de plus en plus gênante. Quelques larmes s'échappèrent de ses yeux alors qu'il les essuyait d'une main tremblante aussitôt, la mine renfrognée et dépitée. Il se passa pratiquement une demi heure ainsi, ou il chassait inlassablement la moindre larme qui osait quitter ses prunelles. Puis, la sonnerie retentit dans la maison. Les yeux rouges et gonflés, il se redressa autant qu'il put. Comment prévenir la personne qu'il était coincé ? La sonnerie retentit à nouveau. Ça, c'était quelqu'un qui savait qu'il était chez lui. Tentant le tout pour le tout, il se mit à crier : « JE SUIS EN HAUT ! JE SUIS COINCÉ ! » Est-ce qu'on l'entendrait au moins ?



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1020 ▬ Ton courage surpasse toute les amitiés. Vide
Message(#) Sujet: Re: 1020 ▬ Ton courage surpasse toute les amitiés. 1020 ▬ Ton courage surpasse toute les amitiés. EmptyDim 6 Fév 2011 - 21:57

A quoi reconnaît-on un ami ? Il sera toujours là pour vous aider, dans les bons comme mauvais moments. Roxanne & Tadeck



    « Et maintenant place aux Black Eyed Peas avec leur succès du moment : "The Time" ! » « Bon sang, ma tête...! » Tels furent les premiers mots prononcés par notre jolie brune, réveillée par son réveil ce matin là. La main droite sur le front, Roxanne subissait à cet instant précis les quelques verres d'alcool ingurgités le soir précédent. Si bien qu'elle sursauta en sentant les pieds froids d'une autre personne contre sa jambe gauche, priant pour qu'il ne s'agisse pas d'un jeune homme avec qui elle avait finit par faire des folies. Par chance, ça n'était que Lola, une grande amie à elle, qui elle aussi sentait encore l'alcool à plein nez. Stoppant net le dernier succès du fameux groupe des Black Eyed Peas, Roxanne soupira avant de sortir de son lit, direction la salle de bains. Autant tout de suite vous avouer qu'elle se fit peur une fois devant le miroir... Et dire qu'elle n'était vraiment pas du genre à boire et qu'elle s'était laissée tenter par son amie le soir dernier. Ça n'était pas du tout son genre, non ça n'était pas du tout Roxanne d'agir ainsi. Si bien qu'elle se sentit mal durant un instant, tentant de se remémorer la soirée qu'elle avait pu passer en compagnie de Lola et d'autres amies. Car oui, quand on buvait, on devenait atteint d'Alzheimer, c'était bien connu. Si bien que, prise d'une migraine assez conséquente, elle mit les souvenirs aux oubliettes, préférant prendre une bonne douche brûlante pour se changer les idées. Ce fut sûrement l'un des seuls jours où sa voix fluette ne se fit pas entendre sous la douche, elle qui habituellement chantait à tue tête. Ce matin là, elle était ailleurs, se persuadant qu'elle n'avait rien fait de mal le soir dernier. Car soyons clair, elle avait peur d'avoir fait des avances à un jeune homme, ce qui n'était pas du tout son genre. Après tout ça n'était pas comme si elle s'était retrouvée ce matin aux côtés d'un jeune homme inconnu. Non, ce matin là, elle s'était réveillée aux côtés de sa plus grande amie, et non aux côtés d'un Jean-Paul ou encore d'un Jack.

    Si bien que, voulant totalement oublier cet épisode fâcheux, elle prit soin d'enfiler un jean ainsi qu'un t-shirt noir assez simple qui lui allait toutefois à merveille. Que comptait-elle faire ce jour là ? Se rendre aux côtés d'un jeune homme qu'elle pouvait qualifier de moitié, prénommé Tadeck. Elle savait qu'elle pouvait tout lui dire, même si en général c'était plutôt lui qui venait se plaindre auprès d'elle, ce jeune homme qu'elle avait toujours prit soin de surnommer son grincheux. Elle était pour ainsi dire son petit rayon de soleil, la demoiselle qui venait éclairer toute cette pénombre qu'il s'était lui même imposé. En y repensant, qu'est ce qu'il pouvait être déprimant quand il voulait... Roxanne avait elle même du mal à se demander comment il faisait pour rester en vie. A l'écouter, c'était parfois la fin du monde. Voila pourquoi elle se devait de lui rendre visite très régulièrement, quand ça n'était pas lui qui venait l'embêter. Le point positif était qu'elle n'avait jamais besoin de le prévenir, et inversement, ils se rendaient chez l'un ou chez l'autre au feeling, comme le disait si bien la demoiselle. Voila pourquoi la demoiselle s'apprêta à quitter son appartement, quand la fameuse Lola fit son apparition, vêtue de sa robe de soirée, qu'elle avait prit soin d'enfiler pour leur fameuse soirée en boîte de nuit. « Bah Roxie, qu'est ce que tu fou ? » « Et toi, qu'est ce que tu fichais dans mon lit ce matin ? Je t'en pose des questions ? T'as du pain frais sur le plan de travail et du jus d'orange dans le frigo, tu pourras te débrouiller seule je pense ? J'en ai pas pour longtemps, enfin... » Bien sûr qu'elle en aurait pour très longtemps, elle allait voir sa moitié après tout.

    Elle prit donc la direction de la demeure du jeune homme, prenant soin d'acheter quelques pains au chocolat ainsi que quelques croissants à la boulangerie qui était au coin de la rue du fameux bâtiment où elle comptait se rendre. Une fois devant la fameuse demeure, souriante comme jamais, elle fit fonctionner la fameuse sonnette surmontée du nom de Tadeck. Comme d'habitude, il ne répondait jamais à la première sonnerie! Si bien qu'elle appuya une seconde fois, puis une troisième et enfin... Une quatrième. Étrange, sa voiture était garée comme à son habitude devant la demeure, et il n'était pas là ? Haussant les sourcils, elle entendit la voix du jeune homme, mais ne comprit pas réellement ce qu'il lui disait. Si bien qu'elle se permit d'ouvrir la porte. « Tadeck ? » Jetant un coup d'œil aux pièces du bas, elle n'y trouva personne, alors que la voix sacadée du jeune homme retentissait à nouveau, mais à l'étage. Le coeur de la demoiselle se mit à battre à tout rompre, alors qu'elle déposait en vitesse le sachet de viennoiseries dans la cuisine, direction l'étage où... Elle trouva le jeune homme dans un sale état, à terre. « Bon sang Tadeck qu'est ce qu'il s'est passé ?! On t'avait bien dit de ne pas retoucher à tout ces engins, fallait vraiment que tu fasses ta tête de mûle! » Oui, elle lui criait dessus, alors qu'en ce moment il avait plus besoin de réconfort. « Allez viens. » Enchaîna-t-elle tout en l'aidant du mieux qu'elle le put afin qu'il ne soit plus coincé entre le rameur et le mur. Chose assez délicate sachant qu'elle entendait le jeune homme grogner à chaque fois qu'elle tirait un peu trop fort. « Bouge pas, j'appelle les pompiers. Bon sang t'es pas croyable! » Termina-t-elle par lui confier tout en attrapant d'un geste son portable, tapant le fameux numéro.
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Message(#) Sujet: Re: 1020 ▬ Ton courage surpasse toute les amitiés. 1020 ▬ Ton courage surpasse toute les amitiés. EmptyMer 9 Fév 2011 - 17:46


Tadeck & Roxanne

« L'amitié est une religion sans Dieu ni jugement dernier.
Sans diable non plus. Une religion qui n'est pas étrangère à l'amour.
Mais un amour où la guerre et la haine sont proscrites, où le silence est possible. »



Désespéré, Tadeck n'y croyait plus. Jusqu'à ce qu'il entende la porte d'entrée s'ouvrir, et une voix familière appeler : « Tadeck ? » Roxanne, c'était Roxanne ! Il poussa tout d'abord un immense soupire de soulagement, elle n'aurait pas pu mieux tomber. A croire qu'elle le faisait exprès, comme si elle avait un 6ème sens. Il se mit à l'appeler à nouveau, à bout de souffle. Il fallait dire que sa position repliée lui coupait légèrement le souffle à force. Il l'entendit monter les escaliers à toute allure, la pauvre était tout aussi paniquée que lui. Tadeck baissa la tête quand il vit le regard qu'elle lui jeta. « Bon sang Tadeck qu'est ce qu'il s'est passé ?! On t'avait bien dit de ne pas retoucher à tout ces engins, fallait vraiment que tu fasses ta tête de mûle! » Oui, oui, il était au courant. Tadeck se renfrogna, affichant une mine plus boudeuse que jamais. Bien sûr qu'il n'en faisait qu'à sa tête, mais il pensait avoir été suffisamment puni et humilié comme ça. Car oui, il était humilié. Après tout, qui ne le serait pas dans une telle situation ? Il se sentait ridicule et il avait envie de disparaitre loin d'ici. Heureusement, c'était Roxanne, son amie la plus proche. Et il savait que jamais elle ne se foutrait de lui ou irait répéter ça à tout le monde. Ce n'était franchement pas son genre. Tant mieux, il n'aurait certainement pas supporté le regard de quelqu'un d'autre de toute façon. Elle se calma rapidement, connaissant suffisamment Tadeck pour savoir que si elle voulait qu'il fasse un effort, il valait mieux ne pas trop l'engueuler, parce qu'il se renfermait comme une huître sinon et là, on ne pouvait plus rien tirer de lui. « Allez viens. » Elle se pencha alors pour retirer le rameur, mais c'était assez lourd et Tadeck ne cessait de gémir. Fallait dire qu'au vu de sa position, ça ne pouvait être autrement.

Elle cessa alors, se redressant. Tadeck fronça les sourcils, inquiet. Hé oh, qu'est-ce qu'elle fabriquait ? Elle allait quand même pas le laisser planter là ? Elle attrapa son téléphone portable et une vague de panique envahit le jeune homme. « Bouge pas, j'appelle les pompiers. Bon sang t'es pas croyable! » Quoi, quoi ? Les pompiers ? Ah ça non, jamais ! Il était hors de question que qui que ce soit d'autre le voit dans cet état et dans cette position. Il se redressa comme il pu, craquant complètement : « NON ! Je t'interdis de les appeler. » Sa voix avait claquée dans l'air, se faisant autoritaire. Mais on voyait bien qu'il était effondré au fond. Non en effet, il ne voulait pas qu'on le voit comme ça. Mais en plus, de quoi aurait-il l'air face à Roxanne ? Elle allait voir des pompiers, forts et musclés, le ramasser lui qui tenait à peine debout, comme s'il n'était qu'une merde, qu'un petit vieux. Non, c'était hors de question, il ne supporterait pas. Il ajouta alors, d'une voix plus calme et n'osant toujours pas affronter son regard. « Ne les appel pas, s'il te plais. Je veux pas... On va trouver une autre solution. » Il tenta de voir comment il était positionné exactement et comment il pourrait se tirer de là. Au bout de quelques secondes, il expliqua : « Pousse le devant du rameur seulement, ce sera moins lourd. Après tu feras glisser mes jambes sur le côté, ça devrait le faire. » Et son amie s'exécuta, sous le regard inquiet de Tadeck. A chaque fois que sa jambe se dépliait un peu plus, au lieu de le soulager ça lui faisait mal. Il grimaçait et ne parvenait pas à contenir des petits râles de douleur. Et de toute façon, il n'avait nullement l'envie de se retenir. Mais Roxanne avait l'habitude à force.

Roxanne attrapa délicatement ses jambes avant de les déposer au sol, dans le petit espace qu'elle avait libérée. Tadeck souffla quelques secondes. Puis, il attrapa la main que Roxanne lui tendait et s'appuya contre le mur avec l'autre. Au bout du deuxième essai, il fut debout. Glissant son bras autour des épaules de son amie pour prendre appui, il resta quelques secondes immobiles, alors que ses jambes flageolaient légèrement. Ne prenant même pas la peine de la remercier, il déclara : « Accompagne moi dans ma chambre, y a ma béquille. » Il pouvait à peine poser son pied par terre tant son articulation lui faisait mal. Soutenu par Roxanne, il boitilla jusqu'à sa chambre, la mine toujours aussi sombre et frustrée. Ils pénétrèrent dans sa chambre, qui était en désordre complet d'ailleurs, et il lui fit signe de l'installer sur le lit. Il s'y assit et ajouta : « La béquille est contre le placard là-bas. » Il passa ses mains sur son visage, nerveux. Puis, toujours énervé, il répliqua, comme pour se justifier auprès d'elle : « J'ai pas fais de rameur. Je faisais juste quelques exercices au sol, j'ai trébuché en me relevant. » Il passa sa main sur son genoux douloureux en grimaçant et murmura : « Putain, j'ai mal... » Et dire qu'il allait devoir attendre encore trois semaines avant de pouvoir retourner chez l'ostéopathe. L'horreur ! Il releva alors les yeux sur son amie, la regardant s'activer dans sa chambre pour essayer de se frayer un chemin jusqu'à l'armoire sans marcher sur un fringue ou autre chose qui trainait par terre. Tadeck l'a connaissait bien, et il ne comprenait pas qu'elle soit seule. Elle avait tout pour elle, tant mentalement que physiquement. Et pourtant, elle n'était pas le genre de fille à enchainer les mecs. Ça le laissait légèrement perplexe d'ailleurs. C'est vrai qu'elle était belle quand même.



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Message(#) Sujet: Re: 1020 ▬ Ton courage surpasse toute les amitiés. 1020 ▬ Ton courage surpasse toute les amitiés. EmptyLun 21 Fév 2011 - 12:01

    Tadeck était un chanceux, oui, un énorme chanceux. Car qui aurait pu prouver par A plus B que quelqu'un serait venu à son secours si Roxanne n'avait pas eu la brillante idée de lui rendre visite ce jour là ? Peut être serait-il resté des heures dans cette position, à ses risques et périls. Comme quoi le destin faisait parfois bien les choses. Comme elle l'avait malheureusement prévu, il bouda alors qu'elle prenait soin de lui remettre les pieds sur terre. C'était vrai après tout, il fallait toujours qu'il défie l'interdit. Et les conséquences, il y pensait quelques fois ? Visiblement non, sachant qu'il était entre ce mur et cet engin sportif. Un vrai gamin! Et pourtant, qu'est ce qu'elle l'aimait son petit Tadeck... Il avait beau être le grincheux le plus pitoyable de la terre, elle l'aimait, à sa façon certes. Elle avait toujours été là pour lui, dans les bons comme mauvais moments, comme le soulignait cette arrivée en trombe de notre jolie demoiselle, qui était prête à sauver tel Superman son Tadeck visiblement déjà bien amoché. Elle voyait donc bien qu'il était honteux, honteux que sa plus grande amie le retrouve dans cet état, mais sache surtout qu'il désobéissait aux plus grandes règles. Règles qui auraient pu lui coûter la vie. Mais Tadeck était encore jeune et "inconscient" comme osait parfois lui dire Roxanne, un sourire au coin des lèvres. Elle prit donc rapidement les choses en mains, ne cherchant pas réellement à réfléchir. Et, à vrai dire, c'était une chose qu'elle aurait du faire avant de s'aventurer seule sur ce terrain. Car c'était bien connu, ça n'était pas une petite demoiselle d'1m60 les bras levés , 50 kilos qui soulèverait à elle seule un homme comme Tadeck. Non pas qu'il était gros, mais encore assez musclé pour ne pas lui faciliter la tâche.

    C'est donc sans réfléchir, à nouveau, qu'elle préféra laisser tomber, sous l'air ahuri du jeune homme, optant pour le plan B, ou plan "J'appelle les pompiers pas de panique". Elle savait pertinemment qu'il ne voulait en aucun cas qu'elle appelle ce service. « NON ! Je t'interdis de les appeler. » Et les paroles du jeune homme eurent le mérite d'être claires, n'est-ce pas ? Si bien que l'appel était déjà enclenché quand il la supplia en plus de cette phrase catégorique. « Ne les appel pas, s'il te plais. Je veux pas... On va trouver une autre solution. » Il était là, la suppliant tel un enfant supplie sa mère pour avoir une sucette à la boulangerie. Comment pouvait-elle résister ? « Bonjour, que puis-je faire pour vous ? » Ces quelques paroles résonnèrent enfin à l'esprit de la demoiselle, qui avait donc affaire aux pompiers. « Je... Bernadette ? » Première idée qui lui était venue à l'esprit, ridicule n'est-ce pas ? Si bien que la demoiselle au bout du combiné soupira, sûrement comme à chaque fois que quelqu'un tapait le 18 avec pour objectif d'appeler un ami, lui raccrochant au nez. Ouf. « Pousse le devant du rameur seulement, ce sera moins lourd. Après tu feras glisser mes jambes sur le côté, ça devrait le faire. » Elle l'aida donc à quitter cet endroit, avec la tactique qu'il avait mis en place en l'espace d'un seul instant. La seule chose qui brisa le cœur de la demoiselle furent les cris du jeune homme, qui ne faisait que s'accentuer.

    Le calvaire fut par chance très vite terminé, alors qu'elle l'accompagnait dans sa chambre, histoire de récupérer sa béquille. « La béquille est contre le placard là-bas. » Elle se fraya un chemin entre tous les vêtements du jeune homme à la recherche de sa béquille, tout en écoutant ce qu'il avait à ajouter. « J'ai pas fais de rameur. Je faisais juste quelques exercices au sol, j'ai trébuché en me relevant. » « Je m'en fiche bien Tadeck, tu te rends compte que t'aurais pu rester des heures comme ça ? Si j'étais pas venue à l'improviste, qui t'aurais sorti de là tu peux me le dire ?! » Avait-elle rétorquée sur un ton sec, sans même se rendre compte qu'elle lui faisait plus de mal que de bien, lui qui souffrait déjà physiquement. « Putain, j'ai mal... » Ce fut cette simple phrase qui lui remit les pieds sur terre, alors qu'elle enchaînait. « Excuse moi Tad'... » Lui confiant sa béquille après avoir réussi le parcours du combattant, s'étant frayé un chemin entre chaussettes et pantalons en tout genre. « Fais moi voir ça. » Ajouta-t-elle tout en s'accroupissant pour être à hauteur de sa jambe. A peine l'eut-elle effleurée qu'une grimace se dessina sur le visage du jeune homme, alors qu'elle ajoutait en vitesse. « Excuse moi je... Je voulais pas te faire mal. » Roxanne, ou l'art de parfois tout dramatiser quand un ami va mal physiquement. « Comme quoi t'es pas le seul à être maladroit. » Lui confia-t-elle, un sourire malicieux se dessinant sur son visage. Et dire qu'elle tentait de le faire rire alors qu'il avait mal. C'était du Roxanne tout ça, pas de doute. « Bon bah, j'ai pas le choix je crois, j'arriverais jamais à te convaincre d'aller aux urgences c'est ça ? Je te demande juste une faveur alors. Laisse moi rester ici avec toi ce soir, on sait jamais, il pourrait t'arriver n'importe quoi. Je me ferais toute petite t'en fais pas, le canapé me conviendra à merveille. » Termina-t-elle par lui dire, un fin sourire au coin des lèvres, prenant soin de déposer ses mains fines sur les genoux du jeune homme.
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Message(#) Sujet: Re: 1020 ▬ Ton courage surpasse toute les amitiés. 1020 ▬ Ton courage surpasse toute les amitiés. EmptyDim 27 Fév 2011 - 11:38


Tadeck & Roxanne

« L'amitié est une religion sans Dieu ni jugement dernier.
Sans diable non plus. Une religion qui n'est pas étrangère à l'amour.
Mais un amour où la guerre et la haine sont proscrites, où le silence est possible. »



Le bruit des paroles à l'autre bout du combiné raisonnèrent et Tadeck fixa Roxanne avec une certaine détresse dans les yeux, voir même une pointe de menace. Du genre : si tu leur dis de venir, je te parle plus jamais de ma vie ! Oui, une menace très effrayante... Surtout quand on savait qu'il ne serait pas capable de lui faire la gueule plus de deux jours consécutifs. Mais bon, c'était l'intention qui comptait finalement. Roxanne resta silencieuse quelques instants, hésitant visiblement entre se plier aux désirs de son ami ou faire venir les pompiers pour s'assurer que tout aille bien. « Je... Bernadette ? » Tadeck leva les yeux au ciel et poussa un long soupire de soulagement. Hallelujah, elle était de son côté ! En même temps, en y réfléchissant bien ça aurait difficilement pu être autrement. Roxanne était pratiquement toujours de son côté, le soutenant et le supportant coûte que coûte, n'hésitant jamais à prendre sa défense face aux autres. Et pourtant, il ne le méritait pas franchement. Même s'il se montrait sous un autre jour face à Roxanne que les autres n'avaient pas la chance de voir, il restait malgré tout assez dur avec elle et surtout, très peu reconnaissant. Enfin, en apparence du moins. Car au fond, il l'était et il avait grandement besoin d'elle. Cette fille avait le don de prendre la vie du bon côté et de dédramatiser les choses. Ce qui était excellent pour Tadeck qui était l'opposé total : il passait ses journées à se morfondre et à se plaindre, et à faire d'une broutille une montagne. Ce qui finissait par lui-même le fatiguer à force. Mais il était comme entrainer dans une spirale infernale dont il n'arrivait plus à se sortir et d'ailleurs, il ne faisait pas d'efforts pour, se complaisant dans son "malheur". Seule Roxanne réussissait à le faire en sortir pendant quelques instants, lorsqu'elle était à côté de lui. Chose qui prenait rapidement l'allure d'un miracle d'ailleurs.

En temps normal, Tadeck aurait même pu être amusé de la phrase de son amie pour déjouer la standardiste des pompiers. Bernadette.. Qui portait encore ce nom ridicule ? Mais aujourd'hui, à cet instant il n'avait pas vraiment envie de rire... Surtout lorsque Roxanne prit les choses en main et exécuta ce qu'il lui avait demandé. Il avait l'impression qu'il allait mourir de honte face à elle. Il était là, tout faible, impuissant, ne faisant que crier sa douleur et accentuer son état pitoyable. Super. C'était vraiment très viril et valorisant tout ça ! Déjà qu'il souffrait d'être "handicapé" d'une jambe, alors si en plus maintenant il avait besoin qu'une fille vole à son secours, c'était de pire en pire. Tout ça, c'était la faute à ce putain d'ostéopathe qui n'avait pas voulu le reprendre avant 3 semaines ! Enfin, ça c'était ce que pensait Tadeck. Mais c'était bien de sa faute s'il n'était pas allé au rendez-vous qu'il avait eu ce matin même. Enfin bref. Roxanne l'avait donc accompagné jusqu'à sa chambre et déposé sur son lit avant d'aller lui chercher sa béquille, comme il le lui avait si gentiment demandé. Pas vraiment gêné qu'elle voit sa chambre dans un bordel pareil -de toute façon, toute sa maison était souvent désordonnée puisqu'il avait la flemme de la ranger et qu'il fallait que Roxanne passe par chez lui pour que ça s'arrange- il commença alors à se justifier, se trouvant des excuses. Ce qui n'eut pas vraiment l'effet escompté puisque Roxanne répliqua sèchement, visiblement agacée par le comportement complètement inconscient de son ami. « Je m'en fiche bien Tadeck, tu te rends compte que t'aurais pu rester des heures comme ça ? Si j'étais pas venue à l'improviste, qui t'aurais sorti de là tu peux me le dire ?! » Vexé, Tadeck ouvrit la bouche pour rétorquer mais la referma. Il croisa ses bras sur sa poitrine, et exécutant une parfaite moue boudeuse, il grogna en guise de réponse : « Dieu. » Évidemment c'était la réponse la plus bête qu'il soit, mais c'était tout ce qu'il avait trouvé pour avoir le dernier mot. Roxanne avait parfaitement raison et ça l'insupportait. Il en avait marre lui aussi de rester là à rien faire ! Il avait besoin de faire du sport, de se dépenser, de s'occuper, de se vider l'esprit. Et regarder ces maudites séries gnangnan à longueur de temps était en train de lui ramollir le cerveau.

Après s'être malaxé doucement son genoux douloureux, il gémit, se plaignant d'avoir mal. La réaction de Roxanne ne se fit pas attendre : « Excuse moi Tad'... » Tadeck haussa mollement les épaules. De toute façon, le mal était fait alors... Restant à présent silencieux, il attendait que Roxanne le rejoigne. Elle lui tendit alors sa béquille et Tadeck daigna enfin décroiser ses bras pour s'en emparer, tandis que son amie elle s'accroupissait en disant : « Fais moi voir ça. » Il la laissa faire, l'observant d'un œil méfiant malgré tout. Et à peine eut-elle légèrement manipulé son genoux qu'il grimaça, inspirant bruyamment. Roxanne retira aussitôt ses mains en s'excusant platement. « Excuse moi je... Je voulais pas te faire mal. » Encore heureux ! Manquerait plus que ça tient. Il ne manqua pas de lui faire partager son avis d'ailleurs, soufflant avec l'ombre de quelques reproches : « J'espère bien. » Elle reposa doucement ses mains sur son genoux, avant d'ajouter doucement, l'air amusée. « Comme quoi t'es pas le seul à être maladroit. » Ça voulait dire quoi ça ? Susceptible comme pas possible, Tadeck pinça les lèvres et lâcha un "pffff" agacé. Déjà qu'il n'avait pas franchement envie de rire, alors si en plus c'était pour lui faire ce genre de remarques... Valait mieux qu'elle ne dise rien ! Mais Tadeck ne se montra pas désagréable pour autant et garda le silence, conscient qu'il lui devait malgré tout une fière chandelle pour le coup et que au fond... Elle n'avait pas tort. « Bon bah, j'ai pas le choix je crois, j'arriverais jamais à te convaincre d'aller aux urgences c'est ça ? Je te demande juste une faveur alors. Laisse moi rester ici avec toi ce soir, on sait jamais, il pourrait t'arriver n'importe quoi. Je me ferais toute petite t'en fais pas, le canapé me conviendra à merveille. » Au même moment, elle cessa tout mouvement, déposant simplement ses deux mains délicates sur ses genoux. Il se surprit à frisonner face à ce contact pourtant tout à fait bénin. Il avait baissé son regard, croisant celui de la jeune fille. Il ne pipa pas mot pendant quelques instants, se perdant doucement dans le regard de son amie. Puis, se reprenant il finit par lâcher sèchement : « En effet, j'irais pas aux urgences. » Nouvelle pause. Puis, reprenant d'une voix plus douce et agréable il ajouta : « Je crois que j'ai pas le choix d'accepter, c'est ça ? » Et, pour la première fois depuis aujourd'hui, il esquissa un léger sourire en coin. Il s'empressa néanmoins d'ajouter quelques conditions : « Mais je te préviens, y a ma série qui commence dans 10 minutes, je veux pas la louper. On va redescendre au salon. » Et trahissant une nouvelle fois son manque absolu de galanterie -et il le vivait parfaitement bien- il conclut par « Ouais, le canapé ira très bien. » Il aurait pu lui proposer son lit, ou même de faire celui de la chambre d'ami. Mais non. Après tout, c'était elle qui avait proposé le canapé, pas lui. Alors bon.

Se redressant alors et prenant appuie sur sa béquille il échappa une petite grimace alors que ses jambes flageolèrent quelques secondes. Il souffla un bon coup et avant même que Roxanne n'ait fait le moindre mouvement, il intima : « J'ai pas besoin d'aide. » Sans un regard pour son amie, il quitta la chambre, en se prenant les pieds et la béquille dans les fringues qui trainaient par terre, shootant alors dedans en s'énervant et en pestant sans retenue. Le moment le plus difficile fut lorsqu'il dû descendre les escaliers. Ce fut long et périlleux et il manqua plus d'une fois de se casser la figure. Roxanne était là à chaque fois pour le retenir par les épaules, lui évitant de basculer en avant. Il se contentait de chasser ses mains d'un mouvement brusque des épaules à chaque fois, appuyant bien sur le fait qu'il n'avait pas besoin d'aide. Alors qu'il en avait nettement besoin. Mais à force, Roxanne devait être habituée aux refus stupides et infondés de son ami. Une fois arrivé au salon, il se laissa tomber sur le canapé dans un râle de soulagement. Il étendit sa jambe blessée sur la table basse, fermant les yeux quelques instants. Bon sang que ça faisait du bien ! Dans le salon, trainait encore sur la table son petit déjeuné, tandis que dans la cuisine son paquet de chips à moitié déversé sur la table était toujours là ainsi que les miettes qui allaient avec. Tadeck n'avait pas prit la peine de nettoyer, et il n'en avait pas l'intention.



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1020 ▬ Ton courage surpasse toute les amitiés. Vide
Message(#) Sujet: Re: 1020 ▬ Ton courage surpasse toute les amitiés. 1020 ▬ Ton courage surpasse toute les amitiés. EmptySam 12 Mar 2011 - 20:59

    Tadeck avait toujours su comment faire craquer son amie, et dans n'importe quelle situation. La preuve, sachant qu'elle venait de renoncer à sa toute première idée, c'est à dire appeler les secours afin qu'ils puissent s'occuper de lui. Après tout elle aurait très bien pu deviner qu'il ferait sa tête de mule, et qu'il lui interdirait de contacter ce genre de service. Qu'est ce qu'il était borné! C'était à la limite du supportable. Et pourtant, Roxanne était bien l'une des seules à ne jamais perdre patience face à l'homme grincheux qu'était et que serait éternellement Tadeck. Car c'était bien connu, personne ne change, même avec du courage et une pointe de volonté. Mais après tout, qui sait ? Peut être n'était-ce qu'une impasse ? Peut être fallait-il que Tadeck s'aperçoive ne serait-ce qu'une seule fois à quel point la vie valait d'être vécue pour stopper ses conneries ? A vrai dire et bien malheureusement, seule la perte d'un proche aurait pu lui ouvrir les yeux. Car c'est ça la vie, on rit, on profite de chacun de nos moments et puis d'un coup elle vous frappe, vous prend, et ne vous ramène plus jamais. Vous devenez sa possession, et personne ne peut rien y faire. La seule chose qu'ils peuvent faire ? Pleurer sur leur sort. Alors c'est donc ça la vie ? Par chance, Roxanne avait su la prendre du bon côté, et n'avait jamais pleuré sur son sort, ou du moins pas devant les autres. Car il était certain qu'elle avait déjà pleuré, et pas qu'une fois, mais elle avait toujours détesté que l'on puisse prendre pitié d'elle. Raison pour laquelle Tadeck ne l'avait jamais vu pleurer, ni même baisser les bras, pas même avec sa plus grosse charge, qui n'était autre que lui. Au fond, n'était-ce pas une preuve qu'il était plus que ce qu'elle prétendait ? Roxanne avait toujours préféré ne pas y penser. Et pour une bonne raison, parce qu'elle savait pertinemment ou du moins c'était convaincue qu'elle n'était pas fait pour lui. Et pourtant, dieu sait à quel point elle s'était retrouvée recroquevillée sur son lit le soir, après que Tadeck lui ai raconté en rigolant sa dernière histoire d'un soir. Incompréhensif, ça oui, il l'était. Et pourtant, c'était tout ça qui le rendait attachant, c'était tout ça qui poussait Roxanne à le protéger, à le soutenir dans chacun des obstacles de sa vie. Au fil des années, elle était tout simplement devenue son ange gardien.

    Elle l'aida donc comme à son habitude, mais sentit très rapidement qu'il se sentait honteux face à elle. Lui qui se montrait toujours le plus fort à ses côtés, lui que l'on prenait pour son garde du corps quand ils se baladaient en ville. Et là, il se retrouvait réduit en poussière, ne pouvant même plus marcher seul. Après tout, il l'avait quelque peu cherché n'est-ce pas ? D'accord, il n'avait pas utilisé ce fameux rameur, mais il avait été à l'encontre des interdictions que lui avait imposé les personnes qui le suivait non ? « Dieu. » « Je m'attendais à mieux tu sais. » Rétorqua-t-elle en secouant la tête. Alors c'était nouveau, il croyait maintenant en dieu ? Et puis quoi encore... C'était la cerise sur le gâteau. « Tu sais aussi bien que moi que tu dit ça pour trouver une réponse et ne pas avouer que j'ai encore une fois raison à ton sujet. » Par la suite, elle tenta de le détendre du mieux qu'elle le put, mais ce ne fut pas très réussi, sachant qu'il se contenta de soupirer à toutes les remarques qu'elle put lui faire en le taquinant. « En effet, j'irais pas aux urgences. » « Tu sais que, une vingtaine d'années en moins, des petits yeux de merlan fris tu aurais pu me faire penser à un enfant qui fait son grincheux face à sa mère ? » Lui confia-t-elle avec pour but de lui ouvrir les yeux. « Je crois que j'ai pas le choix d'accepter, c'est ça ? » « Hum, t'as tout compris. C'est ça, où je rappelle Bernadette. » Lui répondit-elle en lui rendant un petit sourire, assez fière de ne pas avoir reçu à nouveau ses foudres. « Mais je te préviens, y a ma série qui commence dans 10 minutes, je veux pas la louper. On va redescendre au salon. » « Hum ça c'est ce que tu crois bad boy. » Ajouta-t-elle pour elle même, mais bien trop fort pour qu'il ne l'entende pas.

    « J'ai pas besoin d'aide. » Voila ce qu'il lui disait alors qu'il savait bien qu'il ne pouvait se débrouiller seul dans un tel état. Si bien qu'elle l'aida dans les escaliers et cela même s'il la repoussa à plusieurs reprises. « C'est moi où tu aimes quand ta maison a l'air d'une déchetterie ? » Lui confia-t-elle à nouveau en montrant du regard le fameux petit déjeuner toujours déposé sur la table basse. Et alors que le jeune homme tentait tant bien que mal de se penser vers la fameuse table basse, ayant pour but de prendre en main la télécommande, Roxanne la prit avant lui - réflexe oblige - la cachant derrière son dos. « J'avais bien précisé "c'est ce que tu crois" pourtant. Roxanne, celle que tu adores est là avec toi et toi tu ne penses qu'à ta série à deux balles c'est ça ? Tu me déçois tu sais. » Ajouta-t-elle, un fin sourire taquin au coin des lèvres.
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Message(#) Sujet: Re: 1020 ▬ Ton courage surpasse toute les amitiés. 1020 ▬ Ton courage surpasse toute les amitiés. EmptyMar 15 Mar 2011 - 4:25


Tadeck & Roxanne

« L'amitié est une religion sans Dieu ni jugement dernier.
Sans diable non plus. Une religion qui n'est pas étrangère à l'amour.
Mais un amour où la guerre et la haine sont proscrites, où le silence est possible. »



Tadeck c'était tellement enfermé dans la nouvelle personne qu'il était devenu, qu'il ne se rendait même plus compte du mal qu'il pouvait faire aux gens qui tenaient à lui. Il savait qu'il était désagréable, râleur et tout ça. Et il savait que c'était pour ça qu'il avait du mal à se lier avec les gens dorénavant. Et ça ne le dérangeait pas pour un sous d'ailleurs, au contraire même. Plus on lui foutait la paix, mieux il se portait. Enfin ça, c'était ce qu'il pensait. Elle se persuadait qu'il n'avait besoin de personne, que tout le monde l'emmerdait et qu'il serait plus heureux tout seul. Mais Tadeck n'avait pas un tempérament de solitaire en vrai. Et plus il était seul, plus il déprimait. Mais plus il déprimait, plus il se montrait exécrable avec les autres et donc, se retrouvait seul. Bref, un cercle vicieux bien malheureux au final. Mais le problème dans tout ça, c'était qu'il continuait d'être ainsi même avec les gens à qui il tenait. Il n'arrivait plus à se défaire de ce personnage qui lui collait à la peau, fermant les yeux et ignorant le mal qu'il pouvait faire. Parfois il s'en rendait légèrement compte et se demandait alors pourquoi est-ce que certaines personnes restaient quand même à ses côtés. Notamment Roxanne. Elle était parfaite avec lui. Mieux encore ! Il n'aurait pas pu rêver mieux qu'elle comme amie, et pourtant il passait son temps à tout gâcher avec son sale caractère et ses plaintes incessantes. Pourtant, elle était toujours là, à ses côtés. Et parfois, il se demandait pourquoi elle restait. Mais c'était tant mieux, car quand elle était là il se sentait bien. Tellement bien que ça en devenait étrange et douteux. Depuis quelques temps, il se sentait parfois confus en sa présence. Mais il refoulait tout, refusant l'évidence. Il ne pouvait pas accepter ça. Ce ne serait bon ni pour lui, ni pour elle. Surtout pas pour elle. Il lui ferait trop de mal.

« Je m'attendais à mieux tu sais. » Tadeck haussa les épaules, refusant de la regarder. Pourquoi pas Dieu après tout ? Lui, il y croyait. Pas au point d'aller à la messe tous les dimanches comme plus jeune, mais il pensait qu'en effet il y avait une force supérieure. Après qu'on l'appel dieu ou autre, il s'en fichait royalement. « Tu sais aussi bien que moi que tu dit ça pour trouver une réponse et ne pas avouer que j'ai encore une fois raison à ton sujet. » Toujours aussi boudeur, il commençait même à s'énerver un peu. Il soupira bruyamment et leva les yeux au ciel, se retenant d'exploser et de faire une crise, comme il savait si bien le faire et où il se montrait si méchant à chaque fois. Mais il décida de s'abstenir. Roxanne serait capable d'appeler les pompiers pour son genoux juste pour se venger et lui ramener la raison. Et puis il décida de ne rien dire aussi en signe de "reconnaissance" parce qu'elle l'avait quand même bien aidé sur ce coup. D'accord, c'était assez singulier comme reconnaissance... mais c'était Tadeck, on ne pouvait pas trop lui en demander non plus. Il intima ensuite qu'effectivement, il n'avait nullement l'intention d'aller aux urgences et ce, même s'il n'arrivait plus à tenir debout. Fierté obligé. Et fierté n'a jamais rimée avec intelligence... Tandis qu'avec stupidité oui. Enfin bref. Roxanne reprit, visiblement désespérée du cas qu'était Taddy. « Tu sais que, une vingtaine d'années en moins, des petits yeux de merlan fris tu aurais pu me faire penser à un enfant qui fait son grincheux face à sa mère ? » Il tourna la tête vers elle, vexé. Il déclara alors, d'un ton agressif : « Si t'es là pour être désagréable avec moi, tu peux rentrer chez toi tu sais ! » Et voilà, il commençait à se montrer désagréable. Se rendant compte qu'il avait peut-être abusé sur ce coup, il baissa la tête, un peu honteux et se tut. Roxanne n'était là que pour l'aider, pour le soutenir et essayer de le remuer un peu. Et lui, il passait son temps à rejeter son aide. Il ne la méritait vraiment pas, et c'était dans ce genre de moment qu'il se demandait pourquoi elle restait encore et revenait inlassablement.

« Hum, t'as tout compris. C'est ça, où je rappelle Bernadette. » Tadeck grimaça en signe de résignation. Hors de question qu'elle rappel ces fichus pompiers baraqués et aux deux membres bien solides. De toute façon, la présence de Roxanne lui était toujours bénéfique et il n'avait pas très envie de rester tout seul. Mais comme toujours, au lieu de la remercier et de lui dire qu'il appréciait le fait qu'elle reste, il déclara que sa série allait commencer et qu'il ne voulait pas la rater -sous entendu elle n'avait pas intérêt à la lui faire rater sinon ça allait chier. Mais Roxanne n'en avait visiblement que faire. Elle ajouta alors, apparemment plus pour elle que pour Tadeck, mais ce dernier l'entendit malgré tout. « Hum ça c'est ce que tu crois bad boy. » Il haussa un sourcil, surprit de ses paroles. Qu'est-ce qu'elle voulait dire par là ? Et c'était quoi cette façon de le nommer ? Bad boy... Interloqué, il ne fit cependant pas de remarques -pour une fois !- ne sachant de toute façon pas trop quoi ajouter. Il n'avait pas envie de la provoquer, de lui dire qu'elle se trompait, qu'il allait bel et bien regarder sa série et que ce n'était pas elle qui allait l'en empêcher ! Mais à quoi bon ? En plus, il savait pertinemment que si Roxanne ne voulait pas qu'il regarde la télé, il ne pourrait pas la regarder. Roxanne pouvait être pire que lui niveau entêtement parfois. Ce qui était assez pénible d'ailleurs. Même si elle faisait ça pour lui, pour son bien. Trop aveuglé par son nombril, Tadeck était persuadé que seul lui pouvait savoir ce qui était le mieux pour lui. Alors qu'il se trompait à chaque fois, faisant toujours les mauvais choix. Heureusement que son amie était toujours là pour rattraper ses bavures. Au fil du temps, il se rendait compte combien elle était présente dans sa vie et ce depuis qu'il était arrivé ici. Et lui, qu'avait-il fait pour elle ? Pas grand chose, pour ne pas dire rien en vérité.

Vint alors la descente des escaliers, ou Tadeck ne cessait de la repousser, jurant qu'il n'avait pas besoin d'aide alors qu'évidemment il n'avait besoin de que ça. Patiente et calme, Roxanne ignorait ses avertissements et continuait de l'aider quand il en avait besoin. Et bien heureusement d'ailleurs. Sinon, il aurait déjà finit les escaliers sur les fesses et se serait écraser le visage sur le sol en bas, se retrouvant alors incapable de bouger. Et là, il n'aurait pas été possible d'échapper aux pompiers. Super. Découvrant l'état de sa maison, Roxanne déclara alors qu'ils s'avançaient dans le salon en direction du canapé. « C'est moi où tu aimes quand ta maison a l'air d'une déchetterie ? » Tadeck se laissa tomber sur le canapé en la fusillant du regard. Merde, c'était sa maison à la fin ! S'il voulait vivre dans une porcherie, c'était son problème à lui, pas à elle. Et il ne tarda pas à le lui faire remarquer à sa manière : « Si t'es pas contente, t'as qu'à nettoyer merde ! Ce sera pas la première fois de toute façon. » Tadeck l'enfoiré, the come back ! C'est vrai qu'il était déjà arrivé une ou deux fois que Roxanne l'aide à nettoyer sa maison. Mais ça, c'était arrivé uniquement lorsque son genoux lui faisait vraiment trop mal et qu'il n'aurait pas pu supporter l'effort physique de faire le ménage. Et c'était vraiment dégueulasse de lui dire ça comme ça. Roxanne n'était pas sa bonne ! Mais c'était trop tard, il l'avait dit et Tadeck ne savait pas s'excuser ou retirer ses paroles. Il était comme ça, trop impulsif ne réfléchissant jamais à l'ampleur de ses paroles et aux répercussions qu'elles pouvaient avoir.

S'arrangeant alors pour éviter son regard, il se pencha en avant pour tenter d'attraper la télécommande. Essai laborieux. Le jeune homme soupira, cherchant à prendre plus d'élan dans l'espoir vain de mener sa main plus loin sur la table. Mais il n'en eut pas le temps. Roxanne s'empara de la télécommande en un rien de temps, sous les yeux ébahit du garçon. C'était pas juste ! Elle voulait le narguer ou quoi ? Oui, il savait que ELLE, ses jambes fonctionnaient à la perfection et qu'elle pouvait bouger librement. Mais ce n'était pas une raison pour faire ça. Surtout si elle comptait la lui donner ensuite ! Elle savait partout qu'il détestait qu'on l'aide dan ce genre de moment. Il en avait marre de passer pour un incapable. Seulement, les paroles de la jeune femme eurent le don de le ramener sur terre et de le refroidir dans sa colère : « J'avais bien précisé "c'est ce que tu crois" pourtant. Roxanne, celle que tu adores est là avec toi et toi tu ne penses qu'à ta série à deux balles c'est ça ? Tu me déçois tu sais. » Peut-être qu'elle plaisantait, qu'elle voulait seulement le taquiner. Et d'ailleurs le sourire qu'elle lui présentait laissait largement penser à cette hypothèse. Mais, sans qu'elle ne le sache elle venait de provoquer un trouble intense chez le jeune homme. Il déglutit, confus. Sa question raisonnait encore dans sa tête, le mettant mal à l'aise. Il ne savait plus comment réagir et du coup, restait immobile et silencieux. Roxanne, celle que tu adores... Il tournait et retournait ces quelques mots dans son esprit, perdu. Il avait baissé les yeux et s'était laissé retomber au fond du canapé, abandonnant l'idée de récupérer la télécommande. Il n'aurait pas su dire ce qu'il ressentait à cet instant, il ne trouvait pas les mots. Ce qui était certain, c'était que quelque chose n'était pas clair dans sa tête et dans sa relation avec Roxanne. Il releva lentement les yeux sur la jeune femme, la détaillant doucement de haut en bas, admirant chacun de ses traits calmement. Il finit par détourner la tête brusquement, détestant ce genre de situation. Refusant de céder, il finit par répondre sèchement : « Écoute, on va pas rester là se regarder dans le blanc des yeux comme deux idiots ok ? Alors, s'il te plais, allume la télé Roxanne. » Mais vu qu'elle ne semblait pas se décider, Tadeck s'impatienta quelque peu. Elle était debout face à lui, cachant l'objet dans son dos. Il lui attrapa le poignet d'un geste rapide et la tira vers lui en ordonnant : « Donne moi cette télécommande ! » Et à force de se chamailler ainsi, à se pousser, se tirer, ce qui devait arriver arriva. Roxanne bascula en avant, se retrouvant alors sur Tadeck, leurs visages à quelques centimètres l'un de l'autre. Le jeune homme s'immobilisa, paniqué. Leurs souffles s'entrechoquaient alors que son regard glissa quelques instants sur les lèvres de son amie. Non, non ! Il ne pouvait pas penser à ça. Pas avec elle ! Tous les deux semblaient surprit de cette position inattendue et ne savaient plus quoi faire. Le cœur battant, Tadeck rapprocha sensiblement son visage de celui de Roxanne alors que leurs lèvres s'effleuraient à peine. Puis, il se reprit. Il posa ses deux mains sur les bras de Roxanne et la poussa sur le côté, l'installant alors à côté de lui en déclarant d'une voix sèche : « Fais gaffe un peu ! Tu me fais mal. » Comme quoi, avoir le genoux fragile ça servait... A quoi ? A trouver des excuses bidons quand on était pas capable d'assumer certaines choses. L'esprit embrouillé, il n'en revenait pas. Il avait faillit l'embrasser. Et puis même, depuis quand est-ce qu'il avait ne serait-ce qu'envie de faire ça ? C'était absurde, impossible ! Roxanne était sa meilleure amie, depuis un moment déjà. Ça n'avait jamais été ambigüe jusqu'à lors. Pourquoi ce changement soudain ? Tadeck se perdait dans ses pensées, ne sachant plus quoi faire ou dire, un peu honteux.
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Message(#) Sujet: Re: 1020 ▬ Ton courage surpasse toute les amitiés. 1020 ▬ Ton courage surpasse toute les amitiés. EmptyMer 16 Mar 2011 - 18:19

    Roxanne connaissait à ce jour Tadeck mieux que quiconque. Celui-ci avait malheureusement eu l'idée saugrenue de s'enfermer sur lui même, lui, le grincheux de service auquel elle s'était pourtant attachée au fil du temps. Après tout ne disait-on pas que les opposés avaient souvent le don de s'attirer ? C'était un peu leur cas n'est-ce pas ? Tadeck était un pessimiste, Roxanne était une joyeuse de vivre. Si ça ça n'était pas une opposition conséquente... Et pourtant, cela faisait d'eux les "meilleurs amis du monde", comme si souvent dit. Bien sûr qu'ils passaient la plupart de leurs temps à se prendre la tête, mais n'était-ce pas cela qui rendait leur relation plus forte ? N'était-ce pas pour cela qu'ils étaient toujours là à se supporter, alors que d'autres se seraient déjà claqué la porte au nez ? A vrai dire, Tadeck et elle n'avaient jamais réussi à se faire la tête plus de deux jours consécutifs voire... Un en fait. Oui, ils n'avaient jamais pu s'empêcher de se rappeler dans la soirée s'ils s'étaient pris la tête dans la matinée. C'était ça, l'amitié, surmonter les obstacles et ne jamais regarder derrière soi, mais bel et bien devant soi. Jusqu'ici, Tadeck et elle s'en étaient plutôt bien sortis. La preuve, Roxanne était encore là, à ses côtés, l'aidant alors qu'il refusait catégoriquement son aide pour descendre les escaliers. Quand comprendrait-il qu'une amie était là pour aider ? Elle était d'ailleurs bien plus qu'une amie, étant la meilleure de toute à ses yeux. Enfin... Ça, c'était à voir... Car sans même vraiment savoir pourquoi, Roxanne était perdue ces derniers temps, perdue face aux sentiments qu'elle éprouvait pour lui. Non, après tout c'était impossible, comment pouvait-elle ressentir des sentiments pour lui ? Il était un ami, un "simple" ami. C'était du moins ce qu'elle comptait se faire croire. Et pourtant, à chaque fois qu'elle se retrouvait à ses côtés, ses sentiments revenaient au galop, pénétrant son cœur sans même en demander la permission. Alors c'était ça, être amoureuse ? Ressentir les battements de son cœur transpercer sa poitrine une fois avec le jeune homme en question ? N'avoir qu'une seule envie, être proche de lui ? Pour être proches, ils l'étaient, et rares étaient les fois où elle et lui ne terminaient pas l'un dans les bras de l'autre, à rire ou bien se taquiner gentiment. Et pourtant, ces derniers temps, Roxy' n'osait plus le faire, de peur de craquer et d'aller trop loin. Non, ils n'étaient pas fait l'un pour l'autre, non...

    « Si t'es là pour être désagréable avec moi, tu peux rentrer chez toi tu sais ! » La preuve en action, sachant que Tadeck venait clairement de lui faire comprendre qu'elle pouvait prendre la porte si bon lui semblait. « Si toi aussi t'es là pour être désagréable avec moi, je pourrais très bien ne plus te porter secours la prochaine fois que tu te retrouveras seul entre ton mur et ton engin de musculation! » Rétorqua-t-elle en croisant les bras au niveau de sa poitrine, légèrement vexée. « Si t'es pas contente, t'as qu'à nettoyer merde ! Ce sera pas la première fois de toute façon. » « Si j'avais vraiment voulu terminer dans un supermarché en tant que technicienne de surface, crois moi tu l'aurais rapidement compris. Alors non, je ne compte pas cette fois ci ramasser tes mer*es. Mais tu devrais le faire de temps en temps, ça t'occuperait et ce serait largement plus intelligent que de regarder des vieilles séries à la télé. Après tout on sait très bien que Jack va finir par larguer Tina pour aller avec Brenda, c'est toujours la même histoire au fond. » Assise en tailleur sur le fameux sofa du jeune homme, toujours les bras croisés, elle prit donc la décision de lui confisquer la télécommande, telle une mère confisque une console de jeu à son fils. Bah quoi, n'avait-elle pas raison après tout ? Ça n'était pas une façon d'accueillir une invité, encore plus quand elle venait de vous sortir d'une situation délicate telle celle de Tadeck.

    « Écoute, on va pas rester là se regarder dans le blanc des yeux comme deux idiots ok ? Alors, s'il te plais, allume la télé Roxanne. » « Et pourquoi pas hein ? Ça pourrait être...» « Donne moi cette télécommande ! » « Non. Noooooon Tadeck pas les chatouilles! Nooooon....! » La guerre fut donc lancée, alors que Tadeck faisait de son mieux pour récupérer la télécommande tant aimée, tout en faisant attention à son genoux. Mais une trêve fut rapidement imposée, alors que la jolie brune se retrouvait au dessus de Tadeck, alors que le souffle chaud de celui-ci s'échouait sur le menton de la demoiselle. Leurs visages se rapprochèrent le temps d'un instant, leurs lèvres s'effleurant, pour mieux finalement s'éloigner, alors que le jeune homme la plaçait à ses côtés. Roxanne, quelque peu étourdie de la situation, les yeux rivés vers le plafond, fut ramenée sur Terre grâce aux quelques paroles du jeune homme. « Fais gaffe un peu ! Tu me fais mal. » Et alors qu'un silence s'installait, la demoiselle, qui avait toujours parlé de tout avec son meilleur ami, ne put s'empêcher de lui confier, toujours à ses côtés. « Je... Et si on allumait la télé ? » Et voila qu'elle se défilait! Allumant la fameuse télévision, la demoiselle se replaça à ses côtés, se fichant bien de la fameuse série du jeune homme. Et alors que Tadeck comptait reprendre la parole, elle se mit sur le côté, déposant son index sur les lèvres de ce dernier. « Chut... » Et là, se rapprochant de ses lèvres, elle déposa un simple et léger baiser sur ces dernières, ajoutant dans un murmure. « Tu risquerais de tout gâcher... » Venait-elle de l'embrasser ? Et bien, oui... Comment allait-il réagir ? C'était une toute autre histoire.
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Message(#) Sujet: Re: 1020 ▬ Ton courage surpasse toute les amitiés. 1020 ▬ Ton courage surpasse toute les amitiés. EmptyJeu 24 Mar 2011 - 0:27


Tadeck & Roxanne

« L'amitié est une religion sans Dieu ni jugement dernier.
Sans diable non plus. Une religion qui n'est pas étrangère à l'amour.
Mais un amour où la guerre et la haine sont proscrites, où le silence est possible. »



« Si toi aussi t'es là pour être désagréable avec moi, je pourrais très bien ne plus te porter secours la prochaine fois que tu te retrouveras seul entre ton mur et ton engin de musculation! » Raahh ! Mais qu'est-ce que ça pouvait être pénible d'être en position de faiblesse comme ça... Tadeck détestait ça, car Roxanne pouvait tranquillement avoir le dernier mot chose qui l'énervait plus que tout. Il aimait avoir le dernier mot, être celui qui clouait le bec de l'autre et se barrer en laissant son effet prendre forme. Mais avec elle, il n'y arrivait pas. Enfin, ce n'était pas qu'il n'y arrivait pas, mais plutôt qu'il ne pouvait pas ! D'une certaine façon, il dépendant d'elle. Et s'il la rejetait il se retrouverait bien mal. Enfin de toute façon elle ne partirait pas si facilement. Elle semblait s'accrocher à lui comme un enfant à sa mère. Et pourtant, ici l'enfant c'était plutôt lui et de loin. Mais il refusait de se laisser faire sans rien dire pour autant. Alors il lui répondait comme il pouvait, il se montrait désagréable, il la rejetait un peu. Histoire de lui montrer qu'elle ne pouvait pas faire ce qu'elle voulait de lui. Mais au final, elle gagnait toujours. Ce que ça pouvait être pénible ! Et le fait qu'elle soit une femme n'arrangeait pas les choses à vrai dire. Être plus faible qu'une femme, pour un homme il n'y avait rien de pire. Alors oui, d'une certaine façon il n'avait rien à prouver à Roxanne. Elle était sa meilleure amie et elle se fichait bien de savoir s'il pouvait soulever un poids ou non. Elle l'aimait pour ce qu'il avait dans la tête, c'était le principe même de l'amitié. Qu'importe l'apparence, tout ce qui compte c'est ce qu'il y a au-delà de celle-ci. Oui mais voilà, il avait malgré tout un blocage. Il n'aurait pas su dire pourquoi, mais c'était bien loin au fond de lui et sa refaisait surface à chaque fois qu'il "s'humiliait" devant elle. Comme si après ça, elle l'aimerait moins, ou ne l'aimerait plus ou pire encore, ne le respecterait plus. Tadeck était si sombre qu'il s'imaginait toujours le pire alors que ça n'avait franchement pas lieu d'être. Mais c'était Tadeck, il était comme ça. « Si j'avais vraiment voulu terminer dans un supermarché en tant que technicienne de surface, crois moi tu l'aurais rapidement compris. Alors non, je ne compte pas cette fois ci ramasser tes mer*es. Mais tu devrais le faire de temps en temps, ça t'occuperait et ce serait largement plus intelligent que de regarder des vieilles séries à la télé. Après tout on sait très bien que Jack va finir par larguer Tina pour aller avec Brenda, c'est toujours la même histoire au fond. » QUOI ? Comment osait-elle s'en prendre à sa série préférée ? Non en vérité, il n'en avait rien à faire qu'elle critique sa série. Mais il préférait se concentrer sur ça et zapper le reste de son discours, sinon il risquait de se montrer vraiment très très méchant. Et il n'avait pas envie qu'elle parte, même s'il était hors de danger à présent. Il se contenta de soupire toujours aussi fort histoire de bien lui montrer qu'elle lui tapait sur le système et pas qu'un peu !

Puis s'en était suivit le moment fatidique ou elle lui avait prit la télécommande. Chose à ne surtout pas faire ! Exigeant qu'elle le lui rende, la jeune femme ne semblait pas très partante pour satisfaire son envie. Il insista encore un peu, avec la vaine espérance qu'elle cède avant lui. Mais non. Alors Tadeck dû employer les grands moyens. L'arme fatal pour Roxanne : Les chatouilles. « Non. Noooooon Tadeck pas les chatouilles! Nooooon....! » Oh mais si, mais si ! Elle n'avait qu'à lui donner cette fichue télécommande et il lui fichait la paix, point. Mais les choses dérapèrent quelque peu. Roxanne se retrouva à califourchon sur lui, à quelques centimètres de son visage. Et le jeune homme n'aurait pas su expliquer pourquoi il avait pensé, mais il avait eu une envie terrible de l'embrasser. Il s'était rapproché d'elle, effleurant ses lèvres des siennes avec douceur, le souffle tremblant. Mais non, bon sang ! C'était quoi cette idée qu'il avait là ? Il cligna des yeux, se reprenant alors qu'il avait l'impression que son cœur allait lui arracher la poitrine. Il la repoussa donc sur le côté, lui reprochant de lui avoir fait mal. Mais ce n'était qu'une excuse masquée pour éviter le véritable sujet. Et Roxanne ne se fit pas prier. Tout aussi mal à l'aise que lui, elle n'osait plus le regarder, fixant droit devant elle en silence. Elle finit par allumer la télé en disant : « Je... Et si on allumait la télé ? » Tadeck se contenta de hocher la tête, reprenant sa respiration et évitant à son tour de la regarder. Il ne savait plus où se mettre et les idées s'embrouillaient dans son esprit. Il regardait sa série sans la voir ni même l'écouter.

Il voulut reprendre la parole, pour parler de la série et dire un truc bidon histoire continuer sur sa lancée du "il ne s'est rien passé je ne vois pas de quoi tu veux parler". Mais elle le devança et se tourna vers lui en posant son indexe sur ses lèvres. Tadeck recula légèrement sa tête, surprit. Et surtout, méfiant. S'il y avait bien une chose qu'il avait apprit au fil du temps avec Roxanne, et bien c'était qu'elle était imprévisible. Avec elle, il ne savait jamais à quoi s'attendre. Il fronça les sourcils alors qu'elle lui murmurait : « Chut... » Il eu l'impression que ses poumons cessèrent de fonctionner, le privant d'air. Il la vit s'approcher de lui à nouveau, mais il était comme tétanisé. Impossible pour lui de réagir. Il avait pourtant comprit ce qu'elle avait l'intention de faire. Mais il n'y croyait pas. Elle n'oserait pas faire ça. Ce n'était pas possible. Et pourtant... Elle se retrouva bientôt pendue à ses lèvres alors que Tadeck écarquillait les yeux, complètement abasourdit et pétrifié. Si, elle l'avait fait. Déjà ses lèvres se détachèrent de celles du garçon mais il ne retrouvait toujours pas son souffle. « Tu risquerais de tout gâcher... » C'était allé si vite qu'il se demandait encore si ça avait vraiment eu lieu. Il n'en revenait pas qu'elle ait fait ça. Mais surtout, il se demandait pourquoi ? Oui, pourquoi est-ce qu'elle l'avait embrassé ? Qu'est-ce qu'il y avait derrière ce baiser ? Et il ne fallait pas plus d'interrogations pour faire perdre les pédales au jeune homme. Il ne savait plus quoi faire, il se sentait comme un animal prit au piège. Situation parfaite pour le faire violemment sortir de ses gonds.

Il repoussa violemment Roxanne et se leva brutalement en s'emparant de sa béquille, si nerveux qu'il en tremblait. Le visage dur, crispé, son regard ne présageait rien de bon. Il commença par lui tourner le dos et s'éloigner du canapé, mais finalement il s'arrêta et se retourna avant d'exploser : « Putain Roxanne tu fais chier !! Pourquoi t'as fait ça ? Faut toujours que tu gâches tout, tu m'les casse sérieux ! » Son ton était dur et agressif et sa réaction semblait légèrement disproportionnée au vue de la situation. Terriblement gêné et confus il continua : « En fait je veux même pas savoir j'en ai rien à foutre. Rien à foutre de toi, de ta vie et de ce que tu fais. Tu passes ton temps chez moi, j'en ai marre ! J'ai pas besoin d'une baby-sitter ! Alors tu fais ce que tu veux maintenant, je m'en fou. Tu restes ici, tu t'en vas je m'en TAPE ! La porte est toujours au même endroit je te raccompagne pas. Et si tu décides de planter la tente ici, tu sais déplier le canapé. Pour ma part, je veux plus te voir et t'as pas intérêt à venir me déranger sinon j'te promet de te faire passer par la fenêtre. » Tadeck ? Excessif ? Non, pas du tout. Il monta les escaliers sans lui laisser une chance de répliquer quoi que ce soit. Sa béquille claquait contre les marches, signe qu'il était vraiment énervé. Mais de quoi ? Que sa meilleure amie l'ait embrassée ? Et pourquoi se mettait-il dans un tel état d'ailleurs ? Il n'en avait pas la moindre idée. Il redoutait bien trop ce qu'il pouvait ressentir pour vouloir se pencher sur la question. S'enfermant dans sa chambre il alluma sa chaine hi-fi et mit le son à fond, signe qu'il n'était disponible pour personne et surtout pas pour elle. Non, surtout pas. Et maintenant ? Il avait l'air fin tiens... Tadeck se laissa tomber sur son lit en grommelant, préférant rester dans un état de colère, car sinon il allait se mettre à réfléchir, à se poser des questions et c'était la dernière chose qu'il voulait. Il préférait rester comme ça, ne pas penser, ne pas comprendre. Faire l'aveugle et la repousser... C'était tellement plus facile !



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1020 ▬ Ton courage surpasse toute les amitiés. Vide
Message(#) Sujet: Re: 1020 ▬ Ton courage surpasse toute les amitiés. 1020 ▬ Ton courage surpasse toute les amitiés. EmptyDim 10 Avr 2011 - 21:28

    Il était très rare que Roxanne n'ai pas le dernier mot avec Tadeck, enfin... Plus ou moins, sachant qu'il n'avait jamais pris la peine de relever sa victoire. Qui l'aurait fait après tout ? Existait-il quelqu'un qui aimait perdre ? Roxy' en doutait fortement. Vous l'aurez compris, ça n'était pas ce grincheux de Tadeck qui s'avouerait vaincu, elle avait gagné certes, mais elle ne pouvait en jouir qu'intérieurement. Car non, Roxanne n'était pas du genre à extérioriser ce genre de conquête, car cela aurait été sûrement la cerise sur le gâteau, la faute à ne pas faire avec Tadeck. Car il fallait bien le connaître pour savoir comment agir. Et s'il y en avait bien une qui savait s'y prendre, c'était Roxanne. Tout le monde les croyait en couple, ou bien frères et soeurs en solution de dernière minute. Alors qu'avouons le, toutes ces personnes se trompaient. Ils n'étaient "que" les meilleurs amis du monde, rien de plus. Enfin ça, c'est ce dont ils essayaient d'intérioriser, ne préférant pas tenter autre chose. La raison pour laquelle ils restaient ainsi ? Tout deux avaient tout simplement peur de perdre leur amitié, cette amitié qui les avait lié l'un et l'autre depuis maintenant des années. Cette amitié dont ils étaient devenus avouons le dépendants. Cette amitié dont ils ne pourraient se passer s'ils venaient à devoir se séparer après avoir testé la vie de couple. C'était assez étrange de voir les choses ainsi n'est-ce pas ? Car, s'ils s'aimaient, pourquoi se séparer ? Aucune chance d'aller voir ailleurs lorsque l'on aime une personne n'est-ce pas ? Malheureusement, les histoires de coeur, ça n'avait jamais été aussi simple que ça, et n'importe qui était en mesure de le savoir, mis à part ces quelques petites filles qui croyaient encore au prince charmant et son beau cheval blanc. Car quelle petite fille n'a pas cru à toutes ces anneries après tout ? Ces histoires sont tellement bien racontées par nos parents, alors pourquoi ne pas y croire ? C'est un peu comme l'histoire du père Noël tout ça, on nous invente une histoire, de préférence similaire à celles des autres parents et puis jusqu'à environ 3 ans, nous y croyons, coûte que coûte, jusqu'à ce que tout s'écroule. Alors c'est donc ça l'enfance ? Croire à des choses qui ne sont pas vraies ? Mais, ne nous apprend-t-on pas qu'il est important de dire la vérité par la suite ? Preuve que la vie est encore une fois un non sens.

    Pourtant, cela n'avait pas empêché notre jolie brune de continuer à vivre. Et la preuve, 24 ans plus tard, elle se trouvait là, dans ce salon si familier, auprès de Tadeck. Tadeck, l'homme qu'elle avait toujours aimé secrètement. Et pour être un secret, c'était un secret, et même pour Roxanne elle même. Car cela faisait des mois qu'elle tentait de se convaincre qu'elle ne l'aimait pas, du moins pas autant. Il était son meilleur ami, oui son meilleur ami, rien de plus. Alors dans ces cas là, pourquoi venait-elle de l'embrasser ? Enfin, ça ressemblait plutôt bien à un baiser n'est-ce pas ? Si bien qu'elle regrettait déjà son geste. Elle s'était promis de ne rien montrer, et voila qu'à la première occasion elle lui sautait dessus! Roxanne, ou l'art de respecter ses propres promesses. Si bien que la réaction du jeune homme fut immédiate, voire même quelque peu précipitée. « Putain Roxanne tu fais chier !! Pourquoi t'as fait ça ? Faut toujours que tu gâches tout, tu m'les casse sérieux ! » Avait-il réfléchit avant de dire ça ? N'était-ce pas lui qui avait commencé en s'approchant dangereusement de son visage ? Alors pourquoi la ramenait-il si subitement ? Mais surtout pourquoi la repousser ainsi ? « Et toi pourquoi tu es si violent ? Je dois pas être la première à faire ça, t'as du en repousser des filles alors je t'autorise pas à faire ça, surtout pas à moi! » « En fait je veux même pas savoir j'en ai rien à foutre. Rien à foutre de toi, de ta vie et de ce que tu fais. Tu passes ton temps chez moi, j'en ai marre ! J'ai pas besoin d'une baby-sitter ! Alors tu fais ce que tu veux maintenant, je m'en fou. Tu restes ici, tu t'en vas je m'en TAPE ! La porte est toujours au même endroit je te raccompagne pas. Et si tu décides de planter la tente ici, tu sais déplier le canapé. Pour ma part, je veux plus te voir et t'as pas intérêt à venir me déranger sinon j'te promet de te faire passer par la fenêtre. » Il avait touché "le" point sensible. Il avait dit ce qu'il ne fallait pas dire, si bien que la jeune femme n'eut pas de quoi répondre. Première défaite depuis des années. Temps mort. Un à zéro.

    Elle hésita grandement à quitter l'habitation du jeune homme, qui fit de son mieux pour l'éviter. Et pourtant, elle ne quitta pas ce canapé dans lequel elle avait pour la toute première fois affronté ses sentiments. Non, elle termina même par s'endormir, après être restée un long moment à pleurer silencieusement, afin que Tadeck ne l'entende pas, elle qu'il n'avait jamais vu pleurer autrefois. Le plus étonnant fut sûrement lorsque Tadeck prit soin de la rejoindre en pleine nuit, se collant à elle comme jamais il ne l'avait fait, comme l'aurait fait un petit ami. Elle ne le repoussa pas, à moitié endormie, mais assez éveillée pour le laisser faire. Oui, cette nuit là, ils dormirent ensemble, pour la toute première fois. Si bien que, réveillée avant le jeune homme, et prenant compte de l'erreur qu'ils venaient de faire, elle prit un petit papier sur le bloc note près du téléphone, lui laissant un simple petit mot.


    "Je crois que nous avons besoin d'une pause. Comme tu l'as si bien dit, je ne veux rien gâcher. Je t'ai laissé un petit déjeuner sur ta table de cuisine. Prends soin de toi Tad'. Roxanne."
    Les derniers mots qu'elle s'apprêtait à lui confier. Après tout, c'était le mieux à faire n'est-ce pas ? Doucement, sans faire de bruit, elle repartit donc aussi vite qu'elle était arrivée.
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