AccueilAccueil  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Le Deal du moment : -12%
Apple MacBook Air (2020) 13,3″ au meilleur prix
Voir le deal
999 €
Le Deal du moment :
Black Friday chez ASOS : Les plus grosses promos ...
Voir le deal

Partagez | 
 

 N°1002 ■ Let's go for the poker !

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
Invité
Invité




N°1002 ■ Let's go for the poker ! Vide
Message(#) Sujet: N°1002 ■ Let's go for the poker ! N°1002 ■ Let's go for the poker ! EmptyLun 10 Jan 2011 - 21:06



Let's go for

the poker !


    LAURENCE FERDISON & JAY M. MAZELWOOD

    N°1002 ■ Let's go for the poker ! Sans_t47 N°1002 ■ Let's go for the poker ! Sans_t48 N°1002 ■ Let's go for the poker ! Sans_t49
    © moi



Ces derniers temps, la vie de Jay avait été quelque peu chamboulée. Enfin, plus ou moins. Il faut dire que l'arrivée d'une femme dans votre maison transformait quelques peu vos habitudes en principe. Seulement là, il n'avait pas vraiment changé justement... Il continuait de se lever le matin et de traîner dans la maison en tee-shirt, en caleçon et en chaussettes. A se gratter là où ça fait s'indigner les femmes, à boire son café devant la télé et à râler pendant 10 minutes de tout ce qu'il pouvait voir et entendre. Il continuait à laisser trainer la vaisselle, ne la faisait qu'un jour ou deux après l'avoir utilisé. Il ne baissait pas la lunette des toilettes, ne nettoyait toujours pas le lavabo quand il se lavait les dents ou se rasait. Il regardait des films d'action jusqu'à des heures pas possible et laissait trainer ses canettes de bières et ses paquets de chips sur la table basse du salon. Enfin bref, vous l'aurez comprit. Non en vérité, ce qui avait changé c'était plutôt qu'il ne pouvait plus faire ça en paix. Il entendait sans cesse cette fille lui crier après, passer derrière lui, l'obliger à ranger ou à nettoyer, le critiquer, l'engueuler. Et cette fille n'était autre que Laurence Ferdison. Une amie à lui qu'il avait rencontré au casino, tout les deux amoureux des jeux d'argent. Et après le ravage de l'ouragan, celle-ci avait dû aller vivre chez mamie Jovan (comme Jay l'appelait) et Laurence avait quelques difficultés à la supporter apparemment. Ce fut donc tout naturellement qu'il lui proposa de l'héberger. Au départ, il l'avait quelque peu regretté. Et puis finalement, on s'habitue à tout. Et l'entendre crier ne l'empêchait absolument pas de continuer ses habitudes malgré tout. Après tout, il suffisait d'attendre un peu et elle finissait toujours par se lasser de crier dans le vide. Ça l'amusait presque finalement. Et pour tout vous dire, il savait que lorsqu'elle allait repartir dans sa maison, son absence ferait comme un vide chez lui. Il se retrouverait à nouveau seul, dans le silence pensant de cette maison bien trop grande pour lui tout seul. On dit que l'argent ne rend pas heureux, il n'y avait jamais cru, trouvant ça absurde et totalement faux. Mais aujourd'hui, cette phrase prenait tout son sens. Non, il était vrai qu'il n'était pas heureux. Il vivait bien mieux lorsqu'il était enfermé dans son minuscule et minable deux pièces avec Marissa. La vie vous réserve parfois des leçons bien difficiles à digérer et à surmonter.

Bref. Nous étions mardi et Jay venait de rentrer du boulot. Laurence était déjà chez eux, enfin chez lui quoi, puisqu'elle était enceinte elle se ménageait. Ce qui était d'ailleurs tout à fait compréhensible. Mais il fallait avouer, ça n'arrangeait ni son humeur ni l'état de ses nerfs. Heureusement, Jay savait totalement l'oublier. Et c'était certainement pour ça que la cohabitation se passait assez bien. S'il était rentré dans son "jeu" à chaque fois, voilà bien longtemps qu'elle serait retournée chez mamie Jovan. En rentrant chez lui, il sentit aussitôt que Laurence avait encore tenté de cuisiner. Pourquoi s'obstinait-elle ainsi à vouloir faire les repas bon sang ? Une pizza décongelée c'était rapide et bien meilleur que ses... trucs. Fatigué par le boulot (surtout qu'avec l'ouragan beaucoup de gens du quartier l'avait sollicité), il s'écria juste avant de monter à l'étage : « Salut Mobidic ! Je vais prendre ma douche, je redescend après. » Ah Mobidic, quel doux nom pour une femme enceinte. En effet, Mobidic n'était rien d'autre que le prénom d'un personnage... Une baleine pour être plus précis. Mais venant de Jay, ça n'avait vraiment rien de méchant. Lui, ça l'amusait et il voyait ça du bon côté. Et puis, c'est jolie une baleine ! Non ? Enfin bon, la question n'était pas là. Il s'enferma dans la salle-de-bain, se détendant sous une longue douche brûlante. Ça faisait un bien fou et il sentait enfin son dos se détendre. Il fallait dire que son boulot n'était pas de tout repos physiquement et que le soir, il était souvent crevé à cause de ça. Et encore, depuis qu'il avait gagné aux jeux, il se forçait beaucoup moins et refusait plus facilement des chantiers. Bien qu'il se montre encore et toujours très disponible pour ses clients. Et son patron aussi.

Une fois fait, il redescendit, tout frais, tout propre. Revêtu d'un jogging noir et d'un marcel blanc, il dévala les escaliers en annonçant : « Je meurs de faim ! » Il s'avança vers elle pour lui faire la bise en guise de bonjour. Il jeta alors un coup d'oeil aux casseroles. Il fronça les sourcils et grimaça. Il recula en secouant sa main devant son nez, comme s'il chassait les mauvaises odeurs. Il déclara alors : « Ça pue ce truc, c'est quoi ? J'espère que c'est une potion ou un truc vaudou, mais pas le dîner. Car si c'est ça... J'ai plus faim. » Il roula les yeux au ciel, écœuré. Cette fille cuisinait encore plus mal que lui ! C'était difficile à croire, mais c'était possible, la preuve. Puis, il eu une subite idée, se doutant bien que Laurence allait faire la gueule suite à ses remarques. « Bon, puisque t'es au moins douée dans un truc... ça te dit une partie de poker ? Whisky et biscuits appétitifs en guise de dîner. C'est plus tentant non ? » Il la regarda, tapotant ses mains l'une contre l'autre, vraiment enthousiaste. Cela faisait longtemps qu'ils n'avaient pas joué l'un contre l'autre et ça lui manquait. De plus, son sous sol était parfaitement aménagé pour ça. Table de jeu, chaises confortables, bars etc. Il ne manquait plus que l'accord de son amie -à moins qu'elle ne préfère l'étriper sur place, qui sait.



Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




N°1002 ■ Let's go for the poker ! Vide
Message(#) Sujet: Re: N°1002 ■ Let's go for the poker ! N°1002 ■ Let's go for the poker ! EmptySam 15 Jan 2011 - 19:44

Les derniers mois avaient été particulièrement pénibles pour l’avocate. Non seulement l’ouragan avait chamboulé sa vie au complet, mais toute cette histoire avec Tray n’avait fait qu’amplifier l’angoisse qu’elle vivait dans sa situation. À son retour chez elle lors du passage de l’ouragan elle et Jovan avaient eu le souffle coupé de constater que sa maison c’était littéralement effondré détruisant la moitié de ce qu’elle contenait. Ils avaient déployés l’effort de quelques amis pour sauver le maximum ce qui ne s’était résumé qu’à quelques morceaux de vêtements et divers morceaux de papiers et de photographies. Rien de bien extraordinaire qui avait justement eu l’effet de la démoraliser d’avantage. Il n’était pas question pour elle de retourner vivre à Washington avec ses parents ou même comme l’avait proposé Jovan de venir vivre temporairement chez sa mamie. Certes elle n’avait rien contre Charlize, voyant en elle une excellente rival au poker mais Laurence avait déjà tout le mal du monde de regarder Jovan en face alors que les doutes resurgissaient à mesure que le temps avançait et que la date que le médecin leur avait prédit se rapprochait. Et ses parents avaient bien du mal à ne pas lui rappeler tous les jours que Jovan n’était pas l’homme idéal qu’ils avaient toujours souhaiter pour elle, simplement parce qu’il n’avait pas un métier digne de se nom. Surtout son père, que Jovan détestait visiblement et que cette haine était tout simplement réciproque. Le temps des fêtes avait été tout aussi pénible que les derniers jours lorsque Jovan lui avait finalement confier qu’il était père d’un petit garçon qu’il n’avait jamais vu. Une nouvelle qui avait tôt fait de la choquée rendant leur relation encore et toujours plus difficile. Combien de temps encore ses secrets feraient-ils surfacent? Heureusement pour elle, la compagnie de Jay suffisait à lui changer les idées. Elle appréciait beaucoup son coté insouciant des choses alors qu’elle compensait largement pour deux à critiquer un tout et un rien dans cette maison. Certes à chaque matin elle l’enviait de pouvoir quitter cette maison à sa guise pour aller travailler alors qu’on l’avait forcée à prendre un congé de maternité. L’avocate n’avait plus aucune cause sous la main pour se changer les idées, se torturant l’esprit jour après jour à écouter des émissions présentant les nouvelles du jour où elle pouvait à haute voix exprimer son avis. Un avis qui ne pouvait froisser personne. Ce qui lui permettait de sauter quelques repas sans s’en rendre compte. Seul le retour de Jay le soir lui donnait l’occasion de cacher sa mauvaise alimentation en préparant des repas qu’elle savait préparer grâce aux cours qu’elle avait suivi il y avait quelques années. Ce qui ne changeait pas les commentaires dégoutés de Jay à chaque fois qu’il rentrait et qu’elle était entrain de leur cuisiner quelque chose.

En ce mardi, Laurence avait passée la journée à lire un livre puis elle s’était finalement ruée dans la cuisine ne trouvant rien à faire d’autre dans sa journée. Sortir de la maison était hors de question, surtout que son ventre était tellement gros qu’elle avait du mal à atteindre le volant de sa voiture. Et elle était tellement complexée qu’elle préférait ne pas donner l’occasion aux vieilles dames des centres commerciaux l’occasion de vouloir savoir s’ils allaient pouvoir recevoir un coup de pied de sa petite fille. C’était sa peau, son ventre et ils semblaient avoir une envie perverse que Laurence souffre toujours un peu plus sous la rouée de coups que la petite fille s’amusait à lui administrer jours après jours. « Allo, alors ça s’est bien passé? » demanda-t-elle alors qu’elle venait d’entendre la porte de la maison s’ouvrir signe que Jay rentrait du boulot. « Salut Mobidic ! Je vais prendre ma douche, je redescends après. » Elle grimaça sous ce surnom débile qu’il s’amusait à lui donner malgré qu’il savait très bien à quel point elle détestait qu’on lui rappelle qu’elle avait l’air d’une immense baleine. Mais Jay n’était pas le genre de mec à se soucier qu’elle complexe ou pas. Surtout pas lui. Dans un léger soupir, Laurence réajusta son tablier trop petit puis elle continua de retourner prudemment les morceaux de viande pour le repas qu’elle leur avait préparé en espérant que ça lui ferait plaisir. « Je meurs de faim ! » Laurence sursauta alors qu’il réapparut dans la cuisine les cheveux encore humides, trop concentrée pour l’avoir entendu descendre les escaliers. « Ça tombe bien c’est presque prêt. » déclara-t-elle alors qu’elle se déplaçait sur le coté pour chercher les épices dans l’armoire. « Ça pue ce truc, c'est quoi ? J'espère que c'est une potion ou un truc vaudou, mais pas le dîner. Car si c'est ça... J'ai plus faim. » Elle se retourna vers lui le bousculant légèrement sur le coté pour qu’il ne s’approche pas de son repas un peu indigné qu’il lui reprocha sa cuisine. Il était bien le seul à ne pas la supporté alors que Jovan adorait tous les plats qu’elle lui préparait. « C’est rien d’autre que des côtes braisées à la sauce épicée! J’ai appris ça en cours de cuisine. » Répliqua-t-elle en ajoutant une quantité phénoménale d’origan qui condamnait automatiquement le repas qu’elle avait passé tant d’effort à préparer. Un repas qu’elle mangerait sans doute toute seule. Convaincue qu’il la laisserait tranquille pendant qu’elle s’amusait aux fourneaux, elle se rendit compte qu’il ne lâcherait pas le morceau en lui reprochant encore et toujours sa cuisine. « Bon, puisque t'es au moins douée dans un truc... ça te dit une partie de poker ? Whisky et biscuits appétitifs en guise de dîner. C'est plus tentant non ? » D’un regard noir Laurence serra les dents alors qu’il ne pouvait pas lui reconnaître un quelconque autre talent que celui de réussir à gagner contre lui au poker. Bon sang, elle était aussi une excellente avocate! « C’est tentant mais j’suis enceinte Jay. Tu sais pas d’alcool et de sexe pendant 9 mois. » Bon elle ironisait les choses mais en même temps ça lui coupait souvent l’envie de s’imaginer faire ça à trois au lieu de deux... de quoi vous donner des cauchemars pendant des jours. « Je prends tes fameux biscuits, et je te promets de te plumer aux cartes. » Laurence ne pouvait jamais dire non à une partie de poker ou à n’importe quelle autre partie de jeux d’argent. C’était la faute du seigneur, c’était lui qui l’avait fait ainsi.



Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




N°1002 ■ Let's go for the poker ! Vide
Message(#) Sujet: Re: N°1002 ■ Let's go for the poker ! N°1002 ■ Let's go for the poker ! EmptyMer 19 Jan 2011 - 14:20



Let's go for

the poker !


    LAURENCE FERDISON & JAY M. MAZELWOOD

    N°1002 ■ Let's go for the poker ! Sans_t47 N°1002 ■ Let's go for the poker ! Sans_t48 N°1002 ■ Let's go for the poker ! Sans_t49
    © moi



« C’est rien d’autre que des côtes braisées à la sauce épicée ! J’ai appris ça en cours de cuisine. » Jay arqua un sourcil et la fixa avec nonchalance, l'air de dire : des cours de cuisine ? tu devrais peut-être songer à y retourner. Il fallait dire que Jay était aussi un peu difficile à nourrir quand il s'y mettait. Lui, plus c'était sophistiqué et compliqué, moins il aimait. Déjà il triait toute sa nourriture, mangeant les choses une par une et séparément. Alors lorsqu'il y avait beaucoup d'ingrédients, il perdait un temps fou et son repas finissait par refroidir ce qui avait le don de le mettre hors de lui. Et puis à la moindre petite faute, juste un endroit grillé par exemple, et le dîner virait en catastrophe, il refusait de manger et se commandait une pizza. Alors forcément, les plats de Laurence et lui, ça faisait 50. Et Jay n'avait jamais été le genre d'homme à faire des efforts pour faire plaisir aux autres. Pas même à Marissa. Et pourtant, elle avait été la personne la plus importante à ses yeux. Celle pour qui il avait faillit mourir d'amour. Mais non, même pour elle il n'avait pas voulu faire d'efforts. C'était ainsi et ce comportement ne semblait pas être remédiable.

Bref. Laurence semblait quelque peu vexée des paroles et du comportement de son ami. Mais depuis le temps, elle avait prit l'habitude apparemment et elle avait vite comprit que lui reprocher ça ne servait à rien puisque ça lui passait loin au dessus de la tête et qu'il recommencerait aussitôt que l'occasion se présenterait. D'ailleurs, il ne réagit même pas à sa bousculade ne comprenant pas qu'elle avait fait ça volontairement. Néanmoins, lorsqu'il la vit recouvrir son plat d'origan il ne put s'empêcher de ricaner discrètement en grimaçant. Non vraiment, il était hors de question qu'il mange cette horreur. Il heureusement il avait en réserve de quoi subsister quelques temps encore. Il lui proposa alors une partie de poker, ajoutant bien qu'elle n'était douée que dans ça. Seulement voilà, avec Jay il fallait savoir retourner le sens de ses phrases. Il ne voulait pas dire qu'elle n'était pas capable de faire autre chose, il disait simplement qu'en effet, elle était très douée au poker puisqu'elle le battait à chaque fois. Et qu'en tant qu'excellent perdant, Jay faisait la gueule pendant trois jours ensuite. Oui, c'était un bonheur de vivre avec lui. Croisant le regard sombre de Laurence qui le titilla quelque peu, réalisant qu'il avait dit quelque chose qui ne semblait pas lui plaire -mais il ne trouvait pas quoi- il cessa de parler quelques instants pour écouter ce qu'elle avait à lui dire. « C’est tentant mais j’suis enceinte Jay. Tu sais pas d’alcool et de sexe pendant 9 mois. » Jay fit la moue et répondit aussitôt : « Qu'elle vie d'merde. Moi j'dis que tu devrais boire... Le bébé serait habitué comme ça, il deviendrait un excellent buveur par la suite. Ou peut-être même qu'il serait immunisé contre l'alcool. Genre en soirée il pourrait boire mais aussi conduire ensuite, ne subissant pas les méfaits de l'alcool. » Il posa sur elle un regard sérieux, l'air en pleine réflexion. C'est que, quand il voulait être con -involontairement évidemment- les idées fusaient ! Car oui, il y croyait à sa théorie de l'immunité de l'alcool. Mais au vu du regard que lui lança Laurence, il n'eut pas trop de mal à comprendre qu'elle n'adoptait pas son idée. Avant même qu'elle ne rétorque quoi que ce soit, il ajouta en haussant lentement les épaules : « Tant pis... Je boirais à ta santé alors. Ou mieux, je boirais pour deux. Voir pour trois, je voudrais pas que ton futur enfant se sente délaissé. » Il hocha la tête de haut en bas, l'air songeur.

« Je prends tes fameux biscuits, et je te promets de te plumer aux cartes. » Jay retrouva aussitôt le sourire et se frotta les mains l'une contre l'autre, ne cachant pas sa satisfaction. Il avait vraiment envie de ça ce soir. Non, il n'avait pas envie de perdre évidemment et d'ailleurs à chaque fois il gardait l'espoir de gagner. En vain. Mais qu'importe, il enchaina : « Super ! Je descend en bas tout installer pendant que tu prends les biscuits dans le placard. » Il s'éloigna alors d'un pas rapide. Mais arrivé à la porte de la cuisine il s'arrêta, se retourna calmement et déclara : « Par contre... Fait gaffe dans les escaliers hein. C'est pas large. » Il l'a regarda fixement, avant d'éclater de rire et de filer histoire d'éviter tout projectile -on ne sait jamais. Il descendit ensuite dans sa cave et l'alluma afin de préparer la table et le reste. Il installa les chaises, sortit les cartes, les jetons, l'alcool et les verres. Il brancha sa chaîne hifi et mit de la musique en fond. Puis, entendant Laurence arriver il s'installa sur une chaise et se servit un fond de whisky. Il porta l'alcool à ses lèvres et en bu une gorgée. Puis, reposant le verre il demanda à son amie : « Appuie sur l'interrupteur en bas des marches s'il te plais. » Ainsi, la lumière principale serait éteinte, ne laissant plus que la lumière tamisée au-dessus de la table de jeu. Empoignant les cartes, il commença à les mélanger et à faire le malin avec, ne cachant pas son habileté à les manier. Sûr de lui, il annonça de façon solennel : « J'le sens bien aujourd'hui ! Je crois que je vais gagner. » Oui... Ou pas.


Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




N°1002 ■ Let's go for the poker ! Vide
Message(#) Sujet: Re: N°1002 ■ Let's go for the poker ! N°1002 ■ Let's go for the poker ! EmptyDim 23 Jan 2011 - 23:35

« Qu'elle vie d'merde. Moi j'dis que tu devrais boire... Le bébé serait habitué comme ça, il deviendrait un excellent buveur par la suite. Ou peut-être même qu'il serait immunisé contre l'alcool. Genre en soirée il pourrait boire mais aussi conduire ensuite, ne subissant pas les méfaits de l'alcool. » Laurence sembla pendant quelques secondes hésiter alors qu’elle cherchait à comprendre dans le regard de Jay s’il était vraiment sérieux dans son délire ou s’il ne disait tout ça parce qu’il lui venait parfois à l’idée des concepts étranges. Mais bien trop inquiète sur les effets néfastes que ça pourrait avoir sur son enfant, Laurence lui lança un regard noir signe qu’il était mieux d’oublier cette idée immédiatement. Elle savait qu’il pouvait essayer d’argumenter jour et nuit, et que tôt ou tard elle allait finir par céder. Après tout, elle avait toujours bien aimé profiter d’un verre ou deux… et c’était justement lorsqu’elle se rappelait qu’elle ne devait pas que Laurence réalisait rapidement le manque. Des milliers de privations pour une petite fille qu’elle avait hâte de voir le bout du nez. « Tant pis... Je boirais à ta santé alors. Ou mieux, je boirais pour deux. Voir pour trois, je voudrais pas que ton futur enfant se sente délaissé. » Laurence afficha un sourire face à l’enthousiasme de Jay. Qu’il boit pour 3, ça lui donnerait de nouveau l’avantage de le déplumer au poker. C’était toujours ça de gagner. Elle avait une réputation à tenir face à lui. Elle se dirigea vers l’armoire pour en sortir quelques plats de plastique où elle comptait enfermer le fameux repas pour d’éventuels lunchs ou repas du jour lorsqu’elle n’aurait pas envie de cuisiner. « Super ! Je descend en bas tout installer pendant que tu prends les biscuits dans le placard. Par contre... Fait gaffe dans les escaliers hein. C'est pas large. » Laurence se retourna lentement vers Jay comme si sa blague prit une seconde avant qu’elle ne comprenne l’allusion. « Jay, mais la ferme! J’suis pas une enclume, j’arrive à passer. » Elle soupira alors qu’il fila au sous-sol, d’habitude elle aurait sans doute virée au rouge complexant au maximum à propos de son poids et de l’allure que lui donnait la grossesse – mais étrangement elle réussissait toujours à passer par-dessus toutes les débilités que Jay lui servait dans une journée.

Biscuits en main, Laurence se dirigea vers les escaliers pour rejoindre Jay qui avait profité de l’occasion pour tout mettre en place. Arrivée en bas, elle tamisa les lumières puis prit place face à Jay un sourire sur les lèvres. « J'le sens bien aujourd'hui ! Je crois que je vais gagner. » Les mains déjà à ouvrir le dit sac de biscuits, Laurence en porta un à sa bouche avant de rire face à Jay qui semblait si optimiste. « Faut pas rêver, j’vais te le faire payer ton Morbidic. À moins que tu veuilles que je te laisse gagner? » Laurence haussa un sourcil faussement sérieuse sachant très bien qu’il n’allait pas accepté, après tout le poker s’était sacré pour des gens comme eux. Elle lui tendit des biscuits puis en porta un second à ses lèvres. Les yeux rivés sur les cartes, Laurence guetta chacun des mouvements de son ami excité à l’idée de faire une partie de poker. Peut-être en feraient-ils donc toute la nuit. Et l’argument que Jay travaillait peut-être au matin n’en était pas un pour elle. « Des règles particulières? Ou on se la joue classique? » Laurence préférait et de loin jouer contre Jay que n’importe qui d’autre. Pas parce qu’elle semblait gagner un peu trop souvent au goût de Jay, mais parce que lorsqu’Elle jouait contre Mamie Lennon, la conversation ne s’orientait qu’autour de sa petite fille ou encore comment les choses allaient avec Jovan. Jay il était un maître dans l’art de ne pas se prendre la tête pour un tout et un rien, une qualité non négligeable qu’elle admirait chez lui. Elle appréciait aussi son talent au poker et aussi l’énorme générosité qu’il avait fait preuve en acceptant qu’elle habite quelques temps chez lui le temps que sa maison soit reconstruite. « Ça tombe bien cette partie, j’avais justement besoin de monnaie de parking. » lança-t-elle à la blague.




Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




N°1002 ■ Let's go for the poker ! Vide
Message(#) Sujet: Re: N°1002 ■ Let's go for the poker ! N°1002 ■ Let's go for the poker ! EmptyMer 26 Jan 2011 - 23:49



Let's go for

the poker !


    LAURENCE FERDISON & JAY M. MAZELWOOD

    N°1002 ■ Let's go for the poker ! Sans_t47 N°1002 ■ Let's go for the poker ! Sans_t48 N°1002 ■ Let's go for the poker ! Sans_t49
    © moi



« Jay, mais la ferme! J’suis pas une enclume, j’arrive à passer. » Jay pouffa dans sa barbe en entendant son amie répliquer. Elle n'était pas une enclume, autant que lui était une lumière. La laissant donc s'occuper des biscuits, il partit installer la pièce pour cette longueeeeee soirée qui les attendaient. Il fallait dire que malgré tout, même s'il perdait presque à chaque fois contre elle, Jay était bon joueur. Il avait pas mal d'expérience et savait se défendre. Le jeu n'en était que plus qu'excitant ! Gagner trop facilement n'avait rien de jouissif et se faire plumer en quelques mains était horriblement humiliant. Heureusement pour eux, ce n'était pas le cas. Bref. Il lui fallut à peine quelques minutes pour tout mettre en place et déjà Laurence le rejoignait. Il jeta un coup d'œil moqueur vers elle lorsqu'elle descendit les escaliers. Il faillit faire une remarque du genre : l'avantage si tu tombes, c'est que t'as de quoi amortir la chute ! Mais allé savoir pourquoi, il garda le silence. Certainement l'attrait du jeu qui obnubilait ses pensées et lui coupait même l'envie d'être gentiment désagréable. Tout un art, il fallait l'avouer. Une fois qu'il eu suffisamment mélangé les cartes, il les déposa devant lui quelques instants, le temps de piquer quelques biscuits. Il lâcha un soupire de contentement. C'était bien meilleur que les trucs que faisait Laurence et qu'elle osait appeler des "plats". N'importe quoi. Il reprit son verre de whisky et le leva vers Laurence, comme pour dire "santé !" avant d'en boire à nouveau quelques gorgées. « Faut pas rêver, j’vais te le faire payer ton Mobidic. À moins que tu veuilles que je te laisse gagner? » Jay cessa subitement de boire, mais garda sa position. Il lui lança un regard noir avant de redescendre tout doucement son verre et de le claquer sur la table. Il fronça les sourcils, la défiant du regard. Vous savez, un peu comme deux cow-boys qui tentent de s'impressionner avant un duel. Que le meilleur gagne. Il marmonna : « Pas b'soin d'toi pour gagner... pfff. »

« Des règles particulières? Ou on se la joue classique? » Jay releva la tête, un sourire satisfait sur les lèvres qui ne présageait rien de bon. Il se mordit la lèvre inférieure dans un ultime moment de rélfexion. Puis il lâcha subitement : « STRIP POKER ! » Il ajouta un : « Ah-AH ! » de bonne humeur, très fier de son idée. Quoi ? Laurence était enceinte ? Et alors, ça ne l'empêchait de retirer ses vêtements non ? Le but ici n'était absolument pas de finir à poil, de se sauter dessus complètement ivres et de faire l'amour jusqu'aux aurores. Non, pas du tout même. Jay et Laurence 'étaient de simples amis et ça ne pouvait pas être autrement. Elle était avec Jovan et lui... Lui il valait mieux ne pas aborder son cas. Et Jay faisait preuve d'une bien trop grande droiture morale pour déraper. De toute façon, il n'en avait pas envie. Laurence ne l'avait jamais attiré. Et ce n'était pas maintenant qu'elle était en cloque que ça allait changer. Au contraire même en fait ! Certains disaient qu'une femme enceinte est plus belle que jamais, rayonnante, épanouie... Ouais bah pour Jay, elle avait surtout une montagne sous le tee-shirt et ça, ça donnait pas envie. Enfin bref, restant sur son idée qu'il allait gagné, il ajouta alors en riant : « J'espère que t'as mit de jolies dessous sinon ça va te poursuivre. » Non, le but de son idée c'était juste de s'amuser et de mettre un peu de piquant, sachant pertinemment que ça ne lui plaira pas. Seulement voilà, quand Jay impose une idée, impossible de la contourner.

Il commença alors à distribuer les cartes. « Ça tombe bien cette partie, j’avais justement besoin de monnaie de parking. » Jay releva doucement le regard vers lui, arquant un sourcil. Mouais, très drôle. Il lui fit une espèce de petite grimace agacée, et se reconcentra sur ce qu'il faisait. Une fois les cartes et les jetons mis en place, il attrapa son jeu et l'observa, totalement impassible. C'était ça le poker. Ne jamais laisser l'autre deviner le jeu que l'on pouvait avoir. Il attrapa à nouveau des biscuits qu'il fourra dans sa bouche, les mâchant bruyamment. Et si ça posait un problème à quelqu'un, c'était la même chose. Il était chez lui, il mangeait comme il voulait. La partie pouvait commencer.




Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




N°1002 ■ Let's go for the poker ! Vide
Message(#) Sujet: Re: N°1002 ■ Let's go for the poker ! N°1002 ■ Let's go for the poker ! EmptySam 29 Jan 2011 - 19:10

Laurence aurait du s’en douter que Jay allait proposer une idée idiote dès lorsque les mots « règles particulières » avaient franchis ses lèvres. Sans s’en rendre compte elle avait offert une opportunité énorme pour Jay de déblatérer un peu plus de conneries qui allait la décourager. Elle sentait venir l’idée qui allait lui faire regretter d’avoir parler. « STRIP POKER ! Ah-AH ! » Sursautant, Laurence haussa un sourcil presque horrifié à cette idée. Mouais, il pouvait bien rêver il n’en était aucunement question. « Pas question, Jay! Ça me prends presque 5 minutes réussir à mettre mes chaussettes dans cet état là. Ne pense même pas une seconde que j’ai envie de prendre une heure à réussir à les enlever. » Complexée plus que jamais, elle souhait encore moins que Jay la voit telle la baleine qu’elle était. « J'espère que t'as mit de jolies dessous sinon ça va te poursuivre. » Faisant la moue elle ne releva pas le commentaire alors qu’elle se donnait comme ultime objectif de gagner contre lui sans qu’il ne lui reste plus rien. Tant pis pour lui, il l’aurait chercher. Oui bon, une soirée que Jovan n’aurait pas réellement approuvé mais ce qu’on ne savait pas ne pouvait pas nous faire de mal. Et puis, Laurence n’avait pas dans l’idée de se régaler du spectacle. Lui et elle se n’était que de l’amitié et il n’y avait aucune chance pour que ça change. Aucune. Devant la distribution des cartes de Jay, Laurence empoigna les siennes complètement impassible comme si soudainement une tout autre personnalité prenait la place offrant une avocate plus calculatrice et sérieuse. Il serait damné celui qui oserait dire que le poker ce n’était qu’un jeu. Jay comme Laurence auraient dit exactement le contraire. C’était bien plus qu’un jeu. Analysant les possibilités qui s’offraient à elle, Laurence releva la tête soudainement agacée par la manière vulgaire que Jay avait de s’empiffrer des fameux biscuits. Dégoutée, elle le dévisagea. Effectivement, ce n’était pas tout le monde qui avait suivit les mêmes cours qu’elle de bien séance à la table, mais Laurence savait au moins que fermer sa bouche c’était au moins ne pas exposer à tout le monde la digestion. « Ferme la bouche, Jay. C’est dégoutant. » Lança-t-elle d’une voix qu’on utilise pour gronder un enfant. Une intervention qui allait se résulter à une réplique cinglante de Jay et qui ferait qu’elle allait supporter encore une fois qu’il se fiche qu’elle soit ou pas dégoutée.

La partie commença lentement pendant que Laurence défendait ardemment les biscuits que Jay semblait vouloir terminer très rapidement. Ils échangèrent quelques cartes avec la pile du milieu et des jetons furent poser au centre de la table marquant significativement que la partie allait être intéressante. Mais rien ne devait les empêcher de profiter de l’occasion pour socialiser. « Alors ta journée? Pleins de dames désagréables qui te disent comment faire ton boulot? » Elle souri alors qu’elle continuait bien évidemment à rester concentrer sur le jeu. « J’ai hâte que les travaux avancent, avec toutes les constructions des maisons dans le quartier j’ai l’impression qu’ils vont terminer ma maison en même temps que les autres… S’ils portaient que 2 semaines justes sur MA maison, elle serait terminée. C’est pas compliquer pourtant. Surtout que je fais quoi moi si elle viens au monde avant?! Il lui faut une chambre avec toutes les décorations… » Laurence jeta une carte puis en pigea une autre dans un geste tout naturel comme si parler ne semblait pas la déconcentrer le moins du monde. « Tu voudras bien faire la peinture? Lorsque tout sera reconstruit? En échange, si jamais tu as des problèmes en justice je ferai mon possible pour t’aider? Qu’est-ce que tu en penses? » Radieuse dans l’énonciation future où elle allait dans quelques mois retrouver son boulot, elle n’avait qu’une envie, défendre cœur et âme les citoyens qui seraient victimes d’injustices pour leur faire gagner leurs causes.






Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




N°1002 ■ Let's go for the poker ! Vide
Message(#) Sujet: Re: N°1002 ■ Let's go for the poker ! N°1002 ■ Let's go for the poker ! EmptyLun 31 Jan 2011 - 13:26



Let's go for

the poker !


    LAURENCE FERDISON & JAY M. MAZELWOOD

    N°1002 ■ Let's go for the poker ! Sans_t47 N°1002 ■ Let's go for the poker ! Sans_t48 N°1002 ■ Let's go for the poker ! Sans_t49
    © moi



Et oui, dangereux, très dangereux de laisser libre court à l'imagination de Jay. Il avait toujours eu le don pour trouver L'idée qu'il ne fallait pas au moment ou il le fallait encore moins. C'était inné chez lui, comme l'instinct en quelque sorte. Tout fier de lui, il ignora complètement la mine dépitée de son amie face à cette annonce. Concentré sur son jeu, il fallut qu'elle lui réponde pour qu'il daigne s'intéresser à elle. Il afficha un air légèrement surprit face à la tête horrifiée qu'elle lui faisait. Hé oh ça va ! Il n'avait jamais dit qu'il allait lui faire l'amour pour accélérer la naissance du gamin. « Pas question, Jay! Ça me prends presque 5 minutes réussir à mettre mes chaussettes dans cet état là. Ne pense même pas une seconde que j’ai envie de prendre une heure à réussir à les enlever. » Jay soupira en levant les yeux au ciel, l'air de dire : ohalalaaaaa, c'est bon madame la râleuse rabat joie ! Il haussa les épaules et répondit néanmoins avec détermination : « Pas de soucis, je pourrais toujours t'aider. » Puis, il ajouta avant de se lancer dans un ricanement moqueur : « Au pire t'enlèvera ton tee-shirt, c'est plus facile pour toi. » Il avait parfaitement compris que la jeune mère ne voulait pas révéler l'énorme truc qu'elle tentait vainement de camoufler sous ses vêtements. Mais lui, ça l'amusait grandement. C'est vrai qu'un ventre pleins de varices et vergetures n'avait rien de glamour. Non vraiment, il ne comprenait pas ce délire de trouver les femmes enceintes magnifiques. Juste des tas à la limite de l'handicapé physique et avec en prime une dose assommante de râleries en tout genre. Quoi que, chez Laurence de ce côté là on ne voyait pas trop la différence. Elle s'énervait tout le temps, même lorsqu'elle n'avait rien dans son ventre.

Le jeu avait alors commencé et Laurence, tout comme lui, afficha subitement un air des plus sérieux. (hj : bon j'y connais rien au poker, alors on va improviser hein xD) Le jeu de Jay n'était pas forcément des plus concluants, mais il ne perdait pas la face pour autant. Comme le disent les professionnels, au poker le plus important ce ne sont pas les cartes, mais ce que l'on en fait. Et ça, Jay l'avait très vite assimilé, parvenant ainsi à se sortir des situations les plus complexes, alors qu'il avait presque perdu tous ses jetons. Dans ce jeu, il savait faire preuve d'un grand sérieux et d'une patience sans limite. Il ne se précipitait jamais, réfléchissant toujours longtemps avant de se lancer ou de relancer les jetons. « Ferme la bouche, Jay. C’est dégoutant. » Jay ne releva même pas la tête, concentré. Il se contenta d'ouvrir grand la bouche pour lui montrer tout ce qu'il avait dedans et la dissuader de lui faire encore des commentaires. Il reprit des biscuits -qui avaient déjà considérablement diminué- et continua de manger de la même façon, ignorant avec superbe la remarque de son amie. Il pouvait bien manger comme il voulait oui ?! Et si elle n'était pas contente, qu'elle retourne chez mamie Jovan. Chose qui n'arriverait pas, il le savait pertinemment.

« Alors ta journée? Pleins de dames désagréables qui te disent comment faire ton boulot? » Jay échappa un petit rire amusé alors qu'il relevait les yeux de ses cartes pour les poser sur sa partenaire de jeu. Il afficha un petit air charmeur et répondit : « Non, je dirais plutôt pleins de femmes insatisfaites en train d'admirer mon corps viril en action. Quelques maris aussi, mais là, ça devient gênant. » Et tandis qu'il commençait à former un full de trois rois et deux 10, Laurence reprit de plus belle : « J’ai hâte que les travaux avancent, avec toutes les constructions des maisons dans le quartier j’ai l’impression qu’ils vont terminer ma maison en même temps que les autres… S’ils portaient que 2 semaines justes sur MA maison, elle serait terminée. C’est pas compliquer pourtant. Surtout que je fais quoi moi si elle viens au monde avant?! Il lui faut une chambre avec toutes les décorations… » Jay s'arrêta dans son jeu, relevant la tête vers elle, intrigué. Plusieurs pensées vinrent se mélanger dans sa tête alors qu'il affichait une mine sérieuse et songeuse. Intéressant, très intéressant tout ça. Il détailla Laurence de haut en bas, hésitant. Vu ce qu'il connaissait d'elle, il se pourrait qu'elle est parfaitement le profil de personne qu'il recherche. Sans parler de sa fortune. Il resta néanmoins silencieux et fixe alors que son cerveau fonctionnait à toute allure. « Tu voudras bien faire la peinture? Lorsque tout sera reconstruit? En échange, si jamais tu as des problèmes en justice je ferai mon possible pour t’aider? Qu’est-ce que tu en penses? » Il sortit de ses pensées, pas des plus honnêtes à vrai dire. Il afficha alors un sourire ravi et répondit avec entrain : « Pas de problème pour la peinture Laurence ! J'accepte avec plaisir même. Mais t'en fais pas pour moi. Y a pas de raisons que j'ai de problèmes avec la justice. Et même si j'en avais... J'ai déjà une porte de sortie. » Il releva les yeux quelques instants, captant son regard afin de l'intriguer. Puis il se reconcentra sur son jeu, continuant de faire défiler les cartes. Sans la regarder et l'air désintéressé, il déclara alors calmement : « Tu sais... J'aurais peut-être une solution pour l'avancée de tes travaux. » Il n'en dit pas plus, lui laissant le loisir d'avoir la curiosité pour en savoir plus. Puis, quand son full fut formé, il étala ses cartes sur la table et l'annonça : « Full ! trois rois, deux 10 ! » Alors, allait-il devoir faire tomber le maillot ?






Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




N°1002 ■ Let's go for the poker ! Vide
Message(#) Sujet: Re: N°1002 ■ Let's go for the poker ! N°1002 ■ Let's go for the poker ! EmptyMer 2 Fév 2011 - 1:06

«Pas de soucis, je pourrais toujours t'aider. Au pire t'enlèvera ton tee-shirt, c'est plus facile pour toi. » Laurence foudroya Jay du regard par dessus les cartes qu’elle gardait dans ses mains, bien décidée à lui faire mordre la poussière. Elle préféra ne pas ajouter de commentaires sachant pertinemment qu’elle ne ferrait qu’alimenter d’avantage Jay sur les idioties qu’il pourrait dire pour justifier leur ‘’partie’’ spéciale de poker. Pas question qu’elle enlève un seul morceau. Qu’il rêve... Jay n’oserait pas aucun mouvement en sa direction pour ‘’l’aider’’ comme il disais si bien. Non, cette immense bedaine allait rester cacher là près de la table avec se grand chandail ample qui ne moulait pas trop ses courbes. Et ce n’était pas les commentaires de Jovan qui essayait de lui redonner de la confiance en elle sur son apparence qui allait changer quelque chose. Elle était grosse, bon sang. Pourquoi certains faisaient comme si ce n’était pas le cas? Elle pouvait au moins remercier secrètement Jay de ne pas agir différemment avec elle. Aussitôt que cette gamine était née, Laurence s’inscrivait au gym le plus proche afin de retrouver sa silhouette d’avant… Qui l’aurait cru qu’elle avait dans la tête d’avoir 7 enfants? Refoulant tous ses problèmes qu’elle préféra mettre dans un petit coin de sa tête, Laurence grimaça devant Jay qui sans relever la tête vers elle, s’amusa à lui montrer le chantier qu’il était entrain de construire avec les biscuits. Réprimant un dégoût, elle préféra baisser la tête sur ses cartes ne prenant plus ou moins de temps à réfléchir sur ce qu’elle faisait. Laurence relança quelques jetons, visiblement satisfaite de son jeu bien qu’elle laissait toujours l’impression qu’elle ne savait pas trop comment jouer et qu’elle avait de la chance. Mais Jay la connaissait bien maintenant pour savoir que ce ne relevait plus de la chance dans son cas. Certes, malgré tout il était difficile de perdre ses bonnes habitudes. Laurence avait appris les attraits du jeu alors qu’elle venait de rentrer à Harvard et qu’elle était tombée par hasard sur un groupe qui jouait. Quelques tours et elle avait compris qu’elle ne pourrait pas s’en passer. On avait tous, un petit vice non? Et puis tant qu’il n’y avait rien d’illégal, Laurence n’était pas prête de s’arrêter.

Sous l’air amusé de Jay, Laurence releva à peine les yeux de son jeu de carte quelque peu occupée à prédire les chances qu’elle aurait à compléter la suite donc elle espérait compléter pour dépouiller celui-ci. Il ne lui manquait plus qu’une carte et elle pourrait abaisser celles-ci… pour gagner. À moins qu’il la devance. « Non, je dirais plutôt pleins de femmes insatisfaites en train d'admirer mon corps viril en action. Quelques maris aussi, mais là, ça devient gênant. » Elle préféra ne pas partir sur la piste des maris qui ‘’admirait’’ Jay, alors que son opinion sur les homosexuels était plutôt définis. Que ça plaise ou pas à Jovan, elle était convaincu que se présentateur de télévision, Maât Blythe, avait une maladie. Mais le relancer sur le sujet était plutôt délicat quand on prenait en compte que le petit copain de celui-ci avait été tué dans une fusillade. Laurence n’aurait jamais avouée, mais au fond elle avait été soulagée de savoir que Jovan était sain et sauf. Jamais elle se serait pardonnée de l’avoir fait élu représentant de quartier s’il avait été blessé ce jour-là. Bavardant comme une pie, elle se heurta à un Jay silencieux et concentrer. Il avait sérieusement envie de gagner cette fois-ci. À moins que c’était parce qu’il espérait qu’elle perde pour qu’elle participe à son idée débile? Jay pouvait enlever jusqu’à son caleçon aucun morceau de ses vêtements se retrouveraient au sol. Il allait devoir s’y faire. « Pas de problème pour la peinture Laurence ! J'accepte avec plaisir même. Mais t'en fais pas pour moi. Y a pas de raisons que j'ai de problèmes avec la justice. Et même si j'en avais... J'ai déjà une porte de sortie. » Face à son air désintéressé, Laurence sembla soudainement bien plus attentive à son partenaire de cartes. Qui pouvait avoir une porte de sortie au cas d’éventuels problèmes avec la justice? Qui surtout, prévoyait ce genre détails? Plus intriguée que jamais, Laurence fronça les sourcils alors que la manière de lui demander en quoi consistait cette porte de sortie se bousculait dans sa tête. « Tu sais... J'aurais peut-être une solution pour l'avancée de tes travaux. » La curiosité piquée, Laurence replaça une mèche de ses cheveux avant d’ouvrir la bouche pour lui demander ce qu’il avait en tête. Mais elle fut devancée par celui-ci qui étala ses cartes devant elle. « Full ! trois rois, deux 10 ! » Déjà? « Voyons voir si la chance est encore avec moi alors… » Heureusement pour elle, il lui restait une probabilité de 16% qu’elle obtienne la carte qu’elle avait besoin pour le battre. Soutenant le suspense, Laurence soupira devant la carte qu’elle pigea puis étala devant elle sa suite de 6-7-8-9-10 trèfles. Triomphante, elle éclata de rire devant l’air bougueur de Jay. « Et une quinte flush pour moi! Allez, à moi tes jolies pièces! » Les yeux brillants, Laurence ramena les jetons vers elle avant de replacer les cartes dans la pile du milieu. « Rebrasse-moi tout ça… et si au lieu d’enlever tes vêtements… tu m’en disais un peu plus sur ta solution pour mes travaux? » La future mère secoua ses mains l’une contre l’autre visiblement enthousiaste à l’idée de gagner contre Jay.


Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




N°1002 ■ Let's go for the poker ! Vide
Message(#) Sujet: Re: N°1002 ■ Let's go for the poker ! N°1002 ■ Let's go for the poker ! EmptyLun 7 Fév 2011 - 19:15



Let's go for

the poker !


    LAURENCE FERDISON & JAY M. MAZELWOOD

    N°1002 ■ Let's go for the poker ! Sans_t47 N°1002 ■ Let's go for the poker ! Sans_t48 N°1002 ■ Let's go for the poker ! Sans_t49
    © moi



Jay n'avait aucun mal à voir que sa remarque sur toute aide éventuelle ne lui avait pas plus, et encore moins l'idée de retirer le tee-shirt. Quelle rabat joie cette Laurence, c'était fou tout de même. Il haussa les épaules, un sourire sarcastique sur les lèvres. Il était rare de le voir avec autant les pieds sur terre, conscient qu'il énervait les gens etc. C'était certainement l'attrait du poker qui lui redonnait la raison. Mais en tout cas, ça ne lui redonnait pas la maturité, c'était le moins que l'on puisse dire. Laurence réprima une grimace de dégout lorsqu'il lui montra la joyeuse fête qui se déroulait dans sa bouche et il ne put s'empêcher de ricaner alors que sa concurrente s'enfonçait dans ses cartes pour l'ignorer. L'avantage de jouer avec Laurence, c'était qu'il n'avait pas grand chose à perdre. Quelques vêtements tout au plus, et sa dignité. Mais niveau argent, il était tranquille puisqu'il n'y en avait pas eu jeu. Ça lui évitait de se ruiner tout en profitant au maximum. Car dans les casinos, il avait tendance à passer beaucoup d'argent. Bien qu'il en gagne aussi au poker, il allait rapidement le perdre aux machines à sous ensuite. Quelle arnaque ce truc. Pourtant, il se montrait plus raisonnable et jouait bien moins qu'avant et ce, depuis la mort de Marissa. Depuis sa mort, il ne pratiquait plus de sport dangereux non plus. Il avait abandonné les sauts en parachutes, à l'élastique, le catch et compagnie. A croire que sa mort lui avait bien rappelé que personne n'était immortel, pas même lui. Mais ça lui manquait, cette sensation d'adrénaline qui faisait frémir son sang et qui lui brûlait les veines. Il s'y remettrait très certainement un jour, mais pas tout de suite.

Jay lui servit alors son petit discours mystérieux, lui expliquant qu'il ne s'inquiétait pas trop de son sort côté justice -et de toute façon Jay n'avait rien d'un délinquant alors bon- et qu'il avait peut-être une solution pour l'aider dans ses travaux. Non, tout ceci n'était pas un mensonge pour se faire mousser face à son amie. Au contraire même, il hésitait à lui révéler la vérité. Car il faudrait qu'elle garde le silence le plus complet, il n'avait pas envie que cela se sache, conscient que c'était mal vu aux yeux des "bonnes gens". Il n'en ajouta pas plus, préférant voir si Laurence voulait en savoir plus. Et vu les regards qu'elle lui lançait, il était certain qu'il avait attisé sa curiosité et qu'elle ne quitterait pas cette maison sans connaître le fin mot de l'histoire. Il balança alors son full sur la table, confiant. « Voyons voir si la chance est encore avec moi alors… » Les pupilles dilatées, il fixait la dernière carte que Laurence tira avec une impatience communicative. Trépignant presque sur place, il voulait savoir. Il avait eu un bon jeu, et la jeune femme serait vraiment très chanceuse d'obtenir mieux que lui. Bien qu'au niveau des probabilités, c'était tout à fait possible. « Et une quinte flush pour moi! Allez, à moi tes jolies pièces! » Le visage du garçon se décomposa avant de se transformer en grimace de dégoût et de déception. Il tapa du poing sur la table de jeu, faisant sursauter les jetons. « Et merde ! Fait chier. J'suis sûr que tu triches. » Il planta son regard dans le sien, se faisant provoquant. Au fond, il savait très bien qu'elle ne trichait pas. Laurence était bien trop fière pour s'abaisser à ce genre de manipulation puérile. Mais c'était ça façon à lui d'apaiser sa rancœur. Il posa un regard triste sur les jetons qu'elle ramenait vers elle, voyant son tas diminuer fortement. Il soupira, dégouté. Cette fille avait vraiment trop de chance, elle avait certainement pactisé avec le diable des casinos. Ouais, ça devait être ça, pas d'autres explications.

« Rebrasse-moi tout ça… et si au lieu d’enlever tes vêtements… tu m’en disais un peu plus sur ta solution pour mes travaux? » Jay prit un air indigné et leva la main droite, comme lorsque l'on prête serment. Il déclara alors : « Une règle est une règle ! J'ai perdu cette manche, j'enlève un vêtement. Et pour me venger, je vais enlever une chaussette, avec un peu de chance, je "parfumerais" la pièce. » Il leva les yeux vers elle, le regard sadique, l'air de dire : pour une fois, j'aimerais bien puer des pieds ! ça t'emmerderais et moi, ça me ferait bien plaisir ! Il retira alors sa chaussette droite. Mais manque de pot, il sortait tout juste de la douche et aucune odeur nauséabonde ne vint infester l'air frais de la cave. Il afficha une mine boudeuse tout en s'emparant des cartes avant de les mélanger à nouveau et de les distribuer. Elle voulait donc en savoir plus sur sa mystérieuse solution pour les travaux. Retrouvant alors un air très sérieux il expliqua, cherchant à bien la mettre en garde : « Je veux bien te dire tout ça, mais il faut que tu me promettes que ça restera entre nous. Je n'ai pas envie que tout le quartier soit au courant, il vaut mieux garder ça secret. » Attrapant son jeu et parcourant ses cartes des yeux, impassible, il ajouta ensuite : « Et il faut que tu es conscience que ça impliquera certaines choses. Après tout, on a rien sans rien n'est-ce pas ? En tout cas, tu ne serais pas déçue, je te garantis des travaux rapides et irréprochables. » N'en révélant pas plus, il voulait voir si Laurence était prête à accepter quelque chose et de le garder pour elle, voir si elle voulait toujours connaître sa "solution miracle". Hors de question de s'aventurer sur ce terrain là sans en être sûr. Il semblait soudainement beaucoup plus adulte et réfléchis, comme si le sujet le changeait.





Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




N°1002 ■ Let's go for the poker ! Vide
Message(#) Sujet: Re: N°1002 ■ Let's go for the poker ! N°1002 ■ Let's go for the poker ! EmptyJeu 17 Fév 2011 - 17:23

Offrant le plus gros sourire qu’elle pouvait, Laurence s’amusa à faire quelques nouvelles piles avec les jetons de son ami hilare qu’il ai cru aussi facilement qu’elle n’avait aucune chance de gagner à ce niveau du jeu. Certes elle avait cette fâcheuse manie de parler comme un moulin à paroles, mais il n’y avait rien à ses yeux de plus sacré que de défendre sa réputation au poker. Bon, peut-être bien que simplement joué était suffisant…tant qu’elle jouait. « Et merde ! Fait chier. J'suis sûr que tu triches. » Son sourire se transforma en grimace où elle s’amusa à le nargué sachant qu’il ne pensait pas ce qu’il disait. Jamais elle se serait rabaissée à tricher, surtout pas dans le jeu de cartes. La question était plutôt de savoir pourquoi à chaque fois qu’elle gagnait systématiquement quelques fois d’affilés, les employés commençaient à se méfier d’elle. Elle avait de la chance bon dieu… Elle avait du mal à faire fonctionner la machine à laver, alors comment elle aurait possiblement été capable de planifier de tricher dans des jeux d’argents? Elle n’était pas aussi maline que son frère, ou Pride Berrington tiens. « Une règle est une règle ! J'ai perdu cette manche, j'enlève un vêtement. Et pour me venger, je vais enlever une chaussette, avec un peu de chance, je "parfumerais" la pièce. » Empoignant quelques jetons qu’elle déposa à sa droite, Laurence lui tendit les cartes pour qu’il les mélange à la prochaine distribution. Elle n’osa aucune réaction sachant que ça l’emmerderait bien s’il se mettait à puer des pieds, surtout que dans son état les odeurs étaient bien plus difficiles à supporter. Et dieu sait comment les mecs pouvaient être des usines de mauvaises odeurs quand ils s’y mettaient.

C’est d’un regard satisfait et impatient que Laurence suivit des yeux les mains de Jay qui mélangeait le jeu de carte pour une seconde partie. « Je veux bien te dire tout ça, mais il faut que tu me promettes que ça restera entre nous. Je n'ai pas envie que tout le quartier soit au courant, il vaut mieux garder ça secret. » Devant l’air sérieux de Jay, Laurence ne put s’empêcher d’être plus méfiante. À cet instant elle avait l’impression de se retrouver devant son frère qui trouvait toujours un moyen pour faire rager les parents et qu’il l’impliquait en piquant sa curiosité, parce que Laurence n’était pas du genre à reculer lorsqu’elle ignorait les choses. Elle voulait tout savoir. « Et il faut que tu es conscience que ça impliquera certaines choses. Après tout, on a rien sans rien n'est-ce pas ? En tout cas, tu ne serais pas déçue, je te garantis des travaux rapides et irréprochables. » Fronçant les sourcils, Laurence accepta les cartes qu’il lui distribua bien moins concentrer sur le jeu que sur ce qu’il venait de lui dire. Parce que ça avait quelque chose de… comment dire... illégal? « Jay, tu me connais je sais garder quelque chose pour moi… Mais on dirait que tu es entrain de me parler d’un moyen efficace… mais illégal. » Voilà que malgré sa curiosité elle n’était pas certaine de vouloir savoir de quoi parlait son ami si c’était pour la rendre complice d’une quelconque organisation criminelle. Mais elle avait bien envie de savoir quand même ce qu’il souhaitait garder secret et cette curiosité l’emportait sur son sens de la justice. Après tout il n’avait pas besoin de savoir que si elle découvrait quelque chose de totalement illégale elle le ferait sortir de ça pour ensuite poursuivre les malfaisants. Oui bon, elle ne pourrait rien faire, enceinte jusqu’aux oreilles et en congé de maternité. « Jay, il faut absolument que tu me dises ce que tu proposes. J’suis enfermée ici tous les jours à écouter des émissions stupides, parce que j’ai plus aucun dossier à m’occuper. Je m’ennuie, je crois que je vais devenir folle. J’suis prête à faire beaucoup, pour ravoir un toit à moi. T’imagine comment c’est loin d’être agréable de savoir que Jovan passe sa journée au travail et part chez sa grand-mère dormir alors que moi j’suis une sorte d’incubateur mobile qui fait rien?! » Énervée, Laurence semblait presque soulagée de lui dire comment elle se sentait comme si depuis le temps elle ne s’était pas assez plainte. Si bien sur on omettait l’incident avec Tray où elle lui était carrément tomber dessus. Oui bon, les forces de l’univers ne pouvaient pas être avec elle au lieu de contre elle? « Dis moi ce que c’est, et ce que ça implique. Car au rythme que mes travaux avancent, ma fille commencera l’école avant d’avoir sa chambre. C’est pas illégal hein? Je tiens à ma carrière tu sais… Je crois que je préférais dormir dans une boîte en carton que de perdre on boulot. »





Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




N°1002 ■ Let's go for the poker ! Vide
Message(#) Sujet: Re: N°1002 ■ Let's go for the poker ! N°1002 ■ Let's go for the poker ! EmptyMer 23 Fév 2011 - 15:59



Let's go for

the poker !


    LAURENCE FERDISON & JAY M. MAZELWOOD

    N°1002 ■ Let's go for the poker ! Sans_t47 N°1002 ■ Let's go for the poker ! Sans_t48 N°1002 ■ Let's go for the poker ! Sans_t49
    © moi



Jay ne voulait même plus regarder Laurence et le sourire satisfait qu'elle affichait à pleines dents. Méchante ! Jay lui s'enfonçait dans sa bouderie alors qu'elle s'amusait à brasser du vent avec les pions qu'elle venait de lui "voler". Ça n'allait pas se passer comme ça, oh non ! Jay n'avait pas dit son dernier mot. D'ordinaire lorsqu'il était contrarié il avait tendance à s'enfermer et à refuser de parler à la personne qui l'avait mit dans cet état. Mais pas au poker. Non, là il voulait toujours sa revanche, toujours garder sa fierté de joueur. Hors de question de la laisser crier victoire trop tôt et sans s'être battu jusqu'au bout. Même si sa chance semblait l'abandonner à chaque fois qu'il jouait contre elle, mais ça, il s'y était fait à force. Il avait donc finit par redistribuer les cartes alors que Laurence grimaçait légèrement lorsqu'il retira sa chaussette. Bien fait, s'il pouvait l'emmerder un peu il n'allait pas se priver ! Mais Jay sortait de la douche et c'était un homme propre, pas du genre à remettre trois jours de suite la même paire de chaussettes. C'était donc un peu raté pour le coup. Mais il trouverait bien autre chose, il n'était jamais à court d'idée quand il s'agissait d'énerver quelqu'un et de le pousser à bout. D'ailleurs, des fois il le faisait sans même s'en rendre compte. Un don inné chez lui. Enfin, lui considérait ça comme un don. Les autres, plutôt comme une tare. A chacun son point de vue hein ! S'enfournant une bonne poignée de biscuits apéritifs dans la bouche il se remit à mâcher bruyamment, tout en chantonnant un petit air de blues qui lui passait par la tête à ce moment-là. Sauf que chantonner et manger en même temps, ce n'était pas très pratique, alors je ne vous raconte pas le résultat que ça donnait.

Enfin bref. Jay avait vraiment réussit à attiser la curiosité de son amie avec tous ses mystères. Malgré son air très sérieux, il était amusé de voir ô combien Laurence semblait absorber ses paroles, comme si elle s'attendait à découvrir un terrible secret. Finissant de distribuer les cartes, il cessa de parler et faisant mine de se désintéresser de tout ce qu'il venait de dire. Laurence le fixait, récupérant doucement son jeu, les sourcils froncés, la mine intriguée. Elle finit par lâcher : « Jay, tu me connais je sais garder quelque chose pour moi… Mais on dirait que tu es entrain de me parler d’un moyen efficace… mais illégal. » Jay releva les yeux vers elle et éclata de rire. Illégal ? Ah non, ce n'était vraiment pas son genre de se fourrer dans des histoires à risques. Il secoua la tête de droite à gauche, ne cachant pas son amusement face aux craintes de la jeune avocate. Il n'était pas fou, il ne serait pas aller lui proposer n'importe quoi à elle. Déjà parce qu'il ne voulait pas mettre ses amis dans la merde mais également parce qu'il savait qu'elle était bien trop droite d'esprit pour s'égarer dans ce genre de pétrin. Découvrant son jeu, il commença à trier ses cartes alors qu'elle reprenait : « Jay, il faut absolument que tu me dises ce que tu proposes. J’suis enfermée ici tous les jours à écouter des émissions stupides, parce que j’ai plus aucun dossier à m’occuper. Je m’ennuie, je crois que je vais devenir folle. J’suis prête à faire beaucoup, pour ravoir un toit à moi. T’imagine comment c’est loin d’être agréable de savoir que Jovan passe sa journée au travail et part chez sa grand-mère dormir alors que moi j’suis une sorte d’incubateur mobile qui fait rien?! » Jay planta son regard dans le sien oubliant les cartes qu'il tenait entre les mains. Il fronça les sourcils alors qu'il affichait visiblement un air vexé. Il l'a laissa terminer sa phrase, avant de rétorquer d'une voix froissée : « Si t'es pas bien ici, rien ne te retient. Pffff... ! » La mine boudeuse, il finit par détourner son regard. Oh certes Laurence n'avait rien dit de tel et elle ne s'était pas plainte sur la vie qu'elle menait chez Jay en particulier, mais plutôt pour la situation en générale. Mais voilà, c'était Jay et il était comme ça. Il avait toujours eu le cœur sur la main, à vouloir aider les autres. Et même s'il n'aimait pas que ça se sache en règle générale, lorsque c'était le cas il aimait qu'on lui soit reconnaissant. Heureusement, il n'était pas rancunier pour un sous ! Haussant machinalement les épaules, il recommença à jouer attrapant et reposant les cartes.

« Dis moi ce que c’est, et ce que ça implique. Car au rythme que mes travaux avancent, ma fille commencera l’école avant d’avoir sa chambre. C’est pas illégal hein? Je tiens à ma carrière tu sais… Je crois que je préférais dormir dans une boîte en carton que de perdre on boulot. » Jay marqua une petite pause. Les yeux rivés sur ses cartes, il abandonna sa mine de petit garçon frustré pour un air vraiment sérieux et beaucoup plus adulte. Il posa les cartes sur la table, face cachée évidemment et se mit à fixer Laurence. Il ne voulait pas se laisser déconcentrer par ce qu'il allait lui dire au risque de perdre -encore une fois. Il resta silencieux quelques instants, cherchant ses mots. Puis finalement, il se lança : « Très bien, alors voilà... » Il soupira prestement et reprit : « Je fais partie d'une secte. La scientologie. Ça va faire 4 ans maintenant, bientôt 5. Et depuis deux ans je suis disons... monté en "grade" au sein de l'organisation. C'est d'ailleurs de là que provient mon argent aujourd'hui. Bah oui, peintre en bâtiment ça n'a jamais rendu riche, ça se saurait sinon. Enfin bref, là n'est pas la question. » Il parlait d'une voix calme et assurée, affichant une toute autre facette de lui. Pas de comportement enfantin, pas de phrases dépourvues de sens. Non, il était serein, raisonné et allait droit au but. « Et donc, à présent j'ai une certaine influence là-bas. Si tu nous rejoint, moyennant un peu d'argent on te trouvera une solution pour tes travaux en un rien de temps. Tu passeras en priorité si je le demande et les travaux seront vraiment impeccables, ça, je te le garantis. » Reprenant son jeu, il ajouta pour conclure, un sourire aux lèvres, l'air insouciant comme s'il venait de lui annoncer qu'il était boulanger : « Tu vois, rien d'illégal. Mais évite d'en parler autour de toi malgré tout. Les gens ont peur de nous en règle générale et croient qu'ils faut vraiment ne pas être nets pour rentrer là-dedans. Ce qui est, évidemment, n'importe quoi. » Il offrit un second sourire à Laurence, un sourire dont seul lui avait le secret. Un air rassurant et naïf à la fois, vraiment comme s'il traitait d'un sujet banal. Néanmoins, Jay ne lui avait pas vraiment donné tous les détails... Mais ça, il le gardait bien pour lui, pour éviter de la faire fuir.





Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




N°1002 ■ Let's go for the poker ! Vide
Message(#) Sujet: Re: N°1002 ■ Let's go for the poker ! N°1002 ■ Let's go for the poker ! EmptyJeu 24 Fév 2011 - 17:47

La jeune avocate sembla rassurée de la réaction de Jay face à sa crainte que son moyen en soi un illégal. Elle aurait été en situation très délicate si ça avait été le cas et toute confidence à son égard aurait fait d’elle une complice. Un état qu’elle préférait éviter, leur réputation étant très importante… celle de Laurence sans doute beaucoup trop importante à ses yeux que n’importe quoi d’autre. Elle avait bien laissé décider de demander à son père de faire les documents de divorce avec Jovan simplement parce qu’elle avait appris qu’il avait fait de la prison. Une révélation qui menaçait de faire tâche dans sa réputation. Malheureusement, elle n’avait aucune idée combien certaines personnes dans son entourage ne perdrait pas une seule seconde à remettre cette réputation en doute. Laurence tendit le bras pour prendre ses cartes puis elle se mit à les fixer. « Si t’es pas bien ici, rien ne te retiens. Pfff…! » Étonnée, elle releva la tête pour se heurter à un Jay visiblement vexée de ce qu’elle lui avait dit. « C’est pas ça que je voulais dire.. » essaya-t-elle de justifier pour ne pas aggraver la situation. Elle ne voulait pas que Jay s’en mette à croire qu’elle détestait être chez lui. Tout ce qu’elle voulait s’était enfin d’avoir un certain contrôle sur sa vie et avoir as propre maison semblait être un excellent moyen de commencer à tout reconstruire. Sa fille allait naitre, elle ferait ce fichu test puis elle pourrait enfin recommencer à dormir sur ses deux oreilles. Réorganisant son jeu afin d’optimiser ses chances de remporter cette seconde partie, Laurence jeta un œil vers Jay remarquant qu’il avait déposé son jeu. « Très bien, alors voilà… » Fébrile à l’idée qu’il partage sa botte secrète avec elle, Laurence déposa face contre la table son jeu de cartes déterminée à apprendre tout ce que Jay allait lui confier. « Je fais partie d’une secte. La scientologie. » La seule mention de se nom sembla la surprendre alors qu’elle afficha un air plus méfiant. Après tout, les sectes avaient une mauvaise réputation. Elle n’avait jamais vraiment entendu parler de la scientologie, se promettant de faire quelques recherches sur les moteurs de recherche afin de s’informer plus en profondeur. C’était une secte, mais ils devaient avoir un site internet. « Ça vas faire 4 ans maintenant, bientôt 5. Et depuis deux ans je suis disons… monté en grade au sein de l’organisation. C’est d’ailleurs de là que me provient mon argent aujourd’hui. Bah oui, peintre en bâtiment ça n’a jamais rendu riche, ça se saurait sinon. Enfin bref, là n’est pas la question. » Qui aurait cru que son meilleur ami Jay, était dans une organisation donc elle n’avait jamais entendu parler? Cette même organisation qui selon ce qu’il venait de dire était à l’origine de sa fortune. Captivé par les explications, Laurence semblait impressionnée par l’attitude de Jay qui n’avait rien de celle donc elle était habituée.

« Et donc, à présent j’ai une certaine influence là-bas. Si tu nous rejoins, moyennant un peu d’argent on te trouvera une solution pour tes travaux en un rien de temps. Tu passeras en priorité si je le demande et les travaux seront vraiment impeccables, ça je te le garanti. » De douces paroles à ses oreilles, Laurence sembla de plus en plus intéressée surtout si Jay acceptait d’être une référence pour elle. « Tu vois, rien d’illégal. Mais évite d’en parler autour de toi malgré tout. Les gens ont peur de nous en règle générale et croient qu’il faut vraiment ne pas être net pour rentrer là-dedans. Ce qui est évidemment, n’importe quoi. » La jeune femme plongea son regard interrogateur dans celui de Jay. Elle semblait soudainement hésiter d’entrer dans quelque chose qu’il fallait ne pas en parler aux autres. Serait-elle capable de ne rien dire sans avoir l’impression de cacher quelque chose? « Et cet organisme… n’importe qui peu en faire parti? » C’était une question afin de s’informer s’il fallait des éléments en particuliers pour être accepter ou si simplement un peu d’argent permettait d’avoir de l’aide. L’idée lui semblait simpliste, un peu d’argent contre un service rendu par son meilleur ami et une équipe qui selon ses dires étaient impeccables. Tout pour lui plaire. Pour ce qui attrayait à ne pas en parler autour d’elle, l’évidence la frappa. Si elle en parlait la demande serait plus grande et ses travaux se retrouveraient immobiles au même statut que la situation actuelle. Pas question, elle allait terminer sa maison avant les autres. « Je peux en parler à Jovan, avant de prendre ma décision afin d’avoir son avis? »








Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




N°1002 ■ Let's go for the poker ! Vide
Message(#) Sujet: Re: N°1002 ■ Let's go for the poker ! N°1002 ■ Let's go for the poker ! EmptyMar 8 Mar 2011 - 1:09



Let's go for

the poker !


    LAURENCE FERDISON & JAY M. MAZELWOOD

    N°1002 ■ Let's go for the poker ! Sans_t47 N°1002 ■ Let's go for the poker ! Sans_t48 N°1002 ■ Let's go for the poker ! Sans_t49
    © moi



« C’est pas ça que je voulais dire.. » Jay haussa faiblement les épaules, l'air dédaigneux et refusant toujours de lui accorder le moindre regard. Il était assez susceptible quand il s'y mettait. Il faisait tout pour qu'elle se sente comme chez elle -bon d'accord il n'était pas tous les jours facile à supporter mais bon, c'était l'intention qui comptait non ?- et le peu de gratitude qu'elle lui renvoyait ne le dérangeait pas. Mais qu'elle ne vienne pas se plaindre ! Sinon il la virerait de chez lui et à coup de martinet s'il le fallait. Qu'elle aille donc moisir chez la vieille Lenon, c'était pas son problème. Enfin si bien sûr que ça l'était puisqu'elle était son amie. Mais il avait déjà du mal à se montrer charitable alors si en plus on venait à le critiquer par rapport à ça, il s'offusquait terriblement. Mais bon, ça lui passait déjà alors qu'il découvrait son nouveau jeu plutôt satisfaisant. Il reprit donc la parole pour tout lui expliquer le plus rapidement comment il pourrait l'aider. L'observant légèrement, il put constater que comme beaucoup, elle se montrait méfiante. Mais bien moins horrifiée ou réticente que la plupart des gens. Il n'en attendait pas moins d'elle. Il savait que l'idée de troquer un peu d'argent contre des travaux rapides lui plairait. Et si elle acceptait, elle deviendrait une membre en or de leur organisme -si on pouvait appeler ça ainsi- au vu de la petite fortune qu'elle avait. Cette idée l'enchantait au plus haut point. Il fallait vraiment qu'il se débrouille pour qu'elle accepte coûte que coûte. De toute façon, une fois qu'elle les aurait rejoint, se sera trop tard pour elle. Mais il préféra ne pas lui préciser ça, craignant de la faire fuir et c'était la dernière chose qu'il désirait à cet instant. Après quelques secondes d'hésitations, Laurence finit par demander : « Et cet organisme… n’importe qui peu en faire parti? » Jay lui offrit un sourire rassurant alors qu'il continuait de jouer de façon imperturbable. Il expliqua donc. « Non, pas n'importe qui. Mais tu as toutes les qualités pour, et si c'est moi qui demande pour toi on ne refusera pas. Ne t'en fais pas, c'est comme si c'était déjà fait. » Par qualité, il entendait en effet son métier d'avocate et son compte en banque. Ensuite, il suffirait juste de lui bourrer le crâne avec leur façon de penser, leurs objectifs etc et c'était dans la poche. Mais encore une fois, il valait mieux amener les choses doucement et peser ses mots.

« Je peux en parler à Jovan, avant de prendre ma décision afin d’avoir son avis? » Le regard de Jay s'assombrit alors qu'il fronçait les sourcils. Ah non, non, non pas question ! Il ne le sentait pas ce Jovan. Trop les pieds sur terre, il gâcherait tout. Gardant une attitude sérieuse et autoritaire, Jay reprit d'une voix posée et assurée : « Non, mauvaise idée. Tout le monde n'est pas aussi tolérant que toi Laurence. Les sectes font peur, Jovan ne voudra jamais. Et ce serait une erreur de sa part d'ailleurs, ça ne peut t'apporter que des bonnes choses. » Depuis le temps, Jay avait cerné Laurence et il savait ce qu'il fallait dire pour l'avoir de son côté. Manipulant encore quelques cartes, il finit par prendre un air désintéressé et haussa les épaules. Posant le regard sur ses cartes, comme s'il réfléchissait à ce qu'il faisait, il finit par ajouter d'une voix distraite : « Mais je te force pas évidemment, c'est toi qui voit dans combien de temps tu veux retourner dans ta maison. » Après un court silence, il ajouta alors comme s'il s'intéressait vraiment à elle et à sa vie de couple : « Et sinon ? Ça va comment avec Jovan depuis que vous ne vivez plus ensemble ? Ça doit être dur pour lui de savoir que tu vis sous le toit d'un autre homme. Et super sexy en plus. » N'esquissant pas le moindre sourire signe qu'il plaisantait, Jay était parfaitement sérieux. Bah oui quoi ? Il était sexy non ? Enfin en tout cas, lui, il trouvait. Mais le but n'était pas de faire son éloge mais bien de trouver les bons arguments pour motiver Laurence à accepter sa proposition. Il émit alors un petit rire sarcastique avant de conclure : « En tout cas, vu comme c'est partit t'auras accouché avant que de réintégrer ta maison ! Jovan va être déçu de pas pouvoir être là pour les premiers jours de son enfant... Oh tu me diras, tu iras très certainement vivre chez sa grand-mère. Non ? » Il releva les yeux pour croiser son regard, s'immobilisant. Calme, imperturbable. Si avec ça elle n'acceptait pas, il ne savait pas ce qu'il allait pouvoir trouver d'autres pour la faire réagir.



Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




N°1002 ■ Let's go for the poker ! Vide
Message(#) Sujet: Re: N°1002 ■ Let's go for the poker ! N°1002 ■ Let's go for the poker ! EmptyMer 9 Mar 2011 - 15:23

Laurence baissa les yeux sur son jeu de cartes, une partie qui avait l’inconvénient d’être soudainement bien moins intéressante que l’opportunité que Jay lui proposait. « Non, pas n'importe qui. Mais tu as toutes les qualités pour, et si c'est moi qui demande pour toi on ne refusera pas. Ne t'en fais pas, c'est comme si c'était déjà fait. » Elle ne lui demanda pas quelles qualités il faisait mention, certaine que de toute manière ça ne changerait rien. S’il pouvait la faire entrée, elle avait du mal à y voir le mal. Sauf que. « Non, mauvaise idée. Tout le monde n'est pas aussi tolérant que toi Laurence. Les sectes font peur, Jovan ne voudra jamais. Et ce serait une erreur de sa part d'ailleurs, ça ne peut t'apporter que des bonnes choses. » Ce fut ce qu’elle redouta d’entendre. Pourquoi devait-elle toujours être mystérieuse avec lui, à lui cacher beaucoup de choses sous des prétextes comme Il me laissera, il ne peut pas comprendre… Pourtant à ses yeux, Jay avait encore raison. Jovan n’était pas aussi tolérant qu’elle, elle se souvenait clairement comment il avait réagit négativement à ses lettres à l’intention de Maât Blythe-Sheldon. Ce présentateur de télévision envers qui elle n’avait simplement voulu lui faire prendre conscience qu’il devait se faire soigner parce qu’il était malade. Mais elle n’était pas homophobe, comme elle l’avait si bien expliqué. « Mais je te force pas évidemment, c'est toi qui voit dans combien de temps tu veux retourner dans ta maison. Et sinon ? Ça va comment avec Jovan depuis que vous ne vivez plus ensemble ? Ça doit être dur pour lui de savoir que tu vis sous le toit d'un autre homme. Et super sexy en plus. » La femme enceinte posa une main sur son ventre en se demandant ce qu’il fallait faire. Elle ne manqua pas de foudroyer Jay alors qu’il savait très bien qu’elle n’appréciait pas cette distance entre elle et Jovan. Il lui manquait simplement le détail qui faisait pencher la balance, toute cette histoire avec cet idiot d’avocat. « Ah, il a protesté pendant des heures. Il m’en veut encore d’avoir couché avec Liam. Et il est convaincu qu’un jour ou l’autre, on va coucher ensemble. » Elle ne pouvait pas lui en vouloir dans un sens, cette histoire là datait de plus d’un an et demi mais elle savait qu’il ne l’avait pas totalement digérer. S’il venait à apprendre Tray, bonjour les dégâts. Elle se retrouverait en moins de deux, mère célibataire avec une fille et un père qui lui demanderait bien évidemment la garde partagée. Seule.

Laurence ouvrit la bouche pour répondre à Jay mais déjà il en rajoutait déjà. « En tout cas, vu comme c'est partit t'auras accouché avant que de réintégrer ta maison ! Jovan va être déçu de ne pas pouvoir être là pour les premiers jours de son enfant... Oh tu me diras, tu iras très certainement vivre chez sa grand-mère. Non ? » Elle grimaça en lui donna un coup de pieds sous la table. Il ne pouvait pas apprendre à se la fermer que d’imaginer des scénarios comme ça et en plus de les dires à voix haute? « J’accepte d’accord? En échange tu la ramène plus avec Charlize… Je ne dirai rien à Jovan, de toute manière j’avais dans l’idée de ne pas l’inclure dans la construction de la maison. Il rame à s’occuper de sa grand-mère avec le coût de ses médicaments et il refuse que je l’aide. Alors appelle tes amis, ils ont le contrat. » Elle venait d’accepter sur un coup de tête après s’être convaincue que si ce n’était pas une organisation illégale et qu’il n’y avait aucun danger – puisque Jay le lui avait promis – Laurence ne voyait aucune raison de ne pas accepter. Jovan ne lui demandait pas son avis quand il acceptait un boulot – elle lui aurait plutôt dis de faire d’autres études pour faire quelque chose de plus glorifiant qu’un simple professeur de Tennis – alors elle allait faire de même. « Et je comptes sur toi pour t’occuper de la peinture. Et surtout pas d’étudiants, je n’ai pas confiance en eux. » Elle gardait un souvenir très caractéristique des écoles publiques et des étudiants qui ne voyait que les emplois étudiant comme un moyen d’avoir de l’argent sans rien faire. Des pertes de temps incroyables, et elle ne souhaitait pas les encourager en leur donnant l’Argent qu’elle avait dument ramassé. Ou l’argent que ses parents avaient dûment ramassé.




Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




N°1002 ■ Let's go for the poker ! Vide
Message(#) Sujet: Re: N°1002 ■ Let's go for the poker ! N°1002 ■ Let's go for the poker ! EmptyDim 13 Mar 2011 - 18:50



Let's go for

the poker !


    LAURENCE FERDISON & JAY M. MAZELWOOD

    N°1002 ■ Let's go for the poker ! Sans_t47 N°1002 ■ Let's go for the poker ! Sans_t48 N°1002 ■ Let's go for the poker ! Sans_t49
    © moi



Ravi de voir cette mine sur Laurence, Jay feinta néanmoins de ne pas s'y intéresser plus que ça. Il savait qu'il avait fait mouche et qu'il n'en faudrait pas plus pour la convaincre d'accepter. Même s'ils n'étaient pas des amis de longue date, il la connaissait suffisamment pour savoir sur quelle corde tirer si on la voulait de notre côté. Laurence était bien trop franche et naturelle et Jay l'avait vite cerné. Même si d'une certaine façon, elle continuait de le surprendre de jour en jour. Enfin bon. Elle ne tarda pas à lui lancer un regard noir pour lui rappeler que cette situation ne l'amusait vraiment pas et qu'il ferait mieux de ne pas en rajouter. De toute façon, il avait terminé. Il avait dit ce qu'il avait à dire, il n'y avait plus qu'à attendre que sa fasse son petit effet. « Ah, il a protesté pendant des heures. Il m’en veut encore d’avoir couché avec Liam. Et il est convaincu qu’un jour ou l’autre, on va coucher ensemble. » Jay releva la tête, surprit de cette révélation. Non pas que Jovan pense qu'ils puissent coucher un jour ensemble -bien que l'idée ne lui ait jamais traversé l'esprit, surtout depuis qu'elle avait prit 10kg- mais du fait qu'elle ait couché avec Liam. Jay n'en savait rien et il trouvait cela surprenant. Liam était quelqu'un de bien, pas du genre à coucher avec une femme déjà en couple. Si ? Décidément, les gens ne cessaient plus de le surprendre dans leur manque de moralité. Et d'ailleurs, il n'allait pas féliciter Laurence pour ça. Pour Jay, la fidélité était primordiale. Du moment ou on avait envie d'aller voir ailleurs, c'était qu'il y avait un problème dans le couple. Alors soit il fallait régler ça au plus vite, soit il fallait se séparer. Il n'y avait pas 30 mille solutions. Mais bon, ce n'était pas ses affaires et s'il y avait bien une chose qu'il détestait c'était qu'on vienne lui raconter nos petits problèmes et qu'on l'enquiquine avec des histoires dont il n'avait fichtrement rien à faire.

Il lança une dernière phrase, jouant la note de l'humour, toujours dans l'idée de "faire genre", comme s'il prenait ça à la légère et que rejoindre une secte était un jeu d'enfant. Il lui lança un petit sourire provocateur après qu'elle lui ait balancé un coup de pied sous la table. Elle était agacée et c'était un excellent signe. « J’accepte d’accord? En échange tu la ramène plus avec Charlize… Je ne dirai rien à Jovan, de toute manière j’avais dans l’idée de ne pas l’inclure dans la construction de la maison. Il rame à s’occuper de sa grand-mère avec le coût de ses médicaments et il refuse que je l’aide. Alors appelle tes amis, ils ont le contrat. » Bingo ! Laurence était aussi facile à convaincre qu'un animal que l'on menait à la carotte. Il afficha un grand sourire satisfait, ravi de la tournure que prenait cette soirée. Il reprit un air plus sérieux et déclara : « Tu ne le regretteras pas, tu peux me croire. » Il porta sa main droite sur sa poitrine, en signe de serment. Plus qu'une nouvelle personne dans la secte, c'était surtout un nouveau énorme portefeuille que Jay venait de dégoter. Les autres allaient être fiers de lui, aucun doute là-dessus. Et il toucherait certainement une petite somme en guise de remerciement. Ah, qu'elle belle vie.

« Et je comptes sur toi pour t’occuper de la peinture. Et surtout pas d’étudiants, je n’ai pas confiance en eux. » Jay éclata de rire. Ça, c'était du Laurence tout craché y avait pas à dire ! Continuant d'échanger quelques cartes, il reprit doucement son souffle et tout en secouant la tête de droite à gauche un large sourire amusé sur les lèvres il répondit : « Je m'occuperais de ta peinture ne t'en fais pas. Et promis, pas d'étudiants ! Je vérifierais moi-même avant que les travaux ne débutent. Par contre, va falloir que tu fasses partir ceux qui travaillent déjà actuellement. Hors de question de se partager un chantier, évidemment. » Il hocha légèrement la tête dans un signe entendu. Puis, il balança son jeu sur la table tout fier et s'écria : « Carré de dames ! » Il avait vraiment bien joué et il était fier de son carré. Si Laurence avait encore un jeu plus fort que le sien, il ne pourrait pas s'en prendre à lui-même. C'était la faute à pas de chance et puis voilà. Il en profita pour regarder sa montre, l'heure avait déjà bien avancée, minuit sonnait déjà.



Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé





N°1002 ■ Let's go for the poker ! Vide
Message(#) Sujet: Re: N°1002 ■ Let's go for the poker ! N°1002 ■ Let's go for the poker ! Empty

Revenir en haut Aller en bas
 

N°1002 ■ Let's go for the poker !

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
F I L T H Y S E C R E T :: Apple Road, Lemon Street & Le chantier-