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 friendship never ends

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friendship never ends Vide
Message(#) Sujet: friendship never ends friendship never ends EmptyMar 4 Jan 2011 - 17:22

    Assise sur son balcon, seule et complètement désespérée, Narcisse regardait l’état de sa cour arrière et avait envie de pleurer. La jeune femme n’avait pas de quoi se mettre dans un tel état, la vie avait été clémente avec elle. Elle n’avait pas été blessée, mis à part une légère commotion suite à une chute. Sa maison, contrairement à la majorité d’Ocean Grove, avait subi des dégâts mineurs et avait déjà retrouvé son allure d’antan, comme si rien n’était arrivé. Le seul endroit touché avait été cet espace de verdure derrière sa demeure, endroit qu’elle avait aménagé avec soin. Et même si la magnifique chute d’eau avait disparu, Narcisse ne pouvait se plaindre. Elle en avait absolument conscience, sa chance était à peine croyable. Malgré cela, elle ne se sentait pas bien du tout. Il y avait eu tellement en si peu de temps, qu’elle n’arrivait pas à faire le point et à savoir quoi ressentir. L’arrivée de son frère, puis son silence. L’accident. Noah et tout ce qui s’était produit avec lui. Narcisse avait accepté de le laisser organiser le mariage en entier, elle lui avait donné sa confiance et ne savait pas si elle regrettait ou non. Elle avait de la difficulté à avouer sa peur, pas parce que Noah était une personne assez brouillon et qu’elle craignait que la réception soit raté- car en fait l’important était qu’ils soient marié. L’éditrice craignait d’avouer sa peur incroyable face à cet engagement. Sa décision était prise et elle savait que c’était ce qu’elle devait faire pour finalement parvenir au bonheur, reste que c’était une grande étape. Elle se détestait de devoir en arriver là, de briser son rêve de fonder la famille parfaite. Certains étaient morts durant cet ouragan ou avaient perdu un être cher. Des maisons avaient été détruites, des vies brisées et Narcisse s’inquiétait pour des insignifiances. Elle était sortie de l’hôpital une semaine plus tôt et était restée là, à broyer du noir. C’était comme si le choc s’était produit à retardement. Tout allait pour le mieux lorsqu’elle était entourée par sa famille, mais désormais, la solitude la faisait trop penser. Ce n’était pas son genre du tout, d’ainsi se concentrer sur elle-même dans une situation de crise comme celle-là. Narcisse Riley n’était pas une femme égoïste, ne l’avait jamais été. Pourtant, depuis qu’elle avait quitté sa ville natale, elle avait l’impression de trop souvent agir pour elle-même. Le soleil la réchauffait, malgré les douze degrés, elle avait une couverture sur les épaules. Les fêtes approchaient, il ne restait qu’une dizaine de jours avant qu’elle revoit ses parents et elle avait honte de qui elle était devenue. Le téléphone sonna (heureusement) et la sortie de sa torpeur. Cela avait commencé par un léger sentiment de fatigue, une envie incroyable de dormir une vie entière. Et lentement, cela s’était transformé en une remise en question intense et douloureuse de laquelle elle n’arrivait plus à se sortir. Ce sursaut la ramena à la surface d’elle-même et c’est d’un geste nerveux qu’elle répondit. La conversation fût brève, il s’agissait de Meag’ la personne que Narcisse considérait comme l’une de ses meilleures amies. Il y avait un lien qui les unissait et qui était presque inexplicable, car malgré leur différence flagrante, elles s’entendaient à merveille. Elles étaient comme deux sœurs. Il y avait un petit moment qu’elles ne s’étaient pas vue, elles s’étaient rendues visites à l’hôpital puisqu’un seul étage les séparait, mais ce n’était que de courts moments volés. Malgré son envie de voir son amie, Narcisse n’arrivait plus à sourire. Elle rentra chez elle, prit une douche et se rendit en marchant jusqu’au 1894 Lemon Street, là où habitait Meaghan. Arrivée devant la porte, elle poussa un grand soupir et ferma les yeux quelques secondes. Même si l’impression d’être une autre personne la suivait encore et même si les doutes ne pouvaient se taire, elle se devait d’être là pour son amie. Meag’ avait été plus touchée qu’elle par la tempête et avait été obligé de cesser tout activité jusqu’à nouvel ordre. Elle ne pouvait pas réellement sortir de chez elle et donc, c’était d’une compagnie positive dont elle avait besoin. Narcisse ne prit pas la peine de frapper, elle entra et appela son amie. En la voyant arriver, un sourire tira les traits de la jolie blonde et cela lui fit grand bien. Ce n’était pas un sourire feint, bien au contraire. Cela lui faisait du bien d’être avec quelqu’un qui la comprenait. Refermant la porte, elle marcha jusqu’à la propriétaire et le serra dans ses bras.

    « Comment tu tiens le coup, ma belle? » demanda Narcisse en la regardant dans les yeux, les deux mains sur ses épaules. Il était visible qu’elle souffrait de douleur physique, mais l’éditrice ne connaissait pas les dommages psychologiques de son amie. Oui sa maison en avait mangé un coup, oui elle avait été blessée. Mais ses proches à elle, est-ce qu’ils s’en étaient sortis? La belle n’en avait aucune idée et c’est cela qui l’inquiétait réellement. Meag’ l’invita à s’assoir dans le canapé du salon, elle lui proposa un thé qu’elle refusa poliment. Elle encouragea son amie à cesser de tourner en rond dans la maison, de venir se reposer un peu. Finalement assise l’une en face de l’autre, elles se regardèrent, sans arriver à parler. Narcisse n’avait aucune envie de se plaindre pour des conneries alors que des gens de l’entourage de son amie avaient pu mourir. Elle ne savait donc pas tellement quoi dire. Meag semblait songeuse. Reprenant la parole, Narcisse tenta de mettre le plus d’humour possible dans sa voix : « Allez, dit moi que tout va bien, que personne n’a été gravement blessé par l’ouragan… Dit moi que tu as eu de la chance et on pourra passer à un autre sujet de conversation. Mais pour l’instant, je m’inquiète ». Narcisse regarda son amie avec un regard sévère, comme elle le faisait toujours lorsqu’elle donnait un semblant d’ordre. Car même si elle n’était pas une personne extrêmement dégourdit ni même avec un fort caractère, la jeune femme arrivait quand même a obtenir ce qu’elle désirait. Et c’était par son sourire et sa douceur, par sa générosité chronique qu’elle parvenait à ses rêves. Ce qu’elle voulait à l’instant, c’était que Meag’ se confie à elle.
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