AccueilAccueil  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
-43%
Le deal à ne pas rater :
Calendrier de l’Avent – LEGO 41690 Friends – Mini-Jouets de ...
16.99 € 29.75 €
Voir le deal

Partagez | 
 

 The beauty of silence, is the noise of no words. (N°3117 - Mason)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité




The beauty of silence, is the noise of no words. (N°3117 - Mason) Vide
Message(#) Sujet: The beauty of silence, is the noise of no words. (N°3117 - Mason) The beauty of silence, is the noise of no words. (N°3117 - Mason) EmptyMer 29 Déc 2010 - 7:45


The beauty of silence,
is the noise of no words.

sujet se déroulant le 29 décembre 2011

Flashback - 25 déc. 2011
Il devait être aux environs de neuf heures, ce matin-là, lorsque le téléphone sonna. Nous étions le matin de Noël et comme le voulait la coutume, ils avaient tous attendu que le fatidique minuit sonne avant d’ouvrir leurs cadeaux, du moins, ceux de Camille, de Maât et de Lyann, puisque les plus jeunes avaient depuis longtemps rejoint Morphée et son pays des rêves. Et donc, le réveil avait été plutôt abrupte en ce jour férié : Deryck et Erykah étaient depuis longtemps réveillés, mais Valentin, Camille et Maât dormait toujours à point fermé, c’est pourquoi Lyann s’était élancée sur le téléphone dès qu’il s’était fait entendre, permettant ainsi à ces dormeurs de rester plus longtemps que coutume sous la couette. « Oui ? » demanda-t-elle en répondant. « Lyann, c’est maman. Il fallait que je te parle. » Aussitôt, les épaules de la fille se crispèrent, se demandant bien ce que sa mère lui voulait - disons que leur rapport était plutôt limitée aux coups de fil depuis son retour à Ocean Grove. « Qu’est-ce qu’il y a, maman. Une urgence ? » Avec trois enfants à charge, Lyann n’avait pas de temps à perdre au téléphone, en attendant que son ainée se décide à lui dire ce pourquoi elle la contactait. Les deux poupons étaient assis dans leur siège et la fixait avec grande attention ; Erykah rechigna d’ailleurs lorsque les yeux de sa mère se posèrent sur elle, lui quémandant de l’attention, ce que fit cette dernière en passant une main dans la chevelure blonde de la fillette et en l’embrassant sur le front, tout en gardant une oreille attentive sur le combiné. « Il faudrait que tu passes à la maison. Ton père aimerait te voir. Et je t’en pris, Lyann… fait-le. Tu sais qu’il est souffrant et qu’il n’en a plus pour très longtemps. Enterrez cette hache de guerre et faites la paix… c’est tout ce qu’il souhaite pour Noël. Revoir sa fille chérie. »

En attendant cette requête, l’humeur de Lyann se refrogna : elle n’avait pas envie d’entendre parler de son père ce matin-là, pas envie d’y penser non plus. Elle connaissait sa situation depuis quelques mois, mais sa rancœur à son égart l'empêchait de voir clair dans toute cette histoire. « Non. Je n’irai pas maman. Et tu le sais très bien. » Elle entendit sa mère soupirée au bout du fil, découragée par l’entêtement de sa cadette. « Ne prend pas ta décision tout de suite, réfléchis-y bien. Je te rappellerais demain. » « Maman…» Un léger soupire se fit entendre au bout du fil. « Lyann, s’il te plait. Et arrête de faire l’enfant! » Finalement, à contrecoeur, Lyann accepta d’y réfléchir, mais il n’était pas certain qu’elle accepterait de faire cette faveur à son paternel.

Elle avait finalement flanchée, convaincu par sa mère que c’était la chose à faire. Après tout, était-elle prête à vivre dans le regret de n’avoir jamais reparlé à son père une fois que ce dernier aurait trépassé? Non, elle ne l’était pas. Au fond d’elle-même, son père occupait une place d’importance et cette distance entre eux – comme celle qu’elle cultivait avec son frère – la hantait à chaque jour que Dieu leur apportait. Ainsi donc, aux alentours d’une heure trente cet après-midi frais de décembre, après s'être assurée que la gardienne avait bien en main la situation avec les enfants, Lyann se stationna devant la porte du N°3117 Lemon Street, la maison de son enfance, celle qui l’avait vu grandir et qu’elle avait fuit à ces dix-huit ans, n’y remettant plus jamais les pieds. L’ouragan semblait l’avoir épargnée, songea-t-elle en y jetant un coup d’œil rapide de sa voiture. Étrangement, la voiture de ses parents n’étaient pas en vue, mais elle ne s’en occupa pas outre mesure : sa mère était peut-être partie faire quelques commissions et elle serait surement de retour très bientôt. La jeune femme craignait néanmoins un face à face avec son paternel en étant seule… mais puisqu’il le fallait!

Deux grandes respirations plus tard, elle sortait de sa voiture et grimpait les escaliers menant au porche de la résidence. Par politesse, elle préféra frapper à la porte plutôt que d’ouvrir et de pénétrer dans la maison… ce n’était plus la sienne, après tout, en fait, ça n'avait jamais été le cas. Deux petits coups secs furent suffisants pour informer les occupants d’une imminente visite : celle de leur fille, de retour au bercail. Elle s’était préparée au choc de revoir son père, mais le revoir, Lui, s’était autre chose. Très, très différent. Et elle n’était pas prête à y faire face.


Dernière édition par Lyann E. Roosevelt le Sam 29 Jan 2011 - 23:25, édité 11 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




The beauty of silence, is the noise of no words. (N°3117 - Mason) Vide
Message(#) Sujet: Re: The beauty of silence, is the noise of no words. (N°3117 - Mason) The beauty of silence, is the noise of no words. (N°3117 - Mason) EmptyMar 18 Jan 2011 - 15:40




« Il faut que tu rentres, il lui reste peu de temps. »

C’était cette phrase, ce coup d’épée dans l’eau si calme qui avait bouleversé le quotidien de Mason. Un appel de sa mère, juste un, et le voilà de retour à Ocean Grove. Il n’avait pas longtemps hésité. Son père était malade, et il allait mourir. Mason ne pouvait définitivement pas l’abandonner. Cela faisait une éternité qu’ils ne s’étaient pas vus, ils s’étaient certes parlés quelques fois au téléphone, mais ce n’était pas suffisant, ce n’était plus suffisant. Alors, le jeune Roosevelt allait faire un effort, pour son père, pour celui qui aurait été prêt à donner sa vie pour son fils, il allait revenir dans sa ville natale, dans ce quartier qui l’avait vu grandir, mais qu’il n’avait pas vu depuis plus de dix ans. Dix années c’est long. C’était la réflexion que s’était fait Mason en remettant les pieds dans le jardin de sa maison, puis dans sa maison. C’était étrange comme les choses pouvaient à la fois changer et rester les-mêmes. Sa mère par exemple, toujours aussi belle, bien qu’elle avait vieilli. Son père, toujours aussi drôle, et sévère malgré la maladie qui le rongeait. Etrangement, Mason ne parvenait pas à se situer dans tout ça. Il ne savait pas ce qu’il devait faire, s’il devait partir à la redécouverte des coins qu’il avait tant aimé étant jeune, ou attendre patiemment, une boule au ventre que la vie quitte définitivement son père. Tristement, c’était la deuxième solution qui s’était montrée la plus convaincante. Il n’était plus un gamin, et puis surtout, il n’avait aucune envie de voir les souvenirs remonter à la surface. Vivre dans cette maison était déjà bien trop compliqué. Avec des photos de lui…Des photos d’elle…Des photos d’eux. Souvent, depuis son retour à la maison, sa mère tentait une approche: « Tu as de ses nouvelles ? » Mason se renfrognait et si sa mère se faisait trop insistante, il ne se gênait pas pour l’envoyer balader. Il n’avait pas envie de parler de Lyann. Elle ne faisait plus partie de sa vie. Elle était partie en Europe du jour au lendemain et avait coupé les ponts. Tout était terminé, point final, ne revenons pas là-dessus, oh non je vous en prie, ne revenons pas là-dessus, ça fait mal, ça fait trop mal. Alors Mason se contentait de veiller son père la nuit, lorsqu’il souffrait trop, de regarder des films la journée. Il ne sortait pas, de peur de croiser quelqu’un qui lui rappellerait son passé. Il n’allait pas rester en ville longtemps, c’était ce qu’il s’était dis. Pourtant, cela faisait bientôt trois semaines qu’il était là, et son quotidien bien morne et triste commençait à lui peser. Les fêtes de Noel n’avaient rien arrangé. Aussi loin que les souvenirs de Mason remontaient, Noel n’avait jamais été aussi triste. Lyann n’était pas là. Sa mère était rongée par la tristesse et la douleur de perdre un mari et d’avoir perdu sa fille qui ne donnait plus de nouvelle, et son père allait mourir. Non, quoi qu’on en dise, la magie de Noel n’opérait pas toujours.


Aujourd’hui était donc un jour banal pour Mason, outre le fait que son père avait rendez-vous à l’hopital pour des examens. Le garçon avait proposé de l’amener lui-même, mais sa mère avait insisté pour qu’il reste à la maison prétextant qu’un électricien devait passer pour réparer deux trois choses des suites de l’ouragan. Mason n’avait pas vraiment compris, mais las de se battre contre sa mère, il avait lâché prise, et avait accepté. Assis sur le canapé devant la télévision une bière à la main, il était le cliché d’un américain moyen sans emploi, sauf que lui, il en avait un, mais passons. Alors qu’il était à fond dans un match de baseball, il entendit qu’on frappait à la porte, soupirant, il se leva, et sans prendre la peine de regarder, il ouvrit la porte en disant: « Bonjour, vous devez être… » Le choc fut si brutal qu’il laissa tomber sa canette de bière sur le sol et ne termina pas sa phrase. Il n’en revenait pas. Ce n’était pas possible. Dix longues années étaient passées, dix longues années et il se retrouvait face à sa sœur. Elle avait grandi, vieilli, mais elle était toujours la même, il l’aurait reconnue parmi des milliers d’autres. Toujours aussi… Belle. Cette réflexion intérieure fit froncer les sourcils à Mason, tentant de reprendre contenance, il lui demanda sur un ton un peu sec: « Qu’est-ce que tu fais là ? » Dix années qu’ils ne s’étaient pas vus ni parlés, dix longues années, et c’était tout ce qu’il trouvait à lui dire. Il avait beau avoir imaginé leurs retrouvailles une bonne dizaine de milliers de fois, il ne s’était jamais réellement préparé à la retrouver ici. Finalement, il passa une main dans sa nuque, se décala pour la laisser entrer et lui dit: « Je suppose que t’es venue voir papa. » Oui sinon quoi ? Pour lui ? C’était impossible, il le savait, si elle avait voulu le voir, elle serait venue plus tôt, elle n’aurait pas attendu. Intérieurement, Mason ne savait pas s’il devait maudire sa mère pour une telle trahison (parce qu’évidemment il s’agissait d’un coup de leur mère) ou s’il devait la bénir pour cette tentative de retrouvailles.


Revenir en haut Aller en bas
 

The beauty of silence, is the noise of no words. (N°3117 - Mason)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
F I L T H Y S E C R E T :: Apple Road, Lemon Street & Le chantier-