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 (ouragan) "the trouble with law is lawyers" (feat. Dannii)

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Message(#) Sujet: (ouragan) "the trouble with law is lawyers" (feat. Dannii) (ouragan) "the trouble with law is lawyers" (feat. Dannii) EmptyDim 26 Déc 2010 - 21:26

Le vent soufflait depuis quelques jours sur Ocean Grove. Ce temps était assez inhabituel pour la Floride, et encore plus pour Miami. Certes, la température baissait quelque peu avec Noël, mais le vent soufflait rarement à ce point là. Ce n'était pas au point que les habitants préfèrent rester chez eux plutôt que d'aller au travail, mais les conduiets se faisaient plus prudentes dans les rues d'Ocean Grove, et plus particulièrement, lorsque les conducteurs croisaient des camions. Pour l'heure, Adriel tentait de parvenir sur son lieu de rendez-vous. Comme tous les mercredis, ce dernier tenait une permanence juridique de 18h à 21h à la mairie afin de donner des conseils juridiques aux habitants. La plupart pouvait certes se payer un avocat sans trop de problèmes, mais le quartier était cher, et certains habitants dépensaient toutes leurs économies dans la location de leur maison, les impôts, ou encore les charges. Ainsi, ces permanences avaient leur succès, malgré tout. Evidemment, Adriel était parfois obligé de les renvoyer à un avocat spécialisé dans le domaine, car les services d'un avocat spécialisé était indispensable, ou en tout cas, conseiller puisque Adriel ne pouvait plaider dans le cadre de ce bénévolat. Il donnait de simples conseils, agissait en conciliateur parfois, mais cela n'allait plus loin. Ou dans des cas extrêmement rares. En attendant, le jeune homme allait être en retard, et cela l'agaçait. Ce n'était pas particulièrement grave, mais il était fatigué, et arriver plus tard signifiait finir plus tard. A vrai dire, cela n'avait rien d'obligatoire. Il aurait pu téléphoner depuis ce matin, mais lui le premier, lui mieux que quiconque savait pertinemment qu'une main tendue pouvait rendre service à une plus grande échelle que l'on ne pouvait l'imaginer. De voir quelqu'un qui prend la peine de vous écouter, de vous conseiller, sans que cela n'amène nécessairement à un lien sur le long terme avec la personne, peut être salvateur, quoiqu'en dise. Certes, dans le domaine juridique, c'était quelque peu différent. Cela n'avait rien à voir avec SOS Ecoute, ou d'autres choses. Mais, c'était une aide. Et c'était tout ce que Adriel serait capable de « bien » donner, de toute façon. Alors, non, il n'était pas obligé de rester jusqu'à avoir fait exactement deux heures, mais quitte à aider les gens, autant le faire entièrement, non ? Il augmenta le volume de l'autoradio lorsque la dernière chanson de Bruno Mars passa, et pria pour ne plus mettre trop longtemps à arriver.
Ce ne fut qu'à 18h17 qu'il arriva enfin à destination, soulagé de ne plus être coincé dans les embouteillages. Il prit le temps de prendre un café – un jus de chaussettes, plus exactement – au distributeur de la mairie, et rejoignit le local où se déroulait la permanence. Une quinzaine de personnes se trouvaient dans la salle d'attente, et Adriel se dirigea vers la liste d'arrivée, et appela le premier nom non coché sur celle-ci : « Dannii Docherty ? » Une petite brune se leva, et se dirigea vers lui d'une démarche assurée.

Une fois installé, il proposa quelque chose à boire à la jeune femme avant de se présenter. « Je m'appelle Adriel Lamontagne, et je m'occupe principalement du droit en entreprise, mais rassurez-vous, j'ai des connaissances dans tous les domaines. » Cela aurait pu sembler être une tentative d'humour, ou de quelque chose du genre, mais cela n'était pas du tout le cas. Les compétences de ce dernier étaient fréquemment remises en question lorsqu'il informait les gens de sa profession. « Comment connaissez-vous le droit de la famille si... ? » « Comment pouvez-vous répondre à ma question ? Je ne vends pas des parfums », et autres questions toutes aussi sensées. Vivre dans un quartier riche n'était pas synonyme d'un quartier où se trouvaient des gens intelligents. Adriel attendit que la jeune femme se présente à son tour, ainsi que résume rapidement son problème pour lui expliquer comment aller se dérouler leur première séance – qui serait d'ailleurs peut être même la seule. Il acquiesça d'un signe de tête, avala une gorgée de café, et reprit. « Je vais d'abord vous demander de m'expliquer le plus en détails possible la situation. Un petit rien peut changer grand chose, en droit. Vous m'expliquerez également ce que vous aimeriez savoir, et je vous l'expliquerai de la manière la plus claire possible. N'hésitez pas à me reprendre, ou à me reposer des questions si besoin. J'oublie parfois que tout le monde n'est pas juriste. » Ce discours, le jeune homme le sortait quasiment à chaque fois. Mais c'était vrai. Cela avait beau faire trois ans qu'il s'occupait une fois par semaine de la permanence juridique, il continuait à expliquer son raisonnement en terme juridique, oubliant qu'il avait à faire à des gens qui n'avaient aucune formation dans ce domaine pour la plupart. « C'est à vous. »
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Message(#) Sujet: Re: (ouragan) "the trouble with law is lawyers" (feat. Dannii) (ouragan) "the trouble with law is lawyers" (feat. Dannii) EmptyDim 16 Jan 2011 - 13:15


    Dannii était ce qu'on pouvait appeller une personne discrète, de manière générale. Elle ne s'enflammait que très rarement et ne trouvait aucun intérêt à attirer l'attention des autres en faisant des frasques plus ou moins condamnables; si elle faisait quelque chose d'osé, de poussé, d'un peu fou; elle avait une bonne raison de le faire et se fichait bien d'avoir une audience ou non. Alors oui, elle faisait ses coups en douce, mais comme le résultat payait la plupart du temps (pas toujours tout de même; elle devait le reconnaître) ; elle n'avait vraiment que faire qu'on la traite de sournoise ou d'hypocrite. Dannii était le genre de personne qui pouvait passer inapercue lors d'une fête; elle restait parfois seule, dans son coin, et observait ce qui se passait, s'imprégnait de l'ambiance, des personnes présentes; des hommes, des femmes, des ados, de ceux qui étaient riches, et des moins riches, des couples infidèles, des couples en devenir; elle analysait tout et avait d'ailleurs un très bon sens de la déduction. Mais là, pour le coup, elle n'avait rien vu venir et c'est en recevant une lettre de la préfecture de police qu'elle percuta enfin qu'elle allait devoir aller faire un scandale à la mairie pour ne pas avoir à payer la somme faramineuse qu'on lui demandait; pour mauvais stationnement, dépassement de vitesse et surtout, pour ne pas avoir donné signe de vie depuis plus d'un mois. Elle leva les yeux au ciel et laissa échapper un soupir las qui traduisait tout l'ennui que cela lui provoquait. Elle avait acheté une voiture peu après son arrivée; se rendant bien compte que Miami était bien trop vaste pour qu'elle n'arrive à suivre la cadence à coup de bus, de taxi ou autre marche à pied. Ca n'était pas son truc; elle préférait, et de loin, la liberté que lui amenait sa voiture. Et puis il fallait le dire; en Irlande, le rythme de vie était bien différent de celui de la Floride et Dannii n'était pas encore tout à fait prête à s'enfoncer dans la folie de Miami comme ça.
    Elle s'habilla donc rapidement, embarqua ses lettres dans son sac et sortie de chez elle, verrouillant la porte d'entrée derrière elle. Si le quartier lui avait parut irréprochable lors de son arrivée; elle n'était plus bien sûre que ses voisins et les autres résidents du quartier soient 100% fiables; malgré leurs sourires courtois, leurs jolies maisons et leurs nombreuses accolades. Peut-être qu'elle virait parano; mais Dannii avait rapidement jugé bon de bien fermer derrière elle, portes, fenêtres et garage, par précaution. La jolie brune offrit un sourire amical à l'une des voisines qui faisait son jogging quotidien et qui jetait toujours des coups d'oeils curieux aux fenêtres des maisons qu'elle rencontrait sur son parcours et, faisant cliquetter ses clés dans sa main, elle se dirigea vers la grande porte blanche de son garage; l'ouvrant à l'aide de la clé automatique pour en sortir sa voiture; ou l'objet du délit si on voulait faire de l'ironie. Elle s'installa côté conudcteur, jetant les lettres sur le siège passager et fit doucement ronronner le moteur avant de faire marche arrière, veillant bien à ne pas rentrer dans quiconque se trouverait derrière elle. Elle avait déjà deux délits à son compte; elle ne comptait pas en rajouter un troisième, un accident, un meurtre ou quelque chose de la sorte; elle avait suffisamment avec ce qu'on l'accusait, c'était bien assez. (...)

    L'attente dans le hall de la mairie fut interminable et Dannii, après s'être levée deux ou trois fois pour savoir où en étaient les choses, du se résigner à attendre son tour; le cul assit sur une des chaises peu confortable de l'établissement. Ca n'était pas la patience qui manquait à la jeune fille d'habitude; mais, alors qu'elle regardait les minutes défiler sous ses yeux clairs; l'Irlandaise se prit à penser à tout ce qu'elle aurait pu faire si elle n'avait pas eu à venir ici; et lorsqu'enfin elle entendit son prénom être énoncé; elle avait déjà accumulé suffisamment de colère et d'amertume pour se lever d'un bond et fuser vers la porte qui venait de s'ouvrir sur un jeune homme, grand et mince. Elle lui lança un regard qui, elle espérait, lui faisait bien comprendre qu'elle ne comptait pas y passer la journée et alla s'installer sur un des sièges, laissant au jeune homme, Adriel Lamontagne comme il venait de lui apprendre, le loisir de commencer son blablatage. Tout en l'écoutant parler; Dannii fouina dans son sac à main et sortit toutes les lettres qu'elle avait reçu au cours de ces dernières semaines. Elle devait en avoir deux ou trois et elle les déposa sur le bureau alors que Monsieur Lamontagne lui demandait de lui en dire plus sur la raison de sa présence ici. "C'est à vous." avait-il conclu avant de se ré-adosser au dossier de sa belle chaise en cuir noir. Dannii ne put s'empêcher de laisser échapper un petit rire surpris puis elle jeta un coup d'oeil au jeune homme, un demi sourire moqueur aux lèvres, venait-il vraiment de lui dire "c'est à vous" comme lors d'une communication talkie-walkie ou même téléphonique? Elle prit une courte inspiration, durant laquelle elle se redressa également pour se tenir droite et exposa enfin les faits à l'avocat "Voilà, il y a quelques temps de ca, j'ai peut-être commis une petite infraction au code de la route, pas vraiment de quoi alerter tout le monde, vous connaissez le genre; un mauvais stationnement en double file pendant qu'on file faire deux trois courses; et j'ai donc bien évidemment recu une contravention.." commenca t-elle en faisant glisser la première lettre sur le bois vernis du bureau. "Comme vous voyez, ca date d'il y a un petit moment déjà; et comme je suis pas mal débordée en ce moment au boulot; j'ai complètement oublié de payer ce qu'on me demandait.. Ce à quoi on m'a évidemment collé une deuxième contravention en plus d'une autre selon laquelle on m'aurait flashé au dessus de la limite de vitesse", à nouveau elle fit glisser le papier vers le jeune homme; lui jetant un petit coup d'oeil au passage pour voir sa réaction. Il semblait rester neutre bien que le léger haussement de sourcils qu'il fit prouva à Dannii qu'il commençait à être surpris par le nombre de lettres qu'elle lui faisait parvenir. Ce n'est que lorsqu'elle glissa la dernière sous son nez; lui expliquant que la somme qu'elle devait avait augmentée, que le jeune homme se rassit convenablement; croisant un bras sur son torse et maintenant sa tête entre le pouce et l'index de son autre main. Elle le coupa net avant qu'il ne puisse lui demander ce qu'elle attendait exactement de lui et lança de but en blanc "En fait, j'aurais besoin de vous pour savoir s'il est possible de faire sauter tout ça. Je n'ai bien évidemment pas fait exprès de ne pas payer dans la minute et ..." elle s'arrêta un instant alors que quelque chose à l'exétieur attirait son regard. Elle fronça légèrement les sourcils et lança d'un ton qu'elle ne voulu pas inquiet mais qui trahissait pourtant bien son inquiétude soudaine "Dis donc, vous avez vu le temps qu'il fait tout à coup?" lui demanda t-elle alors que le ciel s'était brusquement assombrit et qu'elle voyait la cime des palmiers de la ville être secoué comme du vulgraire blé par les bourrasques de vent...
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Message(#) Sujet: Re: (ouragan) "the trouble with law is lawyers" (feat. Dannii) (ouragan) "the trouble with law is lawyers" (feat. Dannii) EmptySam 26 Fév 2011 - 20:56

Adriel était habitué à tout et à rien avec cette permanence. Il s’agissait généralement de personnes demandant des conseils sur leurs droits dans un divorce, ou vis-à-vis d’une crise de voisinage. Mais Ocean Grove n’était pas une commune comme les autres, et il avait eu l’occasion de voir tout type d’affaires : certains voulaient s’assurer que si c’était pour des « raisons médicales », ils avaient le droit de cultiver de l’herbe chez eux, d’autres se demandaient si ils pouvaient aller au commissariat se plaindre de l’attitude que leurs parents avaient à leur égard, d’autres encore demandaient les peines pour un vol, ou quelque chose qui y ressemblait. Et enfin, il y avait ceux comme Dannii qui venaient pour voir si on ne pouvait rien faire pour leurs contraventions. Par principe, Adriel ne posait pas de questions. Que ce soit pour une question pénale, ou pour une question aussi simpliste que celle que Dannii avait l’intention de lui poser – comment ne pas les payer, probablement - , peu lui importait la raison pour laquelle les gens agissaient ainsi. Adriel était là pour leur donner des conseils juridiques, et ce qu’ils en faisaient par la suite lui importait peu. Lui aussi avait ses propres problèmes. Du moins, cela aurait pu être le cas. Depuis des années maintenant, sa vie se déroulait étrangement bien. Son déménagement à Ocean Grove avait été plus que salvateur, et il n’aurait pour rien au monde échanger la vie qu’il avait. Son métier lui plaisait particulièrement, il avait une magnifique maison, et un salaire plus que confortable. Ses relations avec ses parents étaient au beau fixe, et si il n’avait pas de petite amie, on ne pouvait pas dire qu’il se sentait pour autant. Non, vraiment, la vie de Adriel était pour ainsi dire parfaite. Mais il ne comptait pas la compliquer en cherchant, comme certains le faisaient, à s’impliquer dans les problèmes des gens, et à vouloir à tout prix les sauver. Pour l heure, la question ne se posait pas vraiment. Faire sauter de simples contraventions n’exigeait pas une implication particulière, ou de connaître la vie des gens. Adriel se moquait que la jeune femme assise en face de lui ait les moyens ou non de payer ses contraventions. Il pourrait les étudier, vérifiait qu’il n’y avait aucune erreur de procédure, mais il y avait de grandes chances que la jeune femme ait tout de même à les payer. Il ne perdait de toute façon rien à jeter un coup d’œil – il était là pour ça, après tout. Il s’apprêtait à lui répondre qu’il y avait peu de chances que cela aboutisse, et que elle devrait probablement se résoudre à verser la somme exigée lorsque le regard de la jeune femme sembla se figer sur l’extérieur. Adriel pu alors apercevoir le visage déterminé de la jeune femme transparaitre une légère inquiétude, tout comme la phrase qu’elle lanca au même moment. Le jeune homme se retourna, pour voir à quoi elle faisait référence. En effet, le ciel était d’un gris noir non seulement rare pour Miami, mais encore plus à cette heure-ci. Le vent soufflait violemment, et d’aussi loin qu’il s’en souvienne, Adriel n’avait jamais vu les palmiers de la ville osciller ainsi. Cela ne présageait rien de bon, pensa-t-il malgré lui. Et comme pour accompagner ses pensées, une bourrasque envoya un sac, ou quelque chose qui y ressemblait voler contre la fenêtre. Il s’apprêtait à répondre à la jeune femme lorsque son téléphone sonna. « Excusez-moi.  » Il jeta un coup d’œil au nom de l’appelant. Sa mère. La connaissant, mieux valait répondre. Elle se ferait du mourron sans raison sinon, et Adriel devait de toute façon la prévenir qu’il sera en retard pour leur diner hebdomadaire. Mais apparemment, Mme Lamontagne était déjà inquiète. Une alerte à la tempête venait d’être lancée à Miami, et elle tenait à s’assurer que son fils était chez lui, en sécurité. Il était inutile qu’il prenne la voiture ce soir même si ses parents habitaient simplement à Apple Road. Le repas était reporté au lendemain.

Quelques secondes après avoir raccroché, Adriel tenta de jauger Dannii. Etait-elle de ce genre de femmes qui paniquait aisément ? Malgré son apparence de femme déterminée et sure d’elle, était-elle facilement en proie à la panique ? Il n’avait aucun moyen de connaitre la réponse à cette question, mais dans tous les cas, il ne pouvait laisser la jeune femme –ou qui que ce soit dans le local d’ailleurs – dans l’ignorance de la tempête qui se préparait. Il fallait rentrer chez soi dès maintenant, ou se préparait à passer la soirée ici, c’était un fait. « d]]Je vous demande juste une minute, Melle Docherty.[/i] » s’excusa-y-il avant de quitter la pièce l’espace de quelques secondes. Il prévint la responsable, qui lui dit de prévenir sa « cliente », elle se chargeait du reste. Elle ordonna aux avocatset juristes présents de conseiller à tous de rester présents, mais ils avaient tous conscience que certains voudraient absolument rentrer chez eux, que ce soit pour leur mari, leurs enfants, ou leur animal de compagnie. Adriel revint dans la salle où Dannii patientait, le regard figé sur la fenêtre. La pièce était dénuée de volets, réalisa-t-il, pas le meilleur moyen d’être en sécurité. D’autant plus lorsqu’on savait que le local n’était rien d’autre qu’un préfabriqué, absolulement pas conçu pour résister à de trop fortes rafales de vent.
Dans ses souvenirs, il avait cru remarquer que les gens se montraient plus coopératif, et plus en confiance lorsqu’on les appelait par leur prénom. Il se dit qu’annoncer la « nouvelle » à la demoiselle ainsi passerait peut être mieux. « Dannii, je me permets de vous appeler par votre prénom. » Il laissa s’échapper une seconde, tatant sa réaction – elle aurait également pu se brusquer, et ce n’était pas du tout l’effet recherché. « Apparemment, la ville va souffrir d’une tempête d’une minute à l’autre. Je n’ai pas plus d’informations, mais je vous déconseille de reprendre la route… Mais la décision vous appartient. » A vrai dire, il espérait que Dannii choisirait de rester. Même si il n’était pas à s’occuper des problèmes des gens, et à vouloir à tout prix les sauver, Adriel n’était pas sans cœur, et l’idée que la jeune femme puisse prendre la route, et se mettre en danger, ne le rendait pas à l’aise. Sans aucun doute, il se sentirait obliger de prendre de ses nouvelles après la tempête. Et c’était là sa faiblesse. Il ne s’inquiétait pas de ce qui vivaient les gens, il ne s’attachait que rarement à eux, et détestait jouer les sauveurs, mais il ne pouvait laisser une jeune femme dans le danger sans s’en préoccuper. Probablement était-ce le souvenir de Maya, notamment dans ses moments de détresse, qui influait sur sa conduite. Mais dans tous les cas, il savait pertinemment qu’il tenterait de convaincre Dannii de rester. Cependant, il n’en aurait probablement pas besoin. En effet, à l’instant même où Dannii semblait avoir évalué la situation, et prit une décision, la fenêtre explosa. Adriel eut à peine le temps de protéger son visage, et celui de la jeune femme. Etait-ce une rafale qui avait provoqué cela, ou avait on jeté quelque chose sur la fenêtre ?
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