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 THE DAY THE EARTH STOOD STILL

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Message(#) Sujet: THE DAY THE EARTH STOOD STILL THE DAY THE EARTH STOOD STILL EmptyJeu 9 Déc 2010 - 1:15




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LOUNA L. ALTERJO & DEVON C. CHRISTO
SAMEDI 11 DÉCEMBRE
THE DAY THE EARTH STOOD STILL

“ 22h Christo. Allons mon garçon, ces momies seront là à votre retour. Allez donc vous préparer.” Le vieux professeur n'avait pas tort sur ce point comme il n'avait généralement pas tort à tout se qui se rapportait de près comme de loin au muséum. Dix heures du soir et Devon n'avait toujours pas revêtu son costume, toujours affairé sur les vieux artefacts nouvellement apportés au musée. Ceci dit il n'avait aucunement à faire de long trajet puisque les mondanités allaient prendre part dans le grand hall du même établissement. Il lui suffirait d'emprunter quelques couloirs de service, passer les portes de sécurité amenant aux réserves et le tour était joué. Vingt minutes plus tard, il était toujours sur une statuette et ne se rendit compte que les derniers gardiens l'avaient enfermé à l'arrière du complexe. Lorsqu'il passa son badge sur le lecteur, une lumière éclatante vint embraser les lueurs taciturnes de la salle, marbrant de lumières flamboyantes les moulures et concavités du plafond. Il lui faudrait faire le tour par la sortie de secours...
Déterminé plus que jamais à se confronter aux mondanités auxquelles le vieux ponte de Doyle l'avait naturellement convié, Sir Christo s'était enquit d'un splendide costume, paré d'une cravate d'un gout tout à fait ordinaire voir même vulgairement austère. Le parking encore illuminé par quelques feux attirait toutes sortes de vermine dont une race de papillons nocturnes bien particulière. Devon était parvenu à esquiver une à une ces curieuse silhouettes pailletées, s'esclaffant en groupe pour la plupart sous les objectifs indiscrets et s'échangeant toutes sortes de politesses méprisées contre des sourires faussés …L'aristocratie bonjour: curieuses personnalités totalement abjectes, pompeuses ordures et pourtant... L'invitation fut été trop belle pour se voir être refusée. N'y voyant que son bien personnel, Devon pensait pouvoir y faire quelques rencontres fortes utiles.

Un coup rapidement brossé sur l'étoffe de sa veste, une main habilement passée dans sa tignasse bramé par la brise et il se présenta à l'entrée des festivités où bon nombre de convives trouvaient plaisir à s'en fumer une dernière avant de prendre part à la fête. Il échangea quelques sourires, deux ou trois poignées de main avec des boursicoteurs dont les paroles rassurantes ne manquaient pas de charme et s'engouffra par la grande porte de plus belle après avoir félicité comme il se devait, d'une façon totalement chafouine, les femmes les plus courtisées dans le hall d'entrée à l'abri de fugaces averses. Son éloquence et sa prestance n'étant que façade, le jeu consistait donc à se faire passer pour plus qu'il n'était histoire d'agrandir au maximum son cercle de connaissances.

Une fois à l'intérieur, ce n'était que luxe et champagne, un tableau dans les tons des bonnes œuvres qu'organisait d'ordinaire le directeur de ces lieux. Il en était presque étonnant que ce dernier ait accepté que le simple public soit autorisé dans toutes les salles du muséum en compagnie de la haute bourgeoisie. Mais en cette période de l'année, alors que beaucoup mandiaient dans le froid mordant de l'hiver quelques centimes sur le trottoir, il avait été préférable de se montrer charitable. Devon perdit de vue cette sombre idée et remarquant dans le reflet des galeries qu'un détail beaucoup plus important nécessitait rapidement son attention, il emboita le pas direction les commodités. Ce n'est que lorsqu'il finit de retoucher son nœud de cravate dans le miroir qu'il entendit un bruit sourd remonter des tréfonds des canalisations. Il fut un temps sceptique puis n'y prêta plus attention jusqu'à ce qu'un son d'un ruissellement perpétuel ne vienne l'interpeller dans son dos. Un fin filet fluide empruntait joyeusement les sillons du carrelage au sol. C'est un pied posé l'un après l'autre sur les surfaces encore non inondées que le beau brun ouvrit prudemment la porte des toilettes pour entrevoir à son grand étonnement l'eau déborder de la cuvette. Il ressortit de la pièce rapidement, ne manquant pas de glisser à deux reprises, et son visage reprit son calme apparent lorsque la porte se referma derrière lui. Un galant homme venant à lui, il se décida à quitter les lieux du crime comme si de rien n'était tout en lui murmurant à son passage: “ Je vous déconseille d'entrer dans les chiottes...”. Droit en direction du valet préposé spécialement pour cette soirée, il gratifia ce dernier d'un signe de la tête et posa sa main sur un verre suite à quoi il prit congé de lui. Il se retourna et tout en le portant à ses lèvres, allure snobinarde, observa les convives sans en reconnaitre un seul. Rien que la musique plaçait les convives en situation rassurante car après tout, le but de la soirée était de récolter un maximum de fonds afin d'aider les plus démunis à retrouver au plus vite un toit. Toutes les galeries avaient été ouvertes au public afin de montrer la magnificence de cet établissement. Toutes à l'exception des deux salles qui n'avaient toujours pas été remises en état après le passage du cyclone. D'ailleurs en y songeant, Devon avait tout intérêt à se présenter dans la salle d'anatomie comparée puisqu'il pourrait y exposer toute sa science sans craindre les railleries d'une conversation faussée ou nauséeuse. Chemin faisait, il parcouru le grand hall son verre à la main à la recherche d'un quelconque visage amicale. A peine eut-il dépassé le hall qu'un imposant squelette se dressait fièrement devant lui au travers d'un filet émaillé interdisant sommairement le passage à quiconque. Sur une stèle en cuivre disposée à l'entrée scintillaient les lettres suivantes: PALÉONTOLOGIE. L'une des salles les plus touchées par le cataclysme et pourtant du haut de ses douze mètres, la créature restait de marbre, comme si le temps n'avait plus aucune emprise en cet endroit même. Malgré l'éclairage tamisé gagné par les tréfonds d'une obscurité grandissante, à quelques mètres de là parmi les vestiges d'une époque révolue évoluait avec grâce une silhouette. Devon fut pris de curiosité pour cette étrange apparition et quitta les sentiers battus, s'aventura dans les décombres pour aller se confronter à cette chose qui de toute évidence n'avait nullement sa place ici. “ Les ossements de cette pièce sont la propriété du musée, et en aucun cas ne sont des godemichets. Cette salle est fermée au grand public. Merci de dégager. ” N'avait-il pas prit contact visuel avec cette personne qu'il préférait déjà annoncer clairement la couleur.


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Message(#) Sujet: Re: THE DAY THE EARTH STOOD STILL THE DAY THE EARTH STOOD STILL EmptyJeu 9 Déc 2010 - 14:02

J'aime les imprévus. Je trouve que ça met une touche d'intensité dans les journées. Après tout, y a-t-il pire ennui que de tout savoir à l'avance ? Savoir à quelle heure on va se lever et tout ce que l'on va faire avec précision dans la journée, c'est désespérant. Je n'ai jamais aimé ça. En fait, je crois que j'ai trop vécu de façon organisée et maintenant ça m'est monté à la tête et je ne supporte plus ça. Et si je vois qu'une journée s'annonce monotone et qu'en fin d'après-midi il n'y a rien eu d'inattendu et bien c'est moi qui vais provoquer le destin. Je trouve toujours quelque chose. L'autre jour je me rappel avoir grillé un fou rouge, comme ça, juste pour voir. J'ai failli renverser un cycliste mais heureusement, j'ai freiné à temps. Le pauvre était tout pâle, complètement paniqué. Alors je suis descendue de la voiture et je l'ai rassuré après m'être excusée. Je suis resté avec lui un moment sur le trottoir à parler de tout et n'importe quoi, juste pour le détendre un peu. En repartant, je me sentais bien. J'avais eu mon petit imprévu quotidien. Le seul problème dans tout ça, c'est que je n'ai personne à qui raconter tout ce qui peux m'arriver. Et c'est une frustration terrible. Je ne me suis pas encore bien intégrée dans ce quartier et je ne connais pas grand monde. J'essaye de ne pas m'impatienter et de me dire que ça va venir, mais plus le temps passe et plus je désespère.

Il est 19h et je sors de mon dernier cours de danse. Le samedi, ce sont les débutants et étrangement ce sont eux qui me fatiguent le plus physiquement. Je dois recommencer les mêmes gestes 150 fois, courir à droite à gauche dans la salle pour les corriger. Je trouverais presque ça ennuyeux à force. Mais ça fait partis de mon métier et je me console en me disant qu'il n'y a que le samedi qui est ainsi. Après m'être douchée, je referme le local derrière moi et marche jusqu'à ma voiture. En plein milieu du trottoir trône un papier aux couleurs attrayantes. Je lève les yeux au ciel et soupire. Les gens n'ont-ils aucune conscience pour laisser trainer ça par terre ? Agacée, je me dirige vers celui-ci et m'abaisse pour l'attraper. Curieuse, je lis ce qui est inscrit dessus. Il s'agit de l'inauguration d'une galerie au musée du coin. Je reste songeuse un petit moment. Je n'ai jamais fait ce genre de chose et ça n'a pas l'air d'être une soirée privée, même si je devine sans mal le genre de personnes qui vont y aller. Je glisse le papier dans mon sac, je verrais ça plus tard. Une fois installée dans la voiture j'y repense, encore et encore. C'était peut-être ça mon imprévu du jour. Je souris à cette pensée, c'est encore meilleur quand c'est réellement inattendu. Perdue dans mes pensées, je remarque que j'arrive déjà chez moi. J'attrape mon sac et disparait chez moi. Après m'être servie un grand verre de lait et attrapé le pot de nutella, je me laisse tomber dans le canapé, les jambes toutes engourdies. Je traine ainsi une bonne heure, à descendre mon pauvre pot de nutella en regardant la télévision. Il est bientôt 21h et il serait peut-être temps que je me bouge un peu. Je me lève et range le tout avant de fouiller dans mon sac pour retrouver le prospectus. Je m'installe sur une chaise et le relit avec plus d'attention. Après cinq minutes de réflexions, je finis par céder : j'irais. Après tout, ça ne peut pas me faire de mal. Et si ça ne me plais pas, je pourrais très bien rentrer chez moi sans demander mon reste. Je file alors prendre une douche. Il faut également que je trouve une belle tenue, je ne pense pas qu'il serait très apprécié que je me ramène en jean et en ballerine. Dommage, après la journée que j'ai eu je n'ai pas franchement envie de m'embêter à porter une tenue trop moulante que je devrais réajuster toutes les deux minutes. Mais je n'apprécie pas non plus que tout le monde me remarque, alors si je veux me fondre dans la masse je n'ai guère le choix. J'opte donc pour une robe noire assez moulante, cintrée, en bustier et m'arrivant au-dessus des genoux. Avec ça une petite pochette noire en guise de sac-à-main et des escarpins noirs vernis. Je laisse mes cheveux détachés, les ondulants très légèrement. Un maquillage discret et le tour est joué. Je me regarde dans le miroir et peinerait pratiquement à me reconnaître. Dire que 30 minutes plus tôt j'étais en survêtement et en basket, les cheveux attaché. J'émet un petit rire et redescend dans mon salon. Évidemment, trop habituée à descendre mes escaliers en sautillant, je manque de me casser la figure à cause du peu de liberté de mouvement que j'ai et des talons que j'ai. Je me rattrape de justesse à la rampe et lâche un soupire de soulagement. La suite se fait de façon plus calme et plus prudente. Il va vraiment falloir que je fasse attention ce soir, car me connaissant je vais forcément faire une connerie. Et si je pouvais éviter de m'humilier en public, se serait une bonne chose.

J'arrive enfin sur place. Je suis vite impressionnée par les voitures garées dans les alentours. Et là, je me demande pourquoi je suis venue. Il est certain que je n'ai pas ma place ici. En plus je suis seule et on risque de rapidement me remarquer. Tant pis, je ne vais pas faire demi-tour maintenant ! Je prend une grande inspiration, expire profondément et me lance. Pour le moment tout va bien, les gens ne me regarde pas spécialement. Je pénètre dans le musée, je crois que c'est la première fois que j'y vais. J'écarquille les yeux, légèrement impressionnée par la hauteur des plafonds et l'architecture. Mais j'essaye de ne pas me laisser distraire. En plus moi l'art, je n'y connais absolument rien, qu'elle idiote ! De quoi vais-je avoir l'air si quelqu'un me demande ce que j'en pense ? Et quel peintre je préfère ? Je lève les yeux au ciel, décidément, je collectionne les bavures en ce moment. Bon, ce n'est pas le moment de me laisser impressionner. Je trouverais bien un moyen de m'en sortir de toute façon. Je me faufile entre les gens. Ils discutent, ils rient poliment, ils boivent doucement leur coupe de champagne. Pas très à l'aise, je marche jusqu'au buffet. C'est que je meurs de faim moi ! Et les petits fours ont l'air délicieux. Enfin un endroit où je me sens à ma place. Retrouvant le sourire, je commence mon festin. C'est seulement au bout de quelques minutes que je remarque le regard noir que me lance un homme. Et bien quoi ? Ils ne sont tout de même pas là pour faire jolis ?! Mal à l'aise malgré tout, j'en empoigne deux et m'échappe rapidement. Mais dans ma fuite, je percute un de ces serveurs qui se trimballent avec un plateau remplis de coupes de champagne. Le plateau lui échappe des mains et je me retrouve avec du champagne sur la robe et sur la peau. Le bruit de verres qui se brisent au sol attire les regards. Honteuse je m'excuse brièvement et file le plus vite possible, à la recherche des toilettes. Je savais bien que quelque chose dans le genre allait m'arriver. Ça m'arrive toujours, c'est inévitable. Bon sang, quelle poisse c'est pas possible ! Et tandis que je cherche les toilettes, je sors de mon sac un paquet de mouchoir et commence à m'essuyer. C'est quand je remarque que la lumière semble bien plus tamisée que je relève la tête. Un cris m'échappe en apercevant ce squelette immense posté devant moi. « Qu'est-ce que c'est que ce truc... ? » J'entrouvre la bouche, ébahie. Mes yeux ne le quitte pas, je le détails de haut en bas, impressionnée par la taille. Je m'approche, intriguée. Et alors que je me penchais pour lire de quoi il s'agissait, une voix me surprend. “ Les ossements de cette pièce sont la propriété du musée, et en aucun cas ne sont des godemichets. Cette salle est fermée au grand public. Merci de dégager. ” Effrayée, je me retourne précipitamment et me tord la cheville. Je bascule en arrière en échappant un léger cri aigüe. Par réflexe, je cherche quelque chose auquel me rattraper. Pas de chance, la chose la plus près de moi, c'est le squelette. Je lâche un léger "ouf" alors que je suis à quelques centimètres du sol. Mais en m'apercevant que c'est au squelette que je me suis agrippée, j'écarquille les yeux, paniquée. Je le lâche subitement et percute le sol en grimaçant. « Aïee.. ahh.. ! fait chier ! » Je me redresse quelque peu et passe ma main dans mon dos douloureux. Je tourne la tête vers le jeune homme qui m'a interpellée et repense à ses paroles. Drôle de façon de faire déguerpir les gens. Pour ma défense, je rétorque : « Je suis désolée ce n'était pas fait exprès. Je cherchais les toilettes à la base car on m'a renversé du champagne dessus. Enfin non, c'est plutôt moi qui suis rentré dans ce mec qui a les coupes de champagnes et ça met tombé dessus. Et c'est horrible, ça colle ! » Et voilà, encore une fois je parle trop. C'est plus fort que moi, je ne peux pas m'en empêcher. Je baisse les yeux quelques instants, gênée. Puis je le regarde d'un air accusateur et lui lance : « Et bien quoi ? Venez m'aider à me relever sinon c'est votre fichue squelette qui servira de levier. » En attendant qu'il se décide à faire quoi que ce soit, j'ajoute : « Et je ne vois pas ce que viennent faire les godemichets dans cette conversation. » Je lui lance un regard perplexe. Certainement n'ai-je pas comprit l'allusion. Il paraît que je suis quelqu'un de plutôt naïf...



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Message(#) Sujet: Re: THE DAY THE EARTH STOOD STILL THE DAY THE EARTH STOOD STILL EmptySam 11 Déc 2010 - 0:32


Il fallait avouer qu'interpeller cette étrangère de cette façon allait évidemment provoquer une suite d'effets plus imprévisibles les uns que les autres, mais à ceci Devon n'y avait nullement pensé au préalable. Merde, n'avait-elle qu'à s'écarter prudemment du Tyrannosaure tout en douceur et chacun aurait repris ses occupations mais il avait fallu que dans sa surprise elle ose - que dis-je - qu'elle touche à ce qui comptait le plus aux yeux de Christo. Il arrivait souvent que durant la journée Castor ( petit nom amicalement donné par toute l'équipe du labo ) se fasse caresser voir maltraiter par les gosses échappant à la surveillance de leurs parents mais la jeunesse était un privilège qui excusait bien des vices. Il vit alors avec effrois la main de la jeune femme se poser - agripper! - la queue squelettique du dinosaure endormi et la première réaction qu'il eu fut de scruter vivement les échos sur ce corps inerte depuis tant d'années . La fille? Elle pouvait bien tomber, qu'à cela ne tienne, un bleu tout au plus mais les ossements eux.... s'ils tombaient cela signifiait des jours de remise en état, des semaines de remontage et répertoriage, d'étiquetage, etc etc. II resta planté devant elle un bon moment puis dans un élan de grande bonté, lorsque tout danger fut écarté, il s'abaissa vers l'ingénue, une paume grande ouverte. Mais au dernier moment, il la dépassa et arrêta d'une main ferme le vacillement d'une des terminaisons calcifiées de la créature. Avait-elle cru un instant qu'il allait lui porter secours immédiatement? Pauvre d'elle...Une fois le précieux bien inerte et redevenu impassible, il prêta volontiers main forte à la belle en détresse. A l'instar de l'une de ces rencontres fortuites qui permet aux deux protagonistes de se rencontrer, il ressenti un calme s'emparer de lui lorsqu'il se plongea dans son doux regard. Cette étrange impression d'oppression, cette exquise sensation de croiser un regard nouveau porté sur sa simple personne - ne plus être considéré comme le farfelu de l'institut - fit disparaitre en lui l'envie d'ironiser sur la situation... juste pour un temps. Puis il se redressa non sans mal en s'aidant du socle à ses cotés d'où trônait le monstre millénaire pour faire face à cette alléchante apparition. D'ailleurs au passage il ne put s'empêcher - par réflexe typiquement masculin - de loucher prématurément sur les dessous de la jeune femme que cette tenue laissait entrapercevoir.

“ Les toilettes, mouillée, la queue du dino, les godes....c'est ceeelllaaaaaa moui ” dit-il une main portée à son menton l'air totalement pensif et peu rassurant. Et en pleine réflexion contre toute attente il laissa s'échapper un long, long sifflement goguenard avant d'exploser de rire. Mais trêves de plaisanterie, si la dame tenait vraiment à se rafraichir, il était préférable qu'elle y aille dès à présent et les chers protégés de Devon trouvaient enfin le repos qu'ils méritaient tant. Christo, ne sachant pas comment aborder naturellement la chose, posa son regard sur les alentours avant de lâcher un soupir et lui proposa son bras.

“ Les commodités? Je peux vous y conduire. Mais sur le trajet je vous serai gréé de soigner votre vocabulaire, vous n'êtes pas chez les ploucs ici. ” renchérit-il d'un geste de la main houleux et sans grande signification.
“ MAIS QU'EST-CE QUE C'EST QUE CE FOUTOIR ?! ” Une voix s'était élevée du fin fond du couloir s'ouvrant sur le petit couple improvisé. Nul besoin de scruter les traits de celui qui s'avançait à pas empressés devant eux. Les seuls reflets sur les binocles au loin trahissaient la nature de sa personnalité très singulière, vile et aigrie par le nombre d'années pesant sur ses épaules frêles et fléchies. Cette chose, cette ombre recourbée sur elle même qui titubait venait à leur rencontre dans l'unique but de les chasser et de faire accepter son autorité déjà bien bafouée. Devon reconnu à la voix le chef de la sécurité. “ On ne vous demande pas si votre femme se pochtronne en cachette espèce de pignouffe... ” Le passé trouble de ce ménage n'était un secret pour personne tout comme leur penchant pour la bibine mais ces mots ne sortirent jamais de sa bouche.“ Christo... Pourquoi ne suis-je pas étonné. Toujours en quête des petits hommes verts? ” Un peu gêné par cette révélation alors qu'il était accompagné, il laissa un blanc s'installer avant de glisser discrètement “ Je trouve...qu'il est... difficile de parler avec un ivrogne ” balayant de sa main d'allégoriques vapeurs alcoolisées. Puis il se retourna vers le joli brin de fille “ Allons de ce pas vous permettre de nettoyer ceci. ”

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Message(#) Sujet: Re: THE DAY THE EARTH STOOD STILL THE DAY THE EARTH STOOD STILL EmptySam 11 Déc 2010 - 14:14

Enfin, il daigna venir moi pour m'aider. Est-ce un monde ça de devoir demander à un homme de venir nous aider ? Je levais brièvement les yeux au ciel et tendit mon bras pour attraper sa main. Mais celle-ci me fila sous le nez et je me retrouva bête. Je tourne la tête alors, pour voir ce qu'il fabrique. Non je rêve ? Il préfère tripoter son squelette plutôt que de m'aider à me relever ? Alors là, j'aurais tout vu. Encore abasourdie, il me faut quelques secondes avant de réaliser que cette fois-ci, c'est bien à moi qu'est destinée cette main. Je l'attrape à la hâte, oubliant déjà qu'il m'a laissé poireauté par terre comme une vulgaire chose. Cependant, son regard ne m'échappe pas. Gênée, je sens mes joues virer au rose. Bien heureusement, dans la pénombre du lieu ça ne doit que très peu se voir. Une fois debout, j'évite son regard quelques instants, le temps de réajuster ma robe en haut et en bas. A vrai dire, l'idée de me faire reluquer sous la robe ne m'enchantait guère. En sachant également que moi et les hommes ça faisait 50. J'étais incapable de les comprendre et ils instauraient toujours une certaine gêne en moi. Il fallait dire que je me laissais vite impressionner et que dans ces moments là, étrangement, au lieu de me taire il fallait toujours que je parle pour ne rien dire. Disons que c'était mon moyen à moi d'évacuer le stress. Malheureusement, ça ne fonctionnait qu'à moitié puisqu'ensuite, on me prenait pour une folle et on préférait éviter de s'attarder à converser en ma compagnie. On a tous nos petits défauts, non ? Bref. La suite me laissa tout autant perplexe. Il ramena une main à son menton, l'air songeur et déclara : “ Les toilettes, mouillée, la queue du dino, les godes....c'est ceeelllaaaaaa moui. ” J'écarquille les yeux, quelque peu troublée par le personnage. Est-ce moi qui suis totalement à la ramasse, ou est-ce lui qui s'exprime d'une façon... particulière ? Dans le doute, je me contente de lui sourire, ne sachant pas vraiment quoi ajouter à ça. Je prend alors le temps de le détailler un peu plus. C'est un bel homme et cette observation ne m'aide pas à me sentir à mon aise. Cependant, j'ai dû mal à retenir un sourire amusé face à son nœud papillon. Je trouve ce truc très kitch. Reprenant alors mes explications, il finit par m'annoncer : “ Les commodités? Je peux vous y conduire. Mais sur le trajet je vous serai gréé de soigner votre vocabulaire, vous n'êtes pas chez les ploucs ici. ” Aucun signe prouvant qu'il plaisante ne s'affiche sur son visage. Je déglutit alors difficilement. Mais pourquoi donc suis-je venue ici ce soir ? Il est clair que je fais tâche dans le décor. Je remarque alors son bras qu'il me tend. Je pose un regard interrogateur sur lui ? Qu'est-ce qu'il veut que j'en fasse de son bras ? Après m'être éclairci la gorge, je tente : « Écoutez, je pense que... » Mais je n'ai pas le temps de finir ma phrase. “ MAIS QU'EST-CE QUE C'EST QUE CE FOUTOIR ?! ” Surprise, je sursaute à nouveau et sans réfléchir, attrape le bras qu'il me tendait pour m'y rattacher. Je me colle à lui et dévisage avec de grands yeux inquiets le vieux bonhomme qui vient de faire son apparition.

“ Christo... Pourquoi ne suis-je pas étonné. Toujours en quête des petits hommes verts? ” Je ne lâche pas l'inconnu du regard, me demandant toujours de qui il pouvait bien s'agir. Mon "partenaire" lui, ne semble pas vraiment impressionné, mais plutôt agacé, voir... gêné ? Pourquoi ? Je ne comprend pas. L'allusion aux petits bonshommes verts est comme qui dirait, rentrée par une oreille et ressortie aussitôt par l'autre. Ce n'est pas le genre de choses auxquelles je porte attention. Je ne lâche pas le bras du jeune homme, toujours pas rassurée. Le vieil homme, pourtant peu menaçant physiquement dégage quelque chose de puissant qui procure en moi un malêtre profond. Et je ne parviens pas à expliquer pourquoi. “ Je trouve...qu'il est... difficile de parler avec un ivrogne ” J'entrouvre la bouche, interloquée par sa phrase. Puis, je la referme aussitôt, sentant soudainement une envie folle de rire. Aucune idée d'où cette envie provient, mais je ne vais pas tenir longtemps. En tout cas, l'aplomb de mon inconnu me surprend et m'intrigue autant qu'il m'amuse. Je place ma main devant ma bouche et toussote afin de retrouver mon calme. En vain. Je me mords alors la lèvre inférieure. Et son geste de la main ne m'aide pas à retrouver mon sérieux. Heureusement, sans même le savoir il me "sauve". “ Allons de ce pas vous permettre de nettoyer ceci. ” Je hoche la tête pour confirmer. Je salue poliment le vieil homme d'un signe de la main, mais celui-ci y répond seulement par un regard accablant. Je me fige quelque peu et fait vite demi-tour, toujours agrippée au jeune homme.

Une fois que nous avons regagné le couloir et que le gêneur ne peut plus nous entendre, je cède enfin et me laisse aller à un petit rire léger. « Bon sang la tête qu'il tirait ! Vous êtes d'un culot admirable. » Mon rire finit par s'estomper doucement, laissant place à un unique sourire débridé. Je tourne la tête vers lui, percevant alors le bleu impressionnant de ses yeux. Je m'y perd et me retrouve rapidement déstabilisée malgré moi. Il n'en fallait pas plus pour que je ne regarde pas où je mettais les pieds et ne me fasse un croche-pied à moi-même. Je bascule en avant mais pour une fois, j'ai un peu de chance. Je tenais toujours son bras et ça me permit d'éviter une énième chute. Je m'arrête quelques secondes et souffle, honteuse. Je tourne la tête vers lui. Ça y est, je me sens mal, je sens que je vais parler. Non, il faut que je me taise pour une fois. Mais c'est plus fort que moi et je cède : « Je suis désolée, en ce moment je ne sais pas ce que j'ai mais je n'arrête pas. Et quand je ne me fais pas tomber moi-même, je fonce dans des choses. Pour vous donner un exemple, le jour où j'ai visité ma maison, je me suis prise une marche, une porte et une poubelle dans la rue. Mon agent immobilier me prenait pour une folle je crois. J'étais terriblement mal-à-l'aise, vous n'imaginez pas. Et pourtant, je ne le fais pas exprès. Enfin, ça semble logique. Qui serait suffisamment idiot pour faire exprès de se faire mal ? C'est ridicule. Et puis... » Je me coupe dans mon élan quand je vois le regard qu'il pose sur moi. Ça y est, je suis grillée. Je détourne rapidement la tête et baisse les yeux. Mais pourquoi est-ce que je ne peux jamais me taire ? Je murmure doucement : « Désolé... Je ne recommencerais plus. » Heureusement que je ne lui en ait pas fait la promesse. Car si je passe encore du temps avec lui au cours de la soirée, il est inévitable que cela se reproduise. Je soupire de façon distraite. Nous arrivons alors aux toilettes. Je me tourne vers lui et lui sourit, comme pour le remercier. Il ne va tout de même pas m'accompagner jusque dans les toilettes des femmes... N'est-ce pas ?




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