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 N° 1945 - Awkward Moment, again ! (PV Aaron)

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N° 1945 - Awkward Moment, again ! (PV Aaron) Vide
Message(#) Sujet: N° 1945 - Awkward Moment, again ! (PV Aaron) N° 1945 - Awkward Moment, again ! (PV Aaron) EmptyLun 6 Déc 2010 - 14:40

Citation :
    FLASHBACK


Gaddièl en cette fin de soirée, se sentait pousser des ailes. Ce gala pour une grande cause organisé par notre bien aimé sénateur McAllister, avait, lui, fort ennuyeux. Le consultant avait juste serré des mains, levé son verre, et cherché à remercier l'hôte de la soirée. Cependant, il ne l'avait pas trouvé parmi les convives, et pensait passer le reste de cette nuit dans un coin à faire la conversation à un rideau. Mais le destin en décida autrement, et c'est en prenant l'air sur un balcon qu'il fit la connaissance du charmant Dakota Wayhne. Ce qui n'aurait du être que quelques échanges civilisés, ce changea bientôt en long entretien qui dura verre après verre. Et, avant de pouvoir s'en rendre vraiment compte, les serveurs avaient rangés les chaises, le buffet avait été vidé, et il était temps de quitter l'évènement. Stherling, avait proposé avec délicatesse de ramener Dakota à son domicile, ne voulant pas clore cet échange qui lui avait apporté beaucoup de plaisir.

Une fois sur le pas de la porte de chez son camarade, il était temps de se dire au revoir, encore hésitant à savoir s'il devait lui serrer la main, lui faire la bise, ou l'embrasser fougueusement. Cette pensée s'insinua en lui, comme un grippe soudaine, mais ne préférait-il pas les femmes ? Les messages coquins sur son répondeur d'anciennes maîtresses semblaient plutôt souligner qu'il ne se laissait tenter que par la gente féminine. Mais dans la clarté si particulière de cette nuit, ce rapprochement et le regard si pénétrant de Dakota, il ne savait plus rien. Son camarade dû sentir son mal aise soudain, un pied entre deux marches. Cette soirée devait se terminer et Wayhne s'approcha pour lui faire la bise. L'envie de ses lèvres se relevèrent trop intense pour le grand brun qui se jeta sur la bouche de l'ancien étudiant en sport. Il ferma les yeux, ne voulant pas réfléchir à la suite des évènements, car le garçon face à lui ne lui avait montré aucun signe d'appréciation, ni d'aimer particulièrement les hommes, et si c'était le cas, s'il avait quelqu'un dans a vie.

Une main sur son torse le repoussa, mais pas de gifle, pas de colère, juste l'air complétement abasourdit de celui qui s'attendait à tout sauf à cela. C'est Dakota qui commença le premier, dans cette discussion improvisée sous une lune gibbeuse fort charmante.

- Heu...Pardon, mais...
- Non c'est moi, je suis désolé, je ..., ajouta Gaddièl.
- C'est que...j'ai quelqu'un dans ma vie.
- Je comprends ! Non, cela doit être l'alcool, la soirée, la lune. Pardon...
- Pas grave...
- Ami ?
- Oui ! Ami !

    FIN DU FLASHBACK

C'est cette vision du passé qui traversa l'esprit de Gaddièl en remontant le porche pour sonner chez Dakota. Il vit défiler devant ses yeux cette main tendue de son camarade, et cette bonne poignée de main pour essayer de faire disparaître ce moment dérangeant. Les mois étaient passés depuis cette rencontre et le cas Wayhne était toujours difficile à cerner pour l'esprit confus de notre consultant. Normalement, Dakota et lui étaient amis, et le plus jeune d'entre eux devait croire dur comme fer à cet alignement. Mais pour Stherling, c'était loin d'être clair, dans les premier temps, il pensait sincèrement graviter autour de l'ancien étudiant en sport en espérant qu'il s'intéresse à lui. Et, plus diaboliquement, il pensait même le dérober à ce cher Aaron. Car, il avait bien sûr apprit le prénom de l'homme qui partageait le cœur et le lit de son camarade. Le médium en savait des choses sur le jeune homme alors qu'il ne l'avait jamais croisé. Il savait pour les disputes, les peines de cœur et les ressentis. Non, que Dakota soit quelqu'un à s'étaler sur ses problèmes, mais Gaddièl essayait toujours de le faire parler dans leur rencontre autour d'un déjeuner ou des places qu'il trouvait pour un match en ville. C'était toujours des sorties brèves, et n'avait jamais fait découché le jeune garçon. Non, l'imitation de l'ami fidèle et ouvert, était parfait. Tellement parfait, que les problèmes de cœur de Dakota devinrent ses problèmes. Il semblait parfois si passionné pour mettre les choses en ordre du côté de son ami, qu'il n'avait plus envie de rompre ce lien qui semblait si important pour le jeune garçon. Le médium, ne voulait pas être un monstre à nouveau.

Mais aujourd'hui, il n'était pas venu parler relation amoureuse, il venait voir Dakota, suite à son opération. La nouvelle de sa maladie l'avait complétement surprit et légèrement abattu. Il aurait du s'en douter lors de la coupure du courant, et la visite nocturne de Dakota. Il avait le front si brûlant, qu'il aurait du réagir plus vite. Bêtement, il avait pensé à la grippe et même le malaise qui s'en suivit aurait du lui mettre la puce à l'oreille. Mais il avait eu ce stupide rendez-vous en ville, et pensait vraiment forcer son camarade à voir un médecin le lendemain. Pourtant, à son réveil, Wayhne était déjà parti, et Gaddièl avait laissé couler. Il s'en voulait tellement maintenant. Pour lui le médium, c'était un coup de couteau dans le cœur, c'était le genre de choses qui le faisait détester son don. Il aidait des jeunes filles à échapper à des meurtriers sanguinaires, il retrouvait des enfants tombés dans des puits, et résolvait de crimes insolubles. Mais il n'avait pu sentir la maladie de son ami.

Il sonna à la porte de chez Dakota, espérant que l'opération c'était bien déroulé. Il aurait aimé être là pour l'opération, mais l'ouragan en avait décidé autrement. Le grand brun se demanda si c'est Aaron qui allait lui ouvrir la porte. Car, il ne l'avait jamais confronté, il connaissait son visage, grâce aux photos sur l'ordinateur de Dakota où ceux prisent grâce au portable de Wayhne. Gaddièl trouvait toujours cela attendrissant chez son camarade, sa manière de vouloir garder un petit bout de l'homme qu'il aimait. Sur les photos, un détail revenait constamment, le manque de sourire d'Aaron. C'est sûr que pour le consultant, il comprenait pas comment Dakota pouvait rester avec lui. Cet homme qui semblait ne pas lui apporter toute la tendresse, et l'affection qu'il désirait. Ils semblaient comme venir de deux mondes différents. Mais, ce qu'il pouvait voir dans les yeux de son ami, c'était une entière dévotion, et contre cela, il ne pouvait lutter. Amis, ils étaient, Amis, ils resteraient. Personne chez Dakota, se demanda le grand brun.

Il sonna à nouveau, frappa à la porte avec force. Il testa le portable de son camarade, aucune réponse non plus. Gaddièl resta comme un idiot sur son perron, il tenait dans ses mains, un dvd, même si son idée première avait été une part du gâteau préféré de Dakota. Cependant, avec l'opération, il pensait qu'il n'aurait pas très faim. Alors, il lui avait apporté un film qu'il espérait lui ferrait un peu de bien. Décidant de faire machine arrière, il croisa une voisine sur le côté entrant de nettoyer sa devanture.

Pardon, madame ?

Grave erreur ce qu'il venait de faire le jeune consultant. La femme à la tête recouverte d'une dizaine de bigoudis métalliques, prit peur et d'un mouvement de recul, lança son sceau d'eau à la figure de Gaddièl. Le grand brun resta interdit alors que la vieille femme profita de cette absence pour fuir à l'intérieur de sa maison. Il faisait si peur que cela ? s'interrogea t-il. Elle ne l'avait pas loupé, il était entièrement trempé, sa chemise, son pantalon et sa montre venait de s'arrêter. Lui, qui croyait au Karma, il fit craquer sa nuque et leva les yeux au ciel, se posant l'ultime question; cela va t-il encore durer longtemps ? Il payerait encore pour combien de temps ? Le jeune homme se regarda, tout en marchant en canard, il ne pouvait pas rentrer dans sa voiture dans cet état, son hybride ne lui pardonnerais jamais. Ce qui était bien avec la belle ville de Miami, c'est que malgré les fêtes qui approchaient, il faisait encore assez bon, oui, vous pourriez encore apercevoir des filles en bikini sur les plages.

Maintenant, Gaddièl n'était pas à la plage, et s'il décidait d'enlever ses vêtements mouillés, il ne voulait pas finir au poste pour attentat à la pudeur. Il expira tout l'air dans ses poumons, reprit une respiration en regardant autour de lui, personne, en tout cas pour l'instant. Il sauta sur ce moment pour prendre une décision qui était forcément mauvaise, et qui allait forcément tomber mal avec lui. Il retira ses chaussures et ses chaussettes, qu'il déposa à l'intérieur de ses chaussures. Stherling retira ensuite sa chemise tout collante, qu'il jeta nonchalamment sur la rambarde qui entourait le porche de chez Dakota. Il posa une main sur la boucle de la ceinture de son pantalon, un dernier regard, encore personne. Il défit son pantalon mais il lutta difficilement pour le retirer, la jambe droite ne voulant pas du tout quitter la pièce de tissu. Mais après un long effort, il se libéra plus au moins élégamment.

La tête baissé, et un peu honteux, il était maintenant en boxer, heureusement pas blanc, cela aurait été la honte ultime. Il attrapa rapidement ses affaires qu'il roula en boule, et s'empressa de remonter l'allée vers sa voiture. Mais pas si vite que cela, la première chose qu'il vit, ce n'est pas le visage d'Aaron, ce fut les sacs qu'il tenait. Il releva doucement la tête, en priant pour que cela n'importe qui sauf lui. Non, le destin ne l'aimait vraiment pas. Il se mordit la lèvre avec intensité, en roulant des yeux.

Oh putain de merde ! lâcha t-il désespéré devant Aaron Waterson, présent en chair et en os devant lui.

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N° 1945 - Awkward Moment, again ! (PV Aaron) Vide
Message(#) Sujet: Re: N° 1945 - Awkward Moment, again ! (PV Aaron) N° 1945 - Awkward Moment, again ! (PV Aaron) EmptyMar 7 Déc 2010 - 23:41

    La vie d'Aaron était devenue une routine, une terrifiante routine, au point même qu'il en arrivait parfois à avoir envie de tout balancer. D'arracher son tablier pour le lancer dans le four et le faire doucement cramer en même temps que le repas quelconque qui pouvait s'y trouver, et puis de partir, n'importe où du moment qu'il s'éloignait de la ville. Après sa sortie de coma et la fin de sa rééducation il s'était pris à rêver de voyages, d'explorations de contrées lointaines comme ces hommes dans le livre que lui avait offert sa mère quand il était petit et qu'il aimait tant feuilleter le soir avant de se blottir sous les couvertures de son lit d'enfant. Il n'avait pas encore compris que le 19ème siècle était bien loin derrière eux, mais même après l'avoir appris ce rêve lui était resté dans un coin de la tête. Oui, Aaron Waterson ferait de grandes choses de sa vie. Il serait star de basket, à le tête d'une équipe qui remporterait tous les championnats dans lesquels elle viendrait à concourir, et puis une fois sa retraite sportive déclarée il ferait le tour du monde autant de fois qu'il le faudrait pour qu'il ait tout vu. Il n'était pas curieux de son environnement de manière générale, mais l'inconnu le fascinait assez pour lui en retourner la tête. Et là, le seul parfum d'exotisme que connaissait sa vie consistait à surveiller si Dakota avalait bien tous ses médicaments aux heures prescrites par le médecin. De là à dire qu'il avait viré "Desperate Housewife" il n'y avait qu'un pas qu'il ne franchissait pas pour autant. D'une, il n'était pas une gonzesse. De deux, ce n'était que provisoire. Voilà. Et entendant le jour où il serait libéré de ces obligations il se retrouvait à faire la popote et à nettoyer une maison qui n'était même pas la sienne en plus! Mais ça c'était une autre histoire.

      FLASH BACK
      (01 décembre 2011)

      Quand Aaron avait quitté l'hôpital un peu plus tôt dans l'après-midi, Dakota avait presque été soulagé de le voir partir, même s'il n'en avait rien montré. De toute manière, son amant était suffisamment énervé pour ne pas se rendre compte de l'état qu'il causait chez son entourage, ce n'était jamais le cas alors là raison de plus. Et Aaron était rentré à pied, enjambant des bouts de carcasses de voitures qui ne ressemblaient plus à grand chose, avançant à grands pas en faisant bien attention à ne pas tomber, maudissant ce chirurgien qui avait probablement eu son diplôme de fin d'année en pompant sur son voisin de table à ses partiels et qui n'était même pas capable de discerner une véritable urgence d'une fausse quand il en avait une sous les yeux. Le con! Il y avait de la boue de partout, trace bien trop flagrante de l'ouragan, mais les gens avaient déjà commencé à déblayer sur les trottoirs pour permettre un passage, si bien qu'il ne se rendit pas tout de suite compte de l'étendue des dégats. Pas avant d'arriver devant chez lui en tout cas.
      D'abord, il cru s'être trompé de maison. Il regarda autour de lui, s'attendant à découvrir qu'il n'était pas dans sa rue et que, comme un idiot, il s'était gouré à un croisement, mais non. Alors il regarda mieux, et reconnu la vieille bâtisse où il avait élu domicile depuis son retour. Le vieil arbre noueux qui était maintenant au sol, le gazon parfaitement tondu qui ressemblait à un champs de combat, et puis la maison en elle-même... Plus de toit. Plus de garage. Il avança vers l'intérieur pour constater l'étendue des dégâts quand un bras le tira en arrière.
      - Du calme jeune homme. Nous sommes en train de sécuriser le périmètre. Personne n'entre.
      Aaron regardait le policier qui l'avait arrêté en silence, attendant qu'on lui explique ce qui allait se passer, mais il ne faisait que se heurter au mutisme de son interlocuteur, ce qui eut le don de l'énerver encore plus. Il secoua alors le bras, se dégageant de l'emprise que l'on tentait d'exercer sur lui.
      - C'est chez moi, je veux rentrer!
      L'officier secoua tranquillement la tête, répétant un texte qu'il avait rôdé à force de le dire encore et encore à tous les habitants sinistré du quartier.
      - C'est impossible, et nous faisons ça pour votre sécurité. Ne vous en faites pas pour ce qui se trouve à l'intérieur, nous patrouillons pour garantir toute éventualité de vol, et dès demain vous pourrez entrer.
      Aaron soupira, à peine convaincu, bouillant de l'intérieur.
      - Vous avez quelqu'un chez qui aller ce soir? De la famille, des amis...?
      Sur le coup, il faillit dire "non", et puis pensa à la clé de Dakota qu'il avait dans la poche. Il acquiesça donc, et puis s'éloigna après un dernier regard vers sa maison. Même s'il n'avait pas grand chose de précieux à l'intérieur, il espérait que le peu qui s'y trouvait avait été épargné.

      FIN DU FLASH BACK


    Il s'était donc trouvé à emménager chez Dakota, ce qui en un sens s'était révélé plus commode que s'il avait du faire le trajet tous les jours entre les deux habitations. Son amant n'avait d'ailleurs pas manifesté d'objection à la situation, peut être pas un enthousiasme trop débordant non plus mais on pouvait l'expliquer par la dose de morphine qui lui coulait en continu dans l'organisme. Quant à Jack, il avait un peu fait la tête en l'apprenant, mais avait très rapidement saisi le truc que tant qu'il se faisait petit dans la maison tout se passerait très bien. Pas d'inquiétude pour autant, Aaron n'était pas de ceux qui martyrisent les enfants de leur conjoint, juste qu'il avait pris l'entretien de la maison en main et tenait à ce que l'on respecte le rangement qu'il avait instauré. Les conserve dans un placard, légumes en bas et fruits en haut, toutes triées par type d'aliment et date de péremption. Les céréales sur une étagère, classées en fonction de leurs valeurs nutritives et de leurs apports énergétiques. Et ainsi de suite, et ainsi de suite. Il avait d'ailleurs passé deux jours rien que pour revoir l'organisation de la cuisine, et ce juste à temps pour le retour à la maison de Dakota. Ce dernier n'était alors pas au meilleur de sa forme, le contre-coup de l'opération et des traitements n'étant pas si évident à éliminer, mais il avait repris des couleurs depuis son retour et c'était bon signe. Même Parfaite l'avait dit quand elle était venue lui rendre visite l'autre jour, ayant eu l'idée saugrenue de passer lui montrer les dernières photos des jumeaux avant d'aller à un rendez-vous avec son agent... Comme quoi il était sur la bonne voie pour la rémission, et Aaron faisait justement tout pour qu'elle arrive le plus vite possible.

    Ce matin comme souvent Aaron était allé faire les courses, devenant presque intime avec la caissière de l'épicerie à force de s'y rendre. Elle connaissait d'ailleurs par cœur sa commande maintenant puisqu'elle ne changeait qu'à peine d'un jour à l'autre, ce qui lui faisait gagner un temps fou. Et puis elle était mignonne, ce qui n'était pas pour gâcher les choses; dommage qu'il n'ait pas le temps de l'inviter... Et c'était les bras chargés qu'il était retourné vers Apple Road. Il avait abandonné le jogging depuis quelques semaines mais avait trouvé une activité de remplacement qui, si elle ne le comblait pas d'un point de vue psychologique, s'avérait néanmoins assez enrichissante sur le plan physique. Il marchait donc vite, équilibrant les poids au bout de ses bras, et avançait d'un bon pas cadencé pour éviter d'éventuels point de côté. Il faisait ça tous les matins, ne ralentissant qu'au niveau du perron pour chercher ses clés, mais aujourd'hui quelque chose attira son attention.
    C'était d'abord la voiture qu'il avait repéré. Pas celle de Dakota ni de sa mère, pas celle de Basil et Parfaite, pas celle de Beverly non plus... Ma foi. Et puis c'était la tenue de la personne qui se tenait à côté. Sur le coup il avait cru rêver: personne ne se baladait à poil dans la rue! Enfin, à part les exhibitionnistes bien sur, mais dans ce cas ils ne gardaient pas leur sous-vêtement pour parader aux yeux de toute le monde, faute de quoi ça n'avait plus aucun sens de vouloir se mettre à nu... Et c'était en se demandant quel pouvait être le fin mot de cette histoire qu'Aaron avait continué à avancer, l'air de rien, un léger sourire en coin faisant de la résistance sur ses lèvres. Il se rendit alors compte que l'inconnu était littéralement trempé, ce qui ne faisait qu'ajouter une part de mystère supplémentaire à la situation. L'exhibition aurait-elle mal tournée? Et son sourire de s'agrandir au fur et à mesure qu'il approchait, et avec lui l'envie de s'arrêter pour discuter un peu. Pas de le draguer bien sur, juste de savoir ce qui avait bien pu se passer pour qu'il en arrive là alors que ce n'était quand même pas bien compliqué de garder ses vêtements sur soi; la preuve, même lui y arrivait, malgré l'envie qui parfois le tiraillait du contraire...
    C'est alors qu'il aperçu dans son champs de vision la voisine de Dakota en train de se pencher à la fenêtre du rez-de-chaussée, nerveuse avec ses bigoudis, surveillant en direction de la voiture avant de retirer la tête en rougissant. Tiens, Madame Jones aurait-elle un jeune amant qu'elle voudrait cacher à son mari? Intéressant... Très intéressant même... Une chance pour Aaron d'être arrivé à quelques pas seulement de l'inconnu, l'information arrivait pile au bon moment.

      Pas la peine de rester là à aguicher tout le quartier tu sais. Ou alors il faut en montrer un peu plus...

    Et Aaron fit au jeune homme un sourire entendu, comme si lui aussi savait à quel point ça pouvait être difficile de contenter toutes ces dames. Oui, pendant des années ça avait été son lot quotidien, mais même le meilleur dans la vie disparait à partir d'un certain moment... Au moins avoir perdu quatre années dans le coma lui avait permis de comprendre à quel point chaque instant pouvait être précieux, seul avantage s'il fallait vraiment en trouver un.
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N° 1945 - Awkward Moment, again ! (PV Aaron) Vide
Message(#) Sujet: Re: N° 1945 - Awkward Moment, again ! (PV Aaron) N° 1945 - Awkward Moment, again ! (PV Aaron) EmptySam 11 Déc 2010 - 20:51

    Qu'est ce qu'il avait plus d'humiliant pour Gaddièl Stherling ? Être surpris dans le plus simple appareil et subir le regard des curieux ? Ou ne pas être reconnu par celui qu'il considérait comme son grand rival à la course à l'affection du jeune Dakota Wayhne ? Car se tenir en boxer dans la rue, avec ses affaires sous le bras n'avait rien de commun, et n'était pas une habitude du consultant. Même si depuis Halloween, et son costume de Rocky, tiré du Rocky Horror Picture Show, et non du célèbre boxeur du même prénom. Le grand brun avait fait sensation dans son mini-short doré, tirant la surprise sur Madame le Procureur, mais aussi les convives des Morecci. Il se souvenait encore douloureusement des pincements et des petites tapes sur les fesses par la gente féminine. Mais alors pourquoi soudainement trembler devant l'arrivé du jeune Waterson ? Peut-être car le médium avait peur que cette situation soit mal interprété ? Que la place d'un homme qui se dit être un simple ami, n'était pas à être en sous-vêtement. Le petit sourire d'Aaron le surprit, non que celui-ci semblait amusé par la situation. A sa place, Gaddièl l'aurait été tout autant, cependant il avait ce poids soudain de culpabilité: comme s'il avait été un amant qui avait quitté la couche de Dakota pour ne pas être surpris.

    Complétement arrêté dans son mouvement, alors que son camarade face à lui continuait sa remonté vers la maison de son amant, semblait ne pouvoir même pas mettre un nom sur sa personne. Il se sentit bientôt couvert d'une nouvelle humiliation. Dakota n'avait même pas parlé de lui, est-ce qu'il était aussi indifférent que cela dans la vie du jeune assistant du sénateur ? Est-ce qu'il ne méritait pas un paragraphe, même court, dans son espace vitale ? Tout comme pour Félicité de Lamennais, l'auteur, Le pire de tous les états de l'âme est l'indifférence. Le médium sentait tout le poids de ses mots sur ses épaules. A l'opposé, avec la Belle Narcisse, Gaddièl ne supportait pas Noah Dickers mais il devait lui reconnaitre que son exaspération à sa simple vision, gonflait son égo, tout comme sa reconnaissance.

    Aaron lui adressa la parole avec ce sourire entendu, qu'il profita de lui rendre par courtoisie. Sa voiture était au bout de la rue, s'il marchait rapidement, il pourrait laisser tout cela derrière lui. Non ! tonna dans son esprit. Il tourna le buste, tout en gonflant sa posture comme un coq qui souhaite paraître tout à son avantage. Il lâcha même un regard discret à son boxer, comme si chaque détail avait son importance. C'était complétement puéril, de vouloir se comparer à son rival, mais qui a dit que le consultant était sensé ? Sincèrement, Gaddièl avait prit un nouveau tournant dans sa vie, il y a un an, oubliant cette cruauté qui le caractérisait dans son travail comme dans son milieu professionnel. Mais en voyant le regard si assuré de Waterson, si pondéré, comme si rien ne pouvait le toucher. Le grand brun sentait courir sous son épiderme l'envie soudainement d'écorcher ce sourire.

    Non, rassure toi, je m'en allais. J'ai montré ce que j'avais a montré. Et je suis lessivé si tu vois ce que je veux dire !

    Il lâcha un petit son guttural en plaquant sa langue contre son palais, peut-être pour faire jeune, et montrer son côté décontracté. Un jeu stupide, était entrain de se mettre en place. Tout, en reprenant enfin sa marche vers sa voiture, et avant de complétement dépasser son camarade, il essuya son torse d'un revers de sa main, bien décidé à faire croire à Aaron que les gouttelettes sur son corps étaient le fruit de l'effort de ses ébats passionnés. Pour l'instant, cette invention devait tenir à peu prêt la route, car il arrivait à croiser l'œil de son rival droit sur la maison de la voisine du jeune Dakota. Il était simple de comprendre, qu'il devait le prendre pour un amant fugace. Gaddièl était bien décidé à jouer le jeu, mais en imposant ses propres règles. Le consultant commença à ralentir dans sa marche, puis se tourna, appelant Aaron, par un simple.

    Au faite, Aaron !

    Gaddièl, le corps droit comme un "I", le torse toujours aussi prédominant, essayant de gonfler le plus de muscle possible. Même s'il était impossible d'impressionner son rival avec sa faible musculature. C'était stupide, mais dans l'esprit du médium, s'il avait fallu baisser son boxer, pour essayer de démontrer qu'il avait la plus monstrueuse, il l'aurait fait. L'animal et Stherling avaient tout les deux des nombreuses connections. Mais ici, pas lieu de s'humilier avec un geste incongrus. Juste, dans son regard, le souffle de la vengeance, qui entraînerait un tout autre ouragan. En tout cas, c'est bien ce que le grand brun espérait.

    Je manque à tout mes égards. Je t'ai même pas salué. Gaddièl Stherling ! Un ami de Dakota.

    La démarche chaloupé, comme s'il avait été dans un film spaghetti, qui prendrait place dans le vieux Far West. Tout en s'avançant précipitamment pour serrer la main de son rival, en lui offrant un bon vieux clin d'œil pour accompagner sa phrase qu'il voulait tout à fait significative: Je couche avec Dakota, on s'éclate comme des bêtes, tu vois là je viens de sortir chez lui, je ne pouvais résister même si je le savais malade, je m'en tapais, je l'ai fait crier comme une chèvre, je l'ai fait sauté dans toutes les positions, je suis épuisé !
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N° 1945 - Awkward Moment, again ! (PV Aaron) Vide
Message(#) Sujet: Re: N° 1945 - Awkward Moment, again ! (PV Aaron) N° 1945 - Awkward Moment, again ! (PV Aaron) EmptyLun 13 Déc 2010 - 23:37

    Depuis l'opération et l'ouragan, Aaron avait plus ou moins installé ses quartiers chez Dakota, bien qu'à ses yeux ils ne vivent pas vraiment ensemble: la situation était juste "provisoire" comme il l'expliquait si bien. Il n'estimait pas que leur relation ait changé, qu'elle soit passée à un quelconque plan supérieur, juste qu'elle suivait les aléas de la vie avec lesquels on devait parfois se débrouiller, point. A choisir il aurait évidement préféré que Dakota n'ait pas de cancer et que les choses restent les mêmes entre eux, mais ce n'était pas le cas. Il l'avait d'ailleurs très mal accepté sur le coup, claquant la porte au nez de son amant après avoir entendu la nouvelle, sans rien dire, passant la nuit suivante on ne savait où et on ne savait avec qui, ne revenant qu'au petit matin, et ce sans donner la moindre explication. Il était le seul à savoir ce qui s'était passé durant ces quelques heures, et c'était son petit secret, peut être parce qu'il n'en était pas si fier que ça, ou peut être parce qu'il s'en foutait tout simplement. Mais, à partir du moment où il était revenu, Dakota avait compris qu'il pourrait compter sur lui.
    Aaron avait beau ne pas être le genre de personne vers qui on a envie de se tourner quand on a un peu le cafard ou des idées noires, il était surtout de ceux qui possède un moral à toute épreuve. Il gueulait quand ça n'allait pas, râlait à tout bout de chant pour un rien, mais toujours en arrière fond avec la volonté de vaincre malgré tout. C'était d'ailleurs pour ça qu'il était un si bon capitaine pour l'équipe de basket, tout simplement parce qu'il savait motiver les troupes pour les mener jusqu'à la victoire. Et là, il avait la ferme intention de refaire des miracles avec Dakota. Oh bien sûr ce ne serait pas avec de la bonne volonté que son amant allait guérir, mais tant que le médecin ne leur annoncerait pas sa rémission, il ne le lâcherait pas. Aussi clair que 2 et 2 font 4. Et c'était en ce sens qu'Aaron avait quitté son travail d'entraineur de l'équipe junior de basket du quartier, sa démission postée le jour même de l'opération.
    Il avait longuement mûri son choix, du moins dans un intervalle qui pouvait être considéré comme long pour quelqu'un comme lui, pesant le pour et le contre avant de se décider. Il n'aimait pas ces gosses, il ne pouvait pas s'encadrer la plupart d'entre eux, mais il avait pourtant hésité. Ils étaient mauvais, ça c'était indéniable, et pourtant... Mais il savait qu'il n'allait pas pouvoir gérer et la maladie de Dakota et son travail sans bacler l'un des deux, ce qu'il se refusait. Dakota était bien trop précieux pour qu'il le perde, et le basket était quelque chose de bien trop sérieux pour qu'on s'amuse à ne pas s'y consacrer à fond. Et, l'un dans l'autre, il avait fait son choix. C'était probablement la première preuve d'amour qu'il avait faite à son amant, même si ce dernier ne s'en était peut être pas rendu compte. Passé quelques "je t'aime" balancés au hasard et presque sous la pression de la personne à qui ils étaient destinés, il était en effet rare qu'Aaron fasse preuve de débordement affectifs, si bien qu'il devenait délicat d'en citer plus d'un. Et encore, le premier même était difficile à trouver... Mais là, même sans l'envisager comme tel consciemment, ça en était un, définitivement.

    Aaron se tenait là, pas franchement à son avantage avec ses sacs en papiers remplis de fruits et légumes dans les bras, mais il était de si bonne humeur qu'il avait presque quelque chose de rayonnant. Son assurance à toute épreuve, que l'on pouvait aussi envisager comme du simple je-m'en-foutisme, produisait ainsi son petit effet chez les gens qui le rencontraient. Autant dire que la première impression qu'il faisait était généralement bonne, du moins jusqu'à ce qu'il n'ouvre la bouche... Mais ça c'était une autre histoire.
    Il regardait, amusé, le jeune homme qui se tenait en face de lui, épaté du fait que sa voisine, qu'il avait toujours prise pour une sombre bigote, soit en réalité si dévergondée. Et vu l'allure de l'intéressé, ça avait du être chaud! Non, rassure toi, je m'en allais. J'ai montré ce que j'avais a montrer. Et je suis lessivé si tu vois ce que je veux dire ! Il eut alors un petit rire complice, accompagné d'un sourire suffisamment lubrique pour faire comprendre que, ouais, il voyait tout à fait ce qu'il voulait dire. Même si de son côté c'était un peu le calme plat depuis quelques temps, il gardait tout de même en mémoire le souvenirs de nuits bien plus agitées... Puis, après avoir jeté un nouveau coup d'oeil en direction de la demeure des Jones qui avait retrouvé son calme, il reprit la route en direction de la maison de Dakota, bien que rapidement interrompu. Au fait, Aaron !
    Ce ne fut pas le fait que l'inconnu connaisse son nom qui l'étonna sur le coup, il n'y pensa d'ailleurs même pas, mais plutôt le fait qu'il ait autre chose à lui dire. Il ne comptait quand même pas lui raconter ses ébats quand même, si? Non, parce que dans le genre il avait une jolie petite collection de vidéo qui lui suffisait amplement les jours de solitude, et puis vu l'âge de Mme Jones il préférait éviter de savoir quoi que ce soit de son anatomie! Il se retourna quand même, avec une légère grimace pour avoir imaginé un peu trop sa voisine en petite tenue, la présence d'une nuisette rose n'ayant pas eu un pouvoir assez fort. Je manque à tout mes égards. Je t'ai même pas salué. Gaddièl Stherling ! Un ami de Dakota.
    Silence.
    Blanc dans son esprit.
    Pardon?
    Et Aaron regarda le jeune homme s'approcher, roulant des mécaniques et faisant le fier dans son petit boxer, qui lui tendait la main avec un large sourire. Il ne réagit pas tout de suite, mais resserra contre lui le paquet que contenait son bras gauche. Il s'en foutait d'être malpoli ou considéré comme tel, mais avança pourtant la main pour serrer celle de Gaddièl, détestant le contact humide que cela produisit, et pria pour que... Il la retira alors rapidement, un peu trop d'ailleurs, et une orange en profita pour s'échapper et rouler jusqu'au pied de "l'ami" de Dakota qui se pencha prestement pour la ramasser et la remettre avec ses comparses fruitiers. Est-ce qu'il lui faisait une démonstration de son agilité? Il se prenait pour un putain de gymnaste ou quoi avec son petit short? Et Aaron dut résister contre l'idée de le lui faire bouffer, ce qui n'aurait pas été très élégant mais particulièrement plaisant.

      Qu'est-ce que t'es allé foutre avec Dakota?

    Le ton de sa voix trahissait une certaine impatience, renforcée par le craquement du papier entre ses doigts. Aaron ne l'avait d'ailleurs même pas remercié pour l'orange, bien trop obnubilé par la pensée que Dakota avait eu de la visite. Il ne pensait même pas à mal, ne soupçonnant pas son amant de l'avoir trompé, mais le fait que quelqu'un ait "osé" venir le perturber alors que la seule chose dont il puisse avoir besoin était du repos le mettait hors de lui. Quel intérêt qu'il se crève à l'aider si c'était pour que le premier imbécile venu vienne faire le malin avec lui? Et il soupira. Pourquoi est-ce que les gens ne comprenaient pas?! C'était quand même pas compliqué à la fin; Dakota était malade, pas mourant d'accord mais malade, donc il n'y avait pas à venir le déranger à tout bout de champs!

      Il est malade putain, c'est si dur que ça à comprendre? Qu'il a besoin de calme et pas qu'un type vienne se balader à poil sous ses fenêtres, que ce soit son ami Gabriel ou Trucmuche?!

    Un bref regard avait donné à Aaron l'impression que tout était calme dans la maison, mais ça ne le rassurait pas particulièrement, ce que trahissait ses paroles. Il avait parlé vite, avec emportement, et sans même réaliser que son interlocuteur ne s'appelait pas "Gabriel" comme il venait pourtant de l'appeler. Mais, honnêtement, il n'était plus à ça près.
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