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 1590 ❖ out of control

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Nora Golightly
she is like a cat in the dark.
Nora Golightly

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1590 ❖ out of control Vide
Message(#) Sujet: 1590 ❖ out of control 1590 ❖ out of control EmptyLun 6 Déc 2010 - 10:30


1590 ❖ out of control Blendleighjosh
1er DECEMBRE 2011
« Encore merci de me la garder toute la journée. » remercia Bonnie en adressa un sourire à son amie. « Ne me remercie pas, c’est normal et c’est quand vous voulez. Elle est adorable. » Les deux amies se sourirent de nouveau, et Bonnie embrassa sa fille sur le front avant de s’éloignant, un geste de la mère pour saluer en partant. Elle laissait rarement Maggie mais elle avait une journée chargée en perspective et c’était bien mieux qu’elle soit au calme pour les effectuer. D’abord, elle devait passer au restaurant pour confirmer une commande importante et ré-expliquer les directives aux nouveaux employés. Avec le succès que rencontrait les affaires de Jane et elle-même, elles s’étaient permis quelques folies en employant un peu plus de personnel. Il était maintenant nécessaire de bien leur indiquer les initiatives à prendre lorsque l’on travaille dans un restaurant qui propose des services de traiteur. C’était le programme de la matinée et ne revint à Ocean Grove qu’aux alentours de quatorze heures. Le temps avait d’ailleurs changé, même s’ils ne faisaient pas beaux depuis quelques jours, les nuages étaient plus sombres qu’auparavant, Bonnie avait donc hâte d’être chez elle au chaud. Elle avait prévu de déblayer le sous-sol qui en avait grandement besoin depuis qu’ils habitaient la maison. Il y avait des cartons des anciens propriétaires qu’ils n’avaient encore jamais bougé, sans doute par flegme et oublie. Puisque Bonnie pouvait profiter d’une après-midi seule, sans à se soucier de la petite, elle pourrait jouer les maniaques. « Je suis rentrée ! » cria-t-elle pour que Caleb l’entende. Aussitôt, il descendit les escaliers et vint l’embrasser. « Tu as mangé ? » Elle hocha la tête positivement. « Oui, j’ai mangé au restaurant, et toi ? » Il fit le même geste qu’elle. « J’ai réchauffé les restes. » Bonnie se mit à sourire en déposant ses affaires sur le canapé.
Après s’être changée pour porter des vêtements plus confortables, son regard fut attiré par les arbres du jardin qui gigotaient dans tous les sens. « Le vent souffle fort... » dit-elle, soucieuse. « Ils ont prévu de grosses rafales à la météo, je crois qu’on est en vigilance. » Elle haussa les épaules et ne s’en inquiéta pas plus que cela. « Je vais à la cave. » Sans attendre, elle attrapa le balai qu’elle avait sorti et se dirigea vers la porte qui menait au sous-sol. Elle n’avait jamais aimé y descendre, que ce soit chez elle ou chez quelqu’un d’autre. Elle avait vu assez de films d’horreurs pour savoir que c’était toujours l’endroit idéal pour y mourir à cause d’un psychopathe. Mais inutile de s’infliger des idées pareilles, elle les chassa en pensant à sa douce Maggie. Elle commença alors le ménage sans s’imaginer qu’à l’extérieur, tout empirait. Elle entendait d’ailleurs très facilement le sifflement du vent et il faisait bien plus froid ici que dans les autres pièces. Évidemment il n’y avait pas de chauffage, et l’espace étant grand, impossible de retenir la chaleur. Elle aurait dû prendre un petit pull supplémentaire. Elle déplaçait des cartons pour faire une pile près des escaliers quand elle vit Caleb en haut de ces derniers. « Attends je vais t’aider. » Bonnie n’allait pas refuser une telle proposition. « Tiens, tu n’as qu’à prendre ces cartons pour commencer à les monter s’il te plait. » Il s’exécuta quand tout d’un coup, une vieille étagère s’étala de tout son long sur le sol, ne manquant pas d’éclater aussi les canalisations d’eau. « C’est pas vrai ! » lança-t-elle, une main sur le cœur mais la suite s’enchaina si rapidement qu’elle crut avoir manqué un épisode. Le second meuble qui était à côté de la porte, meuble qui ne servait qu’à un transposer une lampe de torche ou broutille que genre, s’étala elle aussi en bloquant la porte qui se ferma dans un claquement assourdissant. Caleb dévala presque les escaliers en lâchant le carton qu’il avait dans ses bras, Bonnie n’avait pas encore réalisé qu’il était coincé tandis que le sous-sol se remplissait d’eau à une vitesse effrayante. Sans réfléchir, elle se jeta sur son petit-ami pour s’assurer qu’il n’avait rien. « Est-ce que tu vas bien ?! Qu’est-ce qu’il se passe ? » Agenouillée dans l’eau glaciale qui s’échappait des canalisations, elle ne lâchait pas la main de Caleb. En jetant un coup d’œil en direction d’une petite fenêtre minuscule, elle ne vit rien d’autre que de la pluie s’abattant violemment et des bruits inquiétant venant de l’extérieur. Tout comme ils pouvaient parfaitement entendre le bruit de verres se brisant derrière la porte du sous-sol, donnant sur le salon. Bonnie paniqua.

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Message(#) Sujet: Re: 1590 ❖ out of control 1590 ❖ out of control EmptyMer 8 Déc 2010 - 2:01



« Le vent souffle fort... » Caleb éteignit la télévision. Il acquiesça d’un signe de tête en s’approchant pour jeter un coup d’œil à son tour. « Ils ont prévu de grosses rafales à la météo, je crois qu’on est en vigilance. » dit-il d’une façon totalement impassible. Ce n’était pas la première fois qu’il voyait un si mauvais temps, il avait même vu pire, il était tout de même originaire du Canada. « Je vais à la cave. » A nouveau Caleb l’observa s’éloigner avant qu’elle ne finisse par disparaitre de son champ de vision. C’était le moment ou jamais de tout préparer, même si il était encore tôt. Il était stressé. Il voulait tout faire vite et bien. Le genre de stress qu'on ressent quand on est sur le point de passer un examen. Il n'en avait pas passé énormément pour sa part, mais en tout cas il ne dira pas ne l'avoir jamais ressentie. Il se mit à fouiller dans les tiroirs du salon, il y dégota des bougies parfumées qu’il avait achetées le week-end dernier. Il les posa sur la table, fouilla dans les placards pour trouver les assiettes et couverts que Bonnie avait l’habitude de sortir dans les moments importants, il avait souvent appris à faire ça en l’observant du coin de l’œil. Il les posa sur la table. Il n’avait pas eu ces idées-là tout seul, certes il n’avait rien demandé à son entourage, personne n’était au courant. En réalité il était le seul au courant pour ce soir. Il avait juste fait quelques recherches sur internet pour un dîner aux chandelles. Ce ne serait pas parfait, il le savait, mais il avait fait des efforts et il espérait que Bonnie allait le remarquer. Ils allaient se faire livrer, non il n’avait pas choisi de commander chez un quelconque traiteur et n’avait pas demandé à Jane de l’aider pour un quelconque repas. Il allait commander des pizzas. Il voulait faire ça à sa manière, en restant lui-même, mais avec un peu plus d’élégance. C’était tout un contraste et il voulait le souligner. Il voulait souligner le fait qu’elle était une fille de bonne famille – d’où les bougies et les couverts chics – mais en même temps qu’il n’avait pas vécu dans son monde – d’où les pizzas et que pourtant que cela avait marché jusque là. Il avait tout sorti, il ne manquait plus qu’à tout placer sur la table et à appeler la pizzeria pour leur dire l’heure de la livraison. Il avait largement le temps et décida d’aller aider la jeune femme, afin qu’elle finisse plus rapidement. Il descendit alors à la cave, elle était déjà au travail. « Attends je vais t’aider. » proposa-t-il. « Tiens, tu n’as qu’à prendre ces cartons pour commencer à les monter s’il te plait. » Caleb descendit les quelques marches et se baissa pour attraper un carton quand il entendit un fracas assourdissant. Il releva la tête et découvrit l’une des étagères au sol. Il fronça les sourcils sans faire attention à la plainte de Bonnie. Caleb quant à lui ouvrit la bouche pour lâcher un juron comme à son habitude quand tout bascula trop rapidement à son goût. Un poids extrêmement lourd s’abattit sur lui, il s’écroula sous ce poids, comme si ce n’était qu’un pantin et dévala les escaliers. Il n’avait rien senti jusque-là mais c’est à ce moment-là que tout commença. Toutes les parties de son corps commencèrent à le lancer, il lâcha un grognement de douleur en serrant les dents. Il avait l’impression se soutenir sur lui un énorme bloc de béton, en rajoutant à cela les bleus qu’il avait dû se faire dans les escaliers. Il ferma les yeux un moment, réflexe à cause de la douleur, jusqu’à ce qu’il sente la main de Bonnie dans la sienne. « Est-ce que tu vas bien ?! Qu’est-ce qu’il se passe ? » Caleb ne pouvait pas lui répondre pour l’instant, en ouvrant les yeux il put voir le décor, l’eau qui coulait sous un bruit menaçant, la porte coincée, toutes ces images l’accablaient d’un seul coup. Il suivit le regard de Bonnie en direction de la petite fenêtre, le temps à l’extérieur s’était davantage assombri, ils entendirent tous les deux le bruit des vitres qui se brisaient et les bruits menaçants de l’extérieur. Une tempête ? Caleb fronça les sourcils alors qu’il sentait les brulures de ses blessures l’assaillir, d’une autre part l’eau glaciale qui l’entourait ajouter un nouveau contraste dans sa vie, encore un. Il croisa le regard inquiet de Bonnie, un regard qu’il connaissait bien, l’ayant vu souvent, trop souvent à son goût. Il afficha un léger sourire, essayant de réconforter sa petite amie. « Ne t’inquiètes pas, je crois que j’ai bien… connu pire… non ? » dit-il. Sa phrase était hachée à cause de la douleur, mais il affichait toujours ce sourire. Il balaya la salle du regard avant de reporter son attention sur Bonnie. « Je vais devoir vous demander de me sortir de là Mademoiselle Whealer. » dit-il, adoptant davantage le ton de l’humour qu’autre chose. Il ne voulait pas l’alarmer et pour sa part, même s’il était bloqué sous un meuble et qu’il souffrait, il n’avait pas l’air de trouver cela inquiétant, en réalité, il allait vite déchanter, l’adrénaline lui donnait souvent ces effets-là : il était inconscient du danger, mais il changerait d’avis quand il se rendrait compte que l’eau allait grimper sans s’arrêter. « Il faut que tu soulèves le meuble, je vais essayer de t’aider. » Bonnie s’exécuta aussi tôt, elle posa ses mains frêles sur le meuble, ils contèrent jusqu’à trois en chœur avant de pousser le meuble les deux en même temps, mais rien. Le meuble était du genre très lourd, anciens meubles, des meubles qu’on ne faisait plus. Ils auraient pu bouger à deux, si Caleb n’était pas dans cette position-là, mais de cette manière, c’était impossible. Le canadien voyait bien que sa petite amie paniquait de plus en plus et à vrai dire, lui aussi. Il essayait de réfléchir même si des centaines d’idées lui traversaient l’esprit en même temps. Il commençait à grelotter. Impossible de réfléchir dans ces conditions-là. Le niveau d’eau augmentait et cela inquiétait les deux canadiens. Quelqu’un s’acharnait contre lui, n’est-ce pas ? Cette journée aurait dut être parfaitement parfaite et pourtant, rien ne se déroulait comme il l’avait prévu. Il prit une grande respiration, il rageait intérieurement contre quelque chose, contre tout, contre le destin. Ce n’était néanmoins pas le moment de flancher, Bonnie avait besoin de lui, elle grelottait aussi. « Bonnie… Regarde-moi. » Elle s’exécuta, Caleb quant à lui plongea son regard dans le sien. « Tu vas essayer de sortir de là. Tu demanderas de l’aide à l’extérieur. Essaye de dégager la porte ou de briser la vitre de la fenêtre, moi je resterai au chaud ici. Okay? » Demanda-t-il, essayant de la persuader qu’il allait bien. Le froid aurait un avantage : il ne sentirait plus la douleur de ses blessures. Le niveau d’eau ne cessait d’augmenter.
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Message(#) Sujet: Re: 1590 ❖ out of control 1590 ❖ out of control EmptyMer 8 Déc 2010 - 14:15

Elle serrait si fort sa main contre la sienne, en jetant des coups d’œil furtif aux alentours. Bonnie savait garder son sang froid dans les situations les plus critiques mais au fil du temps, alors qu’elle pensait avoir déjà tout vu et tout vécu, elle se faisait surprendre sournoisement par les évènements surprises de la vie. Même de grosses rafales de vent ne pouvaient pas faire de tels dégâts, c’était impossible alors elle savait qu’il se tramait quelque chose de bien plus énorme à l’extérieur. Elle trouva Caleb bien plus fort mentalement qu’elle, alors qu’elle était à deux doigts de s’effondrer mais elle pour le bien de tout le monde, elle se retint. Elle eut même un léger sourire en l’entendant la vouvoyer puis reprit un visage plus sérieux concernant la suite. Elle hocha activement la tête lorsqu’il lui demanda de soulever le meuble qui bloquait Caleb. Elle n’était pas certaine qu’avec ses petits bras elle réussirait mais elle essaierait autant de fois qu’il le faudra. Elle préféra aussi faire abstraction de l’eau qui grimpait toujours plus, elle n’avait pas besoin d’un élément de pression en plus. Sa concentration au maximum, elle posa finalement ses mains de façon avoir une bonne prise sur le vieux meuble et quelques secondes après, souleva. Pendant un bref instant elle crut y arriver mais lorsqu’elle baissa les yeux, elle vit qu’il n’avait malheureusement pas bougé d’un poil. La déception fut immense, c’était bien trop lourd pour elle. Si elle avait été seule, elle se serait certainement mise à pleurer à ce moment précis. Elle commençait à avoir affreusement froid, tant que chaque membre de son corps se mettait à grelotter. « Bonnie… Regarde-moi. » Difficilement, elle tourna la tête en sa direction. Savoir qu’elle était inutile, qu’elle ne pouvait pas le sortir de là par elle-même, c’était dur à encaisser. « Tu vas essayer de sortir de là. Tu demanderas de l’aide à l’extérieur. Essaye de dégager la porte ou de briser la vitre de la fenêtre, moi je resterai au chaud ici. Okay? » Elle fronça les sourcils, soucieuse puis tourna la tête vers la porte qui donnait sur le salon. Elle n’avait pas besoin de regarder par la petite fenêtre pour se demander à quel point c’était dangereux à l’extérieur. Ils pouvaient parfaitement entendre le vent cogner contre la maison et faire ce bruit strident très agaçant. Les vitres qui s’étaient brisées quelques minutes auparavant n’étaient qu’un détail en plus qui montrait bien qu’il n’était pas conseillé de sortir. Pourtant comment faire ? L’étagère bloquait tout autant l’accès qu’elle ne bloquait Caleb. Cependant elle ne perdit pas espoir. « Je reviens. » lança-t-elle tout en poussant les cartons sur son passage et grimper les escaliers en faisant attention là où elle mettait les pieds. Lorsqu’elle arriva à atteindre la poignée, elle posa son épaule contre la porte pour pousser mais elle ne pouvait que très légèrement. « Allez ! Je t’en prie ouvre-toi ! » murmura-t-elle pour elle-même mais elle se faisait davantage mal à l’épaule en poussant avec qu’autre chose. La porte était définitivement bloquée, sans doute qu’un meuble ou bien autre chose était tombé pile à cet endroit. Quel malchance, Bonnie laissa tomber et repartit vers Caleb. « Elle est bloquée, elle refuse de s’ouvrir. » dit-elle d’une voix tremblante, les yeux presque humides. Elle repositionna ses mains sur le meuble, elle voulait retenter quitte à se blesser. « 1…2…3 ! » Même avec toutes ses forces, toute sa volonté et sa rage, le meuble ne bougea pas assez pour permettre à Caleb de s’en extirper. Elle ravala ses larmes, et se résigna à rejoindre son homme avec une mine abattue mais un doux sourire sur le visage, elle ne voulait pas non plus l’inquiéter. Elle attrapa de nouveau sa main dans la sienne, l’autre plongea dans la chevelure de Caleb. « Je suis désolée. Les secours vont certainement arriver…ils vont arriver… » Elle voyait l’eau s’évader canalisations si rapidement… Elle reporta son attention sur Caleb. « Je refuse de te laisser, je vais trouver un moyen… » Elle déposa un rapide baiser sur les lèvres de son petit-ami et se mit à réfléchir aux possibilités. Elle quitta la main de Caleb pour se diriger vers les cartons encore présents, qui commençaient à prendre l’eau. Elle fouilla rapidement dans ces derniers, dans l’espoir de trouver quelque chose d’utile mais en réalité elle ignorait quoi chercher. Désespérée, elle attrapa des vêtements et des draps et se dirigea à toute vitesse vers les fuites. C’était sans doute idiot mais elle avait besoin de tenter. Forcément, en quelques secondes elle était trempée et tremblait davantage mais elle entoura la canalisation avec ses draps, c’était déjà un moyen de ralentir le processus et de leur laisser un peu de répits. Elle fit le même geste sur l’autre canalisation, mais elle eut plus de difficulté avec celle-ci et d’ailleurs elle aggrava la situation. Elle arrêta toutes tentatives en entendant son prénom. Trempée comme jamais, elle revint vers Caleb. « Il n’y a pas de caisse à outils dans cette cave ? Ou quelque chose qui pourrait aider à soulever cette saleté de meuble ? » Elle refusait toujours l’idée de rester dans son coin en attendant qu’un miracle ne leur tombe sur la tête. Ses yeux regardaient dans tous les recoins de la petite cave, et elle sentit les larmes lui monter et déborder. Elle espérait que Caleb n’y verrait que du feu, qu’il penserait que c’était la petite douche improvisée qu’elle venait de se prendre. « S’il arrive quoique ce soit à Maggie ou à toi… » Chuchota-t-elle, son corps ne cessait pas de trembloter.

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Message(#) Sujet: Re: 1590 ❖ out of control 1590 ❖ out of control EmptyJeu 9 Déc 2010 - 21:03


A nouveau, la situation lui filait entre les doigts. C’était horrible de voir une scène et de ne pas pouvoir en changer les conséquences, la fin. Surtout pour Caleb qui aimait tout contrôler dans sa vie, mais on sait tous que c’est impossible. « Je reviens. » dit Bonnie. Il l’observa s’en aller puis s’allongea de tout son long, posa sa tête sur le sol, plongeant en même temps ses cheveux dans l’eau. Il ferma les yeux, essayant de contenir la douleur qu’il subissait. Heureusement il avait eu de l’entrainement avec la balle qu’il avait reçu à la jambe. Attendant le bruit qui ferait que la porte serait ouverte, mais rien, la seule chose qu’il entendit c’est la voix de Bonnie demandant à la porte de s’ouvrir. Il entendait bien l’effort qu’elle faisait au son de sa voix. Une chose était certaine, ils ne sortiraient pas par cette porte, en tout cas pas maintenant. Lorsque Caleb ressentit à nouveau la présence de Bonnie à ses côtés, il rouvrit les yeux et se redressa découvrant une Bonnie sur le bord des larmes et pourtant il observait une petite étincelle dans son regard. Il l’écouta, silencieux. « Elle est bloquée, elle refuse de s’ouvrir. » L’observa essayer de soulever l’armoire une nouvelle fois et il savait que ce serait en vint, mais il savait aussi qu’essayer donnait un peu plus de force à Bonnie, il n’essaya donc pas de la retenir et continuait de l’observer. Il voyait bien les efforts qu’elle faisait, essayant de garder son calme, il avait même vu un petit sourire, il appréciait cela. Il sentit sa main de nouveau dans la sienne, la chaleur de sa main remplacer le froid de l’eau sur son crâne. « Je suis désolée. Les secours vont certainement arriver…ils vont arriver… (…) Je refuse de te laisser, je vais trouver un moyen… » Caleb fit un signe positif de la tête, appréciant le baiser qu’elle lui offrit, une bonne récompense. Pendant qu’elle essayerait de trouver une solution, il réfléchirait aussi à la façon dont ils allaient s’en sortir. Il l’observa s’éloigner, comme s’il était passionné par sa soudaine envie de prendre le contrôle des choses, de ne pas paniquer, d’essayer d’être courageuse et puis c’est tout, ce qu’elle arrivait à faire parfaitement. Un léger sourire satisfait se dessina sur ses lèvres, elle était faite pour lui… Si elle avait été ce genre de femme à paniquer et à laisser Caleb dans une situation désagréable, dans laquelle il aurait dû tout prendre en charge, même sous une armoire, il aurait eu des doutes… mais là, pourquoi douter davantage ? Il ne pourrait plus bientôt poser sa tête au sol, avec l’eau qui s’était échappée, s’il le faisait, il se retrouverait la tête complètement dans l’eau. Une solution était simple. Briser la petite vitre, Bonnie savait nager, l’eau s’échapperait de cette vitre au cas où les secours seraient longs – et ils le seraient, car ils n’étaient sûrement pas les seuls dans une situation si dangereuse – et donc de ce fait, la salle ne se remplirait pas complètement. Mais lui, par contre, il lui faudrait une solution pour respirer… sous l’eau ? Chose particulièrement délicate quand on est un être humain. Caleb fut extirpé de ses pensées par un bruit. Il porta son attention sur Bonnie qui essayait de boucher les canalisations. « Bonnie… » L’appela-t-il. Elle se retourna vers lui. Il était inutile de continuer d’essayer de ralentir le débit de l’eau. « Il n’y a pas de caisse à outils dans cette cave ? Ou quelque chose qui pourrait aider à soulever cette saleté de meuble ? » Demanda-t-elle tout en regardant autour d’elle. Caleb fit de même. Même si elle trouvait des outils sûrement tous seraient dans l’incapacité de l’aider à soulever ce meuble. Il reporta son regard sur sa petite amie, qui, il le voyait bien, craquait. « S’il arrive quoique ce soit à Maggie ou à toi… » Caleb fit un signe négatif de la tête. Il posa sa main mouillée sur une des joues de Bonnie et plongea son regard dans le sien. « Il n’arrivera rien à Maggie, ni à moi. On s’est toujours sorti des situations périlleuses que l’on a rencontrées jusqu'ici non ? » Dit-il, se voulant rassurant, il se rassurait lui autant qu’elle. Il afficha un léger sourire et quelque chose attira son attention. Les tuyaux, ce ne serait pas ça qui le tuerait, mais peut-être ça qui le sauverait. Il les fixa un bon moment avant de reporter son attention sur Bonnie, les yeux brillant. « Tu vas briser la vitre, cela permettra à l’eau de s’échapper si elle monte trop haut, tu pourras nager, quant à moi il me faudra un tuyau assez long pour pouvoir respirer sous l’eau… » Dit-il en montrant les tuyaux d’un signe de tête. « Le problème c’est qu’il va falloir que tu en détaches un du mur, essaye de trouver dans les cartons une clé à molette, un marteau, ou quelque chose dans ce genre-là. » Elle le fixait comme si elle n’était pas convaincue. « Tu vas y arriver. » ajouta-t-il. Elle acquiesça d’un signe de tête avant de se lever. Caleb la retint. Il attrapa son bras et se rebaissa vers lui. Il la fixa un moment sans rien dire, elle n’avait pas l’air de comprendre ce qu’il voulait d’elle à ce moment-là. Il prit une grande respiration. Son cœur battait la chamade, il prit son courage à deux mains avant de se lancer. « Epouse-moi. » Dit-il soudainement, sans transition. Il vit la surprise sur le visage de Bonnie qui s’était pétrifiée sur place, il fut de même pour lui. Entendre ces mots sortir de sa bouche était beaucoup plus surprenant qu’il l’avait pensé, il n’avait pas fait ce genre de chose que les personnages font dans les films : répéter devant un miroir. Non, cela était tellement soudain, il n’avait pas eu autant de temps qu’il ne l’avait voulu pour se préparer. Ne voyant aucune réaction de la part de Bonnie, il fallait bien qu’il fasse quelque chose pour débloquer cette situation. Quelque chose qu’il ne lui avait jamais dit jusque-là. Il ne savait pas si c’était une bonne idée de dire cela maintenant, mais si c’était ce qu’elle voulait elle aussi, elle redoublerait de courage pour survivre à cette épreuve et qu’ils puissent prévoir un nouveau projet ensemble, qu’ils deviennent une vraie famille traditionnelle, qu’elle porte son nom, enfin. « Je t’aime Bonnie, pas seulement pour ce que tu es mais aussi pour ce que je suis quand je suis avec toi, pour ce que je suis devenu lorsque je t’ai suivi jusqu’ici, pour ce que tu m’as donné jusqu’à présent, pour Maggie, je t’aime. » Caleb était déboussolé de pouvoir sortir ce genre de mots qu’il n’avait jamais prononcé jusque-là. Qu’il n’avait jamais pensé prononcer jusqu’ici. Son cœur s’était quasiment arrêté de battre. La seule chose qu’il redoutait, c’est qu’elle décide de ne pas accepter sa proposition, une chose à laquelle peut-être il ne survivrait pas intérieurement.
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Message(#) Sujet: Re: 1590 ❖ out of control 1590 ❖ out of control EmptyMar 14 Déc 2010 - 1:11

« Il n’arrivera rien à Maggie, ni à moi. On s’est toujours sorti des situations périlleuses que l’on a rencontrées jusqu'ici non ? » Et c’était tellement vrai, malgré qu’ils aient réussi à s’en sortir à chaque fois, elle remarquait surtout que jamais elle ne pourrait envisager d’avoir une vie tranquille et paisible. Que ce soit chez elle, au Canada ou bien ici, il arriverait toujours quelque chose qui ferait qu’elle ne pourrait pas avoir une vie normale. Les chemins qu’elle avait décidé de prendre l’avait conduite à ce moment précis, mais regrettait-elle un seul instant de les avoir pris ? Non, car même si elle avait beaucoup souffert par moment, elle était devenue une femme forte et s’était prouvée à maintes reprises qu’elle pouvait être autre chose que cette pauvre gosse de riche sortant tout droit d’une famille haut placée. Elle était courageuse, un tantinet impulsive, mais elle savait qu’elle pouvait faire face aux évènements d’une vie mouvementée. Elle pouvait même rire des remarques disant que la belle Bonnie avait une existence bien rangée et parfaite, ces gens là étaient tellement loin de la vérité. Derrière ces belles maisons et ces pelouses bien tondues, il n’y avait rien de parfait. Et ce moment précis, tout ce qu’il s’y trouvait, était le chaos. Bonnie s’efforçait de trouver des solutions adéquates à leur problème, mais elle avait l’impression que rien ne pouvait les éloigner d’ici. Seulement, elle ne perdrait pas espoir, ni ne baisserait les bras. Elle refoula à diverses reprises ses larmes, fixant son homme dans les yeux en attendant ses idées. Totalement concentrée, elle écouta attentivement Caleb qui lui donna ses instructions. Elle suivait du regard les éléments qui allaient bientôt lui servir. Elle hocha la tête plusieurs fois, signe qu’elle acquiesçait. Elle réussissait, par la même occasion, à ne plus faire attention au froid et à ses tremblements. Maintenant qu’elle savait quoi faire, elle n’avait qu’une hâte : s’exécuter au plus vite. Elle n’était pas certaine que tout ceci fonctionnerait, d’ailleurs l’inquiétude se lisait facilement sur son visage terne mais un sourire l’illumina lorsqu’il lui assura qu’elle y arriverait. « Très bien ! » souffla-t-elle d’une petite voix, mais déterminée. Elle se hâta donc à rejoindre la petite vitre quand elle sentit une pression autour de son bras. Coupée dans son élan, elle recula automatiquement et reposa son regard sur Caleb qui semblait vouloir lui dire quelque chose. Elle se baissa à son niveau, arquant un sourcil. Il restait silencieux, comme s’il hésitait. Elle l’imita et demeura muette même si ce n’était clairement pas le moment de perdre du temps. Elle le vit prendre une grande respiration et lâcha ce qu’il voulait lui dire : « Epouse-moi. » Ecarquillant systématiquement les yeux, elle ne le quittait pas du regard. Avait-elle bien entendu ou était-ce le fruit de son imagination ? Pour être honnête, elle hésitait réellement. C’était si… inattendu. Que ce soit dans une situation telle que celle-ci ou dans une autre, plus normale d’ailleurs. Alors elle continua de jouer les tombes, ne sachant trop quoi répondre ni comment réagir. Elle devait avoir l’air stupide, dans d’autres circonstances elle lui aurait tout simplement répondu que ce n’était pas le moment de plaisanter mais il avait l’air si sérieux et, elle était encore trop choquée pour faire quoique ce soit. Il s’agissait de Caleb, même si qu’elle ne doutait pas des sentiments qu’il pouvait avoir pour elle, jamais elle n’avait pensé l’entendre dire ces mots. Enfin si, bien sûr, qu’elle l’avait imaginé ou du moins, elle avait espéré qu’un jour ils envisageraient de passer à l’étape suivante. Cependant, elle s’était faite à l’idée que ce n’était peut-être leur truc à eux : « le mariage ». Seule Maggie était la preuve vivante que son union avec Caleb n’était pas de la pacotille. Bonnie restait une femme comme une autre, elle mentirait si elle ne disait ne pas avoir songé à enfiler la robe blanche un jour dans sa vie, surtout dans sa jeunesse. Au fil des années, elle avait su se contenter de ce qu’elle vivait avec Caleb. A présent, tout se chamboulait en elle…et c’était loin d’être terminé. « Je t’aime Bonnie, pas seulement pour ce que tu es mais aussi pour ce que je suis quand je suis avec toi, pour ce que je suis devenu lorsque je t’ai suivi jusqu’ici, pour ce que tu m’as donné jusqu’à présent, pour Maggie, je t’aime. » Cela en était trop, elle ne put retenir davantage ses larmes qui coulèrent naturellement sur ses joues pâles. Ses tremblements prirent une tournure plus particulière. Accroupie jusque là, elle se laissa tomber dans l’eau, ne pouvait plus tenir sur ses jambes. Si, la concernant, elle avait souvent dit à Caleb à quel point elle l’aimait, elle n’avait jamais réellement eu droit à ce genre de déclaration. Il n’avait jamais prononcé ces mots et encore une fois, elle acceptait le fait qu’il n’était pas très démonstratif. Elle était tombée amoureuse de lui pour ce qu’il était, même si elle avait cherché à le changer aux débuts de leur relation. Elle était fière de ce qu’ils avaient construit ensemble jusqu’à maintenant, et malgré tous les impairs qu’ils avaient rencontré, jamais – même lors de leur séparation – jamais elle n’avait douté qu’elle l’aimerait toujours et qu’il était fait pour elle. Reprenant doucement ses esprits, alors qu’elle avait fait une totale abstraction de tout ce qui l’entourait, le bruit de l’eau s’échappant des canalisations lui revint aux oreilles d’une manière très désagréable. La réalité s’imposa de nouveau à elle avec violence, mais tout ce qui comptait pour le moment, c’était ce qu’elle allait devoir répondre à Caleb. Elle releva doucement les yeux vers lui. Lorsqu’elle eut le sentiment que sa voix ne ferait aucun raté, elle ouvrit la bouche : « J’ai quitté et même trahi ma famille pour m’enfuir avec toi. J’ai parfois douté, mais je me suis toujours rendu à l’évidence. Je t’aime aussi Caleb. Comment pourrais-je refuser de t’épouser après tout ce qu’on a vécu ? » Elle sourit, d’un sourire éclatant et heureux, parce qu’elle-même l’était alors qu’ils étaient entourés par les eaux qui grimpaient toujours plus. Elle s’approcha de son visage et l’embrassa de toutes ses forces. « Je vais nous sortir de là, et tout rentrera dans l’ordre comme d’habitude. Toi, Maggie et moi, notre famille. » Dit-elle avec conviction, à quelques centimètres du visage de Caleb. Elle déposa un nouveau baiser avant de se détacher de lui difficilement puis se remit sur ses pieds.

Sans grande surprise, elle semblait avoir redoublé d’énergie et ne perdit pas de temps pour faire ce que Caleb lui avait demandé quelques minutes plus tôt. Attrapant un objet lourd, elle brisa la vitre. Elle put rapidement voir à quel point c’était chaotique, là dehors. Elle revint vers les cartons et vida leur contenu sans se préoccuper des conséquences sur les diverses affaires. Elle posa finalement les mains sur quelque chose qui suffirait à détacher le tuyau du mur. Elle jeta un bref coup d’œil à son petit ami puis se dirigea vers les canalisations. Un petit tuyau, ressemblant assez à un tubât serait donc parfait pour ce qu’elle voulait en faire. Sans ménagement, elle tapa violemment et à plusieurs reprises, sur le tuyau et le mur. Encore et encore, sans s’arrêter et avec rage, elle réussit enfin à le détacher et il tomba sur le sol, dans l’eau. Elle l’attrapa rapidement se jeta presque dans l’eau, rejoindre Caleb. « Tiens, je pense que ça ira. » Ce n’était pourtant pas suffisant. Elle avait du mal à se dire qu’ils allaient devoir attendre ici, à voir comment les choses allaient évoluer tout en espérant ne pas finir noyés. L’outil qui l’avait aidé à séparer le tuyau du mur, toujours dans ses mains, elle fixa la porte. Sans prendre la peine de faire part de ses idées à Caleb, elle grimpa les escaliers, se frayant un chemin entre le meuble qui condamnait Caleb et le mur. Arrivée à la porte, elle s’arma de son outil et de toutes ses forces, le fracassa contre la porte. Si elle ne pouvait pas l’ouvrir elle-même, dans ce cas il n’y avait plus qu’une chose à faire : la démolir avec les moyens du bord. Elle fit une légère pause dans ses actions, se retournant vers Caleb qui avait presque la tête sous l’eau. Cette vision la poussa à continuer. Des fragments de porte s’arrachaient au fur et à mesure que les coups étaient portés, puis des fissures et enfin des trous. Elle sentait la fatigue et le poids de ses vêtements trempés peser sur elle mais elle ne s’arrêta pas pour autant. « J’y suis presque » hurla-t-elle. Accompagnant son outil, elle donna plusieurs coups de pieds dans les trous déjà formées et provoquant ainsi des ouvertures plus grandes. Elle stoppa tout, se baissa et vit ce qui bloquait la porte. « C’est un arbre… Il y a un arbre qui bloque la porte. » Pourtant, cela ne semblât pas la rebuter car elle n’avait tout simplement pas le choix : elle devait réussir à trouver un moyen de dégager Caleb de dessous l’étagère. Une poignée de minutes en plus suffirent pour qu’elle puisse passer la porte, via une ouverture qu’elle venait de faire. Elle redescendit rapidement les escaliers pour retrouver Caleb. Elle l’aida à garder sa tête hors de l’eau qui était bien plus haut qu’elle ne l’avait pensé. « Je ne veux pas te laisser mais il faut que je réussisse à te sortir de là. Je vais faire vite. Promets-moi de ne pas abandonner d’accord ? Parce que je te jure, je tiens à ce que tu tiennes tes engagements Varnham ! » Collant un instant son font au sien, elle s’éloigna la seconde d’après.

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Message(#) Sujet: Re: 1590 ❖ out of control 1590 ❖ out of control EmptyVen 24 Déc 2010 - 23:30

A cet instant, il ne savait ce que représentaient les larmes qui coulaient sur les joues de la demoiselle, sa demande était toujours en suspens. Il ne lui avait jamais dit qu’il l’aimait, elle de son côté l’avait souvent fait, surtout à leurs débuts avant tous ces problèmes avec Tammy. Le canadien s’inquiéta lorsqu’il la vit trembler autant, ce n’était pas le froid, en tout cas pas seulement ça, l’observant tomber dans l’eau, impuissant, ne sachant que faire dans une situation pareille et ses gestes ralentit par l’appréhension que sa réponse soit négative, il ne fit rien à part la fixer pendant un long moment jusqu’à ce qu’elle retrouve ses esprits. Lorsqu’elle releva enfin les yeux sur lui, Caleb posa une main sur l’une des cuisses de Bonnie le temps qu’elle retrouve complètement la voix. Même s’il continuait d’appréhender la réponse, il voyait bien que dans ses yeux se trouvait la réponse, néanmoins, il ne voulait pas sauter de joie pour n’avoir rien à la fin, il la laissa formuler sa réponse, qui fut aussi jolie qu’elle. « J’ai quitté et même trahi ma famille pour m’enfuir avec toi. J’ai parfois douté, mais je me suis toujours rendu à l’évidence. Je t’aime aussi Caleb. Comment pourrais-je refuser de t’épouser après tout ce qu’on a vécu ? » Malgré les larmes qui continuaient de couler sur les joues de la demoiselle, le sourire qu’elle lui offrit emplit le cœur de Caleb d’amour et de joie. Il afficha à son tour un sourire, ses yeux brillaient de mille feux, un feu d’artifice se déroulait dans son corps tout entier. Même dans une situation pareille, où la mort pouvait les dévaster en un clin d’œil, le fait d’être tous les deux et de se découvrir à nouveau les rendait heureux. Il apprécia le baiser de Bonnie qu’il lui rendit. Il aurait espéré que ce moment dure toujours, mais même si le temps s’était arrêté pour les deux tourtereaux, l’eau ne s’arrêtait pas elle. « Je vais nous sortir de là, et tout rentrera dans l’ordre comme d’habitude. Toi, Maggie et moi, notre famille. » Le dernier mot lui fit chaud au cœur. Il n’avait jamais vraiment eu l’occasion d’avoir une vraie famille, il ne savait pas ce que c’était. Bonnie se leva alors pour aller s’occuper de ce qu’il fallait faire pour les sortir de là. Quant à Caleb, toujours sous le choc de la grande nouvelle, se mit à fixer le plafond ou en tout cas à fixer quelque chose devant lui. A présent, même quand il était redressé au maximum, l’eau atteignait presque ses oreilles, il ne lui restait pas longtemps avant que l’eau ne recouvre complètement son visage. Néanmoins il ne perdait pas espoir, il savait que Bonnie état là, tant qu’elle était là, il vivrait. Après un moment, Bonnie revint avec un tuyau, sortant Caleb de ses songes, ce serait parfait comme tu tuba, même si Caleb espérait ne pas en arriver à là. La regardant assise près de lui, il fut surpris de la voir se lever pour aller dans la direction de la porte. Caleb sursauta quand il entendit le premier bruit sourd qui provenait de la porte. Elle était en train d’essayer de casser la porte et elle ne faisait pas qu’essayer, elle y arrivait ! Cette femme était sans cesse surprenante, il n’avait pas besoin de lui demander plus, il y avait toujours quelque chose dans leur vie qui faisait que ce n’était pas une routine infinie, il n’y avait qu’à voir ce qu’il se passait ce jour-même, c’était constamment comme ça, ils étaient constamment mis à l’épreuve et à chaque fois ils n’en ressortaient que plus forts. Caleb entendait toujours Bonnie en train de fracasser la porte, il observait parfois des pauses. « J’y suis presque » Il entendit des coups un peu plus bruyants en provenance de la porte. « Bonnie ?! » appela-t-il. Il ne voulait pas qu’elle se fasse du mal, ils pouvaient encore attendre des secours, bien sûr il n’était pas au courant de ce qu’il se passait dehors. Elle ne l’écouta pas. « C’est un arbre… Il y a un arbre qui bloque la porte. » Ce fut comme un électrochoc pour Caleb, un arbre ? Qu’est-ce qu’un arbre faisant dans son salon ?! Ce n’était pas seulement du vent qu’il y avait à l’extérieur mais vraiment une tempête ou un cyclone ou… Non ce n’était pas possible ! Lorsque Bonnie se retrouva enfin à ses côtés, il a attrapa sa main comme s’il ne la laisserait pas repartir. Sortir dehors ? Une mauvaise idée. « Je ne veux pas te laisser mais il faut que je réussisse à te sortir de là. Je vais faire vite. Promets-moi de ne pas abandonner d’accord ? Parce que je te jure, je tiens à ce que tu tiennes tes engagements Varnham ! » Même s’il essayait de la retenir, il n’y arriverait pas. Il n’essaya donc pas, il profita de la chaleur de son corps après l’effort une seconde avant qu’elle ne parte. Il l’observa s’en aller jusqu’à ce qu’elle disparaisse totalement. Se retrouvant complètement seul, n’ayant que le bruit de l’eau qui fuit comme compagnie, Caleb sentait que le moment où il devrait utiliser le ‘tuba’ arriverait rapidement. Quand il forçait il ne restait que quelques centimètres avant que son visage ne se retrouve sous l’eau. Il gardait le tuyau qu’elle lui avait trouvé en main. Il attendit une bonne dizaine de minutes seul avant de réentendre les bruits de Bonnie qui revenait. « Bonnie ! » dit-il soulagé de la revoir si tôt. Il se redressa davantage encore, forçait un maximum même si cela devenait douloureux elle avait quelque chose entre les mains, quelque chose de plutôt lourd. « Un cric ! » s’écria-t-il. Il porta son attention sur l’armoire, puis son regard jongla entre le cric et l’armoire puis finalement se poser sur Bonnie. « Tu es merveilleuse. » c’est en disant ces mots que quelques gouttes d’eau s’introduisirent dans sa bouche. L’eau était bien là. Il toussa et observa l’inquiétude de sa future femme, qui ne perdit pas de temps pour placer l’outil afin de soulever l’armoire. Caleb força à nouveau pour se redresser davantage. La douleur se lisait sur son visage. « Pose le entre le sol et l’armoire et tourne la manivelle. » ce n’était pas compliqué et il savait qu’elle saurait l’utiliser sans ses conseils mais il était difficile pour lui de rester là à ne rien faire alors qu’il allait couler. La manivelle était lente à tourner, il avait eu à plusieurs reprise l’occasion de changer ce vieux cric mais n’en avait pas pris le temps, il avait le garage pour s’occuper de leurs voitures. Au bout de quelques minutes l’eau recouvra son visage. Caleb prit son inspiration, il ne devrait rester que quelques instants avant que Bonnie ait réussi à soulever l’armoire. Puis le moment arriva. C’est en un soupir de soulagement que des bulles s’échappèrent de la bouche de Caleb. En effet, il ne sentait plus ce poids sur ses jambes. Il remonta automatiquement à la surface, reprenant son souffle, toussant et sentant les mains de Bonnie sur son dos, néanmoins l’eau prenait une couleur plutôt inquiétante : rouge. Il saignait énormément, la tâche rouge s’étendait autour d’eux. Caleb posa son regard sur sa fiancée avant d’essayer de se redresser. « Vaut mieux sortir d’ici rapidement. »
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Nora Golightly
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Message(#) Sujet: Re: 1590 ❖ out of control 1590 ❖ out of control EmptyVen 14 Jan 2011 - 23:54

Ses cheveux volèrent sous les rafales qui s'introduisaient par les fenêtres brisées. Elle n'avait pas une seconde à perdre, sa concentration était à son maximum. Elle prit une profonde respiration afin de canaliser toute son énergie, elle devait trouver quelque chose qui suffirait à soulever une armoire. Elle ne se trouvait plus dans son salon, mais dans le chaos. Elle ouvrit plusieurs tiroirs, ne prenant pas la peine de les refermer ou de faire attention en les tirant trop violemment. Elle fouillait leur contenu avec rapidité, elle ne trouva rien de satisfaisant. En pivotant, le coeur battant à cent à l'heure, le métier de Caleb lui revint en mémoire et se maudit immédiatement de ne pas y avoir pensé plus tôt. Elle se mit alors à courir en direction de la porte intérieure qui menait vers le garage. Son petit-ami était garagiste, il devait forcément entreposer des outils dans cet espace. Il faisait affreusement froid, c'était presque comparable à ce qu'elle avait ressenti lorsque l'eau avait commencé à monter dans la cave. Par chance, elle tomba facilement sur la boîte à outil et autres objets dont les noms échappaient à Bonnie. Elle mit finalement la main sur cet espèce de machin très utile pour soulever une voiture pour en changer la roue. C'était exactement ce qu'il lui fallait. Si cet objet pouvait faire face à une voiture, il pourrait faire face à une armoire. Sans perdre plus de temps, alors qu'elle était persuadée qu'elle s'était éloignée de Caleb depuis une éternité, elle repartit en direction de la cave en manquant de tomber au sol à diverses reprises. Ce n'était pas du tout le bon moment pour se blesser ou pire. Elle dévala les escaliers et afficha une grimace en sentant l'eau glaciale l'envelopper. Caleb s'exclama en voyant l'objet que Bonnie tenait entre ses mains, elle était beaucoup trop crispée et inquiète pour sourire. Même si elle avait vu faire de nombreuses fois, elle n'était pas certaine de pouvoir bien utiliser le cric néanmoins elle ne voulait pas commencer à se mettre à douter. Caleb lui indiqua la marche à suivre et elle obéit sans hésiter. Lorsqu'elle fut persuadée que le cric était bien placée, elle mit toutes ses forces et son énergie dans ses bras pour tourner la manivelle. Malheureusement, l'outil était quelque peu rouillé et ne suivait pas le rythme que Bonnie lui imposait. Durant un seul instant de distraction, elle tourna les yeux vers Caleb et remarqua qu'il avait la tête sous l'eau. Elle était fatiguée, elle aurait voulu s'affaler sur son lit et dormir mais ce n'était pas envisageable et elle mit davantage de hargne dans son geste. Enfin, le moment qu'elle attendait arriva et l'armoire se souleva assez pour que Caleb s'en dégage. Elle le rejoignit, l'aidant à se relever pour qu'il reprenne sa respiration. Elle était soulagée, même s'ils n'étaient pas encore totalement tiré d'affaire, elle savait qu'ils avaient vaincu le plus gros. Son regard se porta sur la couleur que l'eau prenait peu à peu, devenant ainsi rouge. Évidemment, Caleb avait dû se blesser à cause de cette armoire, et elle s'inquiéta quant à sa capacité de marcher. « Vaut mieux sortir d’ici rapidement. » Bonnie acquiesça d'un vif mouvement de la tête et passa les bras de Caleb au dessus de ses épaules pour qu'il ait un maintien et se lève. Il lâcha plusieurs râlement de douleur, il pouvait à peine bouger sa jambe blesser mais ils allaient devoir faire encore un petit effort pour s'éloigner de cet endroit. Bonnie ne le lâcha pas d'un millimètre, elle était décidée à le sortir de là et à faire en sorte qu'ils vivent le plus beau jour de leur vie en se mariant. Bonnie ne le prouverait sans doute pas assez, mais elle était prête à tout pour sa famille. Il ne manquait plus que Maggie et elle pourra définitivement soupiré de soulagement. Encore une folle journée à Ocean Grove où les Whealer-Varnham ont su survivre.

TERMINE

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