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 n°1592 ♦ The Last Goodbye.

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n°1592 ♦ The Last Goodbye. Vide
Message(#) Sujet: n°1592 ♦ The Last Goodbye. n°1592 ♦ The Last Goodbye. EmptyJeu 11 Nov 2010 - 21:52

31 Octobre, 22h50.


La soirée chez les Morecci ne s'était pas passée comme prévue ; s'il n'était pas étonnant de savoir que Pride et sa cavalière, Meaghan, s'étaient encore lancés dans des disputes puériles, il n'avait pas été prévu que leur sortie en soit autant écourtée. Pride avait en effet quitté les lieux bien avant la fin de la petite fête, aux alentours de vingt-deux heures trente, lui laissant assez de temps pour flirter avec la jolie Fitzgerald, se laisser porter à quelques enfantillages en compagnie de cette dernière, et enfin lui faire ses adieux pour partir à Chicago. Les effets personnels du jeune homme l'attendant sur son lit, lui qui avait prévu de partir dans la soirée sans même passer par la case Morecci sans compter par l'imprévu nommé Meaghan qui l'avait alors invité, il lui avait suffit de faire un bref détour chez lui, d'embarquer ses valises peu nombreuses et de tout déposer dans le coffre de sa luxueuse voiture. Le reste resterait ici, à Ocean Grove, le temps qu'il ne se décide pour ramener les quelques meubles de valeur, une fois réinstallé à Chicago. Avisant une dernière fois la silhouette de sa résidence plongée dans le noir, Pride laissa un bref soupir s'échapper de ses lèvres blêmes, et referma son coffre d'un geste sec. Sa décision avait été prise : il partirai enfin d'ici, laissant derrière lui ses problèmes d'amnésie qui lui empoisonnaient l'existence. Là bas dans l'Illinois, personne ne viendrait lui remémorer des souvenirs disparus puisque les connaissances y habitant n'en savaient guère plus que lui. Loin de tout et de tout le monde, loin de Muse même, qu'il laissait derrière lui sans regret et sans la prévenir, il sentirait qu'il pourrait enfin revenir sur des bases plus stables. Il changerait de numéro et romprait tout contact avec sa vie de Miami, ayant déjà prévu de laisser les papiers de son club entre les mains de son meilleur ami resté sur place. Il fuyait, tout simplement. Plongé dans ses pensées, ses yeux fauves se détournèrent vers une maison voisine dont la lumière allumée donnant sur la cuisine laissait entrevoir que l'habitant n'était pas encore couchée ; ce fut donc à pas vifs et assurés que Pride s'y dirigea, l'air volontaire et sérieux.

Quelques coups de sonnette suffirent à alerter la propriétaire de la maisonnée, et ce fut une Casey surprise qui vint alors lui ouvrir. Sans préavis et sans un mot, Pride s'engouffra dans le couloir, ses yeux ambrés se posant sur la porte ouverte alors qu'il tourna les talons et fit face à sa soeur, de crainte sans doute que leurs voisins ne se doutent de quelque chose. « Je pars à Chicago, je laisse tout tomber. Mes valises sont déjà prêtes, elles sont dans l'Aston. Viens avec moi Casey, on n'a plus rien à faire ici. » Le jeune homme avait soufflé sa réplique avec assurance, dans une prestance digne mais un timbre de voix doux et fraternel. Il n'obligeait pas sa cadette à le suivre, c'était également son choix, si elle souhaitait demeurer ici, et le brun ténébreux ne la forcerait en rien. Néanmoins protecteur envers sa Casey, il était évident qu'il préférait l'embarquer avec lui à Chicago. Arquant les sourcils, Pride vint soutenir son regard de manière interrogative, attendant alors sa réponse : inutile de développer, les Berrington n'avaient pas toujours besoin de mots pour se comprendre... Casey elle, n'avait pas besoin de longs monologues pour savoir que son frère était un être complexe dont les actes n'étaient pas toujours explicables.
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Message(#) Sujet: Re: n°1592 ♦ The Last Goodbye. n°1592 ♦ The Last Goodbye. EmptyVen 12 Nov 2010 - 22:24

n°1592 ♦ The Last Goodbye. 13z4kjo n°1592 ♦ The Last Goodbye. 2ihti0y n°1592 ♦ The Last Goodbye. 30uzl1d
feat Pride S. Berrington & Casey S. Berrington ♣ The last goodbye.

Debout devant l’évier de sa cuisine la pauvre petite Casey s’évertuait à nettoyer son visage recouvert d’une substance gélatineuse appelé communément « œuf » et par chance il n’était pas pourri. Hé oui, Halloween réserve son lot de surprise! Que je vous explique, comme chaque année la jeune Berrington attendait avec impatience de pouvoir offrir à des monstres en tout genre de petites friandises, ça l’amusait toujours beaucoup de voir leurs sourires s’illuminer en voyant le bol remplis de bonbon, c’était agréable. Alors elle les avait attendus impatiemment, déguisé en… En rien du tout, les déguisements ce n’était pas son truc et puis elle portait déjà un masque toute l’année dans sa vie quotidienne, inutile d’en rajouter.

Tout était prévu pour cette soirée qu’elle passerait seule. Elle était bien sur au courant pour la fête des Morrecci mais ça ne lui disait rien de voir des trentenaires s’agiter sur du disco en buvant du faux sang. Assise sur son canapé elle avait attendu les premiers « monstres » qui étaient passé à sa porte avec un large sourire en clamant fièrement « Farce ou friandise » tout en tendant leur sac déjà bien remplis. Malheureusement tous bascula lorsque Casey eut ce qu’on appelle une envie pressante, elle se retrouva donc dans la salle de bain et l’un de ses chiens, le plus gros, un Chow-chow adulte ayant surement des ancêtres ours brun, eut la bonne idée de s’installer devant la porte. Résultat il lui fallut une bonne minute pour réussir à sortir de se piège, enjambant maladroitement l’animal avant de courir jusqu’à l’entrer car des enfants avaient sonné… Elle ouvrit la porte, souriante mais essoufflé avant de lâcher « Désolé j’étais au premier et… » . Pas le temps de finir sa phrase, un gamin surexcité lui lança un œuf en plein de la mille, la laissant seule devant sa porte, la bouche ouverte et indéniablement humilié.

Voilà pourquoi et comment Casey s’était retrouvée devant l’évier de sa cuisine à essuyer une cochonnerie pareil et ayant perdu toute foi en l’innocence des enfants. Mais alors qu’elle terminait sa petite « toilette » la sonnette retentit une nouvelle fois et c’est avec prudence qu’elle s’engagea jusqu’à l’entrer. Cela étant dit c'est avec une certaine surprise qu’elle découvrit son frère devant sa porte, il entra d’ailleurs sans préavis et tout en refermant la porte la jeune femme l’écouta, l’air réellement abasourdit par ce qu’elle entendait. « Quoi? Tu pars? Heu… C’est… Woa je m’attendais pas à ça… » D’un côté qui pourrait s’attendre à voir son frère débarquer en clamant vouloir repartir dans leur ville natale sans crier gare? Personne, hormis un médium, et encore.

Passant la main dans ses cheveux, signe qu’elle était anxieuse, elle garda le silence plusieurs minutes, plongeant son regard azure dans celui ambré de son frère ainé. Elle savait bien qu’il était complexe et qu’essayer de comprendre ne lui servirait à rien, elle savait aussi qu’elle avait apprit à aimer cette ville, ses habitants, mais il y a autre chose dont elle était sur, c’était pour lui qu’elle était arrivé à Ocean Grove et elle ne pouvait pas le laisser partir comme ça, ce serait beaucoup trop dur de le voir disparaitre de sa vie quotidienne une nouvelle fois. C’était hors de question. L’air aussi assurée que possible Casey finit par répondre simplement. « Ok… Je vais faire mes baguages. » . Elle lui offrit tout d’abord un sourire avant de faire quelques pas en direction des escaliers menant au premier étage mais elle se ravisa pour finalement prendre Pride dans ses bras. « Je te lâche pas… Au sens figuré pas au sens propre. » Elle laissa échappé un petit rire avant de se reculer et de monter les marches pour aller dans sa chambre, mais une nouvelle fois elle se stoppa à mi-chemin, se penchant pour pouvoir voir Pride avant de reprendre la parole. « Heu... C'est un moment critique mais heu...J’ai des chiens tu sais, j’en ai cinq , je peux pas les laisser là tout seul et ils rentreront pas dans ton Aston… Faudrait que t’accroche la petite caravane que j’ai dans mon garage à ta bagnole, je les mettrais dedans. Rejoins moi en haut quand tu l‘aura accroché… Mince y‘a Buck aussi… Je le prendrais sur mes genoux, il supporte mal les longs voyages de toute façon. » Rappelons que Buck est un Hamster Nain.

Après cette information O combien capitale pour Casey, la demoiselle monta sans un mot dit dans sa chambre, sortant de son placard un sac de sport noir assez imposant et attrapant tous les vêtements qui passaient par là. Mais la jeune femme avait un peu oublié que caché sous sa pile de vêtement se trouvait tout un amas d’antidépresseur, beaucoup trop pour une seule personne. En attrapant une veste tous le contenue des boites s’étala par terre, laissant apparaitre des centaines de petites pilules sur le sol. Casey laissa échappé une injure avant de se mettre à genoux, essayant désespérément de régler rapidement ce petit problème, malheureusement il y’en avait vraiment partout et vraiment beaucoup… La chance n’est pas avec elle ce soir.


Dernière édition par Casey S. Berrington le Lun 15 Nov 2010 - 14:20, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: n°1592 ♦ The Last Goodbye. n°1592 ♦ The Last Goodbye. EmptyDim 14 Nov 2010 - 18:06

« Quoi? Tu pars? Heu… C’est… Woa je m’attendais pas à ça… » « Je ne te force en rien. » furent les seules paroles murmurées d'un timbre sérieux et grave par Pride, face à la réaction étonnée de sa propre soeur. Partir avec elle serait de toute évidence une voie des plus faciles : au moins, il n'aurait pas à se soucier de sa cadette restée à Ocean Grove, et à culpabiliser de l'avoir laissée derrière lui. Encore et toujours, le jeune homme ténébreux ramenait tous les éléments à lui-même : s'il souhaitait repartir avec Casey, c'était aussi bien pour la garder sous son aile que pour éviter de souffrir de remords qui habituellement ne l'assaillaient jamais. Néanmoins la frêle jeune fille ne répondit pas au sérieux de son aîné, et sans réfléchir vint s'élancer à travers le couloir, lançant avec conviction qu'elle allait faire ses bagages. Voilà ce qui était effrayant dans la relation des deux Berrington : si à cause de la froideur du jeune homme, leur lien n'était pas des plus fusionnels, il y avait quelque chose de transcendant mais aussi de malsain dans leur fort attachement. Dépendante de son grand frère, la fragile Casey buvait ses paroles et l'observait avec admiration : que ses mots soient sucrés ou venimeux, que ses gestes soient cavaliers ou ignobles, Casey ne différenciait rien, lorsqu'il s'agissait de Pride. Et parce qu'il avait frappé à sa porte cette nuit là, elle était prête à renier tous ses amis et ses voisins, pour revenir à Chicago : c'était ainsi qu'elle l'aimait, c'était ainsi, aussi, qu'il la protégeait avec ferveur. Ce fut donc sans véritable surprise que le jeune homme put l'observer prendre aussi rapidement sa décision avant de tourner les talons : leur relation fraternelle primait sur tout le reste. Qu'importaient les autres, s'ils étaient certains de toujours pouvoir compter à deux... Et lorsque l'ange blond vint se jeter dans ses bras, Pride l'accueillit dans un sourire tendre, bien loin de l'habituelle froideur polaire qui l'habitait lorsqu'il recevait autant d'affection d'autres personnes. Pour Casey, tout était différent ; et bien qu'il n'était pas des plus expansifs ni ne savait montrer ses sentiments, Pride dégageait une chaleur humaine et réconfortante pour les seuls yeux de sa cadette. Sans broncher donc, il se contenta de lui déposer un baiser sur son front blanc, avant de la laisser regagner les escaliers. Et ce qu'il entendit, vint néanmoins réveiller en lui une certaine contrariété.

 « Heu... C'est un moment critique mais heu...J’ai des chiens tu sais, j’en ai cinq , je peux pas les laisser là tout seul et ils rentreront pas dans ton Aston… Faudrait que t’accroche la petite caravane que j’ai dans mon garage à ta bagnole, je les mettrais dedans. Rejoins moi en haut quand tu l‘aura accroché… » « Quoi ? » fit-il d'un ton offusqué suite aux propos de Casey. Avait-elle vraiment osé suggérer de se servir de sa voiture de luxe comme un vulgaire tracteur pour tirer une caravane remplie de bestioles ? « Mince y‘a Buck aussi… Je le prendrais sur mes genoux, il supporte mal les longs voyages de toute façon. » Le jeune homme resta taciturne face aux paroles de sa jeune soeur effrontée : à voir les traits offensés et sombres de Pride, on aurait pu croire que la demoiselle lui avait lancé l'insulte la plus humiliante qui soit. Muet par tant d'insolence insouciante, ses yeux ambrés suivirent la silhouette gracile de sa jeune soeur qui montait les escaliers avec vivacité, et ce fut à ce moment là qu'un des canidés bien-aimés de Casey fit son apparition. Dans un soupir las, les yeux noisettes de Pride se posèrent sur le chien, d'un air assassin : peu pressé de finir en hot dog, la bestiole fit demi-tour dans un jappement, laissant l'aîné des Berrington s'engouffrer à son tour dans la cage d'escaliers. « Casey ? Je n'attacherai rien à ma voiture, ni caravane, ni remorque, ni même une roulotte remplie de blondes gipsy à moitié dénudées... Et qui est Buck ? » Levant son regard las vers le plafond, le jeune homme continua son avancée jusqu'à venir frapper à la porte de sa chambre. « On emploiera une hôtesse de l'air s'il le faut pour embarquer tes bestioles jusqu'à Chicago, mais il est hors de question qu'elles s'approchent de ma voiture. » Avec un peu de chance, un terroriste viendra détourner l'avion. Et puis quoi encore, tracter une caravane et risquer d'abimer la carrosserie, se retrouver avec des boules de poils sur ses sièges en cuir, et s'obliger à s'arrêter toutes les heures sur le bord de route pour abreuver ces canins déshydratés ? Autant les abandonner au premier restaurant chinois qui en ferait dès lors son affaire, mais il était hors de question que le jeune brun ne sacrifie son bolide pour ses cent un dalmatiens... Légèrement exaspéré par le silence régnant alors, Pride soupira de nouveau avant de lever ses yeux fauves vers le plafond, prenant l'absence de réponse de sa jeune soeur pour une marque de colère déçue. « J'appellerai Clyde demain à la première heure pour qu'il se charge d'escorter ta meute à l'aéroport, on les reprendra à O'Hare. » Et sous l'impulsion d'un nouvel élan impatient, le jeune homme finit par ouvrir la porte d'un geste sec, se retrouvant alors devant une Casey tentant de rassembler nombre de cachets tombés à terre. Silencieux, Pride fronça les sourcils avant de poser ses pupilles observatrices sur les boîtes vides jonchant le sol. Le calme avant la tempête visiblement, le silence avant les terribles remontrances sonnant le glas d'une colère nouvelle. « Tu m'expliques, ou tu me laisses le soin de faire seul la déduction de ce que j'ai sous les yeux ? » Et le souffle venimeux et tranchant de Pride, trancha l'air avec vérocité, comme son regard fauve se posa avec force sur la silhouette frêle de sa soeur. Mieux valait que l'ange blond ne parle, plutôt que de laisser le démon s'épancher sur des mots blessants et mauvais...
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Message(#) Sujet: Re: n°1592 ♦ The Last Goodbye. n°1592 ♦ The Last Goodbye. EmptyMar 16 Nov 2010 - 17:45

Casey s’attendait bien à se que son frère n’accepte pas d’animaux dans sa splendide voiture de luxe, il était assez pointilleux à propos de ça, comme si sa poubelle sur roue était la chose la plus importante de sa vie à égalité avec sa sœur chérie! Ce n’était qu’une voiture quand même, elle ne pouvait pas le prendre des ses bras ou lui raconter d’histoire drôle contrairement à un humain, alors autant dire que la petite Berrington avait vraiment du mal à comprendre l’engouement des hommes pour leur petit bijou automobile qui porte parfois des noms ridicule de fille comme Anna, Monique ou encore Mélanie. Franchement, les hommes vivent vraiment dans un autre monde. Bref, malgré le fait qu’elle se doutait que son frère allait lui dire non, Casey monta tout de même dans sa chambre préparer ses affaires et c’est à cet instant que des tonnes de médicaments tombèrent au sol lorsqu’elle attrapa une veste dans son armoire. La panique s’empara assez rapidement de la jeune femme qui craignait une chose : Que son frère entre dans sa chambre maintenant, ce serait la catastrophe, surtout qu'il n’était pas assez stupide pour croire à une excuse du genre « C’est des Tic-tac pas des antidépresseurs ». Elle ne voulait vraiment pas devoir lui expliquer ou pire, lui mentir, ce serait trop dur et même un peu gênant, avouer être une drogué n’a jamais été une chose aisé.

Trop affolé, Casey ne répondit même pas à son frère qui « grognait » à l’idée de voir des canidés dormir sur ses sièges en cuir, bien trop occupé à essayer de ramasser tous ses foutus caché qu’elle regrettait déjà d’avoir caché dans un endroit si évident et dangereux. De plus elle avait peur qu’il décide d’entrer si elle lui parlait, d’un autre côté peut-être rentrerait-il si elle ne le faisait pas? C’était vraiment le foutoir dans son cerveau, elle était totalement chamboulé, effrayé et tant d’autre sentiment néfaste qui ne faisait que rendre sa perception des choses troubles voir un peu « lente ». D’ailleurs elle était tellement « sous le choc » qu’il lui fallut une bonne minute pour se rendre compte que son frère venait d’entrer dans sa chambre, apercevant du même coup toutes les petites pilules étalés au sol! Ce n’est que la voix tranchante et acerbe de Pride qui obligea Casey à lever les yeux sur lui, fixe, immobile, déglutinant de peur et cherchant ses mots, elle laissa d’ailleurs échappé un petit « Heu… C’est… » hésitant. Il fallait à tout prix qu’elle sauve les apparences, qu’elle trouve des excuses, qu’elle lui mente même si elle n’en avait aucune envie, pour une fois elle aurait aimé qu’il ferme les yeux, qu’il oublie et qu’il se contente du fait qu’elle le suive sans condition, abandonnant amis, travail et études seulement pour lui. Mais elle le connaissait, ce n’était pas son genre, malheureusement, c’est pour cette raison qu’elle reprit finalement la parole après une bonne minute de silence, restant accroupis au sol et essayant de maintenir son regard azure dans celui de son frère. « C’est des médicaments qu’une amie m’a demandé de garder pour elle… Elle… Elle vit chez ses parents et elle ne veut pas qu’ils sachent qu’elle prend ça… Mais c’est pas … C’est pas à moi… ». Piètre menteuse qu’elle était… Pas à la hauteur de Pride.
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Message(#) Sujet: Re: n°1592 ♦ The Last Goodbye. n°1592 ♦ The Last Goodbye. EmptyLun 22 Nov 2010 - 11:46

La tension soudaine s'était installée : glacée, glaçante, insaisissable et aussi pesante que du plomb menaçant de tomber sur leurs épaules. Frêles épaules, en ce qui concernait la pauvre jeune fille affolée qui, dans un élan de naïveté, avait tenté de ramasser le butin de son crime à grands coups de mains tremblantes. Jusqu'à ce que le juge n'arrive, imposant dans sa prestance soufflante, dur dans le regard foudroyant qu'il lança à sa propre soeur, intolérant au vu de son incapacité à comprendre véritablement la situation. Car un fossé était depuis longtemps creusé entre les Berrington dont les personnalités divergeaient : lui, sombre, imperturbable, fort, intransigeant, brutal. Elle, lumineuse, douce, fragile, cassable, altruiste. Un monde les séparait, ou tout du moins un empire : celui des anges, et celui des démons. Néanmoins, cela n'empêchait pas leur amour fraternel de gonfler au fil du temps ; Pride avait toujours considéré Casey comme sa soeur à part entière, comme la femme de sa vie, comme un ange qu'il se devait lui-même de protéger. Mais les affres de l'incompréhension, violentes, rompaient ces moments intimes et poussaient Pride à se retrancher dans son plus sombre côté : lorsqu'il avait décidé de s'arrêter à sa propre opinion, le jeune homme borné ne voulait rien entendre, pas même sa propre cadette. Et c'est ce qui se passerait ce soir-là. « Heu… C’est… » L'hésitation de sa voix cristalline et la pâleur de son visage ne firent que durcir encore le regard de braise de son aîné, qui fronça alors les sourcils dans un mécontentement assassin. La tempête se préparait, et rien ne semblait vouloir les sauver du naufrage. « C’est des médicaments qu’une amie m’a demandé de garder pour elle… Elle… Elle vit chez ses parents et elle ne veut pas qu’ils sachent qu’elle prend ça… Mais c’est pas … C’est pas à moi… » Et le silence tomba, tranchant, angoissant, brusque. Plus que ses paroles, le mutisme de Pride pouvait être meurtrier autant que méprisant ; Casey elle-même n'ignorait pas que dans ce genre de situation, il n'était pas de bonne augure qu'aucun mot aiguisé ne s'échappe de ses lèvres vermeilles. Mieux valait préférer la violence de ses armes syllabiques, que le calme polaire de son silence : le pire était à venir. Preuve en était de son visage ténébreux qui dissimulait une colère féroce.

Le jeune homme toujours taciturne, s'avança alors vers Casey sans même lui prêter un regard, avant de se pencher pour mieux lui arracher avec brutalité la boîte de plastique qu'elle tenait fébrilement entre ses doigts graciles. « Te fous pas de moi. Le mensonge te rend laide. » Première arme blessante, entaillant la chair et l'âme à la pointe de son acide sulfurique perlant à chacune de ses syllabes. Même sa propre soeur n'était pas à l'abri de ses remarques désagréables lorsqu'il demeurait en colère. Surtout sa propre soeur. Et parce qu'il l'aimait tant, la voir dans un tel état de faiblesse le rendait paradoxalement plus agressif ; sans doute, très probablement même, s'en voulait-il de ne pas avoir su la protéger assez. Reportant son regard fauve sur la boîte d'antidépresseurs, Pride plissa le nez de dégoût avant de laisser sa voix suave, épicée et basse résonner dans la pièce. Jamais un mot plus haut que l'autre, mais toujours un plus blessant que son camarade syllabique. Le bruit des fusils ne fait pas les morts ; c'est bien l'atteinte de la balle de plomb qui fait les victimes. Et Pride s'évertuait toujours de viser en plein coeur. « Comment tu t'es procuré tout ça ? » Relevant ses rétines foudroyantes sur le pauvre ange blond, le jeune homme réitéra alors : « De la drogue Casey ! Ni plus ni moins, et tu es en train de foutre ta vie en l'air. Pourquoi tu avales ces trucs, qu'est-ce qui ne tourne pas rond chez toi ? » Que de bien vilains mots pour une énorme inquiétude. Car Pride n'ignorait pas la fragilité de leur condition ; tous deux avaient beau avoir migré dans les beaux quartiers, ils n'en demeuraient pas moins des gamins paumés de souche, élevés dans la poussière, la misère et la souffrance. Sa belle Casey, plus fragile encore que la plus pure des porcelaines, n'avait rien d'autre à se raccrocher, si ce n'était Pride. Rien ne tournait rond chez eux, par ailleurs l'aîné baignant lui-même dans des trafics et affaires louches, se trouvait bien présomptueux de lui souffler ce genre de chose avec tant de mépris. Mais derrière la colère, dormait l'angoisse et l'inquiétude, celles qui brillaient toutefois dans son regard mordoré et glaçant.
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