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 4091 LS ¤ WHEN YOU'RE GONE (TRAY)

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Message(#) Sujet: 4091 LS ¤ WHEN YOU'RE GONE (TRAY) 4091 LS ¤ WHEN YOU'RE GONE (TRAY) EmptyMar 9 Nov 2010 - 20:18




4091 LS ¤ WHEN YOU'RE GONE (TRAY) Hch00 4091 LS ¤ WHEN YOU'RE GONE (TRAY) MarcHom_003
I listened to a whisper, slowly drift away.
STARRING TRAY RANNIGAN & AINSLEY CAVENAUGH




    Ainsley Cavenaugh avait connu le bonheur plusieurs fois, mais jamais il n'avait perduré. Bien qu'excellant dans une carrière de pédiatre, la jeune femme était plus que dévastée à l'heure où elle fixait son reflet dans le miroir. Elle y voyait une femme triste, sans joie de vivre apparente, alors qu'elle était en général l'inverse de cette femme que l'on pouvait voir. Elle semblait renfermée et hésitante à l'idée d'aller faire ce qu'elle semblait juger comme utile de faire. La baby-sitter était restée quelques heures de plus, s'attendant certainement au brusque départ d'Ainsley. La jeune femme n'allait pas à un gala de charité, n'avait pas revêtu son plus bel habit. Elle allait simplement annoncer à son ex-mari qu'elle était la nouvelle voisine, celle qui habitait à trois maisons de la sienne. Elle n'avait pas revu Tray depuis leur divorce éclair, il n'avait vraiment pas fait tarder les choses quand on y pensait. Soupirant, elle se décida tout de même à passer la porte de chez elle. La pluie battante lui donnait encore moins envie de sortir. Le chemin lui parut plutôt court mais elle avait pris le temps, sous son parapluie et cachée dans son manteau beige de réfléchir à la relation qui l'avait uni au jeune homme. Elle se demandait même comment elle allait aborder les choses, comment lui dire qu'elle était venue emménager dans le quartier avec Abbie, comment lui annoncer que sa venue n'était pas une simple visite de courtoisie. Certes, Ainsley avait fait de nombreuses bêtises, elle n'avait pas été toujours fidèle et elle le reconnaissait. Mais c'était juste pour combler l'absence trop importante de Tray. En fait, elle avait été plus heureuse avec lui avant qu'ils ne se marient. C'était comme si ce mariage avait brisé toute la magie qui avait pu exister dans leur histoire. Arrivant sur le perron, Ainsley inspira fortement avant de laisser son doigt atterrir sur la sonnette. Elle l'avait fait, elle avait appuyé sur le bouton, c'était désormais trop tard pour reculer et prendre ses jambes à son cou. Ainsley restait tout de même sincère, elle aurait pu très bien faire semblant qu'il n'était pas son voisin et l'aurait croisé un jour par pur hasard. Mais la jeune femme ne supportait pas l'idée de vivre à côté de lui sans mettre les choses au clair une bonne fois pour toute. Quand Tray avait quitté leur domicile, il avait été clair, ils ne devaient pas se revoir, hormis pour le divorce. Mais cette close, Ainsley ne comptait pas la respecter. Voyant les secondes passaient lentement, la jeune femme souffla une fois de plus, passant une main dans ses cheveux. Une manie dont elle avait pris l'habitude. Frappant délicatement mais de manière assez forte à la porte, Ainsley priait pour que les choses se passent bien, mais c'était de toute évidence, un leurre.

    Croisant les bras sous sa poitrine, la jeune femme souffla, une fois de plus. De toute évidence, il n'avait pas changé. S'apprêtant alors à faire demi-tour, elle put entendre le grincement d'une porte qui s'entrouvrait. Pinçant ses lèvres, elle leva alors les yeux aux ciels et rebroussa chemin. La silhouette qui s'offrait à elle, elle l'avait admiré plus d'une fois, elle avait fantasmé dessus plus d'une fois. Le voir lui faisait rappeler une foule de souvenirs enfouis, mais pas pour autant oubliés. Le jeune homme semblait surpris, et ne le cachait pas vraiment. Pourtant, le regard d'Ainsley ne fixait rien d'autre que lui, à la fois rassurée de le voir, soulagée de voir qu'il n'avait rien perdu de sa beauté, stressée de savoir comment il allait réagir, et dégoutée par la manière dont il était parti et dont il avait tout gâché. Elle l'aimait, mais la rancœur était bien plus importante que tous les sentiments qu'elle pouvait éprouvait pour lui. Il l'avait abandonné, sans se soucier des conséquences, elle avait peut-être fauté mais il était lui seul le responsable. Quelques gouttes de pluies ruisselaient sur le visage de la jeune femme, la pluie battait toujours aussi fort, mais rien n'y faisait. Son regard ne cillait pas et restait concentrer sur son ex-mari. C'était même assez dur d'imaginer qu'il vivait tout seul dans cette grande maison, et qu'il avait abandonné sa femme pour les joies des beaux quartiers du Sud. Elle aurait tant voulu se jeter dans ses bras, lui dire qu'elle regrettait mais elle ne pouvait pas, elle ne voulait pas le faire. Elle ne pouvait pas s'abaisser à çà. Elle connaissait les moindres traits du jeune homme, et ceux qu'il abordait à l'instant n'annonçait pas de tendres et joyeuses retrouvailles. Le regard dur d'Ainsley confirmait même l'envie qu'elle avait de lui hurler dessus, de lui demander pourquoi il était parti sans plus d'explications, pourquoi ils n'avaient pas essayé de reconstruire leur relation, comment avait-il pu l'oublier, en fait... Se décidant à briser la glace, Ainsley prit enfin la parole. « Bonsoir Tray... » La voix douce, mais malgré tout distante, de la jeune femme se fit entendre dans la nuit noire, debout sur le perron de la maison, elle ne cillait pas, restait aussi immobile qu'elle le pouvait, fixant d'un regard dédaigneux son ex-mari. Le revoir ne lui était pas si facile, du moins beaucoup moins facile que ce qu'elle s'était déjà imaginée. Elle espérait ne pas se faire influencer par les sentiments qu'elle éprouvait encore pour lui. Peut-être qu'il avait refait sa vie, elle n'en savait rien, et se fichait même d'agir de manière égoïste en débarquant ainsi chez lui après de longs mois sans avoir échanger un mot. Elle jeta un regard à travers l'épaule de Tray afin de voir s'il était bien seul chez lui. Autant éviter de faire subir à une tiers personne le spectacle qui allait suivre. Secrètement, elle espérait même qu'il n'avait pas rencontré quelqu'un d'autre, qu'une autre femme vivait sous le toit du jeune homme. Cela voulait dire qu'il l'aurait vite oublié, et rien que d'y penser, la jeune femme ressentit un frisson. Elle ne s'attendait pas à ce qu'il la fasse rentrer, et de toute manière elle ne comptait pas s'attarder. Demain, elle entamait son premier jour à l'hôpital en tant que nouvelle pédiatre. Sur ce point de vue, elle restait sereine, contrairement à maintenant, où elle commençait de plus en plus à avoir du mal à fixer Tray. Elle ne pouvait s'empêcher de le traiter de nous dans ses pensées, et en même temps, elle aurait eu tellement envie qu'ils repartent à zéro. Elle se rapprocha de quelques pas, mais laissa tout de même une certaine distance entre eux, elle ne cherchait pas à le brusquer, mais à lui faire comprendre que ce n'était ni une vision, un cauchemar ou même un fantôme. Et comme tout fantôme qui se respecte, il y a toujours une personne qu'on vient hanter.

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Message(#) Sujet: Re: 4091 LS ¤ WHEN YOU'RE GONE (TRAY) 4091 LS ¤ WHEN YOU'RE GONE (TRAY) EmptyLun 22 Nov 2010 - 1:30



when you're gone
    AINSLEY CAVENAUGH & TRAY RANNIGAN

    4091 LS ¤ WHEN YOU'RE GONE (TRAY) Dca78304f5f94499a3d4f9d1baca94aa 4091 LS ¤ WHEN YOU'RE GONE (TRAY) Oliviawilde_19_zombie_pigeon
    saturated_icons & zombie-pigeon (LJ)






Le mois d’octobre n’avait pas été synonyme de réjouissances pour Tray Rannigan, qui avait des semaines exténuantes et peu gratifiantes derrière le dos. Ce n’était pas forcément à cause du travail – certes, il détestait son métier d’avocat qu’il jugeait des plus ennuyeux, et bien qu’il eût, bien malgré lui, commencé à s’investir concrètement dans l’activité de son cabinet, il n’en était pas plus intéressé. Lorsqu’il était arrivé à Ocean Grove, Tray ne se rendait presque jamais au travail, désignant au lieu de cela des employés pour faire à sa place le sale boulot, à savoir l’administration et autres paperasses du genre. Il venait quand bon lui semblait, acceptait de s’occuper de l’un ou l’autre cas qui lui semblait intéressant et au bout duquel il voyait un beau pactole. En-dehors de cela, il faisait ce qu’il faisait de mieux : séduire, jouer de la guitare, faire du sport, parfaire sa culture cinématographie, séduire, fumer, et séduire. Aujourd’hui, il n’avait guère plus le temps de s’adonner à ses loisirs, trop concentré sur ses activités professionnelles et les problèmes qui lui tombaient dessus par dizaines.
Le dernier en date répondait au doux prénom de Jane. Tray devait, à présent, bien avouer qu’il ressentait pour elle plus que ce qu’il ressentait pour ses autres conquêtes. De toute façon, Jane avait toujours été plus qu’une conquête – elle avait voulu de lui comme ami, mais, incapable de résister à son charme, elle s’était plusieurs fois laissée avoir et il avait pu profiter de son corps divin. Lorsqu’elle eut décidé de définitivement mettre fin à leur relation malsaine, Tray ne l’avait pas prise au sérieux. Il avait tenté maintes fois de la récupérer – en vain. Lorsque finalement, elle lui avait accordé sa chance en lui fixant rendez-vous à la soirée des Morecci, il avait tout gâché en sautant sur la première minette venue. La fête s’était alors terminée pour Tray, qui avait d’abord tenté de se faire pardonner par Jane – en vain. Il était alors rentré chez lui, sans se rendre compte de la chance qu’il avait eu de ne pas s’être éternisé chez les Morecci.
Depuis cette soirée désastreuse, Tray était passé par plusieurs phases. Il s’était d’abord tâté en se disant que s’il reprenait ses bonnes vieilles habitudes, celles dont il aurait été prêt à se débarrasser pour pouvoir avoir Jane, il oublierait toute cette histoire. Il avait tenté, mais elle avait continué à hanter ses pensées. Alors, il était rentré chez lui, et n’en était ressorti plus que pour travailler. Et désormais, il n’allait plus au cabinet, trop fatigué pour faire le déplacement et pour rester des heures derrière son bureau. Son rythme de vie avait brusquement ralenti, pour presque s’arrêter, et Tray n’attendait qu’une seule chose : que les jours passent. Pour quelqu’un dont la vie était habituellement bien plus remplie, cette pause forcée n’était guère agréable, et Tray se maudissait de rester ainsi cloîtré chez lui, juste à cause d’une histoire débile qui n’en valait même pas la peine. La dernière fois qu’il s’était blessé en amour –faute d’un meilleur terme, car n’oublions pas que ce sentiment ne fait pas vraiment partie de ceux éprouvés par le jeune homme– il avait agi rapidement et sans se poser de questions. Ainsley avait été rayée de sa vie comme si elle n’en avait jamais fait partie, et il n’avait jamais regardé en arrière en se demandant comment les choses auraient pu être s’il lui avait donné une deuxième chance. Alors, pourquoi n’y parvenait-il pas avec Jane ?
Sans doute parce qu’elle était en permanence auprès de lui – pas à quelques centimètres, mais elle n’habitait que quelques maisons plus loin et l’impossibilité de l’oublier s’imposait alors, bien plus importante que la volonté de Tray de se concentrer sur autre chose. Il est facile d’oublier quelqu’un lorsque cette personne vous a laissé un souvenir amer et habite, de surcroît, à des centaines de kilomètres de vous. Tray en eut la confirmation quelques minutes plus tard, alors qu’une mauvaise surprise supplémentaire vint s’ajouter à l’accablement général qui s’était emparé de l’avocat.

Affalé dans son canapé, Tray regardait la télévision sans la voix, caressant distraitement Silver, son chat bleu russe. Le jeune homme était mal rasé et des cernes, heureusement encore assez pâles, s’étaient logé sous ses yeux bleus. Il réfléchissait sans qu’un des sujets qui vint peupler ses pensées ne parvînt à avoir son attention plus de quelques secondes, et fut tiré de ses pensées par le son strident de la sonnette de la porte d’entrée. Tray soupira, il n’y avait qu’une personne qu’il avait envie de voir en ce moment. Et cette personne était sans aucun doute la moins susceptible au monde à venir frapper à sa porte. En effet, même Barack Obama aurait plus de chance de venir ici que Jane Blodwen. Tray hésita donc quelques instants, tenté par la perspective de ne pas se lever et de rester allongé là, son chat roulé en boule sur son torse. Cependant, il se redressa de mauvaise grâce, conscient que ce devait être assez urgent – et si ce n’était pas le cas, il pourrait toujours égorger l’intrus.
Lorsque Tray ouvrit la porte, que ne fut pas sa stupeur en découvrant qui se trouvait derrière celle-ci. Ce bon vieux Barack l’aurait moins surpris que la personne qui se trouvait en face de Tray à cet instant précis. En effet, Ainsley Cavenaugh était censée se trouver au fin fond du Kansas – ou ailleurs, du moment que c’était un endroit lointain de celui où résidait Tray. Le jeune homme, hébété, ne parvint pas à prononcer un mot pendant quelques instants. Une vague de souvenirs de leur temps passé ensemble lui revint à l’esprit. Ceux avant, comme après leur mariage. Bien entendu, la période qui avait précédé leur union officielle avait été bien plus agréable que la vie qu’ils avaient vécue en tant que mari et femme – vie qui s’était soldée par un divorce si précipité qu’il ne pouvait pas être si surprenant que ça. Une vague de mélancolie faillit s’emparer de Tray lorsqu’il croisa les prunelles métalliques de son ex-femme, mais elle fut aussitôt arrêtée par le dernier souvenir qu’il avait d’elle : dans leur lit, avec un autre homme. Puis, quelques mois plus tard, à quelques mètres, au tribunal, lors du divorce que Tray avait ordonné sitôt qu’il avait découvert sa femme en train de le tromper. Certes, Tray n’avait jamais été le mari idéal : bien que tendre et câlin, il était absent et peu expressif quant à ses sentiments. Cependant, il n’avait jamais été infidèle, et bien qu’il n’eût jamais vraiment tenté de repousser les avances que pouvaient lui faire d’autres femmes, pendant tout le temps qu’avait duré son mariage avec Ainsley, ses lèvres n’avaient touché que celles de sa femme. Bien que réputé pour être un homme volage et peu soucieux des conventions dictées par l’amour, Tray n’avait jamais rien fait, du moins consciemment, pour faire souffrir Ainsley. C’est pourquoi il avait vécu son infidélité comme une véritable trahison, un coup de poignard dans le dos. Et la revoir maintenant, repenser à tous ces moments qu’il avait enterrés dans un coin sombre et oublié de sa mémoire, alors qu’il avait décidé de ne plus jamais la revoir et qu’il lui avait bien fait comprendre qu’il ne voulait plus d’elle dans sa vie… c’était perturbant. Et bien plus que cela.
« Bonsoir Tray... » La voix d’Ainsley n’avait, elle non plus, pas changé d’un poil. Les commissures des lèvres de Tray frémirent, et il mit quelques temps à répondre. Son regard s’était voilé, empli d’une froideur épouvantable, et sa voix, elle non plus, n’avait rien d’agréable ni d’accueillant. Une fois le choc passé, Tray avait su reprendre avec une aisance déconcertante son indifférence caractéristique. Plus que de l’indifférence, c’était une exaspération et une animosité virulente à l’égard d’Ainsley qui s’était emparée de lui. « Ainsley… On peut dire que c’est une surprise. » Rien n’indiquait, dans sa voix, que cette surprise était agréable… bien au contraire. « Je pensais avoir été clair en t’ayant dit que je ne voulais plus jamais te voir… Visiblement, c’est pas le cas. »

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