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 ✩ would you give me my stuff back, please ? | 4496, Lemon Street.

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Message(#) Sujet: Re: ✩ would you give me my stuff back, please ? | 4496, Lemon Street. ✩ would you give me my stuff back, please ? | 4496, Lemon Street. - Page 2 EmptyMar 23 Nov 2010 - 18:37

A peine le numéro 3001 fut-il à portée de vue que la trainarde, jusqu'alors murée dans un silence qui suppurait l'hostilité, prit les devants de façon à pénétrer l'allée de jardin bien avant lui. Le long du petit chemin qui ouvrait sur le perron et ses marches, Noah laissa son regard s'attarder sur la flopée de meubles dispersés au hasard sur le gazon. Désormais averti de la situation, il n'eut aucun mal à reconnaitre une commode qu'il se souvenait vaguement avoir commandée sur internet spécifiquement pour son aménagement à Ocean Grove et un sofa à l'aspect beaucoup moins reluisant, mais à la valeur sentimentale plus importante. Après l'avoir reconnu, il en venait même à se demander comment il avait pu faire pour ne pas s'apercevoir de sa non-présence au sein de son propre salon, alors que l'objet l'avait accompagné tout au long de ses déménagements depuis les 3 dernières années de son existence. Enfin, il arriva en contrebas de la porte en face de laquelle Dolly fouillait ses poches pour en retrouver la clef.

« C'est sûrement à vous ça, non ? Faites-vous plaisir, je vous en prie. Vous pouvez poser mes affaires sur le côté, à vos pieds, je les rentrerais plus tard. »

L'envie était grande de laisser tomber le carton sans plier les genoux, de façon à ce que son contenu s'en prenne un sacré coup en percutant le sol, mais l'idée de sauver les apparences pour peut-être réussir à mettre en œuvre son plan de pénétration diabolique de l'habitat l'aida à faire profil bas pour déposer la caisse à l'endroit indiqué, sans casse, sans heurts. Cette attitude plus raisonnable sembla payer d'ailleurs, puisque la propriétaire des lieux l'informa de son retour prochain après avoir été chercher ses affaires à l'intérieur. Silencieux, Dickers attendit qu'elle eut disparu par l'encadrement de la porte pour s'étirer et regarder encore une fois ses meubles dans le jardin. La simple idée d'avoir à les ramasser et à les trainer jusqu'à chez lui suffisait à l'épuiser. Tant pis, l'heure était peut-être venue de se séparer de ce sofa pourtant fort confortable et de faire une croix sur cette commode qu'il n'aimait pas, de toute façon, il venait de le décider en la regardant d'un peu plus près. Cet achat avait été comme tout les autres avant lui : irréfléchi, impulsif et inutile. Encore une fois tant pis, il avait comme dans l'idée que la mégère à qui appartenait le terrain ne manquerait pas de bazarder tout cela à la poubelle bien plus vite lui-même n'aurait pu le faire. Bien décidé à tout laisser en plan dans son jardin sans demander son reste, il se retourna alors et avança d'un pas faussement innocent en direction de l'escalier du perron. Quelle ne fut pas son excitation lorsqu'il se rendit compte, incrédule presque, que la porte ne s'était pas refermée correctement sur le passage de la voisine ! L'occasion était trop belle, il fallait absolument qu'il saisisse cette chance de comprendre ce qui rendait cette fille morte d'inquiétude à l'idée que l'on pénètre chez elle. Ni une ni deux, il profita de ses grandes jambes pour escalader en deux enjambées les marches et passer la tête par l'entrebâillement de la porte ... Personne. Le hall était désert. Curieux, il s'appliqua à ne pas faire grincer les gonds et pénétra l'habitation sur la pointe des pieds jusqu'à ce que son regard s'accroche à quelque chose de franchement suspect. En face de l'entrée, un peu sur la droite et dans l'ombre d'un escalier qui devait certainement mener au premier étage, se trouvait une porte de cellier ou de cave cadenassée avec un soin tout particulier. Intrigué, Dickers arqua un sourcil en se demandant ce qu'il pouvait bien y avoir derrière. Hardi, il alla même jusqu'à relâcher son attention pour entamer sa marche vers ladite porte quand le destin s'en mêla et décida de jouer contre lui. Tout à coup, un courant d'air traversa le hall, la porte d'entrée claqua dans son dos, le faisant sursauter, se retourner avec hâte et s'emmêler les pieds dans un maudit balais qui avait été posé contre le mur. BAM, en plus du bruit affreusement sec du battant qui claque, celui du balais qui rebondit sur le parquet se répercuta en écho dans toute la maison, le laissant totalement paralysé et franchement remonté contre ce vilain coup du sort qui venait certainement de griller sa couverture. Gamin, il se dépêcha alors d'adopter une position faussement pensive (avec main grattant le menton et regard méditatif) en regardant une peinture accrochée non loin de là. Si l'idée première était de faire croire à un intérêt profond pour l'œuvre, le rendu, lui, n'était pas crédible pour un sou. Trop exagérée et trop calme en comparaison du boucan qui venait d'avoir lieu, cette posture ne lui donnait - ni plus ni moins - que l'air d'un coupable pris en faute et qui tente maladroitement de faire accuser le voisin (ou, en l'occurrence, le vent).
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Message(#) Sujet: Re: ✩ would you give me my stuff back, please ? | 4496, Lemon Street. ✩ would you give me my stuff back, please ? | 4496, Lemon Street. - Page 2 EmptyMar 30 Nov 2010 - 23:25

Au centre de sa salle de séjour, Dolly n'avait pas remarqué l'intrusion chez elle qui venait d'avoir lieu. Elle était trop concentrée sur ses gestes de toute manière, soucieuse d'être la plus rapide et efficace possible pour faire partir l'homme de sa pelouse au plus vite et ne pas prendre le risque qu'il s'impatiente. Parce qu'elle n'avait pas le moindre doute : s'il commençait à se faire chier, il viendrait la rejoindre pour la tourmenter d'avantage. Elle le connaissait depuis moins d'une heure mais elle avait appris suffisamment sur son compte pour savoir quel genre de type il était. Le genre d'individus qu'on regrette d'avoir rencontré dès le premier regard échangé. Et elle ne pensait pas voir si juste parce qu'elle n'allait pas tarder à faire la nouvelle expérience du néfaste que peut causer sa présence autour de soi.

Au bout de quelques minutes et alors qu'elle venait de ramasser avec une mine peu enthousiaste la ceinture qu'elle avait découvert plus tôt, un bruit – ou plutôt un fracas sur le sol – s'éleva depuis son hall. L'instant d'après, Dolly s'était redressée avec une rapidité étonnante et, les yeux écarquillés comme si elle venait de se prendre 20 000 volts, pivota sur ses talons et bondit en dehors de son salon en direction de sa porte d'entrée. Elle n'avait aucune preuve pour le moment que quiconque fut entré chez elle : un simple courant d'air aurait suffit à provoquer ces bruits mais son instinct féminin (pour ne pas dire « paranoïaque ») l'avait poussée à vérifier par elle-même. Et elle avait raison car aussitôt arriva-t-elle dans son hall qu'elle vit son voisin se tenant devant elle, l'air nonchalant, contemplant un tableau dont il ne devait même pas savoir qui en était l'auteur. Instantanément, le regard de la jeune femme se dirigea vers sa cave si bien verrouillée comme si elle avait craint de voir les cadenas disparus. Bien entendu, cela ne fut pas le cas mais cela n'empêcha pas Dolly de virer au rouge une seconde fois. Sans avertir, elle ramassa d'un geste violent son balai avant de se diriger vers l'homme. D'un geste brusque, elle tira son épaule vers elle de sorte à l'obliger à se retourner et lui faire face. Il était plus robuste qu'elle mais l'énergie que lui soufflait sa colère lui permettait d'avoir un minimum d'influence sur lui. Ainsi, comme si le balai qu'elle tenait entre les mains étaient un objet d'art martial, elle le prit entre ses deux mains et le colla avec dureté contre le torse du jeune homme, le plaquant contre le mur qui se trouvait derrière lui. Sa mâchoire était serrée et ses yeux le fusillaient littéralement tandis qu'elle le tenait toujours bloqué grâce au balais. Bien sûr, techniquement, il avait la possibilité de se libérer quand il le désirait mais la sévérité dont elle faisait preuve devait le laisser dubitatif quant à l'attitude à tenir. Profitant donc de ce moment de supériorité, le visage levé vers lui, Dolly lui souffla entre les dents d'un ton agressif et tranchant. De toute évidence, elle n'avait pas besoin d'un quelconque animal à crocs pour défendre sa propriété, elle savait bien assez se débrouiller seule. « Je vous ai interdit d'entrer ici ! Vous êtes malhonnête en plus d'être atrocement grossier, comment avez-vous pu oser ! » Son regard marqué tout à la fois sa fureur, son écœurement mais surtout sa déception et la trahison qu'elle venait de ressentir. Il était idiot de sa part de lui avoir fait confiance lorsqu'il lui avait assuré qu'il resterait en dehors de sa maison, elle le réalisait maintenant, mais était-ce de sa faute si elle avait tout simplement cru que des qualités nobles pouvaient exister sous l'apparence rustre de cet individu ? Flanquant un dernier coup avec le manche à balai contre son torax, elle le libéra finalement et pointa son index vers la porte de sortie avec verve avant de lui dire d'une voix intransigeante. « Sortez. Tout de suite. Je ne veux plus jamais vous voir … Je me fiche de vos affaires, vous les récupérerez sur un sans-abri sans doute, dans une ou deux semaines ou dans la maison d'une de vos groupies. » Elle leva ensuite sa main devant elle, sa paume tournée vers l'homme et ajouta avec lassitude et découragement. « Mais surtout, surtout, je vous en prie, ne me parlez plus jamais. Je vous jure que je serais incapable de me retenir la prochaine fois. » C'était une promesse. Une véritable et sincère promesse. De toute manière, Dolly était inapte à formuler des mots qu'elle ne pensait pas, surtout pas dans des moments aussi cruciaux. Elle ne se laissait pas souvent submerger par ses émotions mais lorsque cela arrivait, ce n'était jamais dans la demi mesure. Elle le regrettait d'ailleurs amèrement mais lorsqu'elle se sentait agressée dans son intimité, négligée ou face à une injustice, la jeune femme perdait ses moyens. Elle qui prônait le self control et la distance se retrouvait n'être qu'une demoiselle fière et impulsive. Digne héritière de son père. Heureusement pour elle, son voisin sembla réaliser qu'il était temps pour lui partir et il quitta alors sa demeure sans se retourner, laissant la jeune femme fébrile dans son hall, son balai toujours dans une main.

C'était la première fois depuis son arrivée à Ocean Grove qu'elle vivait une rencontre aussi chaotique et elle se mit un instant à craindre qu'elle ne soit que la première d'une longue liste. En effet, cet individu – dont elle ne connaissait même pas le nom, au final – allait-il réussir à respecter sa supplication ou allait-il pousser le vice encore plus loin et revenir à la charge ?


– SUJET ACHEVÉ. –
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