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 ✩ would you give me my stuff back, please ? | 4496, Lemon Street.

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Message(#) Sujet: ✩ would you give me my stuff back, please ? | 4496, Lemon Street. ✩ would you give me my stuff back, please ? | 4496, Lemon Street. EmptyLun 4 Oct 2010 - 15:04

would you give me my stuff back, please ?
FEAT. NOAH J. DICKERS & DOLLY MISSONI.


Ocean Grove, comme tout quartier résidentiel côté, vivait au rythme des emménagements et déménagements divers et il n'était pas rare d'assister à deux arrivées ou deux départs simultanés – ce dont il fallait prendre garde, c'était qu'ils ne se confondent pas. Dolly Missoni avait emménagé sur Lemon Street depuis deux semaines lorsqu'enfin son dernier camion en provenance d'Alaska arriva à Miami. Elle avait d'ailleurs expressément réservé sa journée (sans avoir oublié de laisser un millier d'indications à son laboratoire pour ses collègues et assistants) pour cette livraison tant attendue. Aux alentours de neuf heures du matin, la sonnerie retentit et, alors que ses cheveux humides étaient encore enroulés dans une serviette, elle dévala les escaliers si rapidement qu'elle faillit se rompre le cou à deux reprises. Arrivant au rez-de-chaussé, elle se précipita dans un premier temps vers la fenêtre pour vérifier qu'il s'agissait bien des déménageurs avant d'aller ouvrir la porte. Elle sortit directement sur le perron, tenant précautionneusement la poignée de sa porte derrière son dos, salua cordialement son déménageur et le remercia pour son efficacité avant de l'écouter lui proposer de faire entrer les meubles à l'intérieur. Immédiatement, elle hocha la tête avec virulence « Ça ne va pas être possible. » Il était hors de question pour elle de les laisser pénétrer chez elle ; ils n'étaient que des inconnus et elle avait suffisamment lu le Petit Chaperon Rouge et toutes ses variantes pour ne pas désirer faire entrer un aussi grand gabarit chez elle. Devant la perplexité de l'homme, Dolly ne tarda pas à ajouter. « Mais vous pouvez tout décharger sur ma pelouse. Je ferais entrer les meubles au fur et à mesure. » Un sourire charmeur plus loin, elle pivota sur ses talons et retourna à l'intérieur de sa demeure. Avant de claquer la porte, Dolly ajouta. « Je vous laisse une vingtaine de minutes. Merci d'avance. »
Remontant à l'étage, elle termina de se préparer. Au bout d'une petite demi-heure et après avoir entendu le bruit d'un moteur, elle jeta un coup d'œil depuis sa chambre sur sa pelouse et remarqua que le camion s'était retiré et qu'une demi-douzaine de meubles l'attendait sagement. Elle aperçut un couple passer devant sa propriété et observer d'un œil interloqué le spectacle qu'elle leur offrait. Pourtant, elle n'en éprouva aucune gêne et se félicitait même d'avoir réussi à trouver une parade aussi vigilante. Redescendant à l'étage inférieur, elle arriva en moins de deux minutes devant sa maison et circula entre les meubles. Dans un premier temps, elle ne sembla pas remarquer quoique ce soit d'étrange et se dirigea vers une boîte en carton censée contenir des affaires personnelles telle que des cadres photos et des bibelots à valeur sentimentale. Emportant la boîte à l'intérieur, elle la déposa sur la table de son salon et s'empressa d'y fourrer ses mains avec avidité, impatiente de placer ses objets décoratifs si familiers sur sa commode déjà excessivement chargée. Quelle ne fut pas sa surprise alors quand elle extirpa de la boîte une ceinture signée par un grand créateur ! Étonnée, elle manipula l'objet pour l'observer sous toutes les coutures comme si elle espérait y apercevoir sa mini statuette bouddhiste. Comprenant finalement que l'objet ne lui appartenait absolument pas, elle le laissa tomber par terre avant de fouiller le reste de la boîte et en sortir cadres, disques et même une bouillotte qu'elle n'avait jamais vu de sa vie. Paniquée, elle abandonna tout sur place avant de courir à l'extérieur et de passer devant chacun des meubles présents et de constater avec impuissance qu'aucun ne lui appartenait. Son cerveau se mettant à bouillir, elle tournait sur elle-même d'un air désemparé avant de s'arrêter net en étant frappé d'un souvenir. La veille, sur son vélo, elle était passée devant le numéro 4496 qui procédait lui aussi à un déménagement. Etait-il possible que ces affaires soient les siennes ? Craignant bien de n'avoir aucun autre choix que d'aller s'en assurer, elle retourna à l'intérieur et attrapa la théière avant de repartir en prenant soin de verrouiller sa porte.
Le pas pressé et la mine nerveuse, elle arriva finalement au fameux numéro et sonna en laissant bien son doigt traîner sur le bouton afin d'être sûre qu'on l'entende peu importe où on se trouvait dans la demeure. A peine une dizaine de secondes s'écoulèrent depuis son arrivée mais son impatience était telle qu'elle ne put s'empêcher de se déplacer vers la fenêtre la plus proche et de tenter de voir à l'intérieur si âme y vivait.
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Message(#) Sujet: Re: ✩ would you give me my stuff back, please ? | 4496, Lemon Street. ✩ would you give me my stuff back, please ? | 4496, Lemon Street. EmptyLun 4 Oct 2010 - 21:59

* DriiiiiiiiiIII ...

- Humpf >< Telle fut la seule réponse que Noah fut capable de rétorquer à ce coup de sonnette infâme qui le fit se retourner dans son canapé pour tourner le dos au hall d'entrée et perdre par la même occasion la seule couverture qu'il avait réussi à dégoter tard dans la nuit, à son retour de boîte de nuit, quand son taux d'alcoolémie un poil trop élevé l'avait fait se perdre totalement dans cette nouvelle maison qu'il habitait depuis trop peu de temps pour la connaitre par cœur et pourvoir ainsi s'y déplacer les yeux fermés ou - en l'occurence - le foi imbibé.

... IIIiiiiiiiIIIiiiii ...

- Mmmpff ! Autre grognement d'ours blessé et contraction du faciès : c'était désormais clair, Noah accueillait ce bruit strident comme l'éventuel Hernan Cortez de son Amérique Latine intellectuelle, à savoir comme étant l'évènement qui risquait fort d'anéantir sa population neuronale en moins de temps qu'il n'en fallait pour compter les particules de matière grise qui constituaient ladite population et qui - décimées par les ravages de la gueule de bois - recevaient chacune de ces notes grinçantes comme un coup de taser.

... IIIiiiiiiiiing ! *

- QUOI ?! S'énerva-t-il en sursautant une bonne fois pour toute, abandonnant sa position de panda recroquevillé au profit de celle de l'étoile de mer victime de la marée noire après s'être rétabli sur le dos et avoir consenti (à contre cœur) à ouvrir les yeux pour se faire agresser par la lumière extrêmement crue du matin.

Tel un vampire exposé à l'astre solaire, Dickers fit la grimace et se protégea les yeux avant d'adopter une position assise. Seulement, lorsque ses pieds touchèrent le sol, le droit s'enfonça dans une substance visqueuse qui provoqua un " sprouitch " écœurant. Dégouté, le mannequin écarta les doigts de la main qui lui servait de visière pour constater qu'il venait de marcher dans le beurrier ... Perdu dans la contemplation de ses orteils couleur margarine, il se mit à réfléchir sur la façon dont cet aliment qu'il ne consommait que très rarement et qui se perdait toujours dans le fond du frigo avait bien pu arriver là, au beau milieu du salon, seule pièce habitable de la maison pour cause d'aménagement récent et de flemme chronique quant au déballage des cartons, à l'agencement et la civilisation des autres pièces qui constituaient l'ensemble de la nouvelle demeure Dickersienne.

Ne trouvant pas de réponse à ce mystère certainement dû à l'alcool et aux idées loufoques que ce dernier peut faire naître dans l'esprit de ses victimes, Noah laissa son regard vagabonder sur le sol et découvrit avec indifférence le cadavre d'un polo D&G à côté duquel gisait un jean Lewis qui - lui non plus - n'était pas revenu en pleine santé de la soirée de la veille. Péniblement, petit panda à la gueule de bois carabinée se décida à se lever, mais c'est une fois debout sur ses deux jambes qu'il prit conscience que l'ambition était peut-être un peu démesurée compte tenu de son mal de crâne et du caractère encore un peu flou de sa vision. Une vision qu'il cru d'ailleurs défaillante en voyant une tête curieuse le dévisager depuis la fenêtre. Incrédule, Dickers se frotta les yeux et daigna prendre le risque de se faire brûler les rétines par le soleil en retirant sa main de son champ de vision. La tête en question venait de disparaitre, mais il aurait pu jurer ne pas l'avoir imaginée de toute pièce.

Puis il réalisa soudain la raison pour laquelle il se retrouvait debout en caleçon au beau milieu de son salon à une heure beaucoup trop matinale pour le fêtard qu'il était : une sonnerie, celle de la porte d'entrée certainement (puisqu'aucun élément électroménager équipé de " bip " n'avait encore été branché depuis l'emménagement), l'avait arraché à son repos réparateur et, bizarrement, quelque chose qui ne pouvait être qu'un relent de logique nauséeux lui faisait envisager que cette tête qu'il venait de prendre en flagrant délit d'espionnage était certainement pour quelque chose dans toute cette histoire ... Bien décidé à en avoir le cœur net, Noah se dirigea vers l'entrée, manquant de déraper plusieurs fois à cause du beurre qu'il avait toujours sous le pied, et ouvrit la porte d'un coup sec sans se préoccuper outre mesure du fait d'être en petite tenue, mais en accusant bien le coup, par contre, quant au fait que la lumière du jour et le petit vent frais du matin l'attaquèrent sauvagement en le faisant frisonner de toutes parts.

- Ouaisbonjourc'estpourquoi ? Marmonna-t-il, un œil ouvert, un œil fermé, la bouche tordue de coin comme pour signifier clairement au soleil qu'il ne perdait rien pour attendre et la main qui n'était pas appuyée sur la poignée de la porte en train de lui gratter le ventre dans une attitude tout ce qu'il y a de plus navrant en comparaison de celle tellement chic et glamour qu'il avait lorsqu'il défilait pour les marques X ou Y qui avaient fait de lui un mannequin professionnel, certes, mais visiblement pas en ce qui concernait l'auto-restriction et le " savoir s'arrêter " avant de finir complément torché, de rentrer on ne sait comment et de se taper un dialogue enflammé avec une plaquette de beurre avant de sombrer dans le sommeil.
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Message(#) Sujet: Re: ✩ would you give me my stuff back, please ? | 4496, Lemon Street. ✩ would you give me my stuff back, please ? | 4496, Lemon Street. EmptyMer 13 Oct 2010 - 13:07

La luminosité de l'intérieur était loin d'être propice à un bon espionnage mais il était suffisant pour avoir permit à Dolly de détecter avec ses grands yeux vifs une silhouette étalée sur un sofa. Un instant, elle eut la terrible pensée qu'il fut mort : il ne réagissait absolument pas au stimuli auditif que produisait son doigt sur la sonnerie. Hypothèse qui fut rapidement balayée car l'individu eut un mouvement brusque pour se retourner et lui présenter son dos. Fronçant les sourcils, la jeune femme ne semblait pas du tout apprécier le spectacle qui se déroulait sous ses yeux : en gros, la personne habitant cette maison l'ignorait de son plein gré. Repartant sonner avec insistance, elle se dépêcha ensuite pour regagner la fenêtre et observer les réactions de l'individu. Elle eut alors un sourire de satisfaction en le voyant enfin se réveiller et même se mettre en position assise. Voilà qui était plus respectueux. Ce dont elle se serait passée, en revanche, c'était de se faire cramer en position de voyeurisme. Virant au rouge, elle disparue de la fenêtre avec une telle rapidité qu'elle-même en fut stupéfaite. L'instinct de survie ne cessera jamais de nous épater.
Profitant des quelques secondes avant de se retrouver nez-à-nez avec l'homme de toute évidence très grincheux, elle se tapota les joues pour faire disparaître le rouge et prit une pleine inspiration pour se calmer. Sa présence ici était totalement légitime, elle n'avait pas à avoir honte. Bon, bien sûr, elle aurait pu éviter d'épier par sa vitre mais lorsque l'on s'appelle Dolly Missoni, la curiosité est comme votre seconde prénom. La porte s'ouvrit enfin et elle se retourna rapidement, restant un instant bloquée devant la vision qui se présentait à elle. Était-ce une blague ? L'observant de la tête aux pieds sans la moindre gêne, son regard n'était pourtant pas celui de l'admiration féminine habituelle qu'il recevait sans doute sur X podium mais bien une profonde consternation. Ils étaient en milieu de matinée et il ressemblait d'avantage à un grizzli défraîchi qu'à un jeune homme actif. S'imaginant qu'il vivait sans doute avec sa mère qui devait être en train de préparer le déjeuner pour son flemmard de fiston, Dolly ne put s'empêcher de grimacer quand elle le vit se gratter un ventre impeccable mais d'une manière si peu gracieuse que ça gâchait tout le plaisir. Elle ne perdit pourtant pas le nord et, dévoilant la théière qu'elle tenait depuis le départ dans la paume de sa main, l'agita sous le regard encore à moitié endormi de l'homme. « C'est pour ceci ! Est-ce à vous ? » Sa voix était claironnante et son ton carrément accusateur, comme si elle sous-entendait que s'il répondait à la question positivement, il obtiendrait un flux de reproches. C'était assez bizarre d'ailleurs puisque techniquement, ce n'était pas de sa faute si sa théière s'était retrouvée chez elle mais n'ayant personne d'autre sous la main à blâmer, c'était lui allait en payer les frais. N'écoutant pas réellement sa réponse, Dolly s'était déjà mise sur la pointe des pieds pour essayer d'apercevoir par-dessus l'épaule massive qui lui bouchait la vue si certains de ses objets à elle n'était pas chez lui. Après tout, on est jamais mieux servi que par soi-même. C'est d'ailleurs en pensant avoir reconnu son abat-jour qu'elle se permit d'entrer dans la demeure sans y être invitée. De toute façon, Mr Elégance prendrait bien une bonne minute entière pour comprendre que la jeune femme se trouvait à l'intérieur de la maison et plus à l'extérieur, vu la vivacité qui brillait dans son regard. L'écartant de son chemin en posant une main froide sur le torse peu ragoutant qui se présentait à elle, elle se faufila à l'intérieur à la manière d'un chat venant vadrouiller dans un lieu inconnu. Ses yeux plissés balayés l'intégralité de la pièce avant de rejoindre la lampe de chevet qu'elle avait détecté plus tôt. En soulevant du bout des doigts un linge le recouvrant à moitié, elle reconnut l'objet comme lui appartenant et se retourna alors vers l'homme pour lui faire part de sa trouvaille. « Ça par contre, c'est à moi … Mais pas ça. » Elle laissa tomber sans regret le t-shirt informe au sol, se fichant bien de s'il s'agissait de sa tenue du jour, de celle de la veille ou de son doudou.
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Message(#) Sujet: Re: ✩ would you give me my stuff back, please ? | 4496, Lemon Street. ✩ would you give me my stuff back, please ? | 4496, Lemon Street. EmptyJeu 14 Oct 2010 - 4:04

« C'est pour ceci ! Est-ce à vous ? »
- Cequequoi ? >< Grommela-t-il en louchant sur l'objet que cette femme lui présentait avec une vigueur beaucoup trop abrupte à son goût. Sans réellement réussir à identifier la chose (circonstance atténuante : il avait le soleil dans le seul œil qu'il était encore capable de garder ouvert), il se résigna à s'en emparer puisque sa visiteuse ne semblait visiblement pas décidée à la garder en main plus longtemps. Il en était à détailler l'objet avec scepticisme quand la main glacée de l'inconnue lui congela le torse en lui intimant silencieusement de se reculer pour la laisser passer. Pris au dépourvu et pas encore bien certain d'avoir compris la nature de la farce qu'on lui jouait, Dickers s'écarta docilement, presque éberlué par la situation et se demandant s'il n'était pas encore en train de rêver ou si une caméra n'était pas cachée quelque part, en train de le filme pour rediffuser ça dans la prochaine émission piège et humour (douteux).

Laissé seul en tête à tête avec l'ustensile qu'elle venait de lui confier, il réussit enfin à en déceler la nature, il s'agissait d'une théière. Une théière ? Il était un peu tôt pour venir l'emmerder en lui proposant de prendre le thé, et ce même si cette voisine avait à cœur de se faire passer pour une âme charitable et bien intentionnée. « Ça par contre, c'est à moi … Mais pas ça. » Interpelé, Noah se retourna et vit la jeune femme laisser choir au sol l'un de ses nombreux t-shirt sales en désignant sa lampe de chevet comme étant un objet qui lui appartenait. Sourcils froncés et poil hérissés par le froid qui pénétrait sa demeure, Dickers décida de se rapprocher de l'inconnue pour demander des explications, mais manqua de nouveau de déraper à cause du beurre sous son pied dont il n'avait pas eu le temps de se débarrasser. Ce qui devait arriver arriva, fatigue aidant il laissa la théière lui échapper des mains. Un bruit épouvantable pour ses tympans encore traumatisés des décibels de la veille raisonna dans toute la maison quand l'objet vola en éclats sur le sol de l'entrée.

- RHA, merdemerdemerde ! S'exclama-t-il sans plus oser bouger de peur de marcher sur un morceau de porcelaine qui lui entaillerait le pied. C'est quoi ce bordel là, OH ?! Mal luné, limite agressif, il fusilla du regard celle qui était la cause de ce réveil en fanfare. Qu'est-ce-que vous foutez là vous ?

A croire que les bruits et le vent étaient des remèdes bien plus efficaces que les bains chauds et les nouilles pour sortir quelqu'un de sa léthargie d'après fête. Ceci étant dit, la mauvaise humeur grandissante du mannequin soulevait le désavantage de ces méthodes radicales sur celles plus douces : elles se contentaient de réveiller le corps, mais pas la sociabilité qui était sensé aller avec ...


Dernière édition par Noah J. Dickers le Sam 16 Oct 2010 - 21:13, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: ✩ would you give me my stuff back, please ? | 4496, Lemon Street. ✩ would you give me my stuff back, please ? | 4496, Lemon Street. EmptySam 16 Oct 2010 - 19:04

Aux yeux de n'importe qui, le désordre qui régnait sur cet intérieur aurait suffit à écœurer : des substances non-identifiables vernissaient le sol, la poussière s'entassait sur chaque mètre carré des meubles et des odeurs étranges planaient dans les airs mais Dolly ne s'en offensait pas. Elle en était juste navrée, le plaignant plus qu'autre chose. En effet, elle, elle ne faisait que passer et oublierait toutes ses agréables visions dans l'heure qui suit alors que lui, il rentrait tous les soirs dans ce trou à rats, se réveillait tous les matins (ou en tout cas quand il se réveillait) en maître d'une benne à ordures. Lorsque le jeune homme glissa brusquement sur une masse visqueuse et faillit se rompre le cou, Dolly cilla à peine. Elle savait pertinemment que si elle essayait de lui venir en aide, ils finiraient à deux au sol : son gabarit étant plus important que le sien, il ne fallait pas être Einstein pour comprendre qu'elle n'aiderait pas à grand chose. Elle le regarda donc se remettre de sa maladresse, le nez plissé par le dégoût de voir la théière qu'elle était venue lui rapporter en mille morceaux mais aussi par le beurre qui engluait les orteils de son hôte. Fouillant sa veste, elle en sortit un paquet de mouchoirs et le lui tendit à bout de bras du mieux qu'elle pouvait : elle aussi refusait de faire le moindre pas tant que les éclats de porcelaine accidentaient le périmètre. « Tenez, au lieu de vous plaindre. » Elle voyait bien qu'il n'était pas ravi de la voir, elle ne comprenait pas vraiment pourquoi d'ailleurs : elle était venue les mains pleines et désirait juste récupérer ce qui lui appartenait, inutile de la diaboliser. Loin de se démonter par cet accueil peu chaleureux, elle se redressa une fois que la transaction du paquet de mouchoirs fut terminée et ré-désigna sa lampe mais cette fois avec des gestes exagérés, comme si elle était en train d'expliquer la situation à un môme de cinq ans. « Je suis venue chercher mes affaires. Et vous rendre les vôtres … Même si de toute évidence, elles ne vous manquent pas tant que ça. » Un regard consterné sur les restes de la théière, Dolly enchaîna en reposant son regard électrique sur le visage bougon qui lui faisait face, son ton se faisant plus dur. « Ne croyez pas que c'est avec plaisir que je me trouve dans votre salon, avec l'accueil que vous m'avez réservée, soyez sûr que ma seule envie est de partir en courant. » Au moins, cela avait-il le mérite d'être franc. Dolly détestait les individus qui se plaignent d'une situation dont ils sont autant les responsables et à cet instant, cet homme bien que physiquement mâture agissait avec une puérilité affligeante.
Redressant les extrémités des manches de sa veste, elle se mit tourner sur elle-même comme si elle s'apprêtait à effectuer une inspection à la loupe des lieux. C'était d'ailleurs le cas, la jeune femme désirait opérer une visite plus poussée de cette demeure pour s'assurer qu'il n'y avait pas d'autres objets lui appartenant. Bien sûr, elle pourrait demander tout simplement à son voisin s'il ne pouvait pas directement la diriger vers les objets qui ne lui était pas familier mais elle avait la très nette impression que si elle l'interroger sur la moindre chose il risquait de lui sauter au cou et de l'égorger avec un morceau de porcelaine. Déterminée donc à se débrouiller seule, elle se fraya un chemin à travers le bazar qui encombrait la pièce jusqu'à arriver devant un globe terrestre trônant sur une étagère. « C'est à moi, ça aussi. » Les sourcils froncés, elle se retourna vers le type et porta les mains sur ses hanches, de plus en plus sidérée. « Des objets inconnus arrivent chez vous et ça vous est égal ? Vous pensez que c'est le Père Noël qui est venu vous gâter avant l'heure ? » Elle secoua la tête et passa une main sur le globe pour le débarrasser de la fine couche de poussière qui l'avait déjà recouvert en si peu de temps. « Dès que j'ai reçu vos affaires, je suis venu vous voir. J'ai simplement fait marcher mes méninges pour comprendre qu'elles devaient être à vous. Ce n'était pas très compliqué, vous auriez pu faire de même, ça nous aurait fait gagner beaucoup de temps. » Critique ? Autoritaire ? Insolente ? Totalement mais elle était tellement agacée par ce qu'elle découvrait qu'il était hors de question pour elle de calmer le jeu. Il était en faute et peut-être qu'il ne comprenait pas encore ce qui lui tombait dessus mais Dolly s'en moquait. Elle n'était pas là pour le prendre par des pincettes, pas en réalisant à quel point il se montrait grossier envers elle alors qu'elle était venue avec de bonnes intentions. « Le pire dans cette histoire, c'est que vous m'accueillez comme un mufle et à moitié à poils. »
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Message(#) Sujet: Re: ✩ would you give me my stuff back, please ? | 4496, Lemon Street. ✩ would you give me my stuff back, please ? | 4496, Lemon Street. EmptySam 16 Oct 2010 - 22:25

« Tenez, au lieu de vous plaindre. »

Un paquet de mouchoirs ? UN PAQUET DE MOUCHOIRS ? C'était vraiment tout ce qu'elle trouvait à faire au lieu de foutre le camp ? Lui tendre un paquet de mouchoirs ? Interdit, Noah détailla sa proposition avec dédain. Il avait de plus en plus de mal à comprendre ce que cette femme foutait chez lui et - pour tout dire - le fait qu'elle ne se précipite pas pour lui expliquer la nature de sa visite lui faisait perdre à vitesse grand V le peu d'écoute et de tolérance qu'il aurait pu avoir dans son état. Néanmoins, le dérapage périlleux qu'il venait de manquer de lui casser le cou et qui avait été à l'origine du massacre de la théière lui avait servi de leçon et c'est d'un geste peu commode qu'il s'empara du paquet qu'elle lui tendait pour entreprendre de s'essuyer le pied une bonne fois pour toute. Il en était à la fin de son nettoyage, perché en équilibre précaire sur sa jambe " propre ", quand la voix de l'inconnue s'éleva de nouveau dans le salon, lui donnant l'impression qu'en plus de le déranger de si bon matin, elle se foutait ouvertement de sa gueule. « Je suis venue chercher mes affaires. Et vous rendre les vôtres … Même si de toute évidence, elles ne vous manquent pas tant que ça. » « Vos affaires ? Mais de quoi vous ... » Commença-t-il à grogner avant de se faire couper la parole, « Ne croyez pas que c'est avec plaisir que je me trouve dans votre salon, avec l'accueil que vous m'avez réservée, soyez sûr que ma seule envie est de partir en courant. » Aucun regard jusqu'à ce jour n'avait du être aussi meurtrier que celui que Noah lança à l'autre blondasse en réponse à ses accusations. Il n'avait qu'une envie, lui dire de courir, justement, car un mot de plus et elle risquait fort de finir démembrée dans le congélateur, mais l'attitude étrange qu'elle adopta par la suite l'incita au silence et à l'observation pour mieux comprendre le but de son petit manège. Slalomant de ci de là, tournant sur elle-même et soupirant quand bon lui semblait, on aurait presque pu croire que cette étrangère se promenait au milieu d'une broquante à la recherche de la perle rare. Perle rare qui lui apparut sous la forme d'un globe terrestre dont elle s'empara (sans avoir demandé la permission) avant de se tourner de nouveau vers lui. « C'est à moi, ça aussi. Des objets inconnus arrivent chez vous et ça vous est égal ? Vous pensez que c'est le Père Noël qui est venu vous gâter avant l'heure ? » Quels objets inconnus ? Cette femme était complétement folle ! Agacé, Dickers contourna les morceaux de porcelaine qui jonchaient le sol de l'entrée pour se rapprocher du canapé aux pieds duquel se trouvait sa paire de converses qu'il enfila prompto, toujours dans l'optique de ne pas avoir à se plaindre de s'être pris un débris de théière dans la plante du pied. « Vous divaguez, ce globe terrestre m'appar ... » En fait, plus il regardait l'objet et moins le souvenir d'en avoir un jour fait l'acquisition se dessinait dans son esprit. Le seul globe terrestre dont il avait souvenir n'était autre que celui qu'il avait laissé derrière lui dans l'appartement de sa mère à NY lorsqu'il avait quitté la grosse pomme, et il se souvenait parfaitement avoir refusé tout net de s'encombrer avec une antiquité pareille. « Dès que j'ai reçu vos affaires, je suis venu vous voir. J'ai simplement fait marcher mes méninges pour comprendre qu'elles devaient être à vous. Ce n'était pas très compliqué, vous auriez pu faire de même, ça nous aurait fait gagner beaucoup de temps ... Le pire dans cette histoire, c'est que vous m'accueillez comme un mufle et à moitié à poils. »

Silence. Dickers s'efforça au calme et à la concentration pour comprendre comment il avait pu en arriver là, à se faire faire la morale par une inconnue qui avait débarqué comme on débarque chez mémé et qui, en plus de sous-entendre qu'il n'était ni vif d'esprit, ni bien élevé, insinuait clairement qu'il vivait au sein d'une maison dont certains objets décoratifs ne lui appartenaient pas. Il fallut qu'il s'efforce à détailler plusieurs fois les cartons à demi déballés qui jonchaient le sol pour se rendre compte que - en effet - il y avait bon nombre d'objets ici présent dont il n'aurait su raconter un éventuel passé commun. Ce cadre là-bas, qu'il n'avait pas pris la peine d'accrocher parce qu'il le trouvait le mauvais goût ... Il ne se souvenait plus du tout de l'avoir acheté ou de se l'être fait offert. Et le micro-ondes qu'il avait déballé à même le sol sans avoir le courage de le brancher par la suite, à bien y réfléchir il ne se souvenait plus de l'avoir toujours connu blanc. Aux dernières nouvelles le siens était rouge ...

« Attendez un peu ... » Lâcha-t-il en prenant ENFIN conscience d'un problème qui aurait du lui sauter au yeux depuis la veille. « C'est vrai ça, il n'est pas à moi ce globe ... QU'EST CE QUE VOTRE GLOBE TERRESTRE FAIT DANS MON SALON ?! » S'emporta-t-il, à bout de nerfs, sous le coup de la mauvaise humeur, du manque de sommeil, du réveil trop difficile et de l'attitude on ne peut plus réfractaire de cette nana qui ne lui donnait pas envie de faire d'efforts, ni même d'admettre qu'il était si peu regardant sur les biens matériels qu'il aurait pu vivre encore longtemps en se servant de ces objets qui n'étaient pas à lui si personne n'était venu souligner le problème à sa place.
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Message(#) Sujet: Re: ✩ would you give me my stuff back, please ? | 4496, Lemon Street. ✩ would you give me my stuff back, please ? | 4496, Lemon Street. EmptyMar 26 Oct 2010 - 0:02

L'animosité de cet homme à son égard n'avait d'égale que sa propre réticence à rester dans cette maison sens dessus dessous. Cependant, Dolly n'était pas du genre à se laisser facilement impressionner. A vrai dire, elle ne se laissait jamais impressionner. Il s'agirait là de faire preuve d'empathie et d'un rabaissement de soi, deux aspects que la jeune femme n'avait jamais réussi à exercer avec brio. Pour certains, il s'agissait d'une chance indéniable, pour d'autre, de la preuve pure et simple, s'il en fallait une, qu'elle était totalement inapte à s'épanouir en société. Sans doute était-ce pour cela qu'elle passait le plus clair de son temps libre enfermée chez elle si ce n'est à quatre pattes dans son jardin, à planter et taillader des plantes déjà parfaitement entretenues. Les regards meurtriers que lui adressait donc son hôte glissaient sur elle comme une brise anodine. Elle les devinait, mais s'en contrefichait. Elle n'était pas là pour lui aux dernières nouvelles et il pouvait même sortir un flingue de sa poche (en l'occurrence de ce qui constituait sa consternante petite tenue) qu'elle ne bougerait sans doute pas.

Tenant contre elle son globe terrestre comme s'il s'agissait d'un nouveau né, elle fixa sans dire un mot cet homme prendre petit à petit conscience de ce qui se passait chez lui. Dolly savait se montrer compréhensive parfois, lorsqu'elle faisait un effort. En fait, elle y arrivait surtout face à des abrutis et à cet instant, la jeune femme avait clairement l'impression de se trouver devant un idiot de première. Nulle insulte là-dedans, en fait, il devrait s'avouer chanceux car elle lui accorda du temps pour assimiler, que son cerveau fasse « tilte » devant l'illumination. Si elle avait pensé être face à quelqu'un de plus futé, elle aurait sans doute piqué une crise plus virulente, consternée qu'un esprit moyen ne puisse comprendre en deux secondes toute cette situation. Mais patiente jusqu'au bout avec lui, elle ne put cependant pas retenir un sourire insolent quand il réalisa enfin que ce globe n'était nullement le sien. Elle faillit lui dire « C'est un peu ce que je viens de dire. » mais se contenta d'un « C'est la question à mille dollars. Personnellement, je pense à une erreur dans le répertoire de nos déménageurs respectifs ... Ou alors l'un d'eux a oublié sa paire de lunettes et a confondu mon adresse avec la votre ... » Haussant les épaules négligemment et devinant rapidement que se poser des questions sur le pourquoi du comment ne les avanceraient en rien, elle s'avança vers l'homme et lui tendit avec verve le globe qui cogna dans un bruit sourd son torse, le forçant à le prendre à son tour dans ses bras. Libérée, elle tourna alors sur elle à la recherche d'un vêtement qu'elle trouva sans trop de difficultés sur le bras du sofa sur lequel il avait dormi. Du bout des doigts et comme si le tissu était chargé de particules radioactives, elle le lança sur le jeune homme, l'air pincé. « Enfilez ça pour commencer et ensuite, on s'amusera à faire la navette pour que chacun retrouve ses affaires. Ça va vous comme deal ? » La dernière partie de sa prise de parole était d'avantage une formule de politesse qu'autre chose. Qu'il soit d'accord avec sa proposition ou pas, à vrai dire, elle s'en moquait. Il n'avait pas de raison de refuser de toute manière mais s'il le faisait, Dolly ne raterait sans doute pas l'occasion de citer tous les articles du Code Civil de Miami condamnant la détention illégale d'objets appartenant à autrui. Oui oui, elle serait capable de le traiter de vil voleur s'il n'acceptait pas de lui rendre dans l'heure ses affaires. Fétichiste ? Non, juste trop fière pour essuyer un refus, surtout lorsqu'elle est dans son plein droit. Sûre d'elle, elle se mit donc en quête d'autres de ses objets, fouinant d'abord avec les yeux puis y mettant carrément les mains en soulevant, déplaçant, poussant certains éléments du décors de la pièce. Comme pour se défendre par avance de quelconques reproches sur sa manière de procéder, elle lança par-dessus son épaule avec indolence. « Je vous aurais bien demandé de me signaler directement les objets qui vous sont étrangers mais de toute évidence, vous ne savez même pas ce que vous possédez vous-même. C'est la maison de votre mère, c'est ça ? » Son ton n'avait rien de critique, à vrai dire, elle trouverait cela tout à fait normal qu'il lui réponde oui puisqu'après tout, elle venait elle-même de quitter le foyer familial et ce, uniquement pour des raisons indépendantes de sa volonté. Indubitablement, si Dolly avait pu continuer à vivre chez sa mère, elle l'aurait fait. Dommage que son domicile ait pris feu quelques semaines auparavant.


Dernière édition par Dolly Missoni le Jeu 11 Nov 2010 - 13:34, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: ✩ would you give me my stuff back, please ? | 4496, Lemon Street. ✩ would you give me my stuff back, please ? | 4496, Lemon Street. EmptyMer 27 Oct 2010 - 18:28

« C'est la question à mille dollars. Personnellement, je pense à une erreur dans le répertoire de nos déménageurs respectifs ... Ou alors l'un d'eux a oublié sa paire de lunettes et a confondu mon adresse avec la votre ... » Mais qu’elle était agaçante cette bonne femme ! Exaspéré, Noah en resta les bras ballants. S’il n’avait pas fallu tirer cette affaire au clair , nul doute qu’il aurait fait abstraction de toutes les bonnes manières que sa mère s’était acharnée à lui apprendre durant de nombreuses années pour attraper cette intruse par le col et la foutre à la porte, ni plus ni moins. Cependant, ce qu’elle venait de lui dire éveilla en son for intérieur une vague de réminiscences nébuleuses. A bien y réfléchir, et en faisant abstraction de sa gueule de bois, il se souvenait en effet d’avoir reçu la visite des déménageurs la veille. Seulement, n’imaginant pas une seule seconde qu’on ait pu se tromper de cartons, il n’avait évidemment pas pris la peine de vérifier. De toute façon, fort de sa négligence quand il s’agissait des biens matériels, vérifications faites ou pas il n’était pas dit que quelque chose lui aurait paru louche. Combien de fois s’était-il retrouvé face à des objets qu’il avait acheté puis délaissés avant de retomber dessus bien des mois plus tard sans plus se souvenir que son défaut d’acheteur compulsif l’avait fait ramener chez lui la chose en question ? Un nombre à incalculable, s’en était navrant, surtout lorsque l’on pensait en parallèle à toutes ces familles nombreuses qui se devaient de recycler l’ancien faute de pouvoir faire l’acquisition de nouveau …

Finalement, la mégère revint à la charge et l’encombra de son globe terrestre, non contente d’avoir vu le sort qui avait été réservé à la théière la dernière fois qu’elle lui avait confié un objet à tenir. Pincé, Dickers frissonna au contact de l’objet contre son torse mais le ne fit pas tomber cette fois. De nouveau, il la regarda juger le salon du regard sans comprendre comment quelqu’un pouvait se permettre autant de sans gêne dans une demeure qui n’était pas la sienne (et c’était peu dire, puisque lui-même n’était pas du genre à rester parfaitement réservé dès qu’il débarquait quelque part). Enfin, la jeune femme sembla trouver ce qu’elle cherchait et lui tendit son t-shirt comme si ce dernier avait été une souche porteuse du collera. Perplexe, Dickers détailla le vêtement sans comprendre. A ses yeux, il n’y avait rien à redire sur SA tenue, dans SON salon. « Enfilez ça pour commencer et ensuite, on s'amusera à faire la navette pour que chacun retrouve ses affaires. Ça va vous comme deal ? » Il n’était pas dupe, ce « ca vous va comme deal ? » n’était là que pour faire acte de politesse tardive et laissait clairement sous-entendre qu’elle n’en démordrait pas, quoiqu’il en dise. Fatiguée et désireux de retrouver son lit au plus vite, Noah se résigna. Il ne se sentait ni la force ni le courage de menait de front une joute verbale avec une garce visiblement bien mieux réveillée que lui. Alors, en soupirant, il déposa le globe terrestre sur le canapé et enfila son polo en marmonnant dans sa barbe sur les voisins, la considération et les méfaits de la vodka. Par la même occasion, il en profita pour attraper son jean et l’enfiler non sans peine par-dessus ses converses, afin d’en finir définitivement avec cette impression de froid mordant qui lui attaquait la peau. Ses mains amorcèrent un mouvement inconscient pour boucler sa ceinture, mais il réalisa qu’il n’en avait pas et trouva ce fait étrange, puisqu’il ne sortait jamais sans ceinture. Peut-être était-ce là une preuve de plus que ses cartons n’étaient en fait pas les siens et qu’une ceinture solitaire l’attendait dans la demeure de cette folle matinale ? Sûrement.

Pendant ce temps, et toujours avec une aisance qu’il jugeait parfaitement déplacée, la voisine continuait de farfouiller dans ses / leurs affaires. Lui, il n’aurait pas dit non à un grand bol de céréales. Et d’ailleurs, puisque cette bonne femme semblait si décidée que à venir l’emmerder de bon matin plutôt que d’attendre qu’il se soit douché et requinqué avant d’attaquer les négociations de déménagement, il se dit qu’il était parfaitement dans son droit de lui rendre la pareille en se montrant sous son plus mauvais jour, le jour de l’adolescent ingrat qu’il avait toujours été et qu’il continuait d’être à ses heures perdues, quand la mauvaise humeur lui faisait oublier qu’à 27 ans on n’a plus l’âge de dire « merde » à chaque fin de phrase.

« Eh bien non, on est chez moi ici » Répondit-il avec condescendance, « Et puisque je suis chez moi, je vais me prendre un bol de céréales. Non, ne vous dérangez pas, je ne vous en propose pas, vous m’avez l’air tellement dans votre élément à fouiller dans les cartons, je ne voudrais pas vous couper dans votre élan. Faites-donc, je vous regarde ! » Termina-t-il en marchant sans considération sur les débris de théière pour se rendre à la cuisine, ouvrir un placard et en sortir une boite de céréales pour enfants ainsi qu’un bol qu’il remplit de lait avant de se poser sur l’un des tabourets hauts du bar américain qui séparait le salon de la cuisine et de regarder la bonne femme avec une insolence que seul les jeunes petits cons peuvent avoir. Bien évidemment, il ne se priva pas pour mâcher bruyamment le contenu de son bol tout en fredonnant un air de musique électro certainement encore gravé dans son esprit après la soirée de la veille. Si elle tenait tellement à l’accompagner dans son rituel du réveil, elle allait être servie, vilaine voisine !


Dernière édition par Noah J. Dickers le Ven 5 Nov 2010 - 0:18, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: ✩ would you give me my stuff back, please ? | 4496, Lemon Street. ✩ would you give me my stuff back, please ? | 4496, Lemon Street. EmptyVen 5 Nov 2010 - 0:02

Dolly ne jeta qu'un bref regard sur l'homme lorsqu'il se rhabilla, pas spécialement pour se rincer l'œil mais plutôt par auto-satisfaction. C'était toujours un plaisir pour elle de voir autrui exécuter ses ordres (de plein gré ou à contre cœur, ce n'était qu'un détail insignifiant pour elle). Elle faillit même le narguer lorsqu'elle le vit, entre deux inspections de la déplorable décoration du salon, serrer une ceinture invisible. Elle savait très exactement où se trouvait l'accessoire pour l'avoir fait tomber sur son propre parquet à plusieurs numéros d'ici. Cela allait sans dire que maintenant qu'elle voyait l'état consternant de la majorité de ses affaires, la jeune femme ne ressentait pas la moindre gêne pour avoir négligé la fameuse ceinture. Continuant donc ses emplettes comme si de rien n'était, elle eut tout de même la grande chance de voir une nouvelle fois à l'œuvre l'impolitesse et l'indélicatesse de son hôte. Elle ne savait pas trop si c'était son « non » catégorique qui l'irrita le plus ou le reste de ses mots chacun plus scandaleux les uns que les autres. C'était quoi, ça ? Difficile à comprendre, surtout pour une jeune femme comme Dolly qui bien qu'extrêmement intelligente, avait beaucoup de mal à cerner les individus, surtout lorsque ceux-ci s'avéraient aussi filou et sarcastique. Tout ce qu'elle arrivait à saisir, c'était l'impolitesse avec laquelle il venait de lui retirer le droit de se joindre à lui pour déjeuner (non pas qu'elle ai eu faim mais la moindre des choses seraient de proposer à ses invités une collation plutôt que de les abandonner aussi sèchement) et son absence flagrante du désir de lui venir en aide. S'étant retournée sur lui, c'était avec de gros yeux qu'elle ne le lâcha pas du regard jusqu'à ce qu'il s'installe sur un des tabourets de sa cuisine ouverte. A vrai dire, son expression effarée ne la quitta pas lorsqu'elle se détacha de l'étagère qu'elle était en train de fouiller et qu'elle se dirigea vers lui. Une fois arrivée à sa hauteur, elle garda la bouche close, les mains reposées sur ses hanches et le buste légèrement penchée en avant comme si elle était sur le point d'analyser une espèce d'araignée particulièrement inédite. Non, elle ne rêvait pas : il s'était bien servi des céréales comme il l'avait dit et oui, il semblait tout à fait profiter de son repas alors qu'il était censé l'aider dans sa recherche. Levant les yeux au ciel, puis les mains comme si elle abdiquait, elle poussa un long soupire avant de tourner les talons et de s'exclamer tout en retournant dans la partie salon. « Incroyable ! Non vraiment, c'est stupéfiant. » Parlant plus pour elle que pour lui (de toute manière, maintenant qu'il venait d'impunément la repousser, elle n'était vraiment plus disposée à faire d'efforts – oui oui, malgré les apparences, elle avait fait preuve d'une extrême courtoisie, contrairement à lui), elle s'accroupit devant un carton plein qu'elle avait repéré quelques minutes plus tôt mais qu'elle n'avait pas osé toucher jusque là. Maintenant que la guerre était déclarée, elle n'allait pas se priver. Après une rapide vérification pour s'assurer que les objets de ce carton n'étaient pas les siens, elle le retourna en intégralité et le vida entièrement de son contenu dans un vacarme grandiose. Elle se releva ensuite et repoussa du pied l'amas de bric-à-brac qu'elle venait de répandre et posa à la place libérée le carton à présent vide. Sans jeter le moindre coup d'œil au goinfre, elle attrapa son globe, quelques statuettes lui appartenant et même des bouquins qu'elle positionna soigneusement et astucieusement dans la boîte pour que tout puisse entrer. Puisqu'il ne voulait pas l'aider, elle se débrouillerait par elle-même, un point c'est tout. Fière de sa trouvaille, elle s'épousseta les mains sur sa robe et se recoiffa du revers de la main. Elle hésita un instant entre retourner à la quête d'objets supplémentaires, faire un premier aller jusqu'à sa maison ou aller noyer cet homme dans son bol de lait et bien que la dernière option fut la plus tentante, elle n'opta pour aucune des trois. Elle venait d'avoir une meilleure idée. Revenant vers le jeune homme, elle grimpa sur le tabouret voisin au sien et le fixa jusqu'à ce qu'il daigne la regarder. Une fois qu'elle capta son attention, elle lui dit avec un air tout à fait sérieux, subtilement teinté de pitié. « Est-ce que vous avez des problèmes de développement personnel ? N'ayez pas honte, à vrai dire, si vous me répondez que oui, ça me soulagerait pas mal. » A quoi jouait-elle ? A la bonne copine. Puisque l'autorité ne semblait pas fonctionner sur lui et que bien qu'elle haïssait le reconnaître, elle allait avoir besoin de ses muscles pour les voyages jusqu'à chez elle, Dolly avait fait le choix de la méthode de mise en confiance et de tentative de compréhension. Malheureusement, ça ne lui ressemblait absolument pas et c'était sans doute pour ça que sa question ressembla plutôt à un total foutage de gueule qu'autre chose. Pourtant, elle y avait mis son cœur et reproduisait avec exactitude l'expression adoucie et le sourire paisible que les psychologues abordaient traditionnellement face à un névrosé potentiellement retardé.
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Message(#) Sujet: Re: ✩ would you give me my stuff back, please ? | 4496, Lemon Street. ✩ would you give me my stuff back, please ? | 4496, Lemon Street. EmptyVen 5 Nov 2010 - 15:40

Perché sur son tabouret et entièrement concentré à sa tache, Noah ne dénia plus accorder un seul regard à la voisine qui ne manquait pourtant pas de faire un boucan du diable pour attirer son attention. Toujours en sifflotant, il entreprit de couler ses céréales comme il avait pris l’habitude de le faire depuis l’âge de 5 ans, à savoir prendre le lait dans sa cuillère pour le faire couler sur le dessus du bol, là où les pétales étaient les moins humides et donc les moins moles. Ce petit rituel, simpliste et enfantin, faisait partie des nombreuses manies que cultivait le mannequin. En l’occurrence, noyer les céréales avec application lui permettait de se vider l’esprit et de faire le point pour attaquer une nouvelle journée, deux choses dont il allait avoir grandement besoin au vu de la façon dont la matinée commençait. La fraicheur du lait et le croustillant des cornflakes l’aidèrent à lutter contre sa gueule de bois et tout tendait à laisser croire qu’avec une bonne douche et un bon brossage de dents rien n’y paraitrait plus. Seulement, c’était sans compter sur l’obstination de l’hystérique de service qui revint encore une fois à la charge en s’installant à ses côtés et en le fixant de manière désobligeante. Foncièrement, habitué aux regards critiques et à la sollicitation pesante des appareils photos, Dickers n’en ressentit aucune gêne, mais le fait qu’elle remmène ses ondes négatives aussi près de son petit déjeuner lui hérissait le poil. A coup sûr elle allait lui pourrir son groove et faire planer le fantôme de l’aigreur sur son rituel repousse-journée de merde. Il tourna donc le regard dans sa direction avec, dans les yeux, quelque chose qui relevait de l’hostilité clairement assumée, pour se rendre compte que – contrairement au caniche hargneux auquel elle lui faisait penser – elle ne grognait ni ne bavait pas. En fait, l’air compatissant qu’il arborait alors le rendit plus méfiant que surpris.

« Est-ce que vous avez des problèmes de développement personnel ? N'ayez pas honte, à vrai dire, si vous me répondez que oui, ça me soulagerait pas mal. » Silence. Noah, qui était en train de mastiquer une grosse bouchée de céréales, s’arrêta dans son geste et la regarda d’un air interdit qui signifiait clairement qu’elle n’aurait pas du lui poser ce genre de question. Une question qui – conjoncture aidant – prenait des allures de bâton que l’on tend pour se faire battre. Ah, elle se moquait de lui ? Ah, en plus de le réveiller de manière brutale, elle cherchait à le pousser à bout de nerf de si bon matin, lui qui n’avait rien demandé à personne ? Et ce sourire de Tata Bonheur qui ne lui allait pas du tout maintenant qu’il s’avait de quel toupet elle était capable …

Sans un mot, Dickers reposa sa cuillère et attrapa son bol encore à moitié rempli pour le porter à ses lèvres tout en pivotant sur lui-même pour faire face à la mégère. Par-dessus le bord de récipient, il lui jeta un regard mesquin et avala une ultime gorgée de lait avant de jeter, d’un geste vif et qui ne pouvait être que prémédité, le reste de son petit-déjeuner à la figure de l’intruse. La bonne quinzaine de centilitres de liquide qu’il avait pris soin de ne pas avaler lui explosa au visage en s’arrangeant pour que les quelques cornflakes qui avait survécu à sa gourmandise restent collés à sa peau. Satisfait de son effet de surprise, Noah enchaina sans plus attendre et d’une voix qu’il voulait la plus hypocrite possible :

« C’est ça, je suis con comme une chaise, voyez qu’il ne fait pas bon de s’approcher de moi, les imbéciles réservent toujours des tas de surprises. »

Reposant son bol sur le comptoir, il commença alors à épousseter les quelques gouttes de lait qui avaient rebondi sur son t-shirt lors de la rencontre avec le visage de Dolly. Inutile de le préciser, il se sentait d’humeur bien meilleure maintenant qu’il estimait avoir rendu à cette folle furieuse la monnaie de sa pièce.
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Message(#) Sujet: Re: ✩ would you give me my stuff back, please ? | 4496, Lemon Street. ✩ would you give me my stuff back, please ? | 4496, Lemon Street. EmptyJeu 11 Nov 2010 - 13:55

Satisfaite d'éveiller chez lui un intérêt évident pour ce qu'elle venait de dire, Dolly attendit avec patience la réponse qu'il allait lui accorder. Bien entendu, elle n'était pas assez douée dans ce domaine pour se rendre compte que quelque chose dans ses réactions n'allaient pas. Pour n'importe qui d'un tantinet empathique, il était évident que la rigidité et cette placidité sur-jouée n'étaient pas de bons signes, loin de là. Ils étaient le calme avant la tempête, la grille fermée avant une bousculade le premier jour des soldes.

Elle le vit poser sa cuillère, mais pensa que c'était pour mieux se concentrer. Lorsqu'il but une gorgée de son bol, elle pensa que c'était pour s'éclaircir la gorge avant une longue tirade. Le regard plutôt obscure qu'il lui lançait était probablement une manière de lui faire comprendre qu'il s'apprêtait à lui révéler quelque chose d'assez difficile à avouer sur soi. Mais quand il lui balança le reste de son lait en pleine figure, elle ne trouva pas d'explications. Son cerveau observateur et ayant toujours toutes les réponses court-circuita. Figée sur son tabouret, elle eut le souffle coupé pendant de longues secondes durant lesquelles elle écouta sans réellement l'entendre l'homme lui lancer de manière cinglante qu'il était un imbécile fini. Ça maintenant, elle n'en avait plus le moindre doute. D'un bond, elle sauta au sol et se tint droite comme un piquet face à l'individu avant de lui asséner une gifle si puissante que si son poing avait été clos, aurait sans doute considérablement abîmé sa mâchoire. Elle n'avait toujours pas touché à la substance froide et opaque qui peignait tristement son visage et une partie de sa chevelure mais ses yeux brillaient avec une telle force au milieu de toute cette blancheur qu'elle était certaine que ce type ne louperait pas une miette de sa colère. « Vous êtes même le roi des imbéciles ! » Son index s'était pointé sur lui avec virulence et elle n'avait aucune idée de ce qui la retenait de passer ses mains autour de son cou et tenter de l'étrangler. Peut-être son trop grand respect pour la vie au sens scientifique. L'instant d'après, elle poussa de son pied le tabouret sur lequel elle était assise, l'entendit se renverser mais s'en ficha comme de la moustache du Père Noël. D'une démarche hasardeuse, secouée de hoquets dans une vaine tentative de ne pas laisser la moindre larme déborder de ses yeux, elle contourna le plan de cuisine pour arriver du côté du lavabo. Il n'avait certainement pas intérêt à lui refuser l'accès à cette partie de sa maison : elle était réellement capable d'attraper un des couteaux posés à quelques centimètres de ses mains et le regard assassin qu'elle lui adressa comme un avertissement dut faire bien passer le message. Dolly était mal. Atrocement mal. Ce geste bafouait un si grand nombre de ses principes (comme le respect d'autrui, la civilité, l'interdiction du gâchis de nourriture) qu'elle était désorientée. De plus, la sensation des gouttelettes de lait coulant dans son cou et s'insinuant sous sa robe la paralysait totalement. Ces chatouillis la répugnait et au bout d'un effort nerveux pour trouver une serviette propre, elle commença enfin à se débarbouiller le visage, en décollant rageusement les flocons de céréales perdus dans ses cheveux. L'odeur du lait était aussi difficile à supporter et elle s'empressa alors d'ouvrir grand les robinets pour s'asperger d'eau … Et augmenter les sensations désagréables de gouttelettes s'écoulant sous ses vêtements. Une fois qu'elle eut fini sa toilette sommaire, trempée mais au moins un minimum propre, elle se pencha par dessus le plan de travail et s'adressa à l'homme avec un profond dégoût et une autorité sans faille. Si le lait avait en grand partie disparût, il n'en était rien de sa colère. « Levez-vous, immédiatement et amenez ce carton au numéro 3001. Je vous jure que si vous ne le faites pas, je porte plainte pour vol et agression. » Elle n'avait pas besoin de rajouter « Je ne plaisante pas. » puisque cela se lisait à travers chaque pore de son être.

Les cheveux en bataille, le haut de sa robe trempé et son maquillage évanoui, elle ne ressemblait plus à grand chose et l'idée de traverser la rue dans cet état la consternait d'avance, si en plus elle allait devoir le faire en portant seule sous son bras un carton de plusieurs kilos … Se détachant des lavabos, elle s'aventura en direction du salon d'un pas las, visiblement déçue par la tournure que venaient de prendre les choses. Elle était venue avec les plus nobles intentions et voilà qu'elle avait été agressée et humiliée. Si ses affaires n'avaient pas été son principal soucis, elle serait sans doute partie en claquant la porte depuis un bon moment mais trop attachée à ses principes, elle était restée. Une fois à bonne distance de l'homme, elle resta dos à lui à quelques mètres du carton, près du canapé immonde sur lequel il dormait plus tôt et croisa les bras contre sa poitrine. Par soucis de masquer ce qui aurait pu devenir transparent sous l'humidité et se réchauffer mais aussi et surtout pour marquer sa décision de ne plus le regarder, de ne plus le calculer. Elle l'abhorrait, le maudissait mais forcée de rester le temps de l'évacuation de ses affaires, Dolly s'était mise en mode « statue de cire ».
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Message(#) Sujet: Re: ✩ would you give me my stuff back, please ? | 4496, Lemon Street. ✩ would you give me my stuff back, please ? | 4496, Lemon Street. EmptySam 13 Nov 2010 - 9:10

* BAFFE * Sous le choc de l'impact, la bouche de Noah dessina un " O " parfait tandis que son cou accompagnait le mouvement pour finir par lui faire présenter un profil rougi à l'agresseur. « Vous êtes même le roi des imbéciles ! » Portant une main à sa mâchoire sans toutefois consentir à reprendre une position plus droite ou à répondre quoique ce soit, Dickers entama un massage de fortune destiné à faire circuler le sang là où Dolly avait figé toute circulation en lui collant son revers. Son regard de biais accompagna le contournement que fit la voisine pour se rendre jusqu'à l'évier et ce qui semblait être un sourire coin teinté de satisfaction se dessina aux coins de ses lèvres tandis qu'il constatait tous les efforts silencieux qu'elle faisait pour rester calme et ne pas céder à ce qui semblait être une crise d'hystérie en puissance. Cette claque magistrale qu'il venait de se prendre n'attaquait en rien son égo, bien au contraire, il avait depuis longtemps assimilé le principe de cause à effet qui voulait que pour être un petit con de haute voltige il fallait aussi accepter de se prendre les coups qui allaient avec. Par ailleurs, les gestes fébriles et plus qu'approximatifs qu'exécutaient la jeune femme pour se défaire du liquide qui lui recouvrait le visage le satisfaisaient pleinement de par le fait qu'ils ne trompaient pas sur l'état de nerf dans lequel elle se trouvait. Un état de nerf dont il était fier d'être la cause et qui se confirma lorsqu'elle se rapprocha du plan de travail pour lui ordonner de se lever et de déménager le carton qu'elle avait rempli pendant qu'il prenait son petit déjeuner. Avec un sourire plus narquois que nécessaire, il consentit à se lever et à la suivre dans le salon sans plus ressentir aucune colère. A vrai dire, le fait d'avoir inversé la vapeur de la sorte le rendait même rayonnant d'une bonne humeur proprement déplacée compte tenu des circonstances. Content d'avoir foutu en l'air sa matinée comme elle avait foutu en l'air la sienne, Noah n'avait plus qu'à se réjouir puérilement d'avoir gagné une confrontation qui, en fin de compte - et avec une objectivité autre que la sienne complétement inexistante - , relevait plus de la chamaillerie de gamins que d'une dispute clairement justifiée. De toute façon - et quoi qu'on en dise - lorsqu'il estimait avoir raison de se comporter en goujat de la pire espèce rien ni personne n'aurait pu se croire à la hauteur de le faire se raviser. Politesse, bienséance et savoir vivre faisaient partie de son référentiel comportemental, mais à dose homéopathique, preuve venait une fois de plus d'en être faite ...

Docilement, il s'accroupit pour ramasser le carton qu'il cala bien comme il faut contre son torse avant d'amortir une série de pas en direction de celle dont le comportement presque aussi radical que le sien le faisait beaucoup rire, intérieurement. Lorsqu'il parvint à sa hauteur, le chieur inné qui sommeillait en son for intérieur lui fit suspecter que cette femme là, en plus d'être une maniaque comme on n'en faisait plus, ne devait pas aimer que l'on pénètre de trop près son cercle vital. Aussi ne se dérangea-t-il pas pour se pencher plus que nécessaire à son oreille et lui demander d'une voix faussement onctueuse : « Et je fais comme vous c'est ça ? Je force le passage pour aller le déposer dans le salon et récupérer mes affaires ? », le tout ponctué d'un petit « hum ! » perdu entre arrogance et amusement. Sans plus attendre et sans un regard en arrière, il la laissa le snober avec superbe et se dirigea vers le hall d'entrée en devinant qu'elle ne mettrait pas longtemps à comprendre toute l'ampleur de la menace que pouvait représenter un Noah en mode enfoiré devant chez elle, en train de chercher à pénétrer dans sa maison avec autant de virulence qu'elle même l'avait fait en ces lieux. Comptant mentalement jusqu'à trois, il s'attendait à la voir le rattraper avant même qu'il n'ait franchi le seul de la porte d'entrée, histoire de l'accompagner et de s'assurer qu'il ne lui viendrait pas à l'esprit de tout ravager chez elle comme pour rire.
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Message(#) Sujet: Re: ✩ would you give me my stuff back, please ? | 4496, Lemon Street. ✩ would you give me my stuff back, please ? | 4496, Lemon Street. EmptySam 13 Nov 2010 - 13:43

Bouillonnant sur place, le seul réconfort que ressentie la jeune femme fut lorsqu'elle entendit l'homme s'exécuter et ramasser son carton. Elle n'eut nullement besoin de jeter un coup d'œil dans sa direction, se laissant informer par son ouïe. L'abdication du jeune homme était évidemment loin de la faire sauter de joie mais elle voyait là une certaine amélioration, une sorte d'armistice en sa faveur. Certes, il agissait sous la menace et sans doute par démarche personnelle, comprenant que plus tôt il lui accorderait ce qu'elle désirait, plus tôt il serait débarrassé de sa présence mais Dolly ne pouvait s'empêcher de ressentir cette fierté personnelle que ressent chaque personne en voyant quelqu'un exécuter ses ordres. Le soulagement était néanmoins des plus discrets et éphémère car la jeune femme d'ordinaire si réticente aux moindres sentiments ne pouvait s'empêcher de voir tout aussi rouge qu'à l'instant où elle avait giflé son hôte et c'était là sans doute son plus grand regret. Incapable de se calmer, elle s'était renfermée sur elle-même, dans une petite bulle invisible mais rigide comme de la glace. A chaque fois qu'elle essayait de relativiser, le souvenir du regard mesquin de l'homme et le lait sur son visage rehaussaient sa colère. Elle était comme sur des montagnes russes, à l'exception que les creux ne semblaient pas accessibles. Aussi, lorsque l'homme osa s'approcher trop près d'elle, elle fut prise d'un hoquet nerveux, envahie par une nouvelle vague de sentiments meurtriers à son égard. Ses doigts s'étaient crispés jusqu'à former un poing et sa gorge se serra lorsqu'elle entendit les mots provocateurs qu'il lui adressa. Levant ses yeux sur lui, horrifiée, elle resta interdite. Elle, c'était différent : elle n'était pas venue avec l'intention de mettre le bazar ou d'ouvrir une troisième guerre mondiale. Elle avait peut-être bafouée quelques règles de courtoisie en s'invitant seule mais c'était uniquement parce qu'elle avait bien vu dans l'œil morne de son interlocuteur qu'il ne ferait pas le premier pas. Dans un réflexe de survie, elle voulut lui asséner un coup de coude dans les reins mais son geste se perdit car, plus rapide qu'elle, il s'était déjà dirigé vers la porte d'entrée, visiblement prêt à exécuter la menace qu'il venait de suggérer. Pivotant sur ses talons, elle se précipita vers lui, sauta par dessus les morceaux de porcelaine de la défunte théière par où tout avait commencé, n'ayant nullement conscience qu'elle allait lui offrir très exactement ce qu'il cherchait, à savoir, une nouvelle crise d'autorité et d'agressivité.

Une fois qu'elle arriva à l'atteindre, elle se glissa agilement entre lui et la porte, bloquant irrémédiablement l'accès de sortie, une main sur la poignée, déterminée à ne pas le laisser passer tant qu'elle n'aurait pas la garantie qu'il se comporterait selon ses règles une fois devant chez elle. Levant son index dans un geste très professoral, elle articula avec verve et application à la fois, dans le but évident d'être la plus claire possible malgré le gyrophare d'alerte qui pétait tout dans son cerveau. « Vous n'allez forcer le passage de rien du tout, vous n'allez même pas rentrer chez moi. Vous déposerez mes affaires sur ma pelouse et vous attendrez que je rentre à l'intérieur récupérer vos affaires et que je vous indique de partir. Vous n'allez certainement pas franchir le seuil de ma porte ni même en rêver. C'est bien clair ? » Ses yeux qui pourtant d'un bleu éclatant semblaient d'un sombre inquiétant, vrillant ceux de l'homme avec une sévérité inédite et annonçant clairement que ce n'était pas juste la crainte de le voir tourbillonner chez lui qui l'affolait mais bien un principe dur comme fer, ancré dans sa personnalité et ses habitudes, qui donnait corps à cette interdiction. Dolly avait pleinement conscience d'être sur des charbons ardents, qu'il n'y avait vraiment pas beaucoup de chance pour que cet homme se plie à ses règles mais elle se devait d'essayer de toutes ses forces. Après tout, il n'avait rien à perdre à respecter son souhait, au contraire. La transaction se ferait d'autant plus efficacement et calmement, s'il était doté d'un minimum de raison, il le comprendrait aisément. Malheureusement pour elle, Dolly n'était pas certaine qu'il en soit capable : après toutes les preuves d'immaturité et de provocation qu'il lui avait accordé depuis son arrivée, c'était comme demander à un éléphant d'enfiler un tutu. Malgré son apparence ferme et coriace, c'était pourtant bien une pointe d'angoisse et d'inquiétude qui se lisaient dans ses yeux, entre deux froncements de sourcils.
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Message(#) Sujet: Re: ✩ would you give me my stuff back, please ? | 4496, Lemon Street. ✩ would you give me my stuff back, please ? | 4496, Lemon Street. EmptyDim 14 Nov 2010 - 23:23

Un ... deux ... tr- ... « Vous n'allez forcer le passage de rien du tout, vous n'allez même pas [...] » -ois, gagné ! Noah n'écoutait pas, il préférait - et de loin - se délecter du moindre petit tic nerveux qui aminait le visage de cette voisine à la frigidité qu'il estimait désormais ne plus être à démontrer. Ses yeux dans lesquels dansaient la flamme d'une colère véhémente ; son indexe inquisiteur et menaçant ; la façon dont elle tentait de lui tenir tête malgré la bonne vingtaine de centimètres qu'il avait de plus qu'elle et ce ton cassant, à la limite du caca nerveux, tous les signes avant coureur d'une crise de nerfs étaient là, à portée de main, n'attendant visiblement plus qu'une chose pour se mélanger en un cocktail explosif : qu'il allume là mèche. Ô divine tentation, jamais n'avait-elle été aussi présente qu'à cette instant. « [...] C'est bien clair ? »

Le silence se fit, un silence pendant lequel l'idiot du village n'eut (contre toute attente ?) aucun mal à déduire qu'il y avait quelque chose ou quelqu'un que cette gonzesse ne voulait absolument pas qu'il voit à l'intérieur de chez elle. S'il estimait avoir des raisons de se plaindre de son arrivée chez lui et de sa présence beaucoup trop envahissante à son goût, Dickers devait reconnaître que - foncièrement - il se tamponnait le haricot de savoir qu'une étrangère avait pénétré sa demeure. Y aurait-elle mis les formes qu'il l'aurait certainement invité à prendre un lait aux céréales autrement qu'en pleine face, même. Seulement, ici, la réaction de cette hystérique était totalement disproportionnée, comme si la seule idée qu'il puisse pénétrer chez elle relevait d'un viol, ni plus ni moins, et c'est précisément cette image mentale qui le fit sourire de coin en continuant de la prendre de haut. On n'aurait pas été jusqu'à dire que l'idée de violer quoique soit l'eut excité outre mesure, mais il était tellement en attente de voir ce qu'aurait pu donner un forcing de sa porte d'entrée qu'il se sentait désomrais prêt à n'importe quelle ruse pour se donner les moyens de tenter sa chance et de peut-être la voir littéralement exploser d'angoisse ou de ce je-ne-sais-quoi qui brillait dans ses yeux et qui laissait deviner que le résultat d'une non-obéissance serait forcément grandiose, que ce soit en bien ou en mal.

« Très clair » Répéta-t-il sans même avoir pris connaissance de ce qu'elle pensait lui avoir imposé. « Si vous voulez bien dégager le passage maintenant, c'est qu'elles pèsent leur poids vos conneries de babioles ! » Enchérit-il pour la route et moins pour la conforter dans son idée qu'il était un vulgaire personnage que pour dévier le sujet de conversation de façon à ce qu'elle ne voit pas le coup venir quand, au dernier moment, il déciderait que les conditions n'étaient plus si claires que ça et qu'il était parfaitement en se droit de rentrer chez elle après qu'elle ne se soit pas gênée pour rentrer chez lui.

Les mains de part et d'autre du carton et les reins légèrement cambrés de façon à faire contre-poids vers l'arrière, Dickers attendit qu'elle lui ouvre la porte sans prendre en compte la méfiance évidente qui l'habitait. Il retrouva l'air frais du matin avec moins de virulence que lorsqu'il avait ouvert la porte la première fois mais ne manifesta pour autant pas de signe extérieur de bien être en remontant l'allée de son jardin pour finir par bifurquer à droite et remonter Lemon Street en direction du 3001. Ces conneries de promenades de santé et d'air vivifiant perlé de rosé ne l'intéressaient pas et il avait toujours eu beaucoup de peine pour tous ces joggers qu'il voyait passer dans sa rue à des heures scandaleusement matinales à ses yeux. Évidemment, il n'arrêta pas son avancée pour attendre que la voisine le rattrape, tout comme il ne desserra pas les dents le long du chemin qui les menaient jusqu'à chez elle, estimant - et ce malgré sa mauvaise humeur envolée - qu'une connasse pareille ne méritait pas qu'il la gratifie de l'exquise qualité de sa conversation (quand il y mettait du sien).


Dernière édition par Noah J. Dickers le Mar 23 Nov 2010 - 17:50, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: ✩ would you give me my stuff back, please ? | 4496, Lemon Street. ✩ would you give me my stuff back, please ? | 4496, Lemon Street. EmptyDim 21 Nov 2010 - 0:08

Le stress de Dolly était grimpé à un échelon tellement élevé qu'elle avait du mal à se rappeler ce qu'était qu'être détendue et calme. De plus, le silence qu'étendait volontairement le jeune homme la crispait d'avantage comme une sorte de scène malsaine de torture psychologique. Qu'il réponde, bon sang ! Même d'un « non », mais qu'il réponde ! Qu'elle puisse répliquer, hurler et peut-être même le cogner si l'occasion s'en présenter (Dieu sait qu'elle ne refuserait pas une telle opportunité). Le regard lourd en sous-entendus et loin d'être docile qui lui faisait face ne lui présageait rien de bon et elle était déjà en train de reprendre profondément sa respiration, prête à recommencer son blah blah défensif quand ... elle manqua de s'étouffer en entendant la réponse de l'homme. Il acceptait ? Fronçant les sourcils dans un signe d'incompréhension totale, elle était comme face à un cadeau de Noël en plein été. Aucun sens. A moins que … Il ai compris. Compris qu'il n'était pas nécessaire de passer par des cris pour s'entendre, compris qu'il était toujours préférable d'agir avec courtoisie avec ses voisins. Ça, c'était ce que la partie optimiste de Dolly se complaisait à croire mais rapidement ses soupçons se décuplèrent, surtout en se remémorant des antécédents du type. Il n'était pas exactement un parfait gentleman et jusqu'ici, son intelligence ne l'avait pas éblouie. Néanmoins, ce fut avec une moue méfiante qu'elle accepta de libérer le passage. Elle n'avait guère d'autres alternatives : il paraissait obéissant et détendu – le genre d'attitude impossible à critiquer. Elle ne releva même pas l'insulte qu'il fit à ses affaires : inutile de lui donner un argument de plus pour une éventuelle et nouvelle rébellion. Elle se força donc à un sourire sans joie en le regardant franchir le seuil de sa porte avec un terrible pressentiment dont elle fit fi sans attendre. D'un naturel terre-à-terre, elle n'avait que faire des appréhensions et préférait largement se fier au concret et à dans l'immédiat, c'était une situation incertaine mais prometteuse qu'il fallait gérer. Expirant d'un coup, elle reprit ses esprits en tentant de se calmer. Elle profita de ces quelques secondes de solitude pour lisser ses cheveux en bataille et pinça à trois reprises ses joues dans l'espoir futile de reprendre quelques couleurs avant de s'exposer aux regards de voisins – qui en valaient la peine. En effet, si elle n'avait ressenti aucune gêne à être décoiffée et démaquillée face à un type qui venait de se réveiller (bien qu'avec un corps d'Apollon, il avait au moins ça pour lui) et à la chevelure plus emmêlée que la sienne, l'idée de passer pour une piteuse devant Mme Freeby en ressemblant à un pou la mettait dans un état d'extrême fébrilité. Une fois qu'elle eut fini cette prompte remise à niveau, elle sortit de la demeure et hésita un instant devant l'envie de laisser la porte ouverte en espérant qu'il se fasse piller pendant les cinq minutes où ils seraient devant chez elle mais abandonna rapidement cette idée en se souvenant qu'il était encore possible que certaines de ses affaires à elle soient toujours chez lui. Elle claqua donc violemment la porte derrière elle et se précipita à ses trousses, entre petite démarche élégante pour sauver les apparences et course soutenue pour rattraper son retard. C'était d'ailleurs avec un agréable plaisir qu'elle se rendit compte qu'il ne l'attendait absolument pas alors qu'il devait très certainement entendre ses talons claquer frénétiquement sur le sol. Salaud.

Une fois arrivée à sa hauteur, elle lui porta un regard violent, se pinçant les lèvres comme si elle se retenait de lui lancer une pique bien sentie sur la qualité de ses actes en présence d'une demoiselle. Elle garda pourtant le silence tout le reste du chemin, toujours aussi tendue. L'homme à ses côtés semblait au contraire bien plus détendu et elle se demanda un instant s'il n'était pas un peu autiste sur les bords : ne pas réaliser que la seule chose qui l'empêchait de lui péter un membre était très exactement le fait qu'il portait son carton était assez troublant. Ce n'était pas possible qu'une personne se fiche autant d'une autre sans être atteinte d'une maladie spécifique, non ? Dans cette ambiance électrique, ils finirent tout de même par arriver au numéro 3001 et Dolly prit immédiatement les devants. Elle s'avança sur sa pelouse où trônaient de nombreux meubles (comme une commode et ce qui ressemblait à un sofa décrépi) appartenant très probablement à son odieux voisin et grimpa jusqu'aux marches faisant face à sa porte d'entrée. Profitant de cette distraction, elle désigna d'un geste les meubles tout en cherchant au fond de la poche de sa robe son trousseau de clefs bien fourni. « C'est sûrement à vous ça, non ? Faites-vous plaisir, je vous en prie. Vous pouvez poser mes affaires sur le côté, à vos pieds, je les rentrerais plus tard. » Elle déverrouilla sa porte et avec précaution, espérant n'attirer son attention que juste ce qu'il faut pour être sûre d'être entendue, ajouta sur un ton détaché, presque négligeant mais minutieux. « J'en ai pour deux minutes, le temps de récupérer vos bidules, comme convenu. Je fais vite. » Elle jeta un vif coup d'œil – anxieux – à son voisin avant de disparaître par l'entrée.
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