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 A Day in The Life

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A Day in The Life Vide
Message(#) Sujet: A Day in The Life A Day in The Life EmptySam 18 Sep 2010 - 14:09

A Day in The Life
Liam & Romain
Le mercredi 7 septembre 2011, 21h36.
1407, Appel Road, salle de bain.

« Je dois me tenir à carreau, chéri. » dit doucement Romain qui était allongé dans la baignoire, dos contre le torse de Gabriel, et les bras de ce dernier noués autour de ses épaules. Cela faisait un petit moment que les deux époux se prélassaient dans un bain de mousse, entouré de bougies qui donnaient à la salle de bain une atmosphère apaisante et relaxante. « Tu comprends ? Ils me donnent une seconde chance, là-bas. »
« Tu ne veux plus travailler avec moi ? » questionna le sénateur dont le souffle chaud glissait dans le cou du jeune homme.
« J’adorerais bosser à nouveau avec toi, mais je ne peux pas. Ce n’est pas moi qui suis chargé de travailler avec le bureau du sénateur, mais Edgar. »
« Tu sais que je pourrais changer ça. »
« Mais tu ne le feras pas. »
« Pourquoi ? »
« Parce que je ne te l’ai pas demandé. »
« Demande-le moi alors. »
Romain tourna légèrement la tête pour croiser le regard de son mari. Il n’avait pas envie que Gabriel interfère dans sa carrière. Même si Edgar lui donnait énormément de fil à retordre au travail, son intégrité l’empêchait de profiter du pouvoir de Gabriel pour obtenir une promotion.
« Gabriel… Laisse-moi gérer ma carrière comme je l’entends. »
« Pourquoi tu joues à ça ? » Malgré l’atmosphère tranquillisante de la salle de bain, la coupe de champagne qu’ils dégustaient, et ce bain de mousse aux multiples senteurs dans lequel ils étaient plongés jusqu’au cou, le sénateur sembla contrarié. « Pourquoi tu t’entêtes à faire comme si tu n’avais droit à aucun privilège ? »
« Parce que je ne suis pas devenu ton mari pour profiter de ce genre d’avantages. Je ne suis pas le genre de type qui déborde d’ambition. Je suis content pour Edgar. »
« Tu es agaçant. » soupira Gabriel en buvant une gorgée de champagne.
« Je suis bon. » rectifia Romain.
« Qu’est-ce qu’elle t’a apportée jusqu’à aujourd’hui ton admirable bonté ? »
Les sourcils froncés, Romain se redressa assit dans le bain, l’eau chaude clapotant contre le rebord. Il se tourna légèrement vers son mari qu’il fixa, incrédule.
« Tu me vois réellement te demander de me rendre la tête de mon ancienne équipe ? Tu ne vas quand même pas aller menacer mon patron pour qu’il me rende mon poste ? »
« Je sais bien que tu ne me le demanderas jamais, mais je sais aussi que tu mérites cette place. »
« Je l’aurais en temps et en heure. Pour l’instant, je fais ce qu’Edgar me dit de faire et voilà. Ca me convient. J’aime mon job quoique tu en penses. »
Gabriel secoua la tête, faussement navré. D’une main mousseuse, il vint caresser la joue du jeune homme.
« Tu n’auras rien du tout mon ange. Ton Edgar est bien à sa place. Je connais assez bien ce genre de spécimen pour te dire qu’il ne te laissera jamais récupérer ton ancien poste. Tu resteras toujours un simple petit assistant de laboratoire. »
Romain retomba en arrière, son dos se plaquant de nouveau contre le torse du grand brun. Aussi pénible que cela puisse être, Gabriel avait raison. Edgar était bien accroché à son poste et il ne laisserait personne le lui dérober, quitte à rabaisser et à dénigrer sans cesse le travail de Romain pour assurer ses arrières.
« Je déteste quand tu reportes ton ambition sur ma carrière ! Dis-le que ça t’emmerde que je ne sois qu’un minable petit larbin de laboratoire ? Tu m’irrites royalement à dénigrer les petits gens. »
« Comment tu peux croire que ton rang social à la moindre importance à mes yeux ? »
« Accepte que je ne sois que l’assistant et non plus celui qui donne les ordres. »
« Dis-moi pourquoi tu restes assistant alors que tu n’aurais qu’à bosser ailleurs pour retrouver ta place ? »
Romain haussa les épaules. Il n’y avait rien de libre pour lui à Miami, et il était hors de question de partir vivre à Tampa, ou même à Jacksonville. Sa vie était dans cette ville, avec son mari ! Et pas ailleurs.
« Ailleurs, Gabriel, c’est en dehors de Miami. A Tampa ou Jacksonville ! J’aime travailler dans les Everglades. Et nous vivons ici, tous les deux. » Il noua ses doigts à ceux de son époux. « Et je n’ai pas l’intention d’arrêter de travailler pour me laisser entretenir par mon mari… même si tu adorerais ça. »
« Je ne te demande pas d’arrêter de travailler… » assura Gabriel. « Mais juste d’accepter mon aide. Pourquoi tu ne me laisses pas te rendre les choses plus faciles ? »
« J’ai abandonné mon job du jour au lendemain. Il est normal que j’en paie les pots cassés. Aussi pénible soit Edgar, il a droit à sa chance. Ne me demande pas de te demander de lui voler sa place. »
Gabriel lui mordilla la nuque.
« Toi et tes principes ! »
« Je ne serais plus le même sans eux. Tu as épousé un homme honnête. Je ne te l’ai jamais caché. »
Le sénateur resserra plus fort son étreinte autour des épaules de Romain.
« Alors dis-moi Romain, qu’est-ce que je peux faire pour toi au juste ? T’enfermer dans une cave, mais pas t’aider dans ta carrière ? A quel moment tes précieux principes entrent en jeu au juste ? Seulement en cas d’urgence ? »
« Tu es fâché parce que je ne suis pas comme toi ? Parce que je ne suis pas capable de détruire les ambitions, les espoirs et les rêves de mes concurrents pour arriver à mes fins ? »
Gabriel devint sérieux.
« Parce que tu crois que mes concurrents ont la moindre compassion pour moi ? Je suis contrarié parce que tes principes n’ont pas lieu d’être. »
A nouveau, Romain se redressa et il se tourna légèrement vers son mari, à son tour très sérieux.
« Je n’ai plus de vertu depuis longtemps, et tu le sais. Laisse-moi croire que je peux encore garder mon intégrité. Il ne me reste plus que mon honnêteté. Je n’utiliserais pas mon mari pour obtenir une promotion. »
« Arrête, c’est terminé tout ça. » protesta Gabriel en déposant sur lui un regard volontaire. « Le passé derrière. Et toi et moi, ensembles. Tu ne m’utilises pas, et tu le sais très bien. »
Un silence tomba là-dessus, le temps aux deux hommes de se regarder longuement. Une partie de Romain désirait retrouver sa précieuse place au sein du laboratoire, mais une autre, plus honnête et altruiste refusait de dérober ce qui ne lui appartenait plus. Et pourtant, malgré toute la bonté dont il était pourvu, son désir de récupérer son statut fut si grand qu’il ne put luter davantage. Si Gabriel pouvait l’aider à retrouver sa vie d’avant son séjour en Inde, pourquoi refuser ? Romain était beaucoup plus passionné et qualifié qu’Edgar pour veiller à la préservation des Everglades.
« Offre à Edgar un équivalent alors. » chuchota honteusement Romain entre deux petites gorgées de champagne. « Il y a une place à Tampa. Pistonne-le. »
Gabriel sourit largement.
« Enfin ! »
Lourdement, Romain retomba en arrière, le visage enfuit entre ses mains.
« Je me sens si mal. »
« Pourquoi ? C’est très joli Tampa. » affirma le sénateur tout en déposant plusieurs baisers apaisants dans le cou de Romain.
« Comment est-ce que je peux te demander une chose pareille ? »
« Pas de panique mon ange, je vais le bichonner ton Edgar. » promis Gabriel en serrant fort son époux contre lui. « Ecoute, j’ai vu à quel point tu aimais ce boulot. J’ai vu aussi lorsque tu bossais pour moi toute la passion que tu y mettais – même si tu étais toujours en retard – et tu mérites cette place. Si tu pouvais juste comprendre que je fais ça parce que je t’aime et non pas parce que j’ai honte de te savoir assistant, cela me comblerait. »

Le mardi 20 septembre 2011, 18h45.
Parc National des Everglades, poste avancé.

Le klaxon d’un camion qui passait à vive allure fit s’affoler l’alligator sur le dos duquel Romain était assit. Cramponné au cuir d’écailles du monstre de muscles verts, le jeune homme tenta de ne pas basculer sur le côté. Il gardait prisonnier entre ses genoux le flan de l’animal, le temps de pouvoir lui enlever en toute sécurité le lien qui maintenait sa mâchoire close, et de le relâcher dans la nature. Malgré la valse incessante des véhicules sur la route plus loin, valse imposée par un panneau de déviation au début de la nationale en travaux, Romain et son équipe terminait la dernière intervention de la journée. Ils devaient relâcher un alligator qu’ils avaient récupéré suite à un accident d’hydroglisseur, et soigné de longues semaines durant.

« Oh là ! Tout doux Tic-Tac. » fit Romain dont le bassin épousait avec une incroyable assurance le dos musculeux et noueux de l’animal. « C’est bientôt fini. »

Pendant qu’il terminait les dernières vérifications d’usage en compagnie d’Anita, une voiture se gara un peu plus loin sur les graviers, près du pavillon scientifique. Liam en sortit. Romain esquissa un sourire amusé et désolé à la fois. Comme à son habitude, lorsqu’il bossait, il en oubliait l’heure. Il était terriblement en retard à son rendez-vous fixé avec le séduisant médecin. Puisque Gabriel travaillait tard ce soir et que Romain était en congé le lendemain, il avait été décidé que le neurologue et lui passeraient la soirée ensembles, histoire de ressouder leur lien quelque peu malmené depuis son retour d’Inde.

« Eh ! Salut ! Tu as… » Romain regarda sa montre. « Un quart d’heure d’avance docteur Stanfield ! » L’alligator se secoua mais le jeune homme resta en place, habitué à faire du rodéo sur le dos de ces imposantes créatures. « Je suis à toi dans quelques minutes, le temps de libérer cette grosse brute ! »

Méthodiquement et tout en prenant les plus grandes précautions d’usage, Romain s’occupa de libérer de ses entraves l’alligator. Il ôta le lien qui maintenait close la mâchoire puissante de la créature, puis d’un bond, il recula. Tic-Tac fonça tout droit dans l’eau, disparaissant dans les profondeurs du marécage. Pendant quelques minutes, Romain briefa son équipe, les libérant enfin de cette longue journée de travaille passée sous le chaud soleil des Everglades. Une fois ses collègues partis, il rejoignit Liam qui se tenait nonchalamment appuyé contre le capot de sa voiture, les bras croisés.

« Désolé d’être en retard. » fit-il alors qu’il s’autorisa à l’embrasser sur la joue. « Je pensais que j’aurais fini plutôt, mais c’était hélas sans compter la déviation de la nationale par ici. C'est une horreur. En moins d'une journée, deux alligators fauchés. » Il indiqua d’une grimace et d’un mouvement de tête les voitures et les camions qui passaient à vive allure plus loin sur la petite route. « J’espère que les travaux ne vont pas s’éterniser. » Il tapa dans ses mains et invita le médecin à le suivre vers le pavillon. « Quoiqu’il en soit, je vais me changer. Tu veux boire quelque chose en attendant ? »

Le poste avancé était un grand pied-à-terre rudimentaire en bois qui se fondait à la perfection dans la nature sauvage des Everglades. Il était composé d’un petit laboratoire, d’une serre débordante de végétation, d’une salle d’examen au matériel chirurgical parfois inquiétant, d’une animalerie remplie d’animaux blessés, et d’un séjour ; lieu de vie où les scientifiques pouvaient manger, prendre une douche et tout simplement se détendre.

« Prend ce que tu veux dans le frigo. » proposa le jeune homme tout en sortant d’un sac de sport des vêtements ; un jeans et une chemise. « Je suis content qu’on passe du temps tous les deux. C’est rare depuis quelques temps. »


Dernière édition par Romain S. Parker le Mer 6 Oct 2010 - 0:29, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: A Day in The Life A Day in The Life EmptySam 18 Sep 2010 - 20:58

FLASHBACK
« Papa? »
« Oui, princesse? » Liam, occupé à couper des poivrons pour le repas, s'était retourné juste à temps pour accueillir sa fille dans ses bras, lui ébouriffant les cheveux alors qu'elle redressait la tête vers lui.
« Panamee... Elle a dormi avec toi, la nuit passée? » Ses mots, murmurés avec un petit sourire coquin, firent sourire le médecin.
« Elle doit? »
« Non! Parce que c'est ma place! Avant tout! » fit l'enfant avec une moue boudeuse.
« Alors, elle n'a pas dormi avec moi! »
« Menteur! Je sais bien que c'est pas vrai! »
« Il faudrait pas que tu sois jalouse, ma puce. Oliver a dormi avec toi! » Liam tentait de minimiser la discussion et essayait tant bien que mal de passer à un autre sujet sans que sa fille s'en rende compte.
« C'est un bébé... Mais... Papa? »
« Qu'est-ce qui se passe, Leah? » Le médecin s'était accroupi devant la fillette, saisissant ses mains dans les siennes, les sourcils légèrement froncés.
« Est-ce que tu vas m'aimer quand même? »
« Mais voyons, princesse... » Il l'embrassa sur le front en la serrant contre lui. « Tu es ma petite fille chérie à moi, rien qu'à moi! Je vais toujours t'aimer, quoi qu'il arrive! T'as pas de soucis à te faire, ma puce... » Il ferma les yeux un moment alors que Leah se cramponnait à lui, se demandant comment il avait pu en arriver là.
Ce soir-là, Liam avait reconduit sa fille chez l'une de ses amies pour un anniversaire, ne manquant pas de lui donner quelques conseils alors que l'enfant s'éloignait sans l'écouter, gambadant joyeusement, son cadeau à la main. Il secoua la tête en riant légèrement et attendit qu'on lui ouvre, faisant aussitôt un léger signe de la main à la mère de la gamine. Lorsqu'il redémarra le véhicule, il posa un oeil sur le tableau de bord afin de vérifier l'heure. Il n'avait pas vraiment le temps de retourner chez lui et il enclencha finalement vers les Everglades, malgré son avance. Il avait accepté de passer la soirée avec Romain malgré les évènements plus ou moins chaotiques entre eux ces derniers temps. Liam avait compris que Romain n'avait pas été dans son état normal à son retour d'Inde, mais il avait tout de même une certaine réserve quant-à tout oublier d'un coup ce qui s'était passé entre eux. Il n'avait toutefois pas hésité à accepter de se rendre dans les Everglades, conscient que ce ne pouvait qu'être bénéfique pour leur bonne entente.

Il se gara dans une place libre du stationnement et ne fut pas surpris de voir Romain sur le dos d'un alligator; décidément, il était cinglé! Liam eut néanmoins un sourire en coin et acquiesça alors qu'il haussait les sourcils, suivant des yeux les évènements qui se déroulaient un peu plus bas. Il eut un murmure appréciatif alors que la bête disparaissait dans les profondeurs du marécage et s'appuya contre sa voiture en attendant que Romain ait du temps libre pour lui. « Désolé d'être en retard. »
« Y'a pas de problèmes! »
Il lui rendit la bise avant de laisser son regard dériver sur les marécages qui s'étendaient sous ses yeux. « Je pensais que j’aurais fini plus tôt, mais c’était hélas sans compter la déviation de la nationale par ici. C'est une horreur. En moins d'une journée, deux alligators fauchés. » Liam fit une grimace en imaginant les bêtes.
« Ouch... J'espère pour vous qu'ils étaient morts. Ça doit pas être super sympathique, un alligator en colère! »
Liam suivit nonchalamment Romain alors qu'il secouait légèrement la tête, affirmant qu'il ne voulait rien. Il regarda autour de lui lorsqu'ils eurent pénétré dans le pavillon et le médecin put apprécier la pureté de l'endroit alors que les rayons filtraient à travers la pièce. Ce devait être décidément un bel endroit pour travailler, mais Liam devait avouer préférer de loin la blancheur, l'odeur et le brouhaha qui régnait à l'hôpital. Il était fait pour ça. Il posa néanmoins son regard sur Romain alors qu'il cherchait ses vêtements dans son sac et Liam s'approcha finalement du frigo, histoire de s'occuper l'esprit. « Je suis content qu’on passe du temps tous les deux. C’est rare depuis quelques temps. » Le médecin hocha la tête, se gardant bien de préciser les raisons qui avaient poussé à leur éloignement.
« C'est vrai. Je vais te prendre une bouteille d'eau, finalement! »
Il en sortit une du frigo avant d'en boire une gorgée, un peu songeur. Pour une fois, il avait l'impression agréable d'être serein, de ne pas avoir des tonnes de problèmes sur les bras. Même au boulot, il devait de nouveau gérer les nouveaux étudiants, leur assigner des résidents, tenter de bien gérer leur stress alors que certains déboulaient dans son bureau complètement paniqués.
« Je n'ai pas eu le temps de prendre les nouvelles, je sais pas trop ce qui se passe avec la nationale! Heureusement pour vous, habituellement, vous êtes bien installés quand même! »
En effet, sans le détournement du trafic, le coin devait être plutôt tranquille, ce qui était passablement une bonne chose quand on travaillait avec des bêtes aussi cruelles que des alligators!
« Au fait! T'as déjà eu des problèmes avec ce genre de bestioles? T'as l'air de te débrouiller comme un chef, mais c'est quand même loin d'être un chien! Ça doit pas se dompter comme ça, ces trucs-là! »
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Message(#) Sujet: Re: A Day in The Life A Day in The Life EmptyDim 19 Sep 2010 - 0:11

« Je n'ai pas eu le temps de prendre les nouvelles, je sais pas trop ce qui se passe avec la nationale! Heureusement pour vous, habituellement, vous êtes bien installés quand même! »

En effet, le poste avancé était un endroit tranquille habituellement. Peu de personne passait dans le coin, ce qui garantissait aux rangers et à l’équipe de scientifiques en charge de la préservation de la flore et de la faune du parc, de bosser tranquillement, loin de tout brouhaha inutile. Mais hélas, depuis quelques jours, les travaux sur la nationale à quelques kilomètres obligeaient les automobilistes à couper à travers la région, brisant ainsi le calme de cet éden que Romain s’évertuait à préserver. Les travaux apportaient leur lot de badauds malpropres et autres automobilistes inconscients qui ne respectaient pas les limitations de vitesse. Un jour au l’autre, l’accident serait inévitable.

« Ils réparent un vieux gazoduc le long de la nationale. » expliqua Romain en fouillant la poche latérale de son sac pour en récupérer son alliance qu’il glissa à son annulaire. « Du coup, nous nous tapons tout le trafic de la région pour les deux semaines à venir. »

Il récupéra ses vêtements propres et s’avança vers le fond de la petite pièce où se trouvait la porte menant à une étroite salle de bain. Celle-ci était composée d’une douche encastrée derrière un rideau, d’un lavabo et d’une petite toilette. Tout en laissant la porte entrouverte, Romain déposa ses habilles sur le coin de l’unique meuble et il enleva ses chaussures marquées des affres d’un longue journée de crapahutage à travers les marais.

« Au fait! T'as déjà eu des problèmes avec ce genre de bestioles? T'as l'air de te débrouiller comme un chef, mais c'est quand même loin d'être un chien! Ça doit pas se dompter comme ça, ces trucs-là! »

La tête de Romain passa à travers l’entrebâillement de la porte. Il sourit, amusé par la question que venait de lui poser Liam. Le séduisant médecin ne devait pas voir tous les jours ce genre de spectacle. Romain comprenait que l’on puisse trouver très impressionnant une confrontation de la sorte avec un alligator de cette taille, mais pour lui, ce n’était qu’une petite formalité. Lorsqu’on savait comment maîtriser ces créatures, elles étaient aussi inoffensives que des caniches… des caniches de 350 kilos tout de même !

« Ouais, une fois j’ai failli me faire bouffer la main jusqu’au coude. » rigola-t-il. « Tu m’aurais vu avec un crochet, toi ? J’étais étudiant à l’époque et je n’avais aucune idée de comment il fallait agir face à ce genre de bestiole. Mais comme tu l’as vu tout à l’heure, je me suis sacrément bien amélioré. » Il fit un clin d’œil et disparu derrière la porte quelques secondes avant de repasser la tête à travers l’ouverture. « Avant que je n’oublie, j’ai croisé Leah l’autre jour au parc et elle m’a demandé si je pouvais l’aider pour une élocution sur les lamantins. Je lui ai dit que c’était ok, si t’étais d’accord. J’espère que ça ne te dérange pas ? »

Depuis ce regrettable événement passé dans la cave début juillet, Romain évitait le plus possible d’indisposer Liam, ainsi que de s’imposer. Il se tenait éloigné du neurologue, faisant profil bas, essayant par son silence et ses absences de taire à jamais les mauvais souvenirs qu’ils partageaient ensembles. Une partie de Romain haïssait ce qu’il s’était passé il y a deux mois de cela. Le jeune homme ne savait pas comment demander pardon au grand brun du mal qu’il avait pu lui faire. Et pourtant, il savait que tôt ou tard, ils devraient parler de ce malaise qu’il y avait entre eux, ne serait-ce que pour Gabriel.

« Si non, je peux lui conseiller quelques ouvrages intéressants et demander à Anita de l’aider. »
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Message(#) Sujet: Re: A Day in The Life A Day in The Life EmptyDim 19 Sep 2010 - 18:15

« Ouais, une fois j’ai failli me faire bouffer la main jusqu’au coude. Tu m’aurais vu avec un crochet, toi ? J’étais étudiant à l’époque et je n’avais aucune idée de comment il fallait agir face à ce genre de bestiole. Mais comme tu l’as vu tout à l’heure, je me suis sacrément bien amélioré. » Le médecin frissonna alors qu'il lâchait un: « Y'a aucun doute! », laissant Romain disparaitre à nouveau dans la salle de bain, sans doute pour se changer. Il prit une gorgée d'eau en tentant de se calmer un peu, appréhendant finalement le moment qu'ils allaient passer tous les deux. Il avait accepté sans problème et il n'avait pas eu de difficulté à se faire à l'idée; toutefois, maintenant que Romain se trouvait devant lui, c'était différent. Il avait vraiment envie que leur relation se stabilise, mais il espérait simplement qu'une autre erreur ne vienne pas entacher l'amitié qu'il s'évertuait à préserver.

« Avant que je n’oublie, j’ai croisé Leah l’autre jour au parc et elle m’a demandé si je pouvais l’aider pour une élocution sur les lamantins. Je lui ai dit que c’était ok, si t’étais d’accord. J’espère que ça ne te dérange pas ? » Liam reporta son attention sur Romain alors qu'il avait de nouveau glissé la tête à travers l'ouverture, prenant quelques secondes pour reprendre ses esprits. Quelques secondes de trop puisque Romain sembla prendre son silence pour un non. « Si non, je peux lui conseiller quelques ouvrages intéressants et demander à Anita de l’aider. » Liam haussa les épaules et secoua la tête, un léger sourire naissant au coin de ses lèvres.
« Non, bien sûr! Elle aurait pas pu trouver mieux. Elle m'a pas parlé de ce projet... »
Sans doute allait-elle le faire plus tard, lorsqu'elle aurait une réponse concernant l'aide que Romain avait accepté de lui donner. Sa fille ne connaissait toutefois pas beaucoup l'océanologue et Liam en vint à se dire qu'elle était décidément très culottée de lui demander son aide, comme ça. Mais si Romain avait accepté, il ne pourrait jamais revenir sur leur entente de toute façon; Leah lui ferait une crise. D'ailleurs, il n'avait rien contre une future collaboration entre sa fille et le jeune homme puisque Romain pourrait sans doute lui donner envie de bien faire son travail, ne serait-ce que pour qu'elle puisse lui montrer ce qu'elle avait fait. Les enfants étaient fiers de connaître une petite partie de ce que les adultes savaient et ils n'hésitaient jamais à le montrer, surtout pas Leah! Lorsque Liam la traînait à l'hôpital, elle ne cessait de harceler ses collègues de travail de questions afin de pouvoir lui dire, à lui, qu'elle savait pourquoi on faisait telle ou telle chose. Décidément, sa fille était très intelligente.

Il prit une nouvelle gorgée d'eau et attendit calmement, en prenant place dans un fauteuil, que Romain sorte de la salle de bain. Il laissa son regard dériver sur la pièce, observant ici et là un tableau, un objet quelconque, une affiche. Il s'approcha d'un pan de mur où de nombreuses photos de groupe étaient affichées et l'une d'entre elle le fit abusivement sourire. Il se tourna, amusé, vers Romain lorsque ce dernier quitta la salle de bain, propre et bien habillé
« T'es pas à ton meilleur là-dessus! T'avais un alligator aux fesses? »
Il pouffa de rire alors qu'il observait avec attention les autres clichés, aucunement surpris de voir une équipe unie et souriante. Quand on travaillait dans un petit laboratoire dans ce genre-là, l'équipe avec laquelle on travaillait devenait rapidement une partie de notre vie, un membre de notre famille à part entière.

Pointant une femme qui apparaissait sur presque tous les clichés où Romain était, le médecin demanda, curieux:
« C'est elle, Anita? »
Ce n'était pas la première fois qu'il entendait son nom et il se doutait bien que les deux étaient très proches. Il y avait toujours quelqu'un avec qui on s'entendait mieux, c'était la dure loi de la vie!
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Message(#) Sujet: Re: A Day in The Life A Day in The Life EmptyMar 21 Sep 2010 - 18:00

L’eau chaude de l’étroite douche avait parcouru la peau de Romain durant une petite dizaine de minutes. Au sortir de celle-ci, le jeune docteur en biologie marine se sécha rapidement pour enfiler aussitôt après les vêtements qu’il avait sortit de son sac. A pieds nus et tout en continuant de s’essuyer les cheveux dans une serviette éponge turquoise, il sortit de la petite salle de bain, rejoignant le neurologue qui regardait avec amusement plusieurs photographies accrochées au mur. Devant le cliché le représentant les bras en l’air entrain de courir en hurlant un – si sa mémoire était bonne – « serpent ! », Romain esquissa un sourire.

« T'es pas à ton meilleur là-dessus! T'avais un alligator aux fesses? »
« Pire ! Un serpent ! » rigola-t-il. « Il était gigantesque ! Au moins… » Il écarta les bras avec exagération, indiquant un grand espace entre ceux-ci. « Tout ça quoi ! Un vrai tueur ! Si je ne m’étais pas carapaté comme une racaille piquant le sac à main d’une mémé dans le métro, il m’aurait bouffé d’un seul coup ! » Il claqua brusquement des mains, mimant une mâchoire qui se referme. « Clap ! Comme ça ! »

Alors que Liam continuait de regarder les clichés, Romain tourna sur lui-même à la recherche de ses baskets propres. Il les dénicha près d’un petit fauteuil rapiécé, et tout en tombant en arrière contre l’accoudoir, il jeta un coup d’œil à la photographie que lui indiquait le séduisant médecin. Il s’agissait en effet d’Anita, une plantureuse blonde à la poitrine opulente qui passait facilement pour une femme superficielle et idiote. Et pourtant, malgré ses allures de Barbie siliconée à l’excès, Anita était l’une des océanologues les plus douées de Miami. Elle était le bras droit de Romain depuis plus d’un an maintenant. Son seul défaut – tout comme Romain – était sans doute de ne pas posséder beaucoup d’ambition et de se complaire dans ce genre de laboratoire à l’ambiance tout à fait familiale et singulière.

« Ouais, c’est Anita. Mon deuxième cerveau dans le coin. Je m’ennuierais beaucoup ici sans elle. » Romain fouilla l’intérieur de ses baskets pour y dénicher des chaussettes. « Tu sais, il ne faut pas se fier aux apparences. Elle ressemble peut-être à Barbie, mais tu serais étonné de savoir son Q.I. et le nombre de ses diplômes. D’ailleurs, en parlant d’elle, tu sais qu’elle te trouve très très très… » Il feignit réfléchir quelques secondes. « Comment elle dit déjà ? Ah oui ! Violable à l’excès. Tu es très très très violable à l’excès à son goût, Liam. Du coup, si tu veux un rende-vous avez elle pour faire plus ample connaissance et plus si affinité, j’ai la permission de te refiler son numéro de téléphone… quoique à ce niveau là, c’est même plus de la permission, c’est plus un ordre. »

Tout à coup, un bruit de klaxon continu brisa le calme du pavillon. Intrigué par ce brouhaha inhabituel, Romain se leva pour se diriger vers la fenêtre. Il lâcha un « et en plus ils klaxonnent ces cons ! » avant de se figer sur place, tétanisé par une profonde angoisse. Le long de son échine, une sueur froide monta pour s’emparer de son être. Un camion fonçait droit sur eux en faisant plusieurs tonneaux impressionnant, écrasant les buissons sur son passage.

Dans un ramdam assourdissant, l’imposant véhicule heurta le pavillon sur la gauche, en plein laboratoire. Une explosion retentit alors, suivie aussitôt d’une autre, et soudain, le chaos se déchaîna. Lourdement, Romain fut projeté en arrière par une onde de choc et des gravats. Il tomba de tout son long, sentant les flammes d’une nouvelle explosion lui lécher le flanc du corps, puis ce fut le noir complet…



La douleur réveilla Romain de son inconscience et lui décrocha une plainte. Le jeune homme avait terriblement mal à la tête. Il sentait son sang couler le long de sa nuque et se mélanger à la poussière des gravats sous lesquels il se trouvait. Combien de temps était-il resté inconscient ? Assez en tout cas pour que les flammes consument dangereusement le pavillon. Malgré ses blessures (il n’avait heureusement rien de casser), il se releva assez difficilement. Le choc qu’il avait essuyer l’avait sonné si fort qu’il n’arrivait plus à réfléchir qu’au ralenti.

« Li… l… Liam ? » demanda-t-il en grimaçant alors qu’à chacun de ses pas, il s’écorchait la paume des pieds. « T’es là ? T’es où ? »

A cause du feu et de sa fumée, l’atmosphère devenait de plus en plus irrespirable. Romain savait qu’il devait quitter le pavillon en flammes au plus vite, mais il ne put se résoudre à s’en aller sans le neurologue. Liam était quelque part ici et il devait le trouver avant de fuir au plus vite ! Il chercha donc tant bien que mal – et ce malgré les petites explosions provenant du laboratoire et de ses nombreuses plaies – au milieu des gravats et des flammes après son ami, soulevant planches de bois et autres meubles fracassés. Heureusement pour lui, la chance fut au rendez-vous, et il aperçu à son grand soulagement, la main du neurologue dépasser de quelques gravats. Romain se précipita vers le médecin et aussi rapidement que possible, il tenta de le dégager.

« LIAM ?! Tu m’entends ? LIAM ?! » s’écria Romain alors que les flammes se faisaient de plus en plus oppressantes. « Réveilles-toi ! Je t’en prie ! »
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Message(#) Sujet: Re: A Day in The Life A Day in The Life EmptyMer 22 Sep 2010 - 22:08

« D’ailleurs, en parlant d’elle, tu sais qu’elle te trouve très très très… Comment elle dit déjà ? Ah oui ! Violable à l’excès. Tu es très très très violable à l’excès à son goût, Liam. Du coup, si tu veux un rendez-vous avez elle pour faire plus ample connaissance et plus si affinité, j’ai la permission de te refiler son numéro de téléphone… quoique à ce niveau là, c’est même plus de la permission, c’est plus un ordre. » Le médecin haussa les sourcils en ayant du mal à garder son sérieux, malgré tout. Comme toujours, Romain ne lésinait pas sur les mots pour faire passer son message, mais le neurologue devait avouer s'y être plus ou moins habitué.

Il haussa les épaules avec un sourire amusé.
« Ce sera pas possible pour le moment, je vois quelqu'un. Mais je garde en note! »
Liam fronça néanmoins les sourcils en se retournant alors que le visage de Romain se décomposait. Il n'eut pas le temps de comprendre ce qui se passait, il n'eut même pas la chance de faire un pas de côté pour s'éloigner du véhicule qui fonçait droit sur eux. Le choc fut si brutal qu'il propulsa Liam sur quelques mètres, avant que ce dernier ne s'écrase violemment au sol, l'inconscience l'enveloppant soudainement.



« LIAM ?! Tu m’entends ? LIAM ?! Réveilles-toi ! Je t’en prie ! » La chaleur l'enveloppait et le médecin ne pouvait ni ne voulait ouvrir les yeux. La douleur le saisit d'un coup alors qu'il ouvrait les paupières en suffoquant sous la fumée. Il referma les yeux un court instant en grimaçant, tentant désespérément de retrouver ses esprits, ainsi que son souffle. Lorsqu'il se redressa, la douleur qu'il ressentait à l'épaule lui coupa le souffle alors qu'il prenait conscience seulement maintenant de la présence de Romain à ses côtés. La scène se déroula de nouveau sous ses yeux et il se releva, tremblant, serrant les dents alors qu'il jetait un coup d'oeil rapide à son épaule, prenant lentement conscience de l'étendue des dégâts. L'os n'était plus dans sa cavité et ça lui faisait un mal de chien. Il avait de nombreuses écorchures, un peu partout, mais aucune ne semblait suffisamment grave pour qu'il s'en préoccupe.

Il fit un pas, rassuré alors qu'il n'avait rien de cassé.
« Je vais bien, mais... Y'a des gens là-dedans... »
Son regard fiévreux se tourna aussitôt vers le camion qui avait emboutit le laboratoire, de la fumée et des flammes s'en échappant. Néanmoins, il aperçut avant tout les blessures de Romain, dont celle à la tête, qui avait l'air particulièrement profonde. De sa main gauche, avec une grimace de douleur, il tâta rapidement la plaie en cherchant des yeux ce qu'il pourrait bien utiliser pour la refermer. Il n'y avait rien. Les meubles avaient volé en éclat et la salle n'était même plus reconnaissable. Le feu avait pris possession de l'endroit, déjà, et des flammes s'élevaient en direction de l'autre salle. Même si Liam avait voulu partir à la recherche d'une trousse de premier soin, pour l'instant, c'était impossible. Il jugea que la blessure de Romain n'était pas vitale, malgré tout, et promena son regard sur le reste du corps du jeune homme afin de s'assurer qu'il allait bien.

Le sang sous ses pieds l'alarma alors qu'il se penchait non sans éprouver une douleur cuisante à l'épaule. Il en convint qu'il ne pourrait aider personne dans cet état et grimaça alors que la fumée commençait sérieusement à les indisposer.
« T'es blessé... Écoute... J'ai besoin de ton aide. Tu vas prendre mon bras et tirer très fort. Peu importe la douleur que j'ai, okay? Tu le prends, comme ça, et tu tires! »
Il s'était approché de Romain en tentant de conserver une expression de pure neutralité alors que le seul fait de marcher lui donnait un coup dans l'épaule, une douleur lancinante ne tardant pas à irradier tout son corps. Son regard fouilla la pièce des yeux alors qu'il toussait vivement, grimaçant sous le mal qui s'instaurait en lui dès qu'il bougeait.
« Après... Je vais avoir besoin d'un truc pour serrer. Je prendrai ma chemise! Vas-y! »
L'évidence s'était imposée à lui alors qu'il avait posé les yeux sur sa chemise déchirée à quelques endroits. Ça ferait l'affaire.
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Message(#) Sujet: Re: A Day in The Life A Day in The Life EmptyDim 26 Sep 2010 - 20:02

Malgré la douleur lancinante qui lui vrillait l’arrière du crâne, et l’oxygène de moins en moins respirable qui meurtrissait ses poumons à chacune de ses inhalations, Romain écouta attentivement les instructions de Liam. Il tentait de faire abstraction de tout ce qui l’entourait ; des flammes, des explosions, de la fumée qui lui piquait les yeux, et du sang qui coulait le long de sa nuque et qui imbibait sa chemise. Romain avait conscience que s’il voulait s’en sortir sain et sauf, il devait avant tout remettre l’épaule du médecin en place. Bien qu’il ne s’en sentait pas capable, son instinct de conservation le poussa à ravaler ses réticences et à accepter de suivre les instructions de Liam.

« J’ai jamais fait ça de ma vie ! » protesta-t-il tout de même plus pour la forme car il avait déjà saisit le médecin par le bras et bloqué la paume de sa main derrière l’omoplate de celui-ci. « Je tire fort ? Tout simplement ? »

Liam eut à peine le temps de répondre par l’affirmation en hochant la tête, que déjà Romain, dans une grande inspiration, tirait aussi fort qu’il le put. Il s’était jeté à l’eau sans même laisser au séduisant médecin le temps de se préparer à souffrir, se disant qu’il valait mieux utiliser la technique du sparadrap qu’on arrachait et provoquer une vive mais rapide douleur d’un seul coup, plutôt qu’une longue douleur étalée sur plusieurs secondes souvent interminables. Sous ses doigts, Romain put sentir l’os de l’épaule disloquée se remettre en place dans un craquement sinistre. Il grimaça, désolé de la souffrance de Liam. Il ne lui laissa cependant pas le temps de retrouver ses esprits. Le temps était compté et les flammes continuaient de dévorer la charpente du bâtiment. Rapidement et avec une efficacité déroutante, le jeune homme déboutonna la chemise du grand brun pour la lui ôter et l’entortillée sur elle-même de sorte à pourvoir attacher en échappe le bras meurtrit de Liam.

« Il va falloir qu’on sorte vite d’ici où on va être piégés par le feu. » toussa Romain alors qu’au même instant, un cri s’échappa de la cabine renversée du camion. « Il y a quelqu’un ! »

N’écoutant pas cette petite voix qui lui martelait le cerveau à grands coups de « dégage de là ! », Romain rejoignit tant bien que mal (et malgré ses pieds nus et ensanglantés) l’avant du camion dont le flanc étaient couché et écrasait ce qui restait des ordinateurs du laboratoire. Plus les deux hommes s’enfonçaient à l’intérieur du pavillon en flamme, et plus la chaleur était suffocante. La carlingue commençait à devenir brûlante, si bien que Romain dû utiliser le pan de sa chemise pour tenter d’ouvrir la portière cabossée. A l’intérieur de l’habitacle, un homme d’une quarantaine d’année et à l’embonpoint certain gisait au milieu des décombres. Son imposant corps – visiblement mort et retenu à peine par la ceinture de sécurité – écrasait peu à peu un adolescent recroquevillé sur lui-même. Lorsque celui-ci vit Romain et Liam, il les supplia de l’aider, car peu à peu, les flammes se rapprochaient et venaient lécher le verre de son côté, le faisant se fissurer.

« Ne panique pas, on va te sortir de là. »

Avec précaution, Romain se glissa par la portière à l’intérieur du camion, puis il se faufila adroitement entre le volant et le corps imposant du gros chauffeur. Il vérifia au passage le pouls de celui-ci mais il était inexistant. Cet homme était bel et bien mort. Romain ne s’attarda donc pas et il descendu à hauteur du jeune passager pour lui venir en aide. L’endroit était exigu, si bien que Romain dû se tenir en équilibre précaire entre les deux sièges. A tout moment, le corps du gros bonhomme risquait de leur tomber dessus et rendre toute fuite quasi impossible.

« Je suis bloqué. » paniqua le jeune passager. « Ma ceinture ! Je n’arrive pas à l’enlever. J’veux pas mourir ! J’veux pas mourir ! »
Romain tenta à son tour de la débloquer, tirant dessus de toute ses forces, mais il n’y arriva pas. Il regarda Liam qui était resté au-dessus de l’habitacle du camion et qui maintenait tant bien que mal de son bras valide le blouson du gros conducteur afin que celui-ci ne glisse pas de la ceinture de sécurité et leur tombe dessus.
« Il est bloqué ! Il me faut un truc pour couper la ceinture ! »
« AIDEZ-MOI ! »
« Du calme. Tu t'appelles comment ? »
« Terrence. »
« Terrence, moi c'est Romain et je te promet qu'on va te sortir de là. »
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Message(#) Sujet: Re: A Day in The Life A Day in The Life EmptyLun 27 Sep 2010 - 17:48

La douleur vive et aigüe qui s'était emparée de tout son être lorsque Romain avait replacé son épaule n'avait pas disparu et laissait au médecin une brûlante impression de morsure. Il ferma les yeux en se mordant la lèvre pour tenter de reprendre son souffle, laissant Romain lui retirer sa chemise pour en faire une écharpe. Lorsque l'océanologue se dirigea vers le camion, Liam grimaça et le suivit avec moins de difficulté maintenant que la douleur s'amenuisait. Il grimpa à sa suite en grimaçant lorsqu'il devait utiliser son bras blessé, qui irait mieux dans quelques jours.

Les flammes devenaient plus nombreuses et les deux hommes auraient dû depuis longtemps quitter les lieux. Le laboratoire pouvait exploser n'importe quand et le feu pouvait les engloutir à tout moment. Mais le cri qui leur était parvenu de la cabine les avait empêché de fuir pour sauver leurs vies. Liam se mordit toutefois la lèvre en voyant Romain risquer la sienne pour pénétrer dans l'habitacle et venir en aide à l'adolescent affolé. Comme un chef, il l'incita au calme, lui demandant son nom en tentant de le réconforter. Le médecin avait cherché également un pouls sur l'homme au volant, mais Romain n'avait pas tort: il était mort. Il retint néanmoins l'homme du mieux qu'il le pouvait, alors que la ceinture de sécurité semblait faire son boulot, pour l'instant.

Son regard s'était animé lorsque Romain avait demandé quelque chose pour couper la ceinture et le médecin avait récupéré un bout de verre tranchant avant de le lui tendre.
« Essaie avec ça! »
Le neurologue glissa toutefois au sol en taisant une plainte de protestation, tentant désespérément de trouver un objet qui l'aiderait davantage. Le feu rendait sa quête difficile, mais il parvint à atteindre l'un des bureaux, qu'il ouvrit dans un geste brusque, fouillant les outils qui s'y trouvaient. Rien. Il plissa les yeux et toussa afin de chasser la fumée de ses poumons, se dirigeant vers une autre étagère dont il ouvrit les portes à la volée. Gagné! Il saisit le scalpel, encore protégé par un petit bout de plastique, et ouvrit l'un des tiroirs avec l'espérance soudaine d'y trouver ce qu'il cherchait. Il saisit une pile de masques chirurgicaux et revint rapidement auprès du camion avant d'y grimper avec un peu plus de difficulté cette fois.

Lorsqu'il put enfin voir Romain s'activer pour tenter de couper ce qui retenait l'adolescent prisonnier, il lui tendit deux des masques en même temps que le couteau.
« Ça risque d'aller mieux avec ça! Les masques vont vous protéger de la fumée, du moins... En grande partie. »
Le médecin tenta d'évaluer la situation du jeune garçon, sans réussir à nouer son masque autour de sa tête d'une seule main et finit par abandonner l'idée. Ce n'était pas facile de s'assurer qu'il allait bien alors qu'il devait rester à l'extérieur afin de s'assurer que l'homme demeurait à sa place. Or, il n'y aurait pas de place pour eux quatre de toute façon.
« Terrence, je m'appelle Liam, je suis médecin. Tu peux bouger les orteils? »
L'avant du camion semblait écraser ses jambes et Liam voulait s'assurer que le jeune garçon n'était pas paralysé. « Oui... Mais ça fait trop mal! » Liam hocha la tête, soulagé malgré tout. Romain venait justement de réussir à couper la ceinture et avant qu'il ne tente de dégager l'adolescent, Liam li donna quelques directives.
« Tâte son cou pour t'assurer que ça a l'air normal. Il est blessé? »
Il lui demandait d'examiner rapidement Terrence afin de s'assurer qu'ils pouvaient le déplacer sans trop aggraver son état. Apparemment, malgré les quelques écorchures dues aux éclats de verre et une blessure à la jambe qui le faisait beaucoup souffrir, le gamin s'en sortait pas trop mal.

Liam se pencha dans la cabine du camion pour attraper l'adolescent par l'épaule et l'aider à se hisser hors de l'habitacle. Romain le suivit et le médecin du abandonner l'homme à son sort en aidant le jeune garçon à descendre, avec Romain. Il toussa sous la fumée et ne prit pas la peine d'examiner la blessure à la jambe de Terrence; ils devaient rapidement atteindre la sortie. Un élancement dans son épaule le fit grimacer, mais il n'en tint pas compte alors que des sirènes se faisaient déjà entendre.

Lorsqu'ils atteignirent l'entrée du laboratoire, un camion de pompier venait d'y faire irruption, suivit de deux ambulances et d'autant de voitures de police.
« Y'avait un autre homme dedans! Mais c'est trop tard! »
Il expliqua brièvement la situation alors qu'on emmenait l'adolescent sur une civière jusqu'à la première des ambulances. On les força à grimper, Romain et lui, dans la seconde, alors que Liam, de toute façon, désirait se rendre à l'hôpital afin de s'assurer que Romain irait bien, ainsi que le gamin. Il refusa néanmoins qu'on touche à son bras alors qu'il posait sa tête contre la vitre, acceptant toutefois le masque d'oxygène qu'ils venaient de lui mettre sur la bouche, ainsi qu'à Romain. L'air lui fit du bien et lorsqu'il sentit qu'il pouvait de nouveau respirer à peu près calmement, il le repoussa.

Le regard de Liam se posa dans les prunelles de Romain alors qu'un léger sourire sincère et admiratif naissait sur ses lèvres.
« T'as vraiment agi comme un médecin, aujourd'hui. T'as été... parfait. »
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Message(#) Sujet: Re: A Day in The Life A Day in The Life EmptyDim 3 Oct 2010 - 20:32

L’ambulancière prodigua les premiers soins à Romain. Allongé sur le brancard à l’intérieur du véhicule de secours, le jeune homme retrouvait peu à peu ses esprits. Il n’arrivait toujours pas à croire qu’il avait survécu à une telle catastrophe, et qu’il avait eu le courage de porter secours à un adolescent coincé à l’intérieur d’un camion en flammes. Il avait eu énormément de chance de s’en sortir quasiment indemne. Seuls ses pieds, l’arrière de son crâne et quelques brûlures et coupures ici et là témoignaient du choc qu’avait été l’accident. La main agrippée autour du masque à oxygène plaqué contre son visage, Romain respirait à grands poumons. Il regardait avec dépit le bâtiment en flammes que les pompiers tentaient d’éteindre. Ses pensées étaient dorénavant tournées vers les animaux en cage, brûlés vifs sans doute, dans l’arrière pièce du laboratoire.

« T'as vraiment agi comme un médecin, aujourd'hui. T'as été... parfait. »
« Merci, mais tu m’as beaucoup aidé. » répondit Romain en grimaçant sous le désinfectant qu’appliquait la jeune femme sur l’une de ses plaies. « Je ne pense pas que j’aurais eu le courage de faire seul ce que j’ai fais-là. Si tu n’avais pas été présent, je crois que je serais sortit de là comme un lâche. Et Terrence serait sans doute mort. » Il ferma quelques secondes les yeux, épuisé par cette montée d’adrénaline soudaine qui quittait peu à peu son organisme. Romain était rincé. Il avait l’impression que ses muscles étaient ankylosés. « On a eut chaud. »

Pendant que l’ambulancière continuait avec professionnalisme de lui bander les pieds afin d’arrêter l’écoulement du sang, un homme referma les portes du véhicule, puis quelques secondes plus tard, il démarra sur les chapeaux de roues, la sirène alertant les autres voitures de céder le passage.



HOPITAL
Une heure plus tard…


Installé sur une table d’auscultation, Romain regardait en silence Liam terminer de lui bander les pieds. Cela faisait une petite heure maintenant qu’ils étaient arrivés à l’hôpital. Le docteur Stanfield – et ce malgré son attelle – avait tenu à terminer le travail qu’un jeune externe avait admirablement bien commencé. Devant l’image de Liam, assit devant lui sur un tabouret, et son pied dans les mains, Romain ne put retenir un sourire affectueux. C’était ici que tout avait commencé pour eux. C’était exactement dans cette même pièce que leur relation ambiguë avait vue le jour. Et c’était également ici désormais que tout allait se finir pour de bon. Car Romain n’était pas dupe. Même si une partie de lui désirait que les choses s’arrangent, il savait que c’était impossible. Que des choses avaient été dites et que des blessures s’étaient ouvertes. Limiter la casse était la seule chose à faire.

« C’est étrange. » dit-il en regardant ses doigts qui tripotaient nerveusement un morceau d’ouate. « On se trouvait exactement au même endroit au début de l’année. Toi assis sur ce tabouret et moi sur cette table. C’est un peu ici que tout à commencé pour nous deux. Et aussi que tout est devenu… » Il hésita sur le mot. « Compliqué. » Son regard se posa sur le visage du médecin. « Je m’aperçois que je ne sais pas décrire notre relation. Je ne sais pas si tu es mon ami. Si tu n’es qu’une connaissance. Qu’un coup d’un soir. Ou tout simplement le médecin qui m’a suivit lors de mon amnésie. » Il retira son pied des mains de Liam afin de rompre le contact entre eux. « Mais je sais une chose dont je ne suis pas fier : je t’ai utilisé pour blesser Gabriel. Je n’en avais pas le droit. »

Romain regrettait sincèrement cette soirée passée dans les Everglades où Liam avait tenté de l’aider. Il déplorait amèrement le fait qu’il s’en était prit à lui, et qu’il ait utilisé leur relation ambiguë pour blesser et punir Gabriel. Liam avait été une arme. Un simple jouet pour le démon qui l’habitait alors. Et cette attitude méprisable avait fait voler en éclat leur fragile relation. Même s’il était triste de l’admettre, Romain savait qu’aucun retour en arrière n’était dorénavant possible. Tout ce qu’il désirait (et c’était une piètre consolation), c’était présenter ses excuses au médecin et le quitter en de bon terme.

« Je te présente toutes mes excuses. Sincèrement… je suis profondément désolé pour ce que j’ai fait ce soir-là. Je n’avais pas le droit d’utiliser la nuit que nous avons passé pour m’en prendre à Gabriel. » Il s’efforça de regarder en face le grand brun même si la honte qu’il ressentait le poussait à baisser les yeux. « Je ne te demande pas de me pardonner ou que sais-je encore. Je souhaite simplement te dire ce qu’il en était pour moi. J’ai terriblement honte de m’être comporté de la sorte. »
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Message(#) Sujet: Re: A Day in The Life A Day in The Life EmptyMar 5 Oct 2010 - 21:53

« Liam! T'es blessé! Tu fermes ta gueule et tu t'assoies! »
« J'ai dis non. Tu feras ce que tu veux, mais après. »
« T'aideras personne dans cet état! Assieds-toi! » gronda la chef de service des urgences en appuyant sur son épaule valide.
« Ça fait plus mal. Laisse-moi faire, s'il te plaît. »
« Ça fait plus mal? » D'un coup sec, elle avait relevé le bras droit du médecin, juste un peu, sous la grimace de celui-ci alors qu'il tentait de reprendre ses esprits. « Tu as raison, t'es en parfait état. »
« C'est bon. » Se retournant vers Romain, non loin d'eux, Liam poussa un soupir. « Will' va s'occuper de toi. Je reviens dès qu'elle me laisse partir. »
À contre-coeur, il dut la suivre dans une salle adjacente, alors qu'elle retirait la chemise qui gardait encore, à moitié, son bras immobilisé. Elle prit soin de bien nettoyer ses plaies et ses brûlures, avec la rapidité et la douceur qu'il lui connaissait.

Ce ne fut que de nombreuses minutes plus tard qu'il pénétra dans la salle où était installé Romain, une chemise propre sur le dos, le bras en attelle afin de mieux stabiliser son épaule. Il eut un sourire à l'égard du jeune externe et posa sa main valide sur son épaule alors que le jeune homme se relevait rapidement.
« Merci, Will'. Je vais finir. »
L'étudiant disparut en refermant la porte derrière lui alors que Liam s'approchait de Romain en prenant place sur le tabouret. Ce fut avec délicatesse qu'il empoigna la cheville de Romain afin de vérifier le travail qui avait déjà été fait. Il n'eut rien à redire et se promit de féliciter lui-même l'étudiant en sortant. Il récupéra l'autre pied et grimaça à la vue de quelques éclats de verre qui y demeuraient encore. Le médecin attrapa une paire de gants stériles et entreprit de les lui retirer à l'aide d'une pince, tentant de ne pas lui faire mal et d'être le plus doux possible. « On se trouvait exactement au même endroit au début de l’année. Toi assis sur ce tabouret et moi sur cette table. C’est un peu ici que tout à commencé pour nous deux. Et aussi que tout est devenu… Compliqué. »

Liam redressa la tête vers Romain, cessant toute activité, alors qu'un léger sourire naissait sur ses lèvres. Il n'avait pas encore fait le lien entre leur seconde rencontre, à l'hôpital, et celle-ci et il devait avouer que la coïncidence était tout de même frappante.
« C'est vrai. »
Il reprit la pince et retira le dernier morceau de verre, alors que les mots de Romain ne lui permettaient pas de relever la tête. Il s'accrochait au pied de Romain comme à une bouée alors qu'il ne savait pas s'il devait être confus, honteux, ou tout simplement serein. Il ne parvenait pas à croiser son regard et se mordit la lèvre en passant une main dans ses cheveux alors que Romain retirait finalement son pied. « Mais je sais une chose dont je ne suis pas fier : je t’ai utilisé pour blesser Gabriel. Je n’en avais pas le droit. »

Le médecin attendit quelques instants avant de reprendre le pied de Romain, peut-être un peu plus brusquement qu'il ne l'avait d'abord voulu.
« Je n'ai pas encore finit. »
Un murmure bref et rauque, qui trahissait le malaise qui l'envahissait soudainement. Il n'avait pas vraiment envie de s'étaler sur le sujet maintenant, alors que sa fatigue prenait rapidement le dessus sur ses sentiments. Néanmoins, lorsque Romain commença à parler, le médecin planta son regard dans le sien, sans vraiment savoir pourquoi. « Je te présente toutes mes excuses. Sincèrement… je suis profondément désolé pour ce que j’ai fait ce soir-là. Je n’avais pas le droit d’utiliser la nuit que nous avons passé pour m’en prendre à Gabriel. Je ne te demande pas de me pardonner ou que sais-je encore. Je souhaite simplement te dire ce qu’il en était pour moi. J’ai terriblement honte de m’être comporté de la sorte. » Liam hocha la tête, gravement, alors que les excuses de Romain lui firent toutefois beaucoup de bien. Il avait détesté cette soirée, où il avait d'abord voulu aider et où il était finalement devenu l'arme qui avait blessé Gabriel encore plus qu'il ne l'était déjà. Pourtant, malgré tout ce qui s'était passé entre eux, le médecin ne parvenait pas à lui en vouloir totalement. Romain n'avait pas été dans son état normal. Et si lui-même avait avoué cette nuit passée à Gabriel, avant que Romain ne le fasse, le coup aurait été moins dur. Les mensonges étaient durs à porter pour tout le monde et on finissait toujours par en porter le prix.

Son regard s'adoucit légèrement alors qu'il se rendait compte à quel point il avait été stupide de s'attarder sur une relation d'une nuit, d'y attacher autant d'importance. Il aurait pu en rire au lieu de se braquer, mais il n'avait pas pu. Sans doute était-ce parce que ça lui avait rappelé beaucoup de mauvais souvenirs, et qu'il se sentait honteux d'avoir cédé aux avances de Romain. Il fronça les sourcils et grimaça alors qu'il avait tenté d'étirer le bras droit pour saisir le pansement, sur la table à quelques pas.
« Écoute... Je ne vais pas te mentir en disant que ça m'a plu de te voir l'humilier de la sorte. C'est faux. »
Débuta le médecin en plongeant son regard dans le sien.
« Mais c'est du passé. Je ne suis pas parfait et je serais mal placé pour te dire qu'il faut avancer et aller de l'avant. Mais... ça ne sert à rien de vivre dans le passé. »
Ses derniers mots étaient si bas qu'il ne savait même pas si Romain avait pu les entendre. Il parlait pour le jeune océanologue, autant que pour lui-même. Il avait compris depuis peu qu'il devrait oser faire face à la vie d'une nouvelle façon, en laissant derrière lui ce qui allait toujours, d'une certaine façon, lui manquer.
« On apprend de nos erreurs, il suffit simplement de ne pas commettre les mêmes. »

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