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 n° 1591 - Je suis venu te dire que je m'en vais.

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n° 1591 - Je suis venu te dire que je m'en vais. Vide
Message(#) Sujet: n° 1591 - Je suis venu te dire que je m'en vais. n° 1591 - Je suis venu te dire que je m'en vais. EmptyLun 6 Sep 2010 - 23:04

Quelques jours à peine s'étaient écoulés depuis la sortie du jeune homme de l'hôpital, et tout lui semblait étrange. Ces personnes qu'il croisait dans la rue et qui le saluaient d'un sourire sincère ou craintif, mais qu'il ne connaissait pas, les rues ensoleillées de Miami qu'il devait découvrir de nouveau, ces flashs obscurs successifs en sa mémoire trouble qui tentait de se souvenir, puis Jaelyn... Jaelyn aimante, Jaelyn attentionnée, Jaelyn agonisante... C'était elle, qui avait veillé jour et nuit à son chevet, elle encore qui avait assisté douloureusement à son réveil, elle toujours qui l'avait guidé sur le chemin du retour, refusant par peur, de laisser le volant à Pride et le raccompagnant chez lui. Chez eux. Voilà pourquoi le brun ténébreux, dans sa nouvelle vie à construire, avec ses doutes, ses balbutiements, ses hésitations, toisait la belle demoiselle avec remords. A bien la regarder, il comprenait mieux pourquoi on le disait si lié à elle, avant qu'il n'ait son terrible accident : elle avait la silhouette fine ciselée dans le marbre le plus fin, la grâce des anges et le sourire lumineux, le front blanc et les lèvres cerise ; d'un rouge pour lequel il avait sans doute voulu mourir plus d'une fois. Ses cheveux fins tombant en manteau d'or sur ses épaules frêles, habillaient son charme naturel et frais, mais plus encore la jeune femme était d'une douceur absolue. Mais même face à un ange, peut-on prétendre feinter d'aimer ? Plus encore que sa beauté ou le cristal de sa personnalité irradiante, c'était le chagrin qu'il dardait chaque jour dans ses beaux yeux satinés ; Pride demeurait conscient que sa seule présence, la moindre de ses respirations à ses côtés, plombait le corps de la belle Jaelyn d'un venin qui la rendait malade de chagrin. La peine voilait son regard humide de larmes qui ne venaient pas, et le jeune homme se sentait de plus en plus oppressé par une culpabilité sans nom. La cohabitation devenait ainsi des plus difficiles, car non contents de faire chambre à part, les anciens amants s'évitaient : lui pour ne pas la faire souffrir, et elle pour ne pas agoniser d'avantage. La situation devenant insupportable, le jeune homme avait plus d'une fois tenté quelques rapprochements, mais en vain : il ne pouvait guère flirter, ni même la séduire, sous prétexte d'alléger sa peine. Car quand bien même la jeune femme était exquise à ses yeux, Pride demeurait bloqué par les mots du docteur Stanfield qui lui avait certifié qu'ils avaient été ensemble auparavant. Mais ensemble à quel point ; avaient-ils été amoureux ? Plus d'une fois, cette question sauvage lui avait brûlé la gorge, mais plus d'une fois, la lueur chagrinée des rétines ternes de Jaelyn, avait éteint l'incendie de ses lèvres blessantes. Il n'avait pu lui poser la question, par crainte de sa réaction : Pride qui habituellement s'évertuait à blesser son entourage, par jeu, ne demeurait pas aussi vil et sans coeur pour abattre celle qui avait veillé sur lui. C'était abject, c'était puéril, mais cela aurait nourri sa curiosité. Aujourd'hui néanmoins, Pride avait pris sa décision : ils ne pouvaient guère continuer ainsi, à vivre dans des faux-semblants et l'attente d'un espoir qui ne venait pas. Lui-même, ne pouvait prétendre à se forcer d'aimer, quand il avait tout à réapprendre de sa vie, d'elle, d'eux. C'est ainsi que l'attendant au bas des marches, son regard incandescent et grave toisait la silhouette gracile de la belle frissonnante : par ce simple regard, elle avait compris que leur conversation ne serait guère des plus aisées à vivre. « Jaelyn. » fut le simple mot murmuré d'une voix suave et douce, comme simple guise de bonjour en ce dimanche matin, accompagné d'un bref signe de tête alors qu'il tendit galamment le bras vers le salon. Pride n'était parvenu à ne rien dire d'autre : s'il était doué pour blesser par la parole, le réconfort et l'aveu de ses sentiments les plus profonds avait toujours été un terrain miné pour lui. Suivant la demoiselle bien trop pâle dans son immense salon, le jeune homme prit place dans un canapé face à elle, laissant malgré lui le silence s'installer alors qu'il plongea son regard ambré dans le sien. Et lorsqu'il entrouvrit ses lèvres désirables, ses pupilles d'or et d'acier ne purent s'empêcher de dévier un instant sur le tapis : comme à son accoutumée, il fuyait les aveux émotifs. Néanmoins Pride vint redresser ses rétines graves mais douces sur la belle, qui avait compris. « Tu souffres à cause de moi, j'ai beau chercher des solutions, je n'ai trouvé que celle-ci... » Ses mains jointes demeuraient aussi fermes que son visage résigné mais appréhensif, le jeune homme ne parvenait pas encore à lui poser les mots qu'il fallait : la rupture était inévitable, et planait sur les anciens amants tel un spectre acharné.
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n° 1591 - Je suis venu te dire que je m'en vais. Vide
Message(#) Sujet: Re: n° 1591 - Je suis venu te dire que je m'en vais. n° 1591 - Je suis venu te dire que je m'en vais. EmptyLun 27 Sep 2010 - 21:06

    Fuir avait été la seule solution, le seul échappatoire capable de nourrir ses pauvres illusions. Jaelyn demeurait impuissante devant l'amnésie de Pride et face aux terribles paroles du docteur, elle dépérissait dans les méandres de son oubli. Elle avait quitté l'hôpital pour y revenir quelques jours plus tard, le besoin de digérer une telle nouvelle lui avait été vital et comprenant que leur histoire était désormais vouée à l'échec, ses espoirs se firent infimes. Par respect et amour, elle l'avait accompagné dans sa descente aux enfers jusqu'à ce qu'il quitte l'établissement. Pride, visiblement soulagé de retrouver une certaine liberté, Jaelyn avait tout de même prit le volant et ce fut avec une intense émotion qu'elle réalisa que Miami et ses habitants lui étaient inconnus. Silencieuse, elle regagna la magnifique demeure qui leur était commune. Ainsi, un silence des plus pesants s'installa entre les deux jeunes amants, Pride demeurait impuissant et Jaelyn, dévastée. Contraints de vivre sous le même toit, la douleur de la jeune femme aussi poignante qu'insupportable plombait son moral habituellement enjoué. Même avec efforts et détermination il leur était impossible de renouer contact, comment aimer alors que l'on ne connaît plus ? Les habitudes de Pride demeuraient inchangées, comme ses mimiques, mais cette absence dans son regard, se manque de reconnaissance lui brûlaient les ailes. Privée d'un échappatoire, la belle jeune femme était contrainte de feindre le détachement, dissimulant son désespoir au travers de sourires forcés. Le destin se révélait si cruel et amer, la jeune architecte déambulait tel un spectre sans vie dans les pièces infiniment claires de leurs appartements. Feignant crouler sous un travail imaginaire, Jaelyn rentrait tard, prolongeant encore plus le moment fatidique de passer la porte et de découvrir un Pride désolé et définitivement seul. Malgré l'envie de le serrer contre lui, embrasser sa peau masculine et ambrée, la jolie blonde optait pour l'indifférence et les propos amicaux. Le fait de ne plus partager une seule et même chambre maintenait un fossé béant au sein du couple, toute la maisonnée lui était inconnue et douloureuse. Leur histoire appartenait au passé, ils avaient laissé leur amour ardent et passionnel dans les ruelles parisiennes, leurs embrassades et sourires au sein d'une maison qui ne les reconnaissait plus. Les larmes de la jolie blonde demeurait insuffisantes de même que ses plus chères prières. Leur avenir était tout tracé, et Jaelyn se préparait au pire. Appuyé par une journée radieuse, ce jour maudit arriva, comble de l'ironie, le soleil plongeait les pièces de la maison dans une étrange torpeur. Lorsque la jolie blonde vit Pride droit et sombre, qui l'attendait patiemment au bas des marches, son cœur se serra. La voix suave de Pride l'interpella avant de l'inviter à prendre place dans le salon. "Pride ?" Répliqua t'elle avec douceur feignant la surprise. Silencieux, elle le suivit avant de s'installer dans l'imposant fauteuil de cuir. Désireuse d'éviter son regard, les yeux mordorés de la belle vinrent se poser sur ses doigts fins et tremblants qui trahissaient son chagrin. « Tu souffres à cause de moi, j'ai beau chercher des solutions, je n'ai trouvé que celle-ci... » Poussant un soupir morose, l'ironie vint frapper les lèvres de Jaelyn. Posant son regard éteint sur les lèvres inertes de son amant, elle ajouta tristement "Alors, c'est ainsi que tout se termine ..." Dissimulant un sanglot, ravalant sa peine, la jeune architecte le dévisagea d'un sourire forcé avant de reprendre "Je ne peux malheureusement pas te forcer à m'aimer ..."
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Message(#) Sujet: Re: n° 1591 - Je suis venu te dire que je m'en vais. n° 1591 - Je suis venu te dire que je m'en vais. EmptyVen 1 Oct 2010 - 16:34

Amour meurtrier, amour infâme, amour funeste. Amour, amour, unique vie en ce monde. La plume d'une poète aguerrie n'aurait pu être plus véridique qu'en cet instant, quand combattant les affres d'une peine plombant lourdement l'atmosphère, les anciens amants se faisaient face. Sans avoir recours à l'indifférence cette fois, sans de faux propos amicaux et des sourires amers, sans factice ni illusion : mais juste le chagrin de Jaelyn et les remords de Pride, se heurtant dans une dernière confrontation. Le jeune homme s'obligea à soutenir la demoiselle du regard : si ça ne tenait qu'à lui, il aurait fui ses prunelles mordorées, par honte de l'abandonner ainsi à ses propres émois. Mais les mots blessants qui tiraillaient leurs âmes et jusqu'à leurs chairs par la pointe acide de leurs syllabes, s'envolaient si vite qu'ils ne laissaient guère le temps au silence de jouer les tortionnaires. "Alors, c'est ainsi que tout se termine ..." Un regard qui se baisse brièvement et voilà qu'il déglutit, ferme les paupières et soupire de douleur, se rendant lui-même coupable de son oubli. Le procès intérieur se joue et secoue une âme éperdument dangereuse et dangereusement perdue : ce conflit interne semble l'embraser de l'intérieur, par la simple étincelle du regard affligé de la belle. « J'aurais aimé prétendre à une fin heureuse. » 'Mais la vie n'est pas un conte de fées', pensa-t-il en levant son regard d'ébène sur Jaelyn, son estomac se compressant légèrement sous l'effet d'une culpabilité évidente. Pride ne souffrait pas de la voir abattue, il souffrait au contraire de ne rien ressentir. Ni amour, ni réelle compassion, ni chagrin ni peine ; juste quelques regrets noyés dans un flot d'amertume. Ses souvenirs envolés ne lui permettaient pas de ressentir autre chose qu'une pâle indifférence secouée par une culpabilité sans nom : comment pouvait-il faire du mal à cette femme qui avait pris soin de lui, pourquoi ne pouvait-il pas raviver la mémoire de ses sentiments ? 'Je suis désolé', vint se lire sur ses lèvres désirables sans qu'il ne puisse s'étendre en excuses néanmoins : même sincères, elles avaient toujours brûlé la gorge de Berrington. "Je ne peux malheureusement pas te forcer à m'aimer ..." « Tout comme je ne peux pas te forcer à être heureuse à mes côtés. » répliqua-t-il aussitôt, d'un souffle suave et sérieux. « On ne peut pas continuer à vivre ensemble, et passer notre temps à nous éviter ou jouer les faux amis. Je ne le fais pas pour te blesser mais pour te sauver au contraire. » La sincérité de ses aveux, tranchante mais foudroyante, s'échappa de ses lèvres avec un peu trop de rapidité : loin d'être à l'aise avec ce genre de discours, il lui semblait qu'il s'allégeait d'un poids en mettant des mots sur le problème. « Mais avant ça... » 'Ca' ; avant qu'ils ne concrétisent la rupture, qu'ils ne prennent en compte le déménagement de la belle Jaelyn, qu'ils ne se fassent leurs adieux... 'Ca', était le mot appréhendant une facilité certaine presque vulgaire. Qu'importait, ils n'étaient plus à ce détail près... « Je voulais te remercier pour tout ce que tu as fait pour moi, à l'hôpital. Je suis certain que je devais beaucoup... » Pride ferma brièvement ses paupières avant de hocher rapidement la tête et de poser son regard fuyant ailleurs, légèrement troublé. 'Que je devais très certainement t'aimer', aurait été la phrase juste, mais du fait d'une faiblesse refoulée quant à son malaise vis-vis des sentiments, le jeune homme ne put souffler les mots blasphémateurs. « ...t'apprécier. Sans quoi je ne t'aurais jamais demandé de vivre avec moi. » Et Pride de froncer les sourcils, conscient de son immaturité avant de reposer son regard ambré sur la demoiselle. « Jaelyn tu es une femme formidable, belle, intelligente et tellement unique. » Un sourire attendri enfin, vint se dessiner sur ses lèvres alors qu'il murmura ces aveux inattendus. « Mais j'ai besoin de temps... pour me guérir. Je te promets que tout ira mieux, par la suite. » Une promesse certes risquée, mais elle demeurait ce serment louable qui lui permettait de se racheter, de la rassurer... de lui mentir aussi, sans doute. « Je te promets de me souvenir, si tu me promets d'oublier. » Le silence pesant se fit alors solennel sous le poids des mots voraces de Pride, qui désirait l'appui de la belle Jaelyn. Qu'elle les oublie tous les deux, qu'elle l'oublie lui, qu'elle oublie leur idylle et leurs souvenirs. Le temps qu'il se remémore leur passé endormi.
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Message(#) Sujet: Re: n° 1591 - Je suis venu te dire que je m'en vais. n° 1591 - Je suis venu te dire que je m'en vais. Empty

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