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 N°2306 . stupid things we do are usefull

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Message(#) Sujet: N°2306 . stupid things we do are usefull N°2306 . stupid things we do are usefull EmptyLun 23 Aoû 2010 - 23:01

stupid things we do are usefull
between Desiree Myers & Blade Kennedy
N°2306 . stupid things we do are usefull A6N°2306 . stupid things we do are usefull Gcraig1
    icons@lj


People say i only hear what i want to, that much is true, people say i only see what i want to, then how come i see you?
Si ces paroles flottaient dans l'esprit de Desiree ce n'était pas anodin. En effet, cette phrase était extraite d'une chanson écrite dans un carnet qu'elle avait trouvé par terre, à la sortie du Starbucks. Portant son frappucino fruit de la passion dans la main gauche, elle se baissa et ramassa le carnet de sa main droite. Il était évident que quelqu'un l'avait laissé tomber par erreur, et même s'il était vide il ne coûtait rien de vérifier. Desiree aurait aimé que tout le monde soit prêt à rendre service et à ne pas laisser traîner des choses évidemment perdues par quelqu'un - sûrement très ennuyé - sur le sol. Dans un élan compatissant, et surtout un élan bourré d'écologie la jeune femme avait donc perdu une seconde de son temps pour ramasser ce curieux livret. En marchant, elle aspirait de petites gorgées de frappucino à l'aide de sa paille tout en feuilletant le carnet pour y trouver des indices sur son propriétaire, et aussi par curiosité, il fallait l'admettre. C'est donc, vous l'aurez deviné, des pages du journal que venaient ces paroles qui lui avaient d'ailleurs énormément plûes. Elles se trouvaient au milieu de tas d'autres chansons, toutes contenant de magnifiques phrases qui firent sourire la jeune fille qui flânait dans les rues d'Ocean Grove. Soudain, Desiree releva la tête et ferma le carnet. Elle venait de réaliser que toutes ces paroles étaient probablement privées et que la personne ayant perdu ce carnet serait sûrement râvie de le retrouver mais pas de savoir qu'une personne un peu trop curieuse en avait parcouru les pages, c'est donc pour cela qu'elle s'arracha difficilement à sa lecture avec une pointe de culpabilité. Desiree était en train de se dire qu'elle ne mentionnerait pas le fait qu'elle avait lu le carnet mais elle se confronta vite à un problème, jamais elle ne pourrait se retenir de féliciter l'auteur de ces fabuleuses chansons si elle réussissait à le retrouver. Elle pesa donc le pour et le contre pendant un petit moment et c'est quand elle arriva au dernier virage la menant à la route d'Apple Road qu'elle vint à une solution. Elle se contenterait de dire au propriétaire qu'elle avait eu besoin de lire ce carnet pour le retrouver et le lui rendre, ce qui n'était pas totalement un mensonge. Après tout, elle n'étais pas censée savoir que son nom se trouvait sur la toute première page. Ou peut-être que si, mais elle était sûre que Blade Kennedy ne lui en tiendrait pas rigueur. Du moins, elle espérait.

Blade Kennedy, donc. Il était l'auteur de ces paroles, ou du moins le propriétaire du mystérieux carnet. C'est après être rentrée chez elle et avoir examiné de plus prés l'objet que Desiree avait découvert le nom de son auteur. Et sans surprise, elle l'adorait déjà. Desiree essayait de trouver un rythme, une voix à mettre en relation avec les paroles et en réalisant ce qu'elle faisait, elle prit conscience qu'il fallait vraiment qu'elle rende ce carnet à Blade. Tout d'abord pour mettre un visage sur ce compositeur et le féliciter, mais aussi parce qu'avoir perdu ce livret devait être très stressant pour lui. Il était des millions de fois plus utile entre les mains de Blade qu'entre celles de Desiree, ce qui était logique. Elle savait jouait du guitare et du piano, mais n'avait jamais même penser à composer une chanson. Cette aventure lui avait d'ailleurs donné envie de jouer. Guitare ou piano, elle ne savait pas ce qui corresponderait le mieux aux paroles du garçon. Desiree monta dans sa chambre et en empruntant le couloir qui l'y menait elle effleura du bout des doigts les cordes de sa guitare, seul instrument qu'elle avait eu le temps de racheter une fois ici. Evidemment, elle n'avait pu transporter ni guitare, ni piano dans l'avion et il faut dire que cela lui manquait beaucoup. Elle pouvait toujours se consoler en jouant quelques accords de guitare, mais son piano lui manquait et elle ne savait pas quand elle pourrait en retrouver un nouveau. Pour sa mère, racheter une guitare avait déjà été une folie, elle ne comptait donc pas sur le deuxième instrument. Une fois arrivée dans sa chambre, Desiree s'installa rapidement à son ordinateur, déjà allumé. En quelques instants, sa recherche fut fructueuse et elle fut agréablement surprise en apprenant où habitait ce Blade Kennedy. 2306, Apple Road. Merci les annuaires en ligne! Elle y serait en très peu de temps et en constatant qu'il était à peine dix-sept heures, elle décida d'y aller maintenant. Elle ne perdrait rien même s'il était absent de toute manière. Desiree nota le numéro dans la paume de sa main, termina son frappucino puis sortit à la hâte. Elle était pressée, très préssée.

N° 2306, elle y était. Mais il est vrai que son enthousiasme la quitta un peu quand elle arriva devant la porte. En effet, elle s'apprêtait à frapper chez un inconnu sous prétexte de lui rentre un carnet. Allait-il la prendre pour une folle? Après tout, il était maintenant tellement rare que les gens se soucient des biens des autres! Mais enfin, il le fallait et maintenant qu'elle était devant, elle ne pouvait plus reculer. Desiree, le carnet à la main, prit une grande inspiration et appuya sur la sonnette. Là, il était vraiment impossible de reculer. Au bout de quinze secondes - oui, elle avait compté, tentant d'évacuer le stress - Blade se montra. Son physique et son look n'étonna absolument pas Desiree qui l'avait presque imaginé ainsi. Devant l'air intrigué du garçon, elle lança timidement « Bonjour, je m'appelle Desiree. Je viens vous voir pour vous rendre ceci, qui selon ce qui est écrit sur la première page vous appartient. Je l'ai trouvé à la sortie d'un Starbucks. » Elle brandit le carnet devant elle avec un sourire gêné, et poursuivit, « Je sais que j'aurais dû me contenter de retrouver son propriétaire, mais je n'ai pu faire autrement que de lire quelques paroles. Elles sont magnifiques. » Enième sourire. Desiree sentait que sa façon d'agir avait légérement changé depuis son déménagement. Elle n'aurait sûrement jamais fait ce qu'elle était en train de faire à Seattle. Mais après tout, pourquoi blâmer quelqu'un qui faisait une bonne action?
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Message(#) Sujet: Re: N°2306 . stupid things we do are usefull N°2306 . stupid things we do are usefull EmptyJeu 9 Sep 2010 - 22:18


Je me demandai vraiment à quoi je pouvais penser des fois - et aussi comment je pouvais être aussi con, parce que vraiment, des fois, je n’arrivais pas à me comprendre moi-même. Une de mes erreurs majeures avait été de tomber amoureux d’Aubree Dehzkel, ou plutôt de me rendre compte de mes sentiments à son égard juste quand elle avait décidé de m’oublier purement et simplement; mais là, c’était un truc beaucoup plus simple, encore heureux. C’était en mettant machinalement ma main dans la poche droite de ma veste Fred Perry que je m’étais rendu compte que quelque chose ne tournait pas rond, que quelque chose qui aurait dû être présent dans cette poche n’y était pas. Et merde... Le carnet Moleskine que je possédais depuis 2007 et qui contenait à peu près 80% de ma vie (paroles de chansons, source d’inspiration, photos, notes et whatever crap i wrote or stuck in it) était désormais perdu quelque part dans Miami, ville à la superficie ridicule, c’est bien connu. Trêve de plaisanterie, je me sentais presque aussi perdu que la fois où Aubree avait décidé de kidnapper ma veste Fred Perry. Et franchement, ça tombait plutôt mal de perdre ce carnet alors que j’étais censé composer un minimum en vue de mon retour en studio dans quelques mois - et non, je ne pouvais pas écrire mes idées autre part, c’était dans ce carnet, sinon rien. Trouvez cela stupide si vous le voulez, mais le carnet en question me suivait depuis mes premiers pas dans le monde de la musique, et je n’oublierais jamais le jour où j’ai écrit ‘BLADE KENNEDY’ au marqueur indélébile rouge sur la première page. Lee et Jeff avaient plus tard rajouté au crayon à papier des conneries du style ‘Sheffield’s serial lover’ ou ‘the most romantic guy ever’ ou encore ‘the one&only man who loves shopping more than beer’ que je n’avais jamais eu le cœur de gommer; ces inscriptions pouvaient paraître futiles et sans intérêt, mais elles étaient pour moi parmi les derniers témoins du trio que je formais avec Lee et Jeff, à l’époque. D’ailleurs, la majorité de ces souvenirs étaient dans ce carnet, à commencer par le flyer de la Battle of the Bands, plié, déplié, puis replié et encore déplié avant d’être enfin collé sur une des pages, qui annonçait que ‘Kind of a Fluorescent Attack’ serait de la line-up de l’édition de mars 2007.

Bref, peu importe où se trouvait à présent ce carnet, que ce soit dans les poches d’une quelconque personne l’ayant ramassé ou au fond d’une poubelle, j’étais sacrément abattu et déprimé, et je me sentais con. Ca me faisait aussi pas mal chier d’avoir perdu les accords et quelques bribes de paroles d’une chanson que j’avais griffonnés à la hâte l’autre soir, persuadé qu’en les retravaillant vite fait une autre fois, je pourrais arriver à un truc génial. Je me repassai en boucle les étapes de ma sortie de la journée, durant laquelle j’avais effectué plusieurs courses. Walmart, pour faire mes courses. Urban Outfiters, parce qu’il venait de recevoir de nouveaux items Fred Perry et des dizaines de paires de chaussures. Starbucks. Re-Urban Outfiters pour acheter une deuxième paire de chaussures et un nouveau polo Fred Perry. Ensuite, retour à la maison. Je n’étais pas plus avancé en ressassant ces souvenirs dans mon esprit. Je pouvais l’avoir perdu à des centaines d’endroits, mais aussi de moments différents. Je pouvais tout aussi bien ne pas l’avoir mis dans ma poche avant de partir de chez moi, et il était peut-être égaré quelque part à mon domicile. Je me dépêchai de rentrer chez moi, au 2306 Apple Road, fouillant tous les recoins plusieurs fois de suite. Rien. Rien de rien. J’attrapai mon BlackBerry, envoyant un texto à Jeff. “Lost the Holy Bible. I’m such a jerk.” Je soupirai avant de me jeter de tout mon long sur le canapé du salon, tournant nerveusement mon téléphone portable entre mes mains - comme si une quelconque réponse de Jeff pourrait m’aider, chose très peu probable vu qu’il devait probablement être en train de bosser ses maths ou je ne sais quoi à des milliers de kilomètres d’ici, à Oslo. Mais où est-ce que j’avais foutu ce carnet? À l’avenir, j’étais sûr d’une chose, je ne le mettrai plus jamais dans cette poche de ma veste, que je ne prenais jamais la peine de fermer après tout - et j’y accrocherai une puce GPS, histoire de le repérer plus facilement, si jamais la situation venait à se reproduire. J’étais au bord de la dépression, me demandant une fois de plus comment je pouvais être aussi con, et comment j’avais pu laisser s’évaporer dans la nature les souvenirs de ces quatre dernières années aussi facilement - me rappelant par la même occasion qu’un Polaroïd unique et priceless de Jeff et moi pris lors de l’été passé chez lui en Norvège en 2009 se trouvait à l’intérieur, et que ça m’ennuierait pas mal de perdre ça aussi, en plus de tout le reste.

Alors que j’hésitai entre trouver une corde et me pendre là, tout de suite, ou bien faire quadriller tout le quartier fréquenté plus tôt dans la journée, on sonna à la porte. Oh, oh. Il y avait donc des gens dehors qui continuaient à vivre, pendant que je me vautrais dans mon désespoir pour un fichu carnet Moleskine. Je me levai machinalement, défroissant rapidement ma chemise blanche Topman, issue d’une des mes nombreuses shopping spree à Oxford Circus, histoire d’avoir l’air plus présentable, et allai ouvrir.
« Bonjour, je m'appelle Desiree. Je viens vous voir pour vous rendre ceci, qui selon ce qui est écrit sur la première page vous appartient. Je l'ai trouvé à la sortie d'un Starbucks. » J’avais envie de lui sauter dessus et de la serrer du plus fort que je pouvais entre mes bras - mais je ne l’ai pas fait, ça n’aurait probablement fait que l’effrayer, et elle n’avait déjà pas l’air bien à l’aise. Je lui adressai un sourire chaleureux, qui s’élargit lorsqu’elle brandit mon carnet - je vous jure que je devais avoir l’air d’un gamin le matin de Noël qui découvre que oui, Santa Claus lui a bien apporté le dernier Action Man Mission 3000. « Je sais que j'aurais dû me contenter de retrouver son propriétaire, mais je n'ai pu faire autrement que de lire quelques paroles. Elles sont magnifiques. » Je me grattai nerveusement la tête, quelque peu étonné par ce qu’elle venait de me dire - je n’avais jamais pensé que si quelqu’un avait récupéré mon carnet, il était susceptible d’avoir lu ce qui s’y trouvait. Je remarquai qu’elle devait avoir mon âge, plus ou moins, et décidai de passer au tutoiement, après avoir éloigné une fois de plus l’idée de la serrer dans mes bras pour la remercier le plus chaleureusement possible.

« Merci. Merci énormément! Tu peux pas imaginer combien j’étais désespéré de l’avoir perdu! Ravi de savoir qu’il était entre de bonnes mains pendant tout ce temps. »

Je fis une pause, me rappelant alors qu’elle m’avait complimenté sur les paroles qu’il contenait. Je n’avais aucune idée de celles qu’elle pouvait bien avoir lues, si ça se trouve elle était tombée sur mes premiers brouillons qui n’étaient pas vraiment glorieux, ou au contraire sur les paroles définitives de mon premier EP. Mais peu importait après tout, elle les avait trouvées “magnifiques” et ça me faisait chaud au cœur. Je n’étais pratiquement pas, et encore, le pratiquement n’était là que pour rallonger la phrase, connu aux Etats-Unis; certes, j’avais joué à New York dans deux ou trois salles indies, mais mon public était restreint, ce limite à ces amateurs d’indie-rock britannique, véritable afficionados du genre, toujours à l’affût de la nouvelle sensation musicale venue d’Angleterre - et souvent, et malheureusement, oubliée aussi rapidement qu’elle ne s’est retrouvée sur le devant de la scène. Même dans mon pays d’origine, je ne connaissais pas non plus la gloire. Mais je ne m’en plaignais pas. J’avais sorti mon EP, je m’étais replongé dans la musique trois ans après le drame de KFA, et c’était tout ce qui m’importait. Que les gens m’oublient, qu’ils aiment ma musique ou non, qu’ils continuent à me suivre en tournée ou pas, je m’en foutais, je faisais ce que j’aimais, après deux ans à errer en Californie autour d’études d’urbanisme qui me gonflaient - peu importe que je sois dans les charts ou non. Le compliment de Desiree me faisait donc ridiculously plaisir, et réfrénant une énième envie de la serrer dans mes bras pour la remercier (je ferais mieux de faire gaffe, je tournai vraiment gay débordant d’émotions ou teenage girl incapable de contenir ses pulsions affectives), j’esquissai un sourire en haussant les épaules, comme si ça ne m’importait pas vraiment.

« Heureux d’entendre que ça t'a plu. Merci encore. Et ne t’inquiètes pas, j’aurais sûrement fait la même chose. Oh, tu le sais déjà, mais je préfère me présenter en bonne et due forme. »

Je lui tendis ma main droite, un éternel sourire de reconnaissance planant sur mes lèvres.

« Blade Kennedy, enchanté. Et merci encore. »
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Message(#) Sujet: Re: N°2306 . stupid things we do are usefull N°2306 . stupid things we do are usefull EmptyDim 17 Oct 2010 - 18:20

Le moment était propice et c'est donc tout naturellement qu'un flash-back apparu dans l'esprit de Desiree, qui ne demandait rien d'autre qu'être distraite de ce moment qu'elle trouvait gênant. Bien évidemment, ce à quoi elle pensait était tout à fait en rapport avec l'esprit de ce moment. Desiree avait en tête un moment qui lui avait tenu tellement à coeur sur le moment qu'elle s'étonnait que ce souvenir soit si flou à présent. Ce à quoi elle pensait était son tout premier concert. Souvenir flou, oui, puisqu'elle serait même incapable de se rappeller du nom du groupe dont elle était dingue à l'époque. Etrange, comme le temps passe, piétinant des souvenirs et ne nous laissant même pas le plaisir de se les remémorer. Elle était âgée de 15 ans peut-être. Ses parents, et surtout sa mère n'avaient jamais cédé avant et ce soudain relâchement d'autorité n'avait rendu ce moment que plus beau. C'était donc avec des amies de l'époque que Desiree avait assisté à ce concert, un sourire aux lèvres. Ce même sourire qui l'avait suivi peut-être une semaine après encore. Ce Blade Kennedy était la personne parfaite pour raviver de tels souvenirs. Auteur, compositeur - du moins, elle pensait - et apparemment totalement accro à la musique, un cocktail de ce qu'était Desiree à l'adolescence. Enfin, elle n'était ni auteur ni compositeur mais la musique avait une place très importante pour elle. En plus d'être talentueux, Blade semblait vraiment sympathique et Desiree ne se sentit plus vraiment gênée à la vue de sa réaction. Il semblait soulagé, joyeux, et prêt à lui sauter dessus. C'est donc pour cela que la jeune fille prit plus d'assurance dans ses réponses. « Oh, de toute façon, même si tu m'en avais voulu, je n'aurais pas regretter d'avoir lu ces paroles tellement elles m'ont touché! » Elle esquissa un léger sourire.

Desiree Myers venait d'accomplir plus qu'une bonne action, elle venait de rendre à Blade ce qui peut-être était le plus important à ses yeux. « Blade Kennedy, enchanté. Et merci encore. ». Ce merci était, elle pensait, le quatrième en quelques minutes. C'est ce genre de personne reconnaissante qui donnait envie à des gens honnêtes comme Desiree de le rester, et de continuer à rendre service quand cela était possible. La réaction du jeune homme l'amusait de plus en plus et un rictus sortit discrétement de la bouche de Desiree, qui espérait que Blade ne prendrait pas mal le fait qu'elle rit à l'entente de ses remerciements. « Desiree Myers! Eh bien, enchantée, Blade! ». Elle serra la main que lui tendait Blade puis se trouva à nouveau gênée, ne sachant pas vraiment comment allait se terminer cette conversation. Etrangement, elle ne voulait pas que'elle se termine. Quoique cela n'était pas si étrange. Desiree avait été tellement captivée par les paroles qu'elle avait lu et avait tellement attendu de se trouver face à leur auteur que maitenant qu'elle y était, elle voulait établir une conversation interminable avec lui. Des questions s'étaient bousculées dans sa tête mais elle ne saurait plus dire lesquelles. Une chose était sure pour elle, si elle partait maintenant, elle passerait à côté de la possibilité de nouer un lien avec une personne sympathique et talentueuse. Une personne capable de lui faire remonter de merveilleux souvenirs.

Comme si ses pensées l'avaient convaincu elle-même, elle en fit partager quelques unes à Blade. « Tu sais, tes paroles m'ont vraiment touché et c'est pour ça que je ne regrette pas de les avoir lu. Je me suis demandée beaucoup de choses sur le chemin mais je ne m'en souviens plus vraiment. En tout cas, je suppose que le monde des concerts te connais, que ce soit devant ou sur la scène, je me trompe? ». Desiree s'embrouillait légérement, mais elle se revoyait adolescente. Elle repensait à la façon dont une boule venait lui peser sur l'estomac lorsque le noir se faisait dans la salle de concert, comment elle était à la limite de l'explosion lorsque son groupe préféré faisait son apparition. Le souvenir avait beau être flou, des choses restaient inoubliables. L'espoir de les voir, leur parler, leur rencontrer et leur dire tout ce qu'elle pensait d'eux par exemple. Cet espoir ne s'était cependant jamais concretisé, et c'est peut-être pour cela qu'elle avait tant à dire à Blade. Elle espérait juste ne pas passer pour une folle furieuse.
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