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 N°1598 | You did... WHAT?

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Message(#) Sujet: N°1598 | You did... WHAT? N°1598 | You did... WHAT?  EmptyJeu 5 Aoû 2010 - 15:22

YOU DID… WHAT?
feat laurence ferdison and jovan lennon
N°1598 | You did... WHAT?  Iconrachel4fi1 N°1598 | You did... WHAT?  022

    Refermant la portière de sa voiture d’un élan sans doute trop fort, celle-ci claqua derrière Laurence alors qu’elle s’engageait d’un pas furieux vers l’intérieur de sa maison. Inutile de faire une scène devant tous les voisins. Le teint rougit par la colère et la gêne, Laurence s’empressait d’un mouvement peu fructueux de débarrer la porte de sa maison alors qu’elle sentait Jovan, derrière elle qui venait de la rejoindre. Si leur route en voiture avait été silencieuse, quelque chose leur disait à tous les deux que ça serait tout autrement dès lors qu’ils seraient à l’intérieur. Or, étrangement que cela pouvait paraître, ils auraient dût à l’instar être heureux que Jovan aille gagner la compétition pour devenir représentant de quartier. Mais ils avaient rapidement compris que dans ce genre d’événements, bien des choses pouvaient êtres dévoilées. Et pas nécessairement de bonnes choses. Laurence l’avait apprit à ses dépends alors qu’elle avait elle-même été la cible de ses élections. Pourquoi? Tout simplement parce qu’elle était stupidement mariée à Jovan et que Maât avait osé révéler ses lettres comme un argument. Elle avait bien envie de lui écrire sa manière de penser à se présentateur de télévision. Enfonça la clé dans la serrure, Laurence ouvrir la porte avant de s’engager dans la maison sans refermer la porte, sachant que Jovan la refermerait. Déposant son sac à main sur le canapé, Laurence retira ses souliers avant de regarder Jovan dans les yeux. « La question était simple. Jusqu’à quel point tu me caches d’autres surprises comme ça?! » C’était ça le gros problème des élections comme ça, pour atteindre Jovan fallait simplement inspirer les bonnes questions et les bons arguments à sa femme pour les choses se dégrades.

    Laurence était loin d’être une femme patiente et posée. Surtout dans sa vie personnelle, où elle avait grand mal à conserver une stabilité constamment entrain de réagir au quart de tour au moindre problème. Après tout, elle l’avait bien avertit qu’elle pouvait être hystérique, même s’il avait dût lui-même le remarquer. N’attendant pas la réponse de Jovan, Laurence s’approcha d’une des armoires bien décidée à s’offrir un verre de quelque chose de fort, simplement pour essayer de digérer toute cette histoire. Sur le bout des pieds, Laurence attrapa le verre qu’elle souhaitait, ignorant Jovan qui était toujours entrain de retirer ses souliers. « Hé bien moi aussi j’ai une surprise pour toi. Tu vas pouvoir t’envoyer en l’air avec n’importe qui, Billy si tu veux tiens! » Elle traversa la pièce afin de se rendre au mini bar. « On n’est désormais rien d’autre que Jovan Lennon et Laurence Ferdison. Merci à mon père qui s’est arrangé pour les problèmes administratifs. » Insista-t-elle sur son nom de famille alors qu’elle versait dans son verre en cristal un breuvage à la couleur marron qu’elle avait choisie au hasard dans le bar à alcool. Concentrée sa tâche, Laurence évitait soigneusement le regard de Jovan sachant sa réaction sans doute explosive. Après tout, ils étaient bien deux à travailler comme des forcenés alors que Jovan était bien trop orgueilleux afin d’accepter de l’argent de Laurence. Sans oublier de prendre en considération que Jovan détestait ses parents. Il avait toujours repoussé le moment où il rencontrerait les parents de Laurence à même titre où elle-même n’avait jamais rencontré ceux de Jovan. « Pour ma défense, je ne peux pas être mariée à un ex-taulard. » Portant à ses lèvres le précieux alcool, Laurence savait que dans un sens tout ce qu’elle disait était injuste… mais leur relation à la base n’était-elle pas justement défaillante? Elle, qui souhaitait plus que tout au monde d’avoir la carrière de ses rêves… comment pouvait-elle partager tout ça avec quelqu’un qui justement représentait la sanction qu’elle cherchait à exécuter? Qui plus est, avec un homme qui lui avait caché tant de choses qu’elle ne savait même plus à qui elle avait à faire. Peut-être Billy avait-elle raison, il était un homme violent et c’était les raisons, qui l’avait amené en prison. Dieu qu’elle avait envie de lui donner quelques coups. Ce qu’elle pouvait-être stupide. Laurence avala son verre alors qu’elle le déposa dans une grimace.



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Message(#) Sujet: Re: N°1598 | You did... WHAT? N°1598 | You did... WHAT?  EmptyVen 6 Aoû 2010 - 13:45

Jovan Lennon venait de gagner l'élection. Jovan Lennon était maintenant représentant de quartier. L'annonce de la nouvelle fut un énorme soulagement pour le jeune homme. Ses semaines à peu dormir, à bosser comme un malade entre le tennis, le San Estephe, et l'élection avaient porté leur fruit. Maintenant le plus gros travail allait commencer, mais ce soir au moins, il pourrait dormir. C'était sans compter la bonne humeur de Lemon Street.
Sortant de la voiture, Jovan se dépêcha de suivre sa femme à l'intérieur de la maison. L'élection, il était heureux de l'avoir gagner, mais il en redoutait la suite. Pas pour ce qu'il allait endurer comme représentant de quartier, mais plutôt à cause de sa femme. Cette élection -comme beaucoup d'autres- avait lancé des bombes, et Jovan n'était pas sorti indemne de cette guerre. Le voyage s'était déroulé silencieusement, Laurence bouillonant à ses côtés, Jovan se taisant. Il allait devoir s'expliquer sur cette histoire de maison de redressement, il en était certain. Il faut dire que Jovan, bien qu'ayant eu une vie d'adolescent, et de jeune adulte difficile, n'aimait pas le revendiquer. Il préférait se taire sur ces moments de sa vie, il n'en était pas fier.
A peine fut-elle entrée dans l'âtre de l'engueulade, Laurence -après avoir jeté furieusement son sac sur le canapé- lui demanda alors quelles autres surprises il lui cachait. Son regard dans le sien plongea Jovan au fond de ses pensées. Que pouvait-il lui répondre? Il y en avait encore plus qu'elle ne pourrait penser, et au vue des choses actuelles, ce n'était pas la meilleure des réponses à donner. Il se contenta d'enlever ses chaussures, à la manière bourrine -pied gauche sur le talon droit, et hop, basta, il se retrouve pieds nus.
Laurence, comme à sa plus grande habitude, était en train de prendre un verre. Pour une engueulade quelconque durant ses derniers mois, ou quand elle était gênée, Jovan avait toujours remarqué que Laurence fourrait son nez dans un verre, et buvait. Une habitude que Jovan surveillait un peu: on ne savait jamais, la limite de l'alcoolisme chronique, et de l'alcoolisme aigu étaient proches. Jetant un coup d'oeil à sa femme, Jovan la vit s'interrompre, et la phrase qu'elle prononça le skotcha net. Assis sur le rebord du dossier du canapé, Jovan attendait que la soufflante passe: il n'était pas assez préparer pour affronter la tornade arrivante. Il allait pouvoir s'envoyer en l'air avec Billy. Qu'est-ce que Billy venait faire là-dedans? Fronçant légèrement les sourcils, il la vit traverser le salon. Rien d'autre que Jovan Lennon et Laurence Ferdison? Merci à..son père? La bouche légèrement entre-ouverte, son regard noir fixé sur la jeune femme, Jovan sentit son coeur battre de plus en plus fort. Elle avait.. divorcé? Le choc fut rude, mais il le fut encore plus lorsqu'elle ajouta que pour sa défense, elle ne pouvait pas être mariée à un ex-taulard. Ce fut une énorme claque. Alors elle était au courant. Cette histoire -vieille de 4 ans- n'avait pas éclaté au grand jour comme il l'avait redouté, mais elle avait été jusqu'aux oreilles de Laurence.
Posant ses mains sur le rebord du canapé, Jovan se força à soupirer un petit coup avant de répondre -voulant se forcer à ne pas parler de la prison. « Alors, tu as divorcé.. » murmura-t-il. En entendant ses propres mots, il se rendit compte de la réalité. Aussi surprit qu'il puisse l'être, il n'en était pas étonné. « Laurence, on ne t'a jamais dit que c'était le genre de décisions qu'on prenait à deux? » Il sentait qu'il commençait à s'énerver. Il se releva un peu, et avança vers Laurence, et vers ce mini-bar. « T'es pas été capable de m'en parler! T'as préféré voir ça avec ton putain de père? » Le gros mot n'était pas optionnel, mais obligatoire. Il n'en disait pas souvent, mais quand l'énervement était à son comble, ses mots pouvaient dépassés sa pensée. « Je te fais peur c'est ça? Sous prétexte que j'ai été en taule, tu flippes? » Ses gestes accompagnant sa parole, Jovan s'arrêta un instant fixant Laurence. Il n'était pas si loin que ça d'elle maintenant. Elle pouvait sans doute sentir son souffle, elle devait même sentir son énervement. « Putain Laurence, j'ai fait quoi de mal? » Ses yeux étaient noirs. Il baissa ses bras, et sa voix se fit plus basse. Il parlait normalement maintenant. « Je veux pas payer pour une connerie que j'ai fait gamin. J'ai déjà payé pour ça ». Le souffle court d'avoir tant parlé, Jovan prit quelques secondes d'arrêt, puis ajouta « je ne sais pas qui t'a dit pour la prison, j'aimerais bien savoir d'ailleurs, mais sache que je ne suis pas un meurtrier. » Il l'avait presque murmuré.

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Message(#) Sujet: Re: N°1598 | You did... WHAT? N°1598 | You did... WHAT?  EmptyVen 6 Aoû 2010 - 22:40

    Laurence ne put s’empêcher de se mordiller les lèvres alors que Jovan apprenait ce qu’elle avait fait. « Alors, tu as divorcé.. » Hochant doucement la tête alors qu’elle évitait toujours son regard, valait mieux... il aurait réussit à lui faire regretter ce geste. « Laurence, on ne t'a jamais dit que c'était le genre de décisions qu'on prenait à deux? » Ses doigts se refermèrent autour de la bouteille d’alcool donc elle s’était versé un verre. Peut-être qu’un second l’aiderait à mieux gérer la situation? Honteuse, Laurence savait très bien que dans des cas habituels le divorce venait avec le consentement des deux partis. Mais avec quelques appels, avec ses parents notamment, Laurence avait obtenu le divorce sans les signatures requises. Son père s’était occupé de tous les détails lui assurant qu’ils garderaient tout ce qu’ils possédaient. La jeune avocate avait refusée de réaliser que son père semblait bien plus enthousiasme à cette idée qu’il ne lui avouait. Il avait tout de même semblé déçu. Revenant à Jovan, Laurence se crispa finalement alors qu’il s’approcha d’elle visiblement pas de très bonne humeur. « T'es pas été capable de m'en parler! T'as préféré voir ça avec ton putain de père? » Sursautant par les accusations, Laurence relâcha son emprise sur son verre et la bouteille alors qu’elle effectuait un pas derrière. En d’autres circonstances, Laurence aurait défendu son père – étant donné qu’elle était responsable de tout ça. Mais même si le rouge lui montait aux joues parce qu’elle n’avait pas envie de remettre en question sa décision, Laurence croisa les bras sur sa poitrine alors que Jovan se retrouvait encore plus près d’elle. « Je te fais peur c'est ça? Sous prétexte que j'ai été en taule, tu flippes? » Leurs regards se croisent finalement alors que Jovan la fixait tout en cherchant des réponses. Son rythme s’accéléra alors qu’elle essayait de rassembler les réponses. « Putain Laurence, j'ai fait quoi de mal? Je veux pas payer pour une connerie que j'ai fait gamin. J'ai déjà payé pour ça. Je ne sais pas qui t'a dit pour la prison, j'aimerais bien savoir d'ailleurs, mais sache que je ne suis pas un meurtrier. »

    Son regard se fit plus sombre, alors qu’elle luttait avec elle pour ne pas s’enfuir à l’étage, ou même encore s’enfuit tout simplement de sa maison. Car elle savait, qu’elle n’arriverait sans doute pas à lui expliquer sans paraître irrationnelle – et injuste. « J’suis avocate Jovan! » répliqua-t-elle comme si c’était la réponse la plus évidente du monde. « Je fous les gens en taule, je ne sors pas avec eux.» A cet instant elle redoutait sa réaction, alors qu’elle avait l’impression qu’à chacune de ses paroles elle blessait Jovan – encore et encore. «Selon toi, ce n’est pas normal de ‘’flipper’’ comme tu dis quand on apprend que personne proche de soi est allée en taule et qui plus est n’as jamais trouvé bon d’en mentionner un mot? Je travaillerais à la banque comme secrétaire je ne dis pas, mais je suis avocate bon dieu. T’imagine la réputation que ça pourrait me donner?! Les ex-prisonniers sont à même de recommencer d’autres délits, c’est prouvé! Plus de 85%, l’ont déjà démontrés.» De plus en plus énervée, Laurence avait terminée par ressortir ses statistiques afin d’appuyer ses dires alors qu’elle avait l’impression de rajouter de l’huile sur le feu. Mais elle était offusquée d’apprendre qu’il avait eu un jugement et qu’il était resté quelques temps en prison. Qu’il ne soit pas un meurtrier, elle voulait bien le croire – s’imaginant à peine Jovan avec une arme – mais il devait avoir fait quelque chose de terrible pour recevoir une telle sentence. « Je t’ai jamais rien caché, Jovan. Pire encore, j’ai rien dis.» Même si tout semblait ambigu, il savait de quoi elle parlait. Hors, elle se trompait en disant qu’elle ne lui avait rien cachée.
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Message(#) Sujet: Re: N°1598 | You did... WHAT? N°1598 | You did... WHAT?  EmptyMar 10 Aoû 2010 - 11:40

A un mètre de Laurence, Jovan se refusait d'avancer encore plus. Ses nerfs étaient à chaud. Il sentait son sang bouillir à l'intérieur de lui-même. En Juin 2007, il avait fait la plus grosse connerie de sa vie. Quatre ans après, il s'en maudissait encore, et cette histoire lui retombait de nouveau dessus. Ses yeux plongés dans ceux de Laurence, Jovan sentait sa détermination. « J’suis avocate Jovan! » Comme si il ne le savait pas assez. « Je fous les gens en taule, je ne sors pas avec eux.» Belle répartie pour des quelconques spectateurs, mais terrible parole pour Jovan. Il s'était faite cette réflexion au tout début; un ex-taulard ne pouvait sortir avec une avocate. Mais le fantasme de l'ex-taulard avait eu raison sur sa conscience. Cachant cette partie de sa vie, il avait tout fait pour séduire la jolie avocate. Ca n'avait pas été dur sur ce coup.
Elle continua son monologue, balançant une histoire sur sa réputation. Alors c'était ça l'histoire? Elle avait peur pour sa réputation? Jovan du secouer légèrement la tête, ne croyant pas une seule seconde qu'on pouvait être aussi superficiel que ça. Elle balança alors une théorie scientifique, ayant été prouvé « Les ex-prisonniers sont à même de recommencer d’autres délits, c’est prouvé! Plus de 85%, l’ont déjà démontrés.» Imparable. Elle se mettait même à sortir des fondements, à croire qu'elle était en plein plaidoyer.
Le coeur de Jovan ne cessait de battre rapidement. A chaque boum-boum, il avait l'impression qu'il allait exploser. Il avait l'impression d'être passer du statut de mari adorable à celui de prisonnier récidiviste. Il était clairement en train de se faire jeté comme un malpropre. En l'entendant parler ainsi, il avait la désagréable impression d'être un moins que rien. Elle termina alors sur un ton plus calme. « Je t’ai jamais rien caché, Jovan. Pire encore, j’ai rien dis.» Son regard plongé dans le sien, il savait parfaitement de quoi elle parlait.

Son poing serré, Jovan avait bien du mal à ne pas taper un grand coup sur la table à côté. Au moins il se calmerait. L'idée de taper un grand coup lui venait beaucoup à l'esprit, mais il avait peur d'effrayer la jeune femme. Posant ses yeux sur le coin du bar, avec un peu de mal, l'entraineur de tennis répliqua alors. « 85% des ex-prisionniers ont recommencé des délits. Peut-être. Mais t'oublie que ça veut dire que 15% d'entre eux n'ont jamais rien fait. Comme tu l'as si bien dit, c'est prouvé »Et qui lui dit qu'il ne faisait pas parti de ses 15%? Traiter comme un délinquant, c'était amusant quand il avait 17 ans. Depuis il avait grandit, depuis il ne trouvait plus ça rigolo. Il repensa alors à son histoire d'avocate: elle mettait les gens en taule, elle ne sortait pas avec. Elle avait tant de principes.. Mais l'ironie était qu'elle-même ne les suivait pas totalement. Un léger petit rire s'empara de Jovan. Léger, discret, juste pour lui rappeller qu'elle se moquait de lui. « J'aime tes principes Laurence. Tu as avocate, tu fous les gens en taule, tu ne sors pas avec. » Bien. Jusque-là, elle était cohérente. « mais t'as oublié aussi que t'es une avocate homophobe. C'est pas pour autant que tu refuses de défendre Romain ou de l'avoir comme ami. » Si il lui balançait ça, c'était surtout parce qu'avec l'élection, il avait appris un échange de lettres entre Blythe-Sheldon et Ferdison. En bon mari, il l'avait défendu corps et âme devant les téléspectateurs. Une fois rentré à la maison, il avait fouillé dans son bureau, et avait trouvé une copie de toutes ses lettres. Elle en était bel et bien l'auteur. « Je sais que l'histoire des lettres envoyés à Blythe-Sheldon est vrai. Et c'est bien toi qui les a écrite. » Il s'arrêta là, il n'allait pas lui avouer la fouille de son bureau. Ses yeux lui lançaient encore des éclairs. Il avait deux envies: la secouer et s'en aller. Pour en revenir à sa dernière remarque, il murmura « tu peux faire ce que tu veux. Je n'en ai rien à faire. » elle pouvait 'dire'. Il s'en fichait maintenant.

Un mètre les séparait. Mais quand il essayait de la comprendre, Jovan avait l'impression d'avoir un fossé gigantesque entre eux deux. Lui l'ex-taulard reconverti, elle l'avocate aux principes incohérents.
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Message(#) Sujet: Re: N°1598 | You did... WHAT? N°1598 | You did... WHAT?  EmptyJeu 12 Aoû 2010 - 16:03

    Immobile devant Jovan, la jeune femme le regardait dans les yeux comme si tous les deux jouaient à celui qui baisserait les yeux en premier. Pourtant c’était si inutile quand on voyait Laurence qui malgré toutes ses paroles avait les larmes aux yeux. Tant par tristesse que par énervement, Laurence aurait souhaitée ne jamais avoir à affronter son mari. Son ex-mari. Car elle savait que rien de tout ça n’était comparable aux procès qu’elle était continuellement habituée d’affronter. « 85% des ex-prisionniers ont recommencé des délits. Peut-être. Mais t'oublie que ça veut dire que 15% d'entre eux n'ont jamais rien fait. Comme tu l'as si bien dit, c'est prouvé » Silencieuse face à l’argument de Jovan sur ses statistiques, Laurence aurait bien eu du mal à lui expliquer à quel point qu’au moindre événement elle ne ferait que se faire un sang d’encre à savoir si Jovan pouvait recommencer un second délit. Mais elle préféra rien ajouter, de toute manière elle ignorait – et ne voulait pas savoir – pourquoi il avait fait de la prison. Vexée que Jovan se mette à rire, bien que ce ne fût pas fortement… Laurence eut réellement l’impression qu’il se fichait d’elle. Jusqu’à ce qu’elle entende ce qu’il avait à dire. « J'aime tes principes Laurence. Tu as avocate, tu fous les gens en taule, tu ne sors pas avec. Mais t'as oublié aussi que t'es une avocate homophobe. Ce n’est pas pour autant que tu refuses de défendre Romain ou de l'avoir comme ami. » Estomaquée, Laurence recula d’un pas alors qu’elle ne pouvait pas croire ce qu’il était entrain de lui dire. « Je... vois pas de quoi tu parles… » Réussit-elle à articuler avant de se faire couper la parole. « Je sais que l'histoire des lettres envoyés à Blythe-Sheldon est vrai. Et c'est bien toi qui les a écrite. » Elle se mordilla la langue alors qu’elle cherchait quoi lui répondre. Laurence Ferdison n’avait jamais cru que ses lettres lui apporteraient autant de problèmes autant au niveau de sa réputation que de son couple. « Tu peux faire ce que tu veux. Je n'en ai rien à faire. » La respiration de plus en plus rapide, Laurence faisait tout son possible pour ne pas réagir plus excessivement – contrôlant ses mains afin qu’elles n’aillent pas rejoindre la joue de Jovan.

    L’envie de le gifler lui démangeait, mais Laurence se contenta de lui lancer un regard noir. « J’suis pas homophobe. Tu ne devrais pas parler de ce que tu ne sais pas. C’est une véritable phobie. » Se défendit-elle de plus en plus énervée. « Dis moi Jovan, t’es né en taule? C’est pour ça que tu es allé en prison? Parce que si ce n’est pas le cas, tu comprendras que ce n’est rien comparable entre Romain et toi. Il est né comme ça. C’est en rien sa faute. » La gorge serrée, Laurence était si furieuse que de plus en plus ses joues devenaient rouges par la colère. Comment avait-elle put croire une seconde que Jovan aurait peut-être compris? Et puis c’était si injuste de comparer sa relation avec Romain, à la leur. Laurence croyait que peu importe ce qu’elle pourrait lui dire afin de se justifier pour ses lettres, Jovan ne ferait que croire ce qu’il voulait bien croire. Tant de choses les rendaient si différents, comme s’ils avaient toujours habités sur des planètes différentes et qu’ils avaient fermés les yeux sur les évidences. Pouvaient-ils vraiment appartenir l’un à l’autre alors que tant de valeurs et de conviction les séparaient? « Je crois que l’on n’a… rien d’autre à…ce dire, Jovan. » se mit-elle à dire sur un ton qui suggérait qu’il pouvait maintenant faire ses valises et partir. Mais bien sur les choses ne pouvaient jamais être aussi simples. Elle voulait qu’il disparaisse de sa vue, afin qu’elle puisse versée toutes les larmes qu’elle retenait depuis le début.



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Message(#) Sujet: Re: N°1598 | You did... WHAT? N°1598 | You did... WHAT?  EmptyLun 16 Aoû 2010 - 15:39

L'échange de regards qu'ils se lançaient était foudroyant. Les yeux de Jovan lançaient des éclairs, par énervement, cachant sa tristesse que son histoire avec Laurence se finisse aussi brutalement. Quand à Laurence.. Il voyait bien qu'elle aussi était triste, que ses yeux étaient embués de larmes, mais c'était de sa faute après tout.
Ses paroles blessèrent Laurence. Elle recula d'un pas, et réussit à articuler avec difficulté qu'elle ne voyait pas de quoi il parlait. Bien sûr que si, elle voyait, et il était parfaitement au courant. Un regard noir de la part de Laurence le fit taire un moment. « J’suis pas homophobe. » Bien sûr, elle ne l'était pas. C'était tellement évident! Un petit sourire apparut sur le visage de Jovan. L'air un peu moqueur, il allait peut-être un peu loin, mais il n'en avait rien à faire. Ecrire des lettres aussi acharnées, et avec tant de conviction n'était pas à la portée de tout le monde. Il fallait croire dur comme fer à ce qu'on racontait pour faire ça. Elle pouvait dire ce qu'elle voulait, elle était homophobe. « Dis moi Jovan, t’es né en taule? C’est pour ça que tu es allé en prison? Parce que si ce n’est pas le cas, tu comprendras que ce n’est rien comparable entre Romain et toi. Il est né comme ça. C’est en rien sa faute. » Sa main posée contre le rebord du bar, Jovan se demandait si il avait bien entendu. Romain était né homo. Ce n'était pas de sa faute. Lui, il n'était pas né taulard. Donc c'était de sa faute. Tout était inné chez elle apparemment. « Je crois que l’on n’a… rien d’autre à…ce dire, Jovan. » Ce fut une dernière remarque, elle voulait s'arrêter là apparement, et en finir le plus rapidement possible. Pas de chance pour elle, il ne voulait pas.
Déglutissant avec difficultés, Jovan du se reprendre à deux fois avant de pouvoir ouvrir la bouche. Ce divorce aussi soudain que le mariage. Cette dispute si énervante. Tout tournait mal. Ils avaient eu du mal à se faire à l'idée d'être marié, mais ils l'avaient finalement accepté. Et là, parce que Jovan avait fait une connerie, gamin, il en payait encore les pots cassés. Le divorce allait être beaucoup plus dur à accepter que le mariage. Il apperçut la main de Laurence attraper la bouteille d'alcool. Parce qu'elle l'avait énervé, et parce qu'il tenait encore à elle, il fit quelques pas, contournant le bar. Sa main gauche attrapa le bras droit de Laurence. Il serrait peut-être un peu trop fort: ses veines ressortaient de sa peau. De sa main droite, il réussit à chopper la bouteille d'alcool, et d'un geste d'énervement impulsif, il la balança contre le mur. « Putain, arrête de boire dès que ça ne va pas! J'ai encore des choses à te dire! » La bouteille de fracassa dans un terrible bruit, éclaboussant le mur de rhum. Le liquide brun coula un peu sur le blanc du mur, et s'écrasa au sol. Jovan ne se retourna pas, il ne voulait même pas voir les dégats. De toute façon, il s'en fichait: Melinda nettoyera -pour son plus grand bonheur. «  Non désolé de te décevoir, mais je ne suis pas né en taule. » Après tout, elle s'était peut-être mis dans l'idée que Jovan venait d'une famille de fous. Elle ne les connaissait pas, il ne lui en avait jamais parlé. « J'ai juste fait une connerie. » Le 'juste' était peut-être de trop, mais elle n'en avait de toute façon aucune idée. Il ajouta alors, ses yeux toujours dans les siens « et c'était en 2007 Laurence. J'ai bien changé depuis non? » Arrêtant de parler de lui, Jovan repensa aux lettres. « Tu sais, Maât aussi est né comme ça -comme Romain-, ça ne t'a pas empêché d'écrire des lettres aussi dégeulasses. » Au moins, c'était dit. Ses yeux toujours plongés dans les siens, Jovan était comme en mode 'pause'. Il avait tellement de choses à dire. Pinçant légèrement ses lèvres, il ajouta sachant déjà d'avance qu'il risquait de blesser énormément Laurence «  Il faudrait que tu acceptes que tout les gens ne sont pas aussi sages, obéissantes, et fille à papa que toi. » Il sentit alors sa main gauche serrer sur quelque chose. Baissant légèrement les yeux, il se rendit compte qu'il n'avait pas lâcher Laurence depuis tout à l'heure. Déserrant son emprise, il n'osait même plus la regarder.
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Message(#) Sujet: Re: N°1598 | You did... WHAT? N°1598 | You did... WHAT?  EmptyLun 16 Aoû 2010 - 17:23

    La gorge serrée par les émotions qui l’envahissait, Laurence sembla chercher une échappatoire à la dispute qu’elle avait créée. Hors, face à Jovan qui semblait de plus en plus énervé – chose qu’elle ne pouvait pas le lui reprocher, Laurence voulu profiter du silence qui les avaient enveloppés pour se servir un troisième verre du liquide fort et sucré qui allait lui redonner du courage. Et par la même occasion, lui brouillerait les esprits assez pour l’espace d’une soirée oublier la douleur que toute cette histoire lui infligeait. Le bras tendu alors qu’elle essayait de contourner Jovan afin d’atteindre la bouteille, elle se bloqua alors que devant ses yeux Jovan venait de lui empoigner le bras pour l’arrêter et qu’il faisait éclater la bouteille contre le mur de la salle à manger. « Putain, arrête de boire dès que ça ne va pas! J'ai encore des choses à te dire! » Choquée plus qu’étonnée, Laurence senti les larmes lui couler sur les joues alors qu’elle essayait de retirer son bras de l’emprise de Jovan. Elle réalisa bien vite que c’était inutile étant donné qu’il était beaucoup plus fort qu’elle. « Non désolé de te décevoir, mais je ne suis pas né en taule. J'ai juste fait une connerie. Et c'était en 2007 Laurence. J'ai bien changé depuis non?» « Qu’est-ce que j’en sais hein? Il y a peine quelques heures que j’ai appris que tu avais fait de la taule… Comment je pourrais savoir que t’a changé si j’ai l’impression de pas te connaître?» Laurence délaissa l’énergie qu’elle avait afin de ne plus lutter contre l’emprise de plus en plus douloureuse de Jovan. « Lâche moi, tu me fais mal.» murmura-t-elle la tête baissée. Mais visiblement, il avait encore bien des choses à lui dire. Et maintenant que plus rien ne les rattachaient l’un a l’autre, c’était sans doute le meilleur moment pour dire tout ce qu’ils avaient sur le cœur. « Tu sais, Maât aussi est né comme ça -comme Romain-, ça ne t'a pas empêché d'écrire des lettres aussi dégueulasses. » Les dents serrées, Laurence préféra éviter le regard de Jovan alors qu’elle n’avait jamais cru que les choses empiraient à se point. Elle n’avait jamais rien eu contre les gens qui n’étaient pas de son avis ou encore remettaient en cause ses trouvailles scientifiques – mais Jovan était entrain de parler d’elle comme si toutes ses valeurs ou encore ses croyances étaient ce qui avait de plus immoral. « Oh, mais attends... qu’est-ce que j’attends pour demander à un ex-taulard les bonnes choses de la vie? répliqua-t-elle sarcastiquement alors que la douleur – de l’emprise de Jovan sur son bras – devenait de plus en plus insoutenable.
    « Il faudrait que tu acceptes que tout les gens ne sont pas aussi sages, obéissantes, et fille à papa que toi. » Ramenant son bras vers sa poitrine alors qu’elle ressentait encore l’emprise de Jovan – sans oser regarder les marques – Laurence répéta maintes et maintes fois les paroles blessantes de celui-ci comme si elle n’arrivait tout simplement pas à y croire. C’était ainsi qu’il la voyait réellement? Vexée, Laurence n’eut pas le temps de comprendre ce qui venait de lui passer par la tête qu’elle sentit une douleur intense et quelques picotements à sa main alors que celle-ci venait de heurter la joue gauche de Jovan. Tremblante, Laurence ravisa sa main de la portée de Jovan alors qu’elle n’osait plus cacher ses larmes. Le visage crispé par la colère et la culpabilité, Laurence fit un pas en arrière préférant imposer le plus d’espace entre eux deux. « Tu aurais préféré quoi? Que j’exclue tout ce que je pense, tout ce que je faisais habituellement afin de m’adapter à ce que TOI, tu crois qui est le mieux? T’a raison, je devrais peut-être arrêter ma carrière. Je devrais peut-être me mettre à trainer dans les rues voir ce que je pourrais faire qui me rendrais moins sage? Ah oui, et bien sûr faudrait que j’arrête de parler à mes parents parce que même sans les avoir rencontrés t’es convaincu qu’ils sont des monstres.» Ce discours n’avait peut-être aucun sens, dirigé par l’énervement de la jeune fille, mais Laurence se sentait assez hors d’elle pour dire n’importe quoi – simplement pour avoir l’impression de ce défendre contre, ce que Jovan lui disait et qui la blessait. Laurence se retourna afin de faire face à l’escalier avant de sentir Jovan qui voulait de nouveau la retenir. Elle retira sèchement sa main de son emprise avant de grimper les marches d’un rythme rapide afin d’atteindre rapidement sa chambre. La porte s’ouvrit sans retenue alors que Laurence s’approchait comme une furie de la commode. Le premier tiroir fut ouvert alors que Laurence voyait devant elle les vêtements de Jovan. Le tiroir fût brutalement répandu sur le lit de la chambre à couchée alors qu’elle reposait le tiroir au sol. Puisque Jovan semblait prendre du temps à partir, elle allait l’aider. Aussi injuste que ce soi.


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Message(#) Sujet: Re: N°1598 | You did... WHAT? N°1598 | You did... WHAT?  EmptyMar 17 Aoû 2010 - 14:37

Tout ce que Laurence pouvait lui dire n'avait aucune importance. Obnibulé par ce que lui avait à lui dire, il ne l'écoutait pas. Pas même quand elle lui annonça qu'elle n'en savait rien s'il avait changé ou non. Pas même quand elle lui demanda de la lâcher parce qu'elle avait mal. Il était dans sa propre bulle, celle où seul Jovan Lennon existait, et devait se battre. Comme un autiste, il n'avait pas fait attention à ce qui se déroulait autour de lui. Seule sa détermination, et sa colère avaient le dessus. Rien d'autre. Sarcastiquement, elle avait de nouveau parlé pendant son discours. « Oh, mais attends... qu’est-ce que j’attends pour demander à un ex-taulard les bonnes choses de la vie? » Elle n'avait pas tord du tout, mais là, il s'en contre-fichait. Il ne pouvait même pas répliquer qu'il n'avait fait qu'une seule connerie. Ce n'était pas vrai. Si il n'avait pas été un adolescent rebelle, si il n'avait pas passé autant de temps dans un commissariat de police, si il n'avait tout simplement pas été un petit con à cette époque-là, même pour cette connerie, il n'aurait pas passé autant de temps en prison. C'était un ensemble de bétises qui avait fait que. Il le savait, il s'en était mordu les doigts dans sa petite cellule.
Quelques secondes s'étaient écoulés après que Jovan se soit tu. Ses yeux tristes, en colère, et déçus fixaient toujours Laurence. Son souffle était tout aussi court, comme s'il venait de courir le plus grand marathon de sa vie. Dans un certain sens, c'était ça. Il essayait de sauver ce mariage qui au début l'avait certes fait râler, mais qui maintenant était sans doute l'une des plus belles choses qu'il avait faite. Epouser Laurence Ferdison. Epouser cette diablesse d'avocate aux principes bien différents des siens. Il n'avait pas envie de la perdre, pas pour une histoire aussi idiote, pas après tout ce qu'il avait fait pour lui plaire. Il avait été jusqu'à gagner ses élections dont il s'en fichait royalement, mais qui tenait tant à coeur à la jeune femme. Un coup sonné contre sa joue le ramena à la pure réalité. Sa joue picotante le brûlait. Des larmes vinrent se glisser dans ses yeux, et il dut baisser la tête pour ne pas lui montrer. Ce n'était pas la gifle qui lui faisait tant mal -il était capable de supporter cette douleur-, mais c'était le geste. Ce geste voulait tellement dire qu'il avait beau faire tout ce qu'il voulait, il ne réussirait pas à la faire changer d'avis. Elle ne voulait plus de lui. Elle avait divorcé. Et elle devait sans doute jubiler derrière ses larmes. Mais bordel, ce qu'il l'aimait! Elle préféra reculer d'un pas, et elle-même explosa. « Tu aurais préféré quoi? Que j’exclue tout ce que je pense, tout ce que je faisais habituellement afin de m’adapter à ce que TOI, tu crois qui est le mieux? T’a raison, je devrais peut-être arrêter ma carrière. Je devrais peut-être me mettre à trainer dans les rues voir ce que je pourrais faire qui me rendrais moins sage? Ah oui, et bien sûr faudrait que j’arrête de parler à mes parents parce que même sans les avoir rencontrés t’es convaincu qu’ils sont des monstres.» Ses paroles blessèrent un peu Jovan. Il ne lui avait jamais demandé d'arrêter sa carrière. Au contraire, il trouvait ça tellement bien. Il n'avait jamais jalousé les personnes qui avaient fait de grandes études, mais quand il en croisait, il se dit qu'il aurait mieux fait d'être lui-aussi un enfant calme et qu'il aurait pu faire des études. Qui sait.. La voyant s'éclipser vers les escaliers, il tenta de la retenir, mais sa main retient le vide. « Je n'ai jamais dit ça Laurence.. » dit-il. C'était comme si sa colère s'était évanouit. Il était de nouveau calme, calmé sans doute par la vision de Laurence en pleure. Il monta les escaliers à son tour, et arriva dans leur chambre à coucher. La gorge nouée, il la vit balancer ses affaires au sol. Shorts de tennis, polos, caleçons, chemises.. tout était éparpillé. Elle continuait encore, et Jovan se rapprocha d'elle par derrière. Il lui choppa ses poignets de ses deux bras pour qu'elle arrête de balancer tout, et annonça alors la gorge plus que nouée. « c'est bon, j'ai compris Laurence. » Il fit une petite pause, le temps de reprendre son souffle, et de réaliser la réalité. «  Je me casse. » Il la lâcha alors, et fit quelques pas sur le côté. Il plia ses jambes et commença à ramasser ses affaires. « je n'ai pas dit ça pour te choquer. » Il ajouta alors en prenant un short bleu. « Je n'ai jamais voulu que tu laisses ta carrière de côté. Je voulais juste te faire comprendre qu'on n'a pas tous eu la chance d'être comme toi. » Au moins, c'était dit d'une façon jovanesque, mais c'était un petit compliement. « Et pour tes parents, je n'ai jamais dit que c'était des montres. » Il s'arrêta. Il ne l'avait certes jamais dit, mais il l'avait sans doute pensé très fort. « C'est juste que je les trouve omniprésent dans ta vie. » Comparé aux siens, il y avait une sacré différence. Il ne leur parlait plus de toute façon. Il vivait sans avoir besoin de ses parents, et elle, elle vivait sans cesse en ayant besoin d'eux. Sa main droite ramassa de nouveau une chemise. Il ne prêta même pas l'attention à la jeune femme.
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Message(#) Sujet: Re: N°1598 | You did... WHAT? N°1598 | You did... WHAT?  EmptyJeu 19 Aoû 2010 - 20:23

Aussitôt qu’elle ressentit la présence de Jovan derrière elle, Laurence éclata en sanglot avant de sentir les mains de celui-ci sur ses poignets afin de l’arrêter. « C'est bon, j'ai compris Laurence. » Immobile, Laurence ne voulait pas continuer de l’écouter sachant qu’il arriverait à la faire sentir coupable pour tout ce qu’elle avait fait qui les avaient conduits à cette scène de ménage particulièrement pénible. « Je me casse. » S’il savait à quel point elle aurait aimé qu’il refuse, qu’il la force à se rendre compte que c’était effectivement une erreur ou encore qu’il continue de se fâché contre elle. Cependant, les choses ne se passaient rarement comme on l’espérait. La jeune avocate laissa Jovan ramasser tout ce qu’elle avait étendu au sol alors qu’elle essayait de se calmer en prenant place sur l’un des cotés de son lit. Pourtant que ses sanglots aillent diminuer, des larmes coulaient sans vouloir s’arrêter. « Je n'ai pas dit ça pour te choquer. » Elle baissa la tête alors qu’elle savait très bien que son ton calme et poser lui faisait encore plus de mal. Bon dieu qu’elle ne savait pas comment il y arrivait. Il n’avait pas besoin de le lui dire pour qu’elle sache que rien dans ce qu’il avait dit avait été pour la choquée. Au contraire, il avait simplement essayé de se défendre depuis le début contre une décision injuste qu’elle avait égoïstement résolue par un geste radical. « Je n'ai jamais voulu que tu laisses ta carrière de côté. Je voulais juste te faire comprendre qu'on n'a pas tous eu la chance d'être comme toi. » La même chance qu’elle. Ce fut avec une série de questions qui se bousculèrent dans sa tête que Laurence chercha à comprendre ce qu’il essayait de dire. Elle ne savait pas s’il parlait de son travail, ou encore de l’argent que ses parents possédaient...ou autre chose. Pourtant, même s’elle l’avait voulu, ses lèvres restaient fermées retenant ses sanglots. Et même si Jovan voyait tout ça comme de la chance, il ne savait pas à quel point elle avait passé de temps à simplement étudier, constamment sous la pression afin de faire honneur à sa famille. Car c’était le point le plus important pour les Ferdison. La réputation et l’honneur. « Et pour tes parents, je n'ai jamais dit que c'était des montres. C'est juste que je les trouve omniprésent dans ta vie. » La jeune fille continua de suivre des yeux Jovan alors que celui-ci rassemblait tout ce qui lui appartenait. Si quelques minutes auparavant elle avait semblée hystérique et hors d’elle, les choses s’étaient calmés laissant place à une culpabilité plus grandissante.

Elle avait l’impression de faire face au même discours de son frère qui n’avait cessé de lui dire de que ce n’était pas normal qu’elle soit autant attachés à leurs parents… étant donné que tout ce qu’ils arriveraient à faire c’était de construire sa vie comme ils le voulaient bien. Ses doigts attrapèrent doucement quelques vêtements déposés à ses cotés alors qu’elle n’osait pas relever les yeux pour regarder Jovan. De toute manière, les regards auraient été trop durs. « J’leur dois tout Jovan. Mes études, ma maison… tout. Ils ont toujours été là derrière moi pour que je me rende aussi loin dans la vie. Et j’suis certaine que tes parents ont fait la même chose pour toi. Ils savent ce qui est bon pour moi. » Même si ça n’avait aucun sens, Laurence essayait de justifier ses actes en émettant que ses parents savaient plus qu’elle ce qui était bien ou pas. Elle ne savait pas en revanche que Jovan avait émit de lui parler de sa famille pour de raisons particulières. Comme par exemple, que lui et ses parents ne s’entendaient plus. Le genre de détail qui aurait évité à Laurence de dire ses choses en mettant leurs parents sur le même pied d’estrade.
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Message(#) Sujet: Re: N°1598 | You did... WHAT? N°1598 | You did... WHAT?  EmptyDim 22 Aoû 2010 - 10:40

A ce moment-là, le jeune homme ramassait ses habits. Sa femme -ou plutôt, celle qui était dorénavant son ex-femme- en avait étalé assez sur le sol pour qu'il puisse mettre un certain temps avant de tout réussir à ramasser. Surtout si elle ne désirait pas l'aider. Alors qu'il prenait ses affaires dans ses mains, Jovan l'entendit renifler légèrement. Elle pleurait. Bien que ses pleurs ne changent en rien la fatalité de cette discussion, ils avaient au moins le mérite de réussir à faire culpabiliser le jeune homme. Elle était triste, et il s'en voulait. Il commençait déjà à se maudire d'avoir voulu garder au plus profond de lui-même cette partie de sa vie dont il avait honte.
On veut toujours garder pour soit les moindres aspects de nos vies que l'on regrette, et dont on se sent honteux. C'était exactement ce que ressentait Jovan. Cette partie de sa vie où il ne pouvait admirer qu'un bout du ciel entrecoupé par des barres grises était celle qu'il voulait oublier. Il voulait pouvoir se lever, chaque jour, sans y penser. Et pour l'aider à ne plus y penser, quoi de mieux que de se taire? Si il avait osé le dire à Laurence, à sa femme, à celle dont il ne devait avoir aucun secret, il aurait pu le lire dans son regard. Si il faisait une connerie, elle aurait eu son regard 'de toute façon, tu n'es qu'un ex-taulard'. Si il regardait Prison Break avec elle, il pourrait lire dans son regard 'tu connais ça'. Si il lisait un fait divers dans le journal, elle pourrait lui lancer un regard surpris 'ils ont eu moins de prison que toi'. Beaucoup de choses de la vie quotidienne se rapportaient à cet épisode gris; il avait choisi le silence plutôt que l'étiquette formelle et inchangeable d'ancien prisonnier.
Se relevant alors, le professeur de tennis ne jeta pas un regard vers l'avocate, et fit quelques pas en direction de l'armoire. Il y sortit, de sur le côté, un sac de voyage. Il y a quelques mois, ce sac renfermait ses vêtements pour une nouvelle vie. Cette fois, il va refermer cette période en étant de nouveau rempli. Il l'ouvrit alors, et se remit de nouveau au sol pour pouvoir installer ses vêtements dedans. Il ne prenait pas soin de les replier. Il les mettait tel quel dans son sac, histoire de finir au plus vite cette discussion, et de pouvoir au plus vite -et même s'il ne le voulait pas- quitter cette pièce.
Il reprit des mains les habits que Laurence -dans un élan de bonté sans doute- lui avaient ramassés. Les fourrant dans son sac, il l'entendit prononcer encore quelques mots. « J’leur dois tout Jovan. Mes études, ma maison… tout. Ils ont toujours été là derrière moi pour que je me rende aussi loin dans la vie. Et j’suis certaine que tes parents ont fait la même chose pour toi. Ils savent ce qui est bon pour moi. » Elle parlait encore de ses parents. Ses parents, elle les idolatraient, et il ne comprenait pas. Peut-être tout simplement parce que son histoire et la sienne n'avaient rien de similaire. D'un côté, il y avait des parents omniprésents, qui voulaient diriger la vie de leurs enfants, et de l'autre, des parents tristes qui avaient été tellement déçus qu'ils avaient tout abandonné. Parce que si aujourd'hui Laurence le quittait parce qu'il avait fait de la prison, c'en était la même chose pour ses parents. L'arrestation de leur fils fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase. Il ne pouvait pas les blâmer, ils avaient déjà assez souffert sans qu'il en rajoute une couche. Il se releva alors et, refit les quelques pas qu'il avait fait auparavant. Sa main droite vint glisser le battant de l'armoire, et il commença à récupérer ce qu'il y avait dedans. Il ne mit pas moins d'une minute pour tout récupérer. Avec des gestes rapides et précis, tout se passa très vite. Il referma alors l'armoire, et jeta un coup d'oeil à Laurence. Il ne savait quoi lui répondre; de toute façon, c'était peine perdue, parce que s'il y avait bien une chose qu'il avait appris de cette femme, c'est qu'elle était têtue. Voyant sur son visage des traces de larmes, Jovan ressentit une boule dans son ventre. Ce fut la gorge serrée, et l'estomac noué qu'il murmura « Ne pleure pas. Je te signale que c'est toi qui a voulu que je parte. » La main sur la clanche de la porte de la chambre, Jovan la regarda un instant. Il constatait la beauté qu'il avait perdu à cause de son silence. Ou à cause de ses 'beaux-parents'. Ou à cause du caractère de Laurence. Qu'importe. Il baissa alors le regard, et s'engouffra dans le couloir, quittant ainsi sa vie de mari comblé.
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