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 n°1212 Che bella... bella sorpresa!

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n°1212 Che bella... bella sorpresa! Vide
Message(#) Sujet: n°1212 Che bella... bella sorpresa! n°1212 Che bella... bella sorpresa! EmptyMar 3 Aoû 2010 - 2:36

CHE BELLA... BELLA SORPRESA !
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ft. Gabriella D. Ross & Esteban Carson
n°1212 Che bella... bella sorpresa! Wh6_1010 & n°1212 Che bella... bella sorpresa! Asi810
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Ces lourdes boîtes remplit de souvenirs traînaient toujours dans le passage, encombrant l’espace. C’était ridicule pour une jeune femme qui avait emménager depuis près d’un mois déjà. Pourtant, entre son travail et sa fille, elle n’avait aucunement eu le temps de s’en préoccuper. En effet, la première chose qu’elle avait pris la peine de déballer n’avait été que le stricte nécessaire, soit vêtements, casseroles et autres objets du genre, puis tout ce qui appartenait à son bureau. Bref, elle manquait de temps pour tout faire et ses responsabilités semblaient se multiplier depuis sa récente promotion. Où devait-elle donner de la tête? Elle n’en avait aucune idée. Or, s’était entre deux cigarettes ou prise d’aspirine pour son mal de tête que Gabriella Dante Ross s’exécutait machinalement. Cela depuis les sept dernières années, d’ailleurs. Voilà la vie d’une jeune femme de carrière devant élever sa fille toute seule ! Néanmoins, elle ne se considérait pas pour le moins à plaindre. Elle avait su se débrouiller seule depuis le tout début; elle n’avait besoin de personne. Bien entendu, c’était sans doute sa fierté qui la convainquait de cette idée et non pas la réalité.

« Élodie, tu as toutes tes affaires? Allez ma puce, on va être en retard ! » s’écria-t-elle du bas de l’escalier, cherchant ses clés de voiture dans son sac à main qui était toujours en bordel. À croire que cette femme se voulait ordonnée au travail, mais demeurait un total fiasco lorsqu’il s’agissait de sa vie personnelle. « Pourquoi je dois aller chez papa l’idiot, hein? » La petite bouille était apparue aux côtés de sa mère. Cette dernière avait sursauté, elle qui l’avait cru à l’étage. Cependant, ce fut plus compliqué de se retenir de rire en entendant le surnom que sa fillette de sept ans avait pu attribuer à son père. « Chérie, il ne faut pas dire ça... » L’enfant fit la moue, visiblement contrariée de ne pas pouvoir accompagner sa mère. « Mais c’est toi qui le dit tout le temps ! » La petite Élodie n’avait pas tord à ce sujet. À tel point que sa mère ne trouva rien à lui répondre pour la reprendre, ne sachant pas comment elle aurait pu la contredire. Élodie était très brillante pour son âge et il fallait avouer que sa mémoire était à toute épreuve. D’ailleurs, elle semblait exceller dans l’art de se souvenir de ce que sa mère pouvait bien dire à propos de son père qu’elle ne connaissait pas. Même si il ne s’agissait jamais là de compliments à son égard, voire tout le contraire. « Tu sais que j’ai un voyage d’affaires très important à l’extérieur. Ton père va te garder... Il peut bien faire ça au moins une fois de sa sainte vie, j’imagine. » La fillette resta incrédule en voyant sa mère lever les yeux au ciel, exaspérée. Les problèmes des grandes personnes étaient trop compliquer pour elle, voire loin d’être très amusant. Or, elle se contenta d’agripper sa petite valise qu’elle fit rouler jusqu’à la voiture, suivit de sa mère.

Il ne manquait plus qu’à espérer que cette adresse ait été la bonne. Malgré tout, Gabriella se doutait bien que l’information du facteur intercepté dans la rue était bonne. Après tout, elle l’avait croisé quelques fois en rentrant du travail et même si ce n’était que vite fait, elle était certaine qu’il s’agissait de lui. Ça ne pouvait pas être autrement. Puis, il y avait bien ce nom-là dans le bottin téléphonique, pas vrai? L’architecte gara alors sa voiture devant la dite maison. Ayant pris la main d’Élodie, Gabriella s’était donc avancé jusqu’au à la porte où elle sonna. Il ne pouvait pas ne pas être présent. Il était beaucoup trop tôt ce matin-là. Pourtant, elle n’eut aucune réponse. Par réflexe, la jeune mère sonna à nouveau, suivit d’une cognement contre la porte. Peut-être était-il sourd? Cela n’aurait même pas étonnée l’italienne. Esteban Carson était un abruti. Or, il devait faire l’étoile dans son lit, la tête au pied du lit, perdu dans ses draps. La vision d’une telle scène la fit alors soupirer. C’était incroyable à quel point l’estime qu’elle lui portait était plus ou moins inexistante. C’est alors qu’une porte s’ouvrit à moitié... Hallelujah! Arborant son plus beau sourire, Gaby passa une main dans ses cheveux avant de faire de sa vie un enfer. Cependant, son portable se mit à sonner, l’obligeant à répondre. Ce devait être son patron qui appelait pour s’informer où elle était. Leur vol était dans moins de quatre heures. Puis, elle prônait le fait que ses appels étaient bien plus important que la pauvre personne qu’était Esteban Carson. Gabriella fit donc un signe à celui qui avait ouvert la porte afin qu’il patiente un moment. Bien entendu, elle l’avait reconnu du coin de l’oeil. Toujours aussi séduisant, malheureusement pour elle. Malgré tout, elle ne pouvait pas le nier. Par contre, feindre son désintérêt, ça, elle pouvait bien le faire, voire très bien même! Sur le coup, elle demanda à son collègue de travail de patienter une minute, bloquant ensuite le combiné pour avoir un peu plus d’intimité avec son interlocuteur qui se tenait dans le cadre de porte. « Bon matin, le player! Je te laisse ta fille le temps d'une semaine.. J'ai un voyage d'affaires et comme tu paies sa pension tout les mois parce que tu te sens trop loser pour simplement être son père, j'ai cru bon que tu pouvais au moins jouer les nounous... »
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Message(#) Sujet: Re: n°1212 Che bella... bella sorpresa! n°1212 Che bella... bella sorpresa! EmptyMar 3 Aoû 2010 - 15:24

    D’abord des aboiements puis soudainement quelque chose de gluant et de chaud atteignit son visage. Sentant sa perfection bafouillé par un élément indésirable, Esteban fit l’effort ultime de dissimuler son visage dans l’un de ses oreillers afin de ne plus être le soufre douleur de son chien. Effectivement, Esteban en venait à regretter cet achat impulsif. Une idée abordée par la vendeuse qui pouvait l’aider à se sentir moins seul… ou encore de pouvoir avoir un élément de drague dans les parcs. Il fallait simplement que la libido de Caleçon s’active afin qu’Esteban effectue le reste. Il devenait dans un sens son compagnon, remplaçant Gabriel McAllister donc il n’avait pas reçu depuis la prison. Esteban ne pouvait lui en vouloir que sur la manière donc il avait exécuté les choses afin de le sortir de prison. Quelqu’un sembla insister sur la sonnette de sa maison, qu’Esteban se mit déjà à râler alors que ses yeux se décourageaient en apercevant l’heure si peu avancée dans la matinée. «Oui oui, j’arrive. Putain…» Qui pouvait venir sonner aussitôt alors qu’il ne savait par quel miracle il avait réussit à se réveiller. Peut-être que Caleçon y était pour quelque chose, sa satané cabot s’était blottit contre lui pendant son sommeil sans s’empêcher de baver sur ses orteils. Se fut en trainant sa carcasse en bas des escaliers qu’Esteban ouvrit la porte afin de savoir ce qu’on voulait de lui. Les yeux agrandis par la surprise, Esteban posa les yeux vers les deux individus qui se présentaient face à lui. La bouche ouverte, s’apprêtant à sortir n’importe quelle succession de mots afin de poser les questions qui pourrait lui faire comprendre ce qui se passait, il fut interrompu par Gabriella qui lui fit signe d’attendre qu’elle aille répondue au téléphone. Esteban déglutit difficilement, alors que quelque chose lui disais qu’il aurait dût dès le début s’enfouir sous ses couvertures pour ne jamais ouvrir la porte. En effet, son regard surprit s’attarda sur la petite fillette de 7 ans qui le regardait de ses yeux brillants, immobile avec toute la patience de son âge. « Qu’est-ce que tu fous à Miami, Bella?! » osa-t-il demander à la mère alors qu’il semblait effrayé de continuer à regarder la petite fille. « Bon matin, le player! Je te laisse ta fille le temps d'une semaine... J'ai un voyage d'affaires et comme tu paies sa pension tous les mois parce que tu te sens trop loser pour simplement être son père, j'ai cru bon que tu pouvais au moins jouer les nounous... »

    Ses yeux s’agrandirent d’avantage alors qu’Esteban ne pouvait pas croire ce qu’il entendait. Pourtant il connaissait assez Gabriella pour savoir qu’elle n’était pas du genre à blaguer là-dessus. Après tout, avec ce qu’il savait… elle avait passé les dernières années en Europe. Donc pourquoi elle se retrouvait chez lui, à Miami? C’était loin d’être ce qu’il avait convenu avec elle ses 7 dernières années. Immobile sans savoir quoi dire, Esteban laissa finalement Gabriella terminer son appel alors qu’il faisait du tri dans son esprit afin de ne pas crier au meurtre et puis de refermer la porte… de courir jusqu’à la cour arrière puis de sauter par-dessus la barrière du voisin… Des bras se renfermèrent autour de sa taille alors qu’Esteban réalisa bien trop tard qu’Elodie venait de s’approcher de lui pour des contacts… humains? « Papa! » Le rythme accéléré, comme prisonnier d’un cauchemar... Esteban leva les bras au ciel crispant les muscles de son visage attendant que tout ça s’arrête. Quelques secondes s’écoulèrent avant qu’elle daigne le lâcher alors que la mère venait de terminer son appel. « Tu peux pas me faire ça! Ce n’est PAS du tout ce qu’on avait décidé! Tu ne peux pas débarquer comme ça. Je n’ai pas de temps à jouer au gardien d’enfants! » S’il paniquait? À peine… Étrangement, en moins de deux et il se retrouvait plus réveillé que jamais alors qu’on menaçait son confort et son rythme actuel de vie. Depuis plus de 7 ans qu’ils ne s’étaient pas revus pour des causes évidentes… et ce n’était pas aujourd’hui qu’il allait accepter cette idée horrible de l’impliquer dans la vie de la petite Elodie. « Si tu voulais plus d’argent, tu n’avais qu’à m’appeler. » La main sur le cadre de porte, résigné à ne laisser entrer personne… Esteban commença à réaliser que la discussion s’envenimerait bien rapidement, connaissant Gabriella. Ça faisait un peu trop de Gabriels dans sa vie.

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Message(#) Sujet: Re: n°1212 Che bella... bella sorpresa! n°1212 Che bella... bella sorpresa! EmptyMar 3 Aoû 2010 - 17:22

Étrange à quel point l’expression sur son visage pouvait satisfaire la jeune mère. Il était encore plus sous le choc qu’elle ne l’aurait pensé, plus effrayé encore. Pourtant, elle ne comptait pas lui faire de mal... Or, si c’était la peur qu’elle abuse de lui, il pouvait avoir l’esprit tranquille. Gabriella avait passé l’âge des idylles insignifiantes qui un jour, la rendit enceinte. Malgré tout, même si elle aurait très bien pu regretter, elle ne le fit jamais. Certes, la vie était dur, mais Élodie était ce qu’elle avait de plus précieux. C’était difficile à admettre, mais cela en avait valu la peine. Si seulement alors le père aurait pu être un autre idiot que ce Carson. M’enfin, elle était jeune et insouciante -très bourrée aussi.- Aujourd’hui, c’était différent. D’un certain côté, elle avait bien été obligée de changer afin de s’occuper d’un enfant. Il n’y avait pu de place pour les erreurs de jeunesse. Ainsi, elle était devenue cette architecte ambitieuse -tyrannique- qui avait très souvent son portable à l’oreille. Justement, elle était déjà en train de râler contre son collègue qui semblait avoir mal compris ses directives la veille. En résumé, il avait complètement détruit le plan d’un projet en faisant une petite erreur de calcul. Gabriella criait donc dans le combinée, visiblement furieuse. « Quoi? Pardon?, la jeune femme se tourna, faisant dos à sa fille et à Carson, absorbée par son appel, Tu as fait quoi? » Toute l’autorité qui émanait d’elle en était effrayante lorsqu’elle se mit à l’engueuler au téléphone pour finalement raccrocher au nez, trop sur les nerfs. Obligée, elle prit une grande respiration. Néanmoins, son stress revînt lorsqu’elle se tourna pour faire de nouveau face au père de sa fille. Elle feignit un sourire des plus faux, mais cela faisait l’affaire. De toute façon, c’était déjà bien qu’elle lui sourisse. Élodie s’était jeté sur lui dans un élan d’amour que même la mère se demanda sur le coup si elle n’avait pas cherché à imiter son hypocrisie. Après tout, il était impossible qu’elle se jette ainsi sur inconnu, n’est-ce pas? Pas vrai...?

Pauvre enfant -le père-, il semblait si pris au dépourvu qu’il en était même arrivé au point d’avoir peur d’une fillette de sept ans. « Tu peux pas me faire ça! Ce n’est PAS du tout ce qu’on avait décidé! Tu ne peux pas débarquer comme ça. Je n’ai pas de temps à jouer au gardien d’enfants! » s’était écrié Esteban. C’était bien dommage, car Gaby avait cru qu’elle avait pu s’immiscer ainsi dans sa vie misérable. Bien entendu, c’était avec sarcasme qu’elle afficha une expression désolée. Néanmoins, il avait raison en insinuant que ce n’était pas ce qui avait été décidé. Pour dire vrai, c’était seulement lui qui en avait décidé. L’italienne, elle, n’avait simplement pas eu le courage d’en placer une après qu’il lui ait balancé toutes ses excuses au visage. Or, cette journée, elle l’avait laissé pour ne jamais plus réapparaître devant lui, le coeur brisé. Bourrée ou non, il y avait tout de même eu quelque chose... À sens unique, cependant. La jeune femme voulu donc s’expliquer, mais Esteban la coupa rapidement, toujours aussi paniqué. Gabriella se tut donc, écoutant ce qu’il avait à dire. Certes, ce fut court, mais ô combien insultant pour l’architecte qui sembla passer par toutes les couleurs. « Si tu voulais plus d’argent, tu n’avais qu’à m’appeler. » La fillette, elle, sembla reculer comme si elle s’attendait à la tempête. Qui plus est, cet idiot de Carson était décidé à jouer les barrières humaines sur sa porte d’entrée. Voyons voir comment il allait se débrouiller avec un coup en pleine gueule, celui-là! « Tu peux bien te le mettre ou je pense, ton argent sale, Carson! T’as donc toujours pas compris que je t’ai jamais rien demandé? Je peux me débrouiller sans toi, de ce côté-là! T’as visiblement pas changé, s’en est pathétique. Peu importe, tu gardes Élodie, s’il te plaît! » Elle sembla insistante sur la marque de politesse. Certes, il était vrai qu’elle jubilait à revoir l’expression sur son visage, mais en même temps, elle n’avait personne d’autre à qui confier sa fille. Quoique à force d’y penser, la voisine loufoque semblait plus de confiance qu’Esteban. Des idées pour qu’il fasse boire Élodie dans un bar pour lui tenir compagnie... Ross était toujours vexée par son dernier commentaire, se retenant de ne pas lui sauter dessus sur le coup de la colère refoulée toutes ses dernières années. Jamais, pas une seule fois, il n’avait cru bon se montrer présent non pas pour elle, mais au moins pour la petite. Il avait préféré jouer le père fantôme, voir tout simplement le chèque de famille qu’envoyait habituellement le gouvernement. « C’est pour ça que maman dit que papa est un idiot? » Si d’habitude Gabriella aurait rit en entendant sa fille poser une telle question, ce ne fut pas le cas cette fois-ci. Elle se contenta de soupirer en haussant les épaules. « Non, pas rien que pour ça, chérie... Pas rien que pour ça.
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Message(#) Sujet: Re: n°1212 Che bella... bella sorpresa! n°1212 Che bella... bella sorpresa! EmptyMar 3 Aoû 2010 - 19:44

    Le visage crispé, Esteban ne sembla pas du tout apprécier le sourire hypocrite de Gabriella. Apparemment, elle avait bien calculé son coup pour amener la petite Élodie ce qui l’amenaient à réagir de façon plus contenue devant les yeux de la gamine de 7 ans. Et ça n’avait rien pour lui plaire. Esteban ne savait décidément pas quoi faire pour se débarrasser d’elles au même titre qu’il se demandait bien ce qu’elles faisaient à Ocean Grove. Elle ne pouvait pas lui reproché de ne jamais avoir osé se présenter une seule fois pendant la croissance d’Élodie sous prétexte qu’il était son père. « Tu peux bien te le mettre ou je pense, ton argent sale, Carson! T’as donc toujours pas compris que je t’ai jamais rien demandé? Je peux me débrouiller sans toi, de ce côté-là! T’as visiblement pas changé, s’en est pathétique. Peu importe, tu gardes Élodie, s’il te plaît! » D’une manière bien insouciante, Esteban avait toujours considérer que c’était une contribution suffisante dans la vie de Gabriella et d’Elodie qu’il ne participe que par le billet de chèques mensuels. Esteban ne s’imaginait pas une seconde assurant le rôle paternel donc il avait hérité sans même le vouloir. Tel un lâche, certes, il avait laissé cette histoire derrière lui abandonnant la mère et l’enfant. Ils n’avaient pas besoin de lui. Ce n’était pas aujourd’hui que les choses allaient changés. « Je suis pas gardien d’enfant, qu’est-ce que tu comprends pas? Y’en avait pas dans ton pays, ou t’a dût fuir parce que tu t’étais fait le gardien d’enfant? » Il y allait fort dans la provocation, mais il se sentait assez énervé pour avoir du mal à garder son calme. Une enfant chez lui, toute une semaine? Impossible. Esteban avait déjà du mal à offrir assez d’attention à son chien pour qu’il le laisse tranquille… que s’occuper d’Élodie pouvait bien être bien plus long… surtout s’elle osait encore le serrer dans ses bras. PAS question. Sinon, Esteban envisageait la solution radicale de laisser Caleçon s’occuper de la petite fille… il devait être capable de faire ça non?

    « C’est pour ça que maman dit que papa est un idiot? » « Non, pas rien que pour ça, chérie... Pas rien que pour ça.» Le regard tout autant frustré que Gabriella, Esteban n’apprécia pas de se faire appeler idiot. Ni papa. «Hé… non mais faut pas faire attention... ce n’est pas comme si j’étais là.» Vexé, Esteban cherchait quelque chose à dire afin de renverser la situation pour pouvoir se sortir de ça. Hormis que ça ne lui était pas arrivé très souvent de faire face à une mère avec un enfant de lui. Il avait dût avoir beaucoup de chance, si on considérait le nombre. Peut-être que le taux d’avortement avait augmenté. Irrité, mal à l’aise et aucunement prompt à des relations amicales, Esteban s’adossa sur le cadre de porte observant celle qui avait déjà été une amie. Une très bonne amie. Les choses s’étaient dégradées lorsqu’Esteban avait profité d’une faiblesse d’elle pour l’amener dans son lit. Puis il s’était rapidement enfui au moment même où elle lui parlait de sentiments à son égard et d’un enfant. Du coup, un soulagement lui parcouru l’esprit en réalisant qu’au moins il n’était pas marié. Des histoires pour le rendre au même statut qu’il était déjà actuellement. La bonne blague, peu importe le scénario qu’il pouvait envisager… Hailey Caldwell l’aurait laissé un jour où l’autre. C’était sans doute une fin inévitable. Comme la présence de Gabriella Ross devant sa porte. « J’ai deux boulots, Bella. » Il hésita une seconde devant le surnom qu’il venait d’utiliser, après toutes ses années. « J’suis un homme important, et je n’ai pas de temps pour tes histoires… » Esteban s’arrêta de parler alors que derrière lui, un jappement se fit entendre comme si Caleçon avait décidé d’avoir un peu d’attention lui aussi. Ce retournant pour savoir ce qu’il voulait celui-là, Élodie vit en profiter pour passer sous son bras puis se jeter au sol à quelques centimètres du petit chien. Horrifié de s’être fait avoir aussi facilement, Esteban regarda Gabriella comme si c’était de sa faute. « Vous ne pouvez PAS vous immiscez dans ma vie comme ça! » lança-t-il furieusement, visiblement impuissant. Ce traitre de Caleçon. Sans lui, il aurait sans doute pu réussir à contenir la petite hors de la maison… Dieu avait vraiment une dent contre lui.

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Message(#) Sujet: Re: n°1212 Che bella... bella sorpresa! n°1212 Che bella... bella sorpresa! EmptyMar 3 Aoû 2010 - 21:59

« Je suis pas gardien d’enfant, qu’est-ce que tu comprends pas? Y’en avait pas dans ton pays, ou t’a dût fuir parce que tu t’étais fait le gardien d’enfant? » Si seulement cela aurait pu se passer de la sorte, elle n’en serait pas là. D’ailleurs, l’idée de coucher avec son propre père ne lui avait jamais traversée l’esprit. Comme quoi Esteban parlait souvent sans réfléchir lorsqu’il était énervé. Justement, la seule chose qu’il réussissait à faire était d’énerver davantage les autres. Serrant la mâchoire et les poings, Gabriella ne savait plus du tout ce qui la retenait de ne pas le frapper une bonne fois pour toute. Probablement sa fille qui regardait toujours, incrédule en analysant les problèmes des adultes. Pouvait-on seulement considérer Carson comme un adulte? « T’es qu’un sale con, tu le sais ça? » avait murmuré entre ses dents la jeune femme après s’être approché de lui de façon à ce qu’Élodie n’entende pas et pire encore, ne se mette pas à lire sur ses lèvres. Cette petite était bien trop futée et curieuse pour le faire. C’était sans doute ce qui l’avait amené à demander si c’était pour cette raison que son père était un idiot.

« Hé... non mais faut pas faire attention... ce n’est pas comme si j’étais là.» Effectivement, c’était comme tel. Il avait été réduit au simple rôle de figurant sur un cadre de porte le temps de quelques instants. Gabriella était visiblement déjà fatiguée de se prendre la tête avec lui, préférant l’oublier, même si elle devait admettre qu’elle avait longtemps rêvée de lui faire payer le passé. À se demander vraiment si, jadis, ils avaient été de bons amis. Heureusement ou malheureusement alors pour elle, la jeune femme n’avait jamais cru à la signification du mot « toujours ». Les gens partaient et venaient. Justement, elle était partie après qu’on le lui ait demandé de le faire. Pendant sept ans, elle n’avait jamais cherché à entrer en contact avec lui. Pendant sept ans, oui, elle l’avait laissé vivre cette vie qu’il avait voulu. Pourquoi devait-elle désormais se sentir mal d’une petite intrusion de la sorte? Était-il aussi égoïste -à moins que ce ne soit elle?- pour agir de la sorte? Seul la mention de ce surnom, Bella, surnom qu’il était probablement le seul à lui avoir donné, l’architecte releva la tête vers lui, perplexe. Comment pouvait-il se permettre de s’adresser à elle aussi familièrement? Depuis tout ce temps, même elle ne se donnait plus se droit. L’eau avait coulé sous les ponts et le temps avait changé, eux aussi d’ailleurs. Ils n’étaient plus ces deux adolescents d’autrefois. Autrement dit, Gabriella n’était plus cette amie qui traînait avec lui. Ils ne partageaient plus rien, plus aucun éclats de rire, aucune discussion... Pas même cette enfant qu’il n’avait jamais accepté. « J’ai deux boulots, Bella. » L’italienne leva les yeux au ciel, découragée. Sur le coup, elle se mordit la lèvre. Et elle alors? « Et ça ne t’aie jamais traversé l’esprit que j’ai été moi aussi, ces sept dernières années, débordée par l’école, le boulot et tiens donc... un enfant? Ça, bien sûr que non! » Cela ne l’avait pas pour autant empêcher de réussir par elle-même. Sans doute ignorait-il qu’elle était désormais seule. Son père était décédé et sa mère, elle, n’avait plus donné signe de vie après l’avoir jetée de la maison en apprenant que sa fille était enceinte. « Je suis un homme important, et je n’ai pas de temps pour tes histoires... » avait-il alors répliqué. Typique d’Esteban Carson. On ne pouvait jamais compter sur lui lorsque le défi était un peu trop difficile pour lui. Ce n’était qu’une semain, bon Dieu, une semaine! « Parce qu’évidemment, les histoires des autres poufiasses que tu ramènes, ça, t’as le temps... » Ross était à cran, mais en plein contrôle d‘elle-même. C’était tant mieux pour Carson. C’est alors qu’elle aperçu Élodie le feinter facilement et entrer dans la maison. Il y avait un petit chiot qui ne demandait qu’une chose, jouer. Élodie s’était donc empressée de lui donner ce qu’il voulait, même si cela ne fit qu’enrager Esteban. « Vous ne pouvez PAS vous immiscez dans ma vie comme ça! » « Ah non? Sinon quoi? Tu t’es bien immiscé dans une chambre avec moi avant, je ne vois pas ce qu’il y a de si différent... Esteban. » Elle s’approcha davantage de lui pour lui faire front, de son air insolent. L’envie de lui donner un coup dans les côtes fut plus forte tel un simple réflexe. Cependant, elle ne comprit pas tout de suis ce qu’elle aperçu soudainement sur le torse de l’homme. Ross resta ahurie, voire même légèrement effrayée. « Qu’est-ce que...c’est? »
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Message(#) Sujet: Re: n°1212 Che bella... bella sorpresa! n°1212 Che bella... bella sorpresa! EmptyMer 4 Aoû 2010 - 16:46

    « T’es qu’un sale con, tu le sais ça? » S’il le savait? Il savait qu’il pouvait être con… mais pas un sale con. Il prenait quand même 3 douches par jour pour être certain d’être propre. Juste en regardant le regard de Gabriella, il eut l’impression qu’elle n’avait qu’une envie et c’était de lui exploser les bijoux de famille. Simplement en imaginant la douleur, Esteban sembla avoir mal. « Et ça ne t’aie jamais traversé l’esprit que j’ai été moi aussi, ces sept dernières années, débordée par l’école, le boulot et tiens donc... un enfant? Ça, bien sûr que non! » Il savait qu’elle avait raison, de A à Z. Il savait encore plus à quel point il était égoïste dans cette histoire, écartant Gabriella afin de n’avoir aucun effort à faire. Hormis des chèques mensuels, qui étaient –fallait l’avouer- peu suffisant à eux seul. Malgré les 7 dernières années écoulées, Esteban aurait sans doute réagit de la même manière si un autre accident se serait produit à nouveau. Aussitôt que sa petite routine était menacée, il réagissait au quart de tour en laissant le problème derrière lui. Gabriella avait malheureusement subit tout ça, et Esteban avait le pressentiment qu’elle allait vouloir le lui faire payer. « Parce qu’évidemment, les histoires des autres poufiasses que tu ramènes, ça, t’as le temps... » Ressentant toute la rancœur de Gabriella face au comportement qu’il avait eu ses quelques dernières années, Esteban ne trouvait pas la force de lui expliquer qu’e les choses avaient bien changées. Qu’il avait fait de gros efforts pour être différent et qu’au final tout ce qu’il avait récolté étaient des échecs et une petite visite en prison pour protéger son meilleur ami. Alors les ‘’poufiasses’’, il en avait pas rencontré beaucoup depuis quelques mois. Si on excusait ses étranges écarts de conduite à l’hôtel de son casino et ses soirées privées.

    « Ah non? Sinon quoi? Tu t’es bien immiscé dans une chambre avec moi avant, je ne vois pas ce qu’il y a de si différent... Esteban. » C’est qu’elle avait de la répartie, peut-être un peu trop. Si c’était un détail qu’il avait oublié, mais qu’elle se faisait un plaisir de le lui remettre au visage. Pas question cependant qu’elle lui fasse perdre la face devant Élodie, ça lui aurait fait bien trop plaisir. «C’est différent puis qu’au cas où tu ne te souviendrais pas, tu m’as sauté dessus. Je me rappelle très bien qu’au matin je n’avais pas pu refermer ma chemise puisque qu’étrangement les boutons avaient été arrachés. » Murmura-t-il alors qu’il savait que ce n’était pas le genre de discours qu’on pouvait énoncer sans gêne devant un enfant. L’un comme l’autre avaient un sourire plutôt très net lorsqu’on envisageait ce qu’avait été le résultat de cette nuit un peu trop arrosée. Esteban avait même aucun mal à imaginer que Gabriella avait dût s’en vouloir d’avoir finalement cédée aussi facilement. Il fonça les sourcils avant de baisser les yeux vers sa cicatrice qu’elle venait d’apercevoir. « Qu’est-ce que...c’est? » Posant la main sur celle-ci, Esteban balaya du revers de son autre main afin qu’on ne s’y attarde pas. « J’me suis dis que me tirer dans les cotes avec un flingue allait me faire une jolie cicatrice pour que les filles me prenne en pitié. Nouvelle technique de drague. » Répliqua-t-il sarcastiquement alors qu’il se retournait pour changer de sujet et dissimuler par la même occasion la cicatrice. C’était un moment comme celui-ci qui lui donnait l’envie irréprochable de faire appel à la chirurgie plastique afin de ne plus avoir à se rappeler les événements où il avait presque failli mourir. Ce n’était ni le moment, ni l’endroit pour bavarder avec elle de choses qui lui étaient arrivées. Autant lui balancer qu’il s’était presque marié, histoire de vraiment signer son arrêt de mort? Esteban céda finalement a s’enlever du cadre de porte afin de laisser Gabriella entrée à sa suite. C’était qu’il faisait un peu froid en caleçon avec la fraîcheur matinale. Soupirant, Esteban semblait énervé simplement par la vue de la petite Élodie qui était entrain de courir dans la maison poursuivie par Caleçon. « Tu m’as pas répondu, qu’est-ce que tu fous à Ocean Grove? J’ose pas croire que tu as traversé l’océan Atlantique pour vouloir me la refiler une semaine. T’aurais pu demander à ton père de la garder… et non pas à …moi!» Il avait déglutit alors qu’énoncer qu’il était le père d’Élodie lui demandait peut-être beaucoup plus d’efforts qu’il en était capable de faire.


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Message(#) Sujet: Re: n°1212 Che bella... bella sorpresa! n°1212 Che bella... bella sorpresa! EmptyJeu 5 Aoû 2010 - 6:04

Les souvenirs du passé étaient parfois douloureux et regrettables, mais Gabriella ne pouvait pas dire qu’elle regrettait quoique ce soit. Certes, elle aurait préféré que tout se soit passé différemment, à la limite que sa mère ait continué à lui parler, qu’Esteban ne se soit pas montré aussi distant pour ne pas dire invisible et pour finir, que son père ne meurt pas après seulement quelques années depuis leur retrouvailles. En d’autres termes, le temps passaient bien trop vite pour la jeune femme et de façon à bouleverser sa vie d’un simple claquement de doigt. Il en était même difficile de suivre le rythme, parfois. Puis, il y avait ce souvenir assez flou, mais bien présent que son ancienne aventure ramena sur le tapis... « C’est différent puis qu’au cas où tu ne te souviendrais pas, tu m’as sauté dessus. Je me rappelle très bien qu’au matin je n’avais pas pu refermer ma chemise puisque qu’étrangement les boutons avaient été arrachés. » La jeune femme dévia le regard, soudainement gênée. D’accord, elle avait été une véritable lionne cette fois-là. C’était la faute à l’alcool -voire tout simplement à la forte attirance, mais c’était un secret... Elle n‘allait pas le lui dire, ça non!-. Gabriella n’allait pas non plus se laisser faire. Ce n’était pas du tout son genre. Elle lui avait alors donné un coup dans les côtes, mais remarqua bien assez tôt cette cicatrice circulaire sur son torse. Le visage de l’italienne passa de la colère à l’effroi. Visiblement, il chercha à cacher cette marque sur sa peau, comme si ce n’était pas très important. Effectivement, il banalisa tout simplement la chose. « J’me suis dis que me tirer dans les cotes avec un flingue allait me faire une jolie cicatrice pour que les filles me prenne en pitié. Nouvelle technique de drague. » Que c’était une cicatrice faites par balle, l’architecte l’avait compris, mais son comportement, lui, resta un mystère. Pourquoi devait-il être aussi con par moment? Certes, son sarcasme était bien visible, mais tout de même... Cependant, Bella préféra ne pas insister. Esteban se cachait, le message était donc assez clair. Puis, avait-elle seulement vraiment envie de connaître toute son histoire? Sa curiosité aurait répondu que oui, mais son bon sens, lui, préférait rester dans l’ignorance, à savoir pourquoi. Peut-être avait-elle peur de ce qu’il avait pu faire, voire bâtir, entre temps?

Même si Esteban s’était enlevé du cadre de porte afin de la laisser entrée, Gabriella resta quelques instants à le regarder avant d’oser traverser... Si elle ne s’était pas gênée à faire ainsi irruption dans sa vie, elle n’était pas non plus de ceux qui s’invitait chez autrui. Quoique, ce n’était pas seulement ses principes qui étaient la cause de son soudain malaise. Si elle avait pu sonner à la porte prête à exploser de colère, la voilà qui ne savait plus où se mettre. Pourtant, Carson l’enrageait toujours autant... « Je serais finalement parvenue à entrer, tu vois? » Évidemment, elle blagua. Il n’avait qu’à le prendre comme il le voulait par la suite. Or, même si elle se retrouvait désormais à l’intérieur, l’italienne préféra ne pas trop analyser les lieux. Ross chercha donc à poser ses yeux sur sa fille qui jouait toujours avec le chiot. Cela la fit sourire. Il fallait avouer que ce petit animal -qui allait bien finir par grandir un jour- était extrêmement mignon. À un tel point que même la mère se pencha pour venir caresser la petite boule de poil au museau humide. « T’as vu maman comme il est mignon! » s’écria alors Élodie. Ainsi, même si l’envie d’avoir une fille n’était pas encrée en Carson, il venait néanmoins de trouver le moyen d’acheter la gamine avec ce chien. « Il est adorable, c’est vrai... » Le sourire qu’elle avait donc pu afficher sur son visage disparu alors aussitôt lorsqu’elle entendit la question suivit du commentaire du propriétaire de la maison. « Tu m’as pas répondu, qu’est-ce que tu fous à Ocean Grove? J’ose pas croire que tu as traversé l’océan Atlantique pour vouloir me la refiler une semaine. T’aurais pu demander à ton père de la garder... et non pas à... moi!» Gabriella resta silencieuse un bon moment, caressant toujours le chien avant de finalement se relever et faire de nouveau face à Esteban. Elle se contenta tout bonnement d’hausser les épaules, faisant la moue. Gabriella ne pouvait pas lui en vouloir de manquer ainsi d’autant de tact; il ne savait pas... Et pourtant, cela vînt pincer le coeur de l’italienne qui força un sourire pour l’empêcher de la prendre davantage en pitié, si c’était le cas. «Mon père est décédé, Esteban. dit-elle à voix basse afin qu’Élodie ne se remémore pas des souvenirs encore frais, Et puis, qu’est-ce que tu ferais si je t’avouais que mon principal but est celui de venir te faire chier?, elle leva les yeux aux ciel avant de s’approcher davantage de lui, lui retirant un semblant de mousse de drap dans les cheveux. Détends-toi, Élodie et moi avons emménagée dans le cartier, y a pas longtemps. J’ai eu une prime au boulot et avec mon petit héritage, j’ai cru bon de quitter ce vieil appartement qui menaçait de nous tomber sur la tête et d’acheter une maison. En somme, t’es la seule personne en qui je pourrais avoir un minimum de confiance pour Élodie. Même si j‘avoue que je prends plaisir à te voir en crise de panique » L’architecte se mit afin à rire, retrouvant rapidement son caractère qui devait sans doute être emmerdant pour Carson. Ce n’était pas de sa faute si elle prenait plaisir à le voir ainsi au dépourvu. « Mon pauvre petit... Je n’ai quand même pas traversé l’océan Atlantique uniquement pour te déranger seulement une semaine. J’suis pas aussi cinglée. S’en est presque insultant. C'est bien mieux le faire de façon permanente ! » Clin d'oeil, sourire en coin et la voilà qui éclatait de nouveau de rire. Il était si bête tout en étant mignon dans son impuissance.
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Message(#) Sujet: Re: n°1212 Che bella... bella sorpresa! n°1212 Che bella... bella sorpresa! EmptyJeu 5 Aoû 2010 - 16:19

    Esteban soupira alors que Gabriella finissait par entrer dans la maison. Tant mieux, il préférait que les voisins ne se posent pas trop de questions à essayer de comprendre pourquoi une femme avec une petite fille venait se présenter chez lui. Peut-être qu’avec de la chance il pourrait répondre à qui voudrait l’entendre que Gabriella était sa cousine. Ça lui semblait une idée parfaite. Même s’il commençait à douter que Gabriella embarque dans le jeu. « Je serais finalement parvenue à entrer, tu vois? » Il n’en doutait pas une seconde. Elle devait sans doute se rappelée où il cachait la clé de rechange, dans le vieux temps où ils se côtoyaient sans que les choses soient bizarres… ou agressives. Délaissé pour les yeux doux de son chien, nouveau membre de la famille, Esteban croisa les bras sur son torse alors qu’il les regardait sans y avoir beaucoup de plaisir. Il n’était pas si idiot que ça, il venait de comprendre qu’il avait eu le ‘’jouet’’ idéal pour qu’Élodie veuille bien rester chez lui. Qu’est-ce qui lui était passé par la tête au juste? Lui et ses idées de merde. « T’as vu maman comme il est mignon! » Caleçon avait un véritable pouvoir de manipulation sur tout le monde, s’attirant toutes les caresses donc il avait envie. Pas étonnant dans un sens. « Il est adorable, c’est vrai... » Elle n’allait pas s’y mettre elle aussi? L’air maussade, comme s’il avait préféré que cette scène ne se produise jamais… Esteban suivit des yeux Gabriella alors qu’elle se relevait pour lui parlait. Après tout, elle n’allait pas se défiler aussi facilement.

    «Mon père est décédé, Esteban. Et puis, qu’est-ce que tu ferais si je t’avouais que mon principal but est celui de venir te faire chier? Détends-toi, Élodie et moi avons emménagée dans le cartier, y a pas longtemps. J’ai eu une prime au boulot et avec mon petit héritage, j’ai cru bon de quitter ce vieil appartement qui menaçait de nous tomber sur la tête et d’acheter une maison. En somme, t’es la seule personne en qui je pourrais avoir un minimum de confiance pour Élodie. Même si j‘avoue que je prends plaisir à te voir en crise de panique » Face à Gabriella qui venait d’éclater de rire face à ses explications, Esteban avait l’impression d’être complètement piégé alors qu’elle lui avouait que désormais ils habiteraient dans le même quartier, ainsi que dans la même ville. Et le même continent. S’il s’était sentit mal parce qu’il venait d’apprendre que M. Ross était mort… son visage se décomposa en réalisant qu’à partir de maintenant elle le forcerait sans doute à endosser ses rôles paternel. Il aurait été comme Gabriel McAllister, et il aurait sans doute rejoins le sol en moins de deux dans une crise cardiaque longue et douloureuse. Malheureusement, ce genre de bénédiction arrivait qu’aux autres. « Mon pauvre petit... Je n’ai quand même pas traversé l’océan Atlantique uniquement pour te déranger seulement une semaine. J’suis pas aussi cinglée. S’en est presque insultant. C'est bien mieux le faire de façon permanente ! » Esteban jeta d’abord un œil à la petite, qui désormais debout courait de nouveau après le chien. Puis son regard s’attarda sur Gabriella qu’il empoigna rapidement par la taille avant de la plaquer contre le mur. Pas fortement, après tout il n’était pas un homme violent avec les femmes, juste suffisamment pour lui montrer qu’elle n’avait pas toutes les cartes en main. Les yeux plongé dans ceux de la jeune fille, Esteban haussa un sourcil avant de s’approcher de l’oreille de celle-ci. « Tu vas me résister comment…? Quelque chose, me dis que tu n’avais pas envisagée les choses de cette manière…Bella. » Termina-t-il dans un souffle chaud afin de la faire frissonner, et dans un autre sens la provoquer à sa manière à lui. C’était bien sa technique, séduire pour mieux fuir. Il se détacha doucement du cou de celle-ci alors qu’il faisait durer le moment, simplement pour la désorienter et garder le pouvoir sur la situation. Valait mieux gérer une crise de panique, en n’en provoquant une à l’adversaire. Derrière eux, Élodie semblait être assez intelligente pour empoignée le chien et entrer dans une des pièces du premier étage pour se faire elle-même visiter cette maison qu’elle habiterait à quelques occasions.



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Message(#) Sujet: Re: n°1212 Che bella... bella sorpresa! n°1212 Che bella... bella sorpresa! EmptyVen 6 Aoû 2010 - 0:19

Si le mur sur lequel elle avait été plaquée aurait dû la secouer quelque peu, Gabriella n’y prêta aucune attention. Certes, il n’avait point été violent, mais les souvenirs qu’un tel geste fit refaire surface, eux, le furent. Esteban avait de la poigne, malgré tout. Puis, sa main simplement sur sa taille lui brûlait la peau. Un simple frôlement venant de sa part et elle venait à en perdre ses moyens. S'en était ridicule d'être aussi faible. Aussi bien dire que la jeune femme avait été prise de court. Elle avait pu sentir le rouge lui monté aux joues, sans toutefois savoir si il s’agissait là de colère ou bien d’un simple malaise. Une chose était certaine, elle avait cette étrange impression de déjà-vu qui l’embarrassait. N’était-il pas supposé paniquer davantage, faire une crise égocentrique et égoïste comme il l’avait toujours fait lorsque quelque chose n’était pas selon sa volonté? Pourquoi alors la situation prenait une tournure aussi différente, tout d’un coup? Il fallait croire que la roue avait tournée, choquant l’italienne qui ne savait pourtant pas quoi faire et encore moins quoi répliquer à un tel assaut. Or, Bella s’était contentée de fixer son regard. Elle ne bougeait plus, si ce n’était pas pour dire qu’elle semblait même avoir retînt sa respiration sur le coup. Carson s’était alors approcher d’elle afin de lui dire quelque chose à l’oreille. « Tu vas me résister comment...? Quelque chose, me dis que tu n’avais pas envisagée les choses de cette manière... Bella. » Les yeux clos, elle avait frissonné au frôlement du souffle chaud sur la base de son cou. Il avait raison en disant qu’elle n’avait rien prévu de tout cela. À vrai dire, ce n’était pas elle qui devait être dans une telle position. Pourtant, il fallait croire que c’était maintenant lui qui avait les meilleures cartes du jeu. L’italienne ne put rien faire d’autre que de se mordre les lèvres, cherchant à fuir son regard désormais et visiblement, cette proximité soudaine avait toujours le même effet sur elle. Ce salaud de la pire espèce devait s’en apercevoir. C’était bien son genre: flirter et obtenir ce qu’il voulait ensuite. Pourtant, elle avait beau le haïr de toutes ses forces, Gabriella n’était pas capable de reprendre le dessus lorsqu’il était dans cette position -à moitié dénudé, qui plus est-. Quel soulagement ce fut de voir qu’Élodie s’était alors éclipsée avec le chiot dans une pièce adjacente, faisant comme si elle était déjà chez elle. Cela la sauvait des yeux de sa fille qui aurait vu sa mère dans une situation où elle était loin d’avoir le dessus. Son fort caractère ne servait à rien lors de moments pareils, ce pourquoi elle maudissait Esteban de jouer les allumeuses.

C’était un idiot fini -incroyablement attirant, va s’en dire-. Elle n’avait pas de difficulté à le réaliser, mais à reprendre ses esprits et se défaire de son charme naturel, ça, c’était autre chose. Heureusement pour elle alors, l’architecte avait mûrie avec l’âge. Les idylles n’avaient plus nécessairement le même effet. Après avoir souffert, il lui était désormais possible de se défaire de lui. Ainsi, préférant le geste à la parole, Gabriella leva sa main afin de lui attribuer la gifle du siècle. Elle déglutit tant bien que mal, tremblante. À savoir pourquoi, sa respiration était saccadée. Sans doute son énervement dut à sa frustration. La prenait-il pour une fille facile? La naïveté, elle avait assez donné ! « Les envisager comment, Este?, s’écria-t-elle en longeant le mur pour s’éloigner de lui, furieuse. Ça t’amuse peut-être de jouer à ça? Je... » Gabriella ne termina pas sa phrase, succombant simplement à cette envie qui la démangeait subitement. Rageant néanmoins, elle finit par agripper le visage de Carson entre ses mains et l’embrasser comme une damnée, à son plus grand dam. Elle ne comprenait même plus pourquoi elle avait succombée, voire pourquoi elle avait tout simplement eu une envie pareille. Après tout, elle aurait pu le tuer du regard si elle le pouvait, pourquoi alors un tel élan? C’était tant mieux alors si sa fille se trouvait dans la pièce la plus éloignée de la maison. Elle n’aurait pas eu à voir sa mère accrochée à celui qui était son père, l’embrassant comme si sa vie en dépendait presque. Toutefois, la jeune femme finit par se détacher, ahurie de ce qu’elle avait pu faire elle-même. Gaby pouvait donc chercher afin de dire quelque chose, mais seuls des balbutiements sortirent de sa bouche pendant qu’elle reculait de quelques pas avant de foncer contre le mur opposé. C’était le monde à l’envers; elle ne se comprenait plus. Qui plus est, elle allait finir par manquer son vol si elle restait ici indéfiniment, mais elle ne pouvait pas non plus partir comme ça... Il était clair qu’elle ne parvenait plus à le regarder droit dans les yeux après tout ça. Elle l’avait frappé pour finalement l’embrasser de la sorte, ça portait à confusion. D’ailleurs, une petite voix en elle se disait bien: « Au diable cet avion, tu prendras le prochain! ».
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Message(#) Sujet: Re: n°1212 Che bella... bella sorpresa! n°1212 Che bella... bella sorpresa! EmptySam 7 Aoû 2010 - 21:12

    Combien de temps n’avait-il donc pas usé de ses charmes à son avantage, afin de pouvoir détourner les situations qui ne lui plaisait pas... ou encore tout simplement afin de constamment se rappeler qu’il pouvait avoir qui il voulait, quand il le voulait. Ou presque. Hors, pour Hailey il avait fait d’incommensurables efforts afin de lui être fidèle alors qu’à l’inverse elle ne gardait que la crainte certaine qu’il n’y arriverait pas – et qu’il ferait tout foirer. Puis il avait voulu se venger d’elle en attirant à lui n’importe qui afin de se convaincre qu’il pouvait l’atteindre d’une quelconque manière. Ça lui avait résulté un voyage en prison pour son meilleur ami et dans un autre sens… pour Hailey. Oui, il fallait que cette actrice fasse encore partie de certaines décisions donc il avait faites récemment. Rien pour lui plaire, au contraire. Esteban sembla trouver la situation bien plus avantageuse maintenant qu’il avait osé déposer quelques cartes qu’il avait soigneusement conservées. Après tout, Gabriella pouvait vouloir avoir le dessus sur lui… il ne se laisserait pas si facilement faire. Ainsi, dominant sa nouvelle proie, Esteban afficha un sourire ravit alors qu’il envisageait de pousser les choses un peu plus loin. Jusqu’à ce qu’elle daigne montrer les griffes. Surpris, Esteban resta figé sur place alors qu’il recevait une claque au visage – sachant sans doute qu’il devait la mériter depuis des années. « Les envisager comment, Este? Ça t’amuse peut-être de jouer à ça? Je... » Gabriella pouvait lui reprocher de toujours être le même, et pourtant elle ne savait pas tout ce qu’il avait dût endurer ses derniers mois. Alors que sa confiance en ses ‘’techniques’’ venait d’en prendre un coup – ainsi que son orgueil – il resta figé alors que Gabriella se jetait délibérément sur lui. Il ne s’y attendit pas, trop surpris – les souvenirs refaisant surface. Et pourtant, il ne se souvenait pas qu’elle aille été aussi passionnée et surprenante. Le visage lentement libéré par Bella, il n’osa aucun mouvement ayant simplement posé ses yeux sur elle alors qu’elle était sans doute entrain de se maudire. Combien de fois avait-il assisté à la même scène? Assez pour s’en réjouir et de croire en des chances, aussi minimes qu’elles pouvaient être. Un sourire apparut sur ses lèvres alors qu’il réalisait pour la seconde fois dans sa vie combien elle était belle et attirante. Ses quelques balbutiements qui sortirent de la bouche de Bella eurent assez pour montrer à Esteban que c’était à lui de dire quelque chose – tant pour régler la situation que pour la menée vers où il le souhaitait. Après tout, ils semblaient avoir envie de quelque chose qu’ils pouvaient s’offrir l’un à l’autre.

    La gorge serrée, Esteban eut une certaine hésitation comme si au fond de lui quelqu’un lui disait que ce n’était peut-être pas une bonne idée. Après tout, il savait très bien comment tout ça se finirait. Mais pouvait-il réellement résister à cette envie? En moins de temps, qu’Esteban réalisa ce qui se passait – qu’il avait fait les quelques pas que Bella avait osé effectuée afin de s’éloigné de lui – il l’embrassa à son tour cette fois-ci en n’étant pas figé. Il semblait s’être fait à l’idée tout en se laissant à l’envie qui l’entaillait. Dieu qu’il avait envie d’elle. Les yeux fermés, ses mains s’attaquèrent à la chemise de Gabriella alors que ses mains tremblantes s’occupaient de déboutonner bouton après bouton. Ses lèvres s’approchèrent du cou de celle-ci, déposant quelques baisers jusqu’à ce qu’il rejoigne sa poitrine. Les mains dans le dos de la jeune mère, Esteban la serra davantage contre lui ne voulant pas la laisser partir. L’être tremblant, souhaitant par-dessus tout les libérer de leurs vêtements, Esteban continua sa succession de baisers alors qu’il l’attirait à lui afin de franchir les marches de l’escalier principal afin qu’ils s’adonnent à explorer sa chambre. Esteban s’en venait à tout oublier. Ses boulots, sa fille, la prison, son meilleur ami, son mariage qui avait été un total échec, la prison, le casino… ils étaient derrière lui, lui offrant un instant de répit donc il avait tant besoin. « Me dis pas, que tu en as pas envie…? » réussit-il à lui murmurer alors qu’il continuait de parcourir sa peau soyeuse de ses baisers ne sachant pas combien de temps il pourrait rester à cet endroit sans tout lui enlever.
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Message(#) Sujet: Re: n°1212 Che bella... bella sorpresa! n°1212 Che bella... bella sorpresa! EmptyLun 9 Aoû 2010 - 3:04

C'était bien à son tour de paniquée, tremblante comme une feuille. Elle pouvait donc se trouver bien stupide maintenant. Malgré tout, cet engouement soudain n'avait pu être contrôler. Cela s'était passé bien trop vite pour elle -et pour lui aussi, sans doute-. Elle n'avait donc pas réaliser sur le moment, simplement guidée par cette pulsions qui refit surface après des années de silence. Ciel, qu'elle pouvait alors se maudire de sa faiblesse que trop apparente! Malgré tout, tous ses sens étaient à l'appel, ne désirant qu'une chose que ses souvenirs, eux, ne souhaitaient point revivre. C'était être naïve, voire à du simple masochisme de sa part. Le pire dans tout ça était qu'elle le savait parfaitement. Pourtant, que pouvait-elle faire, ne serait-ce que s'abandonner tout de suite? Bien entendu, voilà la solution la plus facile et la plus tentante... Il aurait été ridicule qu'après ce qu'il venait de se passer, elle se remette à jouer le rôle de ce fantôme prêt à le détruire par simple vengeance. Quelle vengeance, d'ailleurs? C'était elle, Bella, qui avait décidé de garder l'enfant, non? Néanmoins, là n'était pas la question. Il l'avait chassé de sa vie du jour au lendemain, après tout ce qu'elle avait pu ête prête à lui donner. En somme, c'était son comportement égoïste et parfois sans coeur -parce qu'il ne réfléchissait jamais raisonnablement- qui ne lui revenait pas depuis ces dernières années. Il n'avait pourtant pas changé à ce point, d'après ce qu'elle pouvait voir. Esteban Carson était toujours cet ado qui n'avait jamais rien voulu savoir d'elle et de sa fille à naître -et qui avait maintenant sept années d'existence-. Il fuyait les responsabilités, aux yeux de la jeune femme. Il jouait toujours les mêmes cartes lorsqu'il cherchait à se tirer d'affaires. Cette fois-ci, c'était son foutu charme -en fait, c'était toujours la faute de ce dernier- qui avait eu raison d'elle. Et malgré tout, une part d'elle ne faisait qu'en demander davantage...

Contre le mur, elle l'avait fixé sans parvenir à dire quoique ce soit. Gabriella ne chercha pas non plus à fuir ce contact lorsqu'Esteban s'approcha d'elle, parcourant l'espace qu'elle avait créé un peu plus tôt afin de se séparer de lui. Son corps tout entier ne pu que s'ébouillanter davantage lorsque Carson l'embrassa à son tour avec une soudaine assurance qu'il n'avait pas eu précédamment. La surprise y avait sûrement été pour quelque chose. À savoir pourquoi, elle était plus que satisfaite, ayant l'impression que c'était tout à fait normal entre eux deux -chose qui ne l'était pourtant pas, étant donné leur passé ou pire, les dix dernières minutes de colère-. Gaby avait tout oublié, laissant Élodie aux bons soins du pauvre chiot qui allait devoir l'endurer. De son côté, Ross répondait instinctivement au baiser d'Esteban, prise de vertige. Il semblait s'être réveillé, pour ne pas dire qu'il avait reprit du poil de la bête, ce qui surprenait Gabriella qui trouva néanmoins le moyen de trouver qu'il était plutôt lent sur les boutons. L'Italienne s'étonna donc de penser qu'il aurait mieux valu avoir enfiler autre chose au lieu de cette satanée -maudite- chemise aux innombrables boutons. Carson aurait aussi bien pu tout arracher, ils n'auraient été quittes. Pourtant, il sembla s'en sortir, sentant ses lèvres ardentes contre sa peau. Elle se laissait faire, lui qui la serrait encore plus fort contre lui. Gabriella s'étonna de réaliser à quel point il était confortable d'être dans ses bras, malgré tous les sentiments contradictoires qui la parcouraient. En fait, elle avait été jusqu'à oublier à quel point elle avait pu être bien, jadis. « Me dit pas, que t'en a pas envie...? » Il l'avait entraîné vers les premières marches sans toutefois mettre un terme à sa série de baiser. « Me dit pas alors que t'en doutes..., murmura-t-elle à son tour, avant de voler ses lèvres, l'ayant attiré à elle davantage. Tant qu'à moi, tu parles déjà beaucoup trop... Surtout quand la question semble pourtant être une évidence. » Gabriella afficha un sourire qui en dit suffisamment long. En une fraction de seconde, elle les avaient forcer à échanger leur place, l'entraînant elle-même dans l'escaliers. Il ne devait pas lui en vouloir alors si ils cassaient quelques choses, car elle n'avait pas envie d'ouvrir les yeux, profitant simplement du moment présent. Puis, si jamais ils tombaient, ils se tuaient tous les deux. « Tu ne pourras chialer à propos de tes boutons de chemise, mon grand... » Elle se mit à rire, enfonçant doucement ses doigts contre sa peau.
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Message(#) Sujet: Re: n°1212 Che bella... bella sorpresa! n°1212 Che bella... bella sorpresa! EmptyLun 9 Aoû 2010 - 19:39

    Soudainement mit en confiance, Esteban venait de triompher contre les boutons de la chemise de Bella qui l’empêchait de pouvoir profiter au maximum de ce qu’il tenait entre ses mains. Alors qu’ils essayaient tant bien que mal de rejoindre l’étage, frissonnant à chaque baiser – Esteban laissa tomber la chemise de Bella dans l’escalier alors qu’à mi hauteur il commença à s’impatienter. Ne désirant pas nécessairement faire durer les choses, Esteban passa son bras derrière elle et l’autre sous ses jambes alors qu’il la relevait afin de monter plus rapidement l’escalier. Gabriella n’était pas plus lourde que les caisses qu’il avait l’habitude de transporter dans son boulot, elle n’avait donc pas à avoir peur de tomber dans l’escalier. Repoussant sa porte de chambre qui s’était légèrement refermée, Esteban manqua de peu d’assommer Gabriella sur le cadre de porte – mais l’évita de justesse avant d’entrer puis de claquer la porte d’un coup de pied. Un sourire aux lèvres, excité par la suite des choses, Esteban déposa Gabriella sur son lit défait. Étendue sur le dos, Esteban la regarda quelques secondes avant de descendre son boxer puis de le laisser tomber au sol. Il n’en aurait pas besoin. Une sonnerie leur vit aux oreilles, alors qu’Esteban se penchait au dessus de la belle en lui ravissant le petit appareil électronique. En moins de deux, l’appareil venait de traverser la pièce s’écrasant lourdement sur le plancher de la chambre. « Ils rappellerons. » s’expliqua-t-il avant de remonter la jupe de Gabriella tout en parcourant son ventre de baisers. Il refusait que ses pensées s’orientent sur autre choses que sur lui, et ce qu’ils allaient faire. Le jeune homme se rua en moins de quelques secondes sur sa table de nuit afin de trouver l’objet qui leur aurait auparavant permis de ne pas avoir une – Élodie. Le sous-vêtement de celle-ci fut jeté au sol, alors Esteban – fin prêt – retourna Gabriella afin qu’elle soit dos à lui et qu’il puisse s’adonner à son activité préférée.

    Si les actes les ramenèrent quelques années en arrière, leur faisant oublier tous les différents qu’ils avaient lors eu – Esteban sembla s’écroulé dans son lit un sourire aux lèvres. Il avait gagné sur toute la ligne, même il avait eu ce qu’il voulait. S’envoyer en l’air avec Gabriella venait de rendre sa journée meilleure, même s’elle était déterminée à l’attelé à un rôle paternel donc il n’était pas prêt – sans oublier de dire un rôle qu’il n’avait pas envie. Essoufflés tous les deux, alors qu’ils se remettaient de leurs activités pour le moins mouvementés Esteban jeta un œil à l’heure alors que Gabriella se recouvrait de l’une des couvertures du lit. Carson quand à lui, il était chez lui et n’avait aucun problème avec la nudité – il pouvait le prouver avec le nombre incalculable d’amendes qu’il avait reçu pour exhibition publique. Il se leva donc pour jeter le condom dans sa poubelle, pour ensuite se retourner vers Gabriella puis ensuite vers la porte. Son regard se transforma en une moue horrifiée lorsque la porte commença à s’ouvrir. Se jetant sur le lit aux cotés de Gabriella – manquant réellement de s’écrouler au sol – Esteban recouvrit ce qui avait à être recouvrit avant que la petit Élodie décide d’entrer dans la chambre. « Est-ce que je vais avoir un papa et une maman, ensemble? » Esteban s’imaginait l’espace d’un moment, sortant un flingue récemment posséder pour s’éclater la cervelle dans le lit. Malheureusement, il n’avait pas de flingue – et il n’allait sans doute pas tâcher son lit. Ni abimer ses beaux cheveux. « Non. » répondit-il d’un ton légèrement brusque. Élodie pouvait croire au père Noël, au bonhomme 7 heures ou encore au monstre dans le placard… mais Esteban ne donnait pas dans les contes de fées. Il y avait plus de chances qu’il se transforme en Hulk ou en Spiderman, que de donner ce qu’Élodie demandait. « Tu peux sortir? » demanda-t-il en relevant la main pour lui pointer la porte. Il avait besoin de s’habiller le plus rapidement possible afin d’avoir une seconde chance de sortir de son pétrin. Surtout que quelque chose lui disait qu’aussitôt qu’Élodie serait sortie, Gabriella allait le lui faire regretter d’avoir été aussi froid et distant avec.. leur… Avec Élodie.


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Message(#) Sujet: Re: n°1212 Che bella... bella sorpresa! n°1212 Che bella... bella sorpresa! EmptyMar 10 Aoû 2010 - 3:37

Le monde tout entier pouvait bien aller se faire voir... Son job, son passé même, tout pouvait bien disparaître le temps de quelques instants. Aussi bien dire qu’elle en avait toujours eu plus que marre de se noyer sous les responsabilités, de devoir montrer l’exemple à sa fille, voire tout simplement de leur assurer un avenir plus que prometteur à toutes les deux, seule. Certes, elle avait réussis, mais au coût de quoi? De sa vie, sa jeunesse... Des sorties entre amies, elle ne connaissait plus cela depuis sept ans. Sa carrière de reine des vagues aussi, elle été obligée de l’abandonner. Or, pour une fois, pouvait-on simplement lui laisser la chance de faire ce qui était plus ou moins interdit, quelque chose pour laquelle elle avait finalement envie? Cela pouvait bien être qu’une passion éphémère qu’elle allait sans doute regretter, mais sur le coup, elle ne réfléchissait point à ce détail. Pour tout dire, elle ne songeait qu’à une seule chose, soit celle de continuer à embrasser langoureusement Carson sans oublier de respirer de temps à autre. Encore plus simple pour elle alors si Gabriella n’avait plus à grimper les escaliers, si Esteban l’avait prise dans ses bras comme si elle n’avait été pas plus lourde que sa propre fille, Élodie. Il fallait bien qu’une telle carrure serve à quelque chose, c’était bien normal à mieux y penser. Néanmoins, cela avait été beaucoup plus agréable à mâter plutôt que d’analyser les compétences de chaque biceps, abdos et pectoraux. Puis, au diable l’anatomie si c’était pour faire autre chose qu’ils étaient sur le point de faire tout les deux. Ils gravirent ainsi les marches jusqu’à l’étage où le père de sa fille -et ancien ami- s’engouffra dans sa chambre avec elle toujours dans les bras. Il la déposa alors sur son lit défait -faut-il croire qu’il dormait sans doute toujours lorsqu’elle avait fait irruption-. Elle n’avait soudainement plus de difficulté à le regarder droit dans les yeux, pour les rares moments où elle les avaient ouverts. C’est alors qu’une sonnerie ce fit entendre, captant l’attention de Ross qui reconnu son portable. Elle comptait bien continuer cet ébat et répondre à cet appel par un texto, comme quoi elle était bien polyvalente... Cependant, Esteban avait été plus rapide qu’elle, lançant son téléphone portable à l’autre bout de la pièce sous le regard quasi horrifiée de l’Italienne. « Ils rappellerons... » Facile à dire, quand toute ta vie se résumait à dépendre de son travail et que par mal chance, cet idiot venait de raccrocher au nez de son patron. Heureusement alors pour lui que la workholic qu’elle était habituellement se laissa complètement distraire parce quelque chose d’autre de bien mieux que le boulot. Ainsi, elle finit par lui sourire, continuant là où ils en étaient rendu. D’ailleurs, elle pu au moins remarquer qu’il avait sans doute appris sa leçon lorsqu’elle aperçut ce qu’Esteban sortit de sa table de chevet. Néanmoins, elle dut en conclure aussi qu’il devait probablement se donner à de tels jeux probablement trop souvent... Bella ne chercha donc pas à en savoir davantage pour le moment, elle avait autre chose à faire, soit simplement profiter du moment qui ne se représenterait sans doute plus par la suite...

Elle se recouvrait de l’un des draps du lit, incrédule. On aurait pu croire que Gabriella venait tout simplement de reprendre conscience. Elle pouvait donc l’apercevoir, lui, Esteban Carson, se pencher pour lire l’heure sur le cadran tandis qu’elle cherchait à se cacher, en vain. Certes, cela avait pu être génial, mais... Avait-elle perdu la tête? Si donc elle réussit néanmoins à se calmer et se convaincre que c’était ce qu’elle avait voulu -chose vraie-, la jeune mère paniqua lorsque la porte de la chambre s’ouvrit, laissant sa fille entrée dans la pièce. « Est-ce que je vais avoir un papa et une maman, ensemble? » Pardon? Avait-elle seulement bien entendu? Elle espérait que non. Si alors Esteban s’était caché en une fraction de seconde, Bella, elle, faisait face à sa fille qui ne semblait pas du tout outrée. Or, l’homme lui répondit de façon brusque pour remplacer le manque de réaction de Gabriella qui affichait un air effrayé. Ce qui aurait du déplaire à Bella -soit son comportement à l’égard d’Élodie- lui passa dix pieds par-dessus la tête, car elle même, suite à la demande d’Esteban, s’énerva. « Tu peux sortir? » Avait-il dit en pointant la porte du doigt. Ne voyant aucune réaction de la part de la fillette, Bella se sentit faiblir. Tout défilait beaucoup trop vite pour elle... Si vite qu’elle ne pu se contenir, étant encore plus froide qu’Esteban ne l’avait pas été. « T’as entendu? SORS! » Élodie, effrayée de voir sa mère pourtant si douce s’éclipsa sur le champ. Suite à cela, Gabriella se releva, agrippant ses vêtements tout en se maudissant à voix haute. Elle était si énervée qu’elle en trébucha sur le sol de la champ. Elle allait être en retard et voilà qu’elle regrettait déjà son comportement avec sa fille. « P’tain! Quelle idiote, sérieux... Je vais être en retard pour absolument rien du tout... T’approche pas, Esteban! » cria-t-elle en enfila ses vêtements à une vitesse folle, cherchant à redresser ses cheveux de façon à être présentable. Elle se pencha par la suite pour ramasser son portable qui semblait foutu, impossible de l’allumer. « Merda! Figlio di putana! » Elle le lança violamment sur Esteban, lui lançant un regard noir. Sans doute allait-elle le tuer d’avoir ce charme qui allait finir par la détruire si il devait continuer à jouer à ce jeu.
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Message(#) Sujet: Re: n°1212 Che bella... bella sorpresa! n°1212 Che bella... bella sorpresa! EmptyMar 10 Aoû 2010 - 21:27

    Incrédule, Esteban regarda Élodie s’enfuir presque en courant de la chambre tout en refermant la porte derrière elle. Il s’était attendu à ce que Gabriella le couvre de coups parce qu’il avait osé être brusque avec la fillette de 7 ans, alors qu’à l’opposé elle avait été bien plus froide. Étais-ce parce qu’elle partageait sa vision des choses sur le fait qu’il n’y avait aucune éventualité envisageable pour eux dans le futur? Ou encore, elle venait de prendre en considération que si les choses s’étaient déroulées ainsi c’était parce qu’elle s’était jetée corps et âme sur lui? Toujours recouvert de la couverture, Esteban regarda Gabriella se lever en trombe afin de chercher els parcelles de vêtements qu’il avait prit la peine de répandre un peu partout dans sa chambre. Il réprima un rire alors qu’elle venait de tomber sur le sol, lui offrant une vue indiscutable auquel il prit un vilain plaisir à se rincer l’œil. « P’tain! Quelle idiote, sérieux... Je vais être en retard pour absolument rien du tout... T’approche pas, Esteban! » Le jeune homme ravisa son mouvement vers elle alors qu’il ne venait que de se lever du lit. Il n’arrivait tout simplement pas à croire qu’elle pouvait avoir encore autant d’énergie après leur petite activité. « Tu vas être en retard pour une partie de jambes en l’air… j’suis certain que ca passera bien à ton patron.» répliqua-t-il en rigolant. Esteban empoigna au sol son caleçon qu’il renfila lentement sans se presser. Il ne suffisait que d’un orgasme pour que la jeune fille revienne à la réalité… Esteban se mit à penser qu’il avait bien envie de lui en donner quelques autres – même si l’après devenait toujours aussi bouillonnant. Peut-être qu’il était un peu masochiste… « Merda! Figlio di putana! » Trop occupé à se remémorer ce qui s’était passé quelques minutes auparavant sur son lit, Esteban n’eu plus ou moins de réflexe à éviter l’appareil qu’il avait visiblement bousillé lors de leurs ébats. « Non, mais t’es FOLLE?! » se mit-il à gueuler alors qu’il réalisait qu’elle venait de lui balancer un portable dans la tronche. « Qu’est ce que t’a mangé pour déjeuner? De la vache folle? » Esteban attrapa les résidus qui venaient de se répandre autour de lui et il les balança au sol – énervé.

    Le jeune homme se releva finalement alors qu’il jetait sur son lit les oreillers qui avaient rejoints le sol lors de leurs ébats. « Tu me reproches quoi au juste? D’être aussi bien membré? Alors que tu souhaitais qu’une chose depuis 7 ans, c’était de me re-chevaucher? Et tu voudrais plus? Un café peut-être? Parce que ça, ce n’est pas le genre de la maison. » Oui bon, le soudeur-plongeur s’énervait d’avantage alors que Gabriella devenait encore plus chiante que dès lors de son arrivée. Il savait que dans un sens il avait gagné contre elle, mais pourtant quelque chose lui disait qu’aussitôt qu’elle retrouverait ses vêtements elle se barrait illico-presto en lui balança la jeune fille à ses frais. Et apparemment, le rôle paternel consistait à ne pas avoir son avis sur rien. Gabriella avait beau visualisé une utopie où elle pouvait l’utiliser comme nounou, Esteban était bien prêt à lui montrer qu’elle pouvait bien rêver ce jour n’était pas arrivé où elle pourrait le mener comme bon elle l’entendait. Carson ne voulait pas être père, c’était difficile à comprendre? « Tu peux m’insulter en Italien que ça changera pas le fait, que lorsque tu vas quitter cette maison tu vas apporter cette gamine avec toi. Et ce n’est pas négociable. J’en ai rien à foutre que tu sois ou pas en retard, que tu ne trouve pas tel ou tel truc, ou encore bien que tu travail. J’ai deux boulot un de jour, un de nuit; je n’ai pas de temps pour ses conneries de jouer au papa. » Ils étaient désormais bien loin de leurs frivolités alors que la réalité venait de leur giflé au visage.



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Message(#) Sujet: Re: n°1212 Che bella... bella sorpresa! n°1212 Che bella... bella sorpresa! EmptyMar 10 Aoû 2010 - 23:31

OMG, je m'excuse, je viens de te pondre de quoi de gros... >.< J'étais partie moi.

Il devait le faire exprès. Cet énergumène ne pouvait faire autrement ou alors, la jeune femme chercherait toujours la fameuse caméra cachée dans cette fichue chambre. Il était un pauvre salopard qui en réalité, faisait pitié. Certes, il avait toujours eu raison d’elle lorsque le temps venait d’être ensemble... Aussi bien dire que cela se résumait toujours par la même chose: des galipettes. Néanmoins, si elle analysait le reste de sa personne, Carson était un minable. C’était à se demander pourquoi elle continuait à se laisser faire à chaque fois qu’elle se tenait devant lui, si pourtant elle savait tout ça. Peut-être aimait-elle souffrir de la sorte? Son pauvre père -Dieu ait son âme- devait bien avoir honte de sa progéniture de là où il était. Elle-même avait honte de sa propre personne. La rage et la honte rivalisaient entre elles pour savoir laquelle des deux mèneraient ses paroles et ses gestes, mais fallait-il croire qu’elles étaient à égalité. Une chose était certaine, c’était qu’elle bouillonnait de rage. L’Envie de le tuer sur-le-champ ne manquait pas. Ciel, était-elle simplement devenue bipolaire? Ce con allait la rendre folle! Il ne suffisait que de l’entendre parler pour voir de rouge. Il creusait sa tombe et cet idiot semblait réellement vouloir mourir jeune! «Tu vas être en retard pour une partie de jambes en l’air... J’suis certain que ça passera bien à ton patron. » Qu’il radote, elle n’allait certainement pas répondre à ces conneries. D’ailleurs, il pouvait bien s’étouffer avec sa langue, ça rendrait les gens heureux sans aucun doute. Bon sang, qu’est-ce qui lui avait passé par la tête, seulement? Aucune idée; les hormones étaient vos pires ennemis! Voilà en plus qu’elle réalisait que son portable était fichu. En colère, elle le lança littéralement en pleine tronche d’Esteban qui se révolta. Il avait un peu raison de se lever contre elle pour ce geste, mais Gabriella s’en foutait. Dans sa tête, il était devenu la cause de tout ses malheurs. En fait, c’était un peu le cas... Même si en temps normal, l’Italienne n’était pas du genre à pointer du doigt chaque être et lui balancer ses erreurs par la tête. Par contre, cette fois-ci, c’était beaucoup trop facile et tentant pour elle. « Tu me reproches quoi au juste? D’être aussi bien membré? Alors que tu souhaitais qu’une chose depuis 7 ans, c’était de me re-chevaucher? Et tu voudrais plus? Un café peut-être? Parce que ça, ce n’est pas le genre de la maison. »

Ce qu’il pouvait bien raconter, cela entrait et sortait aussitôt par ses deux oreilles. Ross était plus occupé à enfiler ses vêtements et à se coiffer devant le miroir en un temps record. On aurait pu croire qu’elle avait eu des heures d’entraînements à réussir de tels exploits. Ce qui n’était pas faux. Entre le jonglage quotidien pour porter Élodie à l’école, le boulot et tout le reste, la jeune mère n’avait jamais été très à l’heure. Toujours pressée, même quand elle ne devait pas l’être. Puis, il y avait... Ces autres « Esteban » qui peuplait sa vie, bien que rarement. Bien entendu, cela menait à se demander pourquoi la jeune femme n’avait jamais cherché à bâtir un foyer avec un autre homme. Sans doute parce que malgré sa haine, elle avait toujours eu un brin d’espoir. Elle avait toujours espéré un père pour Élodie, mais pas n’importe lequel. Ainsi, elle avait passé longtemps à fixer les chèques mensuels que pouvaient lui envoyer Carson, comme une idiote. Aujourd’hui, elle se rendait compte que le rêve qu’elle tenait en vie pour sa fille venait de mourir. Il était impossible qu’elle lui pardonne désormais. Si Bella avait cru qu’il ait pu changer en ces dernières années, voire qu’il ne pouvait pas être aussi stupide, voilà qu’elle se voyait déçue. Pourtant, elle l’avait bien su en l’apercevant ouvrir la porte, qu’il était toujours cet imbécile égoïste. Mais encore, Bella aimait bien fermer les yeux lors des évidences. « C’est bien dommage, j’en aurais bien prise une pour t’ébouillanter la tête ! » dit-elle pour elle-même entre ses dents, même si Carson pouvait très bien l’entendre. « Tu peux m’insulter en Italien que ça changera pas le fait, que lorsque tu vas quitter cette maison tu vas apporter cette gamine avec toi. Et ce n’est pas négociable. J’en ai rien à foutre que tu sois ou pas en retard, que tu ne trouve pas tel ou tel truc, ou encore bien que tu travail. J’ai deux boulot un de jour, un de nuit; je n’ai pas de temps pour ses conneries de jouer au papa.» Gabriella venait d’en entendre suffisamment. En effet, elle s’était redressée subitement en lui lança un regard noir de haine. Ce n’était pas négociable? Avait-elle bien comprise? C’était lui qui n’avait encore rien compris de ce qu’il en était réellement. Il cherchait à fuir comme un lâche encore une fois. Or, si Gaby avait fermé les yeux auparavant, voilà qu’elle n’allait pas refaire la même erreur deux fois. Ainsi, elle s’était approchée de lui, mais pas trop non plus afin de lui permettre de ne pas mourir sous ses coups. « T’as du culot... Tu réponds de la sorte à toutes tes connaissances ou tu me gardes simplement ce traitement de faveur pour moi?, dit-elle avait ironie, feignant de rire. Je crois que t’as jamais compris ou alors, t’as simplement fait exprès de rien savoir... J’suis partie y a sept ans parce que tu ne voulais rien savoir, que tu n‘étais pas prêt... Je suis partie pour toi, simplement parce que j’avais des sentiments pour toi. Je m’étais dis qu’il valait mieux faire comme tu disais parce que de toute façon, tu m’aurais répondu quoi, hein? Absolument rien du tout. »

Elle avait pris une pause, s’approchant de la porte, la main sur la poignée et pourtant incapable de l’ouvrir. Elle lui faisait dos, cherchant ses mots qui n’étaient plus aussi faciles à sortir. La jeune femme pouvait sentir son coeur sur le bord de rompre sa poitrine. Elle avait envie de le frapper et de lui hurler toutes les insultes qui lui traversaient l’esprit, mais elle ne trouvait pas la force de le faire. De toute manière, il y avait Élodie envers qui elle devait s’excuser, sentant les remords la gruger de l’intérieur. Tout ça n’était qu’une erreur. Du début à la fin. Pour dire vrai, Gabriella ne savait plus ce qui lui avait passé par la tête. « Je vais te le dire franchement. Moi aussi, j’en ai rien à foutre que t’aie tes problèmes. Et crois-moi, cette fois-ci, c’est moi qui créera les règles. Tu peux bien crever dans un de tes foutus boulots, ça pourrait à la limite m’arranger. Personne te pleureras, pas même Élodie qui ne pense qu’une chose de toi, soit que t’es qu’un minable idiot et lâche. C’est ce que t’es de toute façon... J’ai pas peur de toi, Esteban et tout ce qui me restait d’estime envers toi, tu viens de l’anéantir. » Elle se tourna enfin vers l’homme lorsqu’elle prononça sa dernière phrase, visiblement déçue.
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