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 But all I had to give was the guilt for dreaming | Bhryséis

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But all I had to give was the guilt for dreaming | Bhryséis Vide
Message(#) Sujet: But all I had to give was the guilt for dreaming | Bhryséis But all I had to give was the guilt for dreaming | Bhryséis EmptyDim 11 Juil 2010 - 23:50

    Il y avait eu un temps où ma vie était presque ennuyeuse vue de l'extérieure, engluée dans une douce routine. La fac, les articles à écrire et à envoyer aux magasines correspondants, les rendez-vous avec mon éditeur, le quotidien avec celle que j'aimais... et tout à coup tout s'était accéléré, dans tous les sens. Un événement qui en remplaçait un autre, qui en enchaînaient d'autres, et ainsi de suite, à l'infini.
    Ça avait commencé à la mi-mars, avec la parution de mon premier roman et le petit incident de Parfaite, les deux le même jour. Il avait alors fallut s'en relever, essayer de passer outre cette preuve de la fragilité de l'existence dont nous n'avions pourtant pas besoin et réapprendre à se réveiller le matin sans tituber, mais on y était arrivé. Peu de gens étaient au courant de ce qui s'était passé, l'un comme l'autre nous n'avions pas franchement envie d'en parler et les rares personnes dans la confidence l'avaient été après coup, ou parce que les circonstances nous avaient un peu forcé la main. Mais c'était de l'histoire ancienne, même si ça ne faisait que trois mois. Ce n'était pas égoïste de l'admettre, juste réaliste. On aurait pu s'empoisonner la vie à sans cesse se ressasser le souvenir ce bébé que l'on avait perdu si bêtement, sans même savoir qu'il existait, mais on avait pris l'autre parti, celui de penser que la vie n'était pas terminée pour autant. Et décider de se marier à ce moment là pouvait passer pour une tentative désespérée d'arranger les choses, mais en réalité il n'en était rien. Au contraire, cette perte, car malgré tout ça en était une, nous avait convaincu de ce que nous savions déjà sans jamais avoir mis de mots dessus et nous avait permis de mettre en route ce qui aurait pu attendre des années alors que nous étions prêts. Sans aller jusqu'à dire que c'était un mal pour un bien, on avait quand même réussi à en s'en sortir sans trop de mal. Et après une préparation express, dont tout le mérite et les louanges revenaient à ma chère et tendre, nous nous étions dit "oui" en ce 26 juin 2011, à l'ombre de l'arche spécialement installée dans notre jardin pour l'occasion. Une cérémonie en privée, très simple mais où l'essentiel était malgré tout présent, et c'était suffisant. Une petite fête ensuite, pour réunir nos amis et célébrer avec un peu de plus de fastes notre union, levant aussi haut que possible les flutes de champagne vers les étoiles en faisant le vœu silencieux d'être heureux. Et puis l'envol pour la Nouvelle-Zélande et notre lune de miel, une semaine à l'autre bout du monde ou presque, qui était passée si vite que le retour en avait presque été douloureux... Mais il fallait bien remettre les pieds à Ocean Grove, et embrasser de nouveau un quotidien en perpétuel changement.

    C'était déjà le troisième jour depuis notre retour, et celui qui s'annonçait le plus chargé. La veille n'avait pas été mal non plus avec son lot de surprises, mais c'était précisément des "surprises", alors on n'avait pas pu se préparer à l'avance à l'idée de s'y confronter. D'un autre côté, c'était plutôt bien tombé vu ce que l'on avait à faire aujourd'hui. La matinée avait été consacrée aux adieux avec ma mère qui s'en retournait en Angleterre avait avoir passé une dizaine de jours en notre compagnie et gardé la maison en notre absence. Ses bagages prêts et n'attendant plus qu'à être chargés dans la voiture, elle était restée à discuter avec moi et Parfaite de tout et de rien, tournant de temps en temps la tête pour cacher ses larmes qui pointaient le bout de leur nez. Elle avait réussi à bien les retenir, mais au moment de lui dire au-revoir à l'aéroport ça avait été trop fort pour elle et l'on s'était tous les trois retrouvés emportés par le déluge. On devait être beaux à voir vus de loin... Et puis elle était partie après quelques dernières recommandations, nous laissant seuls et c'était une sensation bizarre de se dire que nous étions désormais un couple tout ce qu'il y avait de plus officiel, même si c'était très agréable. On avait alors flâné un peu en ville, nous baladant au hasard des rues en attendant qu'arrive l'heure du déjeuner pour un repas tranquille dans un petit restaurant végétarien où l'on avait tous les deux pris une salade composée et un sorbet aux fruits. Je l'avais ensuite accompagnée jusqu'aux bureaux de son producteur, chez qui elle avait un rendez-vous, en confirmant une nouvelle fois que je l'attendrais dans le parc avoisinant, vers la mare aux canard où l'on avait eu l'habitude de se retrouver un certain temps. Même si le rendez-vous avait été pris bien avant notre départ, il y avait certains faits nouveaux dont il valait mieux qu'elle parle assez rapidement afin de leur laisser un peu plus de marge de préparation, ce qui risquait déjà d'être un peu juste. Et après l'avoir vu passer le hall d'entrée je me dirigeai vers le parc, sans idée trop précise de ce que j'allais y faire en attendant. Il y en aurait surement pour deux bonnes heures qu'elle m'avait dit, peut être même un peu plus, mais le coin était assez plaisant pour que je ne trouve pas de quoi me plaindre. Je n'aurai qu'à me caler au pied d'un arbre, ou sur un banc à l'écart de la foule et j'aurai largement de quoi penser pour tuer le temps.
    Je connaissais les allées principales quasiment par cœur à force de les parcourir, et j'avançais sans me poser de questions, esquivant au passage tous les gamins qui couraient sans regarder où ils allaient et en relevant un qui s'était cassé la figure juste sous mes pieds. Une dame accourut pour consoler ce petit garçon en me remerciant et je me dis que j'allais peut être rester dans les environs, où l'animation était plutôt plaisante. Je m'éloignai donc juste un peu, histoire de laisser les enfants s'amuser sans que je ne gêne sur leur terrain de jeu et m'arrêtai au niveau d'un banc posé sur une sorte de petite butte, permettant une vue à près de 360° en plus de limiter les risques de se recevoir un ballon mal lancé. Assis je me lançai donc dans l'exploration de ce qui m'entourait, et c'était à ce moment là que je la remarquai, assise en contre-bas, un peu à l'écart, visiblement en train d'écrire. Je n'aimais pas vraiment que l'on vienne me déranger quand j'étais moi même en train de le faire, mais j'espérais que ce ne serait pas trop un problème pour elle et me levai avant de me diriger dans sa direction. Le nez penché vers sa feuille, elle ne m'entendit pas venir, ou ne fit peut être simplement pas attention à la venue de quelqu'un dans un endroit public et si fréquenté, quoi qu'il en soit je passai l'air de rien derrière elle et m'appuyai sur le rebord du banc en me penchant assez pour entrer dans son champs de vision.

      Encore en train d'écrire? Je vais bientôt devoir te présenter mon agent si ça continue...

    Le tout avec un large sourire et les yeux plantés droit vers elle. Elle me connaissait, elle avait l'habitude de mes intrusions un peu théatrales...
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