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 N°1666 - « Valentin. Valentin Blythe-Matthews. » ENDED

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Message(#) Sujet: N°1666 - « Valentin. Valentin Blythe-Matthews. » ENDED N°1666 - « Valentin. Valentin Blythe-Matthews. » ENDED EmptyMar 6 Juil 2010 - 21:48



Le 1er juillet 2011.

Chez Maât et Scott.


C'était le grand jour. Quelques heures après avoir apprit que Lison G. Honnesty avait perdu le bébé qu'elle portait pour nous, j'avais reçu un coup de fil. Une surprise. Aujourd'hui, notre mensonge était crédible, monté à la perfection.
J'étais assis sur la banquette arrière d'un taxi avec Scott Matthews, mon compagnon. Entre nous deux, endormi, se trouvait un bébé. Nous avions beaucoup pleuré, mais maintenant, nous étions tous deux habités par la peur qu'on nous le retire, qu'on nous informe que nous n'avions pas le droit d'élever cet enfant. Pourtant, il était le nôtre.

Le taxi arriva enfin à Ocean Grove et s'arrêta devant le n°1666, là où nous habitions. Pendant que Scott prit l'enfant dans ses bras, je me saisissais d'une grosse valise dans laquelle se trouvait ses affaires de bébé, ainsi que nos sacs de voyage. En effet, nous étions allé cherché l'enfant dans le Massachusetts.
Un sourire idiot se dessina sur mes lèvres lorsque je vis l'homme que j'aimais avec un bébé endormi dans ses bras. Les grosses mains de Scott contrastaient avec le petit corps de l'enfant. « J'espère qu'aucun voisin ne posera de questions dérangeantes... » dis-je doucement en passant à côté de Scott après avoir payé le taxi pour sa course.
Tranquillement, nous entrâmes dans notre maison, et je posais les bagages au pied de l'escalier puis rejoignais Scott qui se trouvait déjà assis sur le canapé. Il berçait doucement notre petit garçon. Je me saisissais d'un appareil photo numéro pour prendre plusieurs clichés. L'euphorie grandissait progressivement en moi, heureux d'être... papa. Je déposais un baiser sur le front de mon fils né le 25 juin 2011, en murmurant doucement : « Valentin. Valentin Blythe-Matthews. » Puis, j'embrassais ensuite Scott tendrement.
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Message(#) Sujet: Re: N°1666 - « Valentin. Valentin Blythe-Matthews. » ENDED N°1666 - « Valentin. Valentin Blythe-Matthews. » ENDED EmptyMer 7 Juil 2010 - 22:59



N°1666 - « Valentin. Valentin Blythe-Matthews. » ENDED 2v9temf N°1666 - « Valentin. Valentin Blythe-Matthews. » ENDED Ngvkif
1 Juillet 2011 ♣ Apple Road, Miami
CHEZ MAÂT ET SCOTT




Le Massachussetts. Je n'y avais jamais mis les pieds jusqu'à aujourd'hui. Et pour une première fois, je dois bien avouer que ce petit et court séjour m'avait donné une joie de vivre inespéré. Nous étions venu à deux, nous repartions à trois. Maât, moi et notre bébé. Notre petit bout de chou que nous attendions depuis bien longtemps faisait désormais parti de notre famille. Une famille qui s'agrandissait de jour en jour comme l'amour qui en faisait partie. J'étais si heureux, si joyeux que mon sourire ne s'effaça guère durant le trajet de retour alors qu'un nouvel homme dormait paisiblement entre mon homme et moi. Finalement, nous étions enfin arrivés chez nous. Notre maison allait accueillir ce petit être qui faisait partie intégrante de notre vie à partir d'aujourd'hui. Ma vie, notre vie allait complètement changer. Je pris notre enfant dans mes bras alors que Maât s'occupait de la valise. C'était une nouvelle sensation. Une sensation étrange et pourtant merveilleuse. Savoir que ce bébé ne dépendait que de moi pour le protéger et l'aider me rendait fier de mon nouveau rôle de père. Car oui, depuis maintenant six heures, trente trois minutes et douze secondes je faisais partie de ce groupe d'hommes ayant la chance de pouvoir se dire "père" d'un adorable petit enfant.

- J'espère qu'aucun voisin ne posera de questions dérangeantes... J'avançais tranquillement et délicatement vers la maison. Notre bébé dormait toujours dans mes bras. Je le sentais respirer et je souriais bêtement alors que je m'installais confortablement sur notre canapé du salon. Je profitais déjà pleinement de notre enfant et l'homme de ma vie figeait déjà les instants présents de notre paternité. Il l'embrassa. Valentin. Valentin Blythe-Matthews. Puis il déposa un doux baiser sur mes lèvres. So happy I could die. Cette Lady Gaga avait bien raison. J'étais si heureux que la mort aurait pu survenir à n'importe quel moment. Bien que je ne désirais pas mourir, au contraire. Je voulais vivre. Vivre joyeusement en compagnie de Maât et de Valentin.
- Arrête de prendre des photos et viens là. Je ne pouvais pas l'obliger à s'asseoir car je portais notre enfant. Cependant, mes yeux montraient ma détermination. Par conséquent, il s'assit immédiatement. C'était une très bonne chose car au même instant, Valentin serra l'un de mes doigts tout en faisant un bruit que je ne pus reconnaître. J'entreouvris la bouche par la surprise et la joie que je ressentais mélangé avec un autre sourire. Tu veux le prendre ?
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Message(#) Sujet: Re: N°1666 - « Valentin. Valentin Blythe-Matthews. » ENDED N°1666 - « Valentin. Valentin Blythe-Matthews. » ENDED EmptySam 10 Juil 2010 - 1:00




« J'espère qu'aucun voisin ne posera de questions dérangeantes... » En entendant ma phrase, on pourrait se demander : de quoi a-t-il peur ? Pourquoi les voisins poseraient des questions dérangeantes ? Evidemment, nous n'avions rien à nous reprocher. Scott et moi avions toujours rêvés de devenir pères, de fonder notre famille. Certes, nous formions un couple homosexuel, mais nous en avions autant droit que les autres... N'est-ce pas ?
Outre le fait de devoir m'expliquer, de devoir argumenter sur le fait que mon enfant grandirait dans un équilibre, que le fait d'évoluer au sein d'une famille homoparentale ne ferait pas de lui un handicapé de notre société, j'avais également peur du regard des autres. Les gens se disent ouverts, disent ne pas être dérangés par le noyau familial non-conventionnel que nous formions. Mais les paroles ne sont pas toujours la vérité. Je savais que les choses n'étaient pas toujours bien acceptées. J'avais peur pour mon enfant.
Mais surtout, nous avions justement des choses à nous reprocher. Non pas sur notre mode de vie qui ne regardait que nous - je ne demandais pas aux gens de nous comprendre puisqu'il n'y a justement rien à comprendre en amour - mais si Valentin. Oui... Nous avions... Comment dire ? Nous avions notre petit secret.

« Arrête de prendre des photos et viens là. » J'avais passé plusieurs minutes à prendre des photos de notre enfant dans les bras de Scott, endormi comme un petit ange - mon petit ange - lorsque mon compagnon fronça les sourcils, me demandant de m'assoir à côté et de cesser mon activité de paparazzi. C'est lorsque je posais mes fesses à côté de mes deux hommes que l'un deux fit un "gazouilli" bizarre. Evidemment, ce n'était pas Scott (ça aurait été comique, tiens !). J'entrouvris ma bouche, anxieux. « C'est normal qu'il fasse des bruits comme ça ? Il a peut être un truc coincé dans la gorge... » J'étais tout d'un coup inquiet. Scott, lui, me regardait en fronçant les surcils à son tour, visiblement affligé par mon angoisse.

« Tu veux le prendre ? » me demanda Scott. J'ouvris la bouche sans savoir quoi répondre. Evidemment, j'avais envie de prendre mon bout de chou dans mes bras, mais j'avais aussi peur de lui faire mal, ou de le casser. C'était idiot de ma part, mais je me rendais alors compte que je faisais parti de ces hommes qui angoisse pour un rien pour leur progéniture, et pour qui le simple fait de l'avoir dans ses bras représente une angoisse.

« Euh... » dis-je bêtement. Puis mes yeux se posèrent sur la bouille de mon chérubin, et toutes mes angoisses disparurent comme par magie. « Oui, je veux bien le prendre... » Aussi étrange que cela puisse paraitre, je réalisais que je ne l'avais pas encore prit dans mes bras depuis que nous avions prit la route pour rentrer à Ocean Grove. Doucement, Scott me tendit notre enfant en me mettant contre mon torse. Je sentis sa petite respiration tranquille. Les larmes me montèrent aux yeux et je commençais alors à sangloter, bêtement, avec mon bébé dans mes bras.

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Message(#) Sujet: Re: N°1666 - « Valentin. Valentin Blythe-Matthews. » ENDED N°1666 - « Valentin. Valentin Blythe-Matthews. » ENDED EmptyMer 14 Juil 2010 - 18:59



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1 Juillet 2011 ♣ Apple Road, Miami
CHEZ MAÂT ET SCOTT




Je n'avais jamais un Maât aussi angoissé. J'en étais affligé. C'était un bébé, un être humain et pas une porcelaine qui risquerait de se briser à n'importe quel moment. Sa peur de faire du mal à Valentin était peut-être dû à son nouveau statut de père. Il avait peur de le prendre, de la "casser". Mais un bébé était bien plus solide que l'on ne le croyait. Il suffisait de regarder d'un peu plus près les tribus africaines. Leurs enfant, ils les portaient durant le travail de la journée et les mères n'hésitaient pas à les prendre par les pieds. Cela peut paraître choquant pour certains. Mais c'était bel et bien leur manière d'éduquer. Et au moins eux, ils avaient compris qu'un bébé n'était pas "cassable". Même les spécialistes le disent. Cependant, comme beaucoup, ils ne les écoutaient car leur peur était bien plus forte que cette vérité qui les sauverait de toutes leurs angoisses.

- Euh... Maât hésita. Il angoissait. Mais ce n'était pas une raison pour ne pas prendre son fils dans les bras. Valentin aurait besoin de ses deux parents et c'est à partir de maintenant que cela devait commencer. Oui, je veux bien le prendre... Mais finalement, il accepta. Doucement, je donnais notre enfant à mon homme., l'installant confortablement dans les bras et sur le torse de Maât. Je le regardais. Il était heureux. Je souriais alors qu'il sanglotait. J'ai alors passé mon bras derrière sa nuque pour me coller à lui afin que nous profitions de notre petit Valentin pour la toute première fois dans notre maison. Je déposais un baiser sur la joue de Maât puis mon regard bleuté se posa sur notre nouvel habitant du 1666 Apple Road.
- Les deux hommes de ma vie sont ensemble. Dis-je à voix haute avec mon air heureux de la journée. Je constatais seulement ce qu'il y avait à constater. Mais c'était bien mieux de se le dire haut et fort pour y croire de pied ferme. - Je t'aime... Je vous aime tous les deux. Puis je l'embrassais sur ces douces lèvres alors que notre cher Valentin dormait paisiblement dans les bras de Maât. Il était beau notre petit bout de chou. Il était même à croquer que je ne me lasserais jamais de le regarder. On devrait peut-être le mettre dans son berceau, non ? Demandai-je à mon compagnon. Je ne savais pas trop quoi faire comme lui je présume. Mais à deux, nous y arriverons. C'était le principal.
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Message(#) Sujet: Re: N°1666 - « Valentin. Valentin Blythe-Matthews. » ENDED N°1666 - « Valentin. Valentin Blythe-Matthews. » ENDED EmptyMar 3 Aoû 2010 - 20:30