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 (N°1571) Journée parmi les monstres. (ft. Rafael)

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(N°1571) Journée parmi les monstres. (ft. Rafael) Vide
Message(#) Sujet: (N°1571) Journée parmi les monstres. (ft. Rafael) (N°1571) Journée parmi les monstres. (ft. Rafael) EmptyLun 5 Juil 2010 - 19:15


« M'sieur Callaghaaaaaaan ! » C'était la voix stridente du petit Matthew. Combien de fois Chris avait pu lui dire de ne pas l'appeler comme ça ? Il ne prenait même plus la peine de compter. Visiblement, le seul fait de voir que cela contrariait l'adulte de la maison amusait follement le monstre de service, qui prenait un malin plaisir à toujours l'appeler ainsi. Vraiment, c'était insupportable, et en plus, Chris ne pouvait pas le lui faire payer. En effet, Matthew n'était qu'un gamin, celui dei Rafael Dunhamn, plus précisément. Depuis quelques temps, Prunelle avait décidé qu'il devenait son meilleur ami, mais surtout, celui avec qui elle partageait son penchant pour les bêtises en tous genres. Souvent, cela exaspérait véritablement le jeune homme. Poussant un profond soupir, Chris répondit, d'un ton las. « J'arrive ! » Il avait enfin réussi à se poser devant un bon livre, et finalement, il était aussi vite dérangé. Ces deux monstres miniatures allaient finir par le rendre fou, c'était certain. Une heure auparavant, ils avaient décidé de faire un atelier peinture. Seulement, alors qu'il tentait de le surveiller, les deux compères avaient décidés qu'il serait sans doute bien plus drôle, au lieu de le faire sur une feuille de papier, ce qui était bien trop conventionnel, de prendre Chris lui même comme support. D'ailleurs, il faudrait qu'il prenne un bon bain, il avait de la peinture bleue dans les cheveux et sur le nez, ses vêtements aussi étaient sales, bref, l'horreur. Alors que le jeune homme se levait péniblement, il se dirigea vers sa propre chambre, d'où venaient les bruits étranges. S'il avait fait nuit, à vrai dire, Chris aurait sans doute été terrifié. Mais, à ce moment, ce fut d'un pas rapide, un brin agacé par tous les évènements qui lui tombaient sur la tête, il n'avait pas besoin qu'on en rajoute.

Alors qu'il entrait dans la chambre, déjà, il se demandait ce qu'ils pouvaient bien faire là. Mais, en plus, ils avaient visiblement agit sans craindre les conséquences, la chambre était dans un état déplorable. Une bataille de coussins avait mis des plumes un peu partout dans la pièce, les meubles étaient un peu déplacés, les objets en désordre. C'est seulement dans un second temps qu'il remarqua pourquoi on l'avait appelé. Un vase ancien, qu'il conservait depuis maintenant un moment, vestige d'une de ses rares envies de décoration, qui donnait à sa chambre un petit coté bon chic bon genre, qui lui donnait l'illusion de faire partie de cette culture d'Ocean Grove. Celui-ci gisait maintenant par terre, en mille morceau. Les deux gamins étaient non loin de là, en train d'essayer de rentrer les plumes sous le lit, comme pour les cacher, mais c'était peine perdue. Mais Matthews décida de se pas s'énerver, de rester calme, après tout, Rafael devait arriver assez vite maintenant. Et puis, cette fois, il avait accepté d'être la victime en gardant les deux monstres, mais la prochaine fois, ce serait à lui de souffrir atrocement dans les entrailles dans l'enfer. Précipitamment, Chris dit aux deux enfants. « C'est bon, je vais ramasser, allez dans la chambre de Prunelle, et essayez de vous tenir tranquilles. » Trop heureux de ne pas être réprimandés, Matthew et Prunelle partirent en vitesse. En fait, le jeune homme avait du mal à faire la morale aux enfants, il ne se sentait toujours pas légitime, lui qui n'était pas vraiment adulte, pour être un donneur de leçons. Et puis, par rapport à Rafael, il était bien moins impressionnant, et ne trouvait pas comment faire preuve d'autorité. Dans sa vie de tous les jours, il ne débrouillait pour être respecté, mais dans ces situations, il lui manquait cet aura intimidante que son ami pouvait dégager quand il le fallait. Alors qu'il se penchait vers les débris de son feu vase, la sonnette retentit dans la maison, c'était sans doute Rafael. Chris avait la flemme d'y aller, et devait de toute façon revenir ici. Il n'allait tout de même pas aller dehors avec de la peinture sur le visage, n'est ce pas. La porte était ouverte pour laisser passer la fraicheur, l'étudiant cria donc à son ami. « Entre, c'est ouvert, je suis en haut ! » Il entendit les pas de son ainé, alors qu'il était toujours penché sur le sol, sur le lieu du délit. Il était épuisé, mais surtout, contrairement à ce qu'il avait fait lors de ses débuts en tant que baby sitters de Matthew, il ne prenait même plus la peine de faire bonne figure. Il était dépassé, et ça, c'était une évidence. Déjà, avec seulement Prunelle, il se sentait dépassé, et cela lui faisait peur. Elle était dans une période critique de sa vie, et lui posait de sérieux problèmes. Elle allait mal tourner, si cela continuer, et surtout, la présence de Matthew ne le rassurait pas. Longtemps, il avait considéré que ce n'était pas un mauvais garçon, mais maintenant, il se demandait si les bêtises à répétition qu'il constatait lorsque les deux gamins étaient ensemble n'étaient pas un signe qu'il était une mauvaise fréquentation, de la graine de délinquant. C'est sur ces pensées qu'il entendit les pas de Rafael dans l'escalier.
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Message(#) Sujet: Re: (N°1571) Journée parmi les monstres. (ft. Rafael) (N°1571) Journée parmi les monstres. (ft. Rafael) EmptyMar 13 Juil 2010 - 20:23



L’avantage lorsque l’on commençait à connaître un peu ses voisins et à s’intégrer dans le quartier. C’était la possibilité de compter sur certaine personne. Rafael n’était pas le genre à se faire facilement des amis, bien au contraire même, il semblait bien plus attiré par l’idée de se faire des ennemis. Attitude complètement idiote, mais il avait toujours -ou presque- était comme ça. Il n’y avait donc aucune raison pour que cela change. Excepté peut être qu’à présent qu’il était père, compter sur quelqu’un d’autre que lui pour la garde de son fils pouvait être un avantage considérable. Et par chance, Matthew avait réussit à se faire une amie. Prunelle Callaghan était une jolie et jeune demoiselle, et les deux enfants avaient décrété qu’ils étaient désormais les meilleurs amis du monde. Capable de piquer l’un et l’autre des crises de colère monumentales pour se voir. C’était de cette façon que Chris -beau père de Prunelle- et Rafael, furent amenés à se rencontrer. Découvrant rapidement qu’ils pouvaient être un soutient incroyable vis-à-vis de l’autre. S’occuper seul d’une enfant et surtout turbulent n’était pas évident et savoir que quelqu’un était dans notre situation, était réconfortant d’une certaine façon. Bien que le comportement de son fils l’exaspère ou l’amuse parfois, il avait ce sentiment permanent de faire tout de travers et que c’était précisément son incompétence à éduquer son fils qui était responsable de cette situation. Bien sur il y avait des moments où le garçonnet écoutait son père, essentiellement quand Rafael perdait patience et se mettait à gueuler. Il se refusait à trop crier, ne voulant pas entrer dans un rapport de force avec l’enfant qui après tout ne faisait que tester les limites de l’autorité parentale. Mais même Matthew avait ses points faibles, et la terreur qu’il ressentait lorsque la voix de son père s’élevait était un atout pour ce père célibataire, qui pourtant n’en profitait pas.

En ce samedi, Rafael avait de nombreuses choses à faire, en plus des quelques rendez-vous ça et là qu’il avait de part son travail. Il devait aussi remplir son réfrigérateur. Tâche impossible à réaliser avec Matthew dans les pattes. De plus la veille, lors d’un combat acharné où il s’était prit pour un Jedi, l’enfant avait fracassé la télévision qui était à présent inutilisable bien sur. Hors, en père débordé, le laisser parfois devant un dvd était une solution qui se trouvait fort intéressante. Bien qu’il prenait le temps de jouer avec son fils, il avait aussi besoin de temps à consacrer à la lecture de différents scénarios. Du coup, sans télévision, il était un peu perdu. Et puis comme tout être humain -ou du moins une grande partie- il appréciait l’activité zapping devant son écran plat de temps à autre. Il avait donc fort à faire, et son fils désirait voir Prunelle, il pouvait donc faire d’une pierre deux coups. Bien sur Chris avait accepté non sans appréhension. Mais il savait également que Rafael ne refuserait pas de garder les petits et le laisser respirer. Alors c’était un bon compromis pour l’un comme pour l’autre. Il pouvait enfin se rendre à ses divers rendez-vous. Il avait d’ailleurs passé plus d’une demi-heure à attendre à la terrasse d’un café pour découvrir une actrice encore à ses débuts. Un cure dent, plus préoccupée par sa silhouette que par ses choix de carrière. Et vu le QI de la demoiselle, la conversation n’allait pas voler haut. Ce à quoi il mit un terme plus tôt que prévu. Supporter cette torture plus longtemps n’était pas envisageable pour lui. Par la suite, il devait aussi rencontrer un scénariste et vieil ami. Du moins ils avaient régulièrement travaillé ensemble de là à en faire des amis peut être pas, mais c’était suffisamment sympathique entre eux qu’on s’y tromperait. Ce n’était pas vraiment un rendez-vous officiel, mais plutôt une demande, un conseil. Bon il ne s’éternisa pas encore une fois. Bien que Rafael adorait son travail, il aimait surtout se poser dans une salle de cinéma et apprécier le travail d’une des personnes dont il s’occupait, Bluenn essentiellement. Néanmoins tout ça lui prit pas mal de temps, et il savait d’ors et déjà qu’il ne pourrait pas s’éterniser au supermarché, il ne voulait pas arriver en retard pour récupérer Matthew, sachant en connaissance de cause à quel point ça pouvait être libérateur lorsque les petits étaient séparés. Une fois ses achats fait, une télévision entre autre, il put rentrer chez lui ranger le tout, du moins c’était sa cousine qui se proposa de s’en charger, sachant que le plus dure était devant lui. Reprenant sa voiture, il se dirigeait donc vers la demeure de Chris. Trajet néanmoins rapide en vue de la distance à parcourir, mais c’était préférable de caler Matthew dans un siège, que de le laisser en pleine nature, bien qu’il tienne toujours fermement la main de son père. Enfin non, c’était plutôt l’inverse. Chris, lui criant d’entrer, Rafael ne se gêna pas pour franchir le seuil de la maison, refermant derrière lui et voyant le premier étage vide, s’empressa de monter les escaliers.
En arrivant dans la chambre il ne put que constater les dégâts, il n’était pourtant pas surprit, un sourire amusé se dessina sur ses lèvres. Bien sur il savait ce que supportait Chris, il le vivait aussi, mais ne voulait pas dramatiser, ce n’était pas dans sa nature. Lorsque son ami pivota vers lui, il put facilement remarquer qu’il avait servit de support à une activité peinture et s’exclama rapidement avec ironie. « Ils t’en ont fait voir de toutes les couleurs je vois. » Il jeta pourtant un regard à sa montre histoire de s’assurer qu’il ne débarquer pas en retard, voyant l’expression un peu furieuse du jeune homme, il supposait qu’il avait dut le laisser dans cet enfer ne serait-ce qu’une minute de trop. « Je suis pourtant pas en retard, quelque chose qui va pas ? »

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Message(#) Sujet: Re: (N°1571) Journée parmi les monstres. (ft. Rafael) (N°1571) Journée parmi les monstres. (ft. Rafael) EmptyDim 18 Juil 2010 - 13:08


Ce fut lorsqu'il entendit son voisin monter les marches que Chris sut qu'il était sauvé, mais surtout, qu'il n'avait malheureusement pas l'envergure de Rafael. Il avait beau connaître Dunhamn depuis... à peu près son arrivée, il n'avait pourtant aucun mal à se souvenir quelle impression il lui avait fait, à la sortie de l'école. Au delà du fait que les mères divorcées (et même celles qui ne l'étaient pas, d'ailleurs), gloussent et chuchotent lorsqu'il passait devant elle. Rafael dégageait cette aura de puissance, quelque chose qui faisait qu'on le respectait, qu'on pouvait même le craindre. Bien évidemment, Chris avait bien remarqué qu'il ne l'utilisait pas tellement contre son fils, il n'était pas question de la traumatiser et de passer pour le croquemitaine. Seulement, contrairement à Chris, lorsque Rafael disait 'Stop', on l'écoutait. L'étudiant, lui, avait beaucoup moins d'autorité, il cédait à la plupart des caprices de la diablesse blonde, sans broncher. Ce n'était sans doute pas une bonne méthode d'éducation, seulement, il n'en connaissait pas d'autre. Lorsqu'on a déjà du mal à s'occuper de soi même, il était difficile de s'occuper d'une enfant difficile qui vous déteste, en plus du reste. Chris ne pouvait pas la blâmer, après tout, son père était parti, et il se sentait vraiment coupable à ce sujet. Les choses ne pourraient sans doute pas rester indéfiniment ainsi, seulement, pour le moment, il fallait assurer.

Chris entendit les pas de son ami se rapprocher, lentement, et repéra son ombre imposante qui s'agrandissait au fur et à mesure. Lui même devait avec l'air assez pathétique, les cheveux et le visage couverts de peinture, épuisé, en train de ramasser des morceaux d'un vase ancien. De toute façon, ils n'auraient rien eu à faire dans sa chambre... s'il avait pu les en empêcher. Au fond, il sentait qu'il ne pouvait pas les blâmer, tout simplement parce qu'il se sentait au moins aussi coupable qu'eux. « Ils t’en ont fait voir de toutes les couleurs je vois. » Maintenant que son compagnon d'infortune était là, Chris pouvait se permettre de sourire. Il était d'un coup beaucoup moins sur les nerfs, avec la peur de mal faire les choses, de faire une gaffe, quoi. Heureusement, en contrepartie, de temps en temps, Rafael lui renvoyait l'ascenseur, ce qui lui permettait d'avoir des journées libres, pour pouvoir respirer un peu. Alors qu'il finissait de ramasser les morceaux de vase, Chris répondit à son interlocuteur, un vague sourire aux lèvres. « Ouais, je crois qu'avec la peinture, c'est le seul moment où ils n'ont pas voulu me jarter de la pièce où ils étaient... enfin, mes cheveux s'en remettront... j'espère. » Le jeune homme s'imaginait déjà avec des touffes de cheveux en moins à cause de ces petits monstres. Une pensée terrifiante qu'il décida de chasser de ton esprit, histoire de ne pas angoisser pour rien. La situation était déjà bien assez stressante sans avoir à en rajouter. Toujours concentré sur les fameux morceaux de vase, il les posa sur la table de nuit, avec la ferme intention de le faire réparer, plus tard, quand il aurait un peu de temps, lorsque Rafael prit à nouveau la parole. « Je suis pourtant pas en retard, quelque chose qui va pas ? » Puisqu'ils savaient tous les deux quelle torture c'était de devoir garder les deux enfants ensemble, les compères faisaient bien attention à ne pas arriver en retard pour leur retour, sous peine d'une crise de la part de l'autre. Enfin, surtout de la part de Chris, qui était quand même, des deux jeunes hommes, le plus hystérique. L'étudiant se relevait péniblement, cette journée difficile allait laisser des traces à la fois physiques et mentales, une bonne nuit de sommeil ne serait pas de trop. Il était tellement soulagé de ne plus être seul dans cette situation qu'il pouvait enfin sourire, pour répondre à Rafael. « Tu es en retard depuis... trois minutes après tout tu sois parti. C'était déjà l'enfer. Mais bon, j'ai survécu... je crois. » Chris émit un petit rire, avant de reprendre, d'un ton plus sérieux. « Mais Matthew est quand même particulièrement turbulent. J'admets que Prunelle n'est vraiment pas facile, je serai d'une mauvaise foi totale d'affirmer le contraire. Mais j'ai l'impression que, des deux, c'est Matthew un peu 'le chef', qui pousse à faire encore plus de bêtises. Peut être parce que c'est un garçon. Mais quand même, ça devient invivable » D'habitude, Chris arrivait à faire bonne figure, il arrivait à sourire, à sauver les apparences. Seulement, là, il arrivait à un point de rupture, les choses allaient bien trop loin. Même s'il faisait des efforts pour contrôler les deux enfants, l'avenir de Prunelle lui importait beaucoup, il avait cette lourde responsabilité et avait vraiment l'impression de ne pas être à la hauteur. Mais surtout, à chaque fois qu'il y avait une bêtise de faite, des choses cassées, au final, les enfants finissaient par lui dire que c'était Matthew qui en avait eu l'idée. Au moins, il était franc. Mais, même si Chris avait pris sur lui pour ne rien dire à Rafael, même si ce n'était pas franchement poli de lui dire cela en face, d'une manière aussi abrupte, l'étudiant ne pouvait plus se contenir. Non, à la base, Chris n'était pas un bon voisin, il n'était pas charmant et ne savait pas bien se conduire en société. Et là, après la sale journée qu'il avait passé, le jeune homme ne pouvait plus se taire et afficher en large sourire poli pour que tout se passe bien.
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Message(#) Sujet: Re: (N°1571) Journée parmi les monstres. (ft. Rafael) (N°1571) Journée parmi les monstres. (ft. Rafael) EmptyLun 26 Juil 2010 - 21:32



S’il n’y avait pas, des baby-sitters ou des vieilles voisines aigris et trop fouineuses, Rafael se savait perdu. Lorsqu’il vivait encore à Chicago, il employait une voisine, une adolescente. Les parents vivaient très modestement, mais au dessus de leur moyen pour contenter leur fille unique. Ce n’était pas par altruisme qu’il donnait un salaire important à la jeune fille. Il avait vécu dans la galère et s’en était bien sortit, d’après lui ça pouvait même forger un caractère et au-delà de cela, ça ne le regardait pas et il s’en fichait pas mal. Seulement il estimait que le courage et la patience de l’adolescente face au monstre, se devait d’être récompensées. Maintenant à Ocean Grove, il avait d’abord prit l’habitude de confier son fils à la vieille résident en face de chez eux. Mais depuis sa rencontre avec Chris, il admettait en profiter un peu. C’était tout de même mieux pour le petit de se retrouver avec une amie à lui qui plus est. Mais Rafael n’était pas non plus ingrat, et lui rendait aussi service lorsqu’il le souhaitait. Il avait moins de mal que Chris, peut être était-il plus ferme, où le fait que Chris ne soit « que » le beau-père de Prunelle, lui rendait la tâche plus difficile pour s’imposer. Il n’était pas vraiment du genre à se poser trente-six mille questions sur les raisons de telle ou telle situation. Être père célibataire était une tâche compliquée et ce quelque soit les combinaisons possibles.

Alors il se faisait un point d’honneur à se montrer ponctuel, de toute façon c’était une de ces petites obsessions, bien souvent il préférait se la jouer emmerdeur fini. Montrer qui faisait la loi, et arriver quand bon lui semblait. Mais là c’était bien différent, premièrement pour son fils, en dépit des apparences, il persistait à culpabiliser lorsqu’il laissait son fils à d’autres que lui. Pas qu’il avait peur, même pas, il connaissait son fils et craignait plus pour le baby-sitter que le garçonnet. En revanche, il ne se trouvait pas nécessairement malin que de ne pas parvenir à s’en occuper « seul ». Mais ce serait utopique que de tout gérer en même temps, c’était un recours inévitable et banalisé de nos jours. Mais cette autre règle d’or, était là également par respect pour Chris. Le jeune homme à l’heure actuelle semblait complètement lessivé, et ça ne surprenait guère Rafael qui comprenait parfaitement son calvaire. Lorsqu’il lui évoqua, le presque calme alors qu’il avait instauré une activité peinture, Rafael se remémora une après-midi où son fils avait décidé de repeindre de lui-même les mûrs de sa chambre. L’agent artistique qu’il était, avait beaucoup de mal dans ces conditions à apprécier le talent et la créativité de son propre fils.

Il n’était pas non plus surprit d’apprendre qu’il regrettait le départ de Rafael presque instantanément à la suite de son départ. Ça lui était arrivé plus d’une fois, de se demander ce qui avait pu lui passer par la tête pour accepter que les monstres se rencontrent en dehors de l’école. Parce qu’il fallait l’admettre, Matthew seul c’était un désastre, autant que Prunelle seule. Mais alors réunit, c’était une véritable catastrophe naturelle. « Mais Matthew est quand même particulièrement turbulent. J'admets que Prunelle n'est vraiment pas facile, je serai d'une mauvaise foi totale d'affirmer le contraire. Mais j'ai l'impression que, des deux, c'est Matthew un peu 'le chef', qui pousse à faire encore plus de bêtises. Peut être parce que c'est un garçon. Mais quand même, ça devient invivable » En revanche, la conclusion du jeune homme, lui parvint en pleine figure telle une gifle monumentale. Il ne s’attendait décidément pas à ce genre de remarque. Bien sur il savait que son fils n’était pas un ange, mais ce genre de réflexion à son sujet lui déplaisait beaucoup. Le regard de Rafael s’assombrit très vite, alors qu’il cherchait un moyen de faire comprendre les choses en restant diplomate dans un premier temps, ce qui ne promettait pas d’être facile. « Donc, mon fils serait le cerveau des opérations. Celui qui entraine l’autre dans les conneries c’est ça que tu me dis ?! » Son ton se faisait plus froid et glacial, il ne se rendait pas forcement compte de la dureté de ses paroles lorsqu’il s’agissait de son fils. Il ne se rendait même pas compte de cet instinct protecteur qui prenait très rapidement le dessus dans ce genre de situation. « Je ne dirais pas que Matthew est un ange bien loin de là, et il doit surement avoir l’idée de pas mal des coups idiots qu’ils montent ensemble. » Faisant quelques pas dans la chambre, il savait que le ton « poli » qu’il s’évertuerait à employer, ne servirait à rien quand viendrait le temps des reproches. Sans doute que Chris le prendrait-il autant à cœur que lui-même. « Mais si tu veux mon avis, Prunelle est une véritable peste, qui est bien capable de penser par elle-même et trouver des idées idiotes. Ils se sont bien trouvés tout les deux, et ne sont pas amis pour rien. Sans doute que mon fils à une âme de meneur qui sait. Mais Prunelle n’est pas en reste de ce côté la non plus, il y a qu’à voir avec quelle adresse elle te mène à la baguette. » Ce n’était peut être pas très délicat, mais tant pis, Rafael n’avait pas du tout apprécié ce « reproche » et adviendra ce qu’il adviendra.

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Message(#) Sujet: Re: (N°1571) Journée parmi les monstres. (ft. Rafael) (N°1571) Journée parmi les monstres. (ft. Rafael) EmptyMar 27 Juil 2010 - 14:37


Chris se sentait fatigué, complètement lessivé. On aurait pu croire que c'était à cause de ses problèmes du moment, ou quelques chose dans ce genre. Seulement, en fait, aujourd'hui, c'était uniquement à cause des gamins. Le jeune homme avait pourtant essayé de s'accrocher, de faire au mieux. Pendant l'atelier peinture, il avait même cru qu'il tenait le bon bout. Mais, les traces de peinture sur son visage et ses cheveux montraient bien que, même à ce moment là, les deux garnements ne lui avaient pas laissé un moment de répit. C'est pourquoi il craquait un peu, et s'en prenait à Rafael. Après tout, à chaque fois qu'une bêtise était faite, la conclusion était que Matthew était le principal responsable. Oh, non, Prunelle n'était vraiment pas quelqu'un de simple à gérer, bien au contraire. Seulement, petit à petit, à force de la côtoyer et d'être seul avec elle, la blondinette semblait s'être résignée à vivre avec Chris et à lui faciliter la vie. Ainsi, maintenant qu'il était seul, l'étudiant s'était dit qu'il devait avoir un peu plus d'autorité sur elle, qu'il devait s'en occuper. Même si cela ne lui plaisait pas toujours, le jeune homme ne pouvait pas la laisser devenir de la graine de délinquant. Petit à petit, leur relation était donc de plus en plus normale, et il arrivait presque à se faire respecter. Seulement, et cela devait être le problème de tous baby sitter, Chris n'avait aucune autorité sur Matthew. Et celui ci en profitait bien. C'est pourquoi, contrairement à d'habitude, Chris galérait carrément, et était au bout du rouleau. Néanmoins, la réaction de Rafael le surprit pas mal. « Donc, mon fils serait le cerveau des opérations. Celui qui entraine l’autre dans les conneries c’est ça que tu me dis ?! » Le ton de son ami était glacial, limite agressif. Il semblait pourtant à l'étudiant qu'il avait prit des pincettes et n'avait pas critiqué le gamin trop directement. Interloqué, Chris ne parvint pas à répondre, il ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Ainsi, il laissait l'occasion à son interlocuteur de poursuivre. « Je ne dirais pas que Matthew est un ange bien loin de là, et il doit surement avoir l’idée de pas mal des coups idiots qu’ils montent ensemble. » On aurait dit qu'il venait de l'insulter au plus haut point.

A vrai dire, dans cette situation, Chris n'en menait pas large. En fait, il rejoignait les petits sur le fait d'être particulièrement impressionné par la stature de Rafael, mais ça, il ne l'admettrait pas. Tentant de garder une certaine contenance, l'étudiant ne baissa pas les yeux, même si c'était difficile. D'ailleurs, son invité ne semblait pas trouvé qu'il avait été assez loin, puisqu'il assena un coup final. « Mais si tu veux mon avis, Prunelle est une véritable peste, qui est bien capable de penser par elle-même et trouver des idées idiotes. Ils se sont bien trouvés tout les deux, et ne sont pas amis pour rien. Sans doute que mon fils à une âme de meneur qui sait. Mais Prunelle n’est pas en reste de ce côté la non plus, il y a qu’à voir avec quelle adresse elle te mène à la baguette. » Là, c'était trop. Chris en avait assez qu'on lui fasse la leçon, ou que l'on profite de ses faiblesses. S'il l'avait connu à l'époque de New York, Rafael n'aurait sans doute pas agit de cette manière. Seulement, Chris essayait de changer, et on ne pouvait pas dire que c'était toujours à son avantage. « Écoute, pas besoin d'essayer de m'intimider, tu ne me fais pas peur, Hulk ! » Rafael marchait dans une chambre, d'un pas lourd, le regard inquisiteur. Visiblement, il cherchait à avoir l'avantage, mais l'étudiant ferait son possible pour ne pas montrer son appréhension. « Attends, t'es en train de critiquer la manière dont j'éduque Prunelle ? Nan mais tu te prends pour qui ? » Voyant que tout cela ne mènerait nulle part, Chris poussa un profond soupir. Il devait évacuer toute cette fatigue, et vite, sous peine d'avoir ce genre de prise de bec avec tout le monde. En ce moment, plus que jamais, il avait besoin de soutien, et de ne pas se brouiller avec les gens qu'il appréciait. Il passa la main dans ses cheveux, avant de lui dire, d'un ton moins autoritaire. « J'suis désolé, ça a juste été une journée... crevante. »
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Message(#) Sujet: Re: (N°1571) Journée parmi les monstres. (ft. Rafael) (N°1571) Journée parmi les monstres. (ft. Rafael) EmptyMar 27 Juil 2010 - 17:58



La colère était l’une des choses que Rafael ne maitrisait pas. Du moins à la base. Lorsqu’il était enfant, il aurait facilement fait passer Matthew pour un ange. Il était clairement imbuvable, et faillit presque être diagnostiqué comme sociopathe à l’âge de neuf ans. Fort heureusement il finit par se calmer, non sans garder ce côté trop impulsif pouvant souvent effrayer. A l’adolescence, c’était pourtant assez dure de gérer. Garder son calme lui demandait beaucoup d’effort qu’il ne parvenait pas toujours à faire. C’était à cette époque qu’il commença les combats de rues. Des petits combats sans grandes importances au début, simplement pour se défouler. Puis avec le temps il était devenu accroc. La violence l’apaisait, bien que le rendant plus agressif. Mais il avait besoin de ça, il apprenait de cette façon à se canaliser en quelque sorte, et réserver sa hargne pour des moments dignes d’intérêts comme celui-ci. Pourtant il dérapa souvent, trop souvent .. En grandissant cependant, et avec la maturité et les différentes expériences, il finit par s’assagir et devenir un homme plus posé, calme et responsable. Mais il demeurait humain, et tout homme malgré tout les efforts du monde avait ses faiblesses.

Pour Rafael ce n’était pas bien compliqué à comprendre. Ses proches étaient incontestablement sa plus grosse faiblesse. En le regardant on croirait plutôt voir, un homme égocentrique dont le principal intérêt était lui-même. Oui en effet et il aimait cultiver cette image et ça pouvait d’ailleurs beaucoup lui servir. Pourtant cette fois-ci face à Chris, il fallait admettre qu’il avait perdu son sang froid. Il était question de son fils, et dans ces cas là, Rafael n’était pas en mesure de rester diplomate. Le jeune homme fit pourtant preuve de tact, il avait minutieusement choisit ses mots de façon à éviter de le froisser. C’était facile de s’en rendre compte à travers sa façon de s’exprimer. Et même s’il réussissait à noyer le poisson sans être trop agressif ou mesquin. Rafael le ressentit comme un reproche à la limite de l’attaque personnel. Il était conscient que gérer deux gosses était vraiment difficile et pouvait vous épuiser très vite. Il pensait bien sur que Chris devait être complètement lessiver et ne demander qu’à avoir un peu de calme et évidemment Matthew était l’un des responsables de toute cette pagaille. Il resta pourtant surprit de la réaction de Chris, à son déballage très peu subtile. Se stoppant net et arquant un sourcil en signe d’incompréhension. Il n’avait pas cherché à l’intimider bien que c’était indépendant de sa volonté. C’était naturel chez lui et ne cherchait pas à le provoquer en général. Il s’apprêtait à répondre, mais Chris s’empressa de renchérir, et il sentait bien que la conversation était partie sur une mauvaise, très mauvaise pente. « Respire un coup ! Ta fille, est aussi ingérable que mon fils. Seulement je n’ai pas de problème avec le fait de lui crier dessus … Je sais que c’est pas simple vu les circonstances, mais crois-moi ta fille ne fait pas que suivre. » Il avait mit le plus de calme possible dans chacun de ses mots et avait pesé avec soin jusqu’à la moindre intonation. Il était furieux oui, c’était pour cette raison qu’il fuyait son regard, pourtant sa voix ne trahissait rien de sa colère. La maitrise qu’il avait perfectionné depuis des années était tout de même payante. Mais il ne fut pas le seul à estimer que faire revenir le calme au sein de leur conversation serait une bonne idée. « J'suis désolé, ça a juste été une journée... crevante. » Rafael opina du chef, sa fierté l’empêcherait surement de s’excuser du moins dans l’immédiat. Néanmoins il comprenait la situation, reposant son regard azuré sur son ami, il soupira un instant avant de reprendre avec beaucoup plus de décontraction. « Je comprends .. Écoute, je sais que Matthew n’est pas un gosse facile, je mentirai en disant le contraire. Mais plus vite tu réaliseras que Prunelle n’a besoin de personne pour ça, plus vite tu pourras remédier au problème. » En père célibataire, il comprenait parfaitement la galère dans laquelle se trouvait Chris mais pire encore, il s’agissait de sa belle-fille, d’autant plus difficile pour assoir une certaine autorité. Se dirigeant vers le lit trônant au centre de la pièce, il s’y laissa tomber lourdement, assit au bord, il releva le regard vers Chris, dont la mine fatiguée ne trompait pas. « J’vais être franc, je déteste ce genre de conclusion sur mon fils, bien que je sois conscient de son potentiel côté connerie. Pourtant j’reste persuadé que tu devrais t’imposer bien plus .. » Il ne s’agissait que d’un conseil non d’un reproche, allons savoir comment tout ceci finirait par être interprété.

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Message(#) Sujet: Re: (N°1571) Journée parmi les monstres. (ft. Rafael) (N°1571) Journée parmi les monstres. (ft. Rafael) EmptyMer 28 Juil 2010 - 13:57


C'était un point commun entre Rafael et Chris : ils essayaient de calmer leurs pulsions, leur nature, pour mieux s'intégrer dans la société, se comporter convenablement. Ainsi, l'étudiant pouvait passer pour une véritablement victime, d'ailleurs, tous les problèmes qui lui tombaient dessus pouvaient le prouver : à force de chercher à être gentil, à faire les choses correctement, il n'avait plus de moyen de se défendre, et les gens en profitaient. « Respire un coup ! Ta fille, est aussi ingérable que mon fils. Seulement je n’ai pas de problème avec le fait de lui crier dessus … Je sais que c’est pas simple vu les circonstances, mais crois-moi ta fille ne fait pas que suivre. » Effectivement, Jeremiah l'avait éduqué d'une manière assez douce, et maintenant, Chris devait faire face aux conséquences de cette situation décalée. Au moins, maintenant, la blondinette comprenait qu'il était dans son intérêt de ne pas défier sans arrêt l'autorité de son beau père. Avant, c'était une guerre permanente, au moins, aujourd'hui, l'étudiant avait un peu moins l'impression d'être un monstre qui la torturait. En ce sens, Chris admirait assez le sang froid de son ami, qui pouvait être autoritaire avec son fils sans craindre de perdre son amour ou le respect qu'il lui portait. Bref, en somme, le jeune homme n'était pas vraiment calé, en ce qui concerne l'éducation. « Je comprends .. Écoute, je sais que Matthew n’est pas un gosse facile, je mentirai en disant le contraire. Mais plus vite tu réaliseras que Prunelle n’a besoin de personne pour ça, plus vite tu pourras remédier au problème. » Évidemment, ces paroles étaient bien sages et pleines de sens. Seulement, c'était plus facile à dire qu'à faire. Et puis, peut être Chris aimait il plus la perspective que Matthew soit responsable de tout cela ? Oui, le jeune homme essayait de se défausser, de se sentir un peu moins responsable de cette situation. Pendant que Rafael se dirigeait vers le lit pour s'asseoir au bord, Chris tenta d'épousseter sa chemise. Elle était dans un sale état, maintenant qu'il avait quelques secondes de répit, il se rendait compte des dégâts de la journée, à la fois sur ses nerfs et sur la maison. « J’vais être franc, je déteste ce genre de conclusion sur mon fils, bien que je sois conscient de son potentiel côté connerie. Pourtant j’reste persuadé que tu devrais t’imposer bien plus .. » Oui, visiblement, Rafael n'avait pas la même relation avec son fils que Chris ne l'avait avec Prunelle. Il avait beau faire des efforts, chercher à faire les choses dans les règles, on ne pouvait pas dire qu'il la considérait comme sa fille, comme la famille. C'était horrible de dire les choses de cette manière, pourtant, c'était la triste vérité.

« C'est compliqué... J'suis pas son père, déjà, c'est un miracle qu'elle commence à m'apprécier. Je sais que ce n'est pas ce qu'il y a de mieux pour elle, que c'est sans doute un peu égoïste de ma part, mais j'ai peur que, si je la reprends trop fort et trop souvent, elle recommence à me détester, tu vois ? » C'était sans doute une angoisse commune à pas mal de parents. Néanmoins, Prunelle et Chris n'avaient pas ce passé commun, cet instinct de famille qui pourrait les réunir quoi qu'il arrive. Cela constituait une bonne partie de la difficile de la situation. D'ailleurs, ces épanchements de confidence ne lui ressemblaient absolument pas. Néanmoins, il continuait sur sa lancée, maintenant qu'il était parti. La situation était bien plus difficile qu'on ne pouvait le penser à première vue. Poussant un profond soupir, Chris poursuivit, en s'asseyant lui aussi sur le lit. « Les grands parents de Prunelle demandent sa garde, les parents de la mère biologique, quoi. J'ai eu la visite de l'avocat il y a quelques jours. Je sais bien que Jeremiah n'aurait pas voulu qu'ils la prennent, ils veulent l'envoyer dans un institut catholique... soyons clair, elle a besoin d'être cadrée, mais on a toujours été contre ce genre d'endoctrinement, d'autant que l'on peut facilement les soupsonner d'homophobie. Bref, je ne suis pas sur que ce soit vraiment le moment d'être dur avec elle, elle traverse une période difficile, j'ai du mal à être un peu plus autoritaire.. » Chris baissa les yeux. Maintenant, Rafael savait tout. En ce moment, l'étudiant ne se reconnaissait plus vraiment, le fait de se sentir plus faible le faisait s'ouvrir aux autres, ce qui, au fond, n'était pas plus mal. C'était la première fois qu'il se comportait ainsi en face de Rafael, la fatigue y était sans doute pour quelque chose. Auparavant, il avait eu l'habitude de tout raconter à Jeremiah, ou presque. Seulement, aujourd'hui, il était seul, cela pouvait également expliquer cette soudaine envie de voir ses rapports aux autres changer.
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Message(#) Sujet: Re: (N°1571) Journée parmi les monstres. (ft. Rafael) (N°1571) Journée parmi les monstres. (ft. Rafael) EmptyJeu 29 Juil 2010 - 17:01



L’altruisme ne faisait pas partie des cartes que détenait Rafael. Pourtant depuis qu’il était arrivé à Miami, il avait fait beaucoup d’efforts sur lui-même pour s’intégrer au maximum. Ayant très rapidement remarqué que se mettre trop de monde à dos, comme il en a l’habitude, serait une mauvaise idée. Les alliances pour faire tomber untel ou untel était au gout du jour à Ocean Grove. Et même un homme aussi désintéressé et loin de ce genre de commérage ou pratique, tel que Rafael, l’avait vite remarqué. De ce fait, il avait du prendre sur lui un très grande nombre de fois. Qu’il s’agisse de se montrer polie et avenant avec l’handicapé résidant dans la maison voisine à la sienne, alors que d’ordinaire il aurait préconisé l’indifférence. Ou encore, de sourire avec arrogance et faux semblant à la vieille lui servant de baby-sitter, tout ça pour qu’elle continue de garder son fils bénévolement et avec toujours autant de plaisir. Il était même prêt à lui offrir le spectacle de ses bourdes vis-à-vis de Matthew si ça pouvait l’encourager à souhaiter le garder pour donner une leçon d’éducation à Rafael qui s’en fichait éperdument. Oui à Ocean Grove on cache qui l’on est réellement, et même si souvent, peut être trop même, sa nature ressurgissait au galop, il tentait de la faire taire le plus souvent possible. Chris était du même acabits, du moins il en faisait autant si ce n’était plus, pour masquer qui il pouvait bien être. Plusieurs choses pouvaient pousser les deux hommes à s’interroger sur leurs points communs. Et une fois encore Rafael allait contre lui-même, s’il pouvait être à l’écoute de Bluenn avec le plus grand plaisir, il ne donnait pas dans ce genre de pratique constamment. Néanmoins, en connaissant Chris, il avait conscience que ce genre d’épanchement sur ses malheurs n’était pas coutumier. Et qu’il devait être réellement à bout pour se laisser aller de la sorte. Ne le coupant pas dans son élan, il l’écoutait donc avec attention, près à donner des conseils si nécessaire. Même s’il n’était pas dans son cas -étant réellement le père de Matthew- il comprenait parfaitement où il voulait en venir. Et malgré les liens de sang qui le reliaient au garçonnet, se sentiment ne lui était pas étranger. Certes, il n’avait aucune patience, impressionnait facilement son fils, le réprimandait souvent, et était facilement débordé. Néanmoins il avait cette angoisse constante qu’à ne lui montrer aucun sentiment, ou presque bien sûr. Le petit garçon finisse par penser que son père préférerait le balancer n’importe où plutôt que de s’en occuper. Ce qui était d’ailleurs complètement faux, il suffisait d’un « papa » pour qu’il ait se regard bêtement attendrit, qu’il détestait remarquer. En revanche la suite le surprit il ne s’attendait pas à une telle nouvelle. Ce cas de figure il ne risquait pas d’y être confronté, il était le seul à avoir prit ses responsabilité vis-à-vis de l’enfant, et personne ne pouvait lui reprocher quoique ce soit, il faisait ce qu’on attendait de lui, et ce même si l’éducation d’un enfant demeurait le grand mystère de l’humanité pour lui. « Je vois le genre. Que ça soit toi ou elle, ce n’est pas la bonne période. Et en y réfléchissant bien, il n’y a jamais vraiment de bonne période pour se montrer dure avec un enfant, il y a toujours quelque chose qui fait que .. Je suis loin d’être un expert et un exemple, mais elle a besoin d’être cadré et ça te donnera peut être un avantage aussi si on peut constater ta capacité à la maitriser un minimum, tu vois ? » Perdant son regard dans la vaste chambre, il continuait de réfléchir, conseiller n’était pas son fort, pas avec quelqu’un d’autre que Bluenn en tout cas, avec elle tout semblait plus facile mais plus compliqué à la fois. Le paradoxe des femmes sans doute. « Les enfants sont pas idiots tu sais, au pire tu pourrais toujours essayer de parler avec elle. Ça joue aussi très bien la comédie ces petites choses, et je suis persuadé qu’un institut catholique ça la tente pas franchement. T’imagine le nombre de conneries auxquelles elle devrait renoncer ? Sans compté Matthew … Il faut savoir ruser parfois. » Lui dit-il avec un petit sourire mutin aux lèvres. Non Rafael n’était pas un père modèle, mais il y avait cette complicité entre lui et son fils qui demeurait indéniable. Si il lui arrivait de ruser, c’était en connaissance de cause, il savait qu’au final il arriverait à ses fins, qui demeuraient encore et toujours, le bien être de son fils. D’ailleurs en parlant enfants, la maison était bien calme, devraient-ils s’en inquiéter ? « D’ailleurs, tu trouves pas qu’ils sont trop calmes là ? Je les ai pas entendu depuis mon arrivé. Ils se sont peut être tué l’un, l’autre. » Tentant ainsi une petite blague pour détendre un peu l’atmosphère.

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Message(#) Sujet: Re: (N°1571) Journée parmi les monstres. (ft. Rafael) (N°1571) Journée parmi les monstres. (ft. Rafael) EmptyJeu 29 Juil 2010 - 20:17


Dès le début, Chris avait vu que Rafael n'était pas Mère Thérésa, plein de bons sentiments et bien niais. C'était sans doute pour cela, aussi, qu'il avait cherché à le connaître. Certaines personnes, surtout les adultes, étaient nées ici, ou du moins avaient passé beaucoup de temps dans un tel environnement. Ainsi, à force de faire semblant, à force de cacher sa véritable nature sous des apparences lisses, elles avaient finies par le devenir réellement et ne plus vraiment avec de caractère, elles avaient finies par perdre tout ce qui les rendaient humaines. Même s'il n'était pas arrivé depuis longtemps, Chris avait appris très vite à afficher ce sourire, à rester calme en toutes circonstances pour ne pas sortir de ses gongs. Ses anciennes connaissances auraient même du mal à le reconnaître, la métamorphose était stupéfiante ! Ainsi, sachant que la pudeur excessive et l'individualisme était la règle implicite d'un tel environnement, les confidences que Chris venait de faire à son ami étaient tout à fait exceptionnelles, et même si, sur le coup, il n'avait pensé à rien, avec le recul, l'étudiant était bien content de ne pas avoir été repoussé froidement. Après tout, Rafael n'était pas vraiment du genre 'calin-calinou'. Seulement, cette amitié assez peu conventionnelle aboutissait ici sur quelque chose de satisfaisant, une aide que Rafael qui offrait aujourd'hui. D'ailleurs, il était vrai que ce n'était absolument pas son genre de se confier ainsi, sans crier gare. Mais le moment était plutôt bien choisit, ils étaient seuls, et puis, les circonstances étaient exceptionnelles, le jeune homme était au bout du rouleau. D'ailleurs, Rafael lui fit part de quelques réflexions qui, avec le recul, étaient tout à fait pertinentes. « Je vois le genre. Que ça soit toi ou elle, ce n’est pas la bonne période. Et en y réfléchissant bien, il n’y a jamais vraiment de bonne période pour se montrer dure avec un enfant, il y a toujours quelque chose qui fait que .. Je suis loin d’être un expert et un exemple, mais elle a besoin d’être cadré et ça te donnera peut être un avantage aussi si on peut constater ta capacité à la maitriser un minimum, tu vois ? » Chris haussa les épaules. Évidemment, Rafael avait raison. Même si le résultat n'était pas toujours au rendez vous, on pouvait dire qu'il était un plutôt bon père pour Matthew. Bien sur, c'était difficile d'être seul pour cela, et puis, Chris devait aussi faire face aux erreurs de Jeremiah. On avait beau dire, mais son éducation un peu trop permissive avait eu des effets dévastateurs sur le comportement de la blondinette. Aujourd'hui, Matthews essayait du mieux qu'il pouvait de réparer les dégâts, en vain.

D'ailleurs, avant même qu'il ait eu le temps de répondre, Rafael poursuivit, un brin pour malicieux. « Les enfants sont pas idiots tu sais, au pire tu pourrais toujours essayer de parler avec elle. Ça joue aussi très bien la comédie ces petites choses, et je suis persuadé qu’un institut catholique ça la tente pas franchement. T’imagine le nombre de conneries auxquelles elle devrait renoncer ? Sans compté Matthew … Il faut savoir ruser parfois. » Chris se reconnaissait bien là. Ou du moins, ce qu'il était auparavant. En effet, avec son envie d'avoir un peu grand sens des responsabilités, d'être un adulte qui se font dans la masse, l'étudiant avait perdu son sens de la combine, du chemin détourné pour obtenir les choses, après tout, poussé à l'extrême, cela l'avait mené en prison. Avec le recul, c'est dans ces moments que le jeune homme voyait pourquoi il était ami avec Rafael, comment ils avaient si bien accroché. Après tout, dans ce monde rempli de conventions, ils avaient une personnalité une peu décalée, au fond, ils avaient gardé un petit coté adolescent, une part d'eux ne s'adaptait pas vraiment à cette vie tout en retenue et en savoir vivre. Le jeune homme avait retrouvé le sourire, il répondit à son ami en se tournant vers lui. « Ouais, je pense que tu as raison. De toute façon, j'ai encore un peu de temps, c'est pas le moment de baisser les bras. Autant mettre en avant mes talents pour obtenir ce que je veux, n'est ce pas ? » Il émit un petit rire. Bien sur, Chris n'allait rien faire de vraiment répréhensible, mais c'était le moment de mettre en avant ses talents pour obtenir ce qu'il voulait. Après tout, au petit jeu de l'homme convenable et raisonnable, il avait trop peu d'expérience pour gagner face à la belle famille de Jeremiah. Alors qu'il pensait à autre chose, Rafael le ramena assez vite sur Terre. « D’ailleurs, tu trouves pas qu’ils sont trop calmes là ? Je les ai pas entendu depuis mon arrivée. Ils se sont peut être tué l’un, l’autre. » Tendant l'oreille, Chris se rendit compte, qu'effectivement, il manquait quelque chose, comme un bruit d'ambiance, un arrière plan qui s'en finissait jamais. Jetant un regard complice à son ami, le jeune homme répondit, en se levant. « J'ai toujours su que Prunelle avait l'instinct d'une tueuse à gage ! On devrait aller voir ça, en plus, Matthew sera surement content de voir que tu es de retour. » Après tout, malgré ce qu'il avait pu dire, Matthew était, au fond, un petit garçon comme les autres. L'étudiant écoutait quand même ce qui pouvait se passer en bas, sachant qu'il avait congédié Prunelle et son ami quelques minutes auparavant. En sortant de la chambre et descendant les escaliers, on pouvait voir le désordre dans le salon, le journal que Chris avait mis sur la table pour éviter les taches, en vain, bien évidemment. Alors qu'il voyait ce désastre, son appréhension face à ce qu'il allait découvrir monta d'un cran.
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Message(#) Sujet: Re: (N°1571) Journée parmi les monstres. (ft. Rafael) (N°1571) Journée parmi les monstres. (ft. Rafael) EmptyJeu 5 Aoû 2010 - 16:35



« Ouais, je pense que tu as raison. De toute façon, j'ai encore un peu de temps, c'est pas le moment de baisser les bras. Autant mettre en avant mes talents pour obtenir ce que je veux, n'est ce pas ? » La ruse, sans doute encore un de leur point commun, se fondre dans la masse à Ocean Grove, leur demandait du travail et de l’investissement. Bien que Rafael se fichait pas mal de l’image qu’il pouvait donner comme toujours. Lorsqu’il envoyait balader une potentielle nouvelle recrue, il passait pour un agent des plus emmerdants et méprisants. Mais les résultats étaient là, lorsque ses confrères, constataient la renommée de la plus part de ses « clients » ils ne pouvaient que se remettre en question. Quant à tout ceux qui se voyaient déjà sur grand écran, ils devaient mettre de côté leurs angoisses pour oser venir à sa rencontre. Il aimait le cran, et l’aplomb dont certain pouvait faire preuve. Mais mieux encore il préférait le talent, alors si les deux faisaient bon ménage, c’était gagnant. Oui Rafael détestait avoir à se cacher de sa véritable nature, mais une vie en société demande parfois plus d’effort qu’on ne souhaiterai en fournir. C’était sans doute pour cette raison, qu’il n’avait pas hésité à jouer la carte de la malice face à Chris. En règle général, il était assez doué pour cerner les gens, loin d’être un fin psychologue pourtant. Il avait facilement remarqué que Chris se dissimulait derrières de sages apparences, sans doute avaient-ils plus en commun que l’un ou l’autre ne souhaiterai l’admettre et se le confier. Mais il l’avait remarqué, ainsi il ne se sentait pas obligé de fausser la donne avec des attitudes qu’ils n’auraient jamais eut. Certes il n’était pas de nature amicale et altruiste, il ne faisait pas de sentiments. En tant que macho invétéré, ce serait tout de même mal vue. Pourtant il avait consentit à faire cet effort, il le lui devait bien et il comprenait l’épuisement du jeune homme face à la situation. Sachant aussi que de telle confidences n’étaient pas dut à une envie soudaine de sortir les violons, seulement à un besoin inattendu (même pour lui) de lâcher prise quelques secondes. Si Rafael n’était même pas capable de cela, il était conscient que tout le monde n’avait pas la capacité émotionnelle d’une huitre. Acquiesçant d’un signe de tête à la remarque du jeune homme, il n’y avait pas le moindre doute, pour obtenir ce que l’on souhaite, il n’est pas toujours nécessaire de la jouer honnêtement. Depuis quand les gens biens obtiennent gain de cause systématiquement ?

Le silence entourant les enfants, finit tout de même par inquiéter les deux pères, qui dans un même mouvement se levèrent pour voir ce qui expliquait un tel calme de la part de deux monstres comme eux. Amusé par la remarque de Chris, il ne doutait pas des instincts meurtriers de Prunelle, comme ceux de son fils d’ailleurs. Il se surprit à imaginer les deux enfants, tentant d’intenter à la vie de l’autre à l’aide de crayons de couleurs. Vision plutôt amusante, d’ordinaire, Rafael se voyait plutôt faire des allées retours incessant entre le commissariat et son domicile pour chacune des conneries de Matthew. Il ne doutait pas non plus de la joie du garçonnet lorsqu’il se rendrait compte que son père était là. Si souvent Rafael restait en retrait et peu démonstratif envers son fils, pour l’enfant c’était évidemment l’inverse, il n’avait pas cette notion de retenu, trop petit pour comprendre quoique ce soit, et il serait bien dommage de lui demander de calmer ses élans d’affection. Néanmoins il n’avait pas un instant ressentit une quelconque angoisse face à ce qu’ils verraient, il s’interrogeait seulement sur ce qu’ils avaient pu trouver pour s’occuper en silence et se promettait d’en prendre notre pour une prochaine fois. Mais lorsque la scène se dessina plus nettement sous ses yeux, il comprit vite, que valait mieux éviter toute tentative pour réitérer ce jeu. « Et bien .. » Sans voix, il remarqua bien vite la tension entourant Chris, les muscles de sa mâchoire totalement crispé, il ne bougeait même plus et avait sans doute besoin de temps pour que l’information monte jusqu’au cerveau et soit analysé dans sa totalité. Alors que Matthew prit conscience de la présence de son père et partit en courant pour foncer dans ses bras, Rafael ressentait une certaine fierté face à la situation. Les enfants avaient décidé d’explorer un autre terrain de jeu, ainsi les bisous -bien qu’innocents évidemment- ne semblaient plus avoir aucun secret pour eux. En revanche, ça ne serait probablement pas le cas de Chris. « Détends-toi c’est pas si grave! » dit-il à l’adresse de son ami, alors qu’il adressait un clin d’œil complice à son fils. « Vous vous amusez bien à ce que je vois. » Le genre de choses qui amusaient Rafael, mais qui ne manqueraient pas d’angoisser le jeune homme déjà épuisé par sa journée.

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Message(#) Sujet: Re: (N°1571) Journée parmi les monstres. (ft. Rafael) (N°1571) Journée parmi les monstres. (ft. Rafael) EmptyVen 13 Aoû 2010 - 15:53


A vrai dire, dans ses relations avec les autres habitants d'Ocean Grove, Chris arrivait, malheureusement, à discerner une constante : il était toujours le moins mature, celui qui était le moins adulte. D'ailleurs, le jeune homme soupçonnait certains de ses voisins de le prendre de haut; Cet univers était assez nouveau pour lui, et ce genre de mesquineries, il ne pouvait pas les supporter. Quelque part, sans que ce ne soit aussi sournois, par la force des choses, c'était pareil avec Rafael. En effet, même si Chris n'était plus étudiant en droit depuis le mois de Juin, si, maintenant, il pouvait voler de ses propres ailes, jusqu'ici, le fait de ne rapporter qu'un maigre salaire ne lui convenait pas et ne lui permettait pas de se prendre en charge comme tous les autres habitants. Il avait d'abord habité avec son ami de New York, en colocation, qui était reparti très vite alors que Matthews avait décidé de s'installer avec son nouveau mari, Jeremiah. Ainsi, depuis son départ de New York, Chris se sentait faible face à l'idée de profiter de son entourage, de vivre au crochet des gens. A coté, au delà de sa stature bien plus imposante, on pouvait dire que Rafael avait fait sa vie, qu'il pouvait en être fier. A coté, l'ancien étudiant avait l'impression de ne pas avoir trouvé sa voie, et donc, de ne pas être l'égal de ses voisins, une sorte de complexe d'infériorité, dans sa situation, qui le préoccupait au quotidien. C'est d'ailleurs peut être pour cette raison qu'il ne se confiait pas souvent, et qu'il était soulagé que son ami ne l'envoies pas sur les roses. Néanmoins, il chassa très vite ces idées noires pour se concentrer sur la situation présente. En effet, tout l'après midi, les gamins avaient été déchainés. L'histoire du vase avait été le point d'orgue de cette journée on ne peut plus mouvementée. Se remémorer toutes ces surprises dont il se serait bien passé le faisait se sentir encore plus mal. Ils ne pouvaient pas s'être calmés d'un coup, et ce calme, qui aurait rassuré plus d'un parent, encourageait les deux jeunes pères à se dépêcher de retrouver leurs progénitures avant qu'ils ne commettent un accident qui dépasserait tous leurs exploits passés. D'ailleurs, Chris était surpris de se rendre compte qu'il était le seul à être aussi tendu, et cela lui faisait se poser des questions sur l'attitude de son ami lorsque Prunelle était chez lui. S'il était si décontracté, cela pouvait signifier que les enfants pouvaient faire beaucoup de choses, que son mode d'éducation était bien plus permissif. Il faudrait qu'il lui en parle plus tard. En ce moment, le jeune Matthews semblait avoir des reproches à faire à la Terre entière.

Néanmoins, sa volonté de mettre les points sur les 'i' allait sans doute devoir être remise à plus tard. Alors que les deux marmots commençaient à explorer, d'une manière qui se voulait innocente, le début des plaisirs de l'amour, le plus jeune des pères resta totalement béat. Son sang ne fit qu'un tour. En fait, il redoutait ce moment, surtout que, chez une fille, ce n'était pas facile. Il se faisait des films, la voyant déjà strip teaseuse, dans quelques mois avec une grosse poitrine, un véritable objet sexuel pour hommes en manque d'affection. C'était bien le genre de Chris, ça, en rajouter, et se monter la tête tout seul. Heureusement, Rafael vint prendre la contrôle de la situation. Enfin, c'était ce que Chris croyait, du moins. « Et bien .. » Matthew vint de jeter dans les bras de son père, content de le voir revenir. Bien sur, ils semblaient innocents, mais ces petites bêtes grandissent si vite, que Chris préférait se méfier, sous peine de se retrouver avec une nymphomane, un nid à MST à la maison. Et ça, il en était hors de question, Rafael pouvait faire de son fils un serial-baiseur s'il le voulait, Prunelle irait au couvent plutôt que de se souiller dans ce genre de comportement dégradant. En effet, sans doute un début de commencement d'instinct paternel, Chris ne comprenait pas comment son ami pouvait prendre tout cela à la légère. Rafael dit « Détends-toi c’est pas si grave! » et ajouta, comme une ultime provocation. « Vous vous amusez bien à ce que je vois. ». En fait, il semblait fier de son petit séducteur, heureux qu'il ait des armes dans la vie, et qu'il puisse au moins réussir dans ce domaine. Mais, de son coté, Chris se voyait déjà devoir repousser une horde d'ados en furie qui voudraient se faire la 'Marie couche toi là' du coin, bref, l'horreur. Il lança un semblant de regard noir à son ami, qui semblait ne pas vouloir le soutenir. Retrouvant son calme, le jeune homme s'avança vers la blondinette et se pencha pour être à sa hauteur. Il voulait faire bonne figure, tout de même, et lui dit, d'un ton qui se voulait calme, puisqu'il reprenait ses esprits petit à petit. « Il va falloir que tu dises au revoir à Matthew, il va rentrer chez lui.. » Le diable aux cheveux blonds fit une moue dépitée et demanda, sur un ton qui se voulait innocent, alors que Chris savait très bien, puisqu'il en avait pris l'habitude, elle voulait le manipuler, tout simplement, comme elle l'avait souvent fait avec Jeremiah. « Mat' peut pas rester dormir ici ? On a des chambres libres... ou bien tu lui laisses ton lit et tu vas dormir ailleurs, comme ça, il sera dans la chambre à coté de la mienne ! » Elle affichait un large sourire. Décidément, cette gamine était un vrai monstre, ingérable, et surtout, particulièrement cruelle envers son pauvre beau père. Quelle victime !
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Message(#) Sujet: Re: (N°1571) Journée parmi les monstres. (ft. Rafael) (N°1571) Journée parmi les monstres. (ft. Rafael) EmptyMar 24 Aoû 2010 - 14:07



Ce qui avait considérablement manqué à Rafael étant enfant, était sans aucun doute un modèle masculin. Une figure paternelle à craindre, lui aurait évité tant de soucis. Mais ce n’était pas pour lui, prisonnier de l’éducation d’une grand-mère aussi chiante qu’adorable, il était aussi contraint de voir sa mère dépérir chaque jour d’avantage, sous ses yeux impuissants. Il n’était qu’un enfant mais ce souvenait très souvent s’être demandé si sa mère vivait toujours. Elle était comme une coquille vide, le teint pâle, son visage aux traits fins était tiré par la fatigue, ses yeux rougis et cernés étaient devenus vitreux sans la moindre expression. Les lèvres gercées, elle ne prenait guère le temps de s’alimenter. C’était sa grand-mère qui s’occupait de ça, de ça et du reste par ailleurs. Toute la journée durant, elle restait assise à fixer le vide avec intensité, sans que rien ne transparaisse sur son visage. Les éclats de rire de son fils ne provoquait rien en elle, pas moins que le fracas d’une chute qui aurait dut l’inquiéter. Alors lorsque l’ont mit un nourrisson dans les bras de ce business man et lui demander de s’occuper de lui, c’était comme espérer voir de la neige tomber à Miami et ce en plein mois de juillet. Ce fut pourtant un défi qu’il releva et qu’il continuait de relever chaque jour depuis cinq ans. Cela n’avait rien de facile, il ignorait même sur quoi se baser. Il allait à l’instinct, un instinct qui l’avait souvent, beaucoup trop souvent conduit à de nombreuses erreurs. Mais il n’avait pas d’autres choix. Il ignorait pourtant qu’il restait un bon père malgré ses doutes, ses erreurs de parcours, et sa sensation d’impuissance face au machiavélisme de ce gosse. Il était trop préoccupé à se remettre en question pour juger objectivement de ses capacités. C’était pourtant ce qui faisait de lui un bon père, comme c’était le cas pour tout les autres. Peu se posait vraiment de question quand au bon fonctionnement de l’éducation donné, peu était capable d’entendre qu’ils pouvaient commettre des erreurs et encore pire, très peu était capable de changer. Rafael n’avait aucun problème vis-à-vis de ça, il se pensait débordé et tout conseil était bon à prendre. Malheureusement son travail lui prenait aussi beaucoup de temps et même lorsqu’il passait du temps avec son fils, il était parfois contraint de l’abandonner à ses délires, constatant par la suite les dégâts. Il ne pouvait être sur son dos continuellement, et s’il pouvait il lui mettrait bien une laisse, mais à quoi cela servirait-il de brimer un enfant ? C’était sans doute pour cette raison qu’il ne s’était pas plus inquiété que ça. Le calme n’était certes pas bon signe, mais il avait tout de même confiance en son fils désinvolte.

Rafael observait son ami du coin de l’œil forcé de constater que la fierté des Dunhamn n’était pas partagé par le jeune homme. Il avait souvent entendu dire que l’éducation variait indubitablement entre un garçon et une fille, il n’avait jamais eu l’occasion d’en avoir des preuves concrète. Excepté aujourd’hui. Il comprenait face à ce regard foudroyant, à quel point un acte aussi innocent pouvait aussi suscité de l’inquiétude. Si Rafael s’imaginait souvent naviguer entre chez lui et le poste de police, allons savoir ce que Chris avait pu imaginer suite à cet « incident ». Néanmoins Rafael continuait de prendre ça à la légère, il n’avait pas vraiment envie de se poser de question. Des gosses de cet âge là pourrait faire quoi d’autre franchement ? Ce n’était qu’un jeu innocent, il n’y avait pas là de quoi faire une affaire d’état. « Il va falloir que tu dises au revoir à Matthew, il va rentrer chez lui.. » Il comprit rapidement l’exaspération du jeune homme et son souhait de voir la journée s’achever, bien que légèrement offensé par la tournure des choses. Les enfants les avaient en quelque sorte poussé à développer une amitié, mais ils étaient forcement leur principale point de désaccord. Il vit rapidement le visage de Prunelle s’adoucir, ouvrant de grands yeux brillant, la bouche en cœur. Elle tentait sans le moindre doute d’amadouer son beau-père qui allait avoir bien du fil à retordre dans les années à venir. « Mat' peut pas rester dormir ici ? On a des chambres libres... ou bien tu lui laisses ton lit et tu vas dormir ailleurs, comme ça, il sera dans la chambre à coté de la mienne ! » Et bien évidemment, Matthew se tortillait déjà dans les bras de son père, content à l’idée de pouvoir passer plus de temps avec son amie. Techniquement, Rafael ne voyait pas de problème à cela. Après tout, Prunelle n’avait pas tord, et puis encore une fois ce n’était que des enfants. Mais pour Chris c’était pourtant bien différent. « Oh oui, disez oui Monsieur Callaghan! » « Dites » chuchota son père pour le reprendre alors qu’il se faisait fusiller du regard une nouvelle fois. Poussant un soupir d’exaspération, il devait probablement mettre un frein à tout ça, et sans la moindre réelle conviction. « Non il ne dormira pas ici! » Dit-il fermement, bien que roulant des yeux, comme s’il répétait un texte par cœur qu’il trouvait idiot. Pourtant il savait que les enfants remarquaient tout, il préféra donc reprendre très vite son sérieux. « Je n’ai pas vu mon fils de la journée, et vous avez suffisamment épuisé Chris pour la journée! » Sentant les vociférations arriver, il se reprit très vite. « Mais la prochaine fois, ça pourra se faire, N’est-ce pas Chris ? » Provocation ? Peut-être légèrement, il trouvait sans doute sa réaction disproportionnée, il avait bien vu à quel point il était tendu, mais un jeu innocent entre enfant ne devait pas prendre de telles proportions.

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Message(#) Sujet: Re: (N°1571) Journée parmi les monstres. (ft. Rafael) (N°1571) Journée parmi les monstres. (ft. Rafael) EmptyJeu 26 Aoû 2010 - 15:55


Les adolescents en pleine rébellion ou les abrutis finis qui n'ont rien compris à la vie vous diront sans doute qu'ils savent se détacher de leurs parents, qu'ils n'ont absolument aucun impact sur eux. Croyez moi, c'est faux. Au delà même des études statistiques sur les opinions politiques des générations les plus jeunes par rapport à leurs parents, on peut voir cette similitude au plus profond du mode de vie des individus, au sein de leurs convictions, l'éducation et les adultes qui nous ont entouré dans notre jeunesse ont un impact considérable sur l'adulte que nous devenons. Même les séries télévisées l'ont compris, donc si ce n'est pas votre cas, vous avez du soucis à vous faire. Par exemple, Rachel Green de Friends ne veut absolument pas ressembler à sa mère, une femme orgueilleuse qui se fait entretenir. Mais surtout dans Malcolm, où les enfants se construisent véritablement autour de la figure repoussoir de la mère, ce qui fait toute l'intrigue de la série, d'ailleurs. Oui, cet héritage que l'on construit au jour le jour et qui restera encré dans l'essence même de ce petit être dont on a la charge est la grande question que tout parent se pose, et ce, sans doute, jusqu'à la fin des temps. Ou jusqu'à ce que les aliens prennent le contrôle du monde et que l'on devienne tous des êtres uniformes et robotisés destinés à être esclaves de ces êtres assoiffés de sang. Quoi qu'il en soit, Chris avait véritablement conscience des enjeux d'une telle responsabilité, et il prenait cela très au sérieux. Même s'ils étaient amis, le jeune homme ne pouvait pas vraiment dire qu'il connaissait très bien le passé de Rafael, même s'il imaginait bien qu'il avait ce caractère sinueux et atypique, comme le sien. Cela laissait des traces, des apories mais aussi une aptitude à se sortir de situations difficiles, à faire face à l'adversité. Sachant que la mère de Chris avait été très spéciale, qu'elle l'était toujours, d'ailleurs, l'ancien étudiant connaissait très bien les dégâts qu'une éducation trop permissive pouvait avoir sur un enfant. Pamela Griffith avait toujours considéré son fils comme son ami, comme un égal, et Chris n'allait pas faire la même erreur. Lui avait bien conscience que Prunelle n'était pas une adulte, et qu'il fallait donc la cadrer. Il ne cherchait pas la complicité à tout prix et savait qu'il fallait être ferme, quitte à passer de mauvais moments avec elle. Il n'était pas son pote mais la personne qui avait la charge de l'éduquer et, en ce sens, il était celui qui devait faire la part des choses et encaisser les accusations de la tornade blonde. A vrai dire, l'apprenti mécanicien aurait cru que ces tourments n'auraient lieu qu'à partir de l'adolescence, mais vous savez ce que l'on dit, de nos jours, les jeunes sont de plus en plus précoces. Ainsi, il lui semblait que cela faisait une éternité qu'il devait supporter la crise hormonale de Prunelle. Il n'imaginait même pas quand les règles et les garçons allaient faire leur entrée dans l'équation, quelle galère cela allait devenir.

C'est peut être pour cette raison que Chris s'était ainsi crispé lorsqu'il avait vu Matthew et Prunelle dans leur petit jeu. Il voyait déjà Prunelle au bureau du planning familial, et les blagues dans les vestiaires des hommes sur la taille des seins de la jeune fille et à quel point elle était une fille facile. On pouvait discuter ses méthodes, mais Chris avait de bonnes intentions, et il voulait lui éviter cela. Ainsi, lorsque Prunelle voulut revoir Matthew pour la nuit, mais surtout, lorsqu'elle lui demanda de quitter son propre lit pour le laisser à son ami, Chris eut tout de même un mince sourire en coin. Après tout, il n'était pas coincé à ce point, et l'aplomb avec lequel la petit fille lui parlait était tout de même impressionnant. Avec le temps, aujourd'hui, cela ne le choquait plus vraiment, à vrai dire. D'ailleurs, le petit Dunhamn tenta sa chance à son tour. « Oh oui, disez oui Monsieur Callaghan! » Chris lui sourit, alors que son père le reprenait. « Dites » Chris attendait que son ami le soutien, sur ce coup. Il avait beau être adulte, faire face aux deux petits monstres n'était pas une perspective particulière réjouissante. Après tout, ils pouvaient être très persuasifs lorsqu'ils le voulaient. Celui ci devait sentir la charge qui pesait sur ses épaules, puisqu'il dit aux deux gamins. « Non il ne dormira pas ici! » Parfois, Chris ne comprenait pas Rafael. Dans la vie de tous les jours, il pouvait se montrer tellement autoritaire et intimidant, personne ne pouvait soupçonner l'enfant doté d'une certain sens de l'humour qui se cachait derrière une telle attitude. D'ailleurs, en d'autres circonstances, le jeune homme aurait trouvé cette réaction plutôt amusante, si ce n'était pas suite à une journée harassante et une découverte embarrassante et alarmante. Rafael avait du remarquer ses états d'âme, puisqu'il poursuivit aussitôt. « Je n’ai pas vu mon fils de la journée, et vous avez suffisamment épuisé Chris pour la journée! Mais la prochaine fois, ça pourra se faire, N’est-ce pas Chris ? » Le jeune homme en question adressa un large sourire forcé à son ami, comme pour lui dire 'tu me le paieras, saligot !'. En fait, pour l'instant, il rêvait surtout d'une tisane et d'une bonne nuit de sommeil pour reposer ses membres endoloris pour se remettre de cet après midi de torture. Il leur répondit tout de même, après quelques instant de réflexion. « Bien sur, mais il faudra être sage ! On s'organisera, mais oui, ça me semble très possible, une prochaine fois. Ce soir, Prunelle, de toute façon, tu dois te coucher tôt, demain matin, je te réveille pour aller chez le dentiste ! » Il imaginait déjà la crise que cela allait être le lendemain. A vrai dire, pour cette fois, Chris ne pouvait pas la blâmer, ayant lui même du mal à supporter ce genre de rendez vous. Mais bon, on ne peut pas y échapper de toute façon. Face à cette perspective pas vraiment réjouissante, Prunelle fit la grimace, surtout destinée à son jeune ami, mais si passa de commentaires. Pour le moment, du moins.
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Message(#) Sujet: Re: (N°1571) Journée parmi les monstres. (ft. Rafael) (N°1571) Journée parmi les monstres. (ft. Rafael) EmptyJeu 2 Sep 2010 - 18:26



Si Rafael avait la possibilité de réécrire son histoire, il ne ferait probablement pas les choses de la même façon. Les regrets étaient un lot quotidien avec lesquels il fallait vivre sans trop se poser de question. Refaire le monde n’était jamais une bonne idée, après tout, nous ne sommes jamais vraiment conscient du poids de nos erreurs avant de les énumérer à voix haute. Rafael pourtant n’en avait jamais parlé ou si peu sérieusement qu’il était difficile de croire qu’il regrettait quoique ce soit. D’un regard extérieur c’était à se demander s’il en avait même le droit. Il n’avait pas une vie si anarchique que cela. Bien qu’il ait quitté son luxueux appartement des quartiers chics de Chicago, il emménageait dans une banlieue tout aussi chic mais cette fois si sur la côte. Quel endroit plus merveilleux que la Floride ? Il était un bon agent, son salaire en attestait autant que les avantages dont il disposait. Matthew bien qu’étant difficile, n’était pas un enfer à faire garder, bien heureusement. Il retrouvait d’ancienne connaissance, mettant un peu de piquant -exactement ce qui lui manquait- dans sa vie, que demander d’autres ? Et bien malgré les apparences, Rafael avait bien d’autres soucis sous-jacents, il n’en parlerait à personne comme à son habitude. Probablement une histoire d’égo masculin sur-dimensionné, il n’avait jamais consentit à recevoir de l’aide, et cela n’arriverait surement jamais. Hors avec son fils c’était un cas de figure différent. Oh il vous fera croire que s’il en avait la possibilité, il n’hésiterait pas une seconde à filer ce gosse à l’adoption, ou mieux ne jamais ouvrir la porte à sa mère. Mais bien sûr c’était faux, Rafael avait fait énormément d’erreurs dans sa vie, mais il ne commettrait jamais celle là. Ni dans cette vie, ni dans une autre. Et c’était aussi, le seul moment où il préférait être aider, persuadé d’être un mauvais père .. Mais comme tout homme à la fierté dépassant les problèmes de notoriétés publiques, il préférait encore remballer et ignorer certaines personnes, que prendre avec le sourire des remarques sur son fils. L’éducation n’était pas un problème en soit, mais l’enfant qu’il était oui ! Ne jamais critiquer son fils, et surtout pas devant lui, Rafael n’était en aucun cas disposé à encaisser une chose pareille.

Même s’il percevait l’angoisse de Chris, et même s’il comprenait d’où elle provenait, Rafael ne l’admettait pas vraiment, du moins il se refusait à en tenir rigueur. Il n’appréciait pas la façon dont ses muscles s’étaient raidis lorsque sa fille avait demandé à passer plus de temps avec Matt. Il se souvenait d’ailleurs de sa remarque à son sujet, comme quoi il serait en quelque sorte un meneur et incitait à la fillette à le suivre dans le moindre de ses délires de casse-cou. Certes c’était dans son tempérament, mais il ne fallait pas non plus se leurrer, Prunelle était également comme ça. On ne pouvait pas espérer que l’un tire l’autre vers le haut et parviennent à s’assagir mutuellement. C’était tout bonnement impossible et un rêve utopique. Au contraire, ils ne pouvaient que s’entraîner plus bas encore. Mais Rafael connaissait bien ce genre d’amitié, surtout à l’enfance, il n’y avait finalement aucun mal, car oui ils pouvaient faire des erreurs et en apprendre au final, mais du moment que les parents leurs collent toujours aux basques, pourquoi s’en faire ? Il n’était pas sûr de devoir apprécier avec le sourire sa réaction face aux petits bisous innocents échangé par les enfants. Mais il n’était pas sûr non plus de devoir lui en vouloir. En revanche il ne louperait pas une occasion de le provoquer face à cela, si Rafael et Chris étaient amis, ça ne l’empêchait pas d’adorer la provocation c’était après tout dans sa nature, l’enfant avait de qui tenir. Il ne faisait pas cette constatation avec plaisir non plus, sachant ce qui lui pendait prochainement au nez, mais il en éprouvait une fierté quelque part. « Bien sur, mais il faudra être sage ! On s'organisera, mais oui, ça me semble très possible, une prochaine fois. Ce soir, Prunelle, de toute façon, tu dois te coucher tôt, demain matin, je te réveille pour aller chez le dentiste ! » Devait-il retenir ce sourire forcé qu’il avait affiché ? Les quelques secondes de silences, ou sa réponse positive ? Rafael n’en avait pas encore décidé. Il était surtout convaincu que le temps était venu pour lui de quitter cette maison, de laisser au jeune homme le temps de se reposer et de revoir les événements à tête reposée. Sans doute serait-il moins nerveux, ou pas .. L’avenir le lui dirait, il était même presque certain d’avoir un jour le droit à de nouveaux reproches quant on comportement de son fils, qui dans une énième provocation, descendit des bras de son père pour prendre la fillette dans ses bras en guise d’au revoir. Au moins Rafael n’avait pas de doute quant au sang coulant dans ses veines, il ne pouvait être que de lui (même si les vérifications étaient déjà faites, les manifestations physiques n’étaient qu’un bonus très appréciable.) Néanmoins Rafael attira son fils avec lui en se saisissant de sa main, tout en l’entrainant avec lui vers la sortie. « Bien, je vois que votre programme sera chargé demain, on ne va donc pas s’attarder plus longtemps! » Dit-il sur le pas de la porte avant de se retourner une ultime fois vers son ami et de lui parler à voix basse, pour que les enfants n’entendent rien, mais non sans autorité et sarcasmes. « La prochaine fois c’est mon tours n’est-ce pas ? Tu seras assez reposé pour argumenter sur chacun de tes reproches! » Un clin d’œil ponctuant le tout, il fit volte-face avant d’adresser un au revoir chaleureux bien qu’à distance, à la fillette et son père.

Ended

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