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Message(#) Sujet: Just be sure to push the UP button Just be sure to push the UP button EmptyDim 20 Juin 2010 - 19:41

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SIXTINEANDPRIDE



    « Mais Mr Berrington, la banque ferme dans à peine dix minutes. »
    « Je sais. »

    La voix suave et sensuelle du jeune homme trancha l'air d'une teinte sèche et agacée ; sa langue claquant contre son palais venait trahir son exaspération devant l'hôtesse d'accueil de cette banque luxueuse et aux dimensions trop grandes pour ne pas prétendre à peu d'arrogance. Le regard noisette du jeune agent plongea ainsi avec dureté dans les yeux satinés de son interlocutrice qui raffermit son regard en retour : était-elle stupide au point de croire qu'il ne savait pas lire les horaires de fermeture affichées sur l'immense porte d'entrée ? De plus, les banquiers avaient beau être des vautours bureaucrates obsédés par les dollars de leurs clients, cela ne les empêchait pas d'être rangés pour la plupart dans la case des allergiques notoires des heures supplémentaires. L'heure de fermeture était sacrée, autant que celle de la pause café sans doute, car elle était celle où ils pouvaient se congratuler grassement des bénéfices faits dans la journée, ou des comptes renfloués placés sous leur tutelle. Dans un soupir glacé, et à la vue de son interlocutrice qui ne semblait pas vouloir rendre les armes, Pride changea alors de tactique, se penchant un peu plus vers la demoiselle dans une prestance folle. Affichant un sourire en coin d'un charisme écrasant, il portait la couleur des parfums vous chamboulant les sens, et le magnétisme brut parfumé d'effluves envoûtantes.

    « Je n'ignore pas que vous avez eu une rude journée... Avec des clients acariâtres ou pressés, et croyez-moi j'admire vraiment la patience que vous devez avoir pour ce genre de boulot. Je vous offre un café peut-être, dès maintenant puisque vous êtes libre dans dix minutes ? »
    « A vrai dire... » fit alors la jeune femme dans un sourire retrouvé, la lueur mauvaise de son regard envolé au profit de joues rosées s'empourprant alors. « Je finis toujours dix minutes avant la fermeture, pour ne pas laisser entrer les clients vous comprenez... »
    « Je comprends. » renchérit alors le jeune homme d'une voix suave, le charisme en étendard tandis qu'il se redressait dans un sourire radieux avant d'arquer les sourcils. « Et bien vous n'allez pas chercher vos affaires ? Je vous attends ici... Et je vire tous les clients qui tenteront sournoisement de passer l'accueil à l'heure fatidique de la fermeture. »

    La jeune femme eut un gloussement léger avant de se lever de sa chaise et de se précipiter vers une pièce fermée située dans son dos délicat, toujours sous le sourire charmeur de Pride qui semblait avoir retrouvé toute sa patience. Néanmoins le sourire aguicheur disparut aussitôt que la silhouette de la demoiselle s'était éclipsée dans la pièce en question, laissant tout le loisir au jeune agent de lever les yeux au plafond d'une moue méprisante et d'un soupir froid, avant de souffler un bref 'je hais les banques' , sec et cassant. Tournant ainsi les talons, Pride profita de l'absence de l'hôtesse d'accueil afin de passer la sacro-sainte cordelette rouge et de se diriger vers les bureaux, noyés dans une opulence faite d'une décoration splendide et arrogante. Si Pride détestait les banques, malgré les billets verts qu'elles contenaient, et en toute logique les banquiers vautours qui s'en faisaient gardiens, les banques elles-même le lui rendaient bien : depuis son braquage qui avait eu lieu un an auparavant, il était plus que logique que l'arrivée de Berrington sur les lieux était toujours vue d'un mauvais oeil par les employés, néanmoins la fortune douteuse de Pride, mais trop élevée, les poussait à lui adresser de grands sourires radieux. Bien déterminé à rencontrer aujourd'hui son banquier, ne serait-ce que pour dix minutes afin de s'entretenir pour une affaire de prêt, dans une idée soudaine de monter son propre business, Pride se dirigea ainsi vers l'ascenseur vide qui referma sur sa silhouette masculine ses portes mordorées. Quelques secondes à peine passèrent lorsque l'ascenseur en question s'ouvrit dans un tintement sonore au seuil du deuxième étage ; aussitôt le regard d'ambre de Pride vint se poser sur une silhouette divine mais délicate lui faisant face, et s'engouffrant dans le ventre de l'ascenseur à ses côtés, qui referma ses portes sur les deux jeunes gens. Un bref sourire en coin se dessina sur les lèvres du jeune homme alors qu'il leva son regard brodé d'or et d'acier sur le plafond de l'ascenseur montant vers les derniers étages, d'une moue faussement pensive, alors même qu'il avait reconnu bien sûr la délicate demoiselle ayant pris place à ses côtés : Sixtine de Woodstock, mannequin de profession et tentatrice de passe-temps ostentatoire, dessinée dans les courbes les plus parfaites et sculptée sans nul doute par la grâce des anges.

    « Un rendez-vous avec un banquier ? Paraît-il que ce n'est pas très sûr comme plan de secours, avec la crise financière de ces derniers temps. » fit-il de sa voix suave et cyniquement amusée.
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Message(#) Sujet: Re: Just be sure to push the UP button Just be sure to push the UP button EmptyLun 21 Juin 2010 - 18:43

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PRIDE S. BERRINGTON & SIXTINE DE WOODSTOCK

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    S’étant mise en frais toute la journée, Sixtine en avait presque oublié que son père lui avait demandé de passer à la banque. La jeune femme ne connaissait pas la raison de ce rendez-vous mais elle se doutait qu’il s’agissait de quelque chose d’important et accéléra la pas jusqu’au luxueux bâtiment en verre. En poussant la porte transparente, Sixtine se souvint qu’elle était à jeun depuis le début de la journée en entendant son ventre émettre un bruit très distingué de gargouillements. Un rapide coup d’œil à sa montre lui fit constater qu’il était seulement dix-huit heures trente. Avec un peu de chance la jeune demoiselle pourrait rapidement passer au chinois du coin avant qu’il ferme. Cette idée lui remonta le moral et elle s’avança en souriant, puis se présenta poliment à l’hôtesse d’accueil qui lui indiqua l’ascenseur d’un petit mouvement de tête et lui tendit un bout de papier soigneusement décoré qui semblait être une carte de visite où un nom, un numéro de téléphone et le chiffre 17 (qui correspondait à un bureau du deuxième étage) figuraient.

    « Bon, voyons où cela nous mène… » murmura la belle Sixtine en aparté.

    Elle marcha longuement dans le couloir au tapis doré, s’arrêtant à chaque porte pour vérifier si le nom y figurait, puis s’arrêta enfin devant une porte en chêne magnifiquement bien lustré dans des tons dorés. Sixtine toqua trois fois comme à son habitude puis une voix grave et rauque se fit entendre à travers les murs de la pièce. La mannequin entra prudemment et s’assit en face de son interlocuteur aux cheveux gris qui devait avoir la cinquantaine.

    Une vingtaine de minutes plus tard, le banquier avec qui elle s’était entretenue lui ouvrit enfin la porte, lui faisant signe de sortir et la remercia d’une rude poignée de mains. Sixtine passa sa main sur son doux visage puis s’enfonça dans l’ascenseur sans remarquer quelconque présence. Ce n’est que lorsque les portes en acier se refermèrent qu’elle vit quel bel homme se tenait en sa compagnie. Pride Berrington. A la vue de celui-ci, Sixtine ne pu s’empêcher de laisser un léger sourire se former aux extrémités de ces lèvres. Elle prit discrètement la terminaison de ses longs cheveux blonds et les relâcha vers l’arrière, laissant une vue plongeante sur son décolleté. La voix sauve de Pride s’éleva doucement dans l’enceinte de l’ascenseur et Sixtine se fit un plaisir de répondre à cette question, dans le même ton cynique de celui-ci.

    « Oui, un très bon rendez-vous même. Très compromettant. Mais je n’en dirais pas plus, nous savons, comme qui dirais, garder les secrets professionnels dans la famille. »

    Voyant que l’ascenseur se dirigeais dangereusement vers le dernier étage, la jeune femme fit semblant de s’appuyer contre le mur de l’appareil mais en pressa le bouton STOP. Elle porta sa main à sa bouche et émit un petit ‘Merde’ qui la fit sourire intérieurement. Elle voulait faire craquer Pride, et utiliserait tout les moyens possibles et inimaginables, c’est sûr.
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Message(#) Sujet: Re: Just be sure to push the UP button Just be sure to push the UP button EmptyMar 22 Juin 2010 - 23:55

    Un parfum sucré vint emplir les lieux clos, entêtant et léger, dans une effluve de lys, de cannelle et de miel dont la douceur vint s'entremêler à la volupté plus brute et épicée du parfum du jeune homme. Un sourire en coin, furtif, ne se délogeait plus de ses lèvres semi-amusées et sans doute quelque peu perverses tandis que son regard de braise fixait avec arrogance princière un point invisible en hauteur : car après tout qui n'avait jamais fantasmé se retrouver coincé dans un ascenseur avec une femme divine, aux jambes longues et élancées, à la taille de guêpe et à la beauté éthérée ? Pride lui-même, loin d'être insensible à la beauté féminine de certaines demoiselles dont les charmes semblaient être imbattables à Miami, ne pouvait avancer rester de marbre sans se mentir, et quand bien même il y avait presque deux mois qu'il n'était plus célibataire, cela ne l'empêchait pas, à juste titre, d'apprécier une jolie plante lorsqu'il en voyait une. Ceci dont son statut d'homme non libre le gardait de toute réflexion, lui qui habituellement était entreprenant, parfois même à la limite de l'obscénité bien qu'il pouvait se montrer gentleman, demeurait muet et n'esquissa pas même un compliment. Un sacrilège sans doute, lorsqu'on voyait la créature de rêve au décolleté vertigineux alors à ses côtés, mais une assurance certaine de ne pas tomber dans le jeu malsain du flirt, que ce dernier soit volontaire ou non. Qui aurait cru qu'un gamin des ghettos, élevé dans la violence des poings, des mots, et de la poussière, se retrouverait aujourd'hui dans une banque pour riches clients, côtoyant de près ou de loin des personnes comme mademoiselle, visiblement mannequin et ayant sans doute grandement conscience de ses charmes ? Lui le premier sans doute, car Pride en plus d'être déterminé, avait gagné en arrogance au fil du temps, mais à part lui personne n'aurait pu croire à l'ascension phénoménale du caïd des ghettos, reconverti en gentleman escroc. Finalement la voix de son interlocutrice s'éleva, légère comme une brise mais sans doute aussi dangereuse que l'opium, répondant alors à la question peut-être déplacée de Pride, qui étouffa un bref rire échappé de ses lèvres en un soupir.

    « Je ne demandais pas de détails. » fit-il en référence aux paroles de la demoiselle qui insista visiblement sur le fait de ne pas en dissimuler plus, malgré son air taquin.

    Qui était-il d'ailleurs pour prétendre à nourrir ainsi vicieusement une curiosité de la sorte... Sans doute, et très probablement même, que si le jeune homme n'avait pas déjà eu pour lui une compagne à qui il s'était promis fidélité – sans doute pour la première fois de sa vie – , aurait-il joué les licencieux en se penchant à l'oreille de la douce Sixtine pour mieux lui glisser dans un murmure suave et sensuel des questions plus crues et éventuellement dérangeantes. Préférant rester assagi, le jeune homme se contenta de détourner ses yeux fauves dans sa prestance légendaire, laissant le silence s'installer jusqu'à ce que l'ascenseur ne se coupe net dans son élan. Un juron passa la barrière des lèvres délicates de la demoiselle, tandis que Pride fronça les sourcils d'un agacement certain : lançant à son tour un juron de son cru, il sortit dans un soupir son téléphone portable, appuyant sur une simple touche qui fit un appel rapide vers son banquier.

    « Parfait... » souffla-t-il de sa voix suave et agacée avant d'entendre quelqu'un décrocher à l'autre bout du fil. Les paroles échangées entre les deux hommes furent brèves et ne durèrent qu'un cours instant, durant lesquelles Pride se contenta de lâcher quelques mots d'un timbre glacé mais suave, jetant par moments quelques coups d'oeil à Sixtine comme s'il vérifiait que la demoiselle n'écoutait pas. Car dans le rapide appel téléphonique se placèrent les mots 'nouveau projet', 'immobilier', 'prêt' et enfin 'panne d'ascenseur', ce à quoi le banquier réagit d'une manière étonnée. Raccrochant finalement dans un soupir, Pride fourra son téléphone dans la poche interne de son veston avant d'en tirer un paquet de cigarettes. « Je n'ai vraiment pas de chance ces temps-ci. J'aurais aimé voir mon banquier ce soir pour quelque chose d'important, bien qu'entre nous, les banquiers ne m'ont jamais beaucoup aimé. » Un sourire en coin, ravageur et subtil, vint se loger sur ses lèvres carmin entre lesquelles il plaça une cigarette, rangeant son paquet dans sa poche avant de murmurer d'un timbre un peu trop joueur dans un murmure lascif à la demoiselle. « Vous m'allumez ? »

    Quand on joue avec le feu...
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