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 I didn't know I was a criminal

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I didn't know I was a criminal Vide
Message(#) Sujet: I didn't know I was a criminal I didn't know I was a criminal EmptySam 19 Juin 2010 - 18:43


I didn't know I was a criminal 9sb31u I didn't know I was a criminal 293ejo0
assezbelle & lakecastle


Jaime ne comprenait pas ce qui était en train de lui arriver. Il venait d'être enfermé dans une cellule étroite du commissariat de police du coin, sans en connaitre la raison. Il avait déjà mit les pieds dans un commissariat à New York, mais c'était des grandes cellules avec une demi-douzaine minimum de résident. Cette fois, il était seul. L'endroit était peu éclairé. Jaime supposa qu'à cette heure, les détenus, qui avaient été arrêté durant la soirée et pendant la nuit avaient déjà été libérés tôt le matin. Tant mieux pour lui, cela lui évitera des conversations sans queue ni tête avec des hommes à moitié ivres morts. Il avait essayé d'avoir quelques informations aux policiers venus l'arrêter. Mais aucun d'entre eux ne lui avaient accordés un mot sur la raison qui les poussaient à venir le chercher de si bonne heure. Il n'avait pourtant rien fait de mal, ces derniers temps. Il ne comprenait pas.

      Huit heures dix, Lemon Street, plus tôt dans la matinée,

      Jaime entendit un bruit sourd qui venait de l'étage inférieur. Il se hissa hors de son lit pour savoir quel était la nature de ce brouhaha. Ce n'était pas la peur qu'il s'agisse de cambrioleurs qui le tira aussi rapidement du lit (à cette heure là et avec aussi peu de discrétion, ça l'aurait étonné - ou se serait des voleurs vraiment, vraiment, pas doués !), mais il ne voulait pas que pour sa première semaine de colocation, Mia soit réveillée par des voisins fous furieux. Cela faisait à présent quelques semaines que Jaime était revenue d'Afrique, et qu'il avait acheté cette maison non loin de la maison familiale, il ne connaissait donc pas très bien ces nouveaux voisins. Il en avait aperçu quelques uns en train de faire un jogging tôt le matin, ou en train de jardinier durant l'après-midi. Mais, bien qu'il réfléchissait sur la raison qui aurait pu provoquer une telle hargne, il enfila un t-shirt qui trainait dans un coin de la chambre et descendit le plus rapidement possible. Forcément, vu le bruit, Jaime fut rapidement suivi par sa colocataire qui ronchonnait déjà de se faire lever de bonne heure et pestait contre ces maudits bourgeois qui ferait mieux de s'occuper de leur jardin plutôt que d'embêter les autres. Jaime aurait préféré qu'elle reste couchée - bien qu'elle l'avait déjà vu au saut du lit, il éprouva une certaine gêne d'être descendu juste avec un boxer et un t-shirt miteux. Cette gêne se multiplia par dix lorsqu'il ouvra à la volée la porte. On entendit quelques bribes de paroles peu aimable sortant de sa bouche.. Mais la stupéfaction le stoppa dans son élan. Il se trouva planter devant trois hommes en uniforme de force de l'ordre. Aussitôt, ils s'adressèrent à lui d'une voix sévère :

        « Vous êtes Jaime Bennett ?
        - Oui, c'est moi.
        - Monsieur, veuillez nous suivre. Vous êtes en état d'arrestation. Tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous. »

      Sur ces quelques mots, Jaime était complètement bouche bée et ne comprenait pas du tout ce qui se passait. Un des hommes discuta avec Mia, toujours témoin de la scène. Jaime n'entendit pas l'échange de paroles, mais compris rapidement ce qu'il lui avait dit. En effet, Mia était remontée rapidement et redescendu aussi vite, cette fois avec un pantalon dans les mains. On donna quelques secondes à Jaime pour l'enfiler. Ceci fait, le troisième homme qui s'était fait jusqu'à là discret, l'empoigna et lui colla des menottes au poings. Avant un dernier regard interrogateur à Mia, il fut emmenée fermement jusqu'à la voiture de patrouille postée devant la maison. Il était déjà tôt dans la matinée, pourtant Jaime vit une grande partie de ses voisins qui étaient déjà derrière leur fenêtre ou dans leur jardin, tous leurs regards tournés vers le numéro 1205, Lemon Street.


Ils savaient déjà que tout le quartier devait déjà être au courant de cette mésaventure. Tout le monde devait déjà supposé qu'il fait partie d'un gang dealeur de drogue de la côte Est à l'heure qu'il est. Les commérages de quartier, il n'y a jamais eu plus faux et dévastateurs pour quiconque en serait la victime. Jaime était surtout inquiet de savoir quelle serait les idées de sa nouvelle colocataire à l'heure qu'il est.. Il ne voulait pas qu'elle ait des idées fausses à son sujet.

Environ une vingtaine de minutes après son arrivée au poste, voilà qu'il n'était plus le seul résident. Il fut réveillé de son demi-sommeil par une voix hystérique. Les policiers qui étaient venus le chercher, faisait à nouveau leur entrés dans cette zone du bâtiment. Mais il n'était pas seule. La jeune femme résistait à leurs poignes et Jaime l'entendait râler à l'autre bout de la pièce :

    « Laissez moi tranquille ! Je n'ai rien fait de mal ! Je ne vois pas pourquoi je suis là ! Laissez moi.
    - Madame, calmez vous, ou on aura une raison de plus pour vous garder ici. »


Jaime la voyait au loin. Elle ne disait plus rien mais elle ne se laissait toujours pas toucher par un seul des hommes. Cependant, à cette distance et la pénombre, Jaime n'arrivait pas à distinguer de qui il pouvait s'agit. Ils l'installèrent dans la cellule juste en face à celle de Jaime. Là, la surprise fut de taille. C'était Jane, cette prétentieuse de Jane. Sans aucune sympathie, il s'adressa à elle avant que celle-ci ne le voit.

    « Mais, qu'est ce que tu fais là, toi ?! »


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Message(#) Sujet: Re: I didn't know I was a criminal I didn't know I was a criminal EmptyDim 20 Juin 2010 - 21:56



Outrée était un bien faible mot pour qualifier l’état de Jane à ce moment là. Elle avait déjà pour habitude de s’énerver facilement et d’être prise d’un accès de colère pour un oui ou un non ; mais ce qui se produisait ici dépassait toutes les limites. Deux policiers, ou plutôt deux abrutis pensait t-elle, osaient la malmener physiquement en l’attrapant par les poignets ou en la poussant légèrement pour qu’elle avance jusqu’à la cellule. Elle aurait bien eu envie de leur retourner quelques paires de gifles et coups de pieds à des endroits propices, mais en y réfléchissant bien, ce n’était pas trop le moment d’aggraver son cas. Elle se contenta donc de cris particulièrement agressifs à leur encontre et elle parvint à maintenir leurs mains loin d’elle. Avec toute la dignité qu’il pouvait lui rester, Jane tenta de marcher avec élégance le long des cellules. Elle avait littéralement été humiliée ce matin-là, en se faisant menotter devant les yeux de tout le quartier déjà réveillé d’Ocean Grove. Bien entendu, elle s’était levée aux aurores, comme à son habitude, et elle jardinait lorsque les officiers étaient venus. Elle avait tout d’abord cru qu’ils venaient lui poser de nouvelles questions au sujet des cambriolages et n’avait donc cesser de se débattre en hurlant à l’injustice jusqu’à la voiture. Elle était affublée d’un tee-shirt clair tacheté de marron ou de vert et un gant de jardinage pendait de la poche de son survêtement lorsqu’elle passa devant les autres, à qui elle jetait des regards noirs ou des sourires ironiques.

Jane fût finalement vulgairement placée dans la pénombre d’une cellule. Elle posa la tête contre le mur et regarda les deux bourreaux s’éloigner. Soudain, brisant le silence, une voix qui venait de juste en face s'adressa à elle. « Mais, qu'est ce que tu fais là, toi ?! » Le visage Jane vira au rouge en reconnaissant la voix et le visage de Jaime se démarqua de l'obscurité.

- TOI ! Elle s’agrippa aux barreaux, comme retenue par le fer. Toi, tout est entièrement de ta faute, j’aurais du m’en douter ! Tu as de la chance que je ne sois pas juste à côté de toi, sinon… J’ai eu tort de ne pas en finir avec toi hier, dans le par…

La jeune femme s’interrompit. Rongée par la fureur, elle n’avait pas vraiment pris le temps de réfléchir à l’essentiel : pourquoi l’avait-on arrêtée ? Tout devenait plus clair grâce à la présence de Jaime. Elle se recula jusqu’à toucher le mur, et se laissa tomber assise.

      Fin d'après midi, parking du centre commercial, le jour d'avant.

      Jane en avait fini avec ses courses et tenait plusieurs sacs remplis à ras bord entre ses bras. Elle était soulagée d’en avoir terminée avec ça, son humeur était plutôt détendue. Elle s’engouffra dans les sous sol pour atteindre le parking où l’attendait sa voiture. Jane rangea les sacs dans le coffre et s’installa au volant. Elle s’étira, son dos lui faisait légèrement mal. Evidemment, personne ne s’était proposé pour l’aider à porter ses lourdes charges. Elle était même persuadée avoir vu une voisine de loin, qui avait fait semblant de ne pas la voir. Jane se promit de ne plus lui parler pendant au moins une semaine. Alors qu’elle s’apprêtait à démarrer, une voiture passa devant elle et se gara quelques places plus loin. Son humeur changea du tout au tout. Elle avait juré reconnaître le conducteur : Jaime Bennett. Celui-ci avait obtenu le titre d’ennemi juré de Jane en osant ouvertement critiquer son cher restaurant. L'affreux n’avait pas apprécié l’absence de plats végétariens aux menus de Jane. Elle s’était empressée de lui déclarer d’aller voir ailleurs si elle y était et c’est ainsi que la guerre s’était enclenchée.

      Jane eut comme un état de choc, elle resta immobile durant quelques instants. Puis tout se passa très vite dans sa tête. Silencieusement, elle sortit du véhicule, prenant soin de refermer la portière avec le moins de bruit possible. Elle passa la tête discrètement entre deux rétroviseurs, et repéra sa proie. Jaime descendait à son tour. Jane entendit le clic ! qui fermait à clé la voiture, puis vit qu’il approchait, qu’il allait passait devant elle… Elle se recula, manqua de tomber en frappant la jambe dans un pneu. Jane avait tous les sens en éveils. Elle retenait sa respiration. Elle ne savait pas très bien ce qu’il lui passait par la tête. En tout cas, le bel homme marchait en sifflotant, la main dans les poches. Jane allait le prendre par surprise. Il montra le bout de son nez. Jane bondit et lui sauta dessus (...)

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Message(#) Sujet: Re: I didn't know I was a criminal I didn't know I was a criminal EmptyMar 27 Juil 2010 - 16:05


Il n'y croyait absolument pas ses yeux, et ses oreilles. Comment était-ce possible pour que Jane soit ici, dans cette petite prison en même temps que lui ? Combien de chance y-avait-il pour que ce ne soit qu'une simple coïncidence ? Impossible ! C'était bien ce que Jaime se disait à ce moment précis. Ou sinon, une conspiration pour le voir quitter la ville se tramait derrière son dos ! En tout cas, si c'est ça, c'est une idée plutôt bonne. Jaime ne peut pas la supporter. Imbue, orgueilleuse, colérique, voire hystérique - c'était les seuls qualificatifs qu'il pouvait donner à la jeune femme. On peut donc facilement comprendre la répulsion qu'il a envers elle.. Jaime ne comprend même pas comment c'est possible qu'une folle à liée comme elle à un seul ami en ville ! Elle est réellement dingue !

    « TOI ! Tout est entièrement de ta faute, j’aurais du m’en douter ! Tu as de la chance que je ne sois pas juste à côté de toi, sinon… J’ai eu tort de ne pas en finir avec toi hier, dans le par…
    - En finir avec moi ? Mais tu es complètement cinglée ! »

Les idées venaient en tout sens dans son esprit. Il commençait petit à petit à faire le lien entre sa présence en ce lieu, et celui de Jane. C'est lié ! En effet, ce sont les paroles de Jane qui le mit réellement sur la piste, ça ne pouvait être autrement : c'était à cause d'hier... Quand cette folle l'a attaqué !
    « Ne me dis pas que je suis ICI à cause de ta folie ! Je n'ai rien fait de mal.. C'est toi qui m'a attaqué ! Je ne mérite pas d'être ici, à devoir supporter ta folie et tes délires. »



      Fin d'après midi, parking du centre commercial, le jour d'avant.

      Jaime se rendait au centre commercial du coin. Il devait récupérer une chemise au pressing, acheter quelques produits pour le repas du soir et récupérer des médicaments à la pharmacie. C'était donc une sortie tout à fait banal et à priori rapide. Mais non ! Il a fallu qu'il croise le chemin de Jane. Comme si, les évènements de sa vie actuelle n'était pas suffisamment embetante comme ça - entre une mère gravement malade, une soeur qui le déteste et une colocataire-bien-aimée plutôt étrange. Il avait bien d'autres préoccupations en tête qu'une habitante folle à liée qui le déteste, tout simplement parce qu'il a osé dire la vérité (!!) sur son restaurant. En tout cas, lors de cette sortie à la grande surface, l'esprit de Jaime était à milles lieux de Jane. Mais apparemment, ce n'est pas son cas.

      Il sortait de sa voiture, qu'il venait de garer dans le parking souterrain - qui semblait désert. Jaime n'a jamais été très peureux. Certains pourraient être complètement flipper à l'idée de ce retrouver dans un parking vide, de peur de se faire attaquer et voler tout son argent. Ce n'était absolument pas son genre. Finalement, ça lui apprendra ! Il n'a plus qu'à se méfier un peu plus... Les mains dans les poches il se dirigeait vers les portes qui se trouvaient à cent mètres plus loin.. Quand tout à coup : quelqu'un lui a sauté dessus !!!

      Il fut tellement surpris qu'il mit plusieurs secondes à comprendre ce qui lui arrivait. Quelqu'un lui avait bondit dessus comme un lion sauvage. Il était à présent à moitié étranglé par un bras fin. Son assallant se trouvait sur son dos - aggriper. Un bras autour de la gorge, et une autre empoignait sa chevelure.. L'avantage de se faire attaquer par un poids plume, c'est qu'il est pas très difficile de se sortir de la situation. Jaime ne savait pas qui l'attaquait. Mais vu la taille, il compris rapidement que c'était une femme. Il réussit à lui faire lâcher prise autour de sa gorge - et il pu ainsi respirer. Ensuite, malgré qu'elle se débattait comme une furie (!!), il réussit à la faire descendre de son dos.. Elle se jetta à nouveau sur lui et le projetta au sol. La situation et position d'un point de vue extérieur pourrait s'avérer cocasse, voire ambigue. Mais, Jaime avait enfin compris. Ce n'était pas après son argent que cet agresseur en voulait : c'était tout simplement contre lui. Malgré des cheveux en batailles, il reconnu facilement Jane, à présent sur lui qui lui donnait un grand nombre de coup de poings dans le torse...


Au plus profond de son cœur, même s'il a toujours été d'une nature gentille et prêt à pardonner chacun.. Ça ne risquait jamais d'arriver avec elle. Elle ne mérite qu'une chose : être interné en hôpital psychiatrique. Attaquer quelqu'un sans raison et vouloir sa mort, c'est quand même une sacrée raison pour expliquer la haine du garçon envers elle.

Il s'approcha des barreaux et d'une rage qu'on ne connait pas chez Jaime, il cria à plein poumons - histoire que les policiers dans l'autre pièce l'entendent.
    « JE VEUX SORTIR D'ICI TOUT DE SUITE ! VOUS N'AVEZ AUCUNE RAISON VALABLE DE ME GARDER AVEC CETTE FOLLE !! »


Il jeta un regard mauvais à Jane. C'est d'un ton très sec et méchant qu'il s'adressa à elle. On ne lui connait réellement pas ce caractère - personne n'a jamais dû réussir à le mettre dans une telle colère.
    « Je ne vois pas pourquoi je suis ici, c'est toi qui m'a attaqué. C'est complètement injuste. Tu ne mérites qu'une chose que j'entame des poursuites judiciaires contre toi ! Toi et ton restaurant minable, allez au diable ! »
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Message(#) Sujet: Re: I didn't know I was a criminal I didn't know I was a criminal EmptyDim 22 Aoû 2010 - 21:36



« JE VEUX SORTIR D'ICI TOUT DE SUITE ! VOUS N'AVEZ AUCUNE RAISON VALABLE DE ME GARDER AVEC CETTE FOLLE !! » Jane se releva immédiatement. Comment osait-il ? N’en avait-il déjà pas assez fait ? Avec ses manières de Monsieur je sauve le monde en ne mangeant que des légumes, il était le comble même de l’hautaineté. Qui était-il pour se permettre, tout d’abord de critiquer quelque chose qui n’était certainement pas de son domaine, contrairement à elle : la cuisine ? C’était son métier, une partie considérable de sa jeune vie, et voilà qu’en deux trois paroles et salives dépensées, il réduisait à l’état de médiocrité son excellent travail. Jane était choquée de devoir en arriver là, seulement il ne fallait pas jouer avec la susceptibilité de la demoiselle. Jaime Bennett portait le titre d’ennemi en chef et c’était quelque chose qu’elle ne prenait pas à la légère. Elle avait peu d’ennemis, à Ocean Grove. La plupart des habitants étaient enchantés par cette jeune femme pétillante, drôle et sans gêne. Ils avaient sûrement compris qu’il ne valait mieux pas se la mettre à dos, vu l’hystérie totale dont elle pouvait faire preuve de temps à autre.
Oui, ils avaient tous compris, sauf Jaime Bennett.

      Fin d'après midi, parking du centre commercial, le jour d'avant.

      Jane accompagnait chaque coup de coudes et genoux de petits cris perçants qui auraient pu s’apparenter à des bruits d’animaux sauvages. Face à un homme, elle ne pouvait miser sur la force. Elle se rabattit donc sur les mouvements, en se tortillant dans tous les sens et en enchaînant les attaques, si bien qu’il ne savait où donner de la tête pour se protéger. Elle ne perdit aucune fougue lorsque sa victime parvint à l’écarter de son dos, elle lui sauta dessus, par devant cette fois ci, si bien qu’ils tombèrent ensemble, et l’attaque ne cessait pas.
      - Ca…. T’apprendras… à t’en prendre… à moi… réussit-elle à haleter en lui griffant délibérément le torse. Mais il sembla que ses paroles lui avaient valu trop d’énergie, car Jaime en profita pour la canaliser en lui collant les bras le long du corps. Elle avait la respiration saccadée et son cœur battait à tout rompre. Elle ne se débattit plus, la fatigue commençait à monter. Elle était plutôt absorbée par le regard de Jaime, sévère mais dans un sens réconfortant.
      - Calme toi, souffla t-il avec précaution. Il la tenait toujours fermement, certainement de peur que l’agression ne reprenne de plus belle. Il n’y a aucune raison de régler nos conflits par la violence.
      Il avait de nouveau enrôlé son personnage de 'Mr Parfait, paix et amour dans le monde'. Jane grogna. Jaime, sur le qui-vive, eut un mouvement de recul. Néanmoins, la jeune hystérique s’était calmée. Même loin d’approuver les paroles de son ennemi, elle avait décidé qu’il était temps de faire une trêve. Elle se libéra de l’étreinte de l’homme, et se releva doucement, sans le quitter des yeux. Elle l’observa avec mépris alors qu’il se remettait debout à son tour, avec un peu plus de difficulté à cause de ses blessures (non bien méchantes)...

A présent, au beau milieu de cette cellule, elle regrettait d’avoir abandonné si tôt, le jour précédent. Certes lui faire gravement mal lui aurait valu des ennuis bien plus sérieux, mais deux ou trois griffures en plus auraient été largement mérité. « Je ne vois pas pourquoi je suis ici, c'est toi qui m'a attaqué. C'est complètement injuste. Tu ne mérites qu'une chose que j'entame des poursuites judiciaires contre toi ! Toi et ton restaurant minable, allez au diable ! » C’était bel et bien les paroles de trop. Il fallait immédiatement riposter. Un policier, alarmé par le hurlement de Jaime, débarqua dans le couloir qui séparait les deux cellules. Il alterna les regards sur les deux prisonniers.
- Qu’est-ce qui se passe ici ?
Discrètement, Jane se pinça l’intérieur de la main jusqu’au sang. Les larmes réussirent à monter. Elle éclata ensuite bruyamment en sanglot. Elle savait que jouer la carte de la jeune femme en pleurs avait beaucoup d’effet devant des hommes tels que les policiers. Par expérience.
- Il… il… m’a menacé… elle tendit un doigt tremblant vers Jaime. Et… et… il m’insulte… il… il… Elle continuait de pleurer. La première larme avait du être forcée, mais les suivantes n’avaient aucun mal à venir, relevant bien sur de la pure comédie.

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