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 ▬ You're a pathetic little bitch. But you won ! | AUBREE

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Georgie Keily
the light is all but gone.
Georgie Keily

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Message(#) Sujet: ▬ You're a pathetic little bitch. But you won ! | AUBREE ▬ You're a pathetic little bitch. But you won ! | AUBREE EmptyVen 11 Juin 2010 - 18:10



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You're a pathetic little bitch. But you won !
aubree dehzkel & presley clyde


Cinq jours, cinq longs jours durant lesquelles Presley avait refusé de sortir de chez elle. Vivant reclus dans sa chambre, elle ne voulait parler à personne et n’avait trouvé que cette solution pour les éviter. Décrochant le téléphone pour ne pas être dérangé, se faisant porter pâle à son travail (après tout elle avait bien le droit) jouant la morte lorsque quelqu’un sonnait à la porte. Rare étaient les visages qu’elle acceptait de voir. Elle avait accepté de voir Ozzie qu’elle ne considérait déjà plus comme un ami désormais. Sans doute aveuglé par sa colère mais réaliser qu’il était ami avec l’une des personnes qu’elle haïssait le plus au monde à l’heure actuelle, elle se sentit en quelque sorte trahit une fois de trop en si peu de temps. Le second fut Gabriel, essentiellement parce qu’ils avaient quelques petites choses à régler, néanmoins sa présence lui avait changé les idées et elle ne pouvait que s’en montrer reconnaissante au-delà de ce qu’il pouvait faire pour elle depuis l’année dernière. Ainsi elle n’avait pas vraiment vu l’ombre d’un rayon de soleil depuis ces quelques jours, elle n’était sortie que la nuit et se rendait systématiquement à la plage, un réflex qu’elle ne comprenait pas. Mais passer quelques heures à la plage à observer le reflet de l’astre lunaire sur l’eau, la détendait. Pourtant aujourd’hui elle avait décidé de sortir de chez elle, d’arrêter de jouer au rat se terrant au fond de son trou. Elle avait besoin de s’aérer l’esprit autrement qu’en se rendant tardivement à la plage. Comme toute fille normalement constituée, elle pensa au shopping pour soulager son petit cœur assez éprouvé. Bon elle ne vivait pas un gigantesque drame, elle n’était pas vraiment entrain de se prendre pour une tragédienne, bien qu’elle avait le sentiment de voir sa vie prendre l’eau sans pouvoir l’en sortir de la noyade.

FLASH BACK

Il y a des journées où tout commence de façon ordinaire. Un jour tellement banale, qu’il est presque impossible de deviner la tournure que prendrait les événements quelques heures plus tard. Pour la brunette, tout allait bien, ou presque, elle n’avait strictement aucune folle raison de se plaindre de la vie qu’elle menait. Elle avait tout ce qu’elle pouvait souhaiter, malgré quelques tracas, mais que serait une vie sans cela ? Bien sur elle se serait aisément passé de toutes ses factures à payer, elle n’avait pas de problèmes financiers mais tenir ses comptes était une véritable horreur pour la jeune femme. Ne plus s’inquiéter pour son cousin était aussi un luxe qu’elle ne pouvait s’offrir. De même pour Sloan, dont les mystères commençaient à creuser, lentement mais surement, un gouffre entre eux. Pourtant dans tout ça elle avait trouvé le temps de faire l’acquisition d’un chien. Elle n’était pas une grande fan des animaux de compagnie, mais Robert fut un réel coup de cœur pour elle, un nouvel ami dont elle ne pouvait déjà plus se passer. Elle avait dut faire pression sur le propriétaire, mais tel que sa mère aurait géré la crise, un chèque généreux et le chien était à elle. Presley comprenait enfin le délire de Rhys autour de son propre chien, elle ne pouvait plus vraiment se moquer de son sentiment d’alter-égo lorsqu’il parlait de lui. En somme, malgré les petits changements, tout allait bien pour elle. Evidemment c’était sans compter sur les personnes malintentionnées qui peuplaient les environs. Découvrant tout comme tout ses contacts facebook, que Sloan lui avait été infidèle. Casey Ainsworth avait jugé bon de publier des photos prises ce soir là pour attesté ses dires. Elle ne doutait pas qu’elle finirait par se venger, mais elle ignorait en revanche que ce qu’elle ferait, serait si douloureux. Elle n’était pas la seule responsable de tout ça évidemment, le plus gros fautif étant Sloan. Et cette jeune femme, celle avec qui il avait passé la nuit, Aubree Dehzhel …
Avançant dans les rues, le regard baissé vers ses propres pas, elle n’avait pas réellement fière allure, elle se fichait éperdument de ce à quoi elle pouvait ressembler en réalité. Cheveux attachés négligemment, un short pris au hasard, un tee-shirt qui semblait datait un peu trop vu sa tendance à remonter trop souvent. Seule sa paire de spartiates donnait la sensation qu’elle faisait un peu attention aux tendances (actuelles ou non). Elle déambulait sans réellement avoir de but, jusqu’à ce que le visage de cette jeune fille provoque comme un électrochoc en elle. Il y avait un avantage à Facebook, elle avait pu voir le visage de la jeune femme qui était (en partie) responsable pour la situation délicate dans laquelle se trouvait son couple. (situation délicate étant donné qu’elle n’avait toujours pas trouvé le courage de clarifier les choses avec Sloan.) S’avançant alors avec détermination vers celle qu’elle avait reconnut et sans le moindre doute, comme étant Aubree. Une fois arrivée à sa hauteur, et se fichant bien des gens qui les entouraient, elle attendit simplement que la jeune femme se retourne vers elle, le regard complètement blasée se fichant bien de qui pouvait être la personne lui faisant de l’ombre. A peine avait-elle croisé son regard, qu’elle l’a gifla du revers de la main. Elle ignorait au départ ce qu’elle pourrait bien faire, elle ignorait même qu’elle irait jusqu’à elle, mais croiser son regard provoqua sa colère de manière instantané. Et elle avait vraiment besoin de l’exprimer.


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Message(#) Sujet: Re: ▬ You're a pathetic little bitch. But you won ! | AUBREE ▬ You're a pathetic little bitch. But you won ! | AUBREE EmptySam 18 Sep 2010 - 1:15



you're a pathetic little bitch.

but you won!

    PRESLEY CLYDE & AUBREE DEHZKEL

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Parfois, les gestes les plus humiliants ne vous atteignent même plus. La douleur cuisante d’une gifle prise en pleine figure et la honte qui aurait dû en résulter ne semblèrent pas affecter Aubree Dehzkel, qui n’avait pourtant pas vu venir la chose. Bien sûr, des tas de personnes ici avaient des raisons de lui en vouloir et de lui assener une gifle, mais cela n’amoindrissait en rien l’effet de surprise que ressentit Aubree. Cette morveuse qu’elle ne connaissait ni d’Eve ni d’Adam venait de la gifler en public, sans geste prémonitoire ni raison apparente. D’où venait-elle ? Que lui voulait-elle ? Qui était-elle ? Ces questions fusèrent dans l’esprit d’Aubree sans y rester suffisamment longtemps pour qu’elle y accordât une quelconque importance. Au contraire, portant d’abord une main à sa joue par réflexe, la jeune femme changea rapidement d’attitude et se recomposa sans peine son masque de glace, arquant légèrement un sourcil parfaitement épilé, seul témoin, par sa couleur, du châtain habituel de sa chevelure désormais platine. Chevelure qui, tout comme sa peau, reflétait la lumière avec une telle force qu’elle semblait scintiller d’une lueur faible mais aveuglante. Le caractère glacial d’Aubree irradiait autour d’elle, se répandant par ondes qui vous glaçaient de la tête aux pieds. La regarder droit dans les yeux comme le faisait cette fille pouvait vous procurer les frissons les plus désagréables, et l’humiliation que l’on pouvait ressentir face à ses expressions les plus froides, ironiques et moqueuses pouvait être bien douloureuse. Mais cette fille, vaillamment vêtue d’un vieux jogging, ne semblait pas exactement savoir à qui elle avait affaire. Aubree ne s’en formalisa pas outre mesure : elle le comprendrait bien assez tôt. Un léger sourire narquois aux lèvres, Aubree comprit soudain qui elle devait être, et pourquoi elle avait cru utile de lui assener cette gifle. Elle était à peu près sûre de ne jamais avoir rencontré cette fille auparavant, et pourtant, sa tête lui était familière… grâce à Facebook. Le scandale lui revint en mémoire, tout comme la nuit qui l’avait provoqué, et cette vision arracha un nouveau sourire, plus large mais tout aussi froid et arrogant que le premier. Si cette fille était Presley Clyde, elle ne pouvait en aucun cas lui tenir rigueur de la gifle qu’elle lui avait collée une minute plus tôt. Au contraire – ce devait sans doute être le prix à payer pour une nuit avec son petit ami, le ténébreux Sloan Weisel.


flash-back



Le message avait été envoyé à Cassandre dans un geste prémonitoire qui s’avérerait correct quelques minutes plus tard, et Aubree était prête à s’occuper dignement de Sloan. Le regard vitreux du jeune homme témoignait de son état extrêmement désinhibé. Quelques minutes, et ils étaient dans la chambre d’hôtel qu’Aubree avait pu prendre immédiatement, prétextant l’état maladif de Sloan. Aubree ne perdit pas son temps et ne tarda pas à s’attaquer aux vêtements, bien trop encombrants à son goût, de Sloan, ce après l’avoir poussé sur le lit colossal. Elle n’avait pas fermé la porte à clé, attendant Cassandre d’une minute à l’autre. Les dégâts qu’elle provoquerait ce soir seraient bien plus grands qu’elle aurait pu le penser au début, mais cela lui était, après tout, assez égal. Aubree n’agissait que pour elle-même, et ce, depuis plus d’un an. C’est pourquoi elle s’affairait à retirer sa robe, installée à califourchon sur Sloan qui, loin de son état normal, se laissait faire avec la plus grande complaisance. A ce moment, la porte s’ouvrit bruyamment, et Aubree sut, en un coup d’œil, qu’il s’agissait de Cassandre. Aubree savait déjà ce qu’elle devait faire et elle fondit sur Sloan, l’embrassant tendrement, passant ses doigts de marbre dans les cheveux châtain du jeune homme. Elle prolongea le baiser, puis, lorsqu’elle détacha ses lèvres de celles de Sloan, elle jeta un nouveau coup d’œil à Cassandre et lui adressa un sourire en coin, alors que la jeune femme quittait à nouveau la pièce. Aubree, quant à elle, put alors à nouveau se concentrer sur ses activités. Le lendemain, les photos de Sloan et elle étaient partout sur Facebook et ne tardèrent pas à susciter tout un scandale. Scandale auquel Aubree fut, bien évidemment, complètement indifférente.


Aubree avait pris toute cette histoire avec légèreté et ne se sentait nullement affectée par les conséquences de ses actes. Il n’y avait pas de personne plus indifférente et égoïste qu’elle – elle avait obtenu ce qu’elle voulait et ne voyait pas l’intérêt de payer les pots cassés. Cependant, la colère de Presley était compréhensible – Aubree n’allait pas dire le contraire, bien qu’elle se fichât complètement des sentiments que pouvait avoir la brunette. L’espace d’un instant, la jeune femme eut envie de l’énerver davantage, de la provoquer toujours un peu plus. « Presley, je présume ? J’aurais bien dit enchantée de faire ta connaissance, mais j’imagine que tu m’en voudras pas si je ne le fais pas. » Elle lui adressa un sourire éclatant bien que glacial, et poursuivit sur sa lancée, quelque part décidée de faire craquer Presley. « Dis-moi, comment va ce cher Sloan ? ça fait un moment qu’on ne s’est plus parlé… » L’air songeuse, Aubree regardait tranquillement Presley, qui était probablement loin d’être aussi calme et faussement sereine. Quelque part à l’intérieur, quelque chose chez Aubree semblait encore se battre faiblement – sans doute pour garder encore une part de l’humanité, de la gentillesse et de la chaleur d’Aubree. Mais ces sentiments étaient désormais enfouis loin sous une couche de glace, qui enrobait son cœur mutilé et noirci.

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Georgie Keily
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Message(#) Sujet: Re: ▬ You're a pathetic little bitch. But you won ! | AUBREE ▬ You're a pathetic little bitch. But you won ! | AUBREE EmptySam 2 Oct 2010 - 13:58



Depuis quelques années maintenant, Presley avait apprit à prendre sur elle. Elle ne se laissait plus le droit d’exploser de la sorte, surtout pas en publique. Elle essayait seulement d’être le plus calme et compréhensive possible. Dans quel but ? Changer, être une jeune femme différente de celle qu’elle fut par le passé. Assez instable, et du genre incontrôlable, il était difficile pour elle à cette époque de contrôler sa propre personnalité. Aujourd’hui, elle cherchait simplement à reprendre tout ce qui pouvait aller de travers chez elle, au sens propre comme figuré. Se soignant petit à petit de ses mauvaises habitudes, adoptant de nouvelles plus saines. Elle était enfin différente. Mais il y avait des situations susceptibles de l’atteindre suffisamment pour que sa vraie nature refasse surface. Convaincue que gifler Aubree était un geste de salue publique, ne soulageant pas uniquement son propre esprit torturé, mais bien celui de beaucoup d’autres personnes. Une fille dans son genre ne pouvait avoir fait des dégâts que dans sa vie. Son mépris pour cette jeune femme se lisait dans son regard pourtant inexpressif depuis quelques jours. Elle avait au moins le mérite d’animer la brunette qui s’apparentait plus à un robot qu’autre chose. L’observant avec insistance, elle ne cessait d’avoir ce « flash back » idiot de ces photos qu’elle avait vu d’elle, la mettant en scène avec son petit-ami. Écœurée, blasée, mais surtout folle de rage, Presley se contenait pour ne pas lui assener une vague de gifles supplémentaire. Elle ignorait même ce qu’elle pouvait encore foutre devant elle, pourquoi rester là, immobile, sans rien à lui dire. Était-ce utile de toute façon ? C’était ridicule, comment pourrait-elle prendre conscience de ce qu’elle avait fait ? Elle semblait dépourvue de conscience ou de moralité. Et étaler ses états d’âme face à elle, ne ferait que la réjouir encore plus. Ce n’était pas si difficile de décrypter ses intentions, il n’y avait rien d’extraordinaire ou d’inédit dans cette attitude. Pendant longtemps Presley s’était cachée derrière une attitude similaire, son cœur en revanche n’avait jamais put être réellement protégé en dépit de ses efforts pour l’anesthésier ou l’ignorer. Un instant elle avait songé à disparaitre aussi rapidement qu’elle était apparu face à elle. Ayant exprimé sa colère, bien que trop fugacement à son gout pour en avoir pleinement profité, elle mourrait certes d’envie de réitérer son geste, mais ne le ferait pas. Faire volte-face lui semblait alors être la meilleure solution, elle resterait ainsi sur cette très maigre revanche. Mais évidemment, Aubree ne comptait pas en rester la. « Presley, je présume ? J’aurais bien dit enchantée de faire ta connaissance, mais j’imagine que tu m’en voudras pas si je ne le fais pas. » Provocatrice ? étonnant, elle s’était largement attendu à une réaction comme celle-ci, elle l’avait vu à l’œuvre sur facebook. Un culot impressionnant, qu’elle lui envierait presque, si elle ne souhaitait pas conserver son humanité. « Dis-moi, comment va ce cher Sloan ? ça fait un moment qu’on ne s’est plus parlé… » renchérissant un coup, sans le moindre doute pour énerver Presley encore un peu. Un rictus plus nerveux que sincèrement amusée par sa question, même si dans le fond, cette situation avait quelque chose d’amusant et ridicule. Ce qui lui fit le plus mal était sans doute son incapacité à répondre à sa question. Elle ignorait comment allait Sloan, tout simplement parce qu’elle ne le voyait plus, ne lui parlait plus. S’éloignant de manière assez radicale de son petit-ami, s’il avait essayé quelques fois de s’expliquer, il n’avait pas persisté longtemps et semblait se terrer autant qu’elle. Conclusion peut-être hâtive, mais elle se réconfortait en songeant que peut être, il allait aussi mal qu’elle. Qu’il n’en avait pas rien à faire de leur histoire, comme son attitude n’avait de cesse de le prouver. « Égal à lui-même ! » à quoi bon s’étendre sur cette réponse, d’une part elle n’avait rien de précis à dire, de plus elle ne voulait pas lui donner trop d’occasion de disserter sur lui. « Je me demande ce que ça fait .. Au long terme, parce que je suppose que pour l’instant tout ça t’amuse. Mais en définitif, n’être toujours qu’un jouet, méprisé, utilisé et jeté .. » Évidemment elle le savait, mais n’en dirait rien, se donnant l’air de réfléchir une fraction de seconde -son cas ne méritait pas plus d’attention- elle reprit. « Inutile de me préciser que ta vie fut un véritable enfer et que jouer ce petit jeu te permet de te sentir vivante durant quelques petites secondes de ta misérable vie. « Je vois, je veux, je prends ! » Amusant oui, jusqu’à ce qu’on se prenne le revers de la médaille. » Presley avait une petite promesse en tête, quelques mots qu’elle comptait bien lui adresser. Mais finalement cette petite « conversation » l’amusait et la défoulait. Elle risquait très probablement de se faire enfoncer et de passer pour la petite pathétique de l’histoire. Ce qui ne l’atteindrait plus à présent, elle avait comprit et remit les choses en places, malgré la confusion qui régnait dans son esprit.


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Message(#) Sujet: Re: ▬ You're a pathetic little bitch. But you won ! | AUBREE ▬ You're a pathetic little bitch. But you won ! | AUBREE EmptySam 6 Nov 2010 - 5:01






Aubree était venue ici dans l’idée de se détendre, de faire le vide dans ses pensées. Elle avait espéré pouvoir retourner à sa maison sur Lemon Street en peu de temps, pour pouvoir récupérer les heures de sommeil qui lui manquaient – non pas qu’elle fût du genre à entretenir sa santé et à se soucier de son état, que ce soit physique ou mental, mais elle dormait littéralement debout et cela ne présumait rien de bon pour les journées à venir. Etre à moitié endormie sur Bayside Street, ça passait encore, mais roupiller au Parkwest, ça le faisait tout de suite moins. C’est pourquoi Aubree avait hâte de quitter cet endroit – seulement, il avait fallu que cette petite sotte de Presley vienne lui assener une claque et ce, devant tout le monde. L’occasion de jouer les garces était bien trop belle pour la laisser filer, d’autant plus que Presley l’avait mérité : elle s’était frottée à la redoutable Aubree, qui, pour rien au monde, ne mâcherait ses mots. Le problème – bien qu’en soi, ce n’en fût pas un pour Aubree, qui n’accordait d’importance à rien – était que Presley non plus n’avait pas la langue dans la poche, et Aubree allait en faire les frais. Elle n’allait pas devoir endurer la méchanceté de Presley, oh non. Elle allait tout simplement devoir la supporter, elle. De nature impatiente et indifférente, Aubree aurait eu pour réflexe de balayer les paroles de son interlocutrice du revers de la main, avant de s’éloigner sans regarder en arrière. Mais l’envie de la remettre à sa place se fit pressante. Aubree adorait jouer, en particulier lorsqu’il s’agissait de détruire les autres. « Égal à lui-même ! » Aubree sourit d’un air entendu, réprimant à grand-peine une réplique qui aurait pour seul but d’enrager davantage Presley. Ce serait trop facile ; elle attendrait le moment adéquat pour frapper, tel un cobra qui administrait son venin mortel. « Je me demande ce que ça fait .. Au long terme, parce que je suppose que pour l’instant tout ça t’amuse. Mais en définitif, n’être toujours qu’un jouet, méprisé, utilisé et jeté .. » Aubree arqua un sourcil, surprise par le brusque changement de sujet. Amusée, aussi, par le fait que Presley tente de la déstabiliser, de l’analyser. Elle pensait avoir tout compris, alors qu’elle était on ne peut plus ignorante. Mais Aubree ne broncha pas, se contentant d’esquisser un sourire en attendant la suite du raisonnement de la brunette. « Inutile de me préciser que ta vie fut un véritable enfer et que jouer ce petit jeu te permet de te sentir vivante durant quelques petites secondes de ta misérable vie. « Je vois, je veux, je prends ! » Amusant oui, jusqu’à ce qu’on se prenne le revers de la médaille. » Cette fois-ci, Aubree éclata d’un rire franc et glacial, curieusement dépourvu de la moindre joie. Elle n’allait faire qu’une bouchée de Presley – celle-ci lui avait tendu une perche impossible à éviter. « Mais c’est là que tu te trompes, ma belle – c’est que je n’ai nullement envie de te préciser quoi que ce soit au sujet de ma vie, je n’ai pas que ça à faire. Ton revers, tu peux te le garder, je suis une grande fille, tu sais ? Je n’ai absolument pas besoin de toi pour me mettre en garde, j’ai assez de jugeote pour le faire moi-même. » Le sourire d’Aubree s’élargit, alors qu’elle poursuivait, toujours aussi froide et indifférente : « D’ailleurs, il me semble que c’est plutôt moi qui me sers des autres comme de jouets, c’est moi qui les jette après usage… Tu auras pu le remarquer avec ton petit ami, justement – ou devrais-je dire ex-petit ami ? Ce n’est pas lui qui m’a demandé de m’occuper de lui et qui m’a renvoyée après comme une vulgaire servante… Quoique, à un certain moment, il a dû me demander une ou deux choses que je me suis empressée de faire – tu comprends, ç’aurait été dommage de l’empêcher d’avoir du plaisir. » Regrettait-elle ses actes ? Absolument pas. Peut-être qu’au fond d’elle, une parcelle humaine, un reste d’humanité persistait et se battait pour ne pas être engloutie par le reste de l’âme noircie de la jeune femme – cela ne faisait même aucun doute. Mais Aubree était bien trop têtue, bien trop arrogante et bien trop égoïste pour y prêter une quelconque attention. Tout ce qui lui importait, c’était son propre bonheur, immédiat. Peu importe les conséquences de ses actes qui, comme l’avait souligné Presley, pouvaient s’avérer lourdes. Cependant, l’indifférence d’Aubree jouait, dans ces cas, en sa faveur : son absence totale de scrupules et de regrets la tenaient à l’écart du remords et lui permettaient de retomber sur ses pattes pour repartir de plus belle. Le prix à payer pour cette liberté était la perte inévitable de son humanité. Mais Aubree semblait avoir fait une croix dessus depuis bien longtemps. Que représentait l’humanité, que valait-elle, à côté de l’adrénaline, du plaisir à l’état pur, d’une vie scandaleuse par ses excès et ses mensonges ? Aux yeux d’une personne censée, bien plus. Mais aux yeux d’Aubree, rien du tout.

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Message(#) Sujet: Re: ▬ You're a pathetic little bitch. But you won ! | AUBREE ▬ You're a pathetic little bitch. But you won ! | AUBREE EmptyMer 24 Nov 2010 - 15:03



Ce genre de personnes pullulaient la planète telles des cafards, résistants, et surtout ils avaient cette fâcheuse tendance à se croire au dessus de tout. Il n’était pas nécessaire d’être psychologue pour y comprendre grand-chose, il n’y avait rien de compliqué là dedans ou d’insaisissable. Évidemment, jouer l’indifférence et la petite garce sans scrupule avaient quelques avantages. Pour l’instant Aubree était convaincue que ce qu’elle faisait la mènerait loin. Convaincue probablement que sa vie ne valait la peine d’être vécue que de cette façon, ne voyant que son intérêt et se fichant bien des autres. Persuadée également que, quelque soit les conséquences, elle saurait y faire face ou justement, leur tourner le dos. Elle se fichait de tout exceptée de ses propres envies. La brunette se retrouvait dans cette attitude, du moins quelques années en arrière. Elle avait agit avec égoïsme, n’avait pensé qu’à elle et seulement elle. Se fichant pas mal de ce qu’elle pouvait infliger aux autres, elle vivait sa vie à cent à l’heure. Rien ne l’effrayait, rien ne lui résistait non plus, et à quoi bon se préoccuper des états d’âme d’autrui ? Personne ne s’était préoccupé des siens lorsqu’elle en avait laissé l’occasion, du moins pas les bonnes personnes. Stupide gamine, Aubree n’agissait guère mieux que comme une gamine capricieuse, ignorant comment se protéger des peines qu’elle aurait pu endurer. Évidement avec l’indifférence se joignait l’orgueil. Rien qu’à observer ce visage glacial et hautain, Presley ne pouvait que deviner la profondeur du gouffre dans lequel elle avait enterré toutes ses véritables émotions. Ayant tenté à l’époque d’en faire de même et ce sans succès. C’était probablement pour cette raison qu’elle en était revenue beaucoup plus vite. Si elle avait plus d’une fois balayé tout les sentiments écœurants dont on avait pu lui faire part, elle n’avait jamais prit son pied à écraser les autres. Elle ne voyait rien de satisfaisant dans cette situation au contraire de cette personne qu’elle n’était pas certaine de pouvoir qualifier d’être humain. Mais Aubree était très loin du compte avec Presley, si elle pensait que cette dernière se fourvoyait sur son compte, si elle pensait qu’elle se trompait totalement d’analyse et bien soit. Mais en contre partie, elle avait sous-estimé la personne qui lui faisait face, certes elle n’en ferait pas cas longtemps elle et son indifférence redoutable, se fichait éperdument de qui pourrait se retrouver en face de sa petite personne. Presley était une jeune femme patiente, et si aujourd’hui elle ne devait que subir les paroles venimeuses de la jeune femme, elle était consciente qu‘un jour Aubree en payerai le prix. Affichant alors un sourire des plus faux et n’exprimant pas la moindre sérénité, tandis que ses paroles acerbes se plantaient tels des lames acérés en son cœur encore meurtrit, elle réalisait progressivement que justement c’était ce qui la différenciait d’elle. Et elle ne l’échangerait pour rien au monde. Ô, elle était blessante, et oui parler de Sloan et de leur partie de jambe en l’air consentit ou non, n’était pas ce qui l’enchantait le plus sur terre. Mais elle ne lui ferait pas le plaisir de parler de lui, elle ne méritait de toute façon aucune réponse. Qu‘est-ce que cela pourrait-il bien lui faire de savoir qu’ils n’étaient pas encore séparés ? Mais pas assez proche pour se permettre d’affirmer qu’ils entretenaient une relation ceci dit. De toute façon elle a fait ce qu’elle a voulu, le reste, quelle importance ? Ses élucubrations, ses délires, ses pseudos logiques irrévocables et pseudos pertinentes pour quiconque voudrait avoir le privilège de se sentir à l’écart de toutes conséquences, la faisait doucement sourire. Et bien vite la jeune femme se mit à rire franchement et sincèrement pour la première fois depuis quelques jours. Lorsqu’elle regardait dans ses yeux, elle comprenait que finalement si elle avait un semblant de « pouvoir » c’était parce que contrairement aux personnes à qui elle faisait face, elle n’avait plus rien à perdre. Presley préférait mille fois, avoir quelqu’un, quelque chose à perdre, que d’être dans sa situation. Une pathétique petite personne, tenant à peine debout, ressentant le besoin d’écraser les gens pour se prouver qu’elle existe encore .. « De la jugeote ? Oh non, tu as probablement beaucoup de choses mais certainement pas ça. Tu vois, il y a quelques minutes je t’en collais une .. Mais maintenant je réalise qu’en attendant encore un peu, tu finiras par t’en prendre une bien plus magistrale. Je sais, t’en as rien à foutre .. » Lui dit-elle avec le sourire avant de reprendre avec plus de douceur et de calme qu’elle ne s’en serait cru capable en la voyant quelques minutes auparavant. « Mais un jour ce ne sera plus le cas .. » Presley n’avait plus rien à faire ici, néanmoins, elle était curieuse de voir la réaction de la jeune femme. Rirait-elle ? Partirait-elle avec ce qu’elle croirait être la tête haute ? Lui lancerait-elle une nouvelle flopée de phrases assassines et blessantes en guise de réponse ? Tant de possibilité .. Mais la brunette avait à présent ses propres certitudes, et si au début elle aurait eut tendance à la haïr de toutes ses forces, elle avait surtout pitié d’elle à présent. Ô rien avoir avec la compassion dont elle était capable de faire preuve trop souvent, non ! Une pitié emplie de dédain et de dégout.



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▬ You're a pathetic little bitch. But you won ! | AUBREE Vide
Message(#) Sujet: Re: ▬ You're a pathetic little bitch. But you won ! | AUBREE ▬ You're a pathetic little bitch. But you won ! | AUBREE EmptyDim 28 Nov 2010 - 22:55





Si Aubree méprisait Presley du plus profond de son cœur, elle ne la sous-estimait pas non plus. Presley était une de ces filles qui vous paraissait douce, réticente à blesser les autres, généreuse et adorable. Aubree en avait déjà vu des tas, comme ça. Des filles trop attachées à leur honneur que pour pouvoir se la fermer. Des filles qui étaient persuadées que si elles disaient ce qu’elles avaient sur le cœur, si elles libéraient leurs sentiments, elles pourraient sauver le monde. Des filles si naïves que c’en était presque navrant. Aubree connaissait ce portrait mieux que quiconque, car, en plus d’avoir eu à faire à des jeunes femmes de cet acabit, elle en avait fait partie. Il fut un temps où Aubree, douce, drôle, joyeuse et optimiste, s’obstinait à voir la vie en rose malgré le nuage orageux qui avait surplombé sa tête depuis son plus tendre âge. Malgré le mauvais sort qui semblait s’être acharné sur elle depuis qu’elle n’était qu’un bébé, Aubree avait toujours trouvé une force et une joie de vivre inouïes. Juste, sincère et attachée à ses principes, elle refusait de subir, ou d’assister à des injustices, si peu importantes fussent-elles. Elle avait déjà enduré de nombreux regards las de son entrain se poser sur elle au cours des années. Et pourtant, elle n’avait jamais cédé à la facilité – celle d’accepter la cruauté et la fatalité du monde. Aujourd’hui, en plus de les avoir acceptées, elle avait plongé tête la première dedans. Lorsqu’un énième coup du sort lui était tombé dessus et lui avait arraché ses parents, elle n’avait renoncé à garder son sourire doux et plein d’espoir. Elle l’avait troqué contre une carapace impénétrable et si efficace qu’elle en avait réellement oublié ses sentiments. Et lorsque ceux-ci revenaient à la surface, ou du moins, tentaient de le faire, elle les muselait sans pitié et sans hésitation. Bien entendu, elle n’avait pas oublié qui elle avait été autrefois, mais, bien loin d’y repenser avec mélancolie, elle associait cette époque à une période lointaine de sa vie, désormais révolue, à laquelle elle ne reviendrait sans aucun doute jamais. Aubree ne parlait jamais de son passé ou de son histoire à quiconque, non seulement parce qu’elle ne la trouvait pas digne d’intérêt, mais également parce qu’elle ne voulait pas de la pitié, ni de la compassion des autres. Elle ne voulait pas voir une lueur de compréhension soi-disant sincère et spontanée teinter le regard des interlocuteurs qui la haïssaient encore une seconde plus tôt. Elle connaissait très bien ces personnes, celles qui se fiaient à leurs préjugés, qui partaient du principe que les apparences étaient bien suffisantes lorsqu’il s’agissait de juger quelqu’un. Bien entendu, souvent, les actes se joignaient aux apparences, mais dans le cas d’Aubree, ces actes ne signifiaient pas tout, bien au contraire. Certes, ils correspondaient à celle qu’elle était devenue, mais en aucun cas à celle qu’elle avait été – cette personnalité qui continuait à se battre tant bien que mal pour se faire entendre et pour ne pas être contrainte au silence à tout jamais. Aubree n’avait jamais eu cure de l’avis des autres, consciente que l’image qu’elle donnait de sa personne n’avait jamais été la bonne. Alors, le mépris et le dédain évidents de Presley ne l’atteignirent pas. Pas spécialement parce qu’elle était tout simplement imperméable à toutes les émotions qui auraient pu s’emparer d’elle, mais aussi parce qu’elle savait que Presley n’en valait pas la peine. Qu’elle était énervée à cause du comportement et de l’attitude détestables d’Aubree, ce qui était tout à son honneur. Aubree ne comptait cependant pas tenter de regagner l’estime de Presley. C’était quelque chose dont elle ne voyait pas l’utilité. Avec un peu de chance, elle ne la recroiserait plus jamais, et dans le cas contraire, elle pourrait toujours lui adresser un sourire dédaigneux et sarcastique. Car c’était ainsi qu’agissait désormais Aubree. Préférant depuis toujours l’indifférence aux insultes, elle prenait maintenant un malin plaisir à prendre les autres de haut. Non pas parce qu’elle se considérait mieux qu’eux : au contraire, personne, sur ce monde, pas même Presley, ne haïssait et ne méprisait autant Aubree qu’Aubree elle-même. Elle haïssait la personne qu’elle était, et ne pouvait donc aucunement se considérer comme supérieure à quiconque. Mais elle considérait tout simplement les autres comme inintéressants, et ce jugement lui suffisait amplement, elle n’avait pas besoin d’aller plus loin. Après tout, elle ne se ferait pas d’amis ici, car elle s’était déjà créé bien trop d’ennemis, et elle n’en était pas particulièrement incommodée. À présent, peu importait la façon dont elle pouvait traiter les autres : l’égoïsme inné d’Aubree la poussait à ne pas les tenir en compte, et ce, d’aucune façon. Alors, les regards dédaigneux et hargneux de Presley ne l’atteignaient pas, pas plus que les paroles qu’elle croyait probablement percutantes. « De la jugeote ? Oh non, tu as probablement beaucoup de choses mais certainement pas ça. Tu vois, il y a quelques minutes je t’en collais une .. Mais maintenant je réalise qu’en attendant encore un peu, tu finiras par t’en prendre une bien plus magistrale. Je sais, t’en as rien à foutre .. » Aubree écouta à peine ce que Presley disait. En réalité, elle n’avait, à l’issue du petit laïus de la brune, rien retenu et elle se contenta de hocher la tête comme si elle approuvait avec vigueur ce qui venait d’être dit. « Mais un jour ce ne sera plus le cas .. » Qu’est-ce qui ne sera plus le cas ? Aubree se creusa la cervelle pendant une ou deux secondes, peut-être un peu moins, pour se souvenir ce qu’avait dit Presley juste avant, mais ne parvint pas à s’en souvenir. Un léger air d’incompréhension dut s’afficher sur son visage, rapidement remplacé par un sourire éclatant mais aussi froid qu’à l’accoutumée. Son attention s’était déjà reportée sur autre chose : elle venait de sentir vibrer son Blackberry dans la poche de son jean, et sortit l’appareil de celle-ci pour consulter le message de Cassandre. Celle-ci lui fixait rendez-vous l’après-midi même. Aubree prit le temps de répondre à la jeune femme, puis, prenant conscience de ce que Presley était encore là, elle reposa son regard sur le visage poupon de la demoiselle et lui lança d’une voix absente : « Oui, c’est super. » Aubree n’avait pas la moindre idée de ce qu’avait dit Presley, et même si c’eût été le cas, elle n’aurait probablement réagi différemment. Elle lui décrocha un dernier sourire, et, sans un mot de plus, s’éloigna pour aller rejoindre Ainsworth.
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