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 (1571) La réussite est l'insolence d'un jour. (end)

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(1571) La réussite est l'insolence d'un jour. (end) Vide
Message(#) Sujet: (1571) La réussite est l'insolence d'un jour. (end) (1571) La réussite est l'insolence d'un jour. (end) EmptyVen 11 Juin 2010 - 8:28

(1571) La réussite est l'insolence d'un jour. (end) Th_25550_celeb_agr8_122_381lo (1571) La réussite est l'insolence d'un jour. (end) 10052911490563607
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    De toute évidence Chris était le responsable de la nouvelle vie de Neal Rowlands. Une vie pathétique, où le jeune homme buvait. Seule sa solitude l’enfermait dans cette routine, et il restait les trois quart du temps, seul. Il ne se plaignait pas, ne recherchait ni réconfort ni qu’on le blâme. Il avait juste besoin de prouver sa force, sa manipulation, et son arrogance. Et il finissait chaque soir dans le lit d’une femme, complètement ivre ou mêlé dans une bagarre. Mais la journée, il était une personne souriante, avenante. Jamais on pourrait croire qu’il allait mal. A moins de mieux le regarder, et de voir ses traits de fatigue parce qu’il dormait très peu la nuit et travaillait sans relâche la journée. Préparant ses coups par derrière le dos des gens. Et voir Victoria Blythe heureuse sans lui, lui détruisait encore plus que ce que chaque personne peut imaginer, son cœur. Par fierté, il ne l’avouera jamais, ou ce n’était du moins pas dans son programme, mais il restait encore très affecté par cette séparation. Mais en tout petit bonhomme, il voulait montrer qu’il tiendrait le coup. Qu’il tient encore les deux bouts. Depuis ce jour où il était allé chercher conseil auprès de Griffith Matthews, il ne l’avait plus jamais recroisé. Par chance et aussi parce qu’il évitait les endroits où le jeune homme traînait. Parce qu’il avait changé de maison sans le lui dire. Parce qu’il n’avait plus son garage. Oui, il avait tiré un trait sur tout ce qui avait fais l’ancien Neal - l’ami de Chris. Et sans aucun remord, sans aucune peine. Du moins c’était ce qu’il voulait se faire croire. Bien sur, qu’il avait eu du mal à comprendre le but que cela emmènerait à Chris. A part perdre pour ami Neal Rowlands. Mais désormais, c'était déjà fait, et trop tard pour réparer quoi que ce soit - Neal ne reviendra pas sur sa décision. Assis sur la plage, près de l’arbre où il avait passé ses nombreuses années avec Victoria, il s’était enfermé dans ses pensées.

        FLASH BACK - mars 2010

      Cela faisait des heures que je tournais en rond. Cela faisait des jours que je ne voulais pas croiser la route de mes anciens camarades. Je n‘avais jamais vécu une telle souffrance, ayant en général moi-même mis un terme à mes anciennes conquêtes. Victoria était la première que j‘avais réellement aimé. Elle était la première à me faire rire. Mais elle était aussi la première à m‘avoir quitté. Moi qui suis généralement pas très avenant, et plutôt méfiant; je recule facilement devant les doutes. Je n‘ai pas de temps à perdre pour les chagrins, et préfère plutôt vivre de manipulation. Ainsi il m‘est souvent arrivé de quitter une fille, seulement par peur qu‘elle le fasse à son tour. C‘est peut-être bête, mais je ne veux pas perdre ce genre de bataille. Mais on aurait dis qu‘avec Victoria, je voyais la vie différemment. Je commence à le comprendre. Même si tout semble être trop tard. Elle a sa vie de son côté, j‘ai la mienne du miens. Le regard baissé, l‘esprit ailleurs, j‘étais arrivé devant la maison de Chris : qui est devenu depuis un certain temps mon meilleur ami. Enfin, quelque chose de ce genre. Disons juste que je m‘entends bien avec lui, qu‘on rigole souvent et qu‘on partage quelques passions, notamment celle de la bouffe, du sport, de l‘automobile… Et des femmes ! « Chris. CHRIS !!! » Je tambourinais à la porte, très certainement comme un malade. Je ne m’en rendais malheureusement pas compte. Et même les rares habitants présents ne détournaient même pas leur tête vers moi. Ce qui ne me dérangea guère. Quelques secondes plus tard, la porte s’ouvrit face à l’étonnement du jeune homme. Je n’avais pas donné signe de vie depuis quelques jours. De nombreux jours même. ‘‘ Neal ? Entre… ’’ Chris me laissa alors entrer dans sa maison, en se reculant légèrement. Je n’avais pas pour habitude de venir chez lui, car bien souvent on se retrouvait au garage, ou à l’extérieur. Parfois, même si c’était rare, il osait mettre ses pieds dans ma maison. Mais il connaissait les limites : la cuisine et les toilettes. Il savait que face à Tabitha, il devait l’ignorer et baisser le regard. Je ne plaisantais pas sur ce terrain, et le fait qu’il soit mon ami ne lui était d’aucune faveur. Non pas que je ne le voulais pas dans ma famille, mais effectivement je ne le voulais pas dans ma famille ! Je ne le voulais pas avec ma cousine, qui incarne par excellence la douceur, et la fragilité. Chris n‘est pas un mauvais garçon, il n‘est pas pire que moi, et possède un bon fond. Mais pour Tabitha c’est trop risqué, à mon goût. « Elle m‘a… Victoria vient de me quitter… » Néanmoins à cet instant, j’étais loin de penser à Tabitha, puisque mon seul problème se résumait à un prénom : Victoria ! Elle m’avait quitté violemment depuis plusieurs jours, date à laquelle je n’avais ni recroisé Chris, ni quelqu’un d’autre. J’avais honte, j’étais blessé et je ne voulais qu‘oublier toute cette histoire. Mais croire que je pourrais m’en sortir seul était se jeter dans la gueule du loup. Non j’avais besoin d’une oreille attentive, de conseils, d’une bonne bière devant un match de basket et des pop corn à volonté, où on s’amuserait à critiquer le moindre faux pas. J’avais besoin de me défouler dans la salle de sport, ou encore de me changer les idées. « Chris ?! Tu entends ce que je te dis ? » J’étais moi-même dans mes pensées, je n’allais pas très bien, autant l’avouer. J’essayais de relativiser, de sourire, mais le cœur n’était pas à la fête. Par contre, Chris ne semblait pas dans son assiette, il paraissait anxieux, et complètement absent. Ou encore indifférent. Je ne sais pas, je ne sais plus. ‘‘ Euh… Excuse-moi, mec ! Je suis confus… ’’ Finit-il par balbutier. Un sourire gêné, alors qu’il se grattait la tête par réflexe sûrement. Quand à moi j’étais debout, et nerveux. Mon regard lui aussi changeait souvent de trajectoire. ‘‘ Neal, assied toi ’’ Devant cette phrase, je relevais mon regard vers Chris. Pris dans un certain doute, je n’osais même pas penser à ce qu’il allait me dire. Pourquoi voulait-il que je m’assoie ? Pourquoi aujourd’hui, et maintenant ? Mais fixant mon ami dans ses yeux bleu, je lui obéis sans rechigner. En avais-je la force ? Le voulais-je réellement ? Me laissant tomber sur son fauteuil, Chris tournait lui-même à présent, en rond. Je compris à cet instant même qu’il s’était passé quelque chose de pas normal, et connaissant Chris mieux que personne, je commençais à douter. Malgré tout, je n’ouvrais pas la bouche, mais ne le quittait pour autant pas du regard. Après quelques dixième de secondes, Chris se planta devant moi, arborant un visage indescriptible. Pourtant ma curiosité légendaire et mon observation sans faille tentait de déceler avant même qu’il ne parle, ce qu’il avait fais comme connerie. Mais bien sur, j’étais loin d’imaginer qu’il avait osé me planter un coup de couteau dans le dos. J’étais loin de croire que cet ami puisse ruiner en quelques secondes cette amitié. ‘‘ Je ne sais pas réellement comment te le dire, mais… Cette lettre c‘est moi qui l‘ai écrite. Je… Je ne sais pas ce qui m‘est passé dans la tête, ou plutôt ce qui t‘ai passé par la tête, pour vouloir faire de la polygamie ! ’’ Ironique à souhait et provocateur, j’avais envie de lui cracher à la figure. Lui cracher ma haine, et ma douleur. Non seulement pour avoir perdu celle que j’aime, mais aussi un ami qui m’était cher. Cette trahison était de petite taille, mais resterait à jamais gravé dans ma mémoire. En connaissance de cause, Chris savait parfaitement ce qu’il avait fais, et les conséquences que cela entraîneraient. Une amitié détruite, à jamais. « Dis moi que ce n‘est pas vrai… » Réussissais-je à placer, difficilement. Néanmoins mon regard ne silla à aucun moment. Même si je commençais à avoir soudainement très chaud, comme si la fièvre me venait tout à coup. Victoria m’avait montré la lettre - seule preuve de ce qu’elle avançait, et ce pourquoi, j’étais rester de marbre devant ses accusations. Mais j’étais loin d’imaginer que Chris était derrière tout ça. Et dans un temps record, j’avais fais le rapprochement. « J‘ai été assez stupide pour croire que nous pouvions être ami. » Je me levais sans aucune difficulté, en avançant vers lui, sans aucune crainte. Au contraire, nous pouvions voir désormais un sourire provocateur sur le coin de mes lèvres. « Je te conseil de bien t‘accrocher Matthews. Car désormais plus rien ne nous rattache, et je n‘aurai aucun remord à t‘enfoncer encore plus bas à mon tour ! » Malgré tout, j’avais parlé posément. D’une voix bien trop calme, je me faisais peur moi-même. Mais je ne montrais aucun sentiment, aucun déchirement. J’étais vidé de sentiment, et même si je ne l’avais pas frappé, mes menaces restaient très influençable. Frôlant mon ancien ami, nous nous étions quitté sur cette entrevue.

    Remontant l’allée lemon street avec sa voiture, le jeune homme se gara devant le numéro 1571. Par chance, il n’y avait aucune voiture, et tout était fermé. Il aurait pu sinon attendre aisément son ancien ami dehors, et rendre la conversation publique - ce qui en soit ne le dérangeait pas plus que ça : ayant déjà perdu le plus important à ses yeux. Néanmoins il descendit de voiture et semblait être à l’affût de chaque moment passé avec Chris, qui revînt sous forme de flash back. Chris fût l’un des seuls garçons avec qui Neal ne s’est jamais embrouillé. Tout comme Clyde J. Ferdison, Neal était très attaché à cet ami qui lui ressemblait bien plus qu’ils ne le montraient. Être l’ennemi de Chris Griffith Matthews signifiait avoir une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Il en était conscient, parce qu’il le connaissait que trop bien le fonctionnement de cet homme, qui était semblable au siens. Mais il prenait ce risque, en sachant que la bataille sera rude. Physiquement, mais aussi sentimentalement. Je vous arrête de suite, Neal n’est pas du genre sentimental, je vous l’accorde. Et il n’est pas attiré physiquement par son ex collègue, mais tant de souvenirs ressurgissent au point de prendre le risque de perdre les raisons de ses intentions. Il suffirait de retomber nez à nez avec le garçon, pour que ses souvenirs lui ressurgissent de nulle part, mettant en scène le passé et sa mémoire. Chose qu’il redoutait, ce fût pourquoi il avait remit toujours à plus tard ses retrouvailles, qui semblent mouvementés à ses yeux. Chris s’était mêlé d’une affaire qui ne le regardait pas, et avait touché son secret directement, sans avoir l’ombre d’un doute que cela puisse être un secret familiale. Enfin un secret parmi tant d’autres, mais dont il possède au moins une brique. Et il payera pour son insolence. Pour avoir eu le courage de le dénoncer, pour avoir voulu régler ses comptes directement. Neal ne connaissait nullement les raisons de son acte, la jalousie ? La provocation ? Ou n’avait-il pas mesurer réellement le résultat de ses actes ? Peut-être un peu des trois ? Voir autre chose ? Une chose est sûr, Neal s’en fichait ! Il ne prit même pas la peine de sonner, ou de taper à la porte. Pourtant il se pourrait qu’il y est une personne à l’intérieur, malgré ça, il donna un violent coup de pied à la porte qui se fendit sans attendre. Un sourire au coin des lèvres, le jeune homme entra dans l’intimité même de son ancien collègue, sans y trouver de remord. La raison de sa venue ? Rechercher la fameuse lettre que Chris lui avait parlé. Et dont Victoria avait reçu le double. Neal commençait à peine entrer, ses investigations. Malgré tout le vacarme, aucun voisin n’était venu voir ce qui se passait, ce qui l’arrangeait au fond. La cuisine était dans un sale état, le matelas du lit fût jeté à travers la fenêtre de la chambre, et avait atterri devant la porte d’entrée. La salle de bain retournée, les meubles du salon renversés, les livres sur le sol, des feuilles traînaient par ci, par la. Neal restait un long moment debout, immobile, à contempler son désastre. Un sourire de satisfaction au coin des lèvres, même si cette lettre lui restait encore inconnue. Avachi sur le canapé, les pieds sur la petite table du salon, avec pour seule bruit de fond, la télévision allumée; voila Neal qui attendait le maître de ses lieux. Un visage provocateur, un sourire mielleux; voila Neal Rowlands dans toute sa splendeur. Et ce n’est pas le couinement de la porte d’entrée qui attira son attention, qui pourtant vous vous en doutez bien, il attendait Chris de pied ferme


Dernière édition par Neal Rowlands le Mer 21 Juil 2010 - 19:25, édité 2 fois
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(1571) La réussite est l'insolence d'un jour. (end) Vide
Message(#) Sujet: Re: (1571) La réussite est l'insolence d'un jour. (end) (1571) La réussite est l'insolence d'un jour. (end) EmptyDim 13 Juin 2010 - 12:54


Chris avait passé une journée harassante. Certes, maintenant qu'il ne travaillait plus au garage avec Rowlands, on aurait pu croire que les choses allaient mieux se passer pour lui, qu'il allait avoir du temps libre à volonté. Mais en fait, depuis le départ de Jeremiah, l'étudiant comprenait pourquoi son partenaire était si fatigué en permanence. Tenir une maison et s'occuper d'une gamine, voilà les travaux les plus difficiles. La plupart de ses camarades étaient bien loin de ces préoccupations, mais le jeune homme faisait en sorte de tenir le coup. Pour une fois, Chris avait eu l'occasion de rentrer chez lui se reposer avant d'aller chercher la blondinette à l'école. En fait, il était tellement fatigué qu'il avait séché le dernier cours pour pouvoir retrouver son ami le lit qui lui manquait terriblement. Ce fut donc une lutte acharnée qu'il dû mener pour ne pas s'endormir en volant, surtout parce que les conducteurs à Miami étaient vraiment des chauffards ! Une dernière épreuve avant d'aller au paradis du sommeil... enfin, c'est ce qu'il pensait.

Chris sortit de sa voiture et marchait au radar, comme par automatismes, jusqu'au perron de sa maison. Alors qu'un fin sourire de plaisir s'était glissé sur son visage, à l'idée même d'être enfin tranquille, de se reposer, jusqu'à devoir aller chercher la fille de son compagnon disparu à l'école, l'étudiant reprit immédiatement ses esprits. La porte avait été forcée, et d'une manière pas vraiment délicate. A l'évidence, la personne qui avait fait cela n'avait pas cherché à rester discrète, bien au contraire. Le jeune homme déglutit difficilement, prit une profonde inspiration avant d'entrer dans l'antre du désordre. Le cambrioleur n'avait pas fait les choses à moitié : tous les meubles étaient retournés, l'ouragan Katrina n'aurait pas fait mieux, à coup sûr. Chris marchait doucement, s'attendant à voir quelqu'un débouler à tout moment et se jeter sur lui pour l'agresser violemment. « Il y a quelqu'un ? » On pouvait sentir l'angoisse dans sa voix, Chris n'en menait pas large. Beaucoup d'habitants pourraient lui en vouloir, après les évènements récents, mais surtout, ils avaient de bonnes raisons d'être violents. A ce moment, l'étudiant pestait contre lui même : Comment avait il pu oublier de poser un système de sécurité sur sa maison ? Une telle situation lui pendait au nez depuis maintenant plusieurs mois, mais non, monsieur se croit plus fort que tout, bien évidemment ! Prenant une grande respiration, l'étudiant revint à la scène du désastre. Avec d'infinie précautions, Chris avançait lentement à travers son salon. Il attrapa un long morceau de bois qui s'était détaché de la volumineuse armoire renversée. Tant de choses allaient devoir être remplacées, vraiment, il ne manquait plus que ça ! Les mains du jeune homme tremblaient, la peur montait petit à petit, alors que les pires scénarios tournoyaient dans sa tête, des modes d'agression, et même de meurtre arrivaient comme par des flash, à chaque pas que le jeune homme osait effectuer. De fines gouttes de sueur perlaient sur son front, alors que l'atmosphère se faisait de plus en plus lourde. Sa respiration était saccadée, comme si on lui avait appliqué un poids sur la poitrine, qui l'oppressait d'une manière qu'il ne pouvait plus tolérer. Alors que Chris entra le plus rapidement possible dans le salon, pour prendre de vitesse un potentiel agresseur, le jeune homme brandit sa fameuse tige de bois et se mit en position d'attaque.

C'est alors qu'il le vit. Lui. Rowlands, avec son petit air supérieur que Matthews avait vu tant de fois, avec jubilation. Mais cette fois, cette expression s'était retournée contre lui, maintenant que les deux anciens amis étaient opposés dans cette guerre qui s'annonçait sans pitié. A ce moment, l'appréhension de Chris s'évapora, et, tenant toujours son arme de fortune, son regard changea totalement de nature. Furieux, il fit quelques pas rapides et déterminés que le malotru qui avait osé s'infiltrer chez lui, dans son intimité, et surtout, y mettre un désordre innommable. Fou de rage, Chris lui dit, d'une voix forte, au bord du cri. « Putain Rowlands, tu fous quoi ? Y'a une gamine qui vit dans cette maison, une gamine ! Alors va trainer ta carcasse de raté ailleurs, sinon, tu vas le regretter ! J'te préviens, je ne plaisante pas ! » Puis, il se retourna vivement. La maison était dans un état désastreux et, en connaissant le coupable, le jeune homme était persuadé que l'assurance allait faire son travail bien plus vite, mais surtout, que cette petite tête d'abruti allait payer pour un tel affront. Précipitamment, tout en se retournant, Chris dit. « C'est bon, j'appelle la police ! »
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(1571) La réussite est l'insolence d'un jour. (end) Vide
Message(#) Sujet: Re: (1571) La réussite est l'insolence d'un jour. (end) (1571) La réussite est l'insolence d'un jour. (end) EmptyDim 13 Juin 2010 - 16:32

    Alors que l‘un des joueurs les plus populaires de cette équipe allait marquer un panier, Neal entendit des bruits de pas. A l‘affût de chacun d‘eux, il ne détourna pourtant pas son regard, montrant qu‘il était absorbé par le match. Ce qui n‘était pas totalement vrai. Parce qu‘il n‘était pas assez stupide pour venir ici, seulement pour voir un match de basket. Il avait encore sa télé chez lui, pour ça, et une certaine fierté pour ne pas lui pardonner. Mais disons qu‘il passait ainsi le temps, et visiblement la lettre n‘était soit pas ici, soit difficilement trouvable. Alors, en attendant Chris Griffith Matthews, il pourrait non seulement lui montrer que contrairement à lui, il n‘avait pas peur d‘assumer ses actes, mais en plus lui réclamer ce qui lui était due ! Néanmoins cette attaque pourrait se montrer rude, et impolie. Cela pourrait montrer à Chris, que Neal lui attache encore ne serait-ce qu‘un tout petit peu d‘importance au point de vouloir détruire sa vie. Passant de l‘amitié, à la haine, à vrai dire le chemin ne semble pas si loin que ça. Malgré le temps qui passait, Neal ne s‘ennuyait pas tellement. Il était plutôt en train de s‘imaginer différents scénarios sur la tête de Chris quand il verrait ce vacarme. Oserait-il le frapper, l‘insulter ? Ou lui dirait-il ‘on est quitte !’ Non, ça ce n’était pas possible… ‘‘ Il y a quelqu'un ? ’’ Se contenta de demander soigneusement la voix de Chris, prêt à partir en courant suivant sur qui il tombait. Neal en était convaincu. Il avait pourtant connu un Chris bien plus virulent que cela, ce qui le chagrina semble t’il légèrement. Il aurait aisément préférer voir Chris se défendre, plutôt que de partir en fuyant de chez lui, qui plus est. Sans en connaître la réponse, Neal n’avait pas peur. C’était d’une certaine manière, un handicap, car il agit souvent tête baissée, sans prendre le temps de réfléchir aux conséquences. Par exemple, si Chris appelait les policiers, qu’est-ce que Neal deviendrait ? Gabriel McAllister pourrait-il agir dans son bien et le rendre inattaquable ? Ou encore Ceasar N. Parker, le copain policier de Neal serait-il une nouvelle fois en train de le faire disculper ? Dire que le jeune Indien ne se sert pas de ses contacts pour faire régner sa loi serait mentir. Mais tant qu’il a ce potentiel et cette arme, pourquoi ne s’en servirait-il pas ? Surtout que sa pseudo amitié avec Gabriel est quelque chose de fragile, trop pour qu’il bénéficie d’un quelconque sort de sûreté dans le temps, et il le savait. Alors autant en profiter aujourd’hui, et voir demain ce qu’il en sera. Oui, Neal vivait désormais au jour le jour. Il n’avait pas tellement le choix, rongé par cette trahison, et son ego. Aussi ce fût pourquoi, il attaquait sur tous les fronts, mais il semblait avoir cette qualité d’être au bon endroit, au bon moment. Ce qui forcément l’aidait à conquérir la ville, afin de retrouver un semblant de dignité.

    Après quelques secondes, l‘atmosphère devenait de plus en plus palpable, tandis que Neal s‘en amusait pour paraître détaché et hautain. Il aimait pouvoir jubiler et être en position de force. Surtout après un échec tel qu‘il avait vécu à cause de Chris. C‘était comme une revanche, un havre de paix. C‘était comme si des ailes lui poussait. Et ça, il pouvait au moins remercier Chris de le lui faire vivre. ‘‘ Putain Rowlands, tu fous quoi ? Y'a une gamine qui vit dans cette maison, une gamine ! Alors va traîner ta carcasse de raté ailleurs, sinon, tu vas le regretter ! J'te préviens, je ne plaisante pas ! ’’ Une gamine ? Neal lui jeta un bref regard, qui ne signifiait en soit pas grand-chose. Qu’est-ce que cette gamine avait à faire dans cette histoire ? Et surtout qu’est-ce qu’il avait fais pour qu’on lui en parle ? N’avait-il pas assez de problème avec Cudy Butterfly et Nolan, pour s’en créer d’autre ? Visiblement non. Mais comme devait s’en doutait Chris, son ancien ami se foutait de savoir qu’il y avait une gamine dans cette maison, qui aurait pu tomber directement sur ce carnage. Il se foutait également que Jeremiah Callaghan - époux de Chris - lui tombe dessus, comme il le mériterait. Ce dont il avait surtout besoin en ce moment, était de montrer à Chris que Neal Rowlands est de retour. Pour le meilleur, mais surtout pour le pire. Et que visiblement, les menaces de son ancien ami ne le fera pas reculer. Tenant toujours en main le morceau de bois, qui ne semblait nullement influençait Neal; le jeune américain se retourna une nouvelle fois vers lui. ‘‘ C'est bon, j'appelle la police ! ’’ Ajouta-t-il, en récupérant le téléphone, posé sur la table comme si auparavant Neal s’en était servi. Un sourire au coin des lèvres quand il aperçu Chris venant de comprendre son manège. La ligne semblait interrompu, ou tout bonnement coupé, puisque sans faire de numéro, ça sonnait occuper. Le jeune Indien senti soudainement un regard noir se posait sur le siens, ce qui fit relever le siens, ancré d’une innocence certaine, sourire aux lèvres. Il se savait gamin quand il s’agissait de manipuler les autres, et dont il faisait preuve d’une habilité remarquable. Mais Chris possédait une arme redoutable : il connaissait mieux que personne son ancien collègue. Il n’était sans doute pas celui qui le connaissait le plus, mais c’était presque la même chose. Et il saurait se servir aisément de son savoir contre Neal, il en était convaincu. Ceci dit, à la vu de Chris prenant son portable en main, Neal soupira posément. Il en perdit son sourire, alors qu’il se dirigeait sans difficulté vers lui. Avait-il besoin d’avoir peur ? Devait-il craindre la police ou encore ce coup de fil ? Il n’en savait rien, parce qu’il avait encore trop de chose à cacher pour être dévoilé, trop de gens à manipuler pour devoir rendre des comptes aujourd‘hui… « Appelle qui tu veux, Matthews. Ce n‘est plus mon problème. » Avoua t’il, un sourire au coin de ses lèvres, en levant ses mains tout en avançant. C’était une stratégie, du bluff. Bien sur qu’il craignait la police, pas seulement pour le fait d’être emprisonné dans une cage et qu’on lui démolisse la tête seulement parce qu’il osait regarder les autres détenus. Mais aussi, parce qu’ainsi on le priverait de sa liberté. De son pouvoir de manipuler les gens, de faire payer à quiconque sa méchanceté. Une stratégie pour lui faire comprendre qu’il n’avait rien en main. Et par conséquent qu’il ne tenterait rien envers Chris, à part ses poings. Après tout, ce n’était pas lui qui était en position de force à l’heure actuelle, car Griffith Matthews possédait lui-même une arme : le bâton. Mais Chris le tenait toujours et n’était visiblement pas prêt à le lâcher. Pourtant l’Indien osa un dernier pas, avant de sauter sur Chris pour lui arracher le téléphone des mains. Il s’en suivit des coups du morceau de bois sur sa tête, ce qui avait eu don de le faire reculer, peut-être légèrement sonner. Plus par nécessité qu’autre chose, il avait été contraint d‘abandonner la bataille. Mais avait réussi à extirper des mains, le téléphone. Il faut dire que Chris avait été plus à même à donner de violents coups, plus que de protéger l’arme ultime : son portable. Dans un moment de pur folie, Neal continuait d‘avancer malgré le fait que Chris s‘en méfiait. Ça se lisait sur son visage. Il avait peur de quoi au juste ? Ou peut-être n‘étais-ce pas de la crainte, mais juste de la prudence. Oui, cela devait sûrement être ça. Néanmoins rien ne laissait témoigner à Neal les raisons de ce recul venant de la part de Matthews. Mais pourtant dans un geste irréfléchi et absurde, Neal venait d‘empoigné son ancien ami par le col. Habilement, Chris déposa ses mains sur celle de Neal pour les lui presser mais avide de vengeance, rien ne le fît reculer. A tel point qu‘il traîna le petit brun aux yeux bleu sur un mètre, jusqu‘à ce qu‘il tombe dos à dos contre le mur de la bâtisse. Le levant du sol, Chris se débattit à première vu, dans le vide durant quelques secondes. Neal en profita pour se pencher vers lui, sans le quitter du regard avant de lui répondre d’une voix hautaine, un brin capricieux. « Tu voudrais peut-être que je parte ? File moi cette putain de lettre et tu ne sauras même pas que j‘ai existé ! » Neal était parfaitement sérieux. Et cette lettre était devenue une obsession. Il n’en connaissait pas les raisons, mais il avait besoin de ça pour faire son deuil. C’était peut-être la clef du paradis qui l’attendait quelque part. Il avait envisagé de partir, de s’enfuir, une nouvelle fois. Mais ne s’y était jamais résolu, il se connaissait et il y reviendrait coûte que coûte. Ocean Grove a toujours été sa ville, et même si l’envie de découvrir d’autres villes lui pendait parfois au museau, il n’avait pas envie de tourner cette page. Pas totalement, parce qu’il s’en sentait ni la force ni le courage. Alors si cette lettre lui permettait de l’aider sur ce point, pourquoi n’irait-il pas au bout tout simplement ? Et vouloir rendre des comptes à Chris lui permettrait une nouvelle fois de montrer son vrai visage - ou encore, d’attacher de l’importance à une personne futile à ses yeux. Plaquant d’une brutalité son coéquipier une nouvelle fois contre le mur, il le tenait par le col de son tee shirt. Il n’était pas venu ici pour plaisanter, ni pour discuter. Et n’aurait aucun mal à lui faire encore plus de mal, si il s’avisait à le toucher. Et sans en connaître les raisons, Neal lâcha le jeune homme, qui tomba à terre sans plus attendre. Le jeune Indien qui se tenait debout à ses côtés ne le touchait cependant plus, alors qu’il savait que Chris contre attaquerait. Il s’en doutait mais ils avaient peut-être besoin d’une bonne bagarre pour arranger l’histoire ? Même si cela y mettra un terme définitif… Qui sait, la vie nous prévoit tellement de surprise !
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(1571) La réussite est l'insolence d'un jour. (end) Vide
Message(#) Sujet: Re: (1571) La réussite est l'insolence d'un jour. (end) (1571) La réussite est l'insolence d'un jour. (end) EmptyLun 21 Juin 2010 - 12:13


Pendant un moment, Chris avait effectivement eu l'espoir que Neal le laisserait tranquille. Qu'il serait suffisamment sage pour apprendre de ses erreurs et refaire sa vie dans un autre coté. A vrai dire, l'étudiant s'était attendu à ne pas le revoir de sitôt, surtout depuis que Tabitha lui avait appris qu'il avait changé de domicile. Visiblement, il avait cherché à laisser tout cela derrière lui, en vain. Furieux de se trouver au pied du mur, le jeune homme décrocha le combiné pour se rendre compte que c'était peine perdue. Il voyait rouge. Fusillant du regard son camarade, Chris se sentait piégé et détestait cette sensation au plus haut point. « Appelle qui tu veux, Matthews. Ce n‘est plus mon problème. » Visiblement, Neal voulait laisser son empreinte, chercher les ennuis et ne comptait pas partir si facilement. Pourtant, lorsque l'étudiant considéra la pièce dans laquelle il se trouvait, il fut désespéré de se dire que sa maison se trouvait dans un tel état, et en voulait d'autant plus à son ancien ami. Si celui ci voulait la guerre, il devait bien savoir que Chris n'était pas le dernier à entrer dans les affrontements, bien au contraire. Seulement, d'habitude, il évitait les confrontations directes, préférant les plans impliquant d'autres personnes pour éviter d'être directement exposé. Mais ici, l'intrus ne lui laissait pas le choix, il le mettait dos au mur, et cela avait le don de profondément agacer le jeune homme.

C'est alors que Neal devint vraiment violent. Jusqu'ici, les deux jeunes hommes s'étaient simplement observés, comme pour se jauger. Alors que son assaillant lui prenait le téléphone des mains, l'étudiant tapait de toutes ses forces sur le faire lâcher prise. Il savait que ce bâton lui conférait un certain avantage, néanmoins contrebalancé par le fait qu'il soit réticent à l'idée de se battre tandis que l'invité, lui, n'avait rien à perdre. Avant qu'il ait pu reprendre ses esprits, Chris sentit que son camarade lui empoignait le col vigoureusement. De toutes ses forces, le jeune homme tentait de se débattre, de le faire lâcher pour reprendre l'avantage. En fait, il savait bien que c'était peine perdue. Jamais il n'avait vu son ami dans un tel état, et il ne savait pas jusqu'où il pouvait aller. Neal et sa colère lui étaient tombé sur le coin de la figure sans crier gare, et très franchement, Chris était paniqué, tout simplement. Le décor du salon semblait tourner autour de lui, la télévision faisait un vacarme assourdissant. Vraiment, Chris ne pouvait pas se défendre. Alors qu'il se sentait totalement impuissant lorsqu'il était trainé sur plusieurs mètres, il se demandait ce que Neal allait bien pouvoir lui faire subir, encore. Cela ne lui suffisait donc pas de saccager sa maison, il fallait en plus qu'il lui fasse payer une petite rupture, ou plutôt la révélation de ses mensonges honteux, par une bagarre ? Alors qu'il le soulevait – d'où sortait il toute cette force ? Nous avons démasqué Hulk ! - Neal se pencha lentement vers Chris pour lui parler.

« Tu voudrais peut-être que je parte ? File moi cette putain de lettre et tu ne sauras même pas que j‘ai existé ! » Sur le coup, Chris fut stupéfait. Il resta donc interdit, et, les pieds ne touchant même plus le sol, il se laissa tomber lourdement sur le sol. Toutes les pièces du puzzle s'assemblaient, maintenant. Neal lui était tombé dessus, et l'étudiant savait enfin vraiment pourquoi. Sans attendre, le jeune homme commença à rire. Un rire de soulagement, un rire de dément. Il relâchait toute la tension, mais surtout, il arrivait maintenant à percevoir les véritables enjeux de cette rencontre. Oui, Matthews voyait très bien, maintenant, qu'il avait le dessus sur son ami. Chris voulait le voir partir, mais Neal avait besoin de lui. Il avait les cartes en main, et, très franchement, c'était jouissif. Un large sourire illuminait son visage, alors que l'étudiant, d'abord attaqué, se relevait. Il n'y avait pas dégâts, plus de peur que de mal, visiblement. Neal et Chris étaient tout proche l'un de l'autre, ce dernier planta son regard dans celui de son ami, pour lui dire, de son plus beau ton méprisant. « Va te faire foutre, Rowlands. Tu sais quoi, frappe moi autant que tu veux, t'as merdé, c'est ton problème. Va monter ta dynastie de débiles avec ton mariage forcé, et dégage de chez moi. Tu ne l'auras jamais cette lettre, visiblement, t'as pas compris. J'ai gagné, t'as perdu, et au lieu de t'enfoncer en venant frapper les gens, tu ferais mieux d'essayer de partir loin, là où tu arrêteras de faire du mal à tout le monde. » C'était méchant, et bas. Mais Chris avait vu Neal à l'œuvre, et très franchement, l'étudiant savait qu'il fallait frapper fort dès le début, sinon, il allait se faire bouffer. Neal semblait remonté, et, quitte à ce que ce soit la dernière fois qu'ils se voient, Matthews voulait tout déballer, histoire de ne pas avoir de regrets.
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(1571) La réussite est l'insolence d'un jour. (end) Vide
Message(#) Sujet: Re: (1571) La réussite est l'insolence d'un jour. (end) (1571) La réussite est l'insolence d'un jour. (end) EmptyDim 27 Juin 2010 - 16:11

    Jamais, il n’aurait cru se faire avoir de cette sorte. Jamais, il n’aurait cru que ce garçon qui se disait être son ami, lui ferait un tel truc. Pour être honnête, Neal avait du mal à goûter à cet arrière goût maussade. Ce n’était pas tellement le fait qu’il ne comprenne pas, mais plutôt la manière dont cela avait été fait. Sans compter que l’histoire mise en public n’avait nullement défendu la motivation de Chris. Le jeune Indien ne s’était à aucun moment douter que Chris pourrait apprendre ce secret familial qui perdure depuis des générations dans sa famille. Il n’aurait nullement mis en doute Cudy Butterfly pour y avoir participé, car elle risquait autant que lui à ses yeux. Peut-être même plus, en sachant la présence de Nolan. Puisqu’elle, elle semblait s’être attaché à ce gosse. Visiblement, il s’était fais avoir en beauté ! Par son meilleur ami… ! Et pourtant, cela n’avait empêché ni à l’un, ni à l’autre de jouer les rapporteurs : l’une en se faisant passer pour une victime, l’autre pour le Zorro. Cela représentait à ses yeux une attaque sans fondement, mais qui pourtant le blesser plus qu’il n’aurait cru. Plus qu’il devrait le montrer. Peut-être parce qu’il ne savait pas comment s’en sortir aujourd’hui. Très certainement, qu’avant il aurait fuie. Parce qu’il a toujours eu une crainte d’affronter la vérité en face. Voila peut-être aussi la raison qui fait qu’il a toujours repoussé Victoria. Pourtant, tout le monde le sait, tout le monde connaît ce couple. Et nombreux ont toujours étés certain de l’amour fidèle qu’il lui portait. Qu’elle lui portait. Néanmoins, encore aujourd’hui, chacun vit sa route de son côté. La raison n’est pas seulement cette lettre. Puisque celle-ci n’est juste que la cerise sur le gâteau. Mais il a toujours su la repousser. Pour différentes raisons. Il a toujours su garder un œil sur elle, même dans le Michigan. Il a toujours eu des alliés pour la protéger, la défendre. Il savait également que le frère de sa jeune amie la soutiendrait dans les moments difficiles. C’était pourquoi il acceptait que Rhys ne lui pardonne pas son geste à son retour. Rhys s’était senti trahis, et aujourd’hui, c’était à Neal de vivre ce sentiment. Neal devait s’avouer vaincu. Et ça, c’est terriblement décevant et honteux de sa part. ‘‘ Va te faire foutre, Rowlands. Tu sais quoi, frappe moi autant que tu veux, t'as merdé, c'est ton problème. Va monter ta dynastie de débiles avec ton mariage forcé, et dégage de chez moi. Tu ne l'auras jamais cette lettre, visiblement, t'as pas compris. J'ai gagné, t'as perdu, et au lieu de t'enfoncer en venant frapper les gens, tu ferais mieux d'essayer de partir loin, là où tu arrêteras de faire du mal à tout le monde. ’’ Quelle vulgarité ce Matthews ! Neal ne perdit pourtant pas son regard noir, ni son sourire jouissif. D’une certaine façon, il montrait à Chris deux de ses visages. Celui que Chris connaît, celui qui joue, manipule les gens. L’homme insolent, et provocateur dans toute sa puissance. De l’autre, celui qui doute, mais qui ne peut néanmoins se défendre comme il devrait le faire. Celui qui reste calme sous ses apparences, celui qui montre seulement un regard noir en guise de réponse. Celui-la, Neal préfèrerait l’oublier. Pour lui, il devait le frapper jusqu’à ce que l’individu lui demande d’arrêter. Le supplie de partir, en lui avouant qu‘il avait - lui Neal Rowlands - gagné la bataille. C’est-ce qu’il aurait fais pour un étranger. Mais Chris Griffith Matthews avait été longtemps son ami. Et pas des moins, non l’un de ses plus proche confident. Celui avec qui il était si souvent fourré dans les emmerdes, et avec qui il devait se sortir du pétrin. Un ami qu’il n’a jamais laissé dans la merde, et qui l’a en contre parti, toujours soutenu et épaulé. Penser cela est un obstacle, c’était pourquoi le jeune Indien s’était renfrogné. Il ne laisserait jamais personne lui dicter sa vie, par pur égoïsme et par fierté. Son pied sur le corps encore allongé de Chris, Neal le toisait du regard. Les mains pourtant dans les poches, montrait qu’il était indifférent, et qu’il ne visait certainement pas à l’attaquer. Mais ses yeux d’un noir profond, lui en disait déjà suffisamment pour ne pas en rajouter. C’était connu, Neal Rowlands n’a jamais connu la défaite. Libre, et indépendant, il a toujours su faire face à ses parents, à un moment ou à un autre. Revendiquant ses droits, il a perdu cette confiance et cette dignité, que ses deux derniers lui avait attribué. Laissant alors à son frère la possibilité de devenir le serviteur des vieux ! Et ce n’était certainement pas Matthews qui allait avoir la possibilité de lui faire baisser la culotte ! Ça autant le dire, et l’affirmer. Pourtant, Chris se tenait désormais debout, en face de lui. Il semblait être amuser par la situation. Chose qui semblait déplaire à l’Indien, car cela signifiait qu’un bout de l’histoire lui glissait entre les doigts. Certains détails lui échappaient. Et ce n’était pas en sa faveur, Neal en avait conscience aujourd’hui.
    Mais visiblement Chris Griffith Matthews rigolait. Là, devant Neal, face à face. Le jeune américain ne se gênait nullement. Il n‘avait ni peur, ni honte. Non il se foutait ouvertement de la gueule de son ancien ami, comme si il semblait tout à coup… Apaiser et détendu. Comme si il venait de comprendre quelque chose. Ou peut-être la partie la plus importante de l‘histoire, ce qui énerva encore davantage le jeune Indien, qui lui ignorait encore beaucoup de chose. Mais ce qui semblait encore plus l‘énervait, c‘était ce regard espiègle que lui lançait Chris. « Tu veux peut-être que je t’envoie à l‘hôpital ? » S’énerva le jeune homme tout en avançant. Défiant le regard de Chris, il ne lui prêtait nullement de doute sur ses intentions. Et le fait que Chris se foute ouvertement de sa gueule, en rigolant par exemple ne lui serait d’aucune faveur. Pourtant, il n’avait nullement l’intention de lui faire quoi que ce soit… Enfin tel avait été sa base. Mais vu le comportement de son interlocuteur, Neal allait sans doute devoir revoir ses intentions, à son plus grand bonheur. Se battre, ou devoir démolir la belle gueule de ses ennemis ne lui était d’aucun problème. Et par respect à son nom de famille, il se devait d’attaquer en premier. Juste pour ne pas perdre la face devant les habitant. Il était l’homme des réputations. Mais sans savoir pourquoi, le jeune homme se répétait inlassablement dans sa tête quelques phrases de Chris. Comme si il ne retenait que ça. Amer que Chris ose lui cracher la vérité en pleine face. ‘‘ Va te faire foutre, Rowlands. ’’ Alors que Chris venait sans doute de comprendre les raisons de la venue de Neal chez lui. Et de ce léger désastre dans sa propre maison, Neal ne pourrait pas en dire autant. Le jeune homme n’était pas idiot, et il est au courant qu’il y avait autre chose de cacher derrière tout ça. A ses yeux, il est impossible qu’on puisse le trahir de cette manière sans aucune raison apparente. Car Chris a bien plus à en perdre qu’autre chose. Et ça, Rowlands espère pour lui, qu’il est au courant. Mais ne pensez à aucun moment que Neal viendrait faire de la psychologie et tenterait de comprendre la posture que Matthews a essayé de prendre. Qu’il en assume les responsabilités ! « T‘es qu‘un enfoiré… » Lâcha t’il, amer de la défaite. Neal devait reconnaître qu’il n’était pas une personne facile à impressionner, ni à vivre. Il se pourrait donc qu’inconsciemment, il est poussé Chris à le trahir. Par exemple, en voulant s’interposer entre lui et Tabitha. Si ses souvenirs ne lui font pas défaut - et Dieu sait que sa mémoire lui fait rarement défaut - Chris a toujours voulu aller de l’avant avec sa cousine. Ils n’en parlaient pourtant jamais, ce n’était pas une conversation d’hommes ! Se faire des courbettes, être polis, parler de leur amour respectif, ça jamais ! Mais Rowlands voyait bien les regards et les gestes tendres que Chris portait à Tabitha. Il voyait bien la gêne permanente de sa cousine dans la même pièce que Chris quand toute la famille était également présente. Ou encore ses rares sorties où tous ensemble ils allaient s’amuser. L’isolement de ce duo ne lui échappait malheureusement pas. Il en devenait quelque part fou. De jalousie ? Peut-être. Il n’en savait rien. Ceci dit, il ne voulait pas les voir ensembles, main dans la main en train de se pavaner devant lui. Et tout ami aurait été ravi que sa cousine sorte avec un garçon comme Chris. Qui, même sous son apparence mauvais garçon, se cache un être serviable, et attentionné. Drôle et droit. Mais le jeune Indien avait besoin de tout contrôler. Et ne voulait pas supporter les pleures de sa cousine préférée à cause de Matthews. Il ne voulait peut-être pas se compliquer la vie en risquant de perdre l’un ou l’autre. Il ne voulait pas choisir entre son ami le plus proche, et sa cousine, voila tout. ‘‘ J'ai gagné, t'as perdu. ’’ Voila une phrase de Chris que Neal ne saurait digéré. Voila réellement le type de mots qu‘il ne voulait pas entendre. Qu‘il ne devait pas entendre. Et ça son ancien ami devait parfaitement le savoir, voila pourquoi Neal le prenait comme une provocation certaine. ‘‘ J'ai gagné, t'as perdu. ’’ Le jeune Indien se demandait réellement ce qui se passait parfois dans la tête de Chris pour oser lui affirmer une telle horreur. Quelque part, ils devaient se ressembler, car Chris n‘aimerait sans doute pas qu‘on lui dise cette phrase aussi. Enfin c’est ce que Neal en pensait, bien sur ! ‘‘ J'ai gagné, t'as perdu. ’’ Serrant ses poings, comment se débarrasser de cette voix intérieur, qui voulait lui montrer sa défaite ? La maison de Chris, elle pourrait goûter amèrement à la défaite. Ça c‘était une chose sure, et réconfortante ! ‘‘ J'ai gagné, t'as perdu. ’’ Ni plus ni moins une nouvelle fois cette phrase, qui lui fît monter une nouvelle fois l’adrénaline. Il récupéra un morceau de bois qui traînait sur le sol, pour le lançait en direction de Chris. Le morceau de boit percuta alors le mur de plein fouet, parce que Chris s’était baissé afin de l’éviter. L’envie, la colère, l’orgueil… Trop de sentiments dans un seul corps, le fît devenir violent. Encore plus que ce qu’il aurait imaginé. Car sans le contrôler, des tas d’images circulaient dans sa tête. Des plans de vengeance, des situations qu’aucune personne n’aimerait vivre. Et pourtant Neal, en était inconsciemment, le maître ! « Tu as gagné ?! Mais dis moi, qu‘est-ce que tu as gagné au change ? Tu te sentirais pas plutôt le cul merdeux ?! » Oh que oui ! Neal le savait bien. Par vulgaire fierté, jamais il ne pourra avouer qu’il avait besoin de son aide. Disons que ce n’est même pas une aide dont il a besoin. Après tout, il n’était pas à sa place. Neal avait simplement besoin qu’on lui donne la lettre, avoir ne serait-ce que quelques secondes la lettre entre les mains. Et la demandait à Victoria ne lui semblait pas être une bonne idée. Elle avait réellement d’autre problème que celui-ci. Et surtout Neal, ne voulait pas se rabaisser à la lui demander. Il n’avait vu la jeune femme que deux fois depuis son retour, et ça s’était plutôt mal passé en sommes. Puisqu’il a découvert la maladie de son amie. Et il en était convaincu, c’était sûrement en partie de sa faute et des tensions de cette dernière année. Qui plus est, découvrir que sa petite copine a failli mettre sa vie en péril alors qu’on faisait tout de notre côté, pour la protéger - énerve aussi plus qu’autre chose le jeune Indien. Même si en soit, le geste pourrait être beau. Face à Chris, Neal ne souriait pas. Il était sous tension. Mais jouant de ses mystères, et surtout de sa provocation, finalement il reporta son attention sur la pièce, un sourire sur ses lèvres. « Très bien Matthews. Quand tu seras décidé, fais moi signe ! » Ajouta-t-il, cassant le silence pour s‘installer sur le fauteuil, en face de la télévision. Il n‘était pas décidé à partir ? Oh que non !
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(1571) La réussite est l'insolence d'un jour. (end) Vide
Message(#) Sujet: Re: (1571) La réussite est l'insolence d'un jour. (end) (1571) La réussite est l'insolence d'un jour. (end) EmptyDim 4 Juil 2010 - 17:49


A vrai dire, si, il y a quelques mois, on lui avait appris qu'il allait briser le couple de Neal et Victoria, il ne l'aurait pas cru. En effet, le jeune Indien n'exagérait pas lorsqu'il se disait que son couple était assez emblématique d'Ocean Grove. Les deux protagonistes avaient beau être jeunes, leur séparation avait fait beaucoup parler. Seulement, avec le recul, Chris ne se sentait pas vraiment coupable. Peut être un peu vis à vis de Victoria, mais, après tout, c'était bien Neal qui les avait mis dans une telle situation, n'est ce pas ? En fait, en ce moment l'étudiant avait bien trop de choses à se reprocher pour avoir envie de se trouver des torts dans cette histoire. Non, il avait rétabli la justice, il fallait que ce soit ainsi. Fort de cette constatation on ne peut plus objective, Chris sentait qu'il ne craignait rien, mais surtout, il n'avait pas envie de se battre. Neal restait quelqu'un dont il avait été proche, et même s'il n'allait sans doute pas l'avouer en public, le jeune homme espérait secrètement qu'il finirait par lui pardonner ce qu'il semblait considérer comme une erreur, une faute de parcours, pour reprendre leur amitié là où ils l'avaient laissé. Oui, Chris était un grand idéaliste, mais très franchement, il devait voir les choses du bon coté s'il voulait ne pas trop déprimer. Contrairement à certaines de ses relations, le jeune homme était persuadé que celle avec Neal n'était pas perdue.

Un silence s'était installé dans le salon dévasté. Alors que Chris se relevait doucement, il était resté un moment allongé, en attendant ce que Neal voulait lui faire subir. Alors qu'au début, l'étudiant était choqué, déçu et presque terrifié, il savait maintenant qu'il pouvait prendre le dessus sur cet échange. « Tu veux peut-être que je t’envoie à l‘hôpital ? » Chris afficha un sourire en coin, un brin moqueur. Il savait bien que Neal pouvait lui faire vraiment mal, s'il le voulait. Néanmoins, l'étudiant savait qu'il ne devait pas se débiner, sous peine de perdre la partie, l'Indien n'attendait que cela. « Essaie donc, pour voir. C'est vrai que si tu m'envoies à l'hopital, d'un coup, Victoria aura à nouveau envie de sortir avec un sale petit menteur. Si c'est ce que tu crois, c'est que tu as encore plus de choses à apprendre des femmes que je ne le pensais... » Il leva les yeux au ciel. Neal se faisait de plus en plus menaçant, alors que Chris s'éloignait petit à petit de son assaillant. En effet, même s'il pensait que d'un point de vue psychologique, la balle était dans son camps, son ami était du genre à se battre jusqu'au bout, et surtout, à pouvoir faire des dégâts sur son visage d'ange, visage dont il avait franchement besoin en ce moment pour continuer à inspirer confiance aux gens. « T‘es qu‘un enfoiré… » Neal semblait vraiment furieux. Non pas une petite colère comme on pouvait en voir chez les gens contrariés, non, cette fois, son ami semblait pouvoir faire des choses qu'il regretterait ensuite. S'il ne s'était pas reculé en vitesse, Neal aurait pu voir une lueur d'angoisse dans les yeux de Chris, qui appréhendait ce qui pourrait de passer. C'est alors qu'un morceau de bois s'approcha dangereusement de lui. Décidément, le jeune Rowlands n'était pas dans son état normal. Matthews se baissa pour l'éviter in extremis, et jeta un regard mi furieux, ni paniqué à son camarade avant de lui dire. « Mais t'es malade ! ».

Vraiment, Chris était halluciné par un tel comportement, Neal était une autre personne, tout simplement. « Tu as gagné ?! Mais dis moi, qu‘est-ce que tu as gagné au change ? Tu te sentirais pas plutôt le cul merdeux ?! » Dans l'ensemble, il était évident aux yeux de Chris qu'il n'avait rien gagné. Il avait perdu un ami, et ça, c'était douloureux, forcément. Chris avait bien compris que Neal voulait récupérer cette lettre. Et au fond, peut être que le jeune homme refusait de la lui donner tout simplement parce que cela les liait. Au moins, l'étudiant savait que l'Indien ne le lâcherait pas tant qu'il n'avait pas récupéré cette lettre. Alors qu'il voyait Neal se diriger vers un fauteuil, il lui répondit. « Au moins, moi, j'ai gagné de ne pas m'embourber dans mes mensonges. Tu as été percé à jour, mais, très franchement, c'est ta faute, pas la mienne. » Son ton se faisait un peu moins dur. Un peu parce qu'il n'en avait pas envie, mais aussi parce que son ami lui semblait vraiment imprévisible. Par prudence, Chris continua de reculer un peu, avant que son ami ne comprenne la parole. « Très bien Matthews. Quand tu seras décidé, fais moi signe ! » A ce moment, le jeune homme fut vraiment pris de cours. En fait, il était véritablement déconcerté. D'ailleurs, il ne cherchait même pas à le cacher. Il lui dit, bien moins sur dit lui qu'auparavant. « Tu.. tu prends ma maison en otage ? Mais t'es fou ! » C'était tout simplement surréaliste. Haussant les épaules, il poursuivit néanmoins, pour tenter de se donner une contenance, ne plus paraître totalement halluciné. Après tout, c'était encore lui qui avait la main, n'est ce pas ? Chris n'en était plus si sur, maintenant.
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(1571) La réussite est l'insolence d'un jour. (end) Vide
Message(#) Sujet: Re: (1571) La réussite est l'insolence d'un jour. (end) (1571) La réussite est l'insolence d'un jour. (end) EmptyLun 5 Juil 2010 - 19:51

    Au yeux de Neal, cette amitié était perdue. Tout autant que son couple avec Victoria. Je vous entend déjà dire que rien n’est jamais perdu, et qu’il y a toujours de l’espoir. Ce n’est pas faux, soyons d’accord. Seulement, pour ça il ne faudrait pas être rancunier, têtu, et fier. Comment une personne possédant ses trois défauts réunis, pourrait à un seul moment ravaler sa fierté et allé s’excuser. Ou bien même, accepter des excuses ? Alors qu’on sait tous que Neal est un homme très méfiant et solitaire. C’était une réelle chance vis-à-vis de Chris de devenir l’ami de Rowlands, en a-t-il eu conscience ? Ce n’est absolument pas pour se la péter, mais c’est la stricte vérité. Une occasion qu’on a qu’une fois dans sa vie. Malheureusement pour Matthews ! Et qu’il vient de laissé filer sans même prendre en compte les lourdes conséquences que cela entraînera : Neal lui mènera la vie dure ! D’une certaine façon, Chris devrait être content, que Neal lui attache autant d’importance. Et pourtant d’après ses plans, la maison saccagé n’est qu’un début. Le début d’une très longue histoire, qui se finira sûrement dans de nombreuses années. Car bien sur, si on pense que Neal cessera le jour où il récupérera Victoria à ses côtés, c’est mal le connaître ! La seule attaque qu’on peut avoir face à Neal durant ses crises imprévisibles est de rester de marbre, l’indifférence est la pire défense à ses yeux. Au contraire, si on le provoque, si on essaye de le manipuler et qu’il s’en rend compte - l’attaque ne pourra être que multiplier par deux. C’est comme ça que le célèbre Neal Rowlands fonctionne. Et cela, Chris Griffith Matthews le sait très bien. ‘‘ Essaie donc, pour voir. C'est vrai que si tu m'envoies à l'hôpital, d'un coup, Victoria aura à nouveau envie de sortir avec un sale petit menteur. Si c'est ce que tu crois, c'est que tu as encore plus de choses à apprendre des femmes que je ne le pensais... ’’ Comme à son habitude Neal essayait de jouer la carte de l’indifférence. Il savait que cela marchait plutôt bien, comme devant Duncan Thomas, où il avait maintenu d’avoir tourner la page. Si au début, son plus vieil ami ne l’avait pas cru, il avait finis par ne rien dire sous les agissements froid et l’insolence du jeune Rowlands. Il jouait si souvent le bluff ses derniers temps, mais il restait persuadé que face à Chris, cela ne servirait pas à grand-chose. Qui plus est, pourquoi voudrait-il la lettre si il se fichait éperdument de Victoria Blythe ? Malgré tout, il ne pouvait s’empêcher d’agir durement, c’était sa seule arme, alors que d’autres en possédait bien plus. Une arme que peu de monde redoute réellement, mais comment faire autrement ? Neal se sentait affreusement seul depuis qu’elle l’avait abandonnée. Surtout qu’il n’avait plus son ami à ses côtés. Alors il se durcissait tous les jours, davantage. Seule Tabitha ou encore Panamee arrivait à éveiller un brin de curiosité dans ce corps qui semble mourir de jour en jour. Pourtant, il ne s’en plaignait pas, il était bien trop fier pour ça. Il ne roucoulait pas devant la porte de l’hôtel de mademoiselle Blythe, en attendant un signe de sa part. Non, il buvait, et se laissait aller aux joies du célibat. Il flirtait selon Tabitha un peu trop. Et n’était pas suffisamment chez lui selon Panamee. Voila tout. Elle-même n’allait pas bien, c’était pourquoi Neal lui a immédiatement demandé de venir habiter chez lui. Il pensait qu’à deux se serait plus facile. Ça l’était peut-être, mais à ses yeux, il ne faisait pas un. En réalité, il n’était qu’une moitié. Sa motivation aujourd’hui était la vengeance. Envers Chris, vous l’aurez compris. « Et qui te dis qu‘entre Victoria et moi, il y a encore une chance ?! » Cracha-t-il de toute sa haine, ce qui aurait pu émettre un doute sur la réalité des choses. Il ne savait absolument pas si il était convainquant ou non. Chris le connaissait tellement bien, qu‘il en doutait. Mais qui sait, peut-être que Chris n‘aurait pas la force de vouloir le contrarier, ou tout simplement le remettre en question. Peut-être se contentera-t-il de ne rien dire ?! Dans un excès de folie, et sans savoir ce qui s‘est passé dans sa tête, il venait de tenter le diable, en lui lançant le bout de bois. Aussitôt Neal arborait une mine satisfaite, alors que indigné, Chris lui ajouta : ‘‘ Mais t'es malade ! ’’ Tout ce qu’on pouvait voir était ce sourire victorieux sur le visage mâte du jeune Indien. Il était content de lui. Tel un enfant en serait amusé. Pourtant, il reprit son sérieux, un semblant indifférent. Le silence commençait à se faire une place, alors que Neal restait tranquille. Enfin… ‘‘ Au moins, moi, j'ai gagné de ne pas m'embourber dans mes mensonges. Tu as été percé à jour, mais, très franchement, c'est ta faute, pas la mienne. ’’ Le jeune Rowlands semblait comprendre les mots de son ancien ami. C’est pourquoi, il haussa brièvement les épaules, en perdant toute trace d’amusement, ou de compréhension. Il était évident que Neal avait menti sur beaucoup de points, et malheureusement pour lui, il ne trouvait pas la force d’argumentait, ou de se défendre. En fait, il s’en fichait pas mal. Néanmoins son visage restait assez mystérieux quand au futur geste ou pensée du jeune homme. Quelques secondes après, il osa finalement parler, en restant d‘un calme imperturbable. « Je n‘ai pas dis que je n‘avais pas ma part de responsabilité, Chris. Ceci dit, on m‘y a aidé, tu ne trouves pas ? » Lui demanda-t-il d‘un ton parfaitement neutre, en pesant chacun de ses mots. Il était d’une froideur inconsidérable, et pourtant d’une démarche assurée, il avait finis par prendre place sur le fauteuil. ‘‘ Tu.. tu prends ma maison en otage ? Mais t'es fou ! ’’ Fou ? Non ! Réaliste juste. Et dans un élan d‘insolence, il jeta ses jambes sur la table basse, s‘allongeant à moitié sur le fauteuil. En montrant d‘un signe de tête, le second fauteuil, il lui ajouta. « Je t‘invite à t‘asseoir à mes côtés… Enfin à moins que tu préfères me rendre cette lettre avant ? » De toute sa provocation, il retourna sa tête vers Chris, un sourire plus que chaleureux et amusé au coin de ses lèvres. « Tu peux me dire pourquoi tu ne veux pas me la donner ? Ne l‘aurais-tu pas ? Ou je crois que j‘ai compris… Mais tu perds ton temps, je ne partirais pas sans elle, à défaut de ne pas avoir ta tête autour du bras… » Un sourire amusé sur ses lèvres, alors qu‘il ne baissait pas son regard pour autant. Quelle désagréable vision d‘imaginer la tête de Chris dans ses mains, mais comment dire… C‘est aussi réconfortant. Ainsi, le jeune Matthews pourrait se mettre en tête quelle idée avait Neal dans la tête. Enfin non, l‘une des nombreuses idées. On sait tous que ce jeune homme excelle dans l‘imagination d‘inventer des coups tordu et de les mettre en application. On peut au moins ne pas lui reprocher de ne pas être courageux sur ce terrain…
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Message(#) Sujet: Re: (1571) La réussite est l'insolence d'un jour. (end) (1571) La réussite est l'insolence d'un jour. (end) EmptyDim 11 Juil 2010 - 18:17


A vrai dire, lorsque Chris avait envoyé cette lettre à la fameuse rédactrice, Chris ne s'était pas attendu à ce qu'il y ait de telles conséquences. Neal devait lui être reconnaissant, au contraire, de lui avoir laissé du répit avec sa belle, au nom de leur amitié. En effet, depuis le début, le jeune homme avait le sentiment que cette union était, pour le moment, contre nature. A chaque fois qu'il croisait Victoria, un large sourire aux lèvres, il s'en voulait de lui cacher la vérité, de la laisser dans l'illusion. Depuis cette fameuse affaire, justement, l'étudiant n'avait pas eu de nouvelles de la belle blonde, et parfois, cela l'inquiétait un peu. Seulement, aussi horrible que cela puisse paraître, ses problèmes avaient noyés ses pensées, et l'histoire avec Neal était passée au second plan, bien loin de ses préoccupations, jusqu'à cet après midi, bien sur. « Et qui te dis qu‘entre Victoria et moi, il y a encore une chance ?! » Sur le coup, Chris fut un brin perturbé. Il goba ce mensonge, cette fausse distance que prenait Neal. Mais, pourquoi le jeune homme ferait il tous ces efforts désespérés pour se venger, si, au final, il se fichait de toutes ces affaires ? Non, c'était forcément des faux semblants, tout cela ne collait pas. Haussant les épaules, l'étudiant garda néanmoins une distance de sécurité, au cas où son interlocuteur serait pris d'une nouvelle crise de nerf. « Écoute, franchement, toi et Victoria, je m'en fiche. Le fait est qu'elle ne veut plus de toi, elle est avec quelqu'un, non ? Tu crois qu'elle a vérifié s'il était déjà fiancé ? Après tout, on n'est pas blonde pour rien, n'est ce pas ? » Chris afficha un sourire ironique, il voulait titiller son camarade. Effectivement, une attaque contre Victoria devait bien faire son petit effet, tout de même ! L'étudiant ne voulait pas entrer dans une confrontation physique, il ne voulait pas qu'ils voient. Que les habitants d'Ocean Grove voient. Non, sa vie devait rester lisse en apparence, il devait se garder d'éveiller les soupçons sur un mode de vie plutôt contestable, pourtant.

« Je n‘ai pas dis que je n‘avais pas ma part de responsabilité, Chris. Ceci dit, on m‘y a aidé, tu ne trouves pas ? » Chris haussa un sourcil. Au moins, Neal semblait faire preuve d'un semblant de lucidité dans cette affaire. En même temps, il fallait vraiment se voiler la face pour ne pas se rendre compte de l'énorme erreur, de l'illusion dans laquelle il avait vécu. Neal continuait à afficher ce masque neutre, cette apparente indifférent qui troublait profondément l'étudiant. L'Indien avait l'air particulièrement déterminé, il savait ce qu'il voulait. Chris redoutait particulièrement cet état d'esprit, d'autant plus que lui, était plutôt pommé dans cette situation. « Je t‘invite à t‘asseoir à mes côtés… Enfin à moins que tu préfères me rendre cette lettre avant ? » Le jeune homme semblait carrément prendre ses aises, comme s'il était chez lui, maitre de la situation. En posant ses pieds sur la table basse, il avait vraiment dépassé les bornes. Chris serra les poings, pour contenir sa rage du mieux qu'il pouvait. Il s'approcha doucement, sans geste brusque pour ne pas éveiller l'attention de son camarade. En effet, jusqu'ici, le jeune homme avait bien fait attention à ne pas être trop volubile, il ne voulait pas en venir à l'affrontement, mais surtout, endormir un peu son ami pour attaquer, d'un coup, alors qu'il aurait baissé sa garde. Il connaissait très bien son ami, et la manière dont il fonctionnait. Bien sur, en règle générale, ils n'avaient pas eu cette relation conflictuelle, même Rowlands pouvait se montrer avenant, lorsqu'il le voulait. Enfin, dans une certaine mesure seulement, puisqu'il laissa tout de même une distance en toutes circonstances. « Très sincèrement, je ne vois pas pourquoi tu t'acharnes sur cette lettre... ce n'est qu'un bout de papier, le tout est que tu répares les dégâts et que tu sauves ce qui peut encore l'être, non ? » L'étudiant avait fait des efforts pour dire ça d'un ton calme et aimable, alors qu'au fond de lui, il bouillonnait. Il affichait un sourire un coin, alors que ses gestes étaient mesurés et précis, ne laissant absolument pas transparaitre cette agitation intérieure. « Tu peux me dire pourquoi tu ne veux pas me la donner ? Ne l‘aurais-tu pas ? Ou je crois que j‘ai compris… Mais tu perds ton temps, je ne partirais pas sans elle, à défaut de ne pas avoir ta tête autour du bras… » Neal était buté, un trait de caractère que Chris lui connaissait déjà. Alors qu'il arrivait à destination, dans le fameux siège que son ami lui avait désigné, le jeune homme fit un mouvement brusque pour attraper le col de son ami, sans ménagement. Ce dernier, avait son sourire arrogant, commençait à l'exaspérer au plus haut point, Chris n'en pouvait plus de son air suffisant alors, qu'au fond, il était carrément au fond du gouffre. L'étudiant planta son regard dans celui de son ami, pour lui signifier qu'il ne plaisantait pas. « Tu perds ton temps, restes si tu veux, manifestement, toi, personne ne t'attend. Mais, fais gaffe à toi, ce que tu viens de faire à ma Maison, ça va te couter bien plus que les honoraires d'une femme de ménage, crois moi. »
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Message(#) Sujet: Re: (1571) La réussite est l'insolence d'un jour. (end) (1571) La réussite est l'insolence d'un jour. (end) EmptyDim 18 Juil 2010 - 21:11

    ‘‘ Écoute, franchement, toi et Victoria, je m'en fiche. Le fait est qu'elle ne veut plus de toi, elle est avec quelqu'un, non ? Tu crois qu'elle a vérifié s'il était déjà fiancé ? Après tout, on n'est pas blonde pour rien, n'est ce pas ? ’’ Chris ne semblait pas être très méfiant, pourtant en parlant ainsi de Victoria, il pourrait l'être nettement. Tapant alors dans le mur le plus proche de lui de son poing fatal, le bruit sourd se résonna dans toute la pièce. Avant d’émettre un bruit de douleur en baissant son regard sur cette main qui désormais lui faisait horriblement mal. Que venait-il de lui passer dans la tête pour qu’il réagisse ainsi ? Peut-être que le fait d’émettre l’hypothèse de voir Victoria avec un autre sale type le mettait hors de lui. Ou peut-être que le fait qu’elle se fasse avoir par ce dernier le rendait si vulnérable, qui sait. Quoi qu’il en était, en relevant ses yeux noirs vers Chris, ce dernier pourrait se méfier de Neal désormais. Il aurait très bien pu se retrouver à la place du mur ou pourrait être attaquer par surprise par son ancien ami. Il attendait peut-être patiemment le coup de grâce, tout en surveillant chaque fait et geste de Rowlands. Mais il pouvait avouer que sur ce coup ci, c’était lui qui venait de le provoquer. En était-il fier ? Peut-être. Pourtant rapidement, Neal jeta son dévolu vers ce qui l’entourait sans trop attendre que Chris reprenne la parole. « Envoie lui une lettre pour le lui demander, tu es un expert de ça, pas vrai ?! » Lui cracha t’il de toute sa haine. Son regard était froid, et d’une méchanceté décelable. Si il avait pu s’approcher de lui pour le frapper, Neal l’aurait fais sans hésitation. Néanmoins, il ne préféra pas aggraver son cas, et tenta alors de récupérer sa neutralité et son indifférence légendaire. Même si cela semblait désormais plus difficile que jamais. Ses poings étaient serrés, sa mâchoire avec. Et son regard tenta de trouver n’importe quoi que Chris aurait pu se prendre dans la tête, en guise de réponse. Néanmoins, il ne trouva à disposition aucun morceau de bois, ou d’un objet pointu pour lui lancer. Et se bagarrer avec Chris ne lui faisait certainement pas peur. Peut-être que quelque part, le jeune Indien était d’un tempérament assez chaud, et courageux pour ne pas avoir la frousse de se battre. De toute manière, depuis qu’il est petit, il n’arrête pas de provoquer les ultimatums et n’a jamais reculé devant une personne qui le cherchait de trop près. Notamment avec ses deux anciens compères, Esteban et Duncan; le jeune Indien aimait faire sa loi. Ce qui viendrait à dire que se bagarrer pour un territoire, ou pour une histoire de filles, semblait malheureusement être bien compris dans le lot. ‘‘ Très sincèrement, je ne vois pas pourquoi tu t'acharnes sur cette lettre... ce n'est qu'un bout de papier, le tout est que tu répares les dégâts et que tu sauves ce qui peut encore l'être, non ? ’’ Chris avait raison. Ce n’était qu’un bout de papier et lui-même ne pourrait pas expliquer la raison pour laquelle il avait besoin de la lettre. Il en avait besoin, point. Et il ne cherchait pas plus à savoir, ou à comprendre. D’une certaine manière, Chris ne devrait pas poser plus de questions que ça. Simplement pour éviter que ça lui retombe dessus. Neal n’est pas un homme facilement sociable, ni compréhensif. Alors chercher à comprendre ce que son ennemi voudrait en tirer ne lui était pas encore passé par la tête. Non, lui répond plutôt impulsivement, en cherchant la provocation, en cherchant la bataille. Et tout ce qui semble se rapprocher de la facilité ne l’attire pas plus que ça. Ou plutôt ce n’est pas quelque chose qui est attiré vers Neal. Bien au contraire, même la plus facile tâche, comme s’excuser, ou paraître gentil, devient chez lui une faiblesse et il préfère se montrer arrogant et impitoyable avec ses pires ennemis, comme ses amis. Ce n’est de toute manière pas un truc qu’il commande. Et être contraint à se battre contre sa nature révèle plus être une bêtise qu‘autre chose. « Que je répare les dégâts ? Comme… Notre ‘pseudo’ amitié ? » Demanda-t-il, d’un ton neutre et pourtant, en accentuant sur le mot ‘pseudo’, il montrait une indifférence totale à leur précédente amitié. Comme si à ses yeux, cela n’avait été qu’un jeu, purement calculé. C’était faux bien sur, mais Chris n’était pas sensé le savoir. Enfin, si ce dernier n’était pas assez bête ou aveugle, il saurait que Neal aime provoquer. Aussi, en connaissant mieux que quiconque le jeune Indien, Chris pourrait être l’une des rares personnes à savoir combien Rowlands n’est qu’un macho, et que par fierté il serait prêt à faire gober tout et n’importe quoi. Comme le fait de ne plus vouloir retourner avec son ex-copine, ou encore de ne plus accorder de chance à Chris. Et pourtant…‘‘ Tu perds ton temps, restes si tu veux, manifestement, toi, personne ne t'attend. Mais, fais gaffe à toi, ce que tu viens de faire à ma Maison, ça va te coûter bien plus que les honoraires d'une femme de ménage, crois moi. ’’ Confortablement assis sur le fauteuil, bien sur qu’il avait vu Chris arrivait à pas lent, mais il ne s’était pas plus alarmé que ça. De toute manière, il n’avait aucunement peur de l’affrontement. Et si Chris tentait quoi que ce soit, il ferait mieux de le tuer sur le champs, parce que même si Neal ne ferait rien aujourd’hui, il a une rancune extrêmement tenace. Et une obstination à rude épreuve. Ceci dit, si Chris se positionna devant Neal, ce dernier ne trouva ni par la fierté, ni par la crainte, de se relever pour lui faire face de toute sa masse. Bien au contraire, si Chris ose lui mettre la main dessus, la balle de retour sera deux fois plus lourde en conséquence. Gardant ce sourire sur ses lèvres, ne quittant nullement le regard de Chris - le jeune Rowlands aimait faire languir. C’est alors, que Chris posa ses deux mains sur le col de Neal, tout en le surélevant légèrement pour tenter de lui faire perdre sa stabilité indéniable. Chose réussie, puisque Neal fronça légèrement les sourcils, posant avec lenteur ses mains sur celles de Chris, tout en défiant son regard à son tour. Il n’en perdit jamais son sourire arrogant mais tout en détachant chaque mots, il lui répondit, instantanément. « Je t‘en pris Chris, finis ton travail… Tu sais très bien que si tu me relâches, tu signes ton arrêt de mort ! » Neal ne concevrait pas de perdre une seconde bataille. Manifestement, par fierté, ou pour un ego surdimensionné. Il avait enfin tourné la page de cette amitié, et en était plutôt assez content. Il n’aime déjà pas offrir une chance d’être ami avec lui, alors offrir une seconde chance relèverait à du suicide selon lui. Qui plus est, si autrefois, il avait une certaine confiance en cet ami, aujourd’hui, tout est devenu néant. Mais ce que Chris ignore, c’est que Neal serait capable de lui faire croire bien plus de chose qu’elles ne sont vraies, dans l’unique but de le piéger à son tour. Ce fût dans un esprit malsain, et cynique, que Neal osait fixer le regard bleu de Chris. C’était comme si il attendait le verdict, l’acte ou quelque chose du genre. Mais quoi qu’il arrive, et même si Neal repartirait sans l’ombre de la lettre, Chris devra se méfier de l’œil du tigre. Parce que si le jeune Américain a énormément de flair, il devrait savoir mieux que quiconque que notre Indien ne se laissera jamais piéger dans son propre jeu, ou être détruit dans sa propre ville. Si le silence allait pouvoir prendre place, Neal ne pu réellement avoir le cœur battant, ou être stressé. Il se laissait plutôt dominer dans cette situation… Peut-être pour tromper l’ennemi !
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Message(#) Sujet: Re: (1571) La réussite est l'insolence d'un jour. (end) (1571) La réussite est l'insolence d'un jour. (end) EmptyMar 20 Juil 2010 - 18:13


A vrai dire, cette situation ne convenait absolument pas à Chris. On avait beau dire qu'il avait une supériorité dans l'échange, puisqu'il avait la lettre, au fond, tout cela ne lui plaisait pas. En ce moment, l'étudiant avait suffisamment d'ennuis pour que Neal ne vienne pas encore en rajouter. En fait, en ce moment, il aurait eu besoin d'un ami comme lui. Certes, il n'était pas très expressif, mais du genre à faire des câlins et tout. Mais, Chris avait toujours su qu'il pouvait compter sur lui, et aujourd'hui, le fait de devoir s'y opposer ne lui semblait pas naturel. Pourtant, connaissant le jeune Indien, l'étudiant savait bien qu'il ne fallait pas compter sur une réconciliation dans l'immédiat. Neal était très rancunier, et Chris l'avait déjà vu à l'œuvre. Seulement, cette fois, c'était contre lui que cette rancœur était tournée, et il avait du mal à le gérer. Néanmoins, le jeune homme n'eut pas le temps de s'apitoyer sur son sort, ou de trop cogiter, puisque Rowlands lui répondit très vite. « Envoie lui une lettre pour le lui demander, tu es un expert de ça, pas vrai ?! » L'espace de quelques secondes, Chris eut un petit sourire. Effectivement, du point de vue de Neal, on pouvait penser que l'étudiant y avait pris du plaisir, qu'il n'était finalement qu'un petit traitre. D'ailleurs, Matthews était bien conscient que c'était ainsi que le commun des mortels l'aurait jugé. Seulement, Chris savait que cela lui avait déjà couté de garder le secret si longtemps, de donner tant d'occasions à Neal d'avouer la vérité à Victoria. Oh, oui, son ami avait le chic pour se faire passer pour le victime histoire de se réclamer une vengeance. Mais Chris se remémorait sans cesse, lorsque la culpabilité venait s'immiscer dans son esprit, que Neal avait menti, qu'au fond, ce n'était pas sa faute. Rowlands avait beau mettre toutes l'énergie du monde à se décharger de toute responsabilité, Chris faisait en sorte de ne pas tomber dans son piège, c'est pourquoi il répondit, calmement. « Tu as menti. Franchement, j'ai gardé ton secret tout ce temps. Vous m'avez mis dans une position hyper difficile, et si tu m'en veux, c'est bien dommage. » Chris n'allait pas obliger Neal à lui pardonner quoi que ce soit, mais il n'avait pas cette rancune à son égard. Bien sur, la vision de son appartement dévasté avait de quoi le rendre furieux, et Rowlands ne s'en sortirai pas aussi facilement.

« Que je répare les dégâts ? Comme… Notre ‘pseudo’ amitié ? » Dans ce genre de situation, le point de vue de Neal faisait toujours mal à entendre, surtout qu'il ne prenait pas de pincettes. Chris était toujours profondément attaché à cette amitié, au fond, c'était peut être tout simplement pour cela qu'il voulait garder cette lettre. Après, rien n'empêcherait le jeune Indien de s'en aller, sans se retourner. C'était donc un soutien inattendu que Chris avait trouvé dans cette volonté de Neal ne retrouver ce morceau de papier hautement symbolique. Néanmoins, Matthews ne prit pas la peine de répondre, tout simplement parce qu'il devrait soit mentir, soit dévoiler ses sentiments. Alors qu'il se rapprochait de Neal, Chris détourna le regard, pour empêcher son ami d'y lire quoi que ce soit. Rowlands était doué pour discerner les sentiments de l'étudiant, d'autant plus qu'ils se connaissaient depuis longtemps, et avaient passé pas mal de temps ensemble. Ainsi, même si Chris cherchait des indices pour montrer qu'il n'était pas seulement un ennemi pour Neal, le jeune homme devait également chercher à ne pas se laisser percer à jour. C'est ce moment qu'il choisit pour empoigner son ami par le col. Après tout, au fond de lui, l'étudiant avait beau se sentir mal, il savait qu'il devait le montrer le moins possible. Neal méprisait les faibles, et ne cherchait qu'à avoir le dessus sur lui. Bref, il fallait tenir bon, et prendre une telle initiative lui semblait être le bonne solution. « Je t‘en pris Chris, finis ton travail… Tu sais très bien que si tu me relâches, tu signes ton arrêt de mort ! » Neal se laissait faire, ce qui était plutôt louche. En fait, depuis le début, Chris avait cherché à éviter le contact physique, peut être Rowlands était donc pris de court. Quoi qu'il en soit, Matthews fut désarçonné par la passivité de son ami, et ne prit même pas la peine de le cacher. D'ailleurs, au lieu de tenter de le frapper, ou quoi que ce soit dans ce genre, Chris se contentera de le relâcher, sans exercer de pression, assez délicatement. Le jeune homme s'éloigna un peu. Oui, il osa tourner le dos à son adversaire, ce qui pourrait lui être fatal. Mais, il lui faisait confiance, il ne frapperait pas par derrière. Alors qu'il slalomait entre les meubles mis à terre, Chris se retourna vers son ami, alors qu'il se trouvait près de la porte du salon. « Je vais chercher Prunelle. Tu ferais mieux d'être parti quand je reviendrai. Elle a six ans, tu sais. Tu devrais comprendre, c'est une gamine, comme toi. » A vrai dire, Chris avait encore un peu de temps pour aller chercher la blondinette. Seulement, arriver sur place avec des bleus, ce genre de chose, ne lui convenait absolument pas. Neal ne semblait pas prêt à parler et à régler la situation, il avait juste cet esprit belliqueux, que Chris lui connaissait bien, mais surtout, qui ne les mènerait à aucune solution viable. Mieux valait laisser Neal seul avec sa haine et sa rancœur, et lui parler quand il serait prêt à le faire. De toute façon, sachant qu'elle était leur seul lien, Rowlands pouvait toujours courir pour obtenir sa précieuse lettre.
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Message(#) Sujet: Re: (1571) La réussite est l'insolence d'un jour. (end) (1571) La réussite est l'insolence d'un jour. (end) EmptyMer 21 Juil 2010 - 13:55

    ‘‘ Tu as menti. Franchement, j'ai gardé ton secret tout ce temps. Vous m'avez mis dans une position hyper difficile, et si tu m'en veux, c'est bien dommage. ’’ Honnêtement, Neal ne lui avait jamais rien demandé. Ni de garder le secret pour lui, ni de le dénoncer, et encore moins de fouiller dans sa vie ! Alors oui, Chris avait une part de responsabilité, bien plus qu‘il ne voudrait l‘admettre. Tout s‘était fais dans le dos du jeune Indien, sans qu‘il ne puisse tout gérer. Mais surtout Cudy avait tout balancé sûrement sans rien attendre en retour. Elle aurait pu au moins manigancé un petit truc ou demander de l‘argent, tant cette histoire valait un bras vis-à-vis du jeune Indien. Hors Butterfly avait raconté cette histoire, comme si elle achetait une baguette de pain ! Décevant… Vraiment ! Mais pas étonnant quand on regarde Cudy Butterfly ! Resserrant l‘étreinte un peu plus, et devant la passivité de son ancien ami, Chris décida de le lâcher. Ce qui n‘étonna pas réellement Neal, qui toussota sans le désirer. De nouveau complètement assis sur le fauteuil, il avait quand même levé ses pieds de la petite table, pour déposer sa main contre son cou, reprenant une respiration moins saccadé. Chris n‘avait pas appuyé, et il n‘avait pas manqué d‘air plus que ça, ceci dit c‘était une scène inconfortable selon lui. Néanmoins le regard imperturbable de Neal ne céda au stress. Et dans un mouvement lent, il tourna sa tête vers Chris, qui reprit la parole en lui tournant le dos. ‘‘ Je vais chercher Prunelle. Tu ferais mieux d'être parti quand je reviendrai. Elle a six ans, tu sais. Tu devrais comprendre, c'est une gamine, comme toi. ’’ Chris cherchait à amadouer Neal avec sa Prunelle par ci, sa Prunelle par la. Neal n‘en avait que faire de cette gosse, pour être honnête, et sans vouloir être méchant. Il ne lui ferait aucun mal tant qu‘elle ne vient pas trop le chercher. Et le jeune Indien ne releva absolument pas le fait qu‘il traite Neal de gamin. « Tu es complètement con ! Lâcha-t-il, remplie de rancœur, peut-être déçu, tu me tenais et tu n‘as rien fais ! Maintenant, attends toi à entendre parler de moi, dans les semaines à venir… Je ne lâche jamais ma proie Chris, et tu devrais le savoir mieux que quiconque ! » Termina-t-il, sûr de lui et un brin arrogant. Généralement, il n’est pas du genre à avouer sa haine ouvertement. La surprise étant plutôt favorisé. Ceci dit Chris n’est pas n’importe quel homme. D’une part, c’est une personne qui le connaît pratiquement sur tout les angles. Il sait tout autant comment s’y prendre avec Rowlands. D’autre part, Chris reste malgré tout une personne qui a compté assez cher à ses yeux. C’est pourquoi le fait de vouloir le détruire est une chose. Y arriver, est une autre. Bien que pour l’instant, Neal n’y songeait pas tellement, n’y voyant que du noir. Mais le jour où il aura récupéré Victoria à ses côtés, et où il se sera débarrassé une fois pour toute de Cudy, n’y aura-t-il réellement aucune réconciliation possible ? Pas si sur. Même si Neal, vous direz aujourd’hui, que c’est peine perdue ! Oui, dans un sens ça l’ai. Aujourd’hui. Demain. Peut-être dans une semaine, un mois, trois ans. Mais dans vingt ans ? Pas si sûr… « Passe le bonjour à la gamine, et dis lui qu‘elle peut finir le travail… Je sais combien elle t‘aime ! » Arrogance, et provocation quand tu nous tiens ! Même si aujourd’hui, Neal n’avait plus idée du rapprochement entre Prunelle et le garçon, il savait qu’autrefois, elle lui rendait la vie impossible. C’était une gamine assez turbulente, qui a souvent préférée faire des bêtises que d’écouter les grands. Et même si Rowlands a toujours été persuadé qu’entre elle et Chris, cela finirait par s’arranger, il ne pouvait néanmoins se douter que la route serait aussi périlleuse. A vrai dire, on avait l’impression que du côté de la fillette, c’était par jalousie, et comme un jeu. Elle considérait probablement Chris comme tel, ne supportant pas que son propre père puisse aimer une autre personne qu'elle. Mais maintenant, l’histoire s’était peut-être arrangé, au fil du temps et par le simple fait de voir la routine, on finit par arrangé la pire histoire. Oui, le temps passe, les gens avec, mais pas toujours. On se retrouve parfois des mois plus tard, voir des années, et faire comme si de rien était. Il s’était attendu à une riposte de goût, de choix. Et à ses yeux Chris était rester imperturbable, comme si il s’en foutait. Comme si il était prêt à se laisser faire. Bien sur, il y avait eu de nombreuses petites phrases ‘amicales’ venant de sa part. Et puis ?! Rien d’autre. Tout comme dans la dernière action, le jeune Indien avait joué à son jeu, et n’avait pas bougé d’un millimètre. Juste un froncement de sourcil, pour finalement sourire encore plus bêtement - tel un idiot le ferait. Il avait cette délicatesse, ce plaisir. C’était alors sans grand étonnement de sa part, qu’il se leva, alors que Chris s’était reculé. Le jeune Américain lui avait tourné le dos et avait lentement avancé dans le salon. Regardant le vacarme, Neal ne pouvait s’empêcher d’être fière de lui. Tout comme le jour où il avait cassé la voiture de Carson à coup de batte, devant l’hôtel et surtout devant le propriétaire de la bagnole, qui avait osé défier Neal. C’était un jeu dans lequel il pourrait se perdre, il le savait. Mais probablement, c’était trop bon pour qu’il cesse. Alors, il continuait, attachant de l’importance à ce genre de type qui n’en vaut d’après selon ses dires, pas la peine. Les mains dans les poches, le regard relevé, le voila en train de fixer Chris. Comme si il cherchait à le provoquer une dernière fois. Et finalement, un pas devant l’autre, il se mit à le suivre. En marchant de plus en plus vite, et d’une façon déterminé. Le frôlant de toute sa splendeur, il ne lui attacha aucune grande importance, si ce n’est-ce regard en biais, alors que Chris s’était arrêter, pour sûrement laisser Neal sortir de sa maison. Ou peut-être pour voir ce qu’il allait faire. Pas un adieux, ni un au revoir. Simplement un regard de travers avait suffit. Sortant de la maison, il ne prit même pas la peine de fermer la porte derrière lui, ni de se retourner, avant de monter dans sa voiture, pour partir en furie. Une chose est certaine, Chris n’avait pas finis d’entendre parler de lui.

      END
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