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 welcome to the beachstreet usa; dezhkel

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welcome to the beachstreet usa; dezhkel Vide
Message(#) Sujet: welcome to the beachstreet usa; dezhkel welcome to the beachstreet usa; dezhkel EmptyMer 2 Juin 2010 - 16:51


Welcome to the Beachstreet USA

feat Ryder Oakes&Aubree Dezhkel


    Le soleil était déjà bas dans le ciel et Ryder pouvait voir la lune, cette splendide boule trouée. La plupart des gens comparait ce satellite à un énorme fromage. Lui, il y voyait une éponge ou un oursin, ou d’un point de vue plus rabat-joie, la lune. Il aimait rester assis à la regarder. Elle était synonyme d’espoir. Lumineuse, elle guidait les âmes perdues à travers la sombre noirceur. C’était, en quelque sorte, ce qu’il voulait être. L’homme trouvait étrange d’ainsi idolâtrer cette chose brillante qui n’était nul autre qu’un astre, quelque chose qui ne vivait même pas. Loin de vouloir changer les personnes, il ressentait le besoin de sauver ceux qui touchaient le fond. Il aurait pu faire dans l’humanitaire, se rendre en Afrique pour construire des maisons, des écoles, ou dans ces pays plus fragiles touchés par d’importants séismes. Mais il souhaitait que le système change, réellement.

    C’est sans doute cette facette de sa personnalité qui l’avait poussé vers Aubree Dehzkel car, outre leur origine anglaise, rien ne les unissait. Lui était un battant, positif, qui avait mis du cœur dans ses études en journalisme, tout comme il s’impliquait dans tout ce qu’il entreprenait. Elle, elle était plutôt du genre débauchée, dépravée et droguée. Elle étudiait la médecine sans vraiment s’y mettre. Elle vivait sans vraiment vivre. Bien que ce n’était pas de ses affaires, bien qu’il n’ait aucun mot à dire sur les choix de la blonde, Ryder n’approuvait pas. Il considérait qu’elle ne faisait que se détruire. Il ne pouvait envisager un avenir ainsi composé. Au rythme où elle allait, Aubree périrait vite. Selon lui, cette manière de vivre venait d’un traumatisme. Un évènement l’aurait perturbée au point où elle désirait se détruire, comme si la demoiselle avait perdu toute envie d’être.

    Oakes et la dite demoiselle se trouvait sur bayside street. Une heure plus tôt, le dénonciateur avait usé de son cellulaire pour la convaincre de lui tenir compagnie. Elle lui avait laissé son numéro la dernière fois qu’ils s’étaient croisés. Aubree était, disons-le, dans un état avancé d’ivresse. Elle avait tenté de séduire le garçon et, à défaut de passer la nuit en sa compagnie, elle lui avait dit de l’appeler s’il changeait d’idée. Sur ce point, sa position était demeurée la même. Il avait déjà une petite amie, qu’elle soit en Europe ne changeait rien. Alors par ennui, par besoin de compagnie et pour réaliser l’objectif qu’il s’était donné par rapport à l’étudiante, Ryder lui avait proposé de se rendre en ville au beachstreet usa. Toute l’année –mais particulièrement l’été- différentes activités étaient organisées dans les rues non loin de la plage. Les principales se tenaient sur bayside street. Pour cette soirée et pour les autres à venir, la rue avait été fermée à la circulation. Seuls les piétons pouvaient y accéder.

    Le journaliste était allé chercher Aubree sur Lemon street avec son jeep wrangler. « Attache bien ta ceinture. » Il s’était rapidement dirigé sur l’autoroute de quatre voies très bien asphaltée et il avait accéléré à 80 miles à l’heure, vitesse à laquelle tout le monde roulait malgré que la limite soit fixée à 60 mph. En moins de quinze minutes, les deux jeunes adultes étaient rendus au centre-ville de Miami. Ryder Dominic Oakes ralentit et se faufila dans les rues plus étroites près de leur destination. Dans les minutes suivantes, les deux compères finirent par trouver un espace assez large entre deux voitures pour s’y garer. L’homme plaça son bras autour du siège d’Aubree. Il était plus aisé pour lui de stationner sa voiture dans cette position. Il avait appris la technique par son beau père, Jean. Ce devait être une des seules bonnes choses qu’il était possible de tirer de cet homme. Ryder mit le moteur à off, éteignit ses phares et se défit de sa ceinture. «C’est pas trop haut ? Tu vas arriver à descendre ? » Puis, il avait rapidement, et un peu négligemment, fermé le toit de la jeep. «Au cas où il pleut ! » Il déposa plusieurs sous dans le parcomètre. Il remarqua que la blonde s’impatientait. «Bon ! Ça va. On peut y aller. » Il lui sourit. Il était généralement très minutieux avec son bolide ce qui le retardait presque partout où il se rendait.

    La première chose qui leur sauta aux yeux au moment de leur arrivée sur bayside street fut un clown, très ringard, qui faisait des ballons en forme d’animaux. Celui-ci semblait divertir les enfants avec un certain dédain, comme si son job ou les gamins ne lui plaisait pas. Peut-être même les deux. « T’as envie d’aller l’embêter ? » Ryder n’était pas le genre de garçon à se moquer par des autres par plaisir ni à les rabaisser mais, parfois, il avait tendance à se montrer un peu idiot. C’était un côté de sa personnalité qui remontait à l’adolescence. Comme pour tous les garçons, il était arrivé qu’il s’écarte du droit chemin en agaçant les élèves plus faibles de lycée. Lors de sa première année à Ocean Grove, Oakes s’était rendu en détention plus d’une fois avec ses potes. Outre la consommation entre deux cours, les raisons de leur retenue était inoffensive : lancer des boules de papier en cours, verser une boisson visqueuse sur la tête des filles timides, mettre la tête d’un intello dans les toilettes, attacher la mascotte de l’équipe de foot au mat de l’école, etc. L’enfant unique était ce genre –là au lycée. Du moins, la première année. Ensuite, son beau-père, en accord avec sa mère, l’avait expédié dans un pensionnat au Canada. Mais le Canada, ce n’était pour cette raison. Il avait les mauvaises habitudes qu’Aubree avait présentement, débauches et drogues, mais à un stade d’adolescent en début de puberté. Pour Ryder, c’était terminé. Il était plus mature maintenant. Ou du moins, il était généralement plus mature. « Alors, qu’est-ce que tu veux comme animal ? »
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