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 Un petit air de ressemblance | Abigail & Enery

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Message(#) Sujet: Un petit air de ressemblance | Abigail & Enery Un petit air de ressemblance | Abigail & Enery EmptyDim 23 Mai 2010 - 23:41

Un petit air de ressemblance

Un petit air de ressemblance | Abigail & Enery 875298Allison_Mack & Un petit air de ressemblance | Abigail & Enery 2agpy7s

« Voilà votre ticket monsieur. »

Un musée. Voilà la dernière idée en date qui avait traversée l’esprit de notre cher dandy. Rangeant le billet dans sa poche, plein feux sur son pantalon aux plis irréprochables. Les semelles en cuir de ses chaussures résonnaient sur le sol glacé du hall cristallin. Enery se tenait au milieu de l’immense salle, pourtant perdu au sein d’un petit groupe de touristes. Imperturbable dans son analyse. Ne vous m’éprenez pas, il était venu seul dans un but purement observatoire. Oui il y a de ses loisirs que toute personne ne comprendrait pas. Après on peut toujours dire que l’argent monte à la tête, et l’on vaque à des activités totalement inutiles aux yeux des gens. Même si on vous avançait que ce lieu était d’inspiration Art Déco avec ses grandes fenêtres dessinées dans un désir de géométrisation. Vous direz tellement ennuyant pour la plupart. Machin Chose ou Art Déco, quelle est la différence ?

Et pourtant c’était bien dans ce seul esprit qu’Enery était entré dans ce bâtiment. Les yeux levés comme vers un paradis méconnaissable. Les reliques de l’art incrustées dans les murs de ce musée. Magnifique. Impercerptible. Au travers des grandes vitres, une lumière évanescente semblait s’amuser à apparaître et disparaître au grès des œuvres et pièces. Continuant sa visite, jetant de rares coups d’œil vers le sol histoire de ne pas se prendre une marche. Notre homme s’aventurait plus loin encore. Qui aurait cru que l’architecture était un passe –temps pour certains, une passion. Des murs, un toît et une porte, la plupart vous en conviendrez en serait pleinement satisfait. Il manquerait plus qu’il vous avance que cela permet de rendre plus « vivante » la maison qu’on l’enverrait à l’asile. Néanmoins, comme on dit, on s’amuse comme on peut, non ?

Rien n’aurait put perturber ce sentiment de complaisance et de plénitude qu’éprouvait Enery, si quelque chose ou plutôt quelqu’un ne le perturba pas. Vous connaissez probablement ce sentiment d’être épié ou bien d’être mis à nu ? Et bien là c’était à peu près ça, les vêtements en plus et le voyeurisme en moins. Rien n’empêchait toutefois une petite blonde de le fixer. Plantée là à quelques mètres de lui, paralysée.
Enery continua sa marche tentant tant bien que mal de l’ignorer. Mais l’idée même que quelque chose d’étrange, un insecte ou autre, soit situé sur sa tête ou tout autre détails aussi perturbant, le rongeait petit à petit. On finit toujours par s’imaginer que la chose, réelle ou non, soit bien là quelque part à piétiner, marcher avec délectation sur sa magnifique veste. Partagé entre l’idée de demander à cette demoiselle la raison de sa contemplation, et de s’agiter dans tous les sens comme un singe enragé, notre homme téméraire choisit toutefois la deuxième option. Ce qui ne sembla pas le réussir du tout. Au contraire, elle sembla d’autant plus attiser la curiosité de la jeune femme, qui ne l’avait toujours pas lâché du regard.

« Quitte à vous moquer de moi, autant me dire ce qu’il y a vous ne pensez pas ? Histoire de ne pas me balader une salade entre les dents à jouer le singe comme un imbécile. »

Le don charismatique d’Enery dans toute sa splendeur. Il existe de ces personnes, qui en disant ne serait-ce que quelques mots arrivent à briser la glace aussi vite que leur venu. Des années de pratique ne pouvant guère tromper. Toutefois, la petite blonde sembla rester de marbre, à moins qu’il n’ait loupé un petit sourire en coin. Tout était dit. Maintenant fallait-il encore qu’il obtienne une réponse.
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Message(#) Sujet: Re: Un petit air de ressemblance | Abigail & Enery Un petit air de ressemblance | Abigail & Enery EmptyMer 26 Mai 2010 - 14:54

La journée avait commencée comme d'habitude. Pour Abigail, tout s'annonçait "bien", rien ne semblait pouvoir venir troubler son petit train train quotidien. Elle allait se lever, déjeuner, se préparer et aller travailler. Puis aurait une pause assez longue vers midi et reprendrait le travail vers 15h pour finalement le finir tard après la fermeture. On pourrait croire que cette routine l'ennuyait, la lassait. Mais ce n'était pas du tout le cas. Enfin, au fond peut-être un peu, mais c'était aussi sécurisant. En s'appliquant tous les jours aux mêmes taches et de façon régulière, elle se sentait en confiance, savait ou elle allait et évitait de trop penser, trop réfléchir... C'était ça le plus important, éviter de penser. Car à chaque fois la même chose lui revenait en tête. Maxence, son ex. Non, ne pensez pas d'elle que c'est une des ces filles qui s'amourache d'un homme invivable et odieux, qui souffre mais qui ne veule pour autant pas s'en détacher. Ni une de ces fleurs bleues qui changent d'amour sans cesse et qui vit des histoires digne des plus grands mélodrame. Non, ce n'était rien de tout ça. Avec Maxence ça n'avait pas été facile tous les jours c'est vrai. Son tempérament instable et ses excès le rendait parfois difficile, mais l'amour semblait être plus fort que tout. Mais il y a quelque chose qui est encore plus fort et que personne ne peut éviter : la mort. Oui, son petit ami avait perdu la vie il y avait un peu plus d'un an dans un accident d'avion. Comment voulez vous surmonter une telle épreuve ? C'est inattendu, on ne s'y prépare pas. Ça vous tombe dessus d'un coup, sans crier gare. Et ça vous laisse face à vous même et à tous vos problèmes, seul avec votre douleur, seul avec le vide immense qui grandit de jour en jour en vous.

Elle était arrivée au travail en avance, comme toujours. De toute façon, elle dormait mal et était debout tôt. Et bien que ses heures supplémentaires ne soient pas payé, elle ne pouvait pas rester chez elle à rien faire. C'était insupportable. Elle fila alors vers le laboratoire ou était entreposé les derniers vestiges arrivés au musée, ou bien ceux qui avaient besoin d'une petite retouche. Elle enfila une blouse blanche et resta des heures dans son laboratoire. Elle parlait peu avec ses collèges, assez discrète elle avait du mal à s'intégrer au sein de l'équipe. Surtout qu'à la base, elle n'avait pas la même formation qu'eux et ils la prenaient un peu de haut. Elle était une simple archéologue alors qu'eux étaient de véritables scientifiques avec un savoir supérieur au sien. Elle essayait de ne pas y prêter attention, d'oublier leurs remarques désobligeantes et méprisantes et se concentrait sur son travail. Parfois, elle avait l'impression de se retrouver dans la cours du collège avec les grands qui se moquent des plus petits. Dur époque. Finalement, les adultes ne sont pas mieux. Ils sont peut-être pires même, car ils n'ont pas d'excuses. Tandis qu'un gosse de 13 ans ne se rend pas forcément compte du mal qu'il peut faire.

Puis, ce fut l'heure de sa pause. Elle sortit du labo ou il faisait d'ailleurs assez chaud. Elle se retrouva alors dans le musée ou il faisait frais. Tout était spacieux et lumineux. Elle soupira un instant, ça faisait du bien. Et puis, elle avait le dos en compote. Elle s'essuya le front du revers de la main pour retirer les perles de transpirations qui s'étaient formé dessus à cause de la chaleur. Elle retira ses gants avec empressement. Puis, elle redressa la tête et observa les visiteurs un instant, le temps de souffler. C'est alors que son regard bloqua. Un homme était là, de dos. Elle ne voyait pas son visage et pourtant elle sentait déjà que son cœur battait plus vite et elle s'était mise à trembler légèrement. Il était grand, assez carré mais fin malgré tout. Des cheveux châtains, se tenait bien, très élégant dans son costume. Bref, le portrait craché de Maxence. Abigail était figée, la bouche entrouverte, incapable de bouger. C'était comme si le temps s'était arrêté autour d'elle, qu'il n'y avait plus personne à part Lui. Le jeune homme tourna la tête un instant et la regarda. La ressemblance était frappante. Les tremblements doublèrent et elle était devenue livide. L'émotion était trop forte et la paralysait complètement. Des tonnes de souvenirs lui remontèrent en mémoire, la mettant une nouvelle fois face à la mort de Maxence, à l'enterrement et à la vie sans lui.

Finalement, l'homme en question finit par s'approcher d'elle, apparemment vexé ou agacé. Mais elle y faisait à peine attention, tout ce qu'elle voyait c'était... "Maxence". Mais sa voix la ramena sur terre. Elle ne ressemblait pas du tout à celle de son ami. Moins grave et un langage plus cherché et maîtriser. Maxence était du "peuple", il ne parlait pas bien. Cela lui ficha un coup et elle réalisa enfin que la personne en face d'elle n'était pas celle qu'elle pensait. Elle resta encore immobile pendant quelques secondes, devant certainement passer pour une idiote. Puis ce fut trop, ses jambes ne la tenaient plus et elle se laissa glisser par terre, prenant appuie sur le mur qui était derrière elle. Combien de fois avait elle espéré voir Maxence revenir ? Se dire que c'était une heure, qu'il n'avait pas prit cet avion, ou qu'il avait survécu, qu'il allait revenir et que tout allait continuer de la même façon. Mais non, il était bel et bien mort. Jamais il ne reviendra. Abigail était au bord des larmes et tremblait encore. Ce genre de choc ne lui était encore jamais arrivé et c'était assez dur à encaisser. Plusieurs personnes s'étaient arrêté dans le musée et la regardait, perplexes. Elle finit par trouver la force de bredouiller d'une petite voix :

« Excusez moi... »
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Message(#) Sujet: Re: Un petit air de ressemblance | Abigail & Enery Un petit air de ressemblance | Abigail & Enery EmptyMer 26 Mai 2010 - 23:35

Enery était perdu. Face à sa réponse, un mur. Rien. Elle semblait même déçue. Immobile. Comme si elle s’attendait à ce qu’il lui annonce une bonne nouvelle, quelque chose auquel s’accrocher. Et qu’en une phrase, il avait réussit à faire effondrer le moindre espoir qu’elle avait. Mais quel était bien la raison de tout cela ? Il n’avait rien de spécial, ici il était plus que quelconque. Delaney. Banal ! Il imagina un fan qui s’écroule face à son idole, bouche bée par tant de divinité. Se demandant s’il rêve ou pas. Cette idée le fit rire doucement. Il était vrai que c’était un peu incongru, mais on ne contrôle pas les pensées qui divaguent. Son sourire s’effaça alors rapidement. Ce fut à ce moment qu’il remarqua la pâleur de son visage. Comme si l’espoir ainsi disparut avait emmené avec lui toute couleur. Il ne savait guère que faire face à cela. L’inquiétude commença à se marquer sur son visage. Quelques lignes se dessinèrent sur son front tandis qu’il fixait la jeune femme.

« Ca ne va pas madame ? »
Tenta t-il n’attendant toute fois pas de réponse. Déjà qu’elle n’avait rien dit après sa première question. Mais la lividité de son visage transcrivait parfaitement l’état dans lequel elle était. Ce qui n’aida en rien Enery à rester calme, l’inquiétude se fit plus oppressante et l’impuissance d’autant plus.

« Est-ce que vous m’entendez madame ? »

Il essaya tant bien que mal d’attirer son attention sur ses mots, rien n’y faisait. Ses yeux restaient figés sur son visage sans qu’aucune expression ne transgresse ses traits. Imperméable à l’environnement autour. C’est alors que la jeune femme s’écroula dans un tremblement incessant. Trop fragile pour le choc qu’elle semblait avoir eut. Enery se précipita vers elle pour essayer de la secourir dans sa chute, sans succès. En voilà un geste naturel qui jamais n’atteint son but. On cherche à rattraper l’autre qui s’écroule mais rarement on réussit. Et là elle s’étend tout aussi perdue que lui.

Plus que le trouble de la réaction de la jeune femme, il y avait aussi l’incompréhension. Comme parler au vide, avec l’espoir fou d’entendre son écho. Personne pour répondre, même pas sa propre voix à un désarroi croissant. On cherche des réponses, mais rien n’arrive. On reste seul face à une situation qui nous échappe, et pas même les autres ne semblent sourciller. Et là on nous avance qu’il y a la différence de langue, de gabarit, on craint d’arriver dans des circonstances qui nous dépassent et qui voir nous renverse. Et si on devait changer le cours de sa vie ? Malgré les regards qu’Enery pouvait sentir sur eux, aucuns touristes ne semblaient bouger. Des murmures parcours l’assistance mais rien. Il est vrai que notre homme avait parfois perdu foi en l’Homme. Il y a de ces hommes, dont le cynisme parfois exaspère. Ils n’attendent rien des autres et cherchent même à le mener en bêtise. Excuses, ou raisons, peu importait, cela revenait au même de toute manière.

Enery s’agenouilla face à la jeune femme, enleva sa veste et la déposa derrière sa tête. Un semblant de réconfort et de douceur face à ce qui semblait être de la douleur. Des larmes coulaient des yeux de la petite blonde. Comme les cendres d’un incendie. Ils tombent, flottent et touchent le sol froid dans un drame. Malgré que ce soit beaucoup plus personnel. Une douleur intérieure aux conséquences physiques. Le feu de la tristesse.

« Vous êtes sûre que vous ne voulez vraiment rien dire ? »

Dans un élan de tendresse, Enery souria gentillement. Il avait beau être l’homme aux milles réponses. Sarcastiques et rancuniers. On l’avait élevé dans le respect des autres et le souci du bien-être. Il accumulait les préjugés, riche, trop bien éduqué. On l’imaginerait presque prendre une tasse de thé avec le petit doigt relevé. Et ce nom de famille qui sonnait bourgeois. Que demander de plus ? Mais c’était tout à fait le contraire. Il s’était évertué à devenir un autre homme que celui qu’on catégorise. Elle finit par lui dire un excusez-moi chevrotant. Du bout des lèvres. Avec les quelques forces qui lui restait.

« Ne vous offusquez pas, je vais vous porter jusqu’à un banc ou quelque chose qui y ressemble. Vous n’allez pas rester sur ce sol froid. Et vous n’avez aucune raison de vous excuser ! Si vous aviez écrasé mon chien encore, je veux bien. »

Passant ses mains en dessous de la jeune femme, il la souleva et l’emmena vers le banc le plus proche. Au moment où les gardes du musée arrivaient. Mais il les congédia en un signe de main, signifiant qu’il n’y avait pas besoin d’aide. En tout cas, elle ne semblait pas vraiment malade. Il s’assit à côté d’elle, comme un psy le ferait enfin il pensait. Dans l’attente d’une quelconque phrase de la part de la dame. Une explication, un début de fait.
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