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 Tell me it's a nightmare (1591)

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Message(#) Sujet: Tell me it's a nightmare (1591) Tell me it's a nightmare (1591) EmptyLun 10 Mai 2010 - 0:44

Tell me it's a nightmare (1591) Eunddx Tell me it's a nightmare (1591) Msoxh3

    Une sonnerie alerte l'arracha de son sommeil trop léger, dans un bruissement d'étoffes, le jeune homme leva son bras pour mieux chercher à tâtons ce maudit téléphone osant écourter sa nuit. Ses doigts se refermèrent enfin sur le cellulaire qu'il posa à son oreille, un 'allô' murmuré d'une voix froide et agacée s'échappant de ses lèvres. D'abord frustré de ne pas entendre à l'autre bout du fil un éventuel supérieur hiérarchique pour qui Pride aurait au moins trouver un bon prétexte de l'appeler aux alentours de trois heures du matin, il sortit aussitôt de sa brume endormie lorsqu'il reconnut la voix de Laurence, affolée. Se redressant alors, le jeune agent tenta de calmer la jeune soeur de Clyde, qui dans un dernier souffle meurtri vint lui annoncer une terrible nouvelle : Micaela avait été transportée à l'hôpital après une agression sauvage. Sans plus d'informations, il sauta du lit avant d'aller s'habiller à la va vite : une chemise prise au hasard dans ce noir absolu, un pantalon sombre, mais aucune veste ne venant charger ses épaules. Contournant finalement le lit, Pride se pencha au-dessus de la silhouette frêle et délicieuse de Jaelyn à moitié endormie, ses mots tentant de ne pas l'affoler malgré son regard inquiet. Sa main tendre vint replacer une mèche de ses cheveux derrière son oreille afin de dévoiler son visage angélique, comme il lui soufflait de se rendormir, qu'il partait pour l'hôpital, et qu'il ne souhaitait pas qu'elle ne l'attende. Ce fut la mâchoire serrée et le coeur tremblant d'une angoisse vive qu'il lui avait murmuré ces mots avant de tourner les talons, et de quitter son domicile non sans faire ronronner excessivement le moteur de son Aston qui démarra au quart de tour sous sa conduite nerveuse et rapide.

    ***

    Cinq heures du matin ; Pride déjà, ne se sentait plus vivre. Son coeur à l'agonie semblait redevenir cendres, lui qui avait eu tant de soucis à le faire battre de nouveau. La gorge serrée et l'estomac noué, il rentra enfin chez lui, marchant dans le hall sombre dans une allure zombifiée. Sa peau était blême, son regard terne se faisait absent, tandis qu'il affichait un air abattu laissant sous-entendre qu'il ne se souciait plus de ce monde. Que faire, que dire, que penser... Pride ne parvenait à rien, pas même à respirer : l'oxygène lui manquait, autant que les mots que le jeune brun ne parvenait pas à mettre sur sa douleur. Avait-il vraiment perdu son fils ou n'était-ce qu'un immonde cauchemar ? Il aurait en l'instant tout donné pour n'être que le protagoniste de ce songe de mauvais goût, mais l'air frais sur son visage à bord de son bolide lui avait bien fait comprendre qu'il vivait malheureusement dans la concrète réalité. Se dirigeant vers le salon, il alluma la lumière avant de s'avancer d'un naturel déconcertant vers le bar. Et d'un geste automatique, Pride vint se servir un verre de scotch dont le degré d'alcool vint lui brûler la gorge d'une douleur salvatrice. Le jeune homme avait cette envie d'imploser, tant la souffrance était vive : il se contenta néanmoins de s'asseoir sur le canapé hors de prix, posant son verre au liquide ambré sur la table basse, et enfouissant sa tête brune dans ses mains hésitantes. Il lui semblait alors entendre en écho les rires lointain d'un enfant, l'enfant qu'il aurait du avoir mais qui ne verrait jamais le jour, arraché par la cruelle fatalité. En cet instant, le père déchu exécrait ceux qui, n'ayant jamais perdu leur progéniture, affirmaient avoir vécu toutes les douleurs du monde : un parent ne peut survivre à son enfant. Comment vivre sans chaînes et sans entraves, lorsque le fruit de vos entrailles s'éteint avant vous, avant que la vie ne vous le laisse à vos côtés ? La vie n'était qu'une prostituée des bas-fonds, et Pride la haïssait de s'offrir à la portée du premier venu aux arguments violents assez convaincants pour la faire vaciller. Sa gorge se serra d'avantage sous l'assaut de son coeur souffreteux, lorsqu'un bruissement d'étoffes se fit entendre : se redressant alors, son regard ambré croisa la silhouette de Jaelyn postée sur le seuil, l'air interdit. Et la voix cassée de Pride de porter jusqu'à elle, dans un dernier déchirement.

    « Mon fils n'a pas survécu. »

    Mon fils. Quelle étrange sensation était-ce de poser ces mots pour la première, mais aussi pour la dernière fois.
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Message(#) Sujet: Re: Tell me it's a nightmare (1591) Tell me it's a nightmare (1591) EmptySam 15 Mai 2010 - 18:15

    Malgré une journée des plus éprouvantes, ce fut avec joie que la jolie demoiselle accepta l’invitation de son amant. L’engouement de Pride, lui remit un peu de baume au cœur malgré un dossier incomplet en fin de journée. Réalisant qu’elle prenait un retard important sur son travail, elle rangea l’imposant dessin, préférant s’échapper pour une soirée auprès de son compagnon. Étonnamment, la relation qu’elle avait choisi de poursuivre avec Pride évoluait avec douceur, ce qui n’était pas pour lui déplaire. Dissimulant un lourd passé amoureux, la jolie jeune femme fut ravie de voir que son amant partageait la même opinion. Frappant avec timidité sur la majestueuse porte, un grand sourire vint se dessiner sur son visage angélique lorsqu’il lui ouvrit la porte. Dissimulant un air des plus amusés, Jaelyn lui tendit un petit paquet avant d’ajouter « Pardonnes mon retard, j’ai du me battre avec un vieillard pour qu’il me laisse le dernier gâteau ! » Pride la pria d’entrer avant de la débarrasser de sa veste.

    Retrouvant une certaine complicité, les heures défilèrent avec une vitesse folle. Abordant leur passé avec une émotion grandissante, les deux amants dévoilèrent leurs joies et leurs peines, leurs espoirs non sans omettre leurs projets. Pride se révélait être un excellent orateur et malgré son aisance déroutante, il était resté le même enfant désabusé. Venant trouver un peu de réconfort dans ses bras chaleureux, la jeune architecte apaisée, s’endormit transportée par les effluves épicés de son parfum. Plongeant dans un sommeil réparateur, elle se sentit bercée, quittant tour à tour la douceur du cuir, Pride l’enserra avec délicatesse avant de la déposer sur son lit. Trouvant le satin de sa peau, la main mutine de la belle obligea son compagnon à s’assoir près d’elle. « Restes, …. S’il te plaît … » Attentionné, son compagnon céda à ses caprices avant de s’allonger à son tour. Retrouvant un certain bien être, Jaelyn vint trouver les lèvres de son compagnon avant de les embrasser avec fièvre. « Merci pour tout Pride »

    Une sonnerie lointaine vint la tirer de ses rêves. Esquissant un léger murmure, la voix de son amant résonna dans son esprit. Ce fut avec difficulté que la jeune femme ouvrit les yeux. Surprise par la hâte du jeune homme, elle décela malgré la noirceur, qu’un mal le rongeait. Pride s’habilla avant de lui faire face. N’osant mettre un mot sur son malaise, il la pria de se rendormir avant de lui annoncer qu’il partait pour l’hôpital. Jaelyn n’eut le temps de se redresser qu’il tourna les talons avant de quitter la pièce.


    ***

    Ce fut dans une appréhension des plus totales qu’elle observa l’Aston Martin quitter le quartier. Un malheur venait d’arriver, mais celui-ci mettait-il Pride en danger ? Pourquoi l’avoir laissé sans aucune explication ? Songeuse, la jolie blonde choisit de se morfondre dans de morbides interrogations. Malgré ses inquiétudes, le sommeil eut une nouvelle fois raison d’elle, assise dans un fauteuil, près de la fenêtre, Jaelyn ferma les yeux. Guettant l’arrivée de son compagnon, la lumière du salon témoigna de sa présence. Haletante et désireuse d’en connaître davantage sur la cause de son départ, elle descendit les escaliers. La vision d’un Pride terrassé, puisant un dernier espoir dans un verre de scotch, lui brisa le cœur. Une souffrance sans nom, obstruait son visage auparavant dét.endu et l’amertume semblait avoir eu raison de lui. « Pride … » souffla t’elle avec difficulté et appréhension

    « Mon fils n'a pas survécu. »

    Sa voix déchirée résonna dans une pièce désespérément silencieuse. Micaela avait donc eu un accident et celui-ci avait engendré la mort de leur unique enfant. Plaquant sa main fine sur ses lèvres, cette révélation lui arracha un cri étranglé. Le désespoir de son amant la torturait davantage et non sans attendre, elle prit place à ses côtés. « Comment une telle chose est t’elle arrivée ? Pride, je t’en pris expliques toi ! » L’implora t’elle. Avec une compassion sans égard, Jaelyn posa ses doigts délicats sur la main tremblante de son compagnon. Emplit de haine son regard trahit l'abjecte vérité, et avec horreur, la jeune femme comprit qu’il ne s’agissait pas d’un funeste accident.
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Message(#) Sujet: Re: Tell me it's a nightmare (1591) Tell me it's a nightmare (1591) EmptySam 22 Mai 2010 - 21:19

    Son palpitant, malheureusement plus vivant que jamais, cognait brutalement contre sa poitrine portant en lui les élans douloureux de la peine et de la colère. Pourquoi fallait-il qu'il éprouve autant de haine, d'amertume et de sombres sentiments depuis des mois ? Il lui semblait qu'il était voué à la damnation, condamné à ressentir les affres troubles qu'un coeur normalement constitué ne pouvait normalement pas supporter tant cette épreuve était difficilement supportable. La présence de Jaelyn néanmoins, lui apporta douceur et réconfort, la grâce féminine d'un toucher venant atténuer son venin virulent, bien que Pride demeurait sombre et affreusement peiné. Mâchoire serrée et regard absent, il lui semblait que le monde le happait d'un tourbillon sans fin, refusant de voir qu'à côté de tous ces horribles soucis une femme aimante se trouvait malgré tout à ses côtés : Jaelyn. Et dieu que pourtant, le jeune agent avait des sentiments forts pour cette dernière, mais son coeur endolori et bien incapable de mettre des mots sur ses émotions, refusait de lui faire ouvrir les yeux tandis qu'il était persuadé être seul dans cet enfer lui ayant arraché son fils. Aussi, ce fut d'un geste sec, bien malgré lui, que Pride ôta sa main du toucher tendre de sa bien-aimée, de celle qui le faisait revivre, de celle qu'il ne voyait plus en cet instant à cause de cette douleur trop farouche. Se levant alors, l'arrogant jeune homme se dirigea vers la large baie vitrée du salon telle une âme en peine, tournant le dos à la belle qui souhaitait lui amener du réconfort. La colère de Pride l'empêchait d'y voir clair, autant que la torture qu'il soumettait à son âme : il aurait du, pourtant, prendre Jaelyn dans ses bras et lui susurrer combien il tenait à elle, combien il l'aimait, à présent qu'il était conscient que même dans un quartier d'apparence sereine comme Ocean Grove, on pouvait perdre les gens aimés dans une brutalité inhumaine. La tristesse assommante parla pour lui, car c'est en la repoussant ainsi qu'il montrait à ciel ouvert les blessures intérieures de son âme ; déglutissant difficilement, le jeune homme renchérit un peu trop froidement.

    « Laisse-moi Jaelyn. »

    Une façon bien malhabile et glaçante de lui faire comprendre qu'il ne voulait pas en parler, pas maintenant, pas tandis que tant de pensées se bouleversaient en son esprit. L'image de Micaela encore faible, les mots de Gabriel, la main paternelle de Liam, la tendresse de la belle Jaelyn : trop de sentiments, trop de déconvenues, trop de tout qui faisait qu'il se sentait perdu. Et comme toujours dans ces situations, Pride repoussait les autres avec froideur voire cruauté, demandant à celle qui lui apportait tant de tendresse de le laisser seul. Car de toute évidence la nouvelle ferait le tour du quartier le lendemain, par les commères ou les gros titres du journal local ; à quoi bon revivre ce cauchemar par des mots. Dans un soupir las, Pride passa une main dans ses cheveux épars avant de se retourner et de toiser Jaelyn d'un air quelque peu radouci malgré le chagrin habitant l'alcôve de son regard ténébreux.

    « C'est trop, pour une seule nuit. Tu devrais aller te recoucher, je n'ai pas envie d'en parler. » acheva-t-il sans savoir quoi rajouter, sans savoir lui dire qu'il n'avait rien d'un prince charmant, que la tendresse serait pour lui difficile à apprivoiser, que malgré tout, il aurait aimé la prendre dans ses bras juste pour pouvoir, pour une fois, se reposer sur quelqu'un d'autre et savourer son parfum délicieux malgré les troubles de l'amertume.
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Message(#) Sujet: Re: Tell me it's a nightmare (1591) Tell me it's a nightmare (1591) EmptyDim 23 Mai 2010 - 19:43

    « Laisse-moi Jaelyn ! »

    La violence de ses propos fut sans pareille. Repoussant ses avances avec animosité, Pride vint se poster devant l’imposante fenêtre. La profondeur de la nuit ne semblait plus l’effrayer et machinalement il termina son verre. Ses peines engendraient une solitude grandissante et dévastatrice. Assise sur le canapé de cuir, la jolie jeune femme resserra la chemise qui faisait office de peignoir contre sa peau tremblante. L’amertume de son compagnon provoqua en elle une terrible vague de violence et de colère. Micaela lui était inconnue, mais elle éprouva à son égard, remords et regrets. Priver une mère de son enfant était un acte inhumain et destructeur, pourquoi oser faire une telle chose ? Jaelyn déglutit avec difficulté, son amant demeurait silencieux, s’interdisant de lui révéler quelconques faits concernant le drame. Baissant les yeux, cependant, elle comprit. Ses condoléances ne pouvaient lui ramener son fils et les mots rassurants et compréhensifs étaient désormais vains. Consciente qu’elle devait le laisser seul, la jolie brune quitta son fauteuil avant de se poster près de l’escalier. Elle observa longuement son amant avant de laisser échapper d’entre ses lèvres « Je suis profondément désolée … »

    Malgré l’impertinente douleur qui s’émanait de son être, un sentiment d’échec et d’impuissance martela son esprit. Jealyn croisa le regard d’un Pride démantelé. Cette vision d’horreur lui noua l’estomac et son sang se glaça lorsqu’elle réalisa que ce drame avait eu pour but de le détruire. Malgré un lourd et trouble passé, qui pouvait chercher une telle revanche ? La première cible avait été l’enfant porté par Micaela, maintenant qu’elle serait la prochaine victime ? Une mauvaise adrénaline l’obligea à se rasseoir, adoucit, son compagnon l’interrogea d’un regard. D’une voix peu profonde et totalement vide Pride l’invita à rejoindre son lit, lui permettant ainsi de rester seul un moment. Refusant d’abord d’accéder à sa requête, le visage dévasté de son compagnon l’obligea à raviser son jugement. Elle lui avait promis de le soutenir dans n’importe quelle épreuve et aujourd’hui Pride réclamait son silence. Désireuse de lui apporter réconfort, la jolie brune ravala ses émotions, l’installer au creux de ses bras, lui révélant ainsi son amour, n’était pas la solution appropriée. L’égo de la jeune femme dévala quelques étages, mais après tout, à quoi bon ? Rien n’était assez suffisant pour lui. « Très bien, si c’est que tu souhaites, je respecte ton choix … et je pense te comprendre.» murmura t’elle avec douceur. Dissimulant une amertume certaine, Jaelyn se maudit d’avoir été si personnelle. Son compagnon avait perdu une partie de son âme et lui en vouloir d’avoir été si distant et froid se révélait être stupide. Pride avait toujours été un homme fier, d’apparence intouchable mais sa vulnérabilité n’avait aucun égal. Partager ses peines et ses blessures représentait un obstacle infranchissable, et cela Jaelyn le savait pertinemment.

    Resserrant les doigts sur le verre vide, une lueur farouche traversa le regard éteint de son compagnon. Animé par une rage sans nom, Pride poussa un long soupir. Il quitta la belle, préférant se perdre dans ses désillusions. Une trentaine de jours les avait unis, mais à ses yeux, l’homme tourmenté qu’il était demeurait prévisible. Consciente des conséquences que cela pouvait engendrer, Jaelyn lui tourna le dos, le laissant seul avec ses réflexions. Délicatement, elle posa la main sur la rambarde de l’escalier avant de reprendre d’un ton des plus sérieux.
    « La vengeance ne te rendra pas ton enfant. Mais elle apaise les maux, calme la douleur et efface les regrets. Je parle en connaissance de cause Pride… » Révéla Jaelyn avec douceur « Je ne suis personne pour te dicter comment agir, mais saches que quelque soit ta décision, je serais là pour t’aider et te soutenir. Peu importe les conséquences de tes choix … Je ne veux pas te perdre une deuxième fois … » Baissant les yeux emplis d’un amour sincère, la jolie jeune femme lui adressa un regard bienveillant avant de retrouver la noirceur terrifiante de sa chambre.
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