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 N°1421; IT'S NOT REALLY THE GOOD TIME | riwan

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N°1421; IT'S NOT REALLY THE GOOD TIME | riwan Vide
Message(#) Sujet: N°1421; IT'S NOT REALLY THE GOOD TIME | riwan N°1421; IT'S NOT REALLY THE GOOD TIME | riwan EmptyLun 22 Mar 2010 - 16:14

N°1421; IT'S NOT REALLY THE GOOD TIME | riwan Ibxw5d N°1421; IT'S NOT REALLY THE GOOD TIME | riwan 10q9ixs N°1421; IT'S NOT REALLY THE GOOD TIME | riwan Nzf0w8
♣️ IT'S NOT REALLY
THE GOOD TIME
STARRING
♣️ riwan daswood and.
lëeloo callahan






Il y avait ces journées où l’on aurait du resté couché. Et pour Aly, les journées où elle ne contrôlait rien, c’était un peu le cas. Le problème dans sa maladie, c’était qu’elle ne se rendait jamais compte lorsque sa seconde personnalité prenait le contrôle. C’était comme si elle dormait encore. Phénomène étrange qu’elle ne parvenait pas à comprendre, le cerveau humain était si complexe, qu’elle se demandait souvent pourquoi les choses n’étaient pas plus simples. Malheureusement pour elle, la vie avait aussi le don de tout compliquer, elle n’avait jamais voulu rencontrer de psy, pourtant il aurait sans doute pu l’aider, faire quelque chose pour qu’elle évolue et prenne le contrôle. Mais elle n’avait jamais franchit le pas, par peur sans doute, à une époque elle arrivait à faire taire Lëeloo qui réapparaissait plus rarement. Mais depuis peu, elle ne le pouvait plus, plus autant qu’avant sans doute. C’était aussi pour cette raison qu’elle prenait refuge dans les paroles réconfortantes de Damon, le seul à savoir, à avoir comprit ce qui lui arrivait, il ne la jugeait pas, et ne la prenait pas pour une folle, bien qu’il en aurait eu tout les droits. Mais phénomène étrange, chaque fois qu’elle était avec lui, Lëeloo ne se manifestait pas, c’était comme si elle disparaissait dès qu’elle s’heurtait à plus fort qu’elle. Elle avait fini par comprendre la raison de sa présence, elle l’a protégé, elle avait perdu ses repères à une époque, ce qui avait sans doute provoqué tout ça. Elle avait eu besoin d’une personne forte pour veiller sur elle comme avant, et son esprit lui avait amené Lëeloo, mais elle n’en voulait pas, elle voulait vivre sa vie sans craindre les retombés de sa seconde personnalité. Malheureusement cela lui arrivait plus souvent qu’elle ne l’aurait voulu.

Bien loin de la douce Aly, plus aussi discrète, elle s’assumait en tant que femme, n’hésitait pas quant à sa tenue qui se devait de mettre en valeur ses formes. Détachant ses longs cheveux blonds, elle attrapa une paire de jeans moulant, perché sur ses talons, affublée d’un décolleté, elle n’en faisait pas trop. Ne voulant pas non plus paraitre diamétralement opposé à Aly, qui se camouflerait dès sa réapparition. Il fallait y aller donc plutôt discrètement, du moins le plus possible. Parce oui Lëeloo n’avait pas réellement le sens de la discrétion, elle aimait se faire remarquer, elle aimait sentir le regard des hommes se poser sur elle. Ce qu’elle pouvait détester la lubie d’Aly pour son rôle de mère. Bien qu’elle assumait Aaron à la perfection dans ces moments là, elle aurait milles fois préféré éviter de se retrouver avec un môme à charge, ce n’était pas vraiment son truc. Mais il était une part d’elle-même, elle ne pouvait le haïr, elle le protégeait autant qu’elle protégeait les intérêts d’Aly. Du moins c’était ce qu’elle croyait, seulement sa façon de le faire n’était pas toujours la meilleure. Par exemple, elle connaissait parfaitement Damon, et détestait le jeune homme, pour ce que sa présence provoquait. Elle aurait voulu y remédier, elle ne voulait pas disparaitre, l’ennuie c’était sans doute l’importance qu’il avait pour Aly, elle savait qu’elle ne pourrait supporter, si elle faisait une connerie une fois de plus. La jeune femme ayant récemment perdue sa meilleure amie, une illuminée inutile aux yeux de Lëeloo, mais elle la tolérait, avec toutes ses années elle n’avait jamais rien comprit, elle ne pouvait qu’apprécier ce fait. Elle pouvait s’amuser, se manifester et re-disparaitre pour la rendre folle, elle aimait persécuter les gens, et certain dans l’entourage de la jeune femme était les candidats parfaits. Elle fut un peu déçu d’apprendre qu’elle s’était suicidée, mais pas vraiment surprise. Sans doute qu’Aly aurait du comprendre qu’elle n’avait pas besoin d’elle finalement, qu’il était évident qu’elle était forte, sans avoir besoin d’une autre personne dans sa tête. Si elle se comparait à Jeylhan, c’était même une certitude, mais pour elle, il ne s’agissait que d’une tuile supplémentaire. Une aubaine pour la voluptueuse blonde qui ne comptait pas disparaitre de sitôt.

Ce jour là, elle se préparait à rencontrer quelques personnes susceptibles d’être exposés dans sa galerie, elle avait prit l’initiative de partir un peu plus tôt. Elle ne voulait pas être prise de cours, c’était Aly l’artiste, Lëeloo excellait dans d’autres domaines, mais pas celui-ci, mais elle avait ce besoin de prendre l’air. Elle malmènerait certainement ces artistes, mais elle connaissait les appréciations d’Aly et ne gâcherait pas tout, elle se défoulerait simplement sur les moins chanceux, les moins talentueux. Ouvrant la porte très rapidement, elle eut la surprise de voir un homme sur le pas de la porte. Son regard ne lui était pas inconnu, bien au contraire. Il fut son plus redoutable adversaire pendant quelques mois, mais une fois de plus Aly avait fuit, chose qu’elle ne voulait pas qu’elle regrette, elle serait sans doute plus là, s’il était restée dans sa vie. Une histoire mielleuse comme elle les détestait, le jeune homme avait été le grand amour d’Aly, mais c’était tellement loin, elle ne lui en voudrait pas de le lui cachait, après tout elle n’avait plus besoin de lui, c’était fini et ce depuis longtemps, à quoi bon se raccrocher au passé. « Et merde, qu’est-ce que tu fiches ici ? » Elle n’avait pas le moindre égard pour lui, elle le haïssait cordialement, et l’expression glaciale de son visage le reflétait plus que bien. Cependant elle a toujours eu pour habitude de se faire passer pour Aly à ses yeux, pour le perturber, pour le faire fuir, ce qui n’avait pas marché. Et visiblement, il ne fuyait toujours pas, s’en était presque agaçant. « Je te pensais mort d’une overdose depuis le temps. » accueil charmant n’est-ce pas ? Elle s’en fichait bien pas mal, Riwan avait tout ce qu’il avait toujours voulu grâce à papa et maman, le genre de personne qu’elle ne pouvait supporter. Elle ne supportait pas ces personnes qui avaient tout qui leur tombaient dans la bouche, c’était d’un pathétique, être toujours assisté de la sorte. Voilà pourquoi elle haïssait sans doute tout Ocean Grove, sa haine de ce genre de personne avait commencé avec lui. Dans son monde les drogués sont nombreux, il avait sans doute ses propres vices et elle comptait bien s’en servir pour le faire fuir.




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N°1421; IT'S NOT REALLY THE GOOD TIME | riwan Vide
Message(#) Sujet: Re: N°1421; IT'S NOT REALLY THE GOOD TIME | riwan N°1421; IT'S NOT REALLY THE GOOD TIME | riwan EmptyMer 24 Mar 2010 - 17:39

Deux semaines, c’était le temps qu’il s’était passé depuis son arrivée à Miami et pourtant, il n’avait pas encore trouver le courage de lui parler. Qui était donc cette personne qui occupait une grande partie de ses pensées et pourtant à qui il n’osait parler ? Elle n’était nulle autre que le grand amour de sa vie, celui que l’on ne peut avoir qu’une seule fois et que lorsqu’il part ne revient jamais. C’est d’ailleurs cette même demoiselle qui était sa principale raison de vivre soudainement ici. Jamais de sa vie, il ne lui serait venu à l’idée d’accepter le job de son père qui le conduisait ici s’il n’avait pas découvert que c’était son nouveau lieu de vie. Il était prêt à supporter de devoir travailler sous les ordres d’une personne qu’il n’a jamais réussit à encadrer et qui en plus de tous se trouve être son propre géniteur pour la revoir. Le comique de la situation c’est qu’après plus de quinze jours, il n’avait pas encore trouvé le cran de lui parler. Lui qui n’avait pas de mal à défier même les personnes les plus importantes éprouvait une difficulté sans nom lorsqu’il s’agissait de trouver la force de la revoir. Sans doute cela venait-il de cette immense blessure qu’elle avait provoquée en lui. Il lui avait ouvert son cœur, pour la première fois de sa vie, il avait réellement laissé quelqu’un voir qui il était au fond. Cela lui avait fait un bien fou de savoir qu’il pouvait compter sur quelqu’un mais malheureusement la fin n’avait pas été aussi joyeuse, elle était partie du jour au lendemain le laissant seul et abandonné. Alors, dans son esprit, il était tout à fait normal qu’il ressente une certaine appréhension à se retrouver dans elle à nouveaux. Ce n’est pas pour cela qu’il n’avait pas essayé. Chaque jour depuis son arrivé, il avait essayé de trouver un moyen de la revoir. Cela avait commencé par des petits détours autour de la galerie sans jamais vraiment arriver à y rentrer. Et puis, cette fois où elle était rentrée à pied jusque chez elle et qu’il n’avait pas pu s’empêcher de la suivre pour être sur que personne ne l’attaque en chemin. Il avait su grâce à cette petite protection où elle habitait. Alors pendant toute une semaine, il était allé devant sa porte hésitant toujours à sonner et c’est d’ailleurs à cet endroit qu’il se trouvait aujourd’hui. Dans l’une de ses mains, il avait un magnifique bouquet de roses rouges hors de prix. Chaque jour de la semaine, il avait été chez la fleuriste mais à chaque fois, il revenait cher lui tout penaud et avec le si beau bouquet dans sa main. Est-ce qu’aujourd’hui allait être un jour différent ? Il n’en avait aucune idée mais le fait d’avoir remarquer sans vraiment l’avait fait exprès que la demoiselle était mère d’un joli petit garçon ça ne l’aidait pas vraiment à se décider. En effet, lorsqu’on a un enfant, il y a toujours un père pour ce bambin et cela avait mis peu à peu dans la tête de Riwan que la demoiselle n’était plus célibataire. En même temps, il ne l’avait jamais vu en compagnie d’un homme du moins pas assez proche pour que l’on puisse le considérer comme son petit ami. C’est sans doute pour cela qu’il venait encore malgré cet enfant. Il avait besoin de la voir même s’il elle l’enverrait sans doute totalement bouler. Il fallait qu’il connaisse la vérité sur son départ pour pouvoir avancer dans sa vie. Pourquoi pas essayé de trouver quelqu’un même si toutes les filles qu’il avait rencontré n’arrivait pas du tout à la cheville de celle qu’il avait perdu. C’est sans doute pour cela qu’elles n’étaient à ses yeux qu’un amusement, un passe temps et que jamais au grand jamais, il n’aurait une relation durable avec elle. Il c’était d’ailleurs pas mal disputé avec son père à ce sujet. En effet, celui-ci trouvait qu’à 27 ans, il était grand temps de se marier surtout si l’on voulait assurer une descendance. Bien entendu, Riwan ne l’entendait pas de cette oreille, il voulait encore profiter de sa vie et surtout ne pas se presser pour se ranger dans une vie plus qu’ennuyeuse.

Après plus de 20 minutes passées devant la porte de la demoiselle, il avança d’un pas pour s’approcher de la sonnette. Il ne lui restait plus que la dernière étape fatidique qui n’était autre que celle d’appuyer son doigt sur cette jolie petite sonnette. Malheureusement, ce fut dans l’esprit du jeune homme un échec puisqu’il n’y arriva nullement. Il s’apprêtait donc, une fois de plus, à partir comme un voleur sans même avoir eut le courage de rétablir le contact. C’est alors que la porte s’ouvrir, le jeune homme n’avait nullement le temps de fuir et il allait maintenant devant lui la plus magnifique de toutes les créatures qu’il avait un jour vu dans sa vie. Il n’osait nullement bouger et encore moins ouvrir la bouche, il avait peur de gâcher ce moment. Pourtant, il savait qu’à un moment ou un autre, il devrait ouvrir sa bouche et demander ses explications qu’il attendait depuis plus de dix ans. Il restait ainsi, la regardant sans pour autant sourire, il y avait une part de lui qui lui en voulait toujours de l’avoir abandonner et même s’il jouait tout le temps le fier au fond de lui, il possédait un grand cœur qu’il ne montrait pas vraiment. « Et merde, qu’est-ce que tu fiches ici ? » Lorsqu’il entendit ses mots, son sang se glaça et une expression un peu horrifiée naquit sur son visage. Et si au fond, elle était partie parce qu’elle ne voulait plus jamais le voir ? Cette question qu’il avait pensée dans le temps lui revenait maintenant en mémoire. Il faut dire, qu’il ne s’attendait pas à l’entendre parler aussi franchement et méchamment. D’une certaine manière, elle venait de lui annoncer la couleur, elle n’avait pas vraiment envie de le revoir. L’envie de fuir le prit alors mais il savait, qu’il devait être fort, ne rien laisser passer et ne surtout pas montrer que ce qu’elle lui disait l’atteignait. Il cacha du mieux qu’il pouvait le bouquet derrière son dos et se décida à lui répondre. « Je suis venu te voir. » Réponse sans doute un peu voir totalement stupide mais il n’avait jamais vu Albie se comporter de la sorte et cela le troublait beaucoup trop pour répondre quelque chose de réellement sensé. « Je te pensais mort d’une overdose depuis le temps. » Ce fut le coup de grâce. Avait-elle changé au point de ne plus le voir que comme un drogué qui ne faisait rien d’autre de sa vie ? Intérieurement, entendre Alabama parler de lui en ces termes le détruisait. Il avait essayé de conserver au fond de lui une image plus que merveilleuse d’elle et aujourd’hui tout volait en éclat. Il essayait de ne rien laisser paraître mais cela s’entendait dans le son de sa voit lorsqu’il lui répondit. « Je n’ai jamais été un drogué, j’ai pris de la drogue mais je croyais que tu savais que je n’étais pas accroc. » Il marqua une petite pause se demandant bien ce qui avait pu lui passer la tête de venir ici. « Tu as tellement changé, je ne te reconnais Albie. » Une profonde vérité qu’il n’avait pas réussit à garder en lui, se montrer fort face à la seule personne dont l’avais à compter pour vous, c’est loin d’être ce qu’il y a de plus facile.
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N°1421; IT'S NOT REALLY THE GOOD TIME | riwan Vide
Message(#) Sujet: Re: N°1421; IT'S NOT REALLY THE GOOD TIME | riwan N°1421; IT'S NOT REALLY THE GOOD TIME | riwan EmptyJeu 25 Mar 2010 - 17:41




Lëeloo avait simplement dans l’intention de s’amuser aujourd’hui. Son jeu favoris étant de se balader dans la peau d’Aly, voir les réactions de chacun, tout le monde la prenait pour une véritable folle, une emmerdeuse qui ne savait pas ce qu’elle voulait. Petit à petit beaucoup désertait sa vie, et c’était son but. Elle savait que plus elle serait entourée, plus elle reprendrait confiance en elle et elle serait finalement dans l’obligation de partir pour de bon. Qui serait près à sacrifier sa vie ainsi ? Certainement pas elle, oui elle protégeait tout de même les intérêts d’Aly, mais pas au détriment des siens, elle n’était pas si altruiste que ça. C’était pourquoi ce matin, elle avait demandé à Méadow, la nounou d’Aaron, de le prendre chez elle exceptionnellement, elle voulait avoir la maison de libre si elle revenait accompagné. Là où Aly demeurait timide et discrète, Lëeloo ne se gênait pas pour assouvir ses désirs, et qu’importe si Aly passait ensuite pour une fille facile. On ne pourrait expliquer clairement sa façon de fonctionner, elle était assez particulière, très peu de personne autour d’elle également. C’était comme si elle s’était créée un cocoon où seul Aly et Aaron avaient une place. Seulement tout les trois dans leur petit monde, pourtant elle savait qu’Aly priait chaque nuit pour qu’elle disparaisse, elle savait qu’elle faisait du mal partout où elle passait y compris à sa protégée, mais elle ne pouvait se résoudre à abandonner sa vie qui lui plaisait tant.

Riwan mettait fin à ses plans, plus de dix ans qu’elle ne l’avait pas revu, et savoir qu’il gobait si facilement son imposture était un véritable plaisir. Elle le connaissait plutôt bien, du moins à l’époque, et ce grâce à Aly. Elle devait reconnaître qu’elle était surprise de voir que le jeune homme semblait toujours soucieux à son sujet, comme elle fut également surprise des crises de nerf de Pride, elle ne l’avait pourtant pas connu, mais comme chaque personne qui avait compté pour Aly, il demeurait dans son esprit. Elle s’était mise en tête que les êtres humains pouvaient aller jusqu’à feindre leurs sentiments par intérêt, ce qui n’était pas faux, seulement elle s’en persuadait face à chaque personne qui l’entourait. Elle faisait probablement plus de mal que ce que les autres n’en auraient fait à Aly, mais pour elle la seule personne à réellement vouloir son bien, n’était autre qu’elle. Et même lorsqu’elle était face à Riwan, elle continuait de croire, mais quels pouvaient être ses intérêts dix ans après ? Il n’était pas celui qui était partie, il ne l’avait jamais abandonné, seul Aly était fautive, alors pourquoi s’en méfier ? Tout simplement parce qu’il était l’un des rares à savoir canaliser Alabama, il savait quoi dire, quoi faire pour qu’elle se sente assez forte pour la faire taire et elle ne pouvait le laisser faire. Elle avait bossé tellement dure ses dernières années, elle avait sa vie à part entière, ses habitudes, ses envies. Elle devrait continuer son manège, elle savait comment le blesser, ce n’était pas difficile à comprendre lorsque l’on voyait le regard mélancolique qu’il posait sur elle. Il s’était surement fait toutes sortes d’idées, d’illusions à son sujet, il ne s’était surement pas attendu à ce qu’elle le jette une seconde fois. « Je suis venu te voir. » Touchant, c’était presque trop flagrant qu’il n’arrivait pas à lui en vouloir, du moins pas assez pour décider de définitivement tourner la page sur elle, après tant d’année il aurait mieux valut pour lui, mais apparemment quelque chose le raccrocher encore à elle. « Je dois m’en sentir flattée ? Je suppose que tu n’es pas venu uniquement pour me regarder dans les yeux. » Arquant un sourcil, sa supposition sous-entendait bien sur qu’il lui confesse ses véritables intentions. Elle devait s’attendre à ce qu’il la bombarde de question sur le pourquoi du comment du départ d’Aly, elle devrait être tranchante, demeurer amère et distante, pour qu’il puisse comprendre qu’il n’était pas le bienvenu. Elle ne laisserait certainement pas Aly le croiser, elle savait qu’elle réduirait tout à néant. Elle remarqua très facilement le bouquet qu’il tentait de dissimuler derrière son dos. « Tu sais, je suis blonde mais pas encore idiote. Quelle attention délicate que de m’apporter des fleurs, mais tu n’aurais pas du tu sais. » Affichant un sourire radieux, l’ironie de sa voix pouvait se montrer blessante et c’était là son intention, elle attendait surtout le moment où lui aussi se montrerait plus agressif, là, cela deviendrait bien plus distrayant. Pour l’instant son regard de chien battu l’ennuyait, mais Aly ne l’aurait pas laissé repartir sans explication, elle était certes discrète et réservée d’ordinaire, elle fuyait les situations trop compliquées, mais elle n’avait jamais refusé à qui que ce soit les explications qu’il méritait. Elle ne le ferait donc pas, pour au moins respecter un tant soit peu la personnalité d’Alabama. « Je n’ai jamais été un drogué, j’ai pris de la drogue mais je croyais que tu savais que je n’étais pas accroc. » Évidemment qu’elle le savait, mais n’était-il pas possible de changer ? quoiqu’il en soit, elle passa sur son éventuel passé ou présent de drogué. « Tu as tellement changé, je ne te reconnais Albie. » Voilà ce qu’elle attendait, pouvoir ainsi lui avouer qu’elle avait changé, pouvoir lui faire gober la moindre chose. L’avantage de toutes ces années sans se voir, c’était sans nulle doute la possibilité d’être différent, après tout, elle n’avait que quatorze ans lorsqu’elle l’a rencontré, c’était tout à fait possible pour elle d’avoir évoluer totalement différemment, même si en réalité ce ne fut pas le cas. Enfin, elle s’était encore plus renfermée sur elle-même après l’avoir quitté, mais ne s’était pas soudainement transformée en une véritable garce. Aly ne s’était jamais montrée blessante envers lui, seule Lëeloo l’avait été, alors savoir qu’il ne se doutait de rien pour l’instant était réellement jubilatoire pour la jeune femme. « Que veux-tu j’ai grandis, je ne suis plus la gamine faible dont il était si facile de profiter, je suis différente. » Se montrant volontairement provocante, comme pour sous-entendre qu’il avait profité d’elle, ce qui était clairement faux. « Mais tu as changé aussi je suppose, enfin au moins tu es toujours aussi séduisant. » Jamais Aly ne se serait permise une telle remarque, même si elle n’en aurait pas pensé moins, mais la nature aguicheuse de Lëeloo revenait au gallo, lançant un regard évocateur, elle sourit, tout en se décalant sur la droite pour ouvrir la porte et laisser le passage libre. « Tu peux entrer, nous discuterons tranquillement à l’intérieur. » toujours aussi souriante, se montrer aussi supérieure rien que par sa façon de parler était habituel pour elle. Elle aimait se sentir puissante, supérieure aux autres, à quiconque se trouverait face à elle, mais avec lui c’était différent. C’était un défit qui remontait à bien plus loin, il était son premier adversaire, le plus dangereux, il l’avait presque battu une première fois, ce qui rendait le jeu encore bien plus amusant, car oui Lëeloo le voyait ainsi, comme un jeu dont elle se devait de sortir vainqueur.




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N°1421; IT'S NOT REALLY THE GOOD TIME | riwan Vide
Message(#) Sujet: Re: N°1421; IT'S NOT REALLY THE GOOD TIME | riwan N°1421; IT'S NOT REALLY THE GOOD TIME | riwan EmptyDim 28 Mar 2010 - 11:18

Imaginez un poignard s’enfonçant avec une douleur sans nom dans le corps de sa victime et que celui-ci soit tourné encore et encore pour plus de souffrances. Une scène remplie de douleur et pourtant, elle ne serait qu’une minuscule poussière comparer à la douleur que ressentait Riwan à cet instant précis. Il se revoyait en un seul coup comme cet adolescent totalement perdu qui avait cherché pendant plus d’une semaine la demoiselle ne pouvant se résoudre à croire qu’elle avait pu l’abandonner alors qu’il lui avait tout donné. Il avait cherché partout, dans les lieux où ils se voyaient, dans ceux qu’il pensait qu’elle pouvait fréquenter et aussi dans les hôpitaux. C’est à cet instant qu’il s’était sentit plus que stupide à ne pas l’avoir obligé à en dire plus sur sa vie. S’il avait su où elle vivait, il aurait pu la retrouver bien plus facilement. Il s’en était voulu de ne pas avoir comprit qu’elle s’en allait et de ne pas avoir tout tenter pour la faire rester. Maintenant qu’est-ce qu’il faisait ? Il revenait vers elle, il s’était même précipité à Miami rien que pour elle. Il avait accepté de travailler pour son père rien que pour elle et il venait de se confronter à un mur. Avait-il prit la mauvaise décision en venant comme cela chez elle en voulant la voir sans pour autant arriver à faire de son envie un acte ? Sans doute, il aurait dû tenter une approche plus douce et ne pas surprendre de la sorte devant chez elle. Cela l’aurait sans doute moins surprise et elle aurait peut-être réagit autrement en le voyant. La tête qu’avait fait Alabama en le voyant n’était pas vraiment celle qu’il attendait. Il pensait au moins qu’elle allait lui sourire et être comme la demoiselle qu’il avait connue à l’époque. Il avait gardé une image bien trop idéaliste d’Albie. Il voyait malheureusement qu’il s’était trompé, elle n’était plus aussi douce qu’autrefois. La façon dont il lui avait parler montrait qu’elle le considérait comme une personne de son passé qui n’existait plus du tout à ses yeux. La mort dans l’âme, il essayait de rester debout et de ne pas prendre ses jambes à son coup et s’enfuir devant une image de la demoiselle qu’il n’aimait pas. C’était comme si les dix ans qu’elle avait passé loin de lui l’avait totalement changée. Riwan se comporta alors comme le dernier des crétins, il essayait de tout faire pour qu’elle ne remarque pas son trouble. Il lui en voulait mais en même temps, il ne pouvait s’empêcher de sentir son cœur battre beaucoup trop vite alors qu’il se trouvait si près d’elle. Plus de dix ans sans elle et c’était comme si son cœur s’était mis sur pause, n’acceptant nullement d’aimer une autre personne qu’elle. Se montrer fort et surtout sans aucun cœur comme il pouvait le faire avec presque tout le monde se révélait tellement dure lorsqu’il s’agissait d’Alabama. Sa voix trahissait malheureusement ses pensées les plus intimes et surtout le fait que malgré toute la rage, la colère et la tristesse qu’il a en pensant à elle, il n’a jamais cessé de l’aimer. Pathétique, cela pouvait l’être par certains aspects mais il lui était impossible d’agir différemment. Son esprit se refusait à croire qu’elle avait réussi à l’oublier, à le quitter du jour en lendemain sans même pas un au revoir. Il devait connaître ses raisons s’il voulait avancer un tant soit peu dans la vie. « Je dois m’en sentir flattée ? Je suppose que tu n’es pas venu uniquement pour me regarder dans les yeux. » Ou était passé la fille qu’il avait aimée ? Il ne la reconnaissait plus, c’était comme si le fait qu’il soit venu était la pire de toutes les choses qu’il pouvait faire. L’ironie voir même le méprit se lisait dans sa voix et ce n’était pas une chose qui rendait Riwan très heureux. Il voulait des réponses à ses questions mais jamais au grand jamais devenir un ennemi à ses yeux. « Je… Non je ne suis pas venu que pour te regarder. » Il aurait aimé en dire plus mais cela lui était plus qu’impossible. Comment parler convenablement devant quelqu’un que vous ne reconnaissiez nullement ? Les choses sont parfois tellement compliqués et aujourd’hui elles étaient encore plus compliquées que d’habitude pour le jeune homme. « Tu sais, je suis blonde mais pas encore idiote. Quelle attention délicate que de m’apporter des fleurs, mais tu n’aurais pas du tu sais. » La façon dont elle avait parlé montrait bien ce qu’elle pensait au fond. Elle se moquait de lui alors qu’il était venu, il avait fait le premier pas alors que c’était elle qui l’avait abandonné. C’est elle qui l’avait laissé mais il revenait pour son plus grand malheur. Tout penaud, il lui donna le bouquet de si belles roses qu’il avait essayées de cacher sans le moindre résultat. « Je ne t’ai jamais trouvé idiote. Et j’ai pensé qu’un bouquet de tes fleurs favorites te ferait sans doute plaisir. » Il allait encore une fois se faire jeter, il en était sûr mais pourtant, il ne pouvait s’empêcher d’essayer. Des deux, il était le plus faible, il savait que se montrer forte face à cette femme qui lui renvoyait toujours à la douce petite adolescente qu’il avait connue. Le pire c’est sans doute lorsqu’elle parla de drogue, il n’avait jamais vraiment été un drogué. Pourtant, s’il n’avait pas rencontré Albie, il en serait sans doute devenu un. Il allait tellement mal à l’époque où il l’avait rencontré. Sans elle, il se serait détruit encore et encore, il ne serait même plus ici devant elle. Il ne lui avait jamais avoué dans quel état il se trouvait à leur rencontre sans doute parce que d’une certaine manière, la demoiselle n’était pas au meilleur de sa forme. Il avait eut dès le début cette envie de la protéger de toutes ses personnes qui auraient envie de lui faire du mal. Ou était donc passé cette demoiselle qui le rendait si heureux ? Celle dont il arrivait à entendre le rire ce qui semblait plus qu’impossible. Alabama était celle qui était d’une certaine manière faite pour lui, du moins c’est ce qu’il avait pensé à l’époque car plus les minutes passaient plus il comprenait qu’il s’était toujours trompé. « Que veux-tu j’ai grandis, je ne suis plus la gamine faible dont il était si facile de profiter, je suis différente. » Il ouvrit des yeux encore plus grand que des soucoupes. Il était choqué et plus que blesser. Elle venait d’insinuer qu’il avait profité d’elle. S’il y a bien une personne dont il n’avait jamais profité c’était bien elle. Elle était celle à qui il ne pourrait jamais faire le moindre mal. « Je ne t’ai jamais trouvé faible et je n’ai jamais profité de toi. » Son ton se voulait calme et posé mais le ton de sa voix laissait entendre toute la colère qui grandissait en lui. Toute cette colère qu’il gardait n lui depuis des années étaient à deux doigts d’exploser. « Mais tu as changé aussi je suppose, enfin au moins tu es toujours aussi séduisant. » Riwan ne fut que plus abasourdit de l’entendre parler ainsi. Est-ce qu’elle venait de lui dire qu’elle le trouvait à son goût ? Elle l’envoyait balader, lui faisant comprendre qu’elle n’avait aucune envie de le voir et elle le draguait ? Il n’y comprenait plus rien et cela devait se remarquer vu la tête qu’il faisait. « Euh bah merci » Il n’avait pas réussit à répondre quelque chose de plus cohérent puisqu’il ne savait nullement de quelle manière il devait se comporter. « Tu peux entrer, nous discuterons tranquillement à l’intérieur. » Et voilà, elle enfonçait le couteau dans la plaie en l’invitant en plus à entrer. Elle devait être folle, totalement folle. Il la vit rentrer à l’intérieur et se décida à la suivre sans pour autant comprendre ce qu’elle voulait. C’est en voyant son sourire qu’une pensée traversa son esprit. Et si ce n’était pas Alabama qu’il avait en face de lui mais bien Lëeloo ? Il regarda attentivement la demoiselle mais fut malheureusement forcé de constaté que ce n’était que Albie devant lui ce qui attisa davantage sa peine.
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N°1421; IT'S NOT REALLY THE GOOD TIME | riwan Vide
Message(#) Sujet: Re: N°1421; IT'S NOT REALLY THE GOOD TIME | riwan N°1421; IT'S NOT REALLY THE GOOD TIME | riwan EmptyDim 11 Avr 2010 - 16:37




Elle ignorait complètement où ce petit jeu allait bien pouvoir la conduire. Elle ne semblait même pas savoir ce qu’elle attendait de lui, ni ce qu’elle comptait faire, elle ne planifiait jamais rien à l’avance. Du moins pas dans ce genre de situation, préférant ainsi la spontanéité, réagir dans l’instant et advienne que pourra. Évidemment elle craignait beaucoup la réaction d’Aly. L’avantage était surement l’absence d’interaction possible entre elles. Mais pourtant elle la craignait d’une certaine façon, tout comme elle craignait son entourage, tout ceux susceptibles de lui faire réaliser sa propre force. Elle n’avait jamais eu besoin d’elle dans le fond, elle était suffisamment forte pour survivre à tout ce par quoi elle était passée. Mais pourtant elle ne s’en croyait pas capable. Lëeloo savait qu’elle tirait son existence des doutes de la jeune femme, doutes engendraient par son beau-père, être infâme qui souhaitait avoir un ascendant, un pouvoir sur les personnes qui l’entouraient. Elle avait une façon bien à elle de montrer son attachement à Aly, son dévouement était pourtant bien là, partagé avec son égoïsme ou plutôt son instinct de survie. Elle était comme une condamnée à mort, ignorant complètement quant surviendrait la fin, destinée à devoir lutter pour rester, encore et encore. Qui voudrait réellement quitter cette terre sans avoir eu le temps de faire tout ce qu’il souhaitait ? Certainement pas elle, elle aimait tellement sa vie, qu’elle ne se voyait pas l’abandonner, même si elle était consciente que son existence faisait du tord à Aly, même si elle réalisait à quel point elle pouvait lui faire du mal parfois, elle ne pouvait se résoudre à partir. Et pour rester la conscience tranquille, elle se disait simplement que si elle ne s’était pas débarrassée d’elle, si elle n’avait pas reprit le dessus, c’était simplement parce qu’elle avait encore besoin d’elle. D’une façon ou d’une autre, elle trouverait des raisons de rester.

« Je… Non je ne suis pas venu que pour te regarder.  » elle le sentait perdu, confus, et elle aimait ça. Elle aimait être la source de sa confusion, elle aimait sentir qu’elle avait en quelque sorte le dessus. C’était si plaisant pour elle que de voir son regard fuir le sien, sentir la tristesse qui envahissait son cœur. Bien sur elle savait à quel point Aly lui en voudrait pour tout ça, car il était évident que jamais cette dernière n’aurait pris du plaisir ainsi en torturant quelqu’un, encore moins lui. Mais nous revenions une fois de plus à ce fameux instinct de survie. Qui la poussait à attaquer avant d’être elle-même la victime, avant de perdre une fois de plus. Si un incident n’avait pas éloigné Alabama du jeune homme, il était évidement que jamais elle n’aurait pu prendre le contrôle sur sa vie de la sorte. « Je ne t’ai jamais trouvé idiote. Et j’ai pensé qu’un bouquet de tes fleurs favorites te ferait sans doute plaisir. » elle ressentit presque un petit pincement au cœur, sa voix tremblante, ne l’atteignait pourtant pas le moins du monde, son regard de chien battu guère plus. C’était sans doute les fleurs, elle ne les aimait pas personnellement, mais peu avait le mérite de connaître réellement Aly, pour être capable dans une si petit attention de viser juste. C’était certes confus dans sa tête, mais elle ne le montrait pas, elle savait resté distante en toute situation. Mais ce qu’elle voulait avant tout, c’était le perturber, le rendre complètement fou, qu’il ne sache plus quoi penser. Affichant donc un regard émue, complètement faux soit dit en passant, elle se saisit du bouquet de fleur. « Je te remercie. » Dit-elle en feignant une certaine sincérité. Pourtant, plus les minutes passaient plus ça s’activait dans sa petite tête, réfléchissant à ce qu’elle pourrait bien trouver pour le mettre mal à l’aise, sans pour autant trahir son identité. Chose qui la surprenait d’ailleurs, il savait tant de chose sur Aly, et pourtant il ne reconnaissait pas son regard, ou tout du moins, ce regard qui ne lui appartenait plus. Visiblement elle l’avait tellement brisé, qu’il était à présent en proie à trop de doute, des doutes qui concernaient même la véritable personnalité d’Alabama. Elle était en quelque sorte fière de son alter-égo, elle avait réussit à se mettre à dos tellement de monde, à faire tant de mal autour d’elle, qu’elle ne comprenait pas parfois, qu’elle puisse être utile dans sa vie. Sans doute que dans le fond, elles se ressemblaient plus qu’il n’y paraissait, du moins selon elle. Elle se plaisait à croire qu’elles étaient bien plus semblables que les apparences le suggéraient, elle avait finalement besoin, elle aussi de ne pas toujours se sentir seule. « Je ne t’ai jamais trouvé faible et je n’ai jamais profité de toi. » Un sourire vint égayer son si jolie minois, tandis qu’elle allait une fois de plus attaquer le jeune homme pourtant si fragile en cette instant. Quelle ironie qu’un homme comme lui, puisse perdre tout ses moyens face à une jeune femme comme elle, ou comme Aly, comme il semblait le croire. « Tout le monde l’a fait, pourquoi pas toi ? Pourquoi serais-tu mieux que les autres ? » sa seconde question était sans doute plus sincère qu’elle ne l’aurait cru, oui elle voulait vraiment connaître le fin mot de cette relation, elle voulait comprendre, c’était sans doute pour cette raison, qu’elle l’avait prononcé plus discrètement. Elle le laissa pourtant entrer, le compliment qui lui était adressé le déstabilisa comme elle l’avait prévu. Elle s’éclipsa cependant quelques secondes pour mettre les fleurs dans un vase qu’elle ramena au centre de la table du séjour. « Installe-toi, fais comme chez toi. » Lui dit-elle avec suffisance, un air bourgeois qu’elle n’avait jamais pris auparavant, détestant ce monde, et le fuyant comme la peste. Une fois les fleurs correctement installées, elle finit par le rejoindre sur le canapé du Salon, s’asseyant tout près de lui, oubliant toutes règles de bienséances, oubliant qu’elle était sensée être la fille qui l’avait abandonné sans la moindre raison. Posant une main sur sa cuisse, trop haute pour n’être qu’un geste amical, mais plutôt provocateur. Le dévisageant sans la moindre pudeur, un sourire malicieux aux lèvres, elle savait que le provoquer ainsi le perturberait d’autant plus que quelques minutes auparavant, elle l’avait rejeté. « Hmm, alors dis-moi, qu’as-tu à me raconter, ça fait tellement longtemps … » L’ironie de sa voix trahissait son plaisir à lui rappeler qu’elle l’avait laissé si longtemps sans nouvelle, qu’elle était simplement partie, sans le moindre mot …





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Message(#) Sujet: Re: N°1421; IT'S NOT REALLY THE GOOD TIME | riwan N°1421; IT'S NOT REALLY THE GOOD TIME | riwan EmptyJeu 15 Avr 2010 - 20:04

Il devait rêver. Oui c’est ça, il était en train de rêver. Non, c’était encore pire que cela, il cauchemardait. C’était la seule solution qui lui paraissait supportable. La fille qu’il avait devant lui ne pouvait pas être Alabama. Une personne ne pouvait pas changer autant en un peu plus de dix ans ? Cela était tout bonnement impossible. Discrètement, il se pinça le bras pour vérifier qu’il ne dormait pas. Malheureusement pour lui, il s’était pincé tellement fort qu’il était à deux doigts de crier. Voilà qui mettait fin à son seul espoir. Sans doute qu’en venant ici, après plus de dix ans, il s’était imaginé qu’elle lui sauterait dans les bras et lui dirait qu’il lui avait terriblement manqué et surtout qu’elle lui expliquerait ce qui l’avait tellement poussé à le quitter. Voilà ce dont il avait besoin des réponses à ses questions et surtout d’avoir en face de lui cette tendre fille qu’il avait laissé partir. Bien entendu, elle n’était plus du tout la même et plus les minutes passaient et plus les réponses à ses questions lui semblaient impossibles à supporter. Elle allait sans doute lui dire qu’elle avait décidé tout simplement de ne plus rien avoir à faire avec lui et qu’elle était partie comme elle était venue. Est-ce que cela lui faisait du mal ? Un peu mais il essayait de toutes ses forces de ne pas y penser. Il était un homme, il devait être fort et ne se laisser faire par personne. Pourtant, lorsqu’il se trouvait face à elle, c’est comme si une part de lui-même qu’il essayait de cacher aux yeux de tout le monde revenait à la surface et cela ne lui plaisait pas vraiment. Montrer ses faiblesses lui faisait peur et surtout devant une personne qui n’était plus la douce adolescente de 14 ans qui semblait si perdue. Au contraire, il voyait en elle une certaine confiance qui d’un côté ne le dérangeait pas tant que cela. Les choses devaient bien aller pour elle si elle affichait une telle confiance. La savoir heureuse était une bonne chose à ses yeux même si lorsqu’il avait 16 ans, il n’imaginait son bonheur avec personne d’autre que son Albie. Celle qu’il protégeait, celle dont il prenait soin et puis, pendant ses quelques mois qu’il avait vécu avec elle, il s’était sentit plus vivant que dans ton son existence. Albie avait cette part de mystère qui lui avait directement plu et en plus de tout, elle avait à cette époque terriblement besoin de protection. Il avait d’ailleurs trouvé cela totalement naturel de protéger Alabama même si elle possédait déjà sa propre garde personnelle et très rapprochée au nom de Lëeloo. D’ailleurs, au fond, la double personnalité d’Alabama et lui avait des points communs car ils voulaient tous les deux protéger l’être qui était le plus cher à leurs yeux.

Riwan semblait totalement perdu et cela avait du se ressentir dans sa voix quand il s’était mis à parler. Il espérait simplement qu’Alabama ne le remarque pas même si cela semblait totalement impossible de passer à côté de la détresse du jeune homme. Il y a parfois des choses qu’il est impossible à cacher et celle-ci en faisait partie. C’était totalement fou de voir à quel point l’être presque insensible qu’il était perdait toute raison d’exister quand il se trouvait en compagnie de la demoiselle. Il n’arrivait pas à garder ce masque de protection et cela ne lui plaisait pas vraiment. Il aimait se sentir fort et elle lui enlevait cette situation. Pourtant en même temps, cela avait le mérite de développer chez lui d’autres traits de caractère. Par exemple, il connaissait par cœur un tas de choses sur la demoiselle et cela ne lui avait jamais demandé le moindre effort. « Je te remercie. » Il connaissait ses goûts et cela lui semblait totalement bizarre qu’elle ne le remercie pas plus pour les fleurs. En effet, ses fleurs avaient leur propre histoire, la première fois qu’il avait voulue en offrir à Albie, il ne savait nullement lesquelles elle préférait et avoir prit un bouquet remplie de tellement de variétés de fleurs différentes que le père Daswood avait même trouvé le prix du bouquet de fleur exorbitant. De toute façon, dans son esprit, rien n’était assez beau ou assez cher pour la demoiselle. Il posa doucement ses yeux sur elle et une fois de plus il se demandait comment il était humainement possible de changer à ce point. C’était le même corps, avec quelques années de plus, mais elle était toujours aussi jolie. Malheureusement à l’intérieur elle était totalement différente et bizarrement cette nouvelle personne ne lui plaisait pas autant que l’ancienne. Il ne voyait plus la gentillesse et surtout la douceur dont il avait tant eut besoin et qu’elle lui avait donné sans même réfléchir. Maintenant, elle avait une façon de parler qui n’était nullement celle de la femme qu’il avait aimée et l’envie de s’en aller le plus rapidement possible le prenait de plus en plus. Quel mauvaise idée il avait eut en venant ici. Il allait devoir supporter son erreur pendant un long moment peut-être. « Tout le monde l’a fait, pourquoi pas toi ? Pourquoi serais-tu mieux que les autres ? » S’il avait mangé quelque chose, il se serait sans doute étrangler. Lui profiter de la seule femme qu’il avait aimée ? C’était l’une des pires insultes qu’on pouvait lui faire et cela le peinait encore plus quand on voyait qui en était l’auteur. Qu’est ce qu’il avait donc pu lui faire pour qu’elle se comporte ainsi avec lui ? Pour qu’elle essaye autant de le faire sortir de ses gongs et qu’elle veuille à ce point le faire passer pour le méchant de l’histoire. Il voulait s’énerver, tout son corps ne réclamait qu’une seule chose, qu’il montre à Alabama qu’elle avait totalement tord. « Non je ne suis pas mieux que les autres mais si je devais dire le nom de la seule femme que j’ai aimé un jour je dirais le tien sans hésité. Je ne pourrais jamais vouloir te faire du mal Albie c’est au-dessus de mes forces. » S’il y a bien une chose pour laquelle il avait toujours été sincère c’est l’amour qu’il avait eut pour elle. D’ailleurs il ne comprenait pas qu’elle le considère comme quelqu’un qui voulait profiter d’elle. Il s’en voulait déjà d’être entrer chez elle, il devrait partir en courant et ne plus jamais la revoir. En effet, cette version d’Alabama n’était pas celle qu’il aimait. « Installe-toi, fais comme chez toi. » L’air que la demoiselle avait pris tuait totalement Riwan car c’était celui qu’il avait dû supporter toute sa vie. Il avait vécu dans un monde bourgeois et il n’avait jamais aimé ça. Le pire c’est qu’elle savait très bien cela et pourtant elle avait utilisé cet air presque comme si tout ce qu’elle voulait c’était le mettre en colère. Cela était sur le point d’arriver mais il essayait de se contrôler car c’est ce que faisait les personnes civilisées, elles contrôlaient leur colère. Le jeune homme s’était assis pendant qu’elle mettait les fleurs qu’il lui avait offertes à place. Puis, Alabama vient s’assoit à côté de lui dans le fauteuil et il sentit alors une main sur sa cuise sauf que cette main était plus proche de son entre-jambe que de ses pieds. Jamais il n’avait vu la femme qu’il avait aimer se comporter de la sorte. . « Hmm, alors dis-moi, qu’as-tu à me raconter, ça fait tellement longtemps … » Le pire c’est qu’elle faisait comme si ce n’était rien puisqu’elle continuait de lui parler. Et puis d’un seul coup, le jeune homme remit les pièces du puzzle en place. Cette confiance dans le regard, cette façon de se comporter tellement déroutantes, tous ses changements, tout cela lui rappelait une personne qu’il n’avait jamais aimée. Tout cela lui rappelait les évènement de son passé. Le jeune homme se leva d’un bond et la colère qu’il avait tant cachée était en train de remonté. « Tu n’es qu’une garce Lëeloo ! Comment je n’ai pas remarqué plus tôt que c’est toi. Il n’y a que toi pour être aussi vile. » Le jeune homme avait crié si fort que les voisins avaient sans doute du l’entendre. Il se plaça devant Lëeloo avant de se mettre à genoux devant elle et de lui saisir le visage doucement. « Albiie, reviens, ne la laisse pas te contrôler. Tu es la plus forte ! Reviens-moi Albie, on a tellement de choses à se dire. » Il tenait son visage, la regardant droit dans les yeux, il voulait retrouver celle qu’il aimait car il voulait des réponses mais seulement de sa bouche.
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Message(#) Sujet: Re: N°1421; IT'S NOT REALLY THE GOOD TIME | riwan N°1421; IT'S NOT REALLY THE GOOD TIME | riwan EmptyMer 28 Avr 2010 - 14:15




Les choses se précisaient, trop entreprenante surement, Lëeloo venait d’être démasqué, ce qui ne la dérangeait pas le moins du monde de toute façon. Elle avait soigneusement oublié ce qu’il lui avait dit et sa façon mielleuse que de parler d’Alabama. Elle et l’amour ça ne faisait définitivement pas bon ménage, elle détestait ce genre de personne, détestait ce qu’ils représentaient, et toutes les palabres inutiles, romantiques et niaises qu’ils pouvaient sortir. Elle connaissait la tendance d’Allie à être dans la même situation à aimer le même genre. Pourtant, elle était intimement persuadée qu’il n’était pas fait pour elle, pire encore, elle était persuadée en cet instant, qu’elle avait bien plus le droit d’exister qu’elle. C’était à cette minute, une évidence pour elle, sans doute qu’il venait de signer l’arrêt de mort d’Allie, car oui Lëeloo avait bel et bien grandit elle aussi, elle n’était plus la fille qui se recroquevillait face à ce jeune homme. Certes elle avait peur de la force qu’il pouvait donner à Allie, avant qu’elle ne se rende compte qu’elle était bien plus forte, c’était indiscutable. Reprenant ainsi confiance en elle, une confiance qui en avait dérouté plus d’un.

Un sourire se laissait entrevoir progressivement sur le fin visage de la voluptueuse blonde. Plantant ses prunelles azurés dans le regard du jeune homme, ses mots la faisait doucement rire. Elle voyait la sincérité dans son regard, mais cette proximité la dérangeait, elle n’aimait pas qu’une personne se montre aussi entreprenante avec elle, c’était elle qui prenait les décisions, elle qui pouvait se permettre de touchait l’autre, le partenaire ne faisait que suivre. Une dominatrice dans toute sa splendeur. Se saisissant fermement des poignets du jeune homme, faisant preuve d’une force déconcertante pour un si petit bout de femme, et pourtant … C’était un avantage qu’elle avait très vite remarqué, elle ignorait si cela provenait de son incroyable confiance en elle, ses poussées d’adrénaline à chaque fois que la colère prenait possession d’elle, ou un phénomène auquel elle n’avait pour l’instant aucune réponse mais elle adorait ce sentiment de puissance qu’elle ressentait. Évidemment il ne s’agissait pas là d’une force dépassant celle d’un homme comme Riwan, mais c’était bien plus qu’une femme aurait pu oser l’espérer. Une fois qu’elle s’était défaite de son emprise, son regard s’était fait plus dure, plus sévère, son sourire avait laissé place à une expression glaciale, bien significative de la rancœur qui animé son être. Posant alors ses mains sur les épaules du jeune homme, elle se leva brusquement tout en le poussant violemment. Riwan atterrit sur la table basse qui céda sous le poids de l’homme à la carrure athlétique. Elle se fichait bien des dégâts matériels et plus encore de la douleur qu’il devait probablement ressentir, il n’y avait que sa colère, sa petite révolte qui comptait. Alors qu’elle faisait les cent pas dans son salon, ignorant les complaintes du jeune homme, ne faiblissant pas le regard toujours aussi sombre, elle finit par recentrer ses pensées. Suffisamment longtemps pour former des phrases cohérentes, du moins ce qui y ressemblaient. « Tu t’es entendu sérieusement ? Tu crois que parce que tu te la joue romantique que je vais te la laisser ? Tu rêves ! » plus elle le regardait, plus le dégout animait chacune de ses paroles. Elle détestait sa présence, le fait même qu’il respire le même oxygène était une insulte. « Et d’où tu te permets d’hurler chez moi ? D’où tu te permets de me toucher, de faire comme si t’avais tout les droits ici !! Dégage, va t’en ! » Elle ne se contrôlait plus, et surement qu’elle aurait pu faire bien pire que le pousser contre cette table. On aurait pu croire à une réaction défensive, disproportionné, comme si elle attaquait, avant d’être attaqué. Autrefois ça aurait été probablement le cas, un simple mécanisme de défense, seulement là c’était différent, elle avait vu les choses autrement. Son esprit était littéralement en ébullition tandis que plusieurs pensées se bousculaient dans sa tête, lui redonnant ce sentiment de pouvoir si gratifiant pour elle. « Regarde-toi, tu en viendrais à ramper face à moi pour que je la laisse te parler. Mais vois la réalité en face bordel, elle t’a largué, elle s’est barré, elle a refait sa vie, elle est heureuse. » La satisfaction se lisait sur son visage, reprenant sa douceur d’origine, lui souriant alors qu’il avait très certainement envie de la tuer, mais qu’importe. Il n’irait pas jusqu’au bout, lui faire du mal signifierai faire du mal à Allie, et vu son attitude, il ne s’y résoudra jamais. Se dirigeant alors tranquillement vers la porte d’entrée, qu’elle ouvrit sans mouvement brusque, ayant retrouvé son calme et le contrôle sur elle-même. Elle le regardait simplement « Maintenant si tu veux bien t’en aller … » Le ton de sa voix était clair, et ne laissait pas de place à la protestation, autoritaire elle savait obtenir ce qu’elle désirait … En l’occurrence, l’échec de Riwan.





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