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 words are poisoned darts of pleasure | Elizabeth

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words are poisoned darts of pleasure | Elizabeth Vide
Message(#) Sujet: words are poisoned darts of pleasure | Elizabeth words are poisoned darts of pleasure | Elizabeth EmptySam 6 Mar 2010 - 23:17

      FLASH BACK

      - Tu verras: un jour, tu le regretteras!
      - Regretter quoi Aaron? De quoi tu parles?
      - J'me comprends!
      - Oh ça c'est intelligent comme réponse, "je me comprends"... T'as pas trouvé mieux que ça?
      - J'me comprends c'est tout.
      La jeune fille soupira en levant les yeux au ciel. Le pire, c'était qu'elle avait l'habitude de ce genre de comportements de sa part, mais là elle n'avait pas envie d'en rigoler.
      - Tu veux pas arrêter de faire la gueule alors?
      - Je fais pas la gueule.
      - T'es vraiment qu'un gamin en fait! Et tu veux sortir avec une fille? Mais les autres elles vont te répondre comme moi tu sais, elles vont pas avoir envie d'avoir un gamin pour petit ami!
      - Ferme la Lizzie! Je t'ai pas demandé ton avis!
      Et il sauta par dessus la barrière qui séparait les gradins du stade avant de s'éloigner à grand pas. Il bougonnait tout en marchant, donnant des coups des pieds dans mottes de pelouse que comportait le terrain de foot, faisant comme s'il n'entendait plus Lizzie qui l'appelait depuis la place qu'il venait de quitter.

      FIN DU FLASH BACK

    La décision de revenir à Ocean Grove avait mis du temps à s'installer dans l'esprit d'Aaron même si elle occupait très souvent ses pensées. Il était tiraillé entre l'envie d'y retourner et le doute de ce qu'il pourrait y découvrir. Il n'avait jamais craint grand chose mais pour la première fois il comprenait ce que ça faisait d'être incapable de prendre une décision, cloué par les interrogations que cette décision à prendre amenait. La balance penchait d'un côté puis de l'autre, s'équilibrant inéluctablement quand il sentait être proche de l'aboutissement de sa réflexion. Rien ne le retenait ici comme rien ne le retenait nulle part ailleurs, et c'était là tout le problème. Il avait le droit à tous les possibles. S'inventer une nouvelle vie, s'installer dans un endroit quelconque et y passer quelques temps sans avoir à se soucier de ce qui s'était passé auparavant. Trop de possibilités. Il était resté à Portland plusieurs mois, le temps de retrouver un semblant de forme, puis de se décider. Ce n'était pas une ville désagréable, on ne pouvait pas dire ça, mais elle restait à ces yeux quelque chose dont il voulait se débarrasser. Elle était le symbole de son coma, de cette pause dans sa vie, et de toute les conséquences que cela pourrait avoir. Sa mère y était enterrée désormais et son père ne lui adressait la parole que pour le strict minimum. Il l'hébergeait, rien de plus. Et encore, s'il faisait ça c'était juste en mémoire de sa femme qui se serait retournée dans sa tombe s'il avait refusé de le faire. Seule la crainte de décevoir une morte motivait ses actes et Aaron détestait ça. Il était triste bien sûr, mais il ne se sentait pas coupable de son décès comme son père essayait de l'amener à penser. L'accident n'était pas sa faute déjà, et le coma qui avait suivi l'était encore moins. A choisir il aurait préféré s'en sortir avec un bras, une jambe ou n'importe quoi d'autre dans le plâtre. Le coma, c'était frustrant. Pas quand on y est bien sûr, il n'en avait aucun souvenir, mais c'était 'l'après' qui l'était. La compassion des gens, leur apitoiement, et toute leur gêne. Et puis cette sensation d'avoir gâché le temps que l'on a à vivre, inutilement. Des années passées à dormir c'est jamais très gratifiant. Et puis ça annule tout ce que l'on avais mis si longtemps à construire. Pour lui les choses en étaient restées au même point. Il aimait les même choses, les mêmes personnes, mais tout autour de lui avait changé sans qu'il ne puisse y faire grand chose. Le monde avait continué de tourner en son absence, et il fallait s'y réhabituer. Apprendre que les stars que l'on a aimé sont devenues des épaves lamentables quand elles ne sont pas tout simplement six pieds sous terre, que la guerre dans ces pays qui nous paraissent si lointains ne sont pas terminées bien au contraire, et que ces gens que l'on a connu autrefois on poursuivi leur existence, devenant autre que ces adolescents qu'ils étaient quand il les avait quitté, passant outre le fait que vous étiez proche d'eux à une époque. Des connaissances il en avait plein, et il en avait recherché un bon nombre sur Facebook dont une des infirmières lui avait parlé un jour en s'occupant de lui. Elle lui avait même passé son propre compte pour qu'il puisse s'y connecter incognito. Elle avait cru que c'était une façon pour le jeune homme de se préserver, de ne pas replonger tout de suite dans la réalité, et l'avait aidé du mieux qu'elle avait pu. Du moment qu'il ne faisait rien en nom nom et ne répondait pas aux diverses sollicitations ou messages qu'elle pouvait recevoir, elle lui laissait carte blanche. Une jolie petite infirmière d'ailleurs, elle avait même eut du mal à contenir ses larmes le jour où il avait quitté l'hôpital. Elle s'était occupée de lui et voilà qu'il partait, un départ qui avait des airs d'adieux dans sa bouche. Aaron l'avait pourtant revue quelques temps après, mais probablement qu'elle le regrettait désormais... Et c'était au final quelque chose de très simple qui l'avait convaincu de revenir. Alors qu'il déballait les cartons de ses anciennes affaires il était tombé un peu par hasard sur ce qu'il appelait étant enfant sa "boîte aux trésors". Une grosse boîte à gâteaux rectangulaire à moitié rouillée sur laquelle il avait collé les vignettes de ses équipes et joueurs de basket préférés, plus quelques une de base-ball même s'il n'avait jamais été très amateur contrairement à ce que son père avait espéré. Sa grand mère la lui avait offerte pleine de cookies qu'elle avait faits pour lui quand il était venu en vacances chez elle alors qu'il avait 7ans. Au départ le nom de "boite au trésor" concernait très précisément ces cookies qu'il considérait comme son bien le plus précieux. Il en mangeait un au petit déjeune et un au goûter, et pas un de plus, chaque jour. Et puis une fois la boîte vide il avait commencé à y ranger ses babioles, celles qu'il aimait bien, ou qui lui plaisaient plus que les autres, et c'était peu à peu devenu la boîte où il rangeait tout ce qui avait une importance particulière dans sa vie et qu'il voudrait conserver. Et c'était le fait de la retrouver au fin fond d'un carton qui l'avait convaincu. Les vieux tickets de cinéma ou d'entrée au stade, les mots gribouillés en cours, les photos "dossier" qu'il était si doué pour prendre, une mèche de cheveux de Lizzie... Tout ça lui avait ramené à l'esprit tant de souvenirs et il avait eu envie de les confronter à la réalité. Il avait refermé la boîte et avait regardé sur le calendrier posé sur le frigo quand est-ce qu'il pourrait partir. Ça n'avait pas été plus compliqué.

    Il avait commencé avec Dakie, les retrouvailles les plus évidentes. Avec lui il savait qu'il n'aurait pas de mal, comme il n'en avait jamais eu auparavant. Pas besoin de discuter pendant des heures, ils se comprenaient assez vite pour ne pas avoir à le faire. C'est pourquoi il était allé directement chez lui, sûr que tout se passerait bien, et ça avait à peu près été le cas. Avec Lizzie il savait que ça serait différent. Entre Lizzie et Aaron les choses avaient toujours été un peu tendues, à la limite de l'ambigu. Ils étaient proches mais en même temps ils donnaient l'impression d'être à deux doigts de se sauter à la gorge quand ce n'était pas se sauter dessus tout court. Alors bien sûr la plupart des gens les regardaient en hochant la tête, déplorant la mauvaise influence qu'il pouvait avoir, voyant le petit Waterson comme un voyou en devenir. Comme s'il était le seul fautif dans l'affaire! Mais en même temps cela les amusait de provoquer et ils s'en donnaient à cœur joie dès qu'ils voyaient les regards suspicieux qu'on pouvait leur lancer. Ils agissaient l'un par rapport à l'autre à l'instinct, faisant avant de se demander si c'était une bonne idée, et étant donné leurs caractères c'était presque quitte ou double: soit ça passait, soit ça cassait.
    D'une certaine façon, Aaron appréhendait donc les retrouvailles avec elle même si elles étaient plus que nécessaires. Lizzie et Dakie étaient les deux personnes encore à Ocean Grove qu'il souhaitait retrouver avant d'entreprendre quoi que ce soit d'autre. Et c'était donc en se préparant un petit spitch que le nouvel arrivant c'était présenté au restaurant qu'elle gérait désormais depuis que Jeanne Wayhne le lui avait confié. Il avait laissé passé l'heure de pointe pour y prendre son déjeuner sur les coups de 13h, assez tôt pour lui permettre d'aller discuter après mais surtout assez tard pour que le gros des clients soit déjà passé. Il commanda le menu du jour sans même chercher à savoir de quoi il était composé, ayant pleinement confiance dans les talent de cuisinière de la mère de Dakota. Même si ce n'était plus elle qui les préparait ça restait ses recettes et ses idées, donc l'essentiel. Il avala ainsi son repas en silence, repassant en boucle dans sa tête ce qu'il avait prévu de dire à Lizzie quand elle serait devant lui. Il savait comment elle risquait de réagir, il savait donc qu'il lui faudrait faire attention à ses mots. Avec elle tout pouvait déraper très vite, tout comme les choses pouvaient très bien se passer. Entre eux c'était comme le jeu d'un chat avec sa souris, sauf que tous les deux étaient à la fois et chat et souris. Un jeu cruel et sans fin, sans vainqueur et sans perdant. Il ne demanda pas de dessert, juste un jus de fruit pour patienter un peu plus sans qu'on le mette à la porte. Les serveurs commençaient déjà leur travail de rangement quand les derniers clients quittèrent la salle, et Aaron se leva à son tour pour s'approcher de l'une des employées. Visiblement jeune, elle devait avoir trouvé ce job pour financer ses études, et quand il lui demanda s'il était possible de voir la gérante, une "vieille amie" comme il le lui dit, elle piqua un léger fard avant de lui répondre qu'elle allait voir si c'était possible. Elle trottina jusqu'à une porte qu'elle poussa un peu trop fort et disparu. Aaron regarda alors la pièce autour de lui pour la première fois depuis qu'il était entré. Il n'était pas sensible aux beaux bâtiments mais les espaces bien rangés avaient néanmoins toute son admiration. De là à dire qu'il était un maniaque du rangement il n'y avait qu'un pas qu'il se refusait pourtant à franchir.
    La jeune fille rouvrit la porte quelques minutes après et lui fit signe de la suivre, ce pour quoi Aaron ne se fit pas prier. Elle avait une démarche amusant, comme si elle rebondissait sur le sol, et sa queue de cheval suivait le même mouvement, se balançant de haut en bas au rythme de ses boucles blondes. Elle s'arrêta assez brusquement devant une nouvelle porte qu'elle lui indiqua d'un signe de tête avant de repartir dans l'autre sens, comme si elle était déjà en retard dans son travail. Il la regarda s'éloigner sur les premiers mètres et lui cria un "merci" auquel elle ne répondit même pas. Dommage qu'elle soit si pressée...

    Aaron n'avait jamais eu peur de Lizzie, c'était indéniable, mais elle était néanmoins l'une des personnes qu'il redoutait le plus, peut être parce qu'il avait l'impression de se reconnaitre en elle. Et quand il frappa trois petits coups secs à sa porte il sentit comme un vide en lui, comme s'il n'était rempli que d'air et c'était une sensation qu'il jamais rencontrée pour autre chose qu'un match. Peut être que ces retrouvailles allaient tourner à la rencontre sportive... Et sans attendre de réponse il appuya sur la poignée et entra dans la pièce.
    Une jeune femme était debout, accoudée contre son bureau, et ses yeux quittèrent ce qu'elle était en train de lire pour se lever vers lui. Aaron quant à lui cligna deux fois, comme pour s'assurer qu'il ne rêvait pas et dit avec un petit rire:

      Alors là si on m'avait que je te verrai bien habillée un jour! On dirait presque une dame là!
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words are poisoned darts of pleasure | Elizabeth Vide
Message(#) Sujet: Re: words are poisoned darts of pleasure | Elizabeth words are poisoned darts of pleasure | Elizabeth EmptySam 24 Avr 2010 - 14:36



♠ DEAR CONFESSIONS
Je le déteste. Je le déteste à mort. Il mérite même pas toute l’attention à laquelle il a eut le droit durant sa scolarité. Le pire dans tout cela, c’est que je ne sais même pas pourquoi je le déteste. Après tout, il a très pu y laisser la peau. Ce qui justifierait le manque total de nouvelles depuis deux ans. Deux ans. Je suis vraiment pitoyable. Seulement deux années sans de ses nouvelles et voilà que je le déteste. Et puis, inutile de songer qu’il est mort, de toute façon. J’ai l’intime conviction qu’il est vivant, en plein forme mais qu’il se cache. Où, je ne sais pas. Pourquoi, encore moins. Mais je m’en fiche. S’il venait à réapparaitre, j’ignore comment je réagirai. Encore faut-il qu’il revienne. Mais je ne suis pas du genre à me projeter dans ce genre de situation. J’aime pas me projeter. J’ai pas de boules de cristal, alors je vis au jour le jour, point. Et s’il apparait devant moi… Je ne sais pas comment je réagirai. La vie est assez courte pour je perde mon temps à pronostiquer sur mon futur. Quelle aberration pour moi de dire une chose pareille. Moi qui passe mon temps à fumer des joints et à me droguer au coca. Certes, ce n’est pas non plus le pire mais bon, c’est assez paradoxal de dire une chose pareille. Mais je ne peux pas dire que l’accident dont j’ai été victime il y a quelques années ne m’ait pas ouvert un peu les yeux. Cet accident. A cause de lui si j’ai rompu le contact avec mes meilleurs amis. Ce qui devait être notre instant de réconciliation s’est transformé en véritable carnage. Je m’en suis pas trop mal sortie, d’ailleurs. Mais bon sang, pourquoi il n’a pas envoyé une information, une nouvelle, un signe de vie ? Je ne sais pas pourquoi je me prends la tête avec lui. Il m’a toujours pris la tête, de toute façon. On était fait pour ça l’un envers l’autre. Se chamailler, se chercher, se battre, ne jamais abandonner, encore et encore. Dans le fond, c’est peut-être ça qui me manque. Quelle idiotie. Je le déteste. Je le déteste pour n’avoir rien dit, de ne pas s’être déclaré, de ne pas m’avoir rassuré, de ne pas avoir été là quand j’avais besoin de quelqu’un. C’est facile et injuste comme accusation mais c’est ainsi. Je le déteste d’avoir disparu de notre vie comme cela, sans rien nous dire, par pur lâcheté. Je le déteste.




♠ FLASH BACK
« AARON ! RAMÈNES TOI ICI IMMÉDIATEMENT ! »
« Tu peux m’expliquer pourquoi tu gueules ? Encore une fois ? »
« Parce que sinon, tu ne m’entendrais pas, ce qui fort fort déplaisant. »
« T’es vraiment insupportable, par moment. »
« Arrête de te plaindre. T’es jamais content, non d’un chien ! »
« Hey, où tu vas, comme ça ? Tu pourrais au moins me dire pourquoi tu m’as appelé ! »
« C’est sans importance. J’irai demander à quelqu’un d’autre. »

Aaron poussa un long soupir, désespéré, tout en regardant son amie lui tourner le dos pour partir à grands pas. Ses cheveux, nouvellement blond vénitien, flottaient allègrement sur son dos, accentuant un peu plus son énervement soudain. Elizabeth était d’un susceptible incroyable, un rien la mettait en rogne et, la plupart du temps, c’était le jeune Waterson qui en faisant les frais. Il avait le chic de savoir la prendre sans pincette et sans gant, cherchant à la titiller au plus haut point. Hors, aujourd’hui, ce n’était pas son jour. Elle avait autre chose à faire de plus intéressant et de plus important que de jouer avec un gamin de son envergure. Aaron fit tourner son ballon entre ses mains tout en retournant sur le terrain. Les autres lui demandèrent pourquoi elle l’avait appelé, il haussa les épaules. « Pour rien. » Il n’avait pas à s’inquiéter, il savait qu’elle reviendrait vers lui sans même qu’il n’est besoin de tenter une approche. Ils étaient comme chien et chat mais ils s’adoraient bien trop pour se faire la tête très longtemps. Même si les disputes pouvaient parfois se montrer violentes. Alors, les autres haussèrent les épaules à leur tour et Dakota tapa dans ses mains avec énergie. « Bon alors, on s’y remet ? »



Gérant un restaurant, ce n’était pas donné à tout le monde, certes. Mais gérer un restaurant qui appartient – ou appartenait, elle ignore encore quels termes employer – à la mère d’un de ses meilleurs amis par confiance, avec ou sans diplôme, on tente l’impossible pour faire tourner le fond de commerce. Ainsi, Elizabeth prenait son rôle très au sérieux. Après son renvoi de la faculté l’an dernier, elle avait passé quelques mois à trainasser dans le quartier et dans la ville de Miami, n’y trouvant aucun refuge et rendant sa mère désespérée. Jamais elle n’avait compté reprendre du service aussitôt. Et pourtant, c’était ce qui lui était arrivé. La chance lui a sourit, au moins une fois dans sa vie, et la roue a un peu tourné en sa faveur. La jeune femme avait été quelque peu déboussolé par la demande de Dakota mais n’avait pas mis très longtemps avant d’accepter. Et pourtant, elle ne savait rien faire. Lizzie était une personne plutôt autodidacte, qui apprenait sur le tas, dans l’action même de la chose. Pour cela aussi qu’elle n’a jamais réussi à s’entendre pleinement avec ses professeurs ; leurs cours totalement théoriques et sans aucune pratiques la lassaient au plus haut point. Les premiers temps furent difficiles, évidemment. Il fallait qu’elle s’habitue à laisser ses petites habitudes sur le palier du restaurant et à faire bonne figure. Après tout, elle était patronne. Ce n’était pas rien. C’était elle qui se devait de gérer ce restaurant, restaurant qui possède sa petite réputation dans les environs. C’est un établissement plutôt coquet et rustique, qui donne une impression de sympathie. Même si Lizzie ne cache guère sa désolation face à ce genre de décoration, elle n’avait cependant pas osé toucher à quelque chose. C’était la décoration qu’avait choisi la mère de Dakota pour son premier établissement ; il y avait donc une certaine valeur, assez matérielle certes, mais une valeur quand même. La jeune Potter avait eut la délicatesse même de ne rien bouger, ne souhaitant froisser ni la mère de Dakota – elle reste avec la conviction qu’un jour ou l’autre, elle reviendra – ni même son fils, qui pourrait peut-être se sentir vexé de voir le travail de sa mère balayer d’un coup de main par une amie avec lequel les relations s’étaient quelque peu dégradées. Donc, préférant ne pas se le mettre à dos, Lizzie avait jugé bon de ne rien changer, de ne rien modifier, de laisser comme c’était. Et puis, au moins, ça faisait des frais en moins. La jolie brune était d’ailleurs plongée dans un calcul pittoresque, un téléphone coincée entre son oreille et son épaule, ses mains s’activant rapidement à trifouiller les feuilles éparpillées devant elle. « Oui, monsieur Helman. » (…) « Je vous assure, il doit y avoir un malentendu. J’ai ici la feuille du relevé et il est clairement indiqué que le chèque avait bien été envoyé. » Elizabeth roula des yeux en écoutant son interlocuteur s’étendre sur les incompétences de son comptable. Elle eut un fin sourire tout en reprenant le téléphone entre ses doigts. « Et bien, renvoyez-le s’il est incompétent. Avoir une patte cassée dans l’équipe n’est jamais très profitable pour les affaires. Surtout quand il s’agit du comptable. » (…) « Bien sûr, monsieur Helman. Je comprends. Bonne journée. » Elle posa le combiné tout en lâchant un soupir exaspéré et en relâchant son dos contre le dossier de son fauteuil. Quel bougre, celui-là, alors. S’ils n’étaient pas capables d’engager des bons employés, aussi, c’était que le monde était vraiment mal foutu. Enfin, quoiqu’il en soit, elle se releva rapidement tout en réunissant ses feuilles avant de tomber sur une lettre qu’elle avait reçue, il y a quelques jours de cela. Son père pensait à elle, quel exploit ! Son doigt dans la bouche, elle était debout devant son fauteuil, à lire ces lignes, quand la porte toqua et s’ouvrit sur Anna, une jeune blonde plutôt timide mais compétente, qui s’avança légèrement dans la pièce en sautillant légèrement. « Qu’est-ce qu’il y a ? » Anna tourna ses doigts dans tous les sens avant de pointer son pouce vers l’extérieur. « Désolé de vous déranger mais un client demande à vous voir. » Lizzie fronça les sourcils, craignant soudainement le pire. Alors, elle hocha la tête. « Très bien. Faites-le rentrer. » Sans un mot de plus, Anna fila aussi rapidement qu’elle était venue et la jeune femme fit le contour de son bureau pour s’accouder à son rebord, le regard de nouveau prisé par la lettre qu’elle avait entre les mains. Quand la porte toqua, elle n’eut pas le temps d’accorder l’entrée qu’elle s’ouvrit d’elle-même. « Alors là si on m'avait que je te verrai bien habillée un jour! On dirait presque une dame là! » Elizabeth se figea. Son regard se bloqua littéralement sur la masse corporelle qui venait de franchir son bureau. C’était une plaisanterie. Ou ce n’était pas lui. Et pourtant, cette voix, elle la connaissait par cœur. Et ce regard amusé, il n’y avait que lui pour l’avoir. Chaque veine de sa nuque était tendue alors qu’elle déglutissait lentement, mettant un temps d’adaptation à cette vision. C’était peine croyable. Evidemment, son instinct ne l’avait pas trompé. Il était vivant. Aaron était vivant. Si elle pouvait rester bloquer dans cette objectif, Lizzie exclamerait sûrement une réplique cinglante avant de se réjouir de son vivant. Bien sûr, elle en était choquée – même si elle avait toujours eut le sentiment qu’il respirait quelque part sur cette terre. Mais son visage s’assombrit soudainement alors qu’elle reposait précipitamment la feuille qu’elle tenait dans les mains et de repasser sur le côté de son bureau pour s’y retrouver derrière de nouveau. « Les gens changent. Si tu étais passé plus tôt, tu ne serais pas surpris aujourd’hui. » Ses mains fébriles amenaient plus de désordre que d’ordre alors Lizzie jugea bon de les poser à plat sur le tas dans un bruit sec tout en levant la tête vers lui, ainsi que des yeux noisettes totalement furibonds. « Qu’est-ce que tu fiches ici ? »



Dernière édition par Elizabeth Potter le Mer 12 Mai 2010 - 19:55, édité 1 fois
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words are poisoned darts of pleasure | Elizabeth Vide
Message(#) Sujet: Re: words are poisoned darts of pleasure | Elizabeth words are poisoned darts of pleasure | Elizabeth EmptyMar 27 Avr 2010 - 23:18

      FLASH BACK

      - Chuuut!
      Aaron faisait signe à ceux derrière lui de ne pas faire de bruit, même si c'était lui qui rigolait le plus fort et qui avait le plus de mal à se retenir. Il reculait lentement, faisant attention à ne pas rentrer dans un meuble, mais ce fut cependant John qui, tapant malencontreusement contre l'étagère à côté de lui, la réveilla. Elle leva la tête et les fixa, comprenant à leur air qu'ils venaient soit de faire un mauvais coup, soit d'avoir eu l'idée un mauvais coup.
      - Qu'est-ce que vous avez fait, encore?
      Ils riaient, incapables de calmer, chacun entrainant l'autre. Tendant le bras droit dans son dos, Aaron leur fit passer quelque chose, ce qui n'échappa pas à Lizzie.
      - Qu'est ce que tu avais dans la main?!
      Elle se leva, l'air furieux, ce qui les fit rire un peu plus encore. John était plié en deux, appuyé contre le mur pour essayer de se raccrocher à quelque chose. Aaron toussota légèrement, comme pour reprendre son sérieux.
      - Mais rien du tout. Au fait, tu sais que tu es particulièrement sexy ce matin?
      Il lui fit un clin d'œil et elle comprit. Elle tourna la tête, cherchant des yeux un miroir ou n'importe quoi où elle pourrait se regarder. La grande glace fit l'affaire et lui confirma ce qu'elle pensait. Elle avait envie de les maudire. Elle les maudissait. Elle se jeta sur Aaron et le plaqua au sol, sous le regard des deux autres imbéciles qui continuaient à rire, surtout que la tournure que prenaient les choses leur promettait un joli spectacle.
      - Enfoiré! Tu m'as dessiné sur le visage!

      FIN DU FLASH BACK



    Le jus de fruit avait eu du mal à passer, bloqué au niveau de sa gorge. Trop acide. Il ramenait aussi trop de souvenirs qui ne lui étaient pas revenus en mémoire depuis si longtemps. Quand il était gamin et qu'il prenait son petit déjeuner, sa mère lui pressait toujours une orange pour aller avec ses céréales. Avec pulpe mais sans pépins. Elle avait eu le malheur d'en laisser un dans son verre un matin, et il avait refusé de le boire, criant à qui voulait l'entendre que ça en changeait tout le goût et que c'était précisément l'absence de pépin qui faisait que le jus d'orange était bon. Elle lui en avait servi un autre verre, sous ses yeux puisque monsieur voulait s'assurer qu'elle ne lui resservait pas le même, et lui avait affirmé qu'il voyait la différence. Sa mère était d'une patience exceptionnelle avec lui, trouvant toujours des excuser pour tout et n'importe quoi. Il n'était pas capricieux, juste exigeant. Pas hyperactif, juste un enfant plein d'énergie. Elle ne voyait son fils que comme elle voulait le voir, et personne n'arrivait à la faire changer d'avis. C'était son fils unique, et elle débordait d'amour pour lui. En buvant son jus d'orange, il repensait à elle. Celui qu'on venait de lui servir n'avait rien à voir avec ceux qu'elle lui servait, et il le sirotait en prenant son temps. Il ne pensait pas très souvent à elle, mais ce jus d'orange la lui avait rappelée. Il regrettait qu'elle ne soit plus là bien sûr, mais il n'arrivait pas à être plus triste que ça. Il y était passé lui-même si prêt que la mort ne signifiait plus grand chose. Il la craignait, sans en avoir peur. Il ne voulait pas que tout s'arrête, que cette seconde chance qui lui était offerte soit perdue, mais il ne s'en rendait pas malade pour autant. Il ne faisait pas d'excès, ne buvait pas, ne fumait pas, ne se droguait pas et prenait bien soin de sa santé. Que demander de plus. Le reste était désormais entre les mains d'une puissance qui ne pouvait que lui être supérieure. Et donc, il ne lui restait pas grand chose à faire. Arrivé à la fin de son verre il restait de la pulpe au fond, collée contre la paroi. Il tenta de la faire tomber en inclinant le récipient mais rien n'y faisait. Il abandonna vite, ayant des choses plus importantes à faire. Il s'était donc levé, laissa un billet sur la table pour régler son repas, et se dirigea vers le bureau de Lizzie. Avant de passer la porte, il avait passé la main dans ses cheveux, comme pour se recoiffer. Elle se serait surement moquée de lui si elle l'avait vu, et il y avait pensé en le faisant. C'était bizarre comme, des années après, leurs comportement à chacun lui étaient restés en mémoires. Même à Portland, il lui était arrivé d'entendre une voix et de se retourner en croyant qu'il s'agissait de celle de l'un de ses amis. Il s'était ainsi fait piéger un certain nombre de fois, et puis avait pris le pli. Il avait compris qu'il ne connaissait personne dans cette ville, et avait cessé de surveiller les fantômes de ses anciennes connaissances. Il les retrouverait bien assez vite. Peut être.

    La porte ouverte, il avait cru rêver. Dakie avait changé durant son absence, mais il l'aurait reconnu sans trop de mal n'importe où. En dehors du fait qu'il avait maigri, il était resté le même. Mais Lizzie... Bien habillée, loin des tenues dans lesquelles elle pouvait rentrer 3 fois sans problèmes qu'il l'avait vue porter si souvent, bien coiffée, bien maquillé. Ils s'étaient quittés à la sortie du lycée, encore adolescents, et il la retrouvait changée, grandie. "C'est vraiment devenue une femme!" Il chassa aussitôt cette pensée de son esprit, ne voulant penser à rien de déplacé à son sujet. Bizarrement il éprouvait une certaine retenue à son égard. Il ne se gênait généralement pas à imaginer toutes les choses possibles et imaginables quand il croisait une fille qui lui plaisait dans la rue, mais là ça ne passait pas. Il s'était donc changé les idées en portant son attention sur le bureau près duquel elle se tenait. Un bureau de chef, sans aucun doute. Spacieux, rempli de papiers en tous genres et de stylos de toutes les couleurs, un téléphone fixe et un autre portable posés dessus. On voyait qu'il était fait pour travailler, mais il avait du mal à se représenter Lizzie y être assise. Une autre image plutôt, mais il la chassa aussitôt. Il savait qu'il ne devait pas. Tout avait toujours été ambigu entre eux, et ce n'était pas le fait de la voir si... troublante en ce jour qui pouvait y changer quoi que ce soit. Elle le dévisageait elle aussi, et il se demandait ce qui pouvait bien se passer dans sa tête. Elle l'avait bien entendu reconnu, sinon elle ne prendrait pas cet air affolé. Probablement qu'elle ne s'y attendait pas. Aaron comprenait progressivement ce que voulait dire son psy quand il l'avait mis en garde contre son idée de revenir à l'improviste à Ocean Grove et de faire la surprise de son retour à ses amis. Sur le moment il s'était dit que le Docteur Oliver exagérait, mais il comprenait. Effectivement, ça n'était pas très malin. Bah, ils s'en remettraient, elle aussi bien que Dakie. Ils étaient devenus des adultes responsables entre temps de toute façon.
    Elle s'agita tout à coup et fit le tour de son bureau pour revenir derrière, brassant les feuilles à portée de main sans les regarder. Les gens changent. Si tu étais passé plus tôt, tu ne serais pas surpris aujourd’hui. Aaron arqua un sourire amusé. Tiens, elle ne savait donc pas la vérité elle non plus. Bizarrement, elle avait une version différente de celle que lui avait présentée Dakie aussi. Après s'être entendu dire qu'il était mort, on lui reprochait de ne pas être venu plus tôt. Et d'une certaine façon, il préférait la réaction de Lizzie. Elle au moins elle ne lui chialait pas dans les bras. Wayhne avait beau être son ami, y'avait des fois où son comportement lui sortait par les yeux. Il avait oublié ce détail avant de le revoir. Quoi qu'il en soit, elle ne risquait pas de lui faire un cinéma dans ce genre, ça il en était sûr. Pas son genre. D'une certaine façon, elle était tout aussi masculine que ses trois anciens amis. Il l'avait toujours pensé. Pas parce qu'elle avait des airs de garçon manqué trop prononcé qui la faisaient ressembler à un vrai mec, mais parce qu'à force d'être en leur compagnie elle n'avait jamais laissé s'accroitre ce qu'Aaron avait toujours considéré comme les pires défauts des filles. Elle ne passait pas trois heures à se pomponner avant de sortir, ne poussait pas de cris hystériques parce qu'un ver de terre avait choisi d'emprunter le même chemin qu'elle, ne jouait pas le rôle de l'amoureuse transie auprès d'eux... La preuve, c'était le fait que sa relation avec John soit restée secrète si longtemps. Là dessus ils avaient vraiment eu une idée à la con tous les deux, et aujourd'hui encore il avait du mal à digérer cette histoire.
    Qu’est-ce que tu fiches ici ? Elle avait l'air furieuse, à priori de le voir débarquer sans avoir donné de nouvelles pendant si longtemps plus qu'autre chose, mais Aaron s'en foutait un peu. Bon, c'était Lizzie, et elle comptait énormément pour lui, mais elle pouvait pas lui faire passer sa mauvaise humeur dessus, sous le prétexte malheureux que quelqu'un avait eu l'idée de ne pas expliquer la cause réelle du départ des Waterson. Il ne comprenait pas pourquoi ses parents n'avaient rien dit, s'enfuyant comme des voleurs, sans laisser d'adresse ou quoi que ce soit. Il en payait désormais le prix, mais n'avait pas l'intention que l'on en rajoute non plus. Et puis, si elle était pas contente tant pis pour elle.

      Ici, dans ce bureau? Je crois que je venais te voir... C'est le genre de truc qui se fait tu sais. Des fois, des anciens amis...

    Il lui souriait, plus pour la narguer qu'autre chose. Il avait toujours adoré l'embêter, c'était si facile. Elle ne se laissait pas marcher sur les pieds, et à la titiller un peu elle partait au quart de tour. Ils se poussaient à bout mutuellement, chacun connaissant les limites de l'autre et en profitant. C'était justement ça qui était amusant. Parce qu'ils se connaissaient trop bien, ils pouvaient tout se permettre; ou presque.
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words are poisoned darts of pleasure | Elizabeth Vide
Message(#) Sujet: Re: words are poisoned darts of pleasure | Elizabeth words are poisoned darts of pleasure | Elizabeth EmptyMer 12 Mai 2010 - 21:30



♠ FLASH BACK
Il avait osé. Ce vicelard avec osé. Et évidemment, il ne fallait pas compter sur les deux autres pour l’empêcher d’accomplir une énième connerie. Où Elizabeth se retrouvait une nouvelle fois bouc-émissaire. Il en avait exprès. Ils en avaient fait exprès tous les trois. Ils étaient toujours à magouiller contre elle, de toute façon. Certainement qu’ils profitaient de sa faiblesse d’être la seule femelle d’un groupe. C’était terriblement lâche. Ses potes étaient lâches et Lizzie ne manquait jamais de le leur rappeler. « Vous attaquez un contre trois, c’était déjà pas terrible. Mais alors, une contre trois, là, c’est vraiment l’apogée. C’est en vous regardant que je me dis que j’ai bien d’la chance d’être une meuf, parfois. Au moins, j’ai pas besoin d’être trois idiots réunis pour avoir du génie. » La jeune Potter, vantarde ? Mais voyons, ce n’est que de la défense féminine. Elle était un joli contraste à elle toute seule. Elizabeth était un garçon manquée, le genre de filles qui pourrait s’habiller en jogging toute la journée et que n’hésite pas à prendre dans les fringues de ses garçons pour ne pas se retrouver nue comme un ver à l’extérieur. Elle était accro au cola et elle fumait comme un pompier. Des joints, la plupart du temps. Les mecs n’appréciaient d’ailleurs guère ça, prônant la santé et la forme physique. Mais elle s’en foutait, elle était libre, elle faisait ce qu’elle voulait. Et pourtant, les garçons avaient réussi à la rendre presque comme eux. Cependant, elle prônait corps et âme le féminisme dans ce groupe. Après tout, l’espèce masculine avait besoin de ces leçons de remise à mémoire car sinon, les pauvres seraient d’un égo incroyable. Elizabeth était certainement la seule qui se permettait de leur faire des leçons de moral, de leur gueuler dessus, de les insulter sans que personne n’y trouve rien à redire. Hormis sa mère. Evidemment, sa mère n’avait jamais vu d’un très bon œil les rapports reliant son unique fille à ses garnements, comme elle les appelle. Et pourtant, ils avaient toujours été fidèles à leur poste. Quoiqu’il en soit, Elizabeth n’avait pas attendu très longtemps pour réagir à l’attaque masquée qu’Aaron venait de nouveau de faire. Son visage, taguée d’une encore rouge pétante, s’était crispée et sa propriétaire s’était jetée sur le coupable sans préavis – oui, chez Lizzie, la justice était assez rapide à faire. Tous les deux à terre, la jeune fille sur lui et se retenant sur ses mains pour ne pas finir aplati sur lui, elle lui jeta un regard haineux, exprimant ainsi très bien son humeur Ô combien massacrante. Mais ce n’était pas un détail qui étonnait Aaron, et encore moins les deux autres qui s’étaient mis à pouffer tout en allant chercher à manger dans la cuisine. Ils avaient l’habitude de voir Waterson se faire prendre par Potter – ou l’inverse – ce n’était donc plus un spectacle pour eux. Pour les concernés, en revanche, une véritable guerre visuelle s’était livrée, Aaron narguant la jeune fille avec son sourire mielleux et Lizzie lui envoyant des éclairs qui aurait totalement décimé le pauvre garçon.

« Tu sais que t’es qu’un p’tit con ? »
« Lizzie, notre aimée princesse, tu ne pourrais pas avoir des termes un peu plus… respectueux envers nous ? Ca devient usant, à force, tu sais ? »
« Ce qui devient aussi usant, ce sont vos blagues pourries de seconde zone » Lizzie lui frappa la joue, provoquant ainsi une hilarité soudaine chez le jeune homme.
« Et moi, j’adore te voir sortir les poings pour avoir le droit à tes petites tapettes féminines. »
« Mes petites tapettes féminines ? » Elle eut un léger froncement de sourcil avant de pencher la tête sur le côté tout en claquant sa langue contre son palais. Son pied remontait doucement au milieu des deux jambes du jeune homme et elle se baissa légèrement en avant. « Si l'homme brille de ses muscles, il lui reste pas moins un point ultrasensible de sa physionomie que l'esprit féminin ne perd jamais de vue. » Son genou remonta d’un petit coup sec et Aaron perdit enfin tout sourire en serrant les dents.
« Okay, c’est bon, j’ai capté. Message reçu 5/5. Je t’assure. Tu peux te… retirer de ma personne, maintenant, et laisser mes bijoux tranquilles ? Tu sais combien c’est… Aah aaah, ouie, putin, Lizzie … ! » Elle venait de lui refaire un coup de pression là où il ne fallait pas tandis qu’elle lui caressa doucement le visage.
« Pas comme si j’t’avais pas prévenu. » Et elle se releva, l’air victorieux et satisfait plaqué au visage. « LES MECS, VOUS VOUS ÊTES PERDUS DANS LE FRIGO, OU QUOI ? »



Aaron resta un moment de silence planer après la phrase prononcée par une Elizabeth plutôt irritée. Le moment de silence lui paraissait long. Beaucoup trop long. Elle pourrait presque supposer qu’il en faisait exprès. La demoiselle brassait un tas de papier dont elle ignorait la présence sur ce bureau. Pourquoi il y avait autant de bordel sur ce fichu bout de bois verni ? La jolie brunette déclara forfait en poussant un long soupir qui en disait long sur sa façon de voir les choses à cet instant précis. Posant ses mains sur la table, Lizzie releva la tête quand son interlocuteur daigna à lui accorder une réponse. Non pas qu’elle était pressée de la connaitre mais tout de même. De toute façon, la jeune Potter n’était pas assez naïve pour croire qu’il venait là presque par hasard. Cette présence la perturbait au plus haut point et elle est déplorable quand elle est perturbée. Ses doigts sont nerveux, son regard se braque et tous ses membres s’agitent, chaque nerf de son corps étant en alerte. Et là, tout ce joli monde se tenait aux aguets de la réponse qu’allait bien pouvoir lui faire. « Ici, dans ce bureau? Je crois que je venais te voir... C'est le genre de truc qui se fait tu sais. Des fois, des anciens amis... » Lizzie le regarda, un air totalement aberré au visage. Il était sérieux, là ? Comment pouvait-il rester aussi calme et serein dans une situation pareille ? Après tout, même si elle ne le montrait pas forcément – outre les quelques signes visibles et repérables pour une personne qui fut, jadis, proche d’elle – Elizabeth avait dût mal à rester impassible face à cette espèce de mésaventure. Et pourtant, elle faisait de son mieux pour canaliser toute cette énergie. Mais à quoi donc pouvait-elle bien occuper ses mains pour qu’elles ne se retrouvent pas à frapper sèchement le jeune homme ? Elle finit donc par les entremêler entre elles, pour ne pas se risquer à commettre l’irréparable sous son propre restaurant, dans ses propres locaux. C’était peut-être un peu exagéré d’avoir ce genre de pensées pour un moment pareil. Après tout, pourquoi elle ne pouvait tout simplement pas être contente de voir qu’un de ses – ex ? –meilleurs amis s’en était sortit en un seul morceau ? Pourquoi ne pouvait-elle pas hurler de joie et lui sauter dans les bras, comme toute personne un minimum censée le ferrait ? Mais Elizabeth n’était pas une personne dite censée. Certains la voyaient comme une pauvre folle totalement dépravée. Et cela, sans passer son temps à boire ou à se droguer. Juste qu’elle n’était pas comme les autres. La jeune Potter n’était pas comme toute cette jeunesse parfaite et lisse que l’on pouvait voir dans le quartier. Elle, elle disait ce qu’elle pensait à voix haute, sans avoir peur de quoique ce soit. Parfois, elle remerciait le ciel – oui, elle pouvait se montrer croyante quand elle était dans ses jours de grâce – de l’avoir faite grandir entourée de garçons. Même si à la maison, elle voyait plus sa mère que son père, il était clair que ses meilleurs amis l’avaient inconsciemment aidé à être plus résistante que la moitié des filles de la planète. De toute façon, Elizabeth s’est très tôt mise en rébellion, certainement par le fait qu’elle était une des plus jeunes du groupe. Son adolescence, elle l’avait plus passé chez les autres, dans leur voiture ou dans un bar – voire les trois lieux en une soirée – que dans sa propre demeure. D’ailleurs, ce comportement avait largement contribué à la rupture de communication entre la mère et la fille, qui enchainaient engueulade sur engueulade. Mais Elizabeth ne détestait pas sa mère. Elle avait beau dire que sa génitrice la gonflait, elle ne pouvait pas la détester. Au moins, elle se souciait d’elle. Contrairement à son père qui n’avait certainement jamais vu un relevé de notes de son unique fille. Mais au moins, avoir fait des crises et trainé avec des garçons avaient eut le chic de le solidifier. Après tout, quand on la voit dans la rue, malgré son visage plutôt attirant, Lizzie a quelque chose de repoussant ; c’était son côté sauvage et fermé qui émanait d’elle instantanément. Elle ne cherche pas la gloire, ni la renommée. Encore moins le succès ou l’argent. Mais bon, elle ne cherchait pas non plus l’amour, l’affection ou la fondation d’une famille. Tout ça, ça lui passait au dessus de la tête. Elle allait avoir vingt-deux ans, il était encore trop tôt pour elle de parler, voire même de penser simplement, à ce genre de choses. Bien trop jeune et puis, ça demandait non seulement des sacrifices mais en plus, des contraintes. Lizzie ne voyait pas ça d’un bon œil et elle était bien décidée à continuer sa vie comme cela pour l’instant. Et tout ceci se poursuivait dans un esprit qu’elle se voulait claire et posée. Si elle venait à sortir de ses gongs, c’est signe qu’Aaron avait gagné. Et là, ce n’était pas le moment idéal pour voir sa petite moue de vainqueur. La jeune femme cligna donc des yeux avant de se redresser lentement. C’était à son tour de laisser quelques secondes s’échapper après la réplique du jeune homme. Elle l’observa un moment, toujours insatisfaite et mécontente. On pouvait dire que le coma ne l’avait pas si mal réussi que cela. Quelques années en plus, il n’avait perdu aucun charme. Bien au contraire. Elle laissa échapper un soupir avant de traverser la salle pour se diriger vers la porte. « Tu as bien précisé anciens. Maintenant que tu m’as vu, tu peux dégager. » Elizabeth lui fit comprendre l’impact de ses paroles en ouvrant la porte à la fin de sa phrase, l’invitant poliment à disposer. Oui, elle avait la rancune plutôt facile et il lui fallait peut-être le temps de digérer cette apparition plutôt soudaine. Et puis, au moins, ses mains étaient occupées à s’agripper à la porte. Ce qui était plutôt positif. Pour Aaron, surtout.

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words are poisoned darts of pleasure | Elizabeth Vide
Message(#) Sujet: Re: words are poisoned darts of pleasure | Elizabeth words are poisoned darts of pleasure | Elizabeth EmptyMar 18 Mai 2010 - 22:24

      FLASH BACK

      - Putain Lizzie, tu sais que ça fait un mal de chien?!
      Encore à terre, Aaron grimaçait, tentant de s'accrocher au fauteuil le plus proche pour se relever.
      - Non, c'est pas vrai... et pourquoi je l'ai fait à ton avis? Y'a que comme ça que tu comprends à quel point tu es con par moments!
      - Que par moments? Lizzie t'a à la bonne on dirait!
      Dakota s'esclaffa en entrant dans la pièce, et tout de suite un peu moins quand il comprit ce qui s'était passé en son absence. Ouch, visiblement elle n'y était pas allée de main morte...
      - File moi ça toi!
      Elle lui arracha la canette de Coca qu'il avait dans la main et en avala une gorgée. John entra à son tour avec deux petits pots de crème glacée et émis un sifflement en voyant l'état dans lequel était son ami. Il lui envoya ensuite une glace qu'Aaron attrapa au vol, quoique avec une grimace en tendant le bras. Le jeune homme avait réussi à rejoindre le fauteuil et y était affalé, fixant Lizzie d'un regard noir.
      - A force de rester avec des mecs t'as toujours pas compris qu'on frappe pas "là"? Tu voulais me castrer ou quoi?!
      - Pas cette fois. Mais t'amuse pas à me redessiner dessus, sinon je te promets que cette fois je me raterai pas!
      Il ricana et ouvrit sa glace dont il lécha le couvercle.
      - Oh ma petite chérie, ça ne t'as pas plut? Pourtant ça te faisait enfin ressembler un peu à une fille... Tu sais, quand les gamines piquent le rouge à lèvre de leurs mères et se barbouillent avec pour...
      Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase. Coup de pied, en plein au niveau d'un entrejambe qu'il n'avait pas pensé protéger. La douleur du coup précédant avait commencé à disparaitre et revenait d'autant plus forte. Quand Lizzie frappait, elle le faisait pour de bon. John manqua de s'étrangler de rire avec sa glace puis repris son sérieux et s'approcha d'elle pour la tirer en arrière.
      - Ça va Lizzie, on va peut être s'arrêter là...
      - Parce que tu vas me dire que j'ai eu tord peut être? Y'a que comme ça que vous comprenez, vous les mecs, quand on vous prend par les...
      - Lizzie!
      Elle s'arrêta dans sa phrase puisque John l'avait coupée pour l'empêcher d'en dire plus, mais de toute façon ils avaient très bien compris ce qu'elle voulait dire. Tous les trois.
      - C'est bon, j'me casse! Vous êtes chiants!
      Elle posa sa canette sur la table la plus proche, si fort qu'elle en renversa une partie du contenu, et s'éloigna, l'air furieuse.
      - Attends!
      Elle se retourna vers Aaron. Qu'est-ce qu'il lui voulait encore.
      - Tu ferais peut être mieux de te nettoyer un peu. Moi je trouve ça sexy, mais tout le monde a pas forcément aussi bon goût...
      Il souriait malgré la douleur, rassemblant ce qui lui restait de force pour faire bonne figure le temps d'une dernière vanne.
      - Je t'emmerde Aaron.
      Et elle quitta la maison, claquant la porte derrière elle.
      - Je crois qu'elle est pas contente...
      Dakota et John la regardaient s'éloigner par la fenêtre, aucun n'ayant eu l'idée de faire quelque chose de plus intelligent que de rester là, à regarder les deux autres faire leur petit numéro. Aaron se redressa avec un léger gémissement et entama pour de bon sa glace.
      - Ça lui passera... Dakie tu vas me chercher des glaçons? Putain elle s'est vraiment pas manquée... une vraie garce quand elle s'y met...

      FIN DU FLASH BACK


    Aaron et Lizzie dans une même pièce, et seuls, ça n'était pas arrivé depuis bien longtemps. Le temps de son coma, et celui de la dispute, ça faisait... bien trop longtemps. Pendant des années ils avaient été comme soudés l'un à l'autre, la présence John ou Dakota ne changeant pas franchement la relation qu'ils avaient tous les deux. Il ne comptait d'ailleurs pas le nombre de fois où on lui avait demandé s'ils sortaient ensemble. A l'époque où il ne s'intéressait pas encore aux filles il trouvait la question stupide, et même un peu dégoutante. S'il sortait avec elle? Où est-ce qu'ils étaient allés pêcher un truc pareil? Bien sûr que non! Il avait pourtant peu à peu revu son jugement, et avait du reconnaitre que Lizzie n'était pas si mal dans son genre... Il lui avait quand même fallut du temps avant de l'envisager comme une éventuelle petite-amie, et plus encore pour se décider à lui en parler. Parfois on lui disait qu'il était un peu lent, et là il était bien obligé de le reconnaître lui même après coup: s'il s'était fait piquer la place par John c'était bien parce qu'il n'avait pas été assez rapide! Franchement, même si son ami était plutôt beau gosse -si les mecs n'étaient absolument pas son truc il était obligé de le reconnaitre- il n'avait pas grand chose d'autre pour plaire que son physique. Et Aaron avait été piqué dans son orgueil quand ses amis leurs avaient révélé sortir ensemble depuis quelques temps déjà. Ça expliquait le refus de Lizzie, mais pas pourquoi est-ce qu'elle avait put le préférer "lui". C'était à partir de là que le groupe des quatre avait commencé à s'effriter.

    L'échange entre les deux anciens amis étaient essentiellement silencieux, comme dans ces vieux western où tout se passe dans le regard. Ils se fixaient, ne se lâchant pas des yeux, donnant l'impression d'attendre le faux pas que commettrait l'autre pour donner le coup de grâce.
    Aaron n'avait pas bougé depuis le moment où il était entré dans la pièce, et restait debout à mi chemin de la porte et du bureau. Le choc de retrouver Lizzie le faisait se tenir en place, un exploit dont elle pouvait se venter vu comme le jeune homme avait de manière générale la bougeotte. Il n'avait pas non plus quitté ce sourire étonné qu'il affichait, ce qui probablement la mettait encore plus hors d'elle que tout le reste. Elle tourna autour du bureau, rassembla des papiers comme pour s'occuper les mains, ce qu'Aaron ne pouvait pas laisser échapper. Il la connaissait assez pour savoir ce qu'elle voulait cacher et que son corps trahissait. Elle n'était pas aussi douée pour les mensonges que lui, il y avait toujours un détail qui faisait qu'il s'en rendait compte. Pour les autres ça passait généralement sans qu'ils ne se doutent de quoi que ce soit, mais lui était trop attentif pour que ça marche. Il était particulièrement méticuleux, un de ses adeptes de la perfection absolue, et au petit jeu des cachotteries il excellait. Elle était à cran et faisait passer ses nerfs sur les objets environnant, c'était plus que flagrant. Cette lettre qu'elle avait chiffonné, ces papiers qu'elle entassait avant de les répandre à nouveau sur la table... D'une certaine façon il jubilait de la voir réagir de cette façon, ça voulait dire qu'elle ne l'avait pas oublié, mais qu'en plus elle continuait à éprouver quelque chose pour lui. Peut être pas quelque chose de très délicat ni très féminin, mais venant de Lizzie il n'en attendait pas moins.
    Le silence commençait à devenir pesant dans la pièce, même pour celui qui avait commencé à l'instaurer. Il fixait son amie qui semblait de plus en plus mal à l'aise, si bien qu'elle s'emballa tout à coup et se dirigea vers la porte qu'elle ouvrit en grand. Tu as bien précisé anciens. Maintenant que tu m’as vu, tu peux dégager. Le mouvement avait été brusque, et même si son ton était relativement calme, il voyait à ses mains qu'elle implosait. Elle tenait la porte trop fort, comme si elle voulait la casser en deux par la pression qu'elle y effectuait. Lizzie avait toujours eu une certaine puissance dans les mains. Les pieds aussi, mais il avait de moins bon souvenirs avec les coups de pied qu'elle avait pu lui infliger. C'était la seule fille du groupe et elle en profitait, les trois autres zigotos ayant forcément un peu de scrupules à porter la main sur elle.

      Tout doux ma belle... Ce que t'es susceptible, c'est pas croyable...

    Il la narguait, volontairement, et savait qu'elle le savait. Il avait toujours aimé jouer avec elle, la pousser à bout... c'était si facile! Dakota était plus modéré dans ses réactions, et même si Arron adorait le taquiner lui aussi, les effets étaient toujours moins extrêmes, moins jouissifs. Lizzie, c'était une véritable grenade dont on ne pouvait prévoir le comportement une fois dégoupillée. Ça s'était parfois mal fini, comme le jour où elle lui avait planté une fourchette dans la main... OK, ce jour là il n'aurait pas du la chercher alors qu'ils étaient tous les quatre à table, invités par Mme Wayhne qui voulait leur faire goûter en avant première sa nouvelle nouvelle recette qu'elle envisageait pour son menu au restaurant. D'ailleurs, elle avait fait une croix sur l'idée d'ajouter ce plat à sa carte. Même si ses testeurs lui avaient affirmé que ce qu'ils en avaient mangé était très bon, elle n'avait pas tenu à le reproposer à qui que ce soit d'autre. Ma foi, bien dommage pour les clients.
    Aaron affichait ainsi un sourire éclatant, presque charmeur, celui là même auquel la plupart des filles ne pouvaient pas résister. Il se doutait bien que ça ne ferait pas le même effet avec elle, mais il leur permettrait peut être de calmer l'atmosphère à couteaux tirés qui était en train de les saisir tous les deux à la gorge.

      Allez quoi Lizzie, tu vas quand même pas me mettre à la porte juste parce que... juste parce que je reviens seulement maintenant te voir? Putain, c'est idiot!


    ALTERNATIVE TAKE

    - Ouais ouais, j'arrive! Deux minutes!
    Aaron se leva de son canapé où il regardait tranquillement un film pour aller ouvrir. Quelqu'un s'était mis à tambouriner à la porte d'entrée et le jeune homme se doutait bien que s'il ne venait pas voir de qui il s'agissait, les quelques minutes à suivre seraient bruyantes puisque l'individu, quel qu'il soit, n'avait pas l'air décidé à s'arrêter. Il tourna le verrou et se retrouve face à Lizzie qui s'engouffra chez lui.
    - Les mecs sont tous des cons!
    Elle se laissa tomber sur le canapé et posa ses pieds sur la table basse, balançant au passage le coussin situé dans son dos et qui semblait ne pas lui convenir. Aaron referma la porte puis s'assit en face d'elle sur le bord de la table, tout sourire et prenant une pose efféminée.
    - Tu as raison ma chérie. Heureusement qu'on est lesbiennes toutes les deux hein...
    - T'es pas drôle Aaron...
    Il soupira en attrapant la télécommande pour éteindre la télé.
    - Alors quoi, qu'est-ce qu'on a encore fait cette fois?
    - Charlie m'a largué.
    - Oh.
    Les extrémités de ses lèvres formèrent une forme de rictus et il se pencha vers elle.
    - Tu t'y attendais pas?
    - Non! Pourquoi tu voulais que je m'y attende?! Pour une fois que je me trouvais un mec pas trop tordu et avec qui je me sentais bien.. Ben non, un enfoiré comme tous les autres! Maintenant que tu sors avec un mec toi aussi, tu vas voir... tu vas en baver... Bienvenue au club!
    Elle avait l'air furieuse, pour de bon. La jeune fille s'énervait vite et souvent pour pas grand chose, mais là c'était du sérieux... Aaron ne savait pas trop quoi lui dire. Même s'ils étaient amis depuis longtemps, le cas de figure de s'était jamais présenté auparavant parmi le groupe des quatre. Ils avaient eu des aventures, chacun de leur côté, mais pour ce qui était des cœurs brisés ils ne les avaient jamais réparés ensemble. Et puis, avec Lizzie plus qu'avec n'importe qui, il fallait savoir prendre des pincettes.
    - Allez c'est pas si grave. Le prochain sera le bon.
    Elle planta ses yeux dans les siens avec l'air de vouloir lui sauter dessus.
    - Déconne pas Aaron. J'ai plus 15 ans, j'ai arrêté de croire au prince charmant.
    Il ricana légèrement.
    - Je suis sûr que t'y croyais déjà plus.
    Elle pencha la tête sur le côté et le regarda, pensive, puis répondit d'un air soudain adouci. Ses colères étaient aussi brusques que ses retours au calme.
    - C'est vrai. A cause de toi en plus...
    - Moi?! A t'écouter tout est toujours ma faute! Qu'est-ce que j'avais encore fait?
    Elle se redressa et s'avança vers lui, retirant ses pieds pour les poser sur le sol.
    - Je t'avais rencontré. T'étais là... Pas le prince charmant, mais je m'en foutais.
    Et comme il le sentait venir, elle posa ses lèvres sur les siennes et l'embrassa. Il se recula un peu, lui laissant assez de place pour s'installer avec lui, sur lui, sur la table, prolongeant encore et encore leur baiser, caressant ce corps qu'il n'avait jamais eu à sa disposition pour ce genre de choses. Elle semblait avoir oublié Charlie et à quel point elle détestait les mecs, et le cœur qu'elle mettait pour le prouver n'était pas pour déplaire à Aaron...

    FIN DE L'ALTERNATIVE TAKE

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