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 To grow and die

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Message(#) Sujet: To grow and die To grow and die EmptyJeu 11 Fév 2010 - 17:02

    To Grow And Die
    To grow and die Franciscolachowski55 To grow and die Apfbci
    SIAMED HIRSCH & MACKAYLA PARKS
    There are flowers in my room and they don’t need a job, they just need time, to grow and die. And the lovers on their cloud don’t give a shit about the money, they’re here to try ; to stay side by side. But it’s so hard cause the morning always comes to kill the dream. You had the night before.


    SiamedNous sommes fermés.

    Ah ça non, pas un client de plus ! La journée avait été assez lourde comme ça, et ce n'est pas Siamed qui contredirait cette affirmation. Débarquement d'un petit régiment de.. terreurs, de gamins, de mômes, de monstres miniatures. En général, un enfant est adorable. Mais quand on passe au pluriel, LES enfants troquent le "adorable" contre le "ingérables". Il renversent, boivent comme des mal-propres et foutent des bouts de beignets un peu partout. Au final, ces machins te donnent une sciatique au bout d'une heure, et tu termines crevé, pratiquement allongé sur le sol, sur lequel ils ont évidemment tous craché au moins une fois. Les enfants sont dégueulasses et énervant à la longue, mais en même temps, ils sont tellement fragiles que l'on est obligé de se retenir de filer un gros coup de pied dans le derrière du plus lourd de tous. Le plus chiant quand on tient un Salon de Thé et que celui-ci accueille une tribu de garnements, c'est que ça fait fuir tous les clients, surtout les plus friqués et donc ceux amenés à commander les trucs les plus chers. Evidemment, quand les enfants commandent, ils ont un choix restreint par les accompagnateurs et professeurs qui déboursent eux-même pour pouvoir nourrir ces petits oisillons, pour ne pas payer trop cher.
    Le jeune germano-iranien se tenait contre la devanture de son Salon de Thé, cigarette à la main, se remémorant le pire moment de sa journée. Il venait tout juste d'intercepter un homme qui avait déjà posé une main sur la poignée dans l'espoir de rentrer. Sauf qu'il était déjà 20h30 passé, l'heure à laquelle le lieu affichait sa pancarte "Closed". Les lumières à l'intérieur étaient toujours allumées, pour cause : il restait encore de la vaisselle à faire, un peu de ménage et de rangement pour que tout soit correct le lendemain. L'inconnu voulant se détendre dans le salon ne chercha pas à demander une tasse de thé à tout prix au brunet, car avec tous les commerces liés à la restauration qu'il y avait à Miami, il avait le choix. Siamed, quant à lui, termina lentement son roulé, observant la nuit prendre un peu plus l'avantage sur la ville. En Allemagne, à cette période de l'année, il ferait déjà nuit noire, et aussi froid qu'en Russie en période printanière, sauf que là, en Floride, on pouvait rester en pull sans greloter comme un triso'. En parlant d'habits, il était actuellement vêtu d'un jean ordinaire, et d'une chemise blanche, tout ce qu'il y a de plus normal.
    Jetant la fin de sa cigarette dans une crevasse du trottoir - oui, c'est un pur écolo.. - il regarda rapidement les alentours pour la dernière fois, n'y voyant que quelques passants au loin, puis rentra de nouveau dans le Salon. A l'intérieur, il souffla un bon coup et rassembla ses forces pour accomplir les tâches ménagères qu'il avait à accomplir. Il n'avait pas beaucoup de personnel, c'est pour cela que la plupart du temps, c'est lui qui faisait les fermetures, et donc les derniers rangements. Ce soir-là, il ne restait que lui. Petit luxe, il s'était autorisé à mettre un peu de musique de fond, la radio. Ca lui servirait de divertissement, c'était déjà ça.

    Balayant la salle de fond en comble, un tablier à la taille, il avait l'air.. ridicule. On voyait bien que ce n'était pas son truc de faire le ménage, vu l'allure à laquelle il allait. Après une bonne dizaine de minute, il eut finit de faire un côté. Pour le second côté de la salle, cinq minutes de plus suffirent. Après le balayage, la vaisselle. Il s'évada derrière le comptoir, où se trouvait le lavabo rempli de quelques tasses et bols, et souffla de plus belle. Ca ne faisait qu'un mois, peut-être plus, qu'il tenait ce commerce, et parfois, il en avait plus-que-marre. Ca l'épuisait et lui prenait pas mal de temps, ce qui fait qu'au final, il ne lui restait pas beaucoup de temps libre pour rencontrer du monde en dehors de ses heures de travail.

    Ayant tout fini, il commença à prendre son manteau, fit un tour du salon pour tout vérifier une dernière fois, regarder si rien n'était mal placé ou s'il n'y avait aucune anomalie (comme un billet de 50 dollars coincé entre le mur et une table, par exemple..). Déçu de n'avoir rien trouvé - même pas un dollar ! - il partit au fond de la salle pour éteindre toutes les lumières, ainsi que l'enseigne lumineuse du Salon, au dessus de la devanture. Sauf qu'au moment de partir, il entendit la porte s'ouvrir, et une personne entrer.

    SiamedNous sommes fermés. Désolé.

    Et il marcha jusqu'à la porte d'entrée, pour voir qui était l'inconnu qui s'était introduit ici.

    (ça craint, mais j'avais pas tellement d'idée xD j'essayerai de me rattraper ^^)
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Message(#) Sujet: Re: To grow and die To grow and die EmptyJeu 11 Fév 2010 - 20:28

Depuis plus d'une semaine - depuis l'accident - je passais d'horrible journée et nuit. J'avais mis mes études de côtés, passait mes nuits à élaborer des plans plus fous les uns que les autres, pour me venger et passé mes journées à l'hôpital, un livre à la main, assise près dû lit de mon frère, lissant à voix haute, pour lui faire savoir que son idiote de sœur était toujours près de lui. Il était rare de me voir pleurer, je n'avais pas pleuré souvent dans ma vie, pourtant, des occasions ce n'est pas ça qui m'avait manqué dans ma chienne de vie, mais je ne voulais pas donner satisfaction aux gens qui pouvaient me blesser en versant des larmes, mais aujourd'hui c'était différent, ce n'était pas moi qu'on avait blessé, c'était la chair de ma chair, c'était ma seule famille. Le jour de l'accident une part de moi avait disparu en même temps que l'ambulance qui tournait au coin de la rue emmenant mon frère dans un endroit dont il n'allait sans doute plus jamais revenir. Je n'avais jamais versé autant de larmes que ce soir-là, même si à dire vrai je n'ai que des bribes souvenirs de cette nuit-là, vu que l'on m'avait administré des calmes. C'est pour dire dans quel état j'avais été ce soir-là ! Ma vie avait bousculé et j'avais délaissé le peu d'amis que je m'étais faite ici à Ocean Grove. Parmi ces amis, il y en avait un que je connaissais depuis quelque semaine seulement et qui pourtant arriver à me faire sentir bien rien qu'avec sa présence. Siamed. Je ne lui avais pourtant pas rendu visite depuis l'accident, ce qui n'était pas mon genre, moi qui passait généralement le voir après mes heures de cours à la Fac, je n'étais pas venue le voir depuis plus d'une semaine. Je savais pourtant qu'il était au courant pour l'accident, cela avait fait la une des faits divers aussi bien au journal de 20 heures, que dans la presse écrite, une " pub " dont je me serais bien passée, car malheureusement pour moi, les journalistes m'avait filmé pendant une crise d'hystérie, les gens qui me connaissaient depuis longtemps savait que mon frère compté plus que tout et que cette réaction n'était pas démesurée, pour les autres eh bien, je ne les connaissais pas et je me foutais de ce qu'ils pouvaient penser, puis toute façon un autre fait divers allé prendre la place de celui là, c'était plutôt logique après tout, les gens sont adeptes de sensation forte, si personne n'est mort, l'histoire est vite oubliée, sauf pour les gens concernaient.

Mais peut importe, ce soir, après avoir passé ma journée à l'hôpital, j'avais besoin de décompresser. J'avais hésité avant de me rendre au salon de thé de Siamed, je ne voulais pas déranger s'il y avait trop de client, j'avais alors erré sans but précis dans les rues de Miami. Regardant la vie autour de moi, je me demandais à quel point cela devait être cool, d'être quelqu'un d'autre, de rire avec ses amies, de marcher main dans la main avec la personne que l'on aime, plutôt qu'être une idiote errant dans des rues à peine éclairé, pas très tôt dans la journée, voir même tard, espérant qu'un jour Dieu exauce son vœux le plus cher, en se disant que c'était un peu comme croire au Père-Noël c'était n'importe quoi ! À force de marcher et de divaguer sur Dieu et tout ce que je pourrais lui dire si un jour je croisais, je me retrouvais finalement dans la rue de son salon, mais avec aucune notion de l'heure qu'il pouvait être, j'eus un moment d'hésitation avant de finalement me rendre au salon, après tout au point où j'en étais s'il n'était pas là je n'allais pas en mourir. Arriver devant la porte, je remarquais la pancarte « closed » accroché à la porte, mais j'avais aperçu de la lumière quelque instant auparavant, je savais donc que Siamed était encore là. Je ne savais pas qu'elle allait sa réaction en me voyant, mais je ne me gêne pas pour ouvrir la porte et entrer dans la salle principale, à peine avais-je posé mon pied dans cette salle, que j'entendis venant du fond de la salle
« Nous sommes fermés. Désolé »
Toujours la main sur la poignée je regardais la silhouette qui avançait vers moi, sans aucun doute celle de mon ami, puis avec un sourire, je rétorque en regardant la pancarte sur laquelle il était écrit « colsed » :
« Tu crois peut-être que je n'ai jamais appris à lire ? Enfin si tu es si presser de rentrer, je peux partir »

Avec tout ce que j'avais marcher, je n'étais plus à un kilomètre près, même si une tasse de thé n'était pas de refus.
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Message(#) Sujet: Re: To grow and die To grow and die EmptyVen 12 Fév 2010 - 15:18

    L'inconnu venant de rentrer dans le Salon s'avéra être une inconnue. Du moins, c'était ce que Siamed pensait, à en juger par la tonalité de la voix qui lui avait répondu. Cette voix qui lui était familière lui fit arquer un sourcil, fait imperceptible dans l'obscurité dans laquelle la salle était actuellement plongé. Il fut bien vite devant la jeune femme, et les lampadaires présents sur les trottoirs, éclairant faiblement cette silhouette, trahissait le mystère de son identité. Les traits de l'étudiante apparaissaient à peu près clairement, et Siamed en restait bouche-bée. En effet, il était surpris de la voir ici, à son salon, juste devant lui à cette heure. Ca le réjouissait comme ça l'attristait, en fait, car la réalité était qu'il n'avait été qu'un "homme absent" ces derniers jours, et non un "ami", ce dont elle eut besoin.

    SiamedMac.. ? C'est bien toi ?... Non, je ne suis pas pressé, évidemment ! Viens, assieds-toi !

    Le jeune homme courut à petites foulées vers l'interrupteur et ralluma l'éclairage de la salle, ce qui serait certainement plus pratique pour discuter et lui servir à boire. Immédiatement, il se rendit derrière le comptoir et chopa la bouilloire au passage. Il y mit de l'eau, et le sachet de thé qu'elle avait l'habitude de prendre dans l'emplacement prévu à cet effet. Il n'osait pas vraiment la regarder droit dans les yeux pour l'instant, il avait honte de ne pas avoir pris le temps d'aller la voir son frère et elle à l'hôpital. Et oui, il avait, bien sûr, entendu parler de ce fameux accident qui passa au JT de 20h sur toutes les chaînes d'information régionales. Néanmoins, il n'avait pas voulu voir le moment où Mac avait été filmée en pleine crise d'angoisse lorsque son frère était emmené. Il ne voulait pas ressentir la souffrance qui transperçait son corps de parts en parts, par le biais de ses cris. Tous le monde en parlait, et lui ignorait, ne voulant pas trop s'immiscer dans cette histoire qu'il ne pourrait évidemment pas gérer.

    A votre avis, quelle serait la meilleure chose à faire en ce moment précis ? Rappelons que Siamed n'a rien fait pour consoler Mac jusqu'à maintenant, et que celle-ci a dû entendre des milliers de "toutes mes condoléances" et tout le blabla, comme si son frère était déjà condamné. Vous allez peut-être trouver ça stupide, mais ce que le jeune germano-iranien en pensait, c'était qu'il valait mieux faire comme si rien ne s'était passé.

    SiamedAlors Mac, ça fait longtemps qu'on ne s'est pas vu ! Tu vas bien ? Tu étais trop en manque de mes tasses de thé, n'est-ce pas ?!

    Soufflant intérieurement, il prit le courage de la regarder une fraction de seconde dans les yeux. A ce moment, il bénit le Seigneur de ne pas avoir le don de pouvoir lire dans les pensées, ou alors de comprendre le langage des yeux, car tout ce qu'il pouvait y voir à cet instant, c'est le bleu hypnotisant de ses iris, rien de plus. Il n'avait pas franchement envie d'apercevoir une once de l'horreur qu'elle vivait ces jours-ci. Leur relation était assez spéciale, en fait. Ils n'étaient pas de simples connaissances puisqu'ils avaient déjà plusieurs longues heures de discussions en tête-à-tête à leur actif, mais malgré leur amitié, ils n'étaient pas si proches que ça. Siamed s'autorisait tout juste à la tutoyer, mais ne se permettait pas de gestes trop osés ou entreprenant comme un bon gros câlin ou autre. Il ne savait pas comment la contacter en cas de problème, ou s'il avait simplement envie de faire une activité avec elle, et ne connaissait pas vraiment sa vie d'avant, tout comme elle ne connaissait pas toutes les conneries qu'il avait pu faire dans le passé, à Aachen. Ils vivaient leur amitié au jour le jour, ils se croisaient, se parlaient, se séparaient, et attendaient que le destin les réunissent au même endroit de nouveau, et le cercle devenait ainsi vicieux.
    Le thé enfin prêt, il le versa dans une tasse ordinaire - et non, il n'a pas de "super-magnifique-tasse-juste-pour-Mac" - et posa celle-ci sur le comptoir. Il tira également deux feuilles d'essuie-tout sur lesquelles il y mit une cuillère et enfin, il mit un beignet au sucre dans une petite coupole.

    SiamedQuelle préparation rapide et tout aussi sublime ! Je pense que tu devrais me verser un gros pourboire rien que pour ça ! dit-il, le sourire aux lèvres. D'ailleurs, il faudra que je te fasse goûter un nouveau thé que j'ai reçu en début de semaine ! Mais bon, on a tout le temps pour ça.. !

    Il espérait que son attitude, certainement différente de celle des autres personnes au courant de l'accident, lui permette d'oublier un peu tout ce qui se passait, d'effacer temporairement la souffrance affective de laquelle elle était victime. Il désirait également que cette tasse de thé la réconforte, bien qu'une boisson chaude ne lui soit pas d'une grande aide dans la situation actuelle.
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Message(#) Sujet: Re: To grow and die To grow and die EmptyLun 15 Fév 2010 - 15:59

Regardant mon ami, se dirigeait à petite foulé vers le fond de la salle pour rallumer la lumière, alors qu'il m'avait invité à entrer après qu'il est vu que c'était moi grâce au faible éclairage d'un lampadaire, je ravale ma réplique cinglante, mais carrément mal placé dans le contexte, ça n'aurait pas été méchant et aucunement contre mon ami, mais venant de moi et de ce qui se passait en ce moment dans ma vie, cela aurait pu paraître déplacer, ou carrément glauque. Vous savez, je ne sais pas si cela vous est déjà arrivé, mais, quand vous rentrez dans une pièce où il n'y a pas beaucoup de lumière, cela vous est-il déjà arriver de dire, « vous veillez les morts ou quoi ? » sans doute que oui, mais quand mon frère a sortit ça, bon il ne faut pas lui en vouloir il était jeune, c'était le jour de l'enterrement de la seule personne que j'appréciais à peu près dans notre famille d'adoption, Nanny Sally, ce jour-là je crois qu'il y a que moi qu'il l'est entendu, heureusement d'ailleurs, je ne pense pas que notre « père » aurait apprécié ce genre de phrase le jour de l'enterrement de sa mère. À la place je répondis :

- « Eh oui, c'est bien moi. »

Avec un sourire, je referme la porte derrière moi et me dirige vers le comptoir pour m'asseoir et me mettre à mon aise. J'avais passé une horrible journée, j'aurais pu rentrer chez moi et dormir, mais la fatigue, même présente, n'était pas une fatigue qui demandait de dormir, mais plutôt une de celle qui demande à se détendre, à penser à autre chose et pourquoi pas boire une tasse de thé en compagnie d'un ami. Siamed avait évité mon regard depuis qu'il s'était mit derrière le comptoir à préparer le thé pour lui et moi. Il ne devait pas être gêné, enfin je ne lui en voulais pas de ne pas être venu me voir, ou avoir appelé ou... Non je ne lui en voulais pas, sinon je ne serais pas là aujourd'hui. Après tout il n'était pas mon meilleur ami, en même temps ce n'est pas dans mon caractère d'avoir « un meilleur ami ». Cela fessait bientôt un mois qu'on c'était parlé, alors que le salon était vide et depuis on parlait de tout et de rien quand je venais boire une tasse de thé après les cours, mais sans s'étalait sur nos vies à l'extérieur de son salon et je comprenais qu'il ne soit pas venu me voir, en même temps je n'avais pas pensé à l'appeler, j'avais pensé à personne à part à mon frère, j'avais à peine remarqué les gens qui étaient venus me voir, me dire que cela allait être dur, mais que j'allais mit faire, que j'allais réussit à vivre sans lui, intérieurement je me demandais qu'est-ce que ces personnes allaient me dire le jour où il allait donner son dernier soupir et où ces mêmes personnes aller venir pour son enterrement, après tout ils avaient déjà prononcé toutes les phrases que l'on dit à une personne qui vient de perdre un être cher, ils avaient enterré mon frère le jour même de l'accident, alors qu'il était dans un lit d'hôpital, dans le coma peut-être, mais il respirait toujours. Siamed n'avait donc pas à être gêner de ne pas être venu, je le remerciais même, bon intérieurement, de ne pas être venu, je n'avais pas besoin d'entendre une énième phrase de condoléances, j'en avais assez entendu. Je le remerciais également – toujours intérieurement – de me traiter normal et non comme une folle, qui croyait encore au miracle.

- « Crois-moi j'aurais bien voulu venir plutôt. Enfin, je suis, comment dire, fatigué ? Oué fatigué. Et c'est vrai tes tasses de thé me manquaient et toi ça va ? »

Nos regards se croisèrent un instant, rien de romantique là dedans, juste un ami essayant de faire comme si tout aller bien, dans ma vie. Je lui souris en retour comme pour le remercier de sa gentillesse et de faire comment si rien ne s'était passé. Le regardant me servir une tasse, j'essayais de me rappeler la dernière fois depuis l'accident où j'avais eu un moment tranquille à moi et aussi loin que je me souvienne, cela ne m'était pas encore arrivé. Je n'étais peut-être pas seule, je n'étais peut-être pas chez moi, mais j'étais bien et à ce moment précis c'est tout ce dont j'avais besoin. Puis quand j'étais chez moi, je n'étais pas bien, me retrouver seule dans cette grande maison, enfin grande, grande pour une personne seule, c'était difficile, l'habitude de voir, ou plutôt d'entendre mon frère, dans sa chambre écoutant la musique à fond, tout en surfant sur le net, en parlant à son meilleur ami au téléphone, me manquer, c'était dur d'être dans une maison vide. Quand il me posa la tasse fumante de mon thé fétiche devant moi, je sortis de mes pensées obscure et triste.

- «  Comme si c'était mon genre de donner un pourboire » dis-je un sourire taquin aux lèvres. Je mis mes mains autour de la tasse comme pour me les réchauffer, avant de craquer sur le beignet au sucre qu'il avait mit dans une petite coupole, car il faut dire que j'avais oublié de manger depuis ce matin 11 heures. Puis après avoir avalé un morceau de ce succulent beignet, je repris :

- « Oui on as tout le temps, enfin l'essentiel c'est que tu ne fais pas goûter ce nouveau thé, à quelqu'un d'autre. »

Après tout j'étais sa gouteuse attitré, mais bon, ma phrase était, la encore dit pour le taquiner, je n'avais peut-être pas le moral, je n'étais peut-être pas aussi en forme que d'habitude, pour sortir des phrases cinglante comme j'en avais le secret, mais j'essayais de passer un moment en compagnie d'un ami, essayant d'avoir une vie normal ne serait-ce que l'espace d'un instant.
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