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 this was never the way i plan

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Message(#) Sujet: this was never the way i plan this was never the way i plan EmptyLun 25 Jan 2010 - 17:37



Janvier n'en finissait plus. Tant de choses s'étaient passé en l'espace d'un petit mois. Un mois qui n'était d'ailleurs pas terminé. Il était évident que de nouvelles surprises feraient leur apparitions. Bonnes ou mauvaises. Alvira Devlin n'était pas la plus à plaindre. Mis à part ses problèmes de couple avec James Leigh, sa vie se déroulait plutôt bien. Personne, ou presque, n'avait ouïe dire que les choses allaient mal entre les deux tourtereaux. En fait ils n'avaient rien d'un couple médiatique dont on parle sans cesse dans tous le quartier. Ils n'étaient pas célèbres et vivaient leur vie en toute tranquillité et surtout ils mettaient un point d'honneur à être discret. On ne savait jamais rien d'eux. On les voyaient sortir, bien sur, mais on ignorait ce qui se déroulait dans l'enceinte de la maison situé au 2200 Lemon Street. En réalité plus rien allait entre eux, et ce depuis quelques temps déjà. Ils sauvés les apparences en ne parlant pas d'eux et en se comportant normalement. Leur discrétion était un aout majeur dans cette situation. Quoique si ils venaient à rompre cela ne regardait qu'eux. Encore une excellente raison de détester Ocean Grove et ses habitants curieux, vils et sans scrupules. Il ne se passait pas un jour sans que des ragots n'arrivent aux oreilles d'Alvira sans qu'elle ne l'ai demandé. Il suffit de sortir pour récupérer son courrier pour qu'aussitôt la voisine nous accapare afin de nous raconter la dernière nouvelle. Malheureusement il nous faut affronter ça, chaque jours. Et Alvira ne pouvait s'y soustraire. Aussi, comme tous les matins, elle s'était levé, seule bien sur. Mais elle ne prit pas le temps d'enfiler son peignoir pour être présentable en ouvrant les volets du bas. Son pervers de voisin la regarderait, encore. Et alors ? Elle ne s'en souciait plus depuis longtemps. Descendant lentement et prudemment les marches de sa maison, elle eut l'agréable surprise de trouver la maison illuminé par le soleil qui brillait dehors. Une bonne odeur de café s'échappait de la cuisine ce qui lui donna le sourire. Et elle trouva James assis lisant le journal. Le courrier avait déjà été ramassé. Une corvée de moins pour aujourd'hui. Elle le salua d'un simple « Bonjour. » et se servit une bonne tasse de café. Les matins se ressemblaient tant. Il lui répondit simplement aussi. Elle était surprise de le trouver encore là mais préféra ne faire aucune remarque de peur de le braquer. Elle n'avait pas le cœur à se disputer avec lui aujourd'hui. Elle s'assit donc en face, sans un mot de plus et l'observa un moment. Il était toujours le même. C'était elle qui avait changé en peu de temps. Mais elle n'avait pas eut le choix. Si seulement si savait... Si seulement il avait pu comprendre...

Elle se leva pour monter à l'étage et prendre sa douche mais en passant dans le couloir une lettre jaune l'interpella. Elle avait presque oublié ce festival en faveur des enfants. Elle s'était promis d'y aller et James avait été d'accord. Peut-être pourraient-ils se rapprocher. Ils avaient besoin de sortir et de se retrouver un peu. Même si pour cela un concert n'était pas vraiment l'idéal. Elle n'avait rien trouvé de mieux. Au moins avait-elle fait cet effort. Elle retourna donc dans la cuisine, l'enveloppe à la main et se posta dans l'encadrement de la porte, James lui tournant donc le dos.


- Tu n'as pas oublié ?! Cette après-midi on se retrouve ici et nous allons ensemble assister au concert de Radiohead. Elle avait assisté sur le fait qu'ils devaient y aller ensemble, comme si elle craignait qu'il ne décide subitement d'y aller seul et de la retrouver là bas.


Elle l'entendit bougonner puis une vague réponse d'approbation suivit. Elle soupira tout en quittant les lieux pour enfin se doucher et se détendre. Lorsqu'elle eut terminé, James était parti. Elle avait la maison pour elle. Et elle en avait grand besoin. Après s'être habillé elle entreprit de poursuivre ses recherches et son écriture de mémoire. Il fallait absolument qu'elle avance. Même un minimum. Peu importe tant qu'elle avançait. Le sujet la passionnait, une chance ! Elle ne s'imaginait pas travailler sur quelque chose qui ne lui donnait pas de papillons dans le ventre. Il fallait absolument qu'elle ressente de l'émotion en parcourant des livres, en essayant de retracer une vie. Elle passait le plus clair de son temps à essayer de comprendre le passé. Elle n'arrivait même pas à comprendre son présent. Comment arriverait-elle à penser le passé ? Et ne parlons pas du futur qui lui était totalement flou. Quoiqu'il en soit, elle passa la matinée penchée sur de vieux livres à écrire des notes qui n'avaient, en apparence, aucun sens. Néanmoins Alvira semblait parfaitement maîtriser la situation. Elle savait où elle voulait aller. Et elle ne vit pas l'heure tourner. Ce ne fût que lorsque la porte claqua et qu'elle entendit les pas de James se rapprochaient qu'elle constata qu'il était presque l'heure de partir pour le Red Rocks Amphitheatre. Elle soupira et laissa ses affaires en pagaille sur la grande table de séjour et monta à l'étage afin de se maquiller et de se recoiffer un peu. Il fallait tout de même qu'elle soit un minimum présentable. Elle opta pour une coiffure simple et élégante, s'attachant donc une partie des cheveux à l'aide d'une pince, laissant tous les autres tomber comme à leur habitude devant ses épaules. Elle ne se changea pas. Sa tenue, légère, simple mais très jolie, était idéal. Elle enfila simplement un gilet bleu clair au cas où. Après tout le temps n'était pas encore si ensoleillé que cela. Elle se maquilla comme à son habitude, pris son sac noir et rejoignit James dans l'entrée qui l'attendait déjà. Elle lui fit un sourire et ils sortirent pour s'engouffrer dans la Mini de la demoiselle. Ils roulèrent en silence jusqu'au parking du Red Rocks où le monde affluait déjà. Ils durent patienter avant de pouvoir enfin pénétrer dans l'immense salle.

La chaleur qui régnait déjà était étouffante. Et le monde qui s'entassait là dedans insupportable ! Alvira n'aurait surement pas eut le courage de s'agglutinait devant, là où elle aurait été projeté contre les barrières de sécurité. Au lieu de ça, James cherchait un endroit plus tranquille où ils pourraient profiter du concert. Et peut-être d'eux-mêmes. Elle s'accrocha à son bras avec un naturel déconcertant. Elle ne l'avait pas fait par plaisir mai plutôt parce qu'elle voyait les gens débarquaient et qu'elle savait qu'ils allaient être séparés tôt ou tard. Malgré tout elle aimait être proche lui. Depuis combien de temps ne lui avait-il pas tenu la main ? A quand remontait son dernier geste tendre envers elle ? Alvira avait cessé de compter. Et elle n'attendait plus rien. Leur couple allait mal. Mais qui le remarquerait ce soir lorsqu'ils seraient perdus au milieu de la foule ?
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Message(#) Sujet: Re: this was never the way i plan this was never the way i plan EmptyMar 16 Fév 2010 - 18:12

    L'humiliation était quelque chose à laquelle James était habitué. Fils de personne, il avait grandit dans la misère, victime de la moquerie des autres. Il avait rêvé qu'un jour il s'en sortirait. Qu'il se vengerait en retournant chez lui, leur montrant à tous ces imbéciles qui il était devenue. Il avait espéré qu'un jour, tout cela ne serait plus qu'un mauvais souvenir. Que l'humiliation cesserait enfin un jour ou l'autre. Comment aurait-il pu savoir que l'humiliation n'était que le premier stade? Et qu'il y en avait bien d'autre à subir. A commencé par l'ignorance. Tout enfant est d'abord humilié, puis ignoré afin de remuer le couteau dans la plaie, lui montrer qu'il n'était rien, qu'il n'avait rien, ne méritait rien, n'aurait jamais rien, ne serai jamais rien, ne mériterait jamais rien. Il en était à ce stade. A 26 ans, il y était arrivé. Après des années à vivre comme un homme sans revivre les jours horribles du passé, il y était arrivé. Victime de la seule personne à laquelle il n'aurait jamais pensé. Mais à vrai dire, il aurait du y pensé. Elle l'avait humilié une fois après tout. Il le savait au plus profond de lui même. Il savait qu'elle recommencerait. Mais jamais il n'aurait pu imaginer à quel point cela lui ferait mal. Comme un poignard qui lui traversait la poitrine et lui arrachait le coeur. Mais elle s'en foutait. Il n'était plus rien pour elle, il le voyait bien. Chaque regard qu'elle lui lançait était vide d'émotions. Ils ne vivaient plus ensemble en tant que couple. Ils n'étaient guère plus que des colocataires. Non. Les colocataires au moins se parlaient. Ils ne s'adressaient plus la parole. Il n'était plus qu'un fantôme. Qu'une entité invisible qu'elle voulait chassé de chez elle. Mais il restait. Allez savoir pourquoi. Lui même ne le savait pas. En fait si, il le savait. C'était purement et simplement égoïste. Il n'avait d'autre lieu ou vivre à part son bateau qui puait le poisson pour rester poli. C'était la seule raison. Il commençait à baisser les bras. Il se battait contre un mur. Il n'y avait plus rien à faire. Alors il attendait. Il attendait comme un fou qui ne se reposait plus que sur l'espoir. L'espoir que quelque chose changerait à la dernière minute. Chaque jour, il se réveillait, les entrailles nouées et la gorge serrée dans l'espoir qu'elle le regarderait de nouveau comme elle l'avait fait avant. Mais rien. Ce matin pourtant, cela avait changé

    Fatigué de touts les nuits précédentes qu'il avait passé à ne pas dormir et de toutes ces journées non stop à tenté de ramener assez d'argent pour qu'il puisse quitter cette vie qui le tuait, il avait passé cette nuit-là à dormir comme un bébé. Il avait décidé de se foutre totalement de ce qu'elle ferait, penserait, dirait. Elle vivrait sa vie, il vivrait la sienne. Leur relation ne menait à rien de toute façon. Il avait toujours été le seul à y tenir et il en avait marre. Marre d'être pris pour le pigeon de service. Marre d'être le bouche-trou. Marre qu'elle se serve de lui à chaque fois que quelque chose n'allait pas dans sa petite vie de bourgeoise à la con. Calme et pourtant énervé à la fois, il avait trouvé le sommeil cette-nuit là sans même se soucier de savoir s'il y avait quelqu'un à côté de lui. Le matin ce fut la même chose. Il se leva sans même regarder derrière lui et sortit de la chambre sans faire attention à ne pas faire de bruit. Il s'en fichait s'il la réveillait. Il prit une douche rapidement et s'habilla de la même manière que d'habitude. Jean et t-shirt. Pas la peine de se raser, il n'avait pas besoin de se faire beau. Qui le remarquerait de toute façon? Personne. Il prépara le café et en attendant, sortit prendre le courrier et le journal. Comme il aurait du s'y attendre, tout était pour Mademoiselle Alvira Devlin. Il jeta les enveloppes sur la table, prit une tasse et s'assit à la table, lisant la première page du journal. Il remarqua à peine la jeune femme lorsqu'elle entra. A vrai dire, il ne la remarqua que parce qu'elle lui avait adressé la parole. Poliment il lui répondit, mais cela n'alla pas plus loin.

    -Tu n'as pas oublié ?! Cette après-midi on se retrouve ici et nous allons ensemble assister au concert de Radiohead.
    -Ben voyons, dés qu'il faut faire une apparition en public, j'existe..., murmura-t-il pour lui même se foutant du fait qu'elle pouvait probablement l'entendre. Je serai là, dit-il finalement.

    Lorsqu'il fut sur qu'elle n'était plus là, il referma le journal et sortit de la maison en claquant la porte. Cela ne servait à rien d'aller travailler aujourd'hui. Il ne faisait pas demi-journée, pas dans son nouveau secteur. Lorsqu'il arriva au port, il salua les habitués et entra d'un saut sur son bateau. Il en profiterait pour travailler sur le moteur qui commençait encore à faire des siennes. Cela le détendrait sûrement et l'aiderait à oublier sa situation à la maison. Il n'en pouvait plus. Alors il sortit les outils et enleva son t-shirt afin d'être plus à l'aise pour travailler, mais l'envie n'était pas là. Pour être franc, il n'avait envie de rien. Juste d'être seul. Il parcourut le port du regard et décida de partir en mer malgré tout. S'il avait un problème, il avait le matériel et la radio. Il tourna la clef pour démarrer le moteur, sortit de la cabine pour détacher les cordes, et il largua les amarres, sans un regard pour Miami. Il aurait voulu partir définitivement, ne pas regardé en arrière. Reprendre son tour du monde mais il savait qu'il ne pouvait pas. Il n'était pas du genre à tout quitté sans dire au revoir, lui... Il avait trop de respect pour la femme qui l'aimait. En avait-elle seulement pour lui? Il doutait de tout en ce qui la concernait. Pourquoi agirait-il ainsi autrement? Le bruit du moteur était doux à ses oreilles, et l'eau autour de lui le calmait. Il se sentait dans son élément. Se sentait bien. La mer était sa maison. Elle ne le trahissait pas. Elle prévenait toujours. Au fur et à mesure des années, il avait apprit à interpréter les signes, grâce à son père surtout, et puis grâce à son amour pour cet élément qui le faisait vivre. Au beau milieu de nul part, James arrêta l'engin et sortit sur le pont pour observer les alentours déserts. Déserts de monde, pas d'eau. Avec un sourire il retira son jean, laissant apparaître son short de bain qu'il mettait toujours avant une journée sur le bateau. Il mit le drapeau de plongeur indiquant aux bateaux passants qu'il n'y avait personne à bord et sauta à l'eau. Il était tôt, il avait du temps devant lui avant de rentrer. Mais il savait que le temps passait vite dans ces moments là, c'est pourquoi une fois sous l'eau, il mit l'alarme de sa montre en route afin qu'elle sonne à 3h30. Cela lui laisserait amplement de temps pour pouvoir rentrer au port et se préparer pour ce concert de malheur.

    La porte claqua derrière lui sans qu'il ne ferme les paupières par réflexe. Il n'y avait personne. Cela ne le surprit pas. Il passa une main dans ses cheveux toujours mouillés se fichant des gouttes d'eaux qui tombèrent pas terre. Il monta les marches de l'escalier, deux par deux , laissa tomber ses fringues dans le panier de la salle de bain et il sauta dans la douche. S'il n'était pas près d'ici vingt minutes, il était sûr de passer un mauvais quart d'heure avec sa sainteté et s'il pouvait faire quoique ce soit pour éviter cela, il le faisait. Le concert ne le réjouissait pas. Il aimait Radiohead, mais il n'avait aucune envie de se mélanger au peuple snobinard qui habitait leur quartier.
    En dix minutes il était dehors, torse nu et le visage rasé. C'est dingue ce que la motivation peut vous faire aller vite. Passant un serviette dans ses cheveux encore légèrement mouillés il entendit la porte d'entrée claquée. Avec un soupir il se prépara à une soirée qui s'annonçait des plus rasoirs. Il sortit de la salle de bain et entra dans sa chambre, son t-shirt à la main, ignorant Alvira qui le regardait curieusement. Il n'était pas prêt de lui adresser la parole. Et c'est en silence qu'il l'accompagna jusqu'au Red Rocks Amphitheatre. La foule se pressait déjà à l'extérieur, et faire la queue ne le mit pas de meilleure humeur. Lorsqu'ils entrèrent enfin dans la salle, il se mit à chercher un coin tranquille, qui lui permettrait de profiter de la musique sans devoir se forcer à sourire à la seule personne qu'il ne voulait pas voir. Celle qui était censée être sa petite-amie. Il sentit bien sûr la jeune femme lui prendre le bras, mais cela ne le fit pas réagir. Il continuait son chemin et lorsqu'il trouva l'emplacement parfait leva son bras occupée pour se gratter la tête, alors qu'il voulait simplement qu'elle le lâche.

    S'il l'aimait encore? Bien sûr. Mais il ne supportait plus la situation, il en avait marre d'être pris pour un pion sur son échiquier géant. Il en avait marre d'être à ce point manipulable. Il se transforma donc tout seul en roi. Et rien ne le ferait bouger de sa case.
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Message(#) Sujet: Re: this was never the way i plan this was never the way i plan EmptySam 20 Fév 2010 - 11:30



Le silence. Malgré la musique et les hurlements des fans, le silence qui régnait entre eux la torturait. Elle avait beau avoir l'air de ne plus penser à lui, de n'avoir plus le moindre sentiment à son égard, tout ça était faux. Elle l'avait toujours aimé et il était clair qu'elle ne cesserait jamais de l'aimer. Elle avait toujours envie de sentir son corps chaud contre le sien. Toujours envie qu'il l'embrasse avec cette tendresse infinie que lui seul possédait à son égard. Elle n'avait jamais fréquenté d'autres hommes. Du moins ne leur avait-elle jamais permis de partager sa vie comme James le faisait. Ils n'avaient pas le même goût, pas les gestes qu'il avait. Ils n'avaient rien à voir avec lui, celui qu'elle aimait follement. Et pourtant elle le perdait. Elle ne faisait rien pour le rattraper. Elle aggravait sa situation. Consciente qu'un jour ou l'autre il la laisserait tomber, comme elle l'avait fait auparavant et comme elle le faisait en ce moment. Et pourtant elle ne faisait rien pour arranger les choses. Bien au contraire, elles les aggravaient. Elle perdait peu à peu le contrôle de leur relation mais aussi de sa propre vie. Plus rien n'avait de sens. Si seulement elle était plus forte, peut-être aurait-elle eut le courage de lui avouer la vérité, toute la vérité. Peut-être oui. Mais elle n'était pas prête à tout lui raconter. Alors elle s'enfonçait dans le mensonge, regardant l'homme qu'elle aimait plus que tout s'éloignait lentement d'elle. Il était évident que bientôt une autre femme prendrait sa place. Il serait sans doute plus heureux. Et si il était alors elle le serait. Même si elle souffrirait infiniment de cette situation. Elle ne voulait rien de plus que son bonheur. Elle voulait tellement le revoir sourire. Mais peut-être devrait-elle commencer par le regarder à nouveau. Elle avait cessé de le regarder avec des yeux amoureux depuis des mois. Elle le voyait sans vraiment le voir, trop occupée à penser à ses propres problèmes. Tout ça lui rendait la vie impossible mais elle n'imaginait pas combien James pouvait lui aussi souffrir. Au fond que savait-elle faire d'autre ? Elle l'avait déjà fait souffrir en quittant l'île, il y a de cela des années. Où tout cela menait-il ? Ils s'engouffraient sans cesse dans une spirale infernale emplie de souffrance. Et elle en était la cause. La seule et unique cause. Il n'était pas à blâmer. James avait toujours été un parfait gentleman et un petit ami parfait. Elle en revanche était infernale. Comment réussissait-il a encore l'aimer ? Et pourquoi, même en sachant tout cela, ne faisait-elle aucun effort pour changer ?

Lorsqu'il l'attira enfin vers un coin plus ou moins tranquille elle sorti de ses pensées et eut la désagréable surprise de voir que James ne désirait pas garder sa main dans la sienne. Elle se résigna à le lâcher, à contrecœur. Et elle n'osa même pas porter le regard sur lui. Elle ne le reconnaissait plus et se reconnaissait plus elle-même. Tout avait changé en si peu de temps. Et la seule responsable se posait une tonne de questions auxquelles il ne semblait avoir aucune réponses. Le passé. C'était tout ce qu'elle trouvait. Il avait réussi à la rattraper. Et elle ne réussissait plus à s'en défaire. Il n'y avait rien à faire. Elle avait fait un paquet d'erreurs par le passé. Et aujourd'hui elle continuait, cumulant les problèmes. Si seulement elle pouvait lui en parler. Mais c'était impossible malheureusement. Pas sans qu'il ne soit en danger. Et elle préférait encore qu'il la déteste plutôt qu'il souffre et qu'il ne lui arrive quelque chose. Il la détester c'était évident. Et ils souffraient tous les deux de la situation. Lui ignorant seulement pourquoi il avait à subir tout ceci. Elle devait lui semblait bien égoïste à agir de la sorte. Et il aurait raison de le lui faire remarquer. L'admettrait-elle pour autant ? Surement pas. Elle avait tant changé en quelques années. La petite fille qu'il avait connu sur l'île avait disparu. Elle était devenue une femme. Une femme fatale. Une femme qu'elle aurait sans doute détesté. Elle ne se détestait pas vraiment. Elle avait peut-être pitié d'elle. Elle détestait faire autant de mal à l'homme qu'elle aimait. Ça en revanche elle ne pouvait le nier. Mais elle ne ferait rien pour changer la situation. Même si elle aurait donné sa vie pour qu'il la regarde comme auparavant. Pour qu'il lui offre un de ses regards amoureux dont il avait le secret. Elle donnerait tout pour qu'il l'aime à nouveau, comme avant. Si elle le pouvait, elle effacerait tout. Et elle ferait en sorte de ne plus faire d'erreurs. Mais elle ne pouvait pas retourner en arrière. Alvira n'avait pas d'autres choix que de poursuivre sur cette route sinueuse. Tout ce qu'elle espérait c'était le retrouver à l'arrivée. Voir qu'il était encore là pour elle malgré tout ce qu'elle lui avait fait subir. Elle ne désirait que lui et elle n'avait besoin que de lui. Tout ces secrets la rongeait. Ne pas pouvoir le toucher la détruisait à petit feu. Depuis quand n'avaient-ils pas fait l'amour ? Une éternité sans doute. Il ne la touchait plus. Il ne la voulait plus. Elle aurait tout donné pour change la situation. Tout. Mais elle n'avait rien à offrir, malheureusement. Rien d'autre que la vérité et ça il était hors de questions qu'elle la dévoile. Même à l'homme qu'elle aimait plus que tout.

Elle n'osait plus le regarder. Il ne la désirait plus et si il avait pu éviter ce concert il l'aurait sans doute fait. Elle ne voulait pas sauver les apparences. Elle n'avait aucune raisons de faire cela. Ils n'étaient pas un couple phare et on se fichait pas mal de leur couple. Elle voulait seulement qu'ils se retrouvent un peu. Mais rien ne se passait comme elle le voulait. Si le concert avait eut lieu quelques mois plus tôt ils auraient apprécié leur soirée. Ils se seraient amusés et à leur retour ils auraient sans doute fait l'amour. Mais ce soir, comme tous les soirs, ils se coucheraient en veillant à garder une certaine distance entre eux dans le lit qu'ils partageaient. Ils ne se toucheraient pas. Et elle pleurait sans doute. En silence pour qu'il n'en sache rien. En silence pour qu'il la croit forte et au-dessus de tout cela. En silence pour qu'il pense que tout était fini à ses yeux. Si il savait combien il était dans le faux...Elle savait si bien jouer la comédie ! Un art qu'elle avait développé en peu de temps. Comme si sa mère lui en avait fait cadeau dès la naissance. Cette mère, cette femme qu'elle détestait. Elle commençait à lui ressembler et Alvira se détester un peu plus de jours en jours. Si son père avait vécu tout aurait été bien différent. Plus beau sans doute. Peut-être n'aurait-elle pas eut à souffrir de la sorte. Mais dans ce cas elle n'aurait jamais connue la joie d'être avec James Leigh.
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