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 I always need you, even behind bars

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I always need you, even behind bars Vide
Message(#) Sujet: I always need you, even behind bars I always need you, even behind bars EmptyJeu 21 Jan 2010 - 16:38

I always need you, even behind bars
« Chris Griffith-Matthews & Panamee McCawley »


Flashback


    « - Regarde moi ça dehors. Y a du mouvement on dirait. »
    « - Certainement un nouvel arrivant dans le quartier. »
    « - Alors pourquoi y aurait il l'inspecteur Cruz en tenue ? »
    « - Peut-être que la petite Blythe sait encore quelque chose . »
    « - Je crois plutôt qu'il s'agit de Griffith-Matthews, viens voir Pan. »
    Assise en tailleur sur son canapé à lire un magazine, la jeune mère redressa immédiatement la tête avec inquiétude, et larguant sa page people pour le commérage, elle partit aux côtés de Duncan et regarda à son tour à travers la fenêtre. Il n'y avait pas de doute, Chris était entrain de se faire mettre les menottes - sous les yeux de tout le voisinage, elle eut presque de la peine pour son ami et tirant un peu plus le rideau, Panamee crut même apercevoir un regard en sa direction.
    « - Oh mon dieu... mais c'est Chris ! »
    « - Ca lui apprendra de se mêler de la vie des autres. »
    Foudroyant des iris son petit ami qu'elle tapa sur l'épaule, la jeune brune zieuta une dernière fois l'extérieur de Ocean Grove, où elle vit l'homme grimper dans la voiture sans ronchonner. De grands yeux ébahis alors que Duncan était parti à ses occupations, elle lâcha un profond soupir d'incompréhension en restant devant la fenêtre quelques instants, déjà persuadée de l'innocence de Chris.

Flashback Ended



Now 02.17.10 ; 17th february 2010


Un mois passé. Panamee était au volant de sa voiture arrêtée sur un parking, fixant l'établissement en béton de là où elle était, elle avait déjà la chair de poule à l'idée d'y pénétrer. Elle arrêta alors le contact de sa berline en restant à l'intérieur (totalement immobile), zieutant les gardes qui se tenaient devant l'enceinte de la prison, elle entrouvrit la portière de son automobile et se décida enfin à sortir. Une énorme boule au ventre l'avait emparé, et n'osant toujours pas faire un pas devant l'accueil des 'visiteurs' - elle s'était assise sur sa caisse et contemplait l'esthétique ignoble où se trouvait Chris. Pauvre de lui, pauvre garçon. Elle massait la masse graisseuse de son ventre en prononçant de longues inspirations, après tout, elle n'avait rien à se reprocher d'aller voir un ami. Et reluquant une dernière fois la hauteur des murs, elle se décida à descendre de son capot et marcha jusqu'à l'arrière de sa voiture, pour y sortir des affaires du coffres. Panamee le portait sur son épaule et marchant doucement devant elle sans regarder les alentours, elle atterit devant le garde qui lui ouvrit la porte sans dire un mot, où elle pénétra à l'intérieur avant de se diriger vers l'accueil.

    « - J'aimerai rendre visite à monsieur Griffith-Matthews. »
    « - Il vous faut un permis de visite, et vos affaires sont pour lui ? »
    Panamee attrapa alors le papier de visite spécifiant qu'elle avait le droit de voir Chris, et posant le sac lourd sur le comptoir de l'accueil, elle glissa son permis sur le côté avec un petit sourire. Sans rien dire, la jeune mère se contenta d'ouvrir le sac pour le faire fouiller par la sécurité, un par un, elle regardait le contenu de ce qu'elle avait mis en décrivant chaque objet.
    « - Des bonbons, je suppose que vous avez l'habitude qu'on apporte des friandises. Un pyjama. Parce que l'hiver n'est pas encore fini, et j'aimerai qu'on s'occupe de lui, c'est encore un enfant vous savez... »
    Elle parlait avec une finesse et une gentillesse extrême - difficile lorsqu'on sait qu'un mois auparavant, elle s'était faite plaquée par son petit ami Duncan - et levant les pupilles vers la gardienne, elle se rendit compte de l'étouffement qu'elle lui provoquait et se tût immédiatement.
    « - Vous ne pouvez pas lui apporter vos cadeaux, madame Griffith-Matthews. »
    « - Non, moi c'est Panamee - Pan - McCawley. Et vous pourriez lui donner après mon départ ? »
    « - Nous pourrions, vous aurez le droit au parloir d'ici quinze minutes. »
    « - Très bien, dans ce cas je vais m'asseoir et attendre mon heure. »


Ta gueule la McCawley, avait elle senti dans l'air de la gardienne. Finalement, elle partit s'asseoir sur l'un des fauteuils sans dossier, et attendit la tête plongée dans un livre qu'on vienne la chercher. Elle était tellement intéressée par son bouquin, que l'un des gardiens de la paix dû s'y prendre à deux fois pour l'interpeller, la jeune mère se contenta de sourire en signe d'excuse et le suivit dans les couloirs de la détention. Panamee serrait les fesses à chaque virage pour ne pas se prendre une main au cul, elle n'osait même pas lever la tête en direction des condamnés, et arrivée dans la salle de parloir on lui indiqua un numéro où Chris l'attendait. S'avançant jusqu'au chiffre indiqué, elle aperçut alors son jeune ami recouvert de barbe - affaibli, elle posa son sac sur ses genoux et décrocha le téléphone où elle l'entendit soupirer. Elle ne savait même pas de quoi lui parler, et alors qu'un petit sourire apparaissait sur les lèvres du jeune Matthews barbu, elle lui répondit par ce même écartement de la mâchoire.

    « - Apparemment, j'ai dû oublié le rasoir dans mon colis. T'essayes de faire face à Robinson Crusoe... Comment vas tu Chris ? »
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Message(#) Sujet: Re: I always need you, even behind bars I always need you, even behind bars EmptySam 23 Jan 2010 - 6:02

Matthews, bouge ton c*l, de la visite pour toi !

Chris se leva péniblement. Sa cellule était miteuse, mais l'idée d'avoir de la visite était suffisamment réconfortante pour lui donner envie de se lever.

A EDITER


Dernière édition par Chris Griffith-Matthews le Lun 25 Jan 2010 - 18:45, édité 3 fois
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Message(#) Sujet: Re: I always need you, even behind bars I always need you, even behind bars EmptySam 23 Jan 2010 - 18:53

Que dire, Panamee McCawley serrait le popotin à chaque sifflement produit par les barreaux, elle avait bien essayé de fermer les yeux pour ne rien voir - mais la puanteur des locaux étaient encore pire que la simple vision de ses hommes en chaleur. Elle avait suivi le gardien de la paix dans diverses couloirs, se demandant un instant s'il se moquait de lui pour l'attirer ailleurs, et alors qu'elle s'apprêtait à prendre le virage elle fut interpellée par un bourdonnement sourd. L'un des condamnés semblait hurler dans tout le milieu carcéral, et elle se stoppa devant la porte de l'homme sans rien dire ; se contentant juste de contempler cette énorme porte en fer où la personne de l'autre côté souffrait. Immobilisée par la souffrance qu'émanait la petite pièce où il devait se trouver, elle fut rapidement sortie de ses pensées de secouriste par son guide, qui avait rebroussé chemin en l'ayant perdu de vue.

    « - Ne te soucies pas de tonton Escobar, princesse. S'il avait eu la possibilité de te voir, il t'aurait déjà violé sur place. » disait il sur un ton froid et sadique à l'égard de la jeune mère qui le rejoignait.


Tout d'un coup, elle eut froid au dos et se précipita d'avancer le pas à ses côtés - son derrière encore plus refermé que jamais, elle avait froid dans le dos à l'idée d'avoir voulu, pendant ne serait-ce qu'un instant, ouvrir cette porte. La tête abaissée vers le sol à regarder ses chaussures, elle était totalement traumatisée par le langage de ce milieu et, eut presque envie de faire demi-tour, mais quelque chose la retenait. Espérant ne pas le retrouver avec des séquelles physiques ou mentales, elle eut presque l'envie de vomir à l'idée de le voir pleurer à travers la vitre - annonçant à la demoiselle qu'il venait de subir des actes sexuels - mais bien vite, sa cruelle imagination s'évapora lorsqu'elle vit les jambes stoppées du garçon. Son visage redoubla d'effort pour remonter la silhouette masculine, de bas en haut, elle venait même d'apercevoir l'énorme matraque accrochée à son pantalon, jusqu'à ce qu'elle vit ce sourire coquin aux lèvres. Panamee lui répondit par ce même écartement affaiblie, n'étant pas persuadée d'avoir les mêmes pensées que ce dernier, et attendit qu'un autre garde daigne à ouvrir la porte. Quelques secondes plus tard, elle pénétra à l'intérieur et laissa derrière elle, son guide pervers. La jeune mère s'avança jusqu'au numéro indiqué à l'accueil - numéro 18 - et alors qu'elle traversait les chiffres antérieurs, ses oreilles sifflaient et tentaient de ne rien entendre aux conversations qui s'évaporaient dans la salle.

    « - Je vais avoir besoin d'argent mon chéri, je peux plus payer notre belle maison. Il faut que tu en trouves. », Panamee redressa le visage et y aperçut cette femme desespérée qui parlait en chuchotant dans le micro, apeurée d'entendre des choses qu'elle ne devrait pas, elle continua sa route jusqu'au poste 9 - où le registre était encore plus effrayant
    « - Ne t'en fais pas pour ça, je l'ai à l'oeil la belle-soeur... et à la moindre grasse : ZCOUIC. » Elle jeta un oeil à l'homme terrifiant qui se tenait de l'autre côté, lui qui hochait la tête aux dires de son frère - venu lui rendre visite, de toute évidence.
    « - J'ai fait une échographie il y a deux semaines, j'ai pas pu venir avant pour te l'annoncer, mais c'est une petite fille. », disait une femme, enceinte jusqu'à l'os à son petit ami derrière la vitre.


Finalement, elle finit par trouver son propre chiffre et regarda à travers la vitre un siège vide. Bien, il n'était toujours pas arrivé. Profitant de l'absence du jeune homme pour enlever ce qu'elle nommait microbes, elle sortit de son sac à main une serviette pour bébé - mais fut rapidement intercepté par l'un des gardes et sa voix rauque. Un sourire ravissant au bord des lèvres alors qu'elle tentait de comprendre les signes de ce dernier, sa main passait sur la vitre en enlevant les impuretés collées dessus depuis des siècles. La maladie du ménage, ils auraient dû l'embaucher. Mine de rien suivre aux gestes éloignés du garde, elle se décida d'arrêter son nettoyage au moment où elle vit cette énorme masse se diriger vers elle. Une boule de papier hygiénique dans les mains qu'elle déposa sur un coin de la table, elle était satisfaite de mieux voir à travers la plaque - et le fut encore plus en le voyant arriver.

Amincie par la faible nourriture, il avait dû perdre une bonne dizaine de kilos depuis son départ de Ocean Grove et alors qu'il arrivait à pas lent, elle s'était redressée de son siège pour mieux le voir encore. A mesure qu'il arrivait, Panamee pouvait voir les creux dessinés sur son visage submergé de sa chevelure ayant chopé quelques centimètres, mais le pire était à venir. Il avait de la barbe. Oui, Chris Griffith-Matthews n'était pas né imberbe mais cromagnon. Bien au contraire, alors qu'il prenait ses aises en s'asseyant en face de la vitre, la demoiselle avait pris le temps de le contempler dans les moindres détails - et elle eut ce petit sourire moqueur en voyant la pousse de sa barbe. Attrapant alors le téléphone en main qu'elle porta jusqu'à son oreille, elle attendit qu'il fasse de même en lâchant un petit soupir d'exaspération, car il fallait être réaliste, ils avaient abîmé son Chris. Dans ce même soupir, la jeune mère qui tentait de redonner un minimum de sourire à son ami - agrippé au combiné - balança alors une phrase remplie de taquinerie et sa méthode fonctionna rapidement, puisqu'il effectua un petit sourire. Alors elle le reluquait tandis qu'il se grattait machinalement le menton en tapotant sa barbe grandissante ; finalement ennuyé par la situation, mais surtout son apparence.

    « - Je crois que c'est la mode ici. Les taulards sont toujours en avance sur leur temps, tu verras, dans quinze ans, tous les hommes auront notre look sexy. » Il avait réussi à retrouver l'ambiance entre les deux adultes, elle s'était mise à sourire grandement - totalement suspendue au téléphone à l'écouter alors qu'il ricanait lui même de son physique. Quelque part, elle savait qu'il n'avait pas totalement tort sur le look sexy, Panamee le trouvait grandement élégant avec sa barbe de quinquagénaire. Elle se contenta alors d'abaisser la tête en un simple sourire approbateur, et de regarder un moment la table avant de repositionner ses iris dans ceux du jeune homme. « Et bien, ça va comme ça peut aller en prison. Je tiens le coup, c'est le principal. Je crois. Et toi alors, donnes moi des nouvelles du vrai monde ! Comment va Oliver ? Oh, il a du tellement grandir depuis le bal ! » ajoutait il rapidement, comme pour empêcher la belle brune de le questionner sur le lieu. Elle le voyait nettement dans son regard qu'il n'y avait rien à dire sur cette prison - moche, horrible, pas tellement envie d'en parler - et ne voulant rajouter une couche dessus, elle le vit immédiatement entrain de divaguer sur le sujet. A son grand regret, son vrai monde n'était plus aussi rose depuis un bon mois, Panamee avait présentement été quitté par son petit ami actuel qui était, injoignable. Mais ne s'étalant pas là dessus, elle se contenta d'apprécier ce moment d'intimité où il demandait des nouvelles de son fils, et ayant déjà prévu le coup, elle sortit de son porte feuille une photographie de Oliver qu'elle placarda contre la vitre.
    « - Tu dois tenir le coup, t'as pas le choix si tu veux me revoir. », disait elle en le menaçant d'un sourire alors qu'elle le fixait du regard - l'image de son bambin toujours contre lui. « Il est à deux doigts de marcher à quatre pattes et de sortir de son parc, et du haut de ses dix mois il me fait déjà la misère ce monstre. Mais je suppose que s'il te verrait, il aurait tuer pour avoir le même look sexy que toi. » et dans ce même sourire gracieux, elle pencha le téléphone pour le bloquer contre son épaule, remettant en place ses longs cheveux pour former une queue de cheval. Ne le quittant des yeux, et sentant à présent cet instant pesant où ils ne sauraient quoi se dire, elle reprit en main le téléphone et se remit à discuter avec Chris - sur le colis qu'elle venait d'apporter ici. « Je t'ai ramené ton pyjama - enfin, non - je l'ai pas trouvé, alors je me suis permise de t'en racheter un. T'es peut être pas frileux, mais c'est suicidaire de dormir en caleçon dans ce genre d'endroit. »
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Message(#) Sujet: Re: I always need you, even behind bars I always need you, even behind bars EmptyLun 25 Jan 2010 - 18:30


      ► Aout 2009. 21h37. A bord du Carnivale Freedom, Miami, USA.
      Chris et Panamee se trouvaient sur le Carnivale Freedom, un bateau de luxe tout spécialement réservé par la famille Blythe. Le second rendez vous de Panamee McCawley et Chris Griffith-Matthews, le dernier à ce jour. Mais, comme d'habitude, rien ne s'était passé comme prévu. Après seulement quelques minutes passées à bord, la foule commença à s'agiter. La jeune mère, toujours réactive dans les situations d'urgence, avait plaqué Chris sous le buffet pour éviter de se faire écraser par une grosse dame qui passait par là, tel un sanglier.

      « bon soir ou pas. je crains bien que notre soirée ne soit encore pas aussi bonne que je ne le pensais. soit dit en passant… tu es ravissant dans cette tenue Chris, même si j’espérai une rencontre mieux entretenue que sous une table de buffet. »

      Oh, tu sais, je n’aime de toute façon pas tellement être installé sur une chaise. C’est tellement conventionnel ! Nous sommes jeunes, nous pouvons même lancer une mode !

      Les conversations de Chris et Panamee avaient donc le don de tourner autour de la mode. « Fashion victim forever » . Cette fois encore, Panamee était là pour le rassurer, une position qui aurait pu sembler pénible pour un homme comme Chris. Mais finalement, pouvoir se secourir l'un l'autre, cela faisait la force d'un couple, non ?


► Février 2010. 15H32. Prison, Miami, USA.

Chris passait son temps dans la prison. Alors effectivement, il ne voulait pas particulièrement en parler. Le jeune homme ne voulait pas que Panamee pense à lui, pour ces retrouvailles, avec de la pitié ou de l'inquiétude. C'est pourquoi le prisonnier cherchait à faire bonne impression, à créer l'illusion que tous ces évènements ne l'affectaient pas beaucoup. A vrai dire, même si la perte de poids pouvait paraître spectaculaire, c'était l'ennui qui était le plus difficile à supporter. La visite de Panamee était assez inattendue, il fallait l'avouer.

- Tu dois tenir le coup, t'as pas le choix si tu veux me revoir.

Pourtant, Chris avait besoin de choses auxquelles se raccrocher, qu'il voudrait faire en sortant, des nouveaux sujets de pensées dans lesquelles il pourrait se noyer. Bref, se dire que plus tard, peut être, la jeune mère pourrait lui redonner une nouvelle chance était une pensée très agréable, elle n'imaginait sans doute pas à quel point. A vrai dire, avant ce fameux rendez vous catastrophique, l'étudiant avait eu vraiment le temps de fantasmer sur la vie qu'il pourrait avoir avec la jolie brunette. Jamais il n'aurait pensé que tout cela s'arrête si vite, il s'était attaché à Oliver. Bon, peut être un peu moins à Mowgli, l'affreux chien baveux qui les accompagnait. Mais bon, s'il fallait faire avec, disons que Chris ferait en sorte qu'il se sauve. Comme ça, pas de coupable.

« Il est à deux doigts de marcher à quatre pattes et de sortir de son parc, et du haut de ses dix mois il me fait déjà la misère ce monstre. Mais je suppose que s'il te verrait, il aurait tuer pour avoir le même look sexy que toi. »

Bah, à la vitesse où il va, il saura lire et écrire à quatre ans. Mais pour la barbe, il faudra lui dire que peu importe les efforts qu'il fera, ce n'est pas pour tout de suite. Enfin... j'espère pour lui !

Lorsqu'elle posa la photographie sur la vitre, Chris ne put retenir un petit sourire. Évidemment le bambin avait beaucoup changé, il devenait un grand garçon maintenant. En y réfléchissant, en tant que mère célibataire, Panamee se débrouillait vraiment très bien. La neurochirurgienne était jeune et très occupée par son travail, mais son fils semblait s'épanouir pleinement. Une mission que beaucoup de parents n'arrivaient pas à accomplir. Tout en contemplant la photographie, Chris ne put s'empêcher de remarquer que le centre de la vitre était bien plus propre que sa périphérie. Ce n'étaient sans doute pas les gardiens qui, se rendant compte qu'il était inconvenant de recevoir des gens devant un tel état de saleté, avaient fait des efforts pour nettoyer tout cela. Le jeune homme n'était pas vraiment étonné qu'elle ait pris les choses en main, étant au courant de son petit coté... maniaque. C'était tout à fait caractéristique. D'ailleurs, sans doute pour se sentir plus à son aise, elle attacha ses cheveux, dégageant son joli minois. Chaque coiffure et chaque pose qu'elle adoptait rappelaient à Chris tous les bons moments qu'ils avaient passés ensemble, comme par flash, rendant l'instant des retrouvailles, aussi incongrues soient elles, d'autant plus réconfortantes.

« Je t'ai ramené ton pyjama - enfin, non - je l'ai pas trouvé, alors je me suis permise de t'en racheter un. T'es peut être pas frileux, mais c'est suicidaire de dormir en caleçon dans ce genre d'endroit. »

Comprenant sa remarque de travers, Chris fit les gros yeux, véritablement étonné. En général, les gens avaient une très mauvaise image de la prison, comme étant un regroupement de mafieux qui faisaient la loi dans l'univers carcéral. Cette représentation était sans doute véhiculée par les médias, les films et les caricatures. Mais le jeune homme n'avait pas l'impression d'être en présence de grands délinquants, et heureusement, puisque c'était ce qu'il redoutait particulièrement. A vrai dire, le « colocataire » de Chris était quelqu'un d'assez agréable, et surtout, normal. Il n'essayait pas de le tripoter la nuit en prétextant des crises de somnambulisme et n'hurlait pas comme un damné durant son sommeil. Il ne faisait pas non plus de regard pervers, et n'avait pas un crochet à la place de la main. Même si le jeune homme ne souhaitait pas vraiment savoir ce qui avait mis son camarade en prison, il s'estimait heureux d'être dans une galère moins grosse que certains détenus. Ne voyant pas l'allusion au froid, Chris pensait donc qu'avoir un caleçon, aux yeux de la jeune femme, était synonyme de provocation au viol. Il ne put donc réprimer un rire. Tout d'abord, pour les sujets auxquels la femme semblait attacher de l'importance, mais également parce qu'il se rendait compte que l'expérience carcérale pourrait être bien pire, ces considérations lui faisait relativiser son calvaire. Après quelques secondes, il ne put s'empêcher de la rassurer.

Oh, tu sais, ici, les gens ne cherchent pas à m'arracher mon caleçon pendant mon sommeil. Je ne suis pas en colocation avec T-Bag. Ou bien, peut être que je ne suis pas leur genre.
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Message(#) Sujet: Re: I always need you, even behind bars I always need you, even behind bars EmptyMar 26 Jan 2010 - 18:53

Spoiler:
 

Elle l'avait vu à travers la vitre - lui, le jeune homme vêtu d'un habit décousu et abîmé et qui avançait lentement vers sa chaise, elle l'avait suivi du regard jusqu'à son assise ; un petit sourire aux lèvres de le revoir. Même à travers ce miroir à peine nettoyé, elle le trouvait élégant avec sa barbe et ses cheveux en bataille, sortie de lit, ses mains doucement abîmées par le travail elle le contemplait dans les moindres détails. Sa tignasse brune semblait prendre son envol à chaque claquement de porte ; elle avait envie de s'approcher un peu plus près contre la vitre, mais la saleté de cette dernière l'empêchait de mieux le contempler. Et de là où elle était, Panamee reluquait les pores de son visage fatigué avec une petite moue attristée, elle avait envie de l'aider ou même de le serrer dans ses bras - pour tenter de l'apaiser et de lui dire entre deux souffles 'que tout irait bien'. Un long silence s'était installé entre les deux adultes, peut-être trop occupée à le regarder - elle ne s'était rendue compte de cette absence de parole, et le voyant soudainement prendre le combiné téléphonique, elle fit de même et sortit de ses pensées. Elle avait volontairement commencé leur conversation, ayant peur de le voir pleurer sous ses yeux, elle préférait prendre les devants et avec le fil de communication ; et le fixant des pupilles elle se mit à discuter de tout et de rien.

Ils se mirent rapidement à discuter de ce qui traînait dans son monde : elle abaissa un moment le visage sans savoir que dire, et l'entendant détendre l'atmosphère en demandant des nouvelles de son bout de chou, elle reprit le sourire et le téléphone en sortant une image. Fouillant un moment dans son sac en détachant ses prunelles de celles de Chris, elle sortit la photo de son fils âgé de dix mois - et la placardant contre la vitre sale en faisant attention à ne pas la toucher avec ses doigts, elle regardait le visage magnifique du jeune homme, tout d'un coup illuminé. Lors de leur rencontre, le petit de Panamee rentrait dans son sixième mois ; et pour elle c'était déjà une éternité alors pour ce dernier, elle n'imaginait même pas le choc de le voir aussi 'grand'.

    « - Bah, à la vitesse où il va, il saura lire et écrire à quatre ans. Mais pour la barbe, il faudra lui dire que peu importe les efforts qu'il fera, ce n'est pas pour tout de suite. Enfin... j'espère pour lui ! », elle se mit à rire en abaissant une nouvelle fois le visage - ce genre de discours moqueur et même simpliste l'avait manqué. Elle se l'avouait en le regardant derrière sa pauvre vitre en ruine ; cette bouille masculine l'avait manqué. La jeune mère continua un moment de garder l'image contre la baie, fixant le sol, puis encore une fois, le regard tomba nez à nez avec celui de Chris qui la contemplait sans rien dire.

    « - J'espère bien aussi. », à mi-voix, elle venait de fixer les pupilles claires de l'homme ; n'osant plus détourner son regard et dans un minimum de provocation pour l'embêter, ou peut-être lui redonner le moral un temps soit peu, elle reprit la parole d'une voix beaucoup plus suave. « Et moi qui espérait le voir avec le look 'sexy', je me satisferai autrement. »


Rangeant enfin l'image de son fils en la pliant avant de la ranger dans son sac ; elle profita de ce moment de pause pour se recoiffer - attrapant les mèches volantes qu'elle plaqua contre son crâne, il ne lui fallut guère de temps pour former une queue de cheval. En quelques secondes, elle avait tous ses cheveux dans une seule main et son chouchou dans l'autre ; enfilant tout à l'intérieur du trou avec facilité, elle forma sa coiffure rapidement et rattrapa le combiné en main. Il n'avait pas bougé de place, et le fixant un instant, elle le vit soudainement ouvrir les yeux de stupéfaction - et comme persuadée qu'elle avait dit quelque chose de mal, elle se remémora sa phrase dans le bon sens. Rien de bien grave, tournant l'oeil sur le côté pour regarder les gardiens de la paix ; pensant alors qu'il venait de subir une insulte silencieuse de l'un d'entre eux, elle reposa rapidement son regard vers Chris, en fronçant les sourcils. L'entendant ensuite rire sans vraiment comprendre, elle enfonça un peu plus le téléphone contre son oreille – ayant l'impression de ne pas avoir entendu la phrase de ce dernier qui n'avait pourtant pas parlé, elle le voyait sourire toujours et encore puis prendre la parole.

    « - Oh, tu sais, ici, les gens ne cherchent pas à m'arracher mon caleçon pendant mon sommeil. Je ne suis pas en collocation avec T-Bag. Ou bien, peut être que je ne suis pas leur genre. » murmurait il à voix basse avec ce sourire aux lèvres.


Songeuse, elle venait de pointer son index contre son menton - faisant mine de réfléchir pendant un moment, une petite moue enfantine fondait sur son visage, elle adorait cette comparaison au personnage fictif. Quelque part, elle espérait bien que T-Bag ne soit pas son voisin de cellule, mais on ne savait jamais dans ce milieu carcéral. Il était assez robuste pour se défendre lui même, du moins c'est ce qu'elle pensait ; elle eut même un petit rire en l'entendant parler : évidement elle ne pensait pas aux viols ou aux attouchements, mais vraiment au froid. Secouant la tête en ricanant, elle tournait la tête négativement, lui faisant comprendre qu'il disait n'importe quoi, mais rentrant soudainement dans son jeu, elle attendit un temps de venir rétorquer au jeune homme qu'il n'était peut être pas au goût de tout le monde, tout simplement.

    « Peut être que tu n'es pas le genre de personne, Chris. » disait elle dans un souffle en le pointant du doigt, se moquant profondément de son ami à travers la vitre - elle s'approcha quelque peu de la baie et son oreille collée au téléphone, elle souriait. Ses pupilles noires ancrées dans le regard indescriptible de son voisin, elle n'eut pas le courage de toucher la vitre et se contenta de coller son front à quelques millimètres de cette dernière. Ce même sourire aux dents blanches, elle plissait des yeux comme une princesse ; cherchant le bon moment pour le provoquer encore un peu plus, elle se mordillait la lèvre et regardant un moment les gardiens, ses yeux se perdirent dans ceux de Chris. Même à travers cette vitre et avec cette barbe poussante, elle lui trouvait un certain charme ; mais voulant le taquiner et profiter de leur moment d'intimité, elle enchaîna rapidement sur la personne de sa vie, peut-être incarceré dans l'établissement. « Qui sait, tu trouveras peut être l'âme soeur dans cette bâtisse, j'ai confiance en tes atouts de séduction. »
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Message(#) Sujet: Re: I always need you, even behind bars I always need you, even behind bars EmptyDim 31 Jan 2010 - 18:37


Chris n'allait pas se mettre à pleurer ou ce genre de choses. Certes, la prison était difficile à supporter, être enfermé ici pendant des jours entiers, il faut le vivre, on ne peut pas l'imaginer. Mais cette envie de retrouver Panamee datait de bien plus longtemps que son arrivée en prison. Même s'il n'avait pas assuré suite au bal, le jeune étudiant avait toujours regretté de ne pas avoir saisi sa chance lorsqu'elle se présentait. Pourtant, il se posait comme certain que leur histoire aurait pu marcher, mais avait très vite perdu ses illusions. Chris se rappelait comme si c'était hier du moment où il avait appris que Panamee avait arrêté de l'attendre et avait su passer à autre chose, contrairement à lui.

      ► Decembre 2009, 20h37. Apple Road, Miami, USA.

      Cela faisait maintenant une heure que Chris restait dans sa voiture, juste devant une maison, sur Apple Road. Une heure qu'il avait passé à réfléchir, à se torturer l'esprit pour savoir quelle atitude adopter. Cela faisait deux mois qu'ils s'étaient quittés précipitamment suite la fusillade. Mais comment aller la retrouver pour lui demander un nouveau rendez vous ? « si on s’en sors, on aura le droit à tous les rendez vous nécessaire ! » voilà la promesse qu'ils s'étaient fait durant le bal. Bien difficile à mettre en pratique, manifestement. BAM BAM. Au beau milieu de ses pensées, il fut interrompu par une claquement sourd qui le fit sursauter. En se tournant, il fit la face de rat de Thomas, avec son petit sourire débile, l'air triomphant. Ne sachant pas ce qu'il venait faire ici, le jeune homme ouvrit la fenêtre de sa voiture, ne se doutant pas une seconde de la claque qu'il allait prendre.

      - Qu'est ce que tu me veux, Thomas ? Demanda Chris, l'air farouche, pas vraiment heureux de voir le blondinet à la libido surabondante dans son espace vital.

      - Dégage de là, Matthews. Répondit Duncan, d'un ton qui laissait entendre qu'il ne plaisantait pas.

      - Puis-je savoir qui tu es pour me donner des ordres ?

      - Panamee est avec moi, maintenant, alors jarte avant que je m'occupe de te redessiner le nez.

      Sous le choc, Chris n'attendit pas de refermer la vitre pour partir en trombe. Le jeune homme ne voulait pas que son ennemi, Thomas, le voit dans un si piteux état. Mais l'étudiant était touché par cette révélation, cela semblait évident. L'air qui s'engouffrait pas la fenêtre, même s'il faisait froid, lui remettait en place les idées, le jeune homme tentait tant bien que mal de se ressaisir. Il avait fondé tant d'espérances dans un possible couple avec Panamee que voir tout cela s'écrouler lui était insupportable. Elle avait refait sa vie avec ce petit br*nleur, c'était sans doute elle qui allait le plus souffrir. Quittant la rue en vitesse, ce fut la dernière fois qu'il vit Panamee. Car oui, durant tout ce temps l'élégante silhouette de la jeune femme lui avait fait de l'œil, sans pour autant lui donner le courage de se jeter à l'eau. Dommage pour toi, Chris, ta chance est peut être passée.


► Février 2010. 15H37. Prison, Miami, USA.

Les deux jeunes gens arrivaient presque à avoir une conversation normale dans ce lieu pourtant atypique. Les gens vaquaient à leurs occupations, et même si Panamee, dans un premier temps, lui avait semblé mal à l'aise, la jeune mère semblait bien s'en sortir maintenant. Ils avaient toujours eu une relation amusante, pas de grands cris et de pleurs, pas de promesses et de fleurs.

- Peut être que tu n'es pas le genre de personne, Chris.

Ainsi, Panamee continuait à l'embêter. Oui, il était possible que quelqu'un craque pour lui ici. Plutôt beau gosse, Chris savait qu'en général, il plaisait, un coup d'œil sur ses yeux verts à tomber suffisaient à vous faire comprendre que l'étudiant n'était pas n'importe qui, et il en jouaient beaucoup. Mais, le prisonnier avait un peu de mal à imaginer un homme, ici, en train de fantasmer sur lui comme une jeune fille en fleur, et mal de romantisme, qui s'imagine s'échapper avec son beau prince charmant. Non, décidément, Chris ne souhaitait pas rentrer dans la tête de ses compagnons d'infortune. Néanmoins, l'attention que Panamee lui avait portée en amenant de quoi se réchauffer le toucha. En y repensant, avoir des vêtements en plus lui serait d'un grand secours, finalement, la jeune mère avait pensé à tout ! Chris espérait donc que ces précieux éléments franchiraient le barrage fatal de la sécurité pour lui parvenir. Quel indécrottable optimiste, ce Chris !

- Qui sait, tu trouveras peut être l'âme sœur dans cette bâtisse, j'ai confiance en tes atouts de séduction.

- Oh, compte sur moi, d'ici le fin de mon séjour, on m'appellera Dom Juan !

Un regard coquin lancé dans sa direction, et c'était parti ! Prenant des attitudes qui montraient qu'elle cherchait à l'amadouer par l'humour. Un jeu de séduction qui avait toujours duré, depuis leur rencontre, même lors du scandale de la tache de vin, ou lorsqu'on avait déchiré sauvagement la photographie de son fils lors de la fusillade, cette électricité, cette alchimie prenait toujours entre les deux tourtereaux. Chris n'avait pas osé se montrer trop entreprenant jusqu'ici, pensant que Panamee était déjà prise et ne souhaitait pas se mettre dans une situation délicate. Déjà, aller voir ainsi un homme avec qui elle avait des relations très ambiguës pouvait être un danger pour son couple avec ce cro-magnon de Duncan. Néanmoins, après quelques minutes, l'étudiant ne pouvait s'empêcher de manifester sa gratitude. Il fallait qu'il passe à l'attaque, que leur relation puisse véritablement retenir quelque chose de cette entrevue, qui s'annonçait sans doute courte, mais intense.

- Tu sais Panamee, pendant tout ce temps. Tu m'as beaucoup manqué. Je suis content de te revoir. A ce moment, il prit son de la regarder dans les yeux, un petit sourire en coin, gêné par la déclaration qu'il était en train de faire. Vraiment heureux.
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Message(#) Sujet: Re: I always need you, even behind bars I always need you, even behind bars EmptyLun 1 Fév 2010 - 14:30

Tournant de l'oeil, elle avait bien provoqué une nouvelle fois le jeune Matthews et pour une fois, elle ne l'avait pas voulu : pourtant, elle savait que en venant à la prison ; Panamee aurait été soumise à ce genre de situation. Et elle était là, devant lui à faire son charme. Le combiné dans une main et l'autre qui rangeait ses papiers dans son sac, elle gardait ses pupilles sur celles de Chris - se mordant même la lèvre inférieure à chaque fois qu'il prononçait le mot de trop. Panamee ne l'avait plus tellement revu depuis ce soir de bal ; la trouille de sa vie, s'étant même pissée dessus à la libération : elle n'avait plus eu aucun contact de sa part, et quelque part, elle pensait que Duncan en était la source. En fait sa venue dans le milieu carcéral avait été produit par Neal Rowlands - l'un de ses plus proches voisins au courant de sa "rupture", bien qu'elle pensait toujours revoir débarquer son blond - d'un moment à l'autre. Un mois passé depuis le départ de son petit ami ; et ses ongles tous rongés jusqu'à la chair en se sentant coupable de ses sentiments, elle contemplait d'un air doux le jeune Chris à travers la vitre, repensant aux révélations de son ami de dix neuf ans.


Flashback


Arrivé avec un énorme pot de chocolat, et une boîte de mouchoirs ; Neal s'était installé dans le salon de la jeune mère, regardant tout deux cette série romantique qu'ils critiquaient à chaque parole. Panamee était plongée dans l'épisode lorsque son ami se mit à parler, elle se stoppa de contempler l'homme assis derrière le parloir - et tournant vers ce dernier, fronçant les sourcils avec une petite moue inattendue.

    « - Tu devrais aller voir Chris en prison, Pan. Je suis certain que ça te ferait du bien. »
    « - Pour quoi faire ? Je pourrai même pas pleurer sur son épaule avec cette vitre. »
    « - Dis pas n'importe quoi, il t'aime bien tu sais. Et puis, ça lui ferait de la visite. »
    « - Il se souvient même pas de moi Neal, passe moi le nutella s'il te plaît. »

Deux semaines plus tard, elle était dans un magasin avec ce même garçon, touchant de ses doigts les reliques d'une boutique souvenir - elle se demandait vraiment ce qu'elle faisait dans cet endroit, et Neal aussi par la même occasion. Allant à l'autre bout du centre commercial, ils traversaient les tunnels sans s'arrêter de papoter ; mais rapidement, cette dernière se rendit compte de la disparition du jeune homme et fit demi tour, le voyant arrêter devant une bijoutterie. Cherchant dans ses affaires son téléphone mobile (s'apprêtant à demander le tour de doigt à Victoria), elle tomba nez à nez avec une carte téléphonique de la prison : entrouvrant les lèvres en l'examinant un moment, elle se demandait comme ceci était parvenu à se glisser dans ses bagages. Panamee eut tout de suite l'esprit ailleurs, ne regardant même plus les beautés de bijoux qui se présentaient sous les yeux ; elle passa sa main sur l'épaule de Neal et commença à rebrousser chemin à grands pas en marmonnant quelques mots.

    « - Je suis désolée. Il faut que je te laisse plus tôt aujourd'hui. »
    « - Mais j'ai besoin de trouver un cadeau pour Vic... »
    « - Prends des présevatifs et fais la voyager, j'ai quelque chose à faire. »


Flashback Ended



Et elle se trouvait là. Un fin petit sourire aux lèvres toujours apparent, elle le fixait toujours de ses iris sombres - lâchant un petit soupir à travers le téléphone qui les séparait. Ce pyjama qu'elle lui avait apporté était ridicule : la seule chose qui lui faisait plaisir dans cette histoire, c'est qu'elle l'imaginait déjà entrain de rire ; en reluquant ses effets apportés par la jeune mère. Panamee qui le voyait avec cet habit de nuit ; se demandait comment il avait pu faire pour atterir dans cet endroit, aussi moche et crade soit il. Un moment de silence où il se regardait dans le blanc des yeux - chacun dans leurs pensées, qui semblaient pourtant réciproques - elle fut rapidement revenue à la réalité en l'entendant prendre la parole.

    « - Oh, compte sur moi, d'ici la fin de mon séjour, on m'appellera Dom Juan ! », et elle se mit à amplifier son sourire en le fixant un peu plus.
Il jouait les fiers ; elle était pendue au téléphone depuis dix bonnes minutes - contemplant uniquement l'image de l'homme, un air détendu et calme qu'elle adoptait dans cet environnement plutôt précaire. Alors, lorsqu'elle vit les yeux malicieux de Chris, elle eut presque un petit rire enfantin ; cherchant elle même ses mots pour ne pas plonger dans la séduction, tandis qu'il soutenait son regard avec envie. Et finalement elle détourna rapidement ses prunelles noires sur le côté, s'amusant avec le fil du téléphone en enroulant ses doigts autour : elle lui jouait la comédie de la jeune femme grivoise. Gênée par l'attitude et la tournure de leurs dialogues, son teint tourna rapidement au rouge sous l'effet que produisait le brun, et cherchait une issue de secours en contemplant la table.

    « - Tu sais Panamee, pendant tout ce temps. Tu m'as beaucoup manqué. Je suis content de te revoir. » Et voilà comme désarmée la demoiselle. En un coup d'oeil, Chris s'était retrouvé à planter son regard bleu-vert dans les iris déboussolées de la jeune femme, tentant tant bien que mal de soutenir la vue de ce dernier. Il le savait qu'il jouait dangereusement avec Panamee ; et pourtant, il faisait tout pour continuer, la laissant choir sur sa chaise comme une enfant fascinée. Que dire, elle buguait et balbutiait des mots incohérents : jusque ici, seul Duncan s'était amusée à la destabiliser. « Vraiment heureux. » finit il par dire. Elle avait finalement abaissé son regard en touchant de sa main la table en bois, un petit sourire invisible sur ses lèvres qui se baladait - bravo jeune homme.
    « - J'aurai tout de même préféré te voir ailleurs que dans une prison, Chris. Mais, merci. » meuglait elle à voix basse dans le creux du téléphone, cherchant à ne pas se faire entendre des autres voisins qui discutaient avec leurs proches. Relevant finalement son joli minois vers le barbu, elle plantait ses yeux dans ceux du jeune Matthews qui prenait un malin plaisir à la harceler. Ne tenant plus face à la situation, elle approcha un peu plus le combiné contre son oreille, et d'une voix onctueuse - elle reprit la parole avec un air espiègle. « Cesse de me déshabiller du regard, veux tu. », et elle tournait de l'oeil en le provoquant encore plus - cherchant la bêbête comme il le faisait, elle finit par le fixer du regard en le soutenant cette fois ci, difficilement mais en le soutenant.
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Message(#) Sujet: Re: I always need you, even behind bars I always need you, even behind bars EmptyDim 7 Fév 2010 - 18:56


- J'aurai tout de même préféré te voir ailleurs que dans une prison, Chris. Mais, merci.

Sans doute, la prison n'était elle pas le lieu le plus romantique pour se retrouver. Peut être Chris s'était il imaginé arriver, un soir de tempête, trempé jusqu'aux os, et frappant à la porte de la jeune mère. Ensuite, elle lui aurait sauté au cou, et sous la pluie, un baiser mémorable aurait scellé leur union à tout jamais. Au lieu de cela, le jeune homme n'était pas vraiment à son avantage, surpris de la voir ici, et ils avaient assez peu d'intimité. Les conversations, pas toujours très distinguées, filtraient à travers ce qui semblait tenir lieu de palissade, pas vraiment efficace comme système. Néanmoins, après réflexion, les choses tombaient assez bien. En effet, l'étudiant en droit était bien conscient du fait que cette visite devait couter beaucoup d'efforts à sa promise, ceci formait donc une preuve d'intérêt. Elle n'avait pas besoin de le dire explicitement, ce geste prouvait bien que Chris pouvait avancer, lui faire comprendre qu'il tenait à elle, le jeune femme ne le repousserait surement pas. Et puis, de la visite, surtout d'un visage aussi rassurant et familier, cela lui faisait du bien dans cette période difficile où il fallait qu'il tienne bon.

- Oh, avoue, tu as toujours cherché une excuse pour venir en prison. Grace à moi, tu n'es pas obligée tuer quelqu'un pour y aller. On dit merci qui ?

L'étudiant fit un grand sourire à son amie. Finalement, la situation de lui semblait pas si dramatique, cette discussion se passait très bien à ses yeux. Il était difficile pour Chris ne se mettre en valeur dans une situation aussi inconfortable. Il jouait bien évidemment le fier, oubliant totalement le fait que le jeune femme devait être en couple à ce moment. Que Thomas aille au diable, Chris est dans la place ! La vitre qui les séparait rendant le dialogue bien plus subtil. En plus des quelques paroles qu'ils échangeaient, les longs silences étaient bien plus significatifs. Des jeux de regards, voilà ce qui se déroulait véritablement à travers cette vitre. Il avait décidé de jouer le tout pour le tout, d'être franc, quitte à prendre des risques. Le jeune homme voulait la toucher, créer des réactions, qu'elle se pose des questions en sortant d'ici, la déstabiliser. Il la regardait avec une envie à peine dissimulée, un sourire en coin accroché aux lèvres. En ce sens, il semblait avoir atteint son but. Panamee prenait un peu de temps pour répondre, sans doute dans le but de trouver les bons mots, de ne pas se tromper dans ce moment critique.

- Cesse de me déshabiller du regard, veux tu.

Finalement, la femme médecin avait accepté d'entrer dans le jeu. Elle cherchait même à inverser la tendance, à prendre le dessus, défiant le jeune Matthews du regard. Les choses ne pouvaient pas devenir véritablement concrètes ici, puisque le lieu était si spécial. Mais entamer quelque chose n'était pas impossible, raviver la flamme entre eux, et pas seulement par des plaisanteries et des sourires charmants. Les intentions de l'étudiant allaient bien plus loin, ce n'était plus un secret désormais. Même si elle ne l'avait pas choisi au final, ses sentiments pour Panamee n'avaient pas faibli, bien au contraire. Suite à tout cela, Chris n'était pas vraiment étonné de cette attitude un brin libertine de la part de la jeune femme. Pour entrer dans la vie de Duncan et Chris, il ne fallait pas être tout à fait innocente, n'est ce pas jeune fille ?

- Hum. Arrête moi si tu l'oses.


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Message(#) Sujet: Re: I always need you, even behind bars I always need you, even behind bars EmptyLun 8 Fév 2010 - 23:19

    « - Oh, avoue, tu as toujours cherché une excuse pour venir en prison. Grace à moi, tu n'es pas obligée tuer quelqu'un pour y aller. On dit merci qui ? » entendait elle à l'autre bout du combiné alors qu'il affichait son plus grand sourire.

Et elle se mit à rire une nouvelle fois en rabaissant les yeux vers ses habits, cherchant le meilleur moyen pour ne pas être confronté à sa séduction - elle eut ce sourire incroyable qu'elle n'arrivait plus à défaire de ses lèvres. Pendant un long moment, elle avait détaché ses iris noirs des prunelles étincelantes du jeune homme ; entourant son doigt autour du fil du téléphone pour s'occuper pendant le silence. Ne rentrant pas totalement dans son jeu ; ses pensées partirent précipitamment en direction de Duncan Thomas 'son petit ami' ou 'ex petit ami' du moment. Sans le vouloir, elle songeait à sa situation personnelle - comme ci Chris avait réussi à lui poser tout un tas de questions en un regard, et apparemment elle était en pleine réflexion. Son regard se perdait sur le fil qu'elle roulait autour de son index, ayant peur de dire quelque chose qui la metterait mal à l'aise ; elle préférait ne pas ouvrir sa bouche et continuer à fixer le vide. Partant dans ses songes diverses, elle avait perdu le fil de la conversation entre les deux adultes : elle avait envie. Oui, même avec cette longue absence entre les deux amis ; elle ne pouvait renier ce désir qu'elle avait eu ce soir là, bien sûr qu'elle était avec Duncan - mais ce visage familier lui faisait du bien. Bien plus de bien qu'elle ne le pensait.

Flashback


    « - Pile tu l'embrasses, face tu couches avec lui durant sa permission. » disait le beau brun en secouant la pièce entre ses doigts, un véritable sourire de vainqueur sur les lèvres
    « - Neal, il n'a pas de permission - et je n'ai aucune envie de jouer à ton petit jeu, surtout dans ses conditions là. »
    « - Allez tu le sais autant que moi qu'il te plaît. », et cette dernière secouait la tête négativement ; rangeant les jouets de son fils dans les panniers pendant que Neal levait la monnaie en l'air. Tentant de la faire rattraper entre ses doigts, elle glissa le long du parquet et s'arrêta contre le cheval à bascule ; se stabilisant sans tomber sur le pile, ni le face. « Pile et face ! Tu l'embrasses et tu te le tapes. »
    « - Laisse moi faire mes propres règles maintenant. » marmonnait la jeune mère en fourrant la pièce dans sa poche avant de reprendre son rangement.
    « Hé, mais c'est ma pièce Pan. » grognait le jeune Rowlands en voyant la disparition de son centime dans le jean de la demoiselle. Elle se tourna alors vers son ami, fronçant les sourcils en levant les yeux au ciel ; puis lui lançant l'argent à travers la pièce en soupirant.
    « - Qu'est ce que tu peux être égoïste pour un petit jeune d'une banlieue riche de Miami, Neal. » avouait elle en souriant.


Flashback Ended


    « - On dit que les femmes sont attirées par tous types d'hommes à l'uniforme, pas vrai ? » chuchotait la jeune mère dans un murmure, haussant les épaules en engageant alors la conversation - fixant le rebord de la fenêtre sans contempler le regard que pouvait lancer le garçon. Sa phrase était marquée par une surdose de sous-entendus, et sachant déjà que ce dernier allait en profiter pour la destabiliser ; elle se décida de commencer la première. « Il en va de même pour les hommes tu me diras. Les hôtesses de l'air, les secrétaires... les infirmières. » pointait la demoiselle sur le dernier mot, sachant pertinnement qu'elle n'était pas très loin de ce milieu médical.

Ses longues secondes passées à replonger dans son passé, un fin sourire marqué sur sa bouche - elle repensait au jeu de Neal à travers la vitre, ayant presque envie d'en tirer une de son sac et de le faire sous les yeux de Chris. Pile, je t'embrasse. Face, je te saute. Et, gardant toute même une gêne dans ses attitudes, elle se décida à redresser son joli minois pour venir à la rencontre des prunelles de l'homme ; d'un bleu/vert dans lequel elle osait s'y plonger. Ne sachant pas trop comment aborder la situation, elle eut un léger sourire au creux des lèvres - essayant tout de même de soutenir son regard, avant de lui lancer en pleine face qui la destabilisait au plus haut point.

    « - Hum. Arrête moi si tu l'oses. »


Une réponse de six mots, mais qui relevait de la pure provocation. Ses yeux tournèrent en rond alors qu'elle se sentait encore plus gênée ; se demandant si elle venait de provoquer ses sous entendus - elle eut alors un petit rire, suspendue au téléphone et fit retomber ses pupilles sur Chris. Arquant un sourcil alors qu'elle le voyait sourire d'une façon plutôt taquine, elle cherchait où voulait en venir le jeune Matthews ; sachant d'avance ce qu'il attendait (ou ce qu'elle pensait croire). Panamee s'approcha alors de la vitre crasseuse qu'elle avait tenté de nettoyer, et collant le téléphone contre son oreille pour mieux l'entendre ; elle se mit à quelques centimètres de la plaque de séparation. Ses iris dans les siennes alors qu'elle frôlant sans toucher le verre, elle lâcha un petit soupir dans le combiné avant de prendre à son tour la parole, fixant de ses yeux les pupilles de Chris.

    « - Et je suis censée faire comment ? » marquait la demoiselle, un fin petit sourire accroché à ses lèvres.


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Message(#) Sujet: Re: I always need you, even behind bars I always need you, even behind bars EmptyJeu 11 Fév 2010 - 18:53


Très clairement, Chris avait pris l'ascendant dans leur entretien. On pouvait voir cela comme une position machiste, mais l'étudiant aimait perturber la jeune femme. Il aimait voir sa réaction, sentir qu'il pouvait la toucher. Il était évident à ses yeux qu'il avait des sentiments pour elle, qu'il lui portait un intérêt croissant. Mais aujourd'hui, Panamee lui montrait bien que cette attirance pouvait être réciproque. Peut être un peu moins taquine que lui, elle l'affichait sans doute moins, prenant moins d'initiatives dans leur conversation. Les silences en auraient perturbés plus d'un, mais Chris savait rester patient pour obtenir l'effet voulu, il ne voulait pas la brusquer et risquer de tout gâcher. Déjà, chaque mot était un moyen de faire une erreur, de faire fuir la charmante gazelle qui se trouvait devant lui. Mais ses attitudes ne trompaient personne : elle baissait les yeux, semblait particulièrement passionnée par le fil du téléphone, puisqu'elle avait du l'enrouler autour de son doigt une dizaine de fois depuis le début de leur entrevue. Elle ne cédait pas à la tentation, n'entrait pas totalement dans son jeu. Cela constituait un véritable challenge pour Chris, elle ne se laissait pas séduire si facilement et jouer au prédateur était particulièrement excitant.

- On dit que les femmes sont attirées par tous types d'hommes à l'uniforme, pas vrai ? Il en va de même pour les hommes tu me diras. Les hôtesses de l'air, les secrétaires... les infirmières.

- Je préfère les patronnes. J'ai des gouts de luxe. Et puis, elles n'ont pas besoin d'uniforme, elles donnent des ordres, ça suffit pour être sexy, d'etre un tyran !


Okay. Finalement, Panamee était une coquine. Elle avait pris la main, et le résultat plaisait beaucoup au jeune homme. Il était impatient de voir ce que tout cela allait donner, l'imprévisible l'excitait profondément. Cette journée s'annonçait prometteuse, au delà de la nouveauté engendrée par l'arrivée de la jeune femme, c'étaient les souvenirs et les choses à penser qui viendraient alimenter le quotidien du jeune homme durant les semaines de solitude qu'il allait passer ici. Au fond, il était peut être plus raisonnable qu'une vitre se soit imposée entre les deux amants. Chris ne pourrait peut être plus répondre de ses actes une fois qu'il serait libre, le jeune homme ne réfléchissait plus aux conséquences de ses actes, tant pis pour Duncan. L'étudiant voulait seulement attirer l'attention de sa bien aimée, et le fait qu'elle réagisse ne faisait que le conforter dans ses positions. Néanmoins, elle avait parfois des absences, des moments où elle semblait penser à autre chose. Peut être avait-elle des problèmes dans sa vie ? Chris avait toujours imaginé que Panamee aurait, quoi qu'il arrive, une vie de rêve. Elle le méritait. Après tout, les hommes devaient bien courir après la jeune femme, qui prenait les choses en main. Même si la femme semblait fragile, au fond, elle menait la danse, Chris en était persuadé.

- Et je suis censée faire comment ?

Du grabuge se faisait entendre à coté. Même si la cloison avait toujours été trop fine à son goût, là, il y avait un sérieux problème. Néanmoins, le jeune homme trouverait un moyen de savoir ce qui s'était passé bien assez tot, tandis que sa camarade, elle, ne resterait pas là éternellement. Chris tentait de se concentrer sur la magnifique jeune femme qui se tenait à ses cotés. Pourtant, il lui fallait choisir soigneusement ses mots, ne pas se tromper, chaque parole était cruciale. Elle aussi tentait de porter son attention sur les sons que le combiné pouvait lui transmettre. S'ils commençaient à regarder autour d'eux, leur conversation serait terminée. A la tournure de leur entretien, un sourire triomphant illumina le visage de Chris, avant d'ajouter :

- Tu n'y peux rien, c'est justement ça qui est intéressant ! Enfin... si tu le demandes gentiment, je pense que j'arrêterai. Mais c'est bien parce que c'est toi !

D'ailleurs, il se demandait bien pourquoi les gorilles pervers qui leur servaient de gardiens n'agissaient pas. Une certaine agitation se faisait sentir, l'inquiétude gagnait petit à petit les pensionnaires et leurs invités. Les tetes se tournaient vers eux, et même Chris ne pouvait plus tenter de rester dans sa bulle, malgré tous ses efforts. De son poste, le jeune homme pouvait voir ce qu'il se passait, et cela n'annonçait rien de bon. Les fauteurs de trouble se trouvaient tout proches de Panamee et Chris, seule une cage les séparaient. Il arrivait parfois, au parloir, que les discussions s'échauffent et que les entretiens soient écourtés. Les détenus avaient peu de temps pour faire passer des messages parfois très importants, et lorsque les choses ne se déroulaient pas comme prévu, ils s'impatientaient. Chris tentait de ne jamais écouter les autres, voulant respecter la vie privée de ses colocataires, en espérant que les autres puissent faire de même. Mais, parfois lorsqu'il entendait ce qui se passait dans les autres couples, il se disait qu'il était bien plus simple de rester dans son coin, pour garder un image à peu près correcte de ces hommes, qui n'avaient pas vraiment l'habitude de traiter les femmes avec respect. Mais, cette fois, les choses allèrent plus loin. Mais tout le monde ne perdit son calme que lorsqu'un bruit assourdissant vint leur percer les tympans, accompagné de ces charmantes paroles :

- Ferme la, salope, ferme la ! J'vais t'peter la gueule !
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Message(#) Sujet: Re: I always need you, even behind bars I always need you, even behind bars EmptyVen 12 Fév 2010 - 19:10

Elle ne répondait plus à ses actes et à ses paroles. Submergée par l'émotion et peut être la barbe de plus de trois jours ; Panamee avait du mal à garder son calme sur sa chaise - et ce fut le pourquoi elle dégageait plus rapidement son regard que le jeune brun, cherchant à ne pas tomber dans le panneau. En un coup d'oeil, il avait totalement réussi à la destabiliser, à lui faire changer ses iris de direction qui regardait présentement le fil du combiné, enroulant de temps à autre l'une de ses phalanges autour des boucles du téléphone. Et sans le contempler de ses prunelles noires, elle l'avait questionné sur son type de fantasme : cherchant par là à le provoquer ouvertement sans glisser de regard, elle précipitait tout d'un coup son doigt contre le fil ; l'enroulant plus rapidement - peut être même gênée de ses propres paroles aguichantes.

    « - Je préfère les patronnes. J'ai des gouts de luxe. Et puis, elles n'ont pas besoin d'uniforme, elles donnent des ordres, ça suffit pour être sexy, d'etre un tyran ! »


Au tac o tac, il avait répondu. Bien que Panamee faisait partir de cette populasse générale fantasmant sur pompiers & autres uniformes, le jeune Matthews dérogeait à la règle des petites secrètaires. Redressant timidement son minois en la direction du jeune garçon, elle crut comprendre que sa phrase était digne d'un racoleur - et ne put retenir un petit sourire mal à l'aise. Quelque part, en lisant dans les pupilles sensibles et magnifiques de Chris, elle lisait que la jeune mère était vue comme une patronne autoritaire qui ne s'empêchait pas de donner des ordres. Elle se demandait alors si son statut de sous-chef faisait partie de cette ligue de femmes intransigeantes et dominatrices, envers le monde entourant.

Flashback


    « - Et que penses tu de Mr. Antonio Banderas ? »
    « - Mais ma parole Neal Rowlands, êtes vous gay ? »
    « - C'est bon, j'essaye juste de t'aider, si t'insistes... »
    « - Oh c'est bon, fais pas la mouche - je dis suivant. »
    « - Johnny Depp ? », elle le vit articuler toutes les syllabes de l'acteur d'une manière plutôt sensuelle - avant de se pencher vers son amie qui partait dans ses pensées, un air songeur sur les lèvres.
    « - Que s'il se déguise en Jack Sparrow avec ses effets. »
    « - T'as vraiment des goûts bizarres, tu le sais ça Pan ? »
    « - C'est peut être pour ça que je suis célibataire aussi. »
    « - Ensuite... Chris G. Matthews ; une suggestion à dire ? »
    « - Hum Joker ? » Et un sourire s'affichait sur les deux visages, alors qu'il barrait le nom de différents acteurs pour entourer le dernier. Elle jetait un oeil sur la copie de cours du beau brun - reluquant alors le nom encerclé par ce dernier ; elle eut un petit rire en lui arrachant la copie des mains, levant les sourcil d'un air perplexe. « Chris n'est pas une célébrité, ça ne marche pas. », annonçait la demoiselle en un petit rire avant de descendre sa vision sur le bas de la page et d'étouffer un regard assassin en sa direction. « Bob l'éponge ? Et tu dis que j'ai des goûts étranges... », dit elle tout en barrant le dessin animé de sa liste.


Flashback Ended


    « - Tu es peut être à ta place en prison alors, les dominants ça les connaît les prisonniers. » se justifiait elle en ne le désignant pas comme l'un des leurs. Elle avait des étincelles au creux de ses iris noirâtres ; un regard tranchant qui tentait de percer les pensées du jeune garçon qui se tenait de l'autre côté de la vitre - et reprit la parole d'une voix posée et suave. « Je suis encore dans la basse classe sociale. Je me suis faite chiper ma place de chef dans mon service ; j'aurai peut être pas dû. »


La raison était la suivante : Gabriel McAllister. Faute professionnelle, et pour cause - elle n'était plus en position de donner des ordres à tout le monde, et surtout pas à son supérieur Liam Stanfield. Au moment où elle repensait à tous ses souvenirs partagés avec le jeune Chris, elle fut sortie de ses songes par un bruissement provenant des sièges non loin d'eux. Sans jeter un regard sur la source de tout ce vacarme, elle restait les pupilles plantées dans ceux du garçon ; un fin petit sourire taquin sur les lèvres alors qu'elle laissait de temps à autre échapper son rire, un rire enfantin qui en disait long sur la conversation. Tel un jeu entre les deux adultes, ils soutenaient leur contemplation jusqu'à ce que l'un deux recule : et ce fut Panamee qui recula la première, trop destabilisée par les prunelles indescriptible du jeune Matthews. Sa manière simpliste d'être lui même tout en la provoquant par ses regards, avait le don de faire rougir cette jeune mère qui en perdait la tête ; et qui ne savait plus où se mettre. Alors, redressant ses prunelles en sa direction, elle lui demandait galament de cesser de la fusiller de cet air d'envie - par peur certainement de faire transmettre un message réciproque au sien en le contemplant.

    « - Tu n'y peux rien, c'est justement ça qui est intéressant ! Enfin... si tu le demandes gentiment, je pense que j'arrêterai. Mais c'est bien parce que c'est toi ! »
    « - Je ne suis pas une femme très gentille, tu sais... » marquait elle dans un sourire sadique avant de se perdre une énième fois dans ses yeux charmants.


A l'opposé de Chris qui commençait à s'inquiéter du bruit sourd qui s'étouffait dans la pièce - la demoiselle n'avait pas encore bougé sa tête sur le côté pour regarder ce qui se tramait, préférant de loin être hypnotisée par l'air charmeur qui émanait du corps de l'homme. Elle était pendue au téléphone, et le fait qu'il détourne le regard en direction de ses voisins ne lui dérangeait pas ; bien au contraire, elle profitait de cette situation pour le regarder un peu plus dans les moindres détails. Trop absorbée par les dernières paroles du jeune Matthews ; elle se décida à tourner la tête au moment où elle entendit un claquement profond provenir de la place proche d'elle. Levant la tête vers l'épicentre de cette explosion, elle vit descendre peu à peu une femme : cette jeune demoiselle qui glissait le long de sa chaise jusqu'à s'effondrer au sol, morceaux de verres dans son pull et sur ses cuisses. Fronçant les sourcils d'incompréhension, elle se mit à reculer sa chaise d'un mètre pour apercevoir cette vitre brisée en mille morceaux - où un homme aux énormes bras se mit à insulter celle qui rampait contre le mur, sa petite amie blessée

    « - Ferme la, salope, ferme la ! J'vais t'peter la gueule ! »


Toujours sous le choc, la jeune mère n'avait pas bougé de son siège, se contentant d'observer la scène avec attention - prête à aider la jeune dame, malgré le fait que ses blessures n'étaient pas tout à fait critique. Suspendue contre le combiné où elle entendait le soupir saccadé de Chris, elle se passa cette main contre le front ; fermant alors les yeux pour espérer ne pas se retrouver dans la même situation qui les avait précédé.

    « - Dites moi que je rêve... » Et même les yeux clos, elle entendait le bruissement sonore qui venait de se déclencher ; l'alarme générale de l'établissement envahissait les tympans sensibles de la demoiselle qui plaquait ses mains contre ses oreilles. Elle vit soudainement Chris qui raccrochait le téléphone et entrouvrit alors la bouche, la conversation était terminée ; et elle ne savait même pas si elle le reverrait. Tout du moins, c'est ce qu'elle pensait. Le voyant alors se reculer à pas lents contre la paroi d'un mur où elle le vit disparaître, elle sentit tout d'un coup une main contre son épaule et prit peur - un énorme sursaut tout le long de sa silhouette, elle s'apprêtait à hurler au moment où elle se vit pousser vers l'extérieur par l'un des gardes armés. Ne comprenant pas spécialement la situation, elle se mit à suivre la foule sans grogner - raccrochant le combiné et récupérant son sac au passage, elle fut projettée contre un mur. Soupirant en réajustant son haut alors qu'elle enguelait à voix basse la tendresse que les gardiens exploitaient aux visiteurs, cette dernière redressa le visage jusqu'à tomber nez à nez avec Chris ; en chair et en os. Un sourire charmant sur le creux de sa bouche alors qu'elle se grattait la tête, elle entendait le raffut à l'autre bout de la pièce - et portait ses yeux sur le visage de son ami. « Bonsoir, je suppose que notre petite entrevue risque d'être remise à plus tard. Encore une fois. »
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Message(#) Sujet: Re: I always need you, even behind bars I always need you, even behind bars EmptyLun 15 Fév 2010 - 17:39


Effectivement, Panamee semblait à Chris être une femme forte. Non, pas particulièrement autoritaire, pas la grosse marâtre toujours de mauvaise humeur qui se défoule sur les autres. Le jeune homme n'aurait jamais succombé à une femme dans ce genre, il en avait la certitude, tenant bien trop à son indépendance. Etre totalement soumis et dominé par la femme de la maison, très peu pour lui. Mais l'étudiant n'était pas non plus adepte du cliché de la femme soumise qui reste à la maison. En ce sens, Panamee pouvait bien constituer son idéal féminin. Ils pouvaient tous les deux se déstabiliser, se situaient sur un pied d'égalité. Voilà ce que Chris entendait par sa remarque un brin grivoise, le jeune homme n'attendait pas de leur vie un fantasme permanent, une petite secrétaire minaudant à son oreille qui l'ennuierait très vite. Non, Panamee avait des ambitions et le faisait savoir, elle menait sa vie de mère et celle de chirurgien en même temps avec brio, cela forçait bien sur l'admiration. Il fallait prendre sa vie en main pour effectuer toutes ces fonctions, et, en cela, la jeune mère devait faire bouger les choses de temps en temps, pour le bien de tous. D'autant que Chris, quant à lui, était plutôt du genre à se laisser trainer, en faire le moins possible tout en sauvegardant tant bien le mal les apparences. Il s'en était toujours sorti par ses petits plans, qui, au final, l'avaient trainés ici. D'ailleurs, dans sa cellule, il se demandait souvent ce qu'il allait bien pouvoir faire ensuite pour survivre. Cette expérience le forcerait sans doute à changer de vie, à se remettre en question, peut être devenir quelqu'un de plus responsable et respectable.

- Tu es peut être à ta place en prison alors, les dominants ça les connaît les prisonniers. Je suis encore dans la basse classe sociale. Je me suis faite chiper ma place de chef dans mon service ; j'aurai peut être pas dû.

Le sourire de Chris s'élargit encore. Elle semblait clairement ne pas avoir digérée de ne pas avoir obtenu une place qu'elle pensait pourtant mériter amplement. A vrai dire, Chris connaissait bien la personne qui lui avait chipé la place, il ne pouvait donc pas totalement la plaindre. Liam était un bon ami de Chris, et celui ci l'avait donc mis au courant de la situation, l'étudiant était donc partagé entre ses deux attaches et préférait donc ne pas prendre parti, puisqu'ils semblaient ne pas trop s'apprécier. Une fois qu'il serait sorti d'ici, le jeune homme se promit de remédier à cette situation, deux de ses amis qui ne s'entendent pas, cela lui semblait intolérable !

- Tu n'y peux rien, c'est justement ça qui est intéressant ! Enfin... si tu le demandes gentiment, je pense que j'arrêterai. Mais c'est bien parce que c'est toi !

- Je ne suis pas une femme très gentille, tu sais...


En d'autres circonstances, Chris aurait saisi toute l'ampleur de cette remarque coquine. C'était la porte ouverte à toute les dérives, Panamee avait sans doute décidé qu'il était temps de riposter. Maintenant, l'étudiant n'était plus maitre du jeu, elle soutenait son regard au moins aussi bien qu'il le faisait auparavant, la situation se renversait petit à petit, intriguant le jeune homme au plus haut point. Il tentait de lire dans les yeux de sa dulcinée ce qu'elle recherchait, ses sentiments, mais elle s'entêtait à dégager son regard dès qu'il semblait déceler un indice auquel se raccrocher. Au final, en fuyant, elle faisait de lui un homme en attente, et donc le chasseur qui devenait la victime. Néanmoins, le jeune homme n'eut pas véritablement le temps de s'appesantir sur ces considérations, puisque le couple, non loin d'eux, commençait à faire un grabuge insupportable. Du coté de l'homme, l'étudiant pouvait voir ses mains se crisper, ses sourcils se froncer, bref, tous les signes avant coureur d'un dérapage dans les règles. Finalement, il bondit comme un tigre pour balancer sa chaise dans la vitre, juste devant lui. A vrai dire, Chris se fichait éperdument de ce qui pouvait arriver à la femme menue qui subissait les foudres de ce monstre. Ce qui inquiétait l'étudiant, c'était que Panamee soit en sécurité et la manière dont les gardiens allaient la traiter suite à cela.

Voyant le garde se diriger, un air convenu, vers lui, Chris décida de raccrocher le téléphone par lui même. Ce n'était pas vraiment le moment d'énerver la sécurité, même si lui même ne paraissait pas être un véritable fauteur de trouble. L'alarme s'était déclenchée, la procédure était en marche, cette situation n'allait donc pas se délier à l'amiable. Tous les occupants allaient devoir respecter les règles et se tenir tranquilles tandis que des gardiens indélicats allaient tenter de s'occuper d'eux, quelle perspective réjouissante ! Le gardien, l'air patibulaire, lui prit le bras violemment pour plaquer le jeune homme contre le mur, brun de saleté, qui allait lui tenir compagnie pour les prochaines minutes. S'attendant à ce que son entretien avec sa belle soit terminé, peut être jusqu'à sa sortie, l'étudiant eut l'air abattu, tandis que les autres détenus se mettaient dans la même position que lui. Ne se préoccupant donc pas de ce qui se passait autour de lui, l'étudiant ruminait sa rancœur, maudissait le destin qui l'empêchait toujours d'avoir un moment de tranquillité avec la femme qu'il convoitait tant. Pas étonnant qu'elle ne l'ai pas encore choisi pour être son unique ! Il ne leur arrivait que des catastrophe, le destin semblait s'acharner sur eux, peut être pour éprouver leur détermination. Après tout, elle était venue, aujourd'hui, malgré les épreuves qui avaient tenté de les séparer. Puis, il sentit une main douce se promener sur son bras. Sans doute pas celle d'un compagnon de cellule, à moins qu'il se soit fait une cure intensive de lait pour bébé. Lorsqu'il comprit que Panamee était juste à coté de lui, le jeune homme lui sourit. Finalement, les choses n'iraient pas si mal, et même si un raffut inacceptable rendait la communication difficile, rien de semblait pouvoir perturber la conversation entre les deux jeunes gens, que ce soit par des paroles ou des regards.

- Bonsoir, je suppose que notre petite entrevue risque d'être remise à plus tard. Encore une fois.

- Bonsoir, toi. Oui, je crois que l'on veut tester notre persévérance. Et on réussit plutôt bien le test, non, puisque nous sommes là ?
Puis, il ajouta, plus bas, comme pour rendre ces paroles plus intimes et profondes. D'ailleurs, merci d'être venue. Finalement, on est bien ici. Tu es encore plus jolie de près.


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Message(#) Sujet: Re: I always need you, even behind bars I always need you, even behind bars EmptyMar 16 Fév 2010 - 21:11

Flashback


Il venait tout droit de sortir du parking au volant de sa belle mercedes, effectuant un clin d'oeil à la jeune chirurgienne qui s'avançait à grands pas vers l'entrée de l'hôpital ; avant de faire demi tour dans sa direction et de se stopper devant le capot de la berligne.

    « - T'étais pas au goût des médecins de ta ville, il a fallu que tu reviennes sur mes plates-bandes ? »
    « - Non, tout compte fait il n'y avait pas de brunette au yeux ronds et gratifiants, alors j'ai préféré revenir. »
    « - Oh non, je sais. T'as sauté la directrice et tu lui as donné la syphilis je parie. » grognait la jeune mère à travers le pare brise.
    « - Allez jolie fille laisse passer ton chef, j'ai des papiers à signer avant de demander ta mutation en Alaska. »
    « - Et je suis censée répondre "Oui, chef", assure toi qu'au premier dérapage je serai là derrière toi Liam. »
    « - D'un point de vue viril, j'aurai préféré être derrière mais si tu insistes... » marmonnait le nouveau chef de neurologie alors qu'il faisait ronronner le moteur, un sourire ravissant sur les lèvres alors qu'elle soupirait de profondes inspirations ; lâchant l'affaire et pénétrant dans l'établissement sans prendre la peine de lui répondre.


Flashback Ended


Sentant la non réponse de Chris, elle était tout d'un coup repartie dans ses pensées - moins singulière qu'avec ses souvenirs encadrés par Neal Rowlands, elle se rappelait juste des remontrances quotidiennes qu'elle se donnait, et qu'il lui donnait au lieu de travail. Liam & Panamee ne s'étaient jamais réellement appréciés et pourtant, le même scalpel les séparait ; mais la dernière nouvelle de son retour avait chamboulé les objectifs de cette maniaque - et aujourd'hui, elle s'avouait ne plus pouvoir le digérer.

Ses yeux rivaient sans cesse sur le regard indescriptible du jeune homme, cherchant de temps à autre à le contourner en fixant l'horizon ; elle retombait rapidement dans le précipice et le contemplait à nouveau. Elle qui avait les yeux rivés sur le regard du garçon, se rappelait à présent de la première fois où elle les avait croisé ; peu de temps après son arrivée, une première rencontre qui n'avait jamais laissé imaginer la suite de leur histoire.

Flashback


    « - Bonjour, je suis nouvelle dans le quartier - alors je me suis dite qu'un panier à cookies me permettrait de connaître un peu plus mes voisins. »
    « - Je n'aime pas les cookies. » annonçait le jeune Chris au seuil de sa porte, en croisant les bras avec un immense sourire avant d'ajouter en un geste taquin qu'il plaisantait. « C'est pas vrai, je plaisante. »
    « - Je n'aime pas vos blagues. » marmonnait à voix basse la demoiselle en faisant demi tour - lui tendant au passage son pannier en osier ; soupirant profondément en fronçant les sourcils d'indifférence.
    « - Oh... Soyez pas comme ça ; je suis sûr qu'ils sont très bons vos cookies. » tentait de se rattraper le jeune Matthews en s'avançant légèrement vers elle, croquant même dans l'un deux avant d'être à deux doigts de perdre une dent dans le caillou-biscuit. A cet instant précis, Panamee avait tourné le regard en sa direction, alors qu'il crachait dans sa pelouse le restant de gâteaux qu'il n'avait pu manger.
    « - Je suis désolée. » meuglait la jeune mère en se précipitant vers le garçonnet, attrapant au passage les gourmandises qu'elle reprit en main avant de se reculer. « Je ne sais pas cuisiner. » répondit elle avant d'être soumise à l'interrogatoire de Chris qui la regardait avec incompréhension avant de se mettre à rire.
    « - Au moins vous avouez vos défauts. Ici à Miami, tout le monde se dit parfait. »
    « - Et vous êtes parfait ? » articulait la dame qui venait de se rendre compte de la beauté des yeux de ce dernier.
    « - Ca se pourrait.. Chris, Chris Griffith enchanté. »


Flashback Ended


Du grabuge venait de se faire ressentir à l'autre bout de la pièce, elle n'osait même pas détourner le regard de celui de Chris ; restant ancrée dans les prunelles bleuâtres de ce dernier qui commençait à crisper le visage. Panamee s'était même approchée de la vitre sans la toucher pour autant - l'état critique de cette dernière l'empêchait de s'en approcher plus, elle se contentait de le scruter des pupilles au loin. Tellement hypnotisée, elle n'entendit point les avertissements de gardiens qui réclamait le calme, et n'eut que le réflexe de le faire au moment où elle entendit un bourdonnement à ses côtés. Quelque chose venait d'éclater, elle en était sûre ; et le comprit uniquement lorsqu'elle vit sa voisine descendre de sa chaise avec des morceaux de verre dans son ventre. Effrayée tout d'un coup, elle restait stoïque sur sa chaise ; tournant alors le buste en direction du jeune homme qui la contemplait, raccrochant le téléphone contre le mur avec une désolation dans ses yeux. Le visage crispé, la jeune mère qui ne savait plus quoi faire se décalait en balançant sa chaise en arrière - observant alors la scène de cette femme gisant au sol, et de grands yeux ronds apparut alors en voyant l'énorme masse de l'autre côté de la vitre. OMG. Elle bafouillait par des murmures incompréhensibles que personne n'entendait, cherchant à aider cette demoiselle qui s'écroulait à terre comme un animal ; elle avait voulu tendre la main mais le bourru de l'autre côté l'immobilisait en un regard. Enorme, gigantesque avec la graisse tombante ; elle avait les lèvres tendues et sans sourire ou expression sur le visage, elle se reposa sur les quatre pieds de sa chaise avant de se faire tirer par l'un des gardiens.

Un énorme sursaut envahit le corps de Panamee qui s'imaginait dans un film d'horreur, se tournant alors avec une détente inimaginable ; elle était prête à giffler cette dite personne, mais s'aperçut au dernier moment de l'uniforme de ce dernier. Se soumettant totalement aux ordres en fixant d'un air bouleversé le gardien de la paix, elle cherchait l'encoche pour reposer le combiné mais ne fixant pas ses gestes ; elle le fit tomber contre la vitre ce qui énerva encore plus le condamné de l'autre côté de la vitre. Alors qu'elle sentait une main sur son épaule, elle s'en dégagea en un mouvement dédaigneux ; attrapant son sac à main et se redressant de son siège pour le suivre sans discuter. Elle soupirait à voix basse et se retournait de peur de voir surgir la bête humaine à ses côtés - la porte s'ouvrit alors pour la laisser passer son un bourdonnement sonore de l'alarme qui venait de se déclencher. Placardant ses deux mains contre ses oreilles en meuglant silencieusement, elle vit une autre porte qu'on lui indiquait de la main et suivant alors les autres invités ; elle se retrouva dans une salle remplie d'une dizaine de personnes.

La demoiselle qui regardait les craquelures le long du mur, descendait ses pupilles sur les silhouettes qui se dessinaient contre le mur ; des personnes familières à celles qu'elle avait vu entreposer dans le parloir quelques instants auparavant. Continuant sa route, elle s'arrêta un instant en réajustant son haut ; dégageant de son bras la poussière qui était venue s'incruster sur son corsage, elle tomba nez à nez avec Chris. Un brin de sourire sur ses lèvres, elle s'approcha directement vers ce dernier avec une certaine timidité ; voulant instinctivement toucher la barbe de cet homme et peut être même la lui tirer pour en voir la vérité. Après tout, elle ne l'avait jamais vu avec autant d'épaisseur.

    « - Bonsoir, toi. Oui, je crois que l'on veut tester notre persévérance. Et on réussit plutôt bien le test, non, puisque nous sommes là ? », elle regardait l'allure du condamné avec un sourire aux lèvres ; se contentant de hocher la tête au moment où il reprit une nouvelle fois la parole, cette fois dans un murmure. « D'ailleurs, merci d'être venue. Finalement, on est bien ici. Tu es encore plus jolie de près. », chuchotait il à voix basse ; la zieutant de haut en bas comme un lion en cage - elle eut les joues tout d'un coup rubicondes et se mit à rire.
    « - Merci. », articulait Panamee dans un silence pesant, cherchant à lui retourner le compliment sans que ses gestes ne dérapent ; elle sentait déjà ses joues brûlantes et frottant doucement ses mains contre ses pommettes, la demoiselle ne faisait qu'endurcir la couleur. Dégageant alors ses mèches de son visage, elle lui laissait entrevoir son émotion avant de se remettre à rire ; plantant une nouvelle fois ses pupilles dans celles de Chris. « Tu as toujours des yeux désarmants, même sans la vitre. » - elle venait de dégager son regard vers un ailleurs, s'assurant alors de ne pas voir sa réaction, et de détendre l'atmosphère un tant soit peu ; elle reprit une nouvelle fois la parole pour lui répondre. « De toute manière, j'avais pas réellement le choix, c'était toi ou l'ogre de la prison. Mon choix a été vite fait. » elle eut des prunelles étincelantes ; entre lui et l'homme bourru elle n'avait pas eu de doute.
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Message(#) Sujet: Re: I always need you, even behind bars I always need you, even behind bars EmptyJeu 25 Fév 2010 - 19:04


Chris avait connu Liam dans de toutes autres conditions. A vrai dire, il était son ami depuis maintenant un an et demi, et le jeune homme serait sans doute particulièrement étonné s'il découvrait les pensées que son amie avait à son encontre. Bien sur, le nouveau chef de neurochirurgie n'avait pas manqué de lui faire remarquer qu'il était, de ses amis, le mieux placé, et que Panamee devait donc par conséquent être considérée comme une amie de second rang. Mais surtout, il semblait s'amuser follement à embêter la jeune mère, qui mordait la plupart du temps à l'hameçon, se prenant au jeu, la bataille des mots était féroce. D'ailleurs, lorsque son ami lui relatait leurs grandes aventures, Chris ne pouvait s'empêcher de sourire, constatant à quel point Panamee se démenait pour faire face à cette situation qu'elle considérait injuste.

    ► Fevrier 2010, 20h37. Apple Road, Miami, USA.
    Liam et Chris se trouvaient tous deux dans le salon de celui ci. Comme souvent, le chirurgien avait accepté d'aider Chris à s'occuper de Prunelle, le petit monstre qui trainait sans arrêt dans les pattes de Chris. Ayant une fille du même age, Liam savait y faire, la plupart du temps. Et puis, au moins, lorsqu'ils étaient à deux, l'étudiant se sentait moins vulnérable, il pouvait faire face à ce démon aux bouclettes blondes. Alors qu'ils étaient en train de plaisanter, un sujet fut amené sur le tapis, sans doute pas par hasard, par Liam. Un air indulgent, Chris était amusé par ces péripéties, même s'il essayait de calmer son ami pour que Panamee ne finisse pas par piquer une crise de nerf.

    - Tu sais, tu devrais peut être éviter de la provoquer comme ça.
    Ajouta Chris, dans le fil de la conversation. Un jour, elle finira peut être par t'avoir.

    Un grand sourire aux lèvres, Liam montrait qu'il considérait que ce jour n'arriverait pas, et surtout, il ne présentait pas une once d'inquiétude.

    - Oh, mais non, pas d'inquiétude à avoir. Tu sais, pas besoin de la défendre, je ne vais pas te la voler, ta p'tite chérie !

    Tous deux émirent un petit rire. Il semblait désormais être de notoriété publique que Chris en pinçait pour la jeune chirurgienne. Ce qui était plutôt triste, au fond, puisqu'elle avait décidé de se tourner vers quelqu'un d'autre, Duncan Thomas, une personne que Chris ne portait de toute façon pas vraiment dans son cœur. Connaissant la bête, le blondinet n'allait sans doute pas tenir longtemps avec ce comportement exemple. A ce moment, l'étudiant serait prêt à passer à l'attaque. Dans ses pensées, Chris ne put cependant s'empêcher de sourire en entendant ce que venait d'ajouter son ami.

    - .. Enfin, si elle me drogue et se montre particulièrement persuasive, je cèderai peut être. Tu ne m'en voudras pas trop, j'espère ?


    ► Février 2010. 15H45. Prison, Miami, USA.


La situation pouvait paraître spectaculaire pour un visiteur extérieur. La masse humain que représentait à lui seul cet ogre des cavernes, impressionnait toute l'assemblée, il se débattait tandis que trois gardiens tentaient de le maitriser, en vain. D'où ils étaient, les gens pouvaient tout voir, mais étaient pourtant en sécurité. Ce genre d'incident ne devait pas être rare, les conditions de détention étaient très difficiles à supporter, Chris, à ce moment, ne pouvait pas vraiment en vouloir à cet homme de sortir de ses gongs. De toute façon, suite à cet incident, il serait sévèrement puni, et ne prendrait jamais une telle initiative.

- Merci.

Conditions différentes, mais même jeu dangereux. Avec le recul, Chris trouvait cela vraiment dingue qu'il ait pu faire abstraction de toute cette agitation autour de lui pour se concentrer exclusivement sur sa partenaire, et continuer à tenter de la séduire. Elle même semblait toujours d'humeur joueuse, cherchant ses mots avec soin, ne voulant pas donner trop vite à l'étudiant ce qu'il attendait. D'ailleurs, ses joues rougirent et un rire cristallin s'échappa d'une bouche que Chris désirait tant, à ce moment précis. Le prisonnier continuait à la travailler au corps, ne détachant pas son regard de celui que Panamee, cherchant à l'attraper dès qu'il pouvait pour bien lui signifier qu'il ne la lâcherait pas de sitôt. D'ailleurs, la jeune mère semblait tenter quelques gestes désespérés, en se frottant les joues ou en tripotant une mèche de ses cheveux, pour cacher son émoi. Mais, au contraire, sa gestuelle saccadée et ces petits éclats de rire incontrôlables de faisaient que conforter Chris dans cette envie de la pousser dans ses derniers retranchements, de la faire succomber.

- Tu as toujours des yeux désarmants, même sans la vitre.

- Merci.


Les yeux. Voilà la clé de leur histoire jusqu'ici. Des jeux de regards pas vraiment innocents, des petits sourires. Cette attraction se faisait par ce biais, quelque chose qui lui liait véritablement, même loin dans la foule, même dans le silence, ils se comprenaient. Peut être était-ce aussi un atout chez Chris ? Les femmes avaient souvent craqué pour ses yeux entre le bleu, le vert et le gris, peut être un piège dont le jeune homme innocent savait jouer. Même si elle cherchait à se détacher mentalement de lui, elle restait calée, protégée de tout autre prisonnier qui chercherait à lui faire du mal ou profiter de la situation d'un manière ou d'une autre. Il y avait un certain code, un certain respect ou les femmes déjà prises, et l'étudiant marquait ostensiblement son territoire.

- De toute manière, j'avais pas réellement le choix, c'était toi ou l'ogre de la prison. Mon choix a été vite fait.

C'était bon à savoir, elle n'avait pas des gouts sexuels glauques à aimer les grosses brutes violentes. Et puis, en cherchant à minimiser le lien qu'ils avaient, Chris voyait bien que sa chère et tendre tentait de lui échapper et il ne la laisserait pas faire. Il l'avait pris dans son piège, blottie dans ses bras, ils pouvaient observer la scène tout en étant empli d'un agréable sentiment de sureté. En effet, le monstre de la cabine d'à coté semblait se calmer, comme si on lui avait injecté une quelconque substance. D'ailleurs, cette option n'était pas à éliminer, les gardiens avaient parfois des méthodes expéditives, et la situation se dénouait bien trop vite pour être naturelle.

- Oh, finalement, quand il est calme, tu ne trouves pas qu'il a l'air gentil ? Ajouta Chris, sur le ton de la taquinerie.

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Message(#) Sujet: Re: I always need you, even behind bars I always need you, even behind bars EmptyDim 28 Fév 2010 - 19:00

Flashback


Dans les couloirs de l'hôpital, la jeune mère avançait à grands pas avec de multiples dossiers en main ; croisant tour à tour ses collgèues avant de les quitter et de prendre le virage. Appuyant alors sur la poignée où le panonceau indiquait le bureau du chef de neurologie ; elle émit un profond soupir de désarroi et toqua une première fois à la porte - cognant de sa fine main de chirurgienne, elle entrouvrit la porte et ne vit aucun rendez vous en vue ; juste Liam Stanfield au téléphone avec un air plutôt décontracté.

    « - Ce soir je passe chez toi et je ramène des bières. » répliquait ce dernier au combiné - sans même tenir compte de son invité qu'était la jeune médecine en blouse blanche. Levant les yeux au ciel en larguant un petit soupir, elle placardait ses feuilles contre sa poitrine tout en restant sur le seuil de la porte ; prête à repasser plus tard au moment où elle l'entendit reprendre la parole. « Allez Chris, il faut que tu arrêtes de faire l'ours ; sors un peu et je te ramène des filles. » Tout d'un coup, entendant un son masculin dans le bruissement du haut parleur déclenché, elle aurait reconnu la voix de Chris Griffith Matthews parmi des centaines : lâchant à terre toutes ses affaires, elle ouvrit en grand les yeux - perturbée par le lien que son voisin avait avec son supérieur. Fronçant les sourcils, elle vit enfin le regard tranchant de Liam venir jusqu'à ses prunelles ; et un petit sourire en biais se fondant sur sa bouche, il mit fin à la conversation avec son ami du vendredi soir. « Attends je te rappelle, j'ai un élément perturbateur dans mon bureau que je dois l'exterminer. », raccrochant le combiné sur le socle de sa table - il attendait sagement les revendications de Panamee.
    « - Situation initiale : C'est quoi ce bordel LIAM ! » hurlait elle.
    « - Et bien bonjour à toi aussi ; je vois que tu es ravie de me voir. »
    « - Cesse de jouer deux minutes veux tu... D'abord mon boulot, ensuite mes amis ; après ce sera mes fringues ? »
    « - Alors c'est donc ça ?! » entreprit il en éclatant soudainement de rire sous le regard suspect de sa collègue ; il mit un certain temps à reprendre son sérieux, arquant ses sourcils en plongeant son regard ténébreux dans l'iris noir de la jeune mère. « Il te plaît notre Chris en commun ? »
    « - Je suis casée avec un grand "C", et je viens pour parler du nouveau projet du service. »
    « - Tout est déjà programmé pour le mois prochain. » remarquait son patron en se levant de son dossier pour faire le tour de son bureau ; attrapant un paquet de lettres en main - il partit en direction de la porte où il s'approchait du visage de la jeune brune, se moquant ouvertement de cette dernière. « Tu sais, ton "C" marche aussi pour le célibat ; mais compte sur moi pour secouer notre bonhomme - j'aurai peur de le voir à côté d'une godiche pareille. »
    « - Tu as de la chance d'être mon chef, parce que je meurs d'envie de te fouttre mon poing dans la figure. »
    « - Et tu as de la chance d'être ma collègue, parce que je t'aurai sauté avant même que tu puisses crier mon nom. » répliquait le brun avant de prendre la fuite dans les couloirs de l'hôpital.


Flashback Ended


Oui, Panamee à cet instant ci - était mal à l'aise. Depuis son entrée dans la pièce clôturée où elle apercevait l'homme bourru dans tous ses états, elle contemplait sans cesse ce beau brun ; ce proche qui la fixait du regard avec cet aimable sourire qu'elle tentait de traduire. Un écartement de la mâchoire aussi splendide qu'un mannequin transperçait les lèvres de Chris ; elle eut alors un étouffement de chaleur qui se produisit le long de son corps : cherchant à l'apaiser en détournant ses yeux de ceux du garçon, elle rougissait de plus belle. Troublée par le beau brun, elle avait chipé l'une de ses mèches qu'elle entortillait autour de son index ; un petit sourire en biais - totalement désarmée. Elle cherchait à dissimuler son émoi par un petit rire intimidée, et les yeux toujours abaissés vers le sol ; elle meuglait d'une faible voix un compliment à la hauteur du physique de ce dernier.

    « - Merci » répondait le jeune homme au compliment de Panamee - et d'un certain point de vue, ils se provoquaient.


Elle secouait la tête en accentuant ses rougeurs sur ses deux pommettes ; frottant tour à tour sur ses joues afin de les remettre à la normale, elle était bouche bée face à l'effet qu'il s'amusait à faire en lui lançant des regards. Parlons regard, Panamee commençait à être une adepte en regard vis à vis de Chris ; le dernier - justement, celui là, qu'il venait de lui lancer était rempli de sous entendus. Il le reliait souvent à cet écartement de la mâchoire montrant ses belles dents blanches ; jouant tour à tour à ce jeu de contemplation qui ne semblait pas déplaire à la jeune mère, qui tentant tout de même de s'en détacher. Toujours aussi rubiconde, elle largua un profond soupir à travers la pièce ; cette bouffée de chaleur n'étant pas totalement anodine - elle entendit alors le grincement de la porte et détourna immédiatement ses prunelles vers la porte où elle vit un homme. Le même qui l'avait emmené jusqu'au parloir ; ou alors ils se ressemblaient tous : pervers et mal arrangé.

    « - Je vais vous demander de patienter quelques instants dans cette pièce avant de rejoindre vos cellules pour certains, et l'accueil pour d'autres. » Et là ils se regardèrent, d'un dernier regard. Ce zieutement où Panamee pensait voir pour la dernière fois le jeune Matthews : elle eut alors ce haussement d'épaule, persuadée de le revoir un jour hors de ses barreaux.


Le bruissement de l'ogre se calmait petit à petit, elle n'entendait plus que des grognements - et non des éclatements de chaises ou des coups par ci par là, quelque part elle était effrayée par la situation. Reluquant un moment les autres personnes présentes dans la pièce ; où un manque d'intimité se faisait nettement ressentir, elle s'éloigna un peu plus des personnes en se fondant dans l'ombre de l'espace macabre. Voulant s'asseoir mais par peur de déchets ou de choses ragoûtantes, elle se contentait de se tenir droite et de croiser les bras ; jetant ses yeux noirs sur Chris qui était plongé dans l'obscurité. Seul leurs sourires restaient visibles par la clarté, et alors qu'il se mit à parler, elle jeta un oeil au monstre de la cabine qui avait tendance à basculer de droite à gauche, tel un ivrogne.

    « - Oh, finalement, quand il est calme, tu ne trouves pas qu'il a l'air gentil ? »
    « - C'est un point de vue, je ne lui ferai pas un câlin pour autant. » avouait elle en dévisageant l'homme âgé qui bavait à présent en s'endormant ; un véritable ours en cage qui commençait sa nuit. Et puis, elle lui avait dit : elle n'est pas une femme si gentille qu'elle ne le paraissait. Un petit sourire qu'elle laissait échapper de temps à autre ; elle reposait ses yeux ronds sur le bleu de Chris qui n'avait cessé de se figer sur elle. « Alors Chris, que s'est il passé ? » Cette phrase pourtant insignifiante - voulait dire tant de choses à leur sujet ; ou au sujet de son arrivée dans ce milieu carcéral.


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