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 everybody's got the fever#Dr Taylor

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Message(#) Sujet: Re: everybody's got the fever#Dr Taylor everybody's got the fever#Dr Taylor - Page 2 EmptyMer 29 Avr 2009 - 19:20

En voyant sa main se lever comme pour le laisser observer sa bague, il ne la regarda pas. Elle attendait sûrement qu’il enrage en voyant que la pierre qui l’ornait était somptueuse. Elle pensait peut-être qu’il allait la regarder et se sentir mal qu’elle ait pu y sembler si attachée, mais en réalité il savait que tous ces gestes ne servaient qu’à masquer ses peines. On n’exhibe ses trésors et ses alités que lorsqu’on veut cacher bien d’autres défauts tout aussi gros. Que Rachel lui montre sa bague, il s’en fichait. Qu’elle soit bienveillante avec tout le monde, cela l’importait davantage. Qui sait ce que les rencontres apportent parfois. Joie, détente et convivialité, mais aussi complots, pertes et ravages. Et sous la couche épaisse d’insouciance qui recouvrait son cœur, elle ne devait pas s’en douter. Ces choses-là n’arrivent qu’aux autres, comme disent les naïfs.

▬ Je choisis la couleur pour vous ? D’accord. Alors… Vous êtes calme, douce et rêveuse, je parie donc que vous aimez le bleu. Si vous me répondez non, c’est que vous n’aimez pas que je vous devine. Eh non, je vous vois venir. Ne faites pas cette petite moue.

Il s’approcha de son bras et colla le pansement sur son bras avant de jeter le papier qui le recouvrait à la corbeille et d’ôter ses gants. Pour les gens « normaux », disons seulement qui ne travaillent pas dans les hôpitaux, il paraît que ce geste est angoissant. Rachel faisait donc partie de la première catégorie de personnes, celles qui avait trop fréquenté les hôpitaux pour les apprécier. Tout le monde n’avait pas le même amour pour ces corps qui débarquaient chaque instant et exposaient leur symptômes, là, devant vos yeux, attendant simplement que vous trouviez la cause de leurs tourments. C’était si intéressant. Décrypter chaque fine partie du corps et revoir le patient retrouver lentement ses forces après l’avoir soigné. C’était comme un jeu, une sorte de devinette mais donc le but en revanche avait l’impact d’une vie. Vie, mort, deux extrêmes qui s’affrontaient lors du duel singulier de l’existence. Il suffisait de rien pour que rien n’ait plus d’importance, et cela passionnait Adrian. Le sort était en permanence entre ses mains, il pouvait décider à sa guise de la vie d’une personne, et avoir le contrôle sur sa guérison.

Il rit. Appeler la sécurité. Il savait qu’elle ne le ferait pas. Rachel lui ferait des menaces mais ne les mettrait pas à exécution, ou bien atténuerait-elle la cause de son appel pour ne pas faire trop de tort à Adrian. Mais, même si elle disait la vérité et dévoilait les fautes du médecin, Adrian n’aurait aucun avertissement. Les médecins comme lui ne couraient pas les rues. Attaché à son travail, à cet hôpital, aux patients et à l’envie d’apprendre. C’était le seul de la ville. A peine serait-il parti qu’il serait déjà engagé ailleurs. Il était reconnu pour ses méthodes et pour son calme avec les malades, mais aussi pour sa capacité à les faire rire lorsqu’ils avaient perdu l’espoir. Les rires les réchauffaient, le temps que leur peur s’en aille avant l’opération.

▬ Harcèlement sexuel ? Demanda-t-il étonné. C’est vous qui voulez croire que j’en veux à votre corps. J’en veux à vos yeux, ce qui me semble différent et moins pervers. Et puis, ils ne vous croiraient pas. Les gens de la sécurité me connaissent, et je suis sûr que mon sourire angélique…Regardez, celui-là. Il lui montra quel était-il, avec amusement, les inciterait à s’en aller.

Il s’amusa de ce qu’elle disait. Pourquoi aurait-il enlevé ses vêtements lorsqu’il lui piquait le bras ? Tout cela était parfaitement ridicule et prétentieux.

▬ Mes bases de séduction insistent plus sur les déclarations, vous voyez. Le genre de trucs que vous devez trouver ennuyeux si vous préféreriez que je vous enlève tout de suite vos vêtements. Non, je sais que vous dites ça dans l’espoir que je vous contredise une nouvelle fois, ce qui au fond vous permettrait de vous énerver pour finalement avoir une raison valable à votre départ. Je vous énerve, mais je sais que je vous intrigue aussi. Seulement, je m’amuse des situations qui vous embêtent, ce qui forcément vous agace encore plus. Et, même si je cherche pas à me justifier, mes principes de séductions reposent plus sur les jeux de regards appuyés, les sourires, et les mots. J’ai pas vraiment l’habitude de draguer une femme en lui enfonçant une aiguille dans le bras, en fait. Je sais, je suis bizarre...

Il lui sourit. Tout ce qu’il décrivait de ses bases de séductions étaient ceux qu’il appliquait inconsciemment avec elle. Sans chercher rien de plus qu’à la faire sourire et rester auprès de lui. Il ne voulait ni de son baiser, ni d’une accolade amicale, il voulait la barrière posée entre les deux, attendant qu’on la franchisse. C’était trop facile qu’elle l’embrasse ce jour-là, c’était bien trop facile. Elle ne le ferait pas ; il ne l’espérait pas. Il attendait de la revoir, et que l’espoir qu’il avait en lui se perpétue jusqu’au prochain rendez-vous. Il se fichait éperdument de ses colères, de ses appréhensions. Il savait que ce n’était que du bluff. Sa fille, son mari, bien sûr qu’elle y tenait, bien sûr qu’elle les aimait. Mais on ne pouvait pas s’ôter de la tête un coup de foudre. L’amour qu’on éprouve pour un autre devient alors mensonger jusqu’à se détruire.

▬ Si je vous avez laissée partir avant de vous faire cette prise de sang, je suis sûr que vous auriez eu un manque en partant. Et j’ai pas dit un manque de moi. Seulement un manque que vous puissiez encore me résister. Vous devez y être habituée. C’est dur de refuser quelque chose à un sourire comme le vôtre, mais moi je suis têtu, très têtu. Une vraie tête de mule. Et si mon idée n’est pas de vous retirer vos vêtements, je le répète, elle est au moins que vous restiez. On se fait pas d’idées sur un médecin après deux rendez-vous. Moi j’ai déjà une idée de vous, mais c’est seulement parce que vous me plaisez. Et si ce mot vous agace, eh bien prenez-les juste pour un compliment.
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Message(#) Sujet: Re: everybody's got the fever#Dr Taylor everybody's got the fever#Dr Taylor - Page 2 EmptyMer 29 Avr 2009 - 21:06

Spoiler:
 


Rachel se souvenait de la proposition de mariage que lui avait fait Don. C'était une déclaration très sérieuse, il était venu la chercher un soir pour un simple rendez-vous et au lieu de sortir il lui avait fait sa demande. Ils en avaient discuté toute la nuit. Rachel n'avait pas bondi de joie à cette annonce, elle savait qu'il finirait par prendre ce chemin-là un jour. Elle avait préféré rester objective et réfléchir à l'intérêt de ce mariage. Avaient-ils réellement besoin de papiers administratifs pour témoigner de leur amour? Sa mère n'aurait pas aimé qu'elle se marie, elle le savait. Mais elle savait aussi que sa mère lui aurait conseillé de suivre son coeur, tout simplement. Et refuser la demande de Don aurait été synonyme de rupture, et elle ne voulait pas que leur histoire s'arrête là. Cette bague n'était pas ornée de diamants extravagants ou criards. Cette alliance était aussi discrète que la personne qui la portait. Don l'avait laissé choisir sa bague dans une bijouterie. Elle avait mis beaucoup de temps avant de tomber sur un coup de coeur. Et Don avait du contrôler son tempérament impatient. En même temps, il pouvait attendre, elle avait répondu "Oui".

"Je choisis la couleur pour vous ? D’accord. Alors… Vous êtes calme, douce et rêveuse, je parie donc que vous aimez le bleu. Si vous me répondez non, c’est que vous n’aimez pas que je vous devine. Eh non, je vous vois venir. Ne faites pas cette petite moue."

Rachel ne dit rien. Bleu. C'était la couleur de ses yeux. Et c'était en effet sa couleur préférée. Si elle lui disait "non" en effet, ce serait admettre qu'il avait raison. Mais si elle disait "oui"... Elle choisit l'indifférence.

- Peu importe.

Rachel continua de faire "cette petite moue" comme il le disait bien. Elle aurait du choisir toute seule. Et non, au lieu de cela, il sautait sur cette occasion pour lui prouver qu'il arrivait à la cerner. En même temps, ce n'était pas bien difficile "Vous êtes calme, douce et rêveuse", oui c'était vrai, c'était elle, Rachel Menken. C'était plus spécialement... l'image qu'elle essayait de projeter d'elle-même. Il ne manquait que l'adjectif "forte", mais elle savait qu'il lui fallait se montrer plus dur pour qu'un jour ce trait de caractère ressorte plus explicitement.

Adrian semblait aimer le contrôle. Il aimait s'avancer dans un terrain connu. Pourquoi se risquait-il à se perdre dans ce jeu avec Rachel? C'était loin d'être gagné et Rachel était moins facile à cerner que cela. Elle avait ses secrets que même sa famille ne connaissait pas. Tout ce qui la rendait faible ou qui l'avait rendu faible, elle le cachait. Et il croyait peut-être la perturber, peut-être bien que oui, mais en sachant qu'elle aussi le perturbait... il dépendait d'elle et de ses réactions. Il dépendait de sa réponse, de son rejet ou de son acceptation. Et ce n'était vraiment pas facile de deviner d'avance ce qu'elle déciderait.

"Harcèlement sexuel ? C’est vous qui voulez croire que j’en veux à votre corps. J’en veux à vos yeux, ce qui me semble différent et moins pervers. Et puis, ils ne vous croiraient pas. Les gens de la sécurité me connaissent, et je suis sûr que mon sourire angélique…Regardez, celui-là... les inciterait à s’en aller."

Rachel continua de le fixer dans les yeux. Il avait ses yeux là non? Il avait son attention là non? Elle ne comprenait pas ce qu'il voulait s'il ne voulait pas son corps. Et même si ce n'était pas le cas et qu'on ne la croyait pas elle profiterait de ce scandale pour exiger compensation!

- Et si ... je demande à changer de médecin?

Rachel lui envoya un regard plein de défi. Elle n'avait pas aimé qu'il s'amuse de sa réponse >_<. Elle était très sérieuse, malgré ses airs de petite fille. Le pansement bleu avec les hippocampes ne la rendait pas très crédible, mais tout de même! Rachel s'avança encore vers la porte, même s'il l'empêchait de sortir. C'était inacceptable ! On ne prenait pas ses patients en otage ! Elle sentait la colère gronder en elle. Il cherchait vraiment à la pousser à bout !

"Mes bases de séduction insistent plus sur les déclarations, vous voyez. Le genre de trucs que vous devez trouver ennuyeux si vous préféreriez que je vous enlève tout de suite vos vêtements. Non, je sais que vous dites ça dans l’espoir que je vous contredise une nouvelle fois, ce qui au fond vous permettrait de vous énerver pour finalement avoir une raison valable à votre départ. Je vous énerve, mais je sais que je vous intrigue aussi. Seulement, je m’amuse des situations qui vous embêtent, ce qui forcément vous agace encore plus. Et, même si je cherche pas à me justifier, mes principes de séductions reposent plus sur les jeux de regards appuyés, les sourires, et les mots. J’ai pas vraiment l’habitude de draguer une femme en lui enfonçant une aiguille dans le bras, en fait. Je sais, je suis bizarre..."

"Je sais, je sais". Il était vraiment très sûr de lui. Ce qu'elle ne voyait pas, c'était que les défauts qu'elle voyait en lui étaient parfois... les mêmes qu'elle possédait, même s'ils se montraient sous une forme différente et plus discrète. Orgueilleux, joueur, moqueur, manipulateur...
Rachel secoua la tête et mit ses mains sur les hanches.

- Arrêtez de dire que vous connaissez ma réaction d'avance, vous ne me connaissez pas du tout.

Il la jugeait sans la connaître! ... Mais elle aussi faisait de même. Et en plus, elle ne cherchait pas à revenir sur ses préjugés, car cela l'arrangeait. "Mes principes de séductions reposent plus sur les jeux de regards appuyés, les sourires, et les mots", elle avait bien senti ça. Bon, soit! il n'avait pas fait exprès de louper sa prise de sang. Prise de sang qu'ELLE avait demandé d'ailleurs, pas lui.

"Si je vous avez laissée partir avant de vous faire cette prise de sang, je suis sûr que vous auriez eu un manque en partant. Et j’ai pas dit un manque de moi. Seulement un manque que vous puissiez encore me résister. Vous devez y être habituée. C’est dur de refuser quelque chose à un sourire comme le vôtre, mais moi je suis têtu, très têtu. Une vraie tête de mule. Et si mon idée n’est pas de vous retirer vos vêtements, je le répète, elle est au moins que vous restiez. On se fait pas d’idées sur un médecin après deux rendez-vous. Moi j’ai déjà une idée de vous, mais c’est seulement parce que vous me plaisez. Et si ce mot vous agace, eh bien prenez-les juste pour un compliment."

- J'ai BIEN remarqué que vous étiez têtu...

Elle avait dit cela dans un marmonnement. Elle n'arrivait d'ailleurs pas à finir ses phrases, il la coupait avant.
Elle faisait mine de ne pas prêter attention à ses paroles, et roula des yeux face à ce très long discours. Seulement, elle écoutait le moindre de ses mots, cherchant à trouver le bon moment pour rebondir.

- Si vos intentions ne sont donc pas sex...

Et ça recommençait, il continuait de parler et parler pour se défendre. Il ne voulait vraiment pas coucher avec elle? Elle avait beau être une femme assez naïve, elle connaissait la mentalité générale d'un homme en face d'une belle femme. En même temps, en général... un homme aurait vite lâché l'affaire après avoir vu qu'elle ne faiblissait pas. Sauf s'il s'agissait d'un Dom Juan qui se fixait des défis amusants comme "coucher avec une femme mariée" !

"Vous me plaisez". Rachel se mit à rougir. Elle ne pouvait pas s'en empêcher. Quelle conne xD xD. Rachel s'avança encore une fois et posa sa main sur la poignée de porte. Elle le regarda pour lui ordonner de s'écarter. Elle tourna la poignée et tira sur la porte. Il fallait juste qu'il enlève le poids de son corps qui bloquait la sortie. Elle voulait prendre vite la fuite. Rachel ferma les yeux, exaspérée. Puis elle rouvrit ses yeux et lui sourit, de la manière la plus agréable (ou forcée?) possible.

- Disons que vous n'êtes pas un pervers psychopathe, il serait quand même mieux pour vous, mon médecin traitant, de ne pas vous conduire de la sorte si vous voulez que je revienne.

Rachel insista avec le regard pour qu'il la laisse sortir. Le chantage, ça pouvait peut-être marcher? Et puis, elle parlait raisonnablement. Tout à l'heure elle avait simplement pété un câble, et cela avait fini par la faire passer pour ridicule.
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Message(#) Sujet: Re: everybody's got the fever#Dr Taylor everybody's got the fever#Dr Taylor - Page 2 EmptyMer 29 Avr 2009 - 22:14

Spoiler:
 

Peu importait l’attention qu’elle semblait lui porter. Ce n’était pas non plus cette attention qu’il voulait, cette sorte d’attitude agacée par ce qu’il lui disait, ces yeux qui trahissaient sa colère et traduisaient son peu d’intérêt qu’elle paraissait lui porter. Il était presque préférable qu’elle ne dise rien que ces répliques qui chaque fois rabaissaient l’estime d’Adrian qui s’y était pourtant longuement conforté. Le même marteau lui brisait chaque fois les os quand il entendait les réponses cinglantes de Rachel. Il ne comprenait pas. C’était si difficile d’admettre qu’elle était mariée ! Il ne pouvait pas se faire à cette idée, c’était comme s’il jetait les armes, et c’était impossible. La regarder dans les yeux pour finalement y voir sortir du feu, et finir par être meurtri de toutes ces blessures qu’elle lui infligeait par peur de tomber sous son charme. Elle le défiait, elle essayait aussi de le faire plier à l’instar de sa colère. Mais il ne pouvait pas céder, il ne le voulait pas. L’orgueil l’en empêchait. Et l’attention qu’il lui portait malgré la véhémence de ses sentiments était irrévocable. Ni ses yeux grondeur ni ses propos indiscutables n’allaient pouvoir avoir raison de lui. C’était prévu, tout était planifié. Ils devaient se rencontrer, et lui devait endurer longtemps ses réflexions avant de pouvoir obtenir sa confiance et ainsi discuter avec elle. Car le coup de foudre n’était pas que le violent éclair qui ranimait le cœur. Il ne rendait pas amoureux. Il rendait désireux. Et l’amour venait après. C‘était comme une inversion du cours normal des choses.

▬ Pourquoi est-ce que vous demanderiez à changer de médecin ? C’est pas parce que je m’intéresse à vous que je ne vous soigne pas. D’ailleurs, si j’avais réussi à vous la planter, l’aiguille était bien un examen médical, jusqu’à preuve du contraire Smile.

Il lui sourit, sans espoir. Têtu, présomptueux, et plus encore, mais il sortait le courage de ses tripes et non plus de son cœur pour pouvoir faire des efforts et la conquérir. Son cœur ne répondait plus à l’appel, il attendait un courant plus joyeux pour être de nouveau fonctionnel. Là, terré, il était comme débranché. Non, il ne la connaissait pas. Il ne la connaissait pas mieux qu’un passant ordinaire à qui elle aurait souri. A lui, elle lui envoyait la méprise sous toutes ses formes. Et il ne savait pourquoi. Il avait toujours considéré l’intérêt comme une forme de respect et c’est comme si elle le rejetait. Qu’attendait-elle ? Qu’il ne la regarde pas, ne lui sourit pas, et se contente de faire comme à tant d’autres les examens médicaux ? Qu’il la considère comme une miette dans la foule, semblable à tant d’autre ? Comment pouvait-on accepter ce genre de comportement qui était bien plus inacceptable que le fait de capturer sa présence rien que quelques temps ?

▬ Alors laissez-moi vous connaître ! Si c’est pas parce que j’essaie de le faire, alors pourquoi est-ce que vous m’en voulez autant ? Vous préférez peut-être les médecins qui vous regardent à peine et se contentent de faire leur job sans même vous adresser un sourire ? Je suis navré de m’intéresser à mes patients, et encore plus que ce soit sur vous que le sort soit tombé, mais qu’est-ce que je peux au fait que vous me charmez ?

Il avait résumé en quelques mots ce qu’il pensait au fond de lui. La voir s’énerver ne lui plaisait pas, du tout. Qu’elle relâche la pression, cela le faisait rire. Mais qu’elle se fiche de lui au moindre de ses essais pour se montrer agréable ne l’enchantait guère. Vengeance ? Il la vit rougir et sourit gentiment. Il la mettait mal à l’aise. Mais elle s’approchait de la porte ; terrain dangereux. Son regard appuyé et souriant n’y changea rien, il voyait dans le fond de ses yeux que cette amabilité avait pour seul but de s’écarter de lui. Était-il repoussant à ce point ? Après avoir entendu sa dernière phrase, il s’écarta de la porte, lui laissant le passage libre. Il marcha jusqu’à la fenêtre et s’y accouda, regardant ce qui se passait dehors, loin de son misérable échec. Dehors, les voitures et toutes ces vies qui se promenaient à toute vitesse. Les arbres qui flanchaient au moindre coup de vent, et le ciel qui tirait vers le gris. Il n’écoutait pas le claquement de la porte. Il se récitait en lui de vieilles comptines. Il ne pouvait pas se résoudre à entendre la porte claquer. Son claquement aurait été pareil à la claque monumentale qu’il aurait reçue de la part de Rachel. Et la voilà partie. La claque ne claqua pas, elle se ferma sur un dernier courant d’air. Pffuit. Fermée comme Rachel était partie. Peut-être lui avait-elle dit au revoir, il n’avait pas écouté. Il était perdu dans ses pensées, l’air absent, ou pire, l’air mort. Ses yeux, son teint, tout était terne. Il croyait les espoirs définitivement écroulés. Mais, comme pour la laisser définitivement partir, il courut en sens inverse du chemin qu’elle avait emprunté et se dirigea vers la salle aux annonces importantes, lieu où était aussi réglée l’alarme d’incendie. Il prit le microphone, et diffusa son message sur l’étage où était.

« Au revoir, Rachel ».

Le bruit du combiné qui venait de marquer la fin du message le laissa penaud. La fin du jeu. Le « game over » de ses jeux d’enfants qui l’agaçaient tant autrefois. La partie était terminée. Et si elle avait toujours vécu à Ocean Grove, la revoir était impossible. Qu’allait-il faire ? Attendre bêtement à son domicile, le temps qu’elle sorte ? Et lui dire quoi, pourquoi ? Et qu’adviendrait-il de ses paroles ? Ce ne serait que du vent, de la poussière qu’on époussetterait après. Il était à présent seize heures. Sans doute allait-il voir Liam, pour changer de sujet.
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Message(#) Sujet: Re: everybody's got the fever#Dr Taylor everybody's got the fever#Dr Taylor - Page 2 EmptyMer 29 Avr 2009 - 23:09

Rachel semblait fouiller dans une poche imaginaire toutes les répliques possibles pour qu'il la laisse partir. Elle avait tenté le coup de la plainte, et maintenant elle le menaçait de changer de médecin. Elle se sentit présomptueuse sur le coup. Comme si cela allait la déranger qu'elle change de médecin. Son égo en prendrait un coup, mais hormis cela, il ne perdait rien de grand, n'est-ce pas?

"Pourquoi est-ce que vous demanderiez à changer de médecin ? C’est pas parce que je m’intéresse à vous que je ne vous soigne pas. D’ailleurs, si j’avais réussi à vous la planter, l’aiguille était bien un examen médical, jusqu’à preuve du contraire."

Maintenant il se la jouait professionnel. Il l'agaçait au plus haut point. Elle avait l'impression d'être dans des montagnes russes. Elle ne savait jamais sur quel pied danser avec lui. Chaque mot qu'elle sortait se retrouvait mis à la porte. D'ailleurs, la porte... restait bel et bien fermée devant elle.

- Si vous me soigniez aussi bien que vous le dites, je ne serai pas encore là à attendre d'autres médicaments.


Rachel se mit à tousser à nouveau, et cette fois oui elle exagérait xD <3. Elle le fixa dans les yeux en essayant de le sonder. Maintenant elle daignait... s'intéresser à ce qu'il pouvait réellement ressentir? Son entêtement et son enthousiasme l'intriguaient, c'était sûr. Elle ne savait pas qu'on pouvait être à ce point entiché de sa personne.

"Alors laissez-moi vous connaître ! Si c’est pas parce que j’essaie de le faire, alors pourquoi est-ce que vous m’en voulez autant ? Vous préférez peut-être les médecins qui vous regardent à peine et se contentent de faire leur job sans même vous adresser un sourire ? Je suis navré de m’intéresser à mes patients, et encore plus que ce soit sur vous que le sort soit tombé, mais qu’est-ce que je peux au fait que vous me charmez ?"

Rachel ouvrit légèrement la bouche pour prendre la parole, mais le laissa continuer. Elle lui avait tendu une perche sans s'en rendre compte. Elle baissa les yeux, encore sous le coup du rougissement. Il n'avait vraiment rien fait de mal, à part insister lourdement TT'. Il était bien plus plaisant de tomber sur un médecin avenant qui se souciait de vous et qui ne vous traitait pas comme un simple cas médical à traiter, pour sûr. D'ailleurs c'était ce qu'elle avait détesté ici, quand on s'occupait de sa mère. Elle avait été traitée comme une... malade, et non pas une personne.

- Je suis désolée...

Rachel s'excusait... qu'il soit tombé sous son charme? Qu'elle le repousse autant? Qu'elle ait pu dénigrer son humanité? Il était rare de tomber sur ce genre de personnes, et elle lui en voulait en plus. Il faudrait plus d'Adrian et de Rachel dans ce monde pour qu'il soit meilleur d'après moi. Mais peut-être que le quartier d'Ocean Grove ne voulait que s'aggraver? après tout, le monde serait bien ennuyeux si tout le monde était si gentil et rêveur que nos deux personnages...
Elle aurait pu répondre plus aimablement à ses questions. Ils auraient très bien pu être amis! Elle était amie avec le docteur Stanfield, alors pourquoi avec un autre? Si seulement il n'ajoutait pas des insinuations douteuses à chacune de ses phrases... qui la faisaient prendre peur. Elle avait peur de lui. Ils ne pouvaient être amis, ni rien d'autre. C'était trop dangereux, elle le sentait.

Rachel sourit lorsqu'il daigna la laisser partir. Elle avait user de son plus grand atout: le compromis. Elle lui jeta un dernier regard plein de gratitude et s'empressa de fermer la porte derrière elle. Elle n'avait pas dit "Au revoir". Il avait du le lire dans ses yeux, c'était suffisant, non? Elle soupira de soulagement. Et se surprit à perdre son sourire une fois qu'elle se retrouva dans les couloirs de l'hôpital. Elle avait prit l'habitude de la chaleur humaine que ce jeune médecin lui avait donné. Et elle se retrouvait en compagnie de patients pâles et de médecins sérieux. Rachel secoua la tête pour se réveiller. Elle n'allait pas regretter d'avoir réussi à partir! Elle fouilla dans son sac pour vérifier qu'il avait TOUT mis sur son ordonnance. Elle rangea la prescription et se mit à marcher vers la sortie.

Une petite musique se fit entendre dans l'hôpital. La musique précédent une annonce, certainement. Cela rappelait à Rachel certains souvenirs d'école. Elle continua de marcher droit devant elle lorsqu'une voix familière se fit entendre tout le long du couloir.

« Au revoir, Rachel ».

Rachel s'arrêta net. Ce docteur était... fou ! Complètement fou ! Et... cela l'amusait. Elle se mit à éclater de rire soudainement. Un rire discret, bien sûr, très Rachel-ien! Elle fit demi-tour vers l'accueil et s'adressa à une infirmière.

- Dites au docteur Taylor que si je ne vais pas mieux, la semaine prochaine il devrait être averti de mon retour en ces lieux.

L'infirmière demanda si elle portait une plainte ou autre, elle ne comprenait pas trop où elle voulait en venir. Rachel passa une de ses mains derrière ses cheveux et lui dit de laisser tomber. Elle ne changerait pas de médecin. Mais elle espérait vraiment être guérie d'ici la prochaine fois qu'elle le verrait. Peut-être que d'ici là, il se sera calmé et aurait pris quelqu'un d'autre comme cible? Rachel restait une éternelle optimiste. Et... inconsciemment, elle espérait avoir faux. Rachel Menken n'était pas si parfaite que cela apparemment.

(fin)


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