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 everybody's got the fever#Dr Taylor

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everybody's got the fever#Dr Taylor Vide
Message(#) Sujet: everybody's got the fever#Dr Taylor everybody's got the fever#Dr Taylor EmptyLun 27 Avr 2009 - 2:51

Une heure et trente secondes. Cela faisait une heure et trente secondes qu'elle attendait. Elle ne comprenait pas. Pourtant ils avaient cette visite "de routine" depuis maintenant un mois ! Et il arrivait toujours en retard. Les médecins étaient-ils tous déréglés? En tout cas, Rachel détestait cela. Elle était maniaque ET ponctuelle. Il était très rare qu'elle soit pressée ou qu'elle se sente dépassée par les événements. Sa vie était bien organisée et elle l'aimait ainsi. Alors... le fait que ce jeune docteur lui fasse le coup à CHAQUE fois l'irritait parfaitement. "Parfaitement", manière de dire. Peut-être qu'il le faisait exprès, qui sait?

"Non, Rachel, ne sois pas égocentrique, tout ne tourne pas autour de toi!"

C'était drôle comme pensée, n'empêche. Rachel Menken était TOUT sauf égocentrique. Sa meilleure amie disait même qu'elle devrait penser un peu plus à elle. Mais elle n'y arrivait pas. Rachel avait passé sa vie à soutenir sa mère de son vivant, et cela l'avait "formé" à toujours être là pour les autres. Cette femme était tellement gentille que l'absence de son mari ne la mettait même pas sur les nerfs. Elle ne lui avait jamais reproché, et ne pensait même pas à en discuter avec lui. Ca la rendait triste, oui, peut-être... mais en tout cas, cela ne se voyait pas. Elle arborait toujours le même sourire aimable qui calmait quiconque le rencontrait. Elle faisait toujours autant rire sa fille Samantha et elle était toujours aussi bonne conseillère pour son voisinage. Comme si elle n'avait pas le moindre souci.
C'était aussi pour cela que Rachel répugnait à l'idée de venir ici. C'était comme si elle avouait qu'il y avait en vérité un "couac" dans le petit monde qu'elle s'était créé. Elle croyait qu'on allait simplement lui fournir une prescription de médicaments puis la laisser tranquille, mais non! il avait fallu qu'elle tombe sur ce jeune médecin aux yeux bleus. D'ailleurs, pourquoi préciser qu'il avait les yeux bleus, ce n'est pas un détail utile! Corrigeons: "il avait fallu qu'elle tombe sur ce ... médecin" (sans le "jeune" c'est encore mieux, parce qu'il soit vieux ou jeune ne change rien, n'est-ce pas?)
Il avait insisté pour qu'elle suive un traitement plus régulier et qu'elle lui rende visite chaque semaine. Normalement, Rachel aurait accepté sans rechigner cette sage proposition. Non, elle aurait même remercié le médecin-qui-est-ni-jeune-ni-blond-ni-doté-de-yeux-clairs pour sa prévenance. Mais là... ça l'avait agacé. Elle n'aimait pas comment il la regardait. Elle n'aimait pas comment il lui souriait. Et en plus il n'arrêtait pas de sourire. C'était agaçant, et Rachel ne savait pas pourquoi. C'était agréable d'avoir un médecin souriant et prévenant... non? Oui. Justement. Un peu trop agréable.



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Message(#) Sujet: Re: everybody's got the fever#Dr Taylor everybody's got the fever#Dr Taylor EmptyLun 27 Avr 2009 - 17:17

Adrian avait entamé son après-midi par une vieille patiente qui souffrait d'arthrose. Ce genre de cas l'ennuyait profondément. Il aimait au contraire l'action et l'inconnu, où il se jetait avec plaisir et motivation. Chaque jour, il attendait avec impatience le bruit du lit roulant à toute allure sur le sol ciré de l'hôpital, tournant avec maladresse dans les couloirs, avec une ribambelle de médecins qui couraient en tous sens, presque affolés. Il y avait généralement un ou deux cas par jour quand la chance lui souriait. Aujourd’hui, pour le moment, il n’y en avait eu aucun, et Adrian guettait chaque instant le fameux bruit qui lui chatouillait les oreilles depuis sa plus tendre enfance.
Il salua poliment la patiente, et se dit avec un grand sourire qu’il en avait terminé. Mais la satisfaction était plus vive encore avec l’arrivée du patient suivant. Il ouvrit avec un air intéressé son agenda, et parut satisfait de voir que c’était Rachel, la jeune femme à qui il avait demandé la visite régulière. En réalité, il l’avait ouvert en sachant pertinemment que c’était à son tour, mais par plaisir de voir écrit son nom il n’avait pas résisté. Elle n’avait pas besoin de ces rendez-vous ; ce genre de grippes n’était ni dangereux, ni insupportable. Mais il avait bien fallu trouver un motif à sa venue, et c’était le plus plausible. Il sentait que le motif de la santé était le seul qui lui aurait convenu. Adrian referma son agenda, un regard malicieux se dirigeant vers la salle d’attente. Il avait été quelque peu retardé et il en était mieux ainsi car il adorait voir se peindre sur le visage de Rachel ce soupçon d’énervement. Il suspectait son amour de la ponctualité.

Allez, mon grand. Une semaine que t’attends cette heure, c’est pas maintenant qu’il faut déconner ! se dit-il tout empli d’appréhension.

Il ouvrit la porte de son bureau en grand, et se dirigea d’un pas impétueux vers la salle d’attente. Il se cacha derrière le mur qui encadrait la salle, et, très vif, sauta vers la salle en annonçant :

▬ Booonjour !

Il savait qu’elle allait sursauter. Elle devait sûrement être quelqu’un de rêveur, souvent accaparée par ses pensées ou ses doutes. Il savait aussi qu’elle ne l’aimait pas. On ne pouvait pas aimer le danger. Car c’était ce qu’Adrian était pour elle, le danger. Insouciant, naïf, joueur, il était comme elle et c'est ce qui l’avait attiré chez cette femme. Mais elle devait se refuser à l’admettre et préférer rester avec sa fille et son mari, comme la parfaite mère de famille américaine. Adrian sentait qu’au fond d’elle qu’elle avait envie d’évasion et voir un médecin drôle et attirant qui plus est, devait remettre totalement en cause sa vision idyllique de la famille et de ce que se doit d’être la mère modèle. Cela le faisait rire. Il aimait à la voir refouler ses émotions et ses sourires qui faisaient grimacer sa bouche. Il imaginait qu’elle se doutait que ces visites n’avaient aucun intérêt, mais le fait qu’elle y aille en disait déjà long. Adrian fit un demi-tour et repartit vers son bureau.

▬ Oh, je vois. Vous me suivez, n’est-ce pas ? Mon bureau n’est pas très commode pour ce genre de choses mais si on pousse mes dossiers on pourrait sans doute faire de la place.Hin

Il lui fit un clin d’œil. Elle devait s’étrangler de rage mais lui jouait à merveille le jeu du plus malin. Il rit doucement, pour qu’elle ne voit pas ce qu’il faisait. Ses yeux bleus dans les siens avaient dû la troubler ou la faire frémir de colère, et il aimait qu’elle la déteste, parce qu’il savait qu’elle devait vivre avec son mari ce genre d’amour très sage. Amour, romantisme et calme, depuis sans doute assez longtemps, était certainement soporifique. Et s’il voulait la conquérir, il fallait justement qu’il soit le contraire de l’homme qu’elle aimait. Il était décidé à jouer jusqu’au bout, jusqu’à ce qu’elle craque. Et il en était persuadé, elle craquerait rapidement.

▬ Je plaisantais…lui susurra-t-il une fois installé sur sa chaise. Il la fixa longuement, avec un sourire en coin. L’heure allait être courte, et la séduction avait déjà commencé.
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Message(#) Sujet: Re: everybody's got the fever#Dr Taylor everybody's got the fever#Dr Taylor EmptyLun 27 Avr 2009 - 17:55

Rachel posa ses mains sur ses genoux et serra les jambes. Elle se crispait dans son siège. Il venait de faire son entrée.

"Booonjour !"

Rachel cligna des yeux. Elle répondit doucement "Bonjour", et le regarda tourner autour d'elle. Elle ne baissa pas les yeux. Elle avait sursauté légèrement, sortant de sa rêverie. Elle feignait l'indifférence. Son attitude la dérangeait. Aucun homme n'avait essayé de la séduire de manière aussi... lourde. Ils lâchaient souvent l'affaire. Cela ne la déplaisait pas de se savoir appréciée. Mais pas autant. Elle trouvait qu'elle recevait déjà suffisamment d'attention de la part de ses proches, son mari et sa fille y compris. Elle analysa son air jovial. Il paraissait content de la voir. Cela ne devait pas être un métier facile, avec tous ces malades à s'occuper. Il fallait bien qu'il trouve un moment de répit. Dommage que c'était avec elle.

"Oh, je vois. Vous me suivez, n’est-ce pas ? Mon bureau n’est pas très commode pour ce genre de choses mais si on pousse mes dossiers on pourrait sans doute faire de la place. "

Rachel se sentit mal à l'aise. Elle se mordit les lèvres, comme si elle s'empêchait de rétorquer au tac au tac. Elle prit une profonde inspiration. Et passa sa main dans ses cheveux pour glisser une de ses mèches derrière l'oreille.

- Vos médicaments ne marchent pas.

Comme pour confirmer ses dires, elle se mit à tousser bruyamment. Elle posa sa main sur son coeur et soupira. Elle en avait marre d'être malade. Elle détestait se sentir faible. Elle détestait dépendre des prescriptions de ce médecin. Elle le fixa également dans les yeux.

- Très drôle. On peut revenir à ma grippe s'il vous plaît?

Rachel émit un sourire aimable. Elle faisait un effort. Ses yeux clairs fixèrent encore ceux du docteur Taylor. Elle avait à présent un petit air d'enfant, et on voyait que ses yeux pétillaient légèrement. Elle redevenait la Rachel Menken aimable que tout le monde appréciait. Elle ne se forçait même pas, le naturel revenait simplement au galop.
C'était étrange n'empêche. Lorsque Don l'avait invité à prendre un café, elle avait rougi et accepté après quelques sourires échangés. Cela avait été simple, et elle ne s'était pas méfiée de lui. Elle avait eu raison d'ailleurs. Mais lui... l'effrayait. Elle n'avait pas confiance.

- Mon mari m'attend, sans vouloir vous presser. Et puis, d'autres patients vous attendent aussi, je ne voudrais pas déranger.


Elle s'excusait. Toujours à penser aux autres avant. Et cette fois, ça l'arrangeait. Elle s'en servait comme excuse pour qu'il se dépêche de l'ausculter et la laisse partir. Quand est-ce qu'il arrêterait de jouer à ça? Elle connaissait ses intentions, elle savait que ce n'était pas possible de passer autant de temps sur son cas. Mais elle venait tout de même. Soit il avait raison de penser qu'elle était tombée sous son charme. Soit... elle attendait quelque chose en retour. Soit... elle obéissait tout simplement aux recommandations d'un médecin attentionné.
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Message(#) Sujet: Re: everybody's got the fever#Dr Taylor everybody's got the fever#Dr Taylor EmptyLun 27 Avr 2009 - 19:36

Adrian, lâcher l’affaire ? Ce serait lui faire insulte. Inconsciemment, le jeune homme estimait qu’après une vie si rude, il devait au moins avoir une vie saine et bien menée. Les embûches, il en avait trop eu. Et Rachel, ce n’était pas qu’un simple caprice. Ce n’était pas une façon de sauver son environnement social ou mêler à une femme à sa vie. C’était simplement qu’ils devaient être ensemble. Elle ne pouvait pas le repousser inlassablement ! Ce coup de foudre qu’il avait eu pour elle était infrangible. Sa sympathie et sa grâce – qui soit dit en passant, ne le laissaient pas de marbre –, étaient contraints à faire un effort. Rien qu’un regard, voulait-il supplier. Mais lui-même s’était enrôlé dans cette facette de lui orgueilleuse pour quiconque ne saurait rien de son passé. Ces moments avec elle n’étaient pas un instant de répit, au contraire ! Il fallait qu’au fond de lui, tout fût en ordre et prêt à jaillir. Il fallait qu’il lui plaise ! Peu importe qu’il paraisse idiot, pourvu qu’il ne semble pas gêné ou calme de la voir. Sans le faire exprès, Adrian haussa les sourcils avec un air attendri…Pauvre petite.

▬ Bien sûr qu’on peut y revenir. Suffit d’un sourire. Ajouta-t-il avec un regard…un regard d’Adrian. Ce regard doux mais amusé, avec lequel toute parole était inutile.
Mes médicaments ne font pas d’effet…Ah…Ca m’étonne…rit-il. Il replongea son regard dans le sien. Je sais qu’ils ont fait effet. Vous toussez pour me contredire. Vous aimez avoir raison. Ce qui nous fait au moins un point commun.


Il griffonna sur une bloc-note les médicaments qui étaient nécessaires à sa guérison. Mais en les y inscrivant, il songea soudain à l’endroit où elle était allée les chercher. Elle était certainement allée les prendre à la pharmacie au coin de sa rue. Mais les pharmaciennes auraient dû lui dire qu’ils ne pansaient en rien la grippe. Donc…elle avait voulu revenir, pour se rassurer ou juste pour le voir. Il sourit. Il la regarda puis voyant qu’elle avait les yeux baissés, se remit à écrire. Il sentait son malaise.

▬ Je vous sens mal à l’aise, et ce n’est pas qu’une impression à mon avis. Vous savez, je ne vais pas manger, quoique… Il ne termina pas sa phrase, il savait qu’elle comprendrait. Il ne la mangerait pas, ou seulement ses yeux.

Il déchira avec une extrême lenteur le papier du bloc, termina son ordonnance, puis hésita à les lui donner. Elle ne pouvait pas partir ! Adrian savait que si elle partait, elle ne reviendrait pas, et c’était impossible. La gorge du médecin se resserra lorsqu’il entendit le mot « mari ». Ah oui, le mari. Le fameux, le vil, l’odieux. Comme l’aguille qui éclate la bulle d’air, ce mot était venu tout gâcher. Adrian avala péniblement sa salive, et de son regard, lui demanda :

▬ Je peux vous la donner mais…J’ai quoi en échange ? :D

Il usait ses dernières forces à sourire. Et il pouvait bloquer la porte, l’empêcher de partir. Il pouvait la faire rire encore, jusqu’à ce qu’elle se décide à lui sourire elle aussi. Il allait tout tenter pour la retenir, ou peut-être la suivre jusqu’à sa voiture pour finalement lui demander un café. Qu’importe les autres patients ! Vieux, jeunes, ils seront tous malades un jour ! Et leurs poumons enfumés peuvent bien attendre quelques minutes !

Je t’en prie, ne pars pas. Attends juste un peu. Tu le sais, tu sais qu’on DOIT se voir.
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Message(#) Sujet: Re: everybody's got the fever#Dr Taylor everybody's got the fever#Dr Taylor EmptyLun 27 Avr 2009 - 22:17

<3 il est chou xD

"Bien sûr qu’on peut y revenir. Suffit d’un sourire.

Rachel se força à ne pas rouler des yeux, ou montrer d'autres signes d'agacement. Elle avait sourit pour obtenir ce qu'elle voulait, et ce qu'il voulait aussi apparemment: un minimum de sérieux. Enfin, un minimum minimum >_<. Elle se mit à jouer avec ses mains nerveusement. Elle n'avait pas fait exprès de tousser. Si? Peut-être qu'inconsciemment cela avait aidé à montrer que ses médicaments ne marchaient pas. Elle haussa légèrement le ton.

- S'ils faisaient effet, alors pourquoi me convoquer ici?

Avait-elle vraiment envie d'entendre la réponse? Elle fronça légèrement des sourcils. Rachel ne fronçait JAMAIS des sourcils. Ce n'était juste qu'en sa présence. Même son voisin râleur et sa voisine qui lui cherchait des emmerdes ne l'agaçaient pas autant. Et puis, elle ne voulait pas avoir de point commun avec lui. Ils avaient beau tous les deux l'habitude de sourire, l'envie d'aider les autres, l'esprit aventureux (enfin, Rachel... c'est dans ses rêves qu'elle l'a!), et... rien, non c'était tout. Elle ne voulait pas connaître plus de ce jeune homme. Elle ne voulait pas voir... qu'ils avaient d'autres points en commun.

- Je préfère les personnes qui me sont contraires. Et j'ai trouvé mon alter ego, merci bien.

Les contraires... s'attirent, non? Rachel tenait tête à ce médecin présomptueux. Oui, maintenant elle le trouvait présomptueux. Elle se concentrait sur le moindre des défauts qu'elle notait chez lui.

"Je vous sens mal à l’aise, et ce n’est pas qu’une impression à mon avis. Vous savez, je ne vais pas manger, quoique…"

Rachel sentit ses joues s'empourprer. Elle détourna les yeux. 1 point pour Adrian. Elle avait perdu au jeu du regard. Elle regarda ses mains, et s'aperçut de sa nervosité. Elle secoua ses mains et tenta de se relaxer. Elle leva ensuite les yeux pour voir qu'il lui tendait sa prescription. Elle leva sa main pour la prendre, mais il semblait avoir changer d'avis. Elle fronça encore plus des sourcils.

- Pardon?

En.. échange? L'idée d'avoir fait une bonne action? L'idée d'avoir réussi à soigner une patiente?
Elle se mit à rire légèrement. Il pouvait être drôle... sans le vouloir en fait. Elle se redressa de la chaise et croisa les bras. Elle regarda dans son sac. Elle soupira. Elle avait besoin d'autre chose...

- Hum. Au fait, docteur... en ce moment, je ne me sens pas très... en forme. En plus de la grippe en fait. C'est peut-être des effets secondaires de vos médicaments?

Rachel parlait très lentement, pesant ses mots. Elle détestait avouer qu'elle avait une faiblesse. Mais là, elle avait besoin d'aide. Elle le fixa à nouveau dans les yeux. Son regard était moins froid que précédemment. Il semblait même vulnérable.
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Message(#) Sujet: Re: everybody's got the fever#Dr Taylor everybody's got the fever#Dr Taylor EmptyLun 27 Avr 2009 - 23:10

ILS sont choux =P

Chaque regard désintéressé de Rachel rabaissait Adrian en le rendant pourtant heureux. Il était satisfait de cette discussion sans être satisfait de lui-même. Il aimait à se faire passer pour odieux. C’était la carapace dont il avait toujours eu besoin pour faire face à sa vie. C’était avec elle qu’il avait réussi à braver les difficultés – et elles ont été nombreuses. Son air avait l’air intrigué mais elle s’empressait aussitôt de le faire passer pour agacé. C’était sa carapace à elle. Chacun avait la sienne et se heurtait à celles des autres. C’était là l’ennemi des relations et les maux des belles paroles. Mais c’était là aussi l’intérêt de la conquête. Est-on satisfait d’avoir des amis s’ils ne connaissent pas notre mentalité ? Est-on satisfait d’avoir une femme si elle est tombée dans nos bras au moindre sourire ? Il fallait qu’il souffre, il fallait qu’il endure, et alors il serait heureux d’avoir su la faire sienne. Se comprendre n’est jamais trop bien, au contraire. Plus on se comprend et plus l’once de mystère qui rapproches les cœurs s’éteint tristement.

▬ Je vous convoque dans votre intérêt…Rachel. Il avait franchi une ligne supplémentaire en l’appelant par son prénom. Il avait feint d’avoir regardé l’ordonnance mais en réalité, il connaissait son prénom depuis le premier rendez-vous. Comment pourrait-on oublier son prénom ? Ce serait comme oublier le sien. Nouveau pincement de cœur en entendant « l’alter ego ». Naïve, pensait-il. C’est moi ton alter ego ! Ça se voit, dans tes yeux, que c’est moi que tu cherches !

▬ On n’est jamais sûr de rien.

Adrian blêmit. Il ne fallait pas qu’elle soit malade à cause de lui. Ou plutôt si ! Qu’elle s’intoxique, et vite ! Qu’elle reste à l’hôpital, dans la chambre inoccupée en face de son bureau ! Il avait une semaine peu chargée, de surcroît. Mais il redevint rapidement blafard en imaginant que…il baissa le regard vers son ventre. Il semblait plat. C’était déjà une bonne nouvelle. Il ne manquerait plus qu’elle ait un deuxième enfant de l’ennemi. Il sentit Rachel mal à l’aise. Il fronça les sourcils aussi en croisant les bras pour se concentrer sur ses mots et chercher dans ses cours de fac les médicaments et leurs effets secondaires. Il sourit.

▬ Étrange… Ces médicaments sont pas vraiment réputés pour avoir des effets secondaires. Navré, désolé, VRAIMENT attristé de devoir vous annoncer que vous devez revenir pour des examens. Adrian baissa la tête avec un air faussement ému.

Face au regard étonné de Rachel qui n’avait pas l’air de comprendre ce qui se tramait dans la tête d’Adrian, celui-ci évita son regard. Ce serait le déshonorer que Rachel le surprenne. Le schéma, c’était la femme qui s’éprenait de l’homme, peu importe qu’il l’ait été avant, pourvu qu’elle se croie la première. Adrian avait peut-être un peu peur du vide et de ce que représentait le « non » de Rachel. Il ne voulait pas imaginer qu’elle puisse se montrer forte et s’en aller en claquant la porte. Il ne pouvait pas le croire. Adrian se leva et s’avança vers la porte, la bloquant.

▬ Je n’ai aucun rendez-vous l’après-midi cette semaine. Vous feriez bien de réserver maintenant, MADEMOISELLE.
Il insista sur ce mot. Elle n’était pas mariée à ses yeux. Elle était simplement éprise d’un homme qui avait fait, par chance, sa rencontre et qui depuis vivait avec elle. C’est le rêve de toute femme, d’avoir un mari et des enfants, de former une famille. Et parfois, elles préfèrent à la solitude un mari inconvenant pour lui donner des enfants. Comme si le fait de ne pas en posséder réduit leur vie à néant. Trente ans, c’est le bon âge pour songer à une vie plus romanesque. Les sentiments, les amourettes, sont destinés à l’adolescence et à son insouciance. Les rêves et les promesses illusoires d’une existence parfaite sont pour les jeunes adultes. Après, le temps est venu de se décider à mener une vie heureuse et plus drôle, de finir en beauté le spectacle de sa vie.

▬ Sinon…Je m’appelle Adrian, j’ai trente ans. Je vis à Ocean Grove depuis toujours et j’y travaille depuis cinq ans. Enchanté, Rachel.
Il repartait à zéro. Ou il faisait semblant, pour observer sa réaction. Il fit un grand sourire enfantin.
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Message(#) Sujet: Re: everybody's got the fever#Dr Taylor everybody's got the fever#Dr Taylor EmptyLun 27 Avr 2009 - 23:54

Heureusement que Rachel ne lisait pas dans ses pensées. Elle n'aurait vraiment pas apprécié d'entendre ses pensées calculatrices vis à vis d'elle.

"Je vous convoque dans votre intérêt…Rachel."

La dite Rachel secoua la tête. Il était ingérable ce médecin. Il ne pouvait même pas se montrer un minimum discret lorsqu'il flirtait avec elle? Elle se souvenait du premier jour où elle l'avait rencontré. Elle avait emmené Samantha avec elle, mais... cela ne l'avait pas empêché d'essayer de la séduire. En présence de sa FILLE! Bon, n'exagérons pas, il ne la harcelait pas et n'émettait aucun contact physique, jusqu'à maintenant. Elle soupira de soulagement à cette pensée. Même s'il insistait, d'un autre côté il la laissait venir doucement. Elle se demandait comment on pouvait avoir autant d'espoir. Même elle n'en aurait pas autant à sa place. Elle était mariée et amoureuse en plus. Même s'il la troublait.
Rachel se sentait ... plus forte qu'à l'ordinaire face au docteur Taylor. Comme elle était sur la défensive, elle se révélait vraiment face à lui en fait. Plus têtue, plus forte, plus agressive, plus méfiante. Des traits de caractère qu'elle ne s'attribuait pas à l'ordinaire. Elle ne se sentait pas forte, malgré tous les obstacles qu'elle avait su traverser et la vie stressante qu'elle avait encore aujourd'hui.

Rachel le vit blêmir un instant. Elle roula des yeux, agacée. Elle savait que ce n'était pas les médicaments. C'était autre chose. Mais elle savait comment se soigner, elle avait juste besoin de son aide.
Elle le vit baisser les yeux vers son ventre. Il l'avait déjà déshabillé du regard avant, elle le savait, elle le sentait et c'était cela qui la gênait, mais là c'était différent. Elle sentait de la crainte. Elle fronça des sourcils. S'il voulait seulement se la taper, cela ne devrait pas le faire flipper non? Déjà, le fait de voir qu'elle était mère ne semblait pas lui avoir posé problème. Samantha l'avait même apprécié.

"Étrange… Ces médicaments sont pas vraiment réputés pour avoir des effets secondaires. Navré, désolé, VRAIMENT attristé de devoir vous annoncer que vous devez revenir pour des examens. "

Rachel sauta sur cette occasion pour placer son mari dans la conversation. Comme si... elle le provoquait en fait.

- Je n'ai pas fait de test de grossesse encore, je ne pense pas que ce soit précis. Vous pourriez peut-être me faire une prise de sang?

A vrai dire... Don ne l'avait pas touché depuis plusieurs mois déjà. Il était trop fatigué en rentrant. Ils avaient d'autres manières de se toucher autre que l'acte d'amour lui-même, il lui arrivait de la caresser, de l'embrasser, elle lui prenait la main et le dévorait des yeux... mais c'était dans de rares occasions à présent. Rachel y songea un instant. Peut-être qu'il était triste? Peut-être y'avait-t-il une autre raison à ses absences de plus en plus nombreuses? Elle ne suspecta pas une liaison, non, elle pensait plutôt à une mauvaise nouvelle. Elle se mordit les lèvres. Elle devrait se montrer plus "supportive" ce soir. Elle lui ferait son plat préféré et forcerait Samantha à se montrer câline avec son père. Peut-être que ce qui tracasse son cerveau se dissipera devant de telles marques d'affections?
Rachel revint à elle, et se dit qu'il était temps de partir maintenant qu'elle avait les autres médicaments à prendre en main. Elle allait devoir passer à la pharmacie avant d'aller chercher Sam à la crèche. Elle passait sa vie à courir, on dirait! Elle se leva et se dirigea donc vers la porte. Elle sursauta lorsque soudainement, venant de nul part, il s'interposa devant elle et la porte. Elle leva les yeux vers lui. Elle était plus petite que lui >_< xD. Elle continua de le fixer dans les yeux, avec un air toujours agacé. Dire qu'il y a à peine cinq secondes, son esprit vagabond s'était mis à se soucier de son mari et maintenant qu'elle revenait à la réalité il était là à... l'emmerder profondément.

"Je n’ai aucun rendez-vous l’après-midi cette semaine. Vous feriez bien de réserver maintenant, MADEMOISELLE."

- Vous ne pouvez pas le faire maintenant?

Etrange. Elle émit un léger sourire lorsqu'elle l'entendit dire "MADEMOISELLE" de manière si insistante. Un sourire... moqueur en fait. Un sourire qui voulait lui dire "C'est ce que tu aimerais bien, mon vieux, hélas ce n'est pas possible!". Rachel remit son sac à son épaule et passa à nouveau une main dans ses cheveux.

"Sinon…Je m’appelle Adrian, j’ai trente ans. Je vis à Ocean Grove depuis toujours et j’y travaille depuis cinq ans. Enchanté, Rachel. "

"Depuis toujours"? Rachel eut une seconde de curiosité. Elle ne l'avait jamais rencontré auparavant pourtant. Elle était à Ocean Grove depuis plus de dix ans. Peut-être que si, ils s'étaient déjà rencontrés, mais leurs vies avaient voulu qu'ils se tracent et ne s'arrêtent pas au même point... jusqu'à maintenant. Rachel continua de le regarder dans les yeux. Elle se forçait de ne pas regarder ailleurs. Regarder ses cheveux blonds qui semblaient si soyeux. Regarder sa silhouette bien bâtie qui donnait envie de se consoler dans ses bras.

- Hum... Vous avez mon dossier pour savoir le reste de.. enfin, vous connaissez mon dossier, je n'ai pas à me présenter... non?

Rachel était embrouillée. Qu'est-ce qu'il attendait? Pourquoi il se présentait >___Elle ne voyait pas l'intérêt ! Rachel secoua la tête.

- Je ne vous ai jamais rencontré auparavant, pourtant j'habite ici depuis longtemps moi aussi...

Rachel se mordit les lèvres et détourna le regard. Elle n'avait pas pu lâcher cette once de curiosité vis à vis de lui. C'était peut-être cela qu'il cherchait? Son attention.
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Message(#) Sujet: Re: everybody's got the fever#Dr Taylor everybody's got the fever#Dr Taylor EmptyMar 28 Avr 2009 - 17:53

Adrian ricana de malaise, cherchant à cacher son angoisse. Tout était calculé par nécessité. C’était comme s’il jouait sa propre vie. « Joue si tu oses », lui susurrait son esprit. Mais la fatalité exerçait sur ses épaules son immense masse. Elle était mariée, mère, et définitivement prise. Mais il ne pouvait s’en empêcher, il était relié à cette femme depuis le premier rendez-vous, depuis qu’elle était venue avec son beau sourire et ses joues adorables, et sa petite fille dans une main. Adrian en avait presque été jaloux ; stupide rêveur. Comme s’il espérait un jour pouvoir tenir l’autre main. D’un côté, un aimait en cette femme le fait qu’il ne puisse la posséder. Il la regardait inlassablement, sans ne pouvoir rien faire, et devait faire de ses yeux la seule chose qu’il pouvait dévorer. Il pensait à elle comme on songe à un rêve intouchable, et qu’on le regarde souvent se mourir. La discussion suivait son cours mais il sentait que tout n’était plus qu’espoir. Et de l’espoir, il en était tout empli. Il y avait plus d’espoir et de joie dans son âme que d’eau dans son corps. Il était obligé de continuer, par peur sans doute d’être déçu s’il n’avait pas essayé. Son père lui avait toujours dit de goûter avant de dire qu’il n’aimait pas la nourriture, et Adrian s’était rapidement rendu compte que cette règle était applicable à plus grande échelle.

Il sentait que Rachel se dévoilait. Il sentait l’ardeur qui bouillonnait en elle, prête à exploser. Il ne comprenait d’ailleurs pas que l’on puisse être si peu réceptive face aux avances d’un homme. Il se savait plutôt attirant, et avait appris à tirer profil de ce physique, mais au-delà de cela il y avait aussi l’attention qu’il lui portait. Il l’enfouissait sous ses airs hautains. Et il aimait à croire que derrière les barrières qu’elle fixait à leur relation, elle comprenait son jeu et savait le décrypter. Sa haine venait peut-être du fait qu’elle refoulait ses pensées avec maladresse. Et autrement qu’avec la fougue et les répliques blessantes, il n’y avait pas d’autres moyens d’essayer de faire fléchir Adrian. Il était déjà bien difficile de lui retirer une idée qu’il avait en tête. Adrian n’était pas le genre d’hommes à déshabiller du regard. Il gardait les surprises pour la fin. La fin…ou le début d’une relation. Elle avait dû comprendre ce qu’elle avait voulu qu’il fasse. Cela aurait une bonne raison à sa colère. La présence d’Adrian avait l’air de la dévoyer. Pour le moment, il regardait son corps avec appréhension, comme s’il pouvait présager la suite des choses, mais il ne lui était pas venu à l’esprit de la mettre dans son lit. Sans mère, ayant dû l’imaginer, il avait eu une vision de la féminité exaltant de passion et de tendresse. Il touchait les femmes avec délicatesse et sensualité, croyant leur faire mal à chacun de ses gestes appuyés. Leur corps, mince et gracile, semblait être pareil à de la porcelaine, et il craignait de le casser.

▬ Une prise de sang ? Adrian ravala de nouveau sa salive. Elle coinçait toujours au fond de sa gorge et il devait faire un brusque mouvement pour décoincer cette vérité. Oui je peux la faire maintenant. En plus…il feuilleta son carnet de rendez vous. Ça tombe bien, parce que je n’ai aucun rendez-vous durant ces deux heures et c’est justement le temps qu’il faut pour avoir les résultats. Vous verrez, je suis de très bonne compagnie, ajouta-t-il rieur.

Adrian avait bien fait de se mettre devant la porte ; il s’en félicita. Il la regarda avec attention jeter son sac sur son épaule en l’observant de ses yeux bleus coléreux. Adrian essayait de contenir ses émotions en lui, mais la situation ne semblait toujours pas se dulcifier, au contraire, la tension augmentait pour chacun d’eux. La dignité s’opposait aux sentiments, et c’était combat rude que celui-ci.

▬ Ça change quand même. Si vous lisiez mon carnet, vous y verriez mes maladies, il y aurait toutes mes allergies décrites avec précision, ma date de naissance et mon régime alimentaire. Et pourtant, vous ne pourriez pas affirmer me connaître…

Il essayait par les présentations d’apaiser les choses, de la retenir plus longtemps. Il se doutait qu’à cette heure, sa fille devait l’attendre ou bien Rachel devait rentrer lui préparer son goûter. Toujours était-il qu’il était là, posté devant la porte, et que sa taille ne se laisserait pas déplacer. Dans ce couloir, peu de monde passait, et peu de gens pourraient remarquer que la porte était fermée. Il ne se passerait rien ; on ne pourrait reprocher à un médecin de fermer la porte de sa salle. Mais dans la salle en revanche, il se passerait des choses. Rachel pourrait lui mettre une claque, et alors Adrian serait anéanti. Ou cèderait-elle à ses demandes en acceptant de le revoir. Ne la connaissant pas, ou si peu, il n’attendait rien d’autre qu’un autre rendez-vous où elle serait avec lui et où, gais, il siroteraient un jus.

▬ Pas vraiment étonnant. Ma maison, c’était surtout l’hôpital. On choisit pas sa famille comme on dit hein, et apparemment on choisit pas non plus leur mort.

Pff...T'en vraiment un con d'avoir lâché ça Adrian, se dit-il.

Il avait lâché ça nerveusement avec un soupçon de tristesse, mélancolie qu’il gardait prisonnière en lui-même. Il baissa les yeux. Il était désolé. Il n’aurait pas dû dire ça. Sa légendaire maladresse lui avait une nouvelle fois fait défaut. Il allait la contraindre à rester par simple politesse ou à se taire alors qu’elle voudrait crier. Il marmonna :

▬ Bon… Si vous voulez on va faire la prise de sang…

Il avait comme parlé au sol, n’osant plus relever sa tête. Il attendait qu’elle parle pour retrouver ses joyeux esprits et repartir du bon pied pour ne plus qu’elle reparte.
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Message(#) Sujet: Re: everybody's got the fever#Dr Taylor everybody's got the fever#Dr Taylor EmptyMar 28 Avr 2009 - 18:53

>_< kyah je le kiffe xD (Maud va pas aimer ça xDDDD)

" Une prise de sang ? ... Oui je peux la faire maintenant. En plus…Ça tombe bien, parce que je n’ai aucun rendez-vous durant ces deux heures et c’est justement le temps qu’il faut pour avoir les résultats. Vous verrez, je suis de très bonne compagnie."

Rachel émit un sourire malicieux. Il croyait vraiment qu'elle voulait se faire une prise de sang pour rien? Elle le savait qu'elle n'était pas enceinte. Etait-elle tombée dans son propre piège? Non. Il jouait avec elle, alors elle jouait avec lui aussi. Cependant, le fait qu'il prenne avantage de sa situation, qu'elle soit malade ou enceinte, la gênait un peu. Il semblait être content qu'elle soit... malade. Il devait être un brin psychopathe en plus de machiavélique. Elle l'enregistra dans sa liste des défauts et garda son regard fixé dans le sien. Elle ne devait pas faillir. C'était un jeu, et elle ne craquerait pas. Quitte à perdre deux heures de sa journée pour une maudite prise de sang. Et il y avait autre chose à la clé...

"Ça change quand même. Si vous lisiez mon carnet, vous y verriez mes maladies, il y aurait toutes mes allergies décrites avec précision, ma date de naissance et mon régime alimentaire. Et pourtant, vous ne pourriez pas affirmer me connaître…"

Rachel voyait bien qu'il lui barrait la route. Elle était prisonnière de son bureau, de ses désirs, de ses pensées. Il semblait s'agripper à ces séances de quelques minutes comme un fou s'agripperait à une corde jetée dans le vide. Il n'avait donc pas peur de tomber? Elle ne se remit pas en question. Elle ne devait pas avoir donné signe qu'il pouvait continuer à espérer, c'était impossible, elle avait montré clairement qu'elle était déjà prise et qu'elle n'était pas intéressée. Elle avait parfois lâché des mots qu'elle s'étonnait d'avoir prononcé, des mots durs et agressifs. Peut-être qu'il attendait plus? Peut-être fallait-elle qu'elle crie haut et fort "Non!" ? Peut-être qu'il fallait qu'elle lui donne une claque. Hum... non, trop violent, il n'avait rien fait de mal. D'ailleurs, c'était sa conscience qui l'empêchait de se montrer plus claire. Sa conscience lui chuchotait de ne pas s'emporter contre un pauvre bougre épris d'elle.

"Sinon…Je m’appelle Adrian, j’ai trente ans. Je vis à Ocean Grove depuis toujours et j’y travaille depuis cinq ans. Enchanté, Rachel. "

Il avait trente ans, soit trois ans de plus qu'elle. Et ils ne s'étaient jamais rencontrés. Il était médecin. Il travaillait depuis cinq ans au Baptist Hopital. ... Toutes ces informations entrèrent dans le cerveau de Rachel, comme les défauts qu'elle s'était forcée de conserver. Elle était ailleurs pendant un moment. Elle essayait d'effacer ce qu'elle venait d'apprendre de son esprit. Elle faisait le ménage dans son cerveau. C'était une femme maniaque, qui avait besoin que tout soit bien organisé dans sa vie, y compris ses pensées. Elle rangea ces informations dans un coin de sa mémoire, au fin fond d'un tiroir imaginaire.
"Adrian". Son prénom lui rappelait quelque chose. Elle l'avait déjà entendu. Elle s'empêcha de lui révéler cette pensée. Qu'est-ce qu'il allait s'imaginer après? Qu'elle avait rêvé de lui avant même qu'ils se rencontrent? Allons donc. Cela allait décuplé son envie de la connaître et de la retenir avec lui. Rachel était en train de s'imaginer à l'époque d'Excalibur et de sa table ronde. Arf... les conversations du flood de Filthy Secret inspirent plus d'une personne! xD Elle l'imaginait déjà en Lancelot, à trahir sa patrie et à renier le mariage de son roi pour Geneviève. Tout cette passion avait entraîné la fin de Camelot mais surtout la mort de la jeune reine. Cela ne présageait rien de bon du tout.

- Peut-être. Mais cela ne m'intéresse pas.

Rachel mentait. Et la question qu'elle posa ensuite la trahit dans son mensonge. Elle s'interrogeait sur lui, donc... il n'était pas si inintéressant que ça pour elle. Rachel était furieuse contre elle-même. Qu'est-ce que cela pouvait faire s'ils ne s'étaient jamais rencontrés avant? Cela n'aurait en rien influer sur leur conversation d'aujourd'hui en tout cas. Cela n'aurait pas changé le fait qu'il avait fermé la salle et qu'elle restait coincée ici avec lui.

"Pas vraiment étonnant. Ma maison, c’était surtout l’hôpital. On choisit pas sa famille comme on dit hein, et apparemment on choisit pas non plus leur mort."

Rachel fronça des sourcils. Pourquoi il parlait... de mort? Elle voulait le... tuer xD xD d'un coup! Pourquoi avait-il cet air mélancolique d'un seul coup? Pourquoi s'était-il absenté un moment de leur conversation? Et surtout... pourquoi est-ce qu'elle ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter? Maudite Rachel Menken. Son naturel altruiste et naïf allait avoir raison d'elle! Elle se souciait à présent de son médecin. Alors que ce devait être le contraire, non? Rachel soupira et hocha de la tête lorsqu'il lui proposa d'aller faire la prise de sang. Elle choisit d'ignorer ce qu'il venait de révéler implicitement. Elle ne voulait pas profiter d'un instant de vulnérabilité pour prendre la fuite. Non, elle voulait le rejeter alors qu'il se sentait en position de supériorité. Rachel posa son sac sur la chaise et attendit qu'il lui dise où se poser pour la prise de sang. Elle le regarda attentivement, toujours silencieuse. Il ne semblait plus aussi arrogant que tout à l'heure. Et... en un sens, cela l'attendrissait. Rachel continua de le fixer, comme si elle cherchait à le rassurer du regard. Elle ne l'interrogerait pas à ce sujet. Elle ne saisirait pas cette occasion pour le rejeter. Elle ne ferait rien... par simple gentillesse. C'était de la gentillesse, rien d'autre. Pas un signe d'affection, juste du "Rachel Menken" pure et dur.

- Sinon en ce moment je n'arrive pas à dormir suffisamment. Ce qui fait que je manque pas mal de mag...magnésium, c'est ça? >_<

Rachel fit une moue timide. Elle avait potassé des bouquins de santé de son temps libre à la librairie mais n'était pas vraiment calée dans le domaine scientifique. Mais suffisamment pour émettre sa déclaration.

- En tout cas, je suis constamment fatiguée et sur les nerfs, hum... vous n'auriez pas quelque chose pour cela?

Rachel pencha légèrement la tête, en attendant qu'il rebondisse sur ses pattes et qu'il puisse se remettre à faire son travail. Pas celui de séducteur acharné, mais de médecin diplômé. Enfin, elle espérait qu'il était diplômé! Sinon, ce serait le comble...! Elle se posa une question d'un coup. Pourquoi... elle? Il devait avoir d'autres patientes, non? Bien plus belles et bien plus avenantes qu'elle. Elle secoua la tête pour elle-même. Elle devenait encore égocentrique sur le coup. Bien sûr qu'il y avait d'autres filles qu'il devait s'amuser à embêter pareillement. Elle avait juste eu la malchance d'avoir un joli visage, des beaux yeux et une poitrine bien formée. En même temps, il n'avait pas le regard d'un pervers quand il la dévorait des yeux. Il le disait bien lui-même "je ne vais pas manger, quoique…". Etait-elle un morceau de viande à déchiqueter puis à balancer une fois servie? Rachel blêmit. Elle espérait vraiment ne pas être tombée sur un médecin psychopathe et malsain. Elle n'en savait rien en même temps. Elle ne savait pas qu'il était un "parfait" gentlemen vis à vis de la gente féminine.
Mais voulait-elle vraiment le savoir? Elle préférait peut-être garder cette méfiance vis à vis de lui, parce que cela la mettait à l'abri. A l'abri d'une... possibilité.
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Message(#) Sujet: Re: everybody's got the fever#Dr Taylor everybody's got the fever#Dr Taylor EmptyMar 28 Avr 2009 - 20:46

Spoiler:
 

Bang. Le cœur d’Adrian venait de retomber avec un bruit sourd, explosé en morceaux. Il n’avait pas l’habitude d’être rejeté de la sorte par les femmes qu’il appréciait. Il s’était toujours mis dans une situation de confiance dans laquelle aucun malheur ou presque ne risquait d’arriver : il aimait les femmes qu’il pouvait avoir. Et peu à peu, son cœur se surprenait à les aimer – ou bien était-ce feint. Mais il avait toujours vécu ainsi. Les blessures d’autrefois, la mort de ses parents, qui restaient ancrées en son cœur et en sa chair, étaient pansées par la réussite sociale qu’il avait acquise par ailleurs. Il n’avait jamais été recalé, jamais été critiqué. Il ne voulait pas entendre les critiques et les compensait souvent par l’orgueil. Il remontait seul la pente, comme il l’avait toujours fait, et se consolait dans les bras d’une femme inintéressante et parfaitement manipulable. Il ne manœuvrait pas les femmes, mais le fait de savoir qu’elles étaient heureuses avec lui et qu’elles ne comptaient pas s’en éloigner le rassurait. Sans qu’elle veuille se l’admettre, Rachel avait devant elle l’homme qui lui ressemblait le plus dans le fond mais par la forme lui différait totalement. Elle émaillait dans sa tête les défauts qu’il avait sans chercher à savoir si elle possédait les mêmes. Seulement, lui les cachait par la joie et elle par la prévoyance, et leurs deux subterfuges ne s’aimaient pas du tout. Ils s’embrasaient même, bien qu’Adrian eût préféré à la foudre l’ardence des flammes amoureuses. Ses joues érubescentes, ses yeux foudroyants renvoyaient bien le fait qu’elle ne supporte pas qu’on la devine. Et tout dans son caractère le laissait penser : sa gentillesse exacerbée qui poussait à croire qu’il se cachait une colère inassouvie ou un malaise d’être percée à jour. Le ferment de son amour pour son mari prouvait aussi qu’elle aimait à mener une vie rangée. Et Adrian, sans qu’il ne pût l’expliquer, adorait en elle ce qui lui était mystérieux. Sa faiblesse lui rappelait l’enfant qu’il avait été, et en l’aimant c’est comme s’il cherchait à consoler l’âme enfantine qui avait failli sous les malheurs. Mort, violence, maladie, tout dans sa vie avait dû le mener au suicide ou à la dépression inassouvie. Et lui vivait sa vie sans se douter de rien, sans réfléchir à ce qui causait sa joie et emmurait sa tristesse. Ils possédaient tous deux cet éclat qui les rendait intéressant et attirés l’un par l’autre. Ils étaient différents sans vraiment l’être, et distingués sans paraître autre. Quand d’autres personnes étaient flétries par l’orphelinat, Adrian resplendissait d’avoir su remonter la pente.
Et il avait lâché cette phrase, racontant sa vie et son passé, sans avoir su en expliquer la raison. Mais il devait en être ainsi. La seule personne qui sût l’écouter et répondre sans paraître superficielle était Rachel. Sa mère était morte ; le fait de voir Adrian faible la repoussait d’abord pour finalement l’attirer. Elle aussi cherchait la consolation. Sa vision de l’homme et ce qu’elle aimait en lui était faussement abordé. Il fallait beaucoup de subtilité pour qu’elle arrive à penser qu’en réalité, elle avait besoin d’un homme qui sache la faire rire et ne pas lui rappeler ce qu’elle avait sous doute essayé d’oublier.

▬ Vous deviez penser à moi, rien de plus répondit-il avec douceur, concentré sur ses gestes. Je vais ajouter du magnésium à votre ordonnance.

Il continuait de la taquiner mais avec retenue, de peur qu'elle ne se braque définitivement. Elle pouvait se fermer et alors les chances seraient définitivement perdues pour Adrian qui essayait déjà difficilement de lui parler.

▬ Oui, ça j’avais remarqué… Je vous dirai simplement de dormir plus et de prendre soin de vous. Si ça ne vous dit pas je peux le faire pour vous. Non, je plaisante. Je vais éviter de croiser ce regard de nouveau Smile. Il se tourna pour la regarder dans les yeux et la mettre face à la colère qu’elle éprouvait. Il lui sourit.

Il lui signala d’un mouvement de tête qu’il fallait qu’elle s’asseye sur le fauteuil afin qu’il fasse la prise de sang. Il y trouverait sûrement cette carence en magnésium si elle s’avérait réelle. Peut-être avait-elle juste envie de rester, elle aussi ? Consciemment ou non, d’ailleurs. Les pharmaciens auraient été bien placés pour lui répondre, et si elle avait voulu s’éloigner d’Adrian, Rachel aurait pris son sac, répété qu’elle voulait partir pour finalement s’en aller chercher les médicaments à la pharmacie. Mais elle avait décidé de rester, de jouer le jeu du médecin en se gaussant souvent de lui. Mais qu’importait ses intentions, pourvu qu’elle soit présente. Adrian attrapa l’un des sachets transparents de la pile qui contenait une aiguille. Il n’aimait pas l’idée de lui faire mal, comme si elle pût souffrir d’une piqûre, mais l’idée de devoir lui enfoncer sous la peau une aiguille ne lui plaisait pas. Son inertie montrait sa concentration. Il prit son bras avec délicatesse, comme pour chercher son approbation. Elle n’avait pas l’air contente qu’il lui parle, alors qu’il la touche !

▬ Bon. Si vous êtes douillette, je crois que c’est le moment de pleurer ou de mordre mon poignet.

Il était ironique sans le divulguer dans son intonation. Il imaginait très bien le fait qu’elle soit forte et justement pas vulnérable, mais il cherchait à lui montrer qu’il n’était pas un goujat et qu’il se souciait de ce qu’elle pouvait ressentir, même lors d’une simple piqûre de routine. Après tout, il avait vu nombre de patients s’évanouir à la vue de la fameuse aiguille, et on ne soupçonnait pas toujours les craintes de ses patients. Il posa sur son bras mince et doux un coton imbibé de désinfectant. Puis, il se mit à parler pour la distraire. Il avait l’habitude d’occuper ainsi les enfants, et cela fonctionnait aussi bien avec les adultes.

▬ Vous faites quoi comme boulot ?
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Message(#) Sujet: Re: everybody's got the fever#Dr Taylor everybody's got the fever#Dr Taylor EmptyMar 28 Avr 2009 - 21:56

Spoiler:
 


Rachel n'avait jamais été rejetée de sa vie non plus. Elle était "trop gentille" pour qu'on la rejette. Lorsqu'un homme lui plaisait, il était rare qu'elle ne reçoive pas son attention en échange. Elle avait une sorte de "don", une manière d'éviter de s'amouracher pour des personnes qui ne répondraient pas à son affection. Tout était planifié dans sa tête, même les relations qu'elle se faisait, elle savait d'ores et déjà si à l'avenir cela vaudra le coup ou non. Elle avait su tout de suite pour Don. Elle avait su qu'elle porterait son enfant. C'était peut-être flippant chez une personne d'être si... extralucide, mais non, c'était juste que Rachel avait une intuition suraiguë. Elle n'était pas aimée de tous, ce n'est pas ce que je vous dis, mais il était rare qu'on la déteste. Soit il s'agissait de jalousie soit il s'agissait de personnes qui finissaient par être attendris par sa personne.
Cela ne l'étonnait donc pas que le docteur Taylor, ou Adrian...? , l'ait apprécié au premier coup d'oeil. Mais qu'il continue d'insister autant pour le montrer, cela, elle ne l'avait pas prévu.
Rachel mit à nouveau une de ses mèches de cheveux derrière l'oreille. Elle l'observait encaisser ses paroles. Il semblait réellement affecté. Il devait vraiment avoir un égo de fer, se dit-elle. En même temps, non... vu qu'il ne s'arrêtait toujours pas. Rachel soupira. 1 point partout. Elle regarda discrètement l'heure. Heureusement qu'il était tôt dans l'après-midi. Mais avec lui... elle avait l'impression que le temps défilait assez rapidement. Avait-il le pouvoir d'accélérer le temps? Elle n'espérait pas. Elle risquerait d'être en retard pour chercher sa fille et retrouver ses tâches habituelles.

Rachel s'assit sur le bord du fauteuil en le regardant retrouver ses esprits. Il ne semblait pas être le genre de personne à se dévoiler à n'importe qui, et à révéler ce genre d'information si personnelle. Rachel était pareille à ce point. Elle ne parlait jamais de la mort de sa mère. Elle l'avait perdu lorsqu'elle avait vingt ans et des poussières. Et elle sentit dans l'attitude d'Adrian quelque chose qu'elle éprouvait de temps en temps, quand elle était emportée par la nostalgie ou la tristesse. Ce qui arrivait très rarement. A moins qu'elle le cache au plus profond d'elle-même. En tout cas, elle se sentit mal à l'aise qu'il ait pu se montrer vulnérable devant elle pendant ce court instant. S'il n'avait pas été... lui, elle n'aurait pas hésité à essayer de le faire parler en douceur ou même à poser sa main sur son épaule pour le réconforter. Elle se crispa pour s'empêcher de céder à la tentation de jouer la "Rachel Menken" aimable et gentille. Il n'était pas question de ça devant lui.

"Vous deviez penser à moi, rien de plus. Je vais ajouter du magnésium à votre ordonnance."

Rachel sourit. Elle croisa son regard un instant, juste le temps de vérifier qu'il s'était remis. Apparemment oui, vu qu'il recommençait à la taquiner. Il ne se lasserait donc jamais? Rachel hocha de la tête, l'air satisfaite. Des pilules et des comprimés pour aujourd'hui, elle avait fait ses petites courses du jour et ne reviendrait pas les poches vides à la maison !

"Oui, ça j’avais remarqué… Je vous dirai simplement de dormir plus et de prendre soin de vous. Si ça ne vous dit pas je peux le faire pour vous. Non, je plaisante. Je vais éviter de croiser ce regard de nouveau."

Rachel fronça des sourcils et lui jeta un regard ... digne de celui qu'il devait attendre: assez énervé. Elle n'avait besoin de personne pour s'occuper d'elle. Elle était une femme indépendante et... forte. Du moins, elle essayait! Rachel roula des yeux. Elle voudrait bien dormir plus. Mais... attendre que son mari arrive vers minuit puis se réveiller le lendemain à six heures pour préparer le déjeuner et le reste faisait que ses nuits étaient plutôt courtes. Elle rétorqua, avec un petit air hautain qui ne lui ressemblait pas du tout.

- Vous ne semblez pas faire d'effort pour l'éviter. Mon regard.

Rachel soutint son regard de nouveau. Puis, elle le regarda partir chercher ses instruments et tenta de se relaxer. Elle n'avait pas spécialement peur des aiguilles, mais ce n'était pas non plus agréable. Elle sortit de ses rêveries lorsqu'il lui prit le bras doucement. Elle dévia le regard soudainement. Prise de panique. Elle ne l'avait pas vu arriver. Normalement, elle prévoyait quand quelqu'un se risquait à vouloir la toucher. Le contact physique ne la gênait pas habituellement, elle était plutôt du genre tactile.

"Bon. Si vous êtes douillette, je crois que c’est le moment de pleurer ou de mordre mon poignet. "

Elle se demanda s'il allait profiter de cette occasion. Peut-être qu'il pensait qu'elle allait s'évanouir dans ses bras? Rachel se concentra donc pour ne pas faillir à ce stratagème. Elle gardait ses yeux clairs plongés dans ses pensées. Elle n'aimait pas qu'il la touche. Elle sentait des sortes de chatouilles tout le long de son bras se propager en elle. C'était plutôt désagréable. Il devait mal s'y prendre. C'était ça. Il s'y prenait mal et...

"Vous faites quoi comme boulot ?"

Rachel sursauta d'un coup. L'aiguille dérapa des mains du jeune médecin, et du sang coula de l'épaule de Rachel. Elle écarquilla des yeux.

- Libraire... Je suis désolée >_<.

Rachel maugréa. C'était à son tour de se montrer maladroite. Elle aurait pu faire attention, mais non, il avait fallu qu'elle... tâche sa belle chemise. Oui, Rachel pensait à sa CHEMISE O_o... Cette femme était décidemment très voire trop maniaque.


Dernière édition par Rachel Menken le Sam 2 Mai 2009 - 1:33, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: everybody's got the fever#Dr Taylor everybody's got the fever#Dr Taylor EmptyMer 29 Avr 2009 - 14:07

Spoiler:
 

Et il était mieux pour eux deux qu’elle n’ait pas pris la peine de poser sa main sur son épaule. Lui l’aurait vu comme le début d’un rapprochement, ce qui n’aurait fait qu’accentuer leur attitude penaude face au rejet violet de Rachel envers le médecin. Ou bien aurait-il cru que cela n’était qu’un geste amical, bien plus dangereux. L’amitié était presque sans espoir. Il vaut mieux partir de rien pour construire un pays que de lambeaux de palais, de maisons et de peuples déchirés. Adrian partait de la colère, et espérait gravir les échelons du respect mutuel. Colère, dédain, froid, attirance, amour. Adrian sourit d’avoir su prévoir l’attitude de la jeune femme. Elle en avait l’air d’autant plus agacée qu’il cherchait à la découvrir. Il agissait comme une menace. Son mari ne devait pas se montrer insistant sur ses sentiments. Peut-être ne cherchait-il pas à savoir ce que sa femme ressentait pour lui. Ou peut-être – mais Adrian ne voulait pas y songer – se connaissaient-ils assez pour que la parole soit inutile. Il fut surpris de l’entendre se montrer presque orgueilleuse. Il aimait qu’elle se révèle face à lui. Ces airs qui trahissaient sa vraie nature lui faisaient penser qu’elle devait éprouver un certain charme à leur rendez-vous. Pouvoir se lâcher, le temps d’une heure, et s’éloigner de ses ordinaires occupations était agréable. Ce rendez-vous, s’il se poursuivait ou se continuait chaque semaine, pouvait devenir le lieu de ses confidences et de ses libertés. Le temps d’une heure, s’éloigner de la mère sage et de la jolie et tendre libraire. Il lui répondit avec le même air taquin qui correspondait à sa réplique triomphante :

▬ Ah, je n’avais pourtant pas remarqué que vous vouliez que je l’évite…Votre regard.

Il la regarda lui aussi, comme si le plus fort des deux devait soutenir cette profondeur. Il ne cherchait pas à prouver son statut de dominateur, il n’en avait d’ailleurs rien à faire. Au contraire, il préférait la voir s’amuser à jouer la femme agacée. Car il pensait que c’était un amusement pour elle, ou du moins une pause dans sa manière continue d’être et de paraître une femme douce et intelligente. Comme le lion qui sommeille se réveille brutalement pour partir à la chasse. Rachel essayait les attitudes différentes et tentait d’impressionner Adrian qui n’en était pas moins charmé.

En réalité, il n’imaginait pas qu’elle puisse s’évanouir dans ses bras. Il savait qu’elle allait redoubler d’efforts pour être forte et faire comme si elle ne ressentait aucune douleur. Assise sur le lit à la façon d’une enfant, il la regarda quelques instants de dos avant de prendre son bras. Il lui avait parlé en imaginant qu’elle serait contente d’entendre de sa part une conversation sans but précis, embrayant vers un peu d’intérêt. Adrian sursauta violemment en voyant l’aiguille dévier.

Oh putain Adrian se dit-il.

Une longue traînée de sang venaient de se dérober de son petit corps. Il sentit ses joues rougir quelque peu, puis se retourna pour masquer son désarroi et par la même occasion, attraper une serviette. Il était rapide, mais peu efficace. La raison venait de lui échapper. Rachel s’excusa, ce qui l’attendrit, avant qu’il ne la rassure.

▬ Non non, je suis désolé. Je savais que j’étais pas adroit, mais là…

Il craignait qu’elle ne s’emporte contre lui, ou qu’elle lui demande de repayer sa chemise, comme d’autres avant elles l’avaient fait dans une pareille situation. Ce n’était certainement pas l’argent qui lui manquait, mais comme premier achat pour elle, il aurait préféré lui offrir un café qu’ils auraient tous les deux partagé, mais certainement pas une chemise qu’il devait remplacer. Il lui demanda de se lever le temps de changer la serviette qui était sur le lit. Les règles d’hygiène étaient très strictes en hôpital, et la moindre gouttelette de sang était potentiellement dangereuse pour le patient. Une fois son inattention réparée, il lui demanda d’un air calme si elle voulait qu’il recommence la piqûre. Il ne savait pas quoi faire sinon réessayer. Ils étaient tous deux conscients que cette prise de sang était inutile, mais enfoncés dans leur jeu, ils ne pouvaient plus s’en défaire. Lui qui l’avait taquinée sur le fait qu’elle fût enceinte et elle qui avait poursuivi. Il essaya en même temps de la distraire, dans l’espoir de redresser la conversation. D’un air très concentré, pour éviter qu’elle ne se fâche, il poursuivit sur son métier :

▬ Hm..Libraire. Vous aimez les livres. J’aime les sciences. Si vous aimez les contraires vous êtes servie.

Il sourit, presque absent. Il tentait, essayait désespérément. Elle n’avait pas semblé agacée par l’erreur qu’il avait commise en la tâchant. Cette heure se passait bien. Bien qu’aucune des secondes ne ressemblât à celles qu’avait imaginées Adrian, il était plutôt satisfait de voir qu’elle n’était pas partie. Il avait misé sur une demi-heure ou espérant qu’elle ne partirait que beaucoup plus tard. Son caractère ne s’y trompait pas : il imaginait le pire en rêvant du meilleur, pour ne pas tomber dans l’infinie chute qu’était le malheur. C’est si facile d’être déçu.

▬ On ne s’ennuit pas, toute seule toute la journée ?

Question inutile, certes. Mais tellement agréable à poser. Adrian se sentait gentleman en la faisant parler de ses ressentis. Il comprit qu’elle n’allait sans doute pas répondre ou seulement par principe, mais il essayait.
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Message(#) Sujet: Re: everybody's got the fever#Dr Taylor everybody's got the fever#Dr Taylor EmptyMer 29 Avr 2009 - 14:57

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"Ah, je n’avais pourtant pas remarqué que vous vouliez que je l’évite…Votre regard. "

Rachel ouvrit légèrement la bouche pour rétorquer, puis préféra ne rien dire et continua à montrer sa mine boudeuse et agacée. Elle avait conscience qu'elle se comportait comme une gamine. Mais lui non plus ne jouait pas dans la maturité, donc bon ! Ils étaient au même niveau...
Il avait raison en plus. Elle n'essayait pas de fuir son regard. Elle faisait tout pour se concentrer sur ses yeux bleu océan. Si elle détournait les yeux, c'était une preuve de malaise, et elle ne voulait pas lui donner le plaisir de penser qu'elle n'était pas indifférente à ses taquineries. Rachel souffla et ferma les yeux un instant, après qu'il s'était éloigné pour chercher la seringue. Elle allait vraiment rester ici deux heures juste pour le provoquer? Elle se trahissait petit à petit. En effet, ces séances lui permettaient de faire une pause dans sa vie bien agitée et bien organisée. Il arrivait à figer le temps sans qu'elle ne sache comment. Le fait qu'ils ne se soient jamais rencontrés la confortait dans l'idée qu'il appartenait à un monde parallèle, et que jamais il ne ferait partie du sien.
Ce qu'elle ne savait pas, c'était qu'à maintes reprises ils auraient bien pu faire connaissance... Mais quelque chose l'avait empêché. Le destin, peut-être? En tout cas, si le destin n'avait pas voulu qu'ils se trouvent... c'était peut-être le signe que leur rencontre provoquerait on-ne-sait quel désastre? D'ailleurs, les meurtres qui avaient lieu dernièrement à Ocean Grove étaient arrivés au même moment qu'Adrian était devenu son médecin traitant. Ce n'était PAS une coïncidence !
Oui, Rachel allait LOIN... très loin pour trouver des raisons, des prétextes pour ne pas tomber sous le charme du beau médecin. En espérant qu'il n'était pas trop tard.

Rachel écarquilla des yeux lorsqu'elle revint à elle. Elle était perdue dans son cataclysme de pensées paranoïaques lorsqu'il avait approché l'aiguille de son épaule. Et il avait fallu qu'elle sursaute comme la rêveuse qu'elle était! Rachel mit sa main sur ses lèvres pulpeuses et s'excusa.

"Non non, je suis désolé. Je savais que j’étais pas adroit, mais là…"

Rachel allait prendre une serviette de son sac, s'occuper elle-même de sa blessure comme elle avait l'habitude de faire, mais il fut plus rapide. Elle maudit intérieurement sa maladresse également. Un point commun en plus...? Rachel baissa les yeux. Elle n'aurait jamais du demander cette prise de sang. Quelle perte de temps ! Aussi bien pour elle que pour lui... Il devait avoir pleins d'autres patientes à enquiquiner après elle. Rachel secoua la tête négativement.

- Je ne suis pas enceinte.

Rachel avait dit cela dans un murmure. On aurait dit une enfant qui venait de confesser une bêtise. Rachel croisa le regard d'Adrian, qui semblait réfléchir à toute vitesse. Elle le laissait panser sa plaie dans les règles d'hygiène nécessaires à l'hôpital. Elle se dit que ça tombait bien en fait. Elle pourrait partir plus tôt avec la prescription de ses médicaments et des vitamines. Rachel avait toujours cette vision de la vie, comme quoi rien n'arrivait au hasard. Et elle bondissait à chaque occasion, comme un chat tombant sur ses pattes.

"Hm..Libraire. Vous aimez les livres. J’aime les sciences. Si vous aimez les contraires vous êtes servie."

Rachel éclata de rire soudainement. Elle posa sa main libre sur ses lèvres après coup. Elle n'aimait pas qu'on voit son visage quand elle rit. Elle n'avait jamais su expliquer ce tic.

- Et vous êtes blond.

Rachel le fixa dans les yeux avec un léger sourire. Elle ne se fâchait pas pour sa chemise, étonnamment. Ce n'était pas le genre de chose qui l'énervait, d'ailleurs elle s'énervait que très rarement! La seule chose qui l'énervait ... c'était lorsqu'il insistait à la draguer continuellement. Donc bon xD. Elle pensa au fait qu'elle allait devoir passer à la teinturerie dans la semaine pour enlever la tâche de sang. De toute manière, elle devait amener les costumes de Don, donc ça tombait bien.
Rachel pensait en plus que c'était de SA propre faute si l'aiguille avait déviée. Et ce devait être vrai.

"On ne s’ennuit pas, toute seule toute la journée ?"

Rachel secoua la tête et le coupa avant qu'il ne se mette à lui poser d'autres questions. Il recommençait à l'agacer. Que cherchait-il? A lui démontrer que sa vie était... ennuyeuse et qu'il pouvait apporter quelque chose en plus?
Elle ne s'ennuyait pas. Elle était trop occupée à courir après les diffuseurs de romans, à préparer les repas et à essayer d'écrire son livre.

- Je ne devrai pas tarder à y aller, docteur.

Rachel avait insisté sur "docteur" comme il avait insisté sur "mademoiselle". Comme pour lui montrer qu'elle n'allait pas changer sa manière de le considérer comme son médecin, et seulement son médecin.

- Vous auriez de l'eau et de la javel par hasard?

... Elle pensait à sa chemise d'un seul coup xD. Si elle ne s'en occupait pas maintenant, la trace resterait quand même, et la teinturerie ne pourrait rien faire ! Rachel prit un air presque suppliant. Quand elle voulait quelque chose... normalement elle l'obtenait.


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Message(#) Sujet: Re: everybody's got the fever#Dr Taylor everybody's got the fever#Dr Taylor EmptyMer 29 Avr 2009 - 17:37

Spoiler:
 

Le destin l’avait préservée de cette rencontre parce qu’il avait gardé le meilleur pour la fin. On pense souvent à ce qui aurait pu se passer si on n’avait pas fait tel choix. Si elle avait rencontré Adrian il y a des années, peut-être se seraient-ils engouffré dans la tristesse, s’entraînant vers le bas, morts eux aussi de la perte de leurs parents. Et sans doute n’auraient-ils pas ressenti ce charme qui les liait à présent. Rachel rêvait d’amour, comme toutes les jeunes filles. Adrian était assez instable ou trop vieux pour elle. Son mari, en revanche, représentant la source de confiance qui lui était nécessaire. Croyance et romantisme, il n’y avait que cela pour la maintenir en vie dans son monde illusoire. Elle aurait cherché, avec Adrian, à trouver une personne plus discrète et plus froide, anéantissant de la sorte les chances que leur couple aurait eu de fonctionner. Le destin avait voulu qu’ils se voient maintenant, et dans quelle circonstance ? Pour soigner les maux de Rachel. Et n’était-ce pas bien plus romantique qu’un homme panse ses blessures avant de consoler son cœur ? Les morts, les policiers qui rôdaient dans la ville, eux ne faisaient qu’assombrir la situation et poser un décor pesant avant que le héros ne vienne l’éclairer. Il jouait son rôle à la perfection. Il allait même jusqu’à éblouir l’héroïne, alors qu’elle ne devait être qu’une patiente. Comme si les deux acteurs s’étaient aimés, Adrian avait eu ce coup de foudre pour Rachel.

Les autres patientes, il n’y en avait pas. Adrian avait terminé sa journée de travail, puisqu’aucune personne n’étaient arrivée en trombe dans l’hôpital, grièvement blessée. Il finissait ses journées habituellement vers vingt-et une heures, et les rares journées où il pouvait se libérer avant, il ne rentrait pas chez lui. Son colocataire ne serait pas là, sûrement sorti, et il se retrouverait seul, errant, cherchant à résoudre encore et encore les équations du corps humain. L’hôpital regorgeait de personnes, grouillait d’âmes, et il préférait nettement les côtoyer. Cela l’emplissait d’un sentiment de force et de confiance, comme Rachel en avait besoin avec un homme. De surcroît, Liam, son meilleur ami, était très souvent en permanence, et l’idée qu’il puisse à tout moment venir le taquiner ou lui parler allumait en lui la bougie de la joie. Ces présences le réchauffaient, quand elles faisaient à d’autres le sentiment inverse. Mais à grandir dans un hôpital, on en est dégoûté ou bien profondément attaché. Le caractère d’Adrian avait choisi la seconde possibilité. Et avoir pour métier la passion qui l’avait toujours animé était si enrichissant.

▬ Je sais. Enfin, non. Je n’ai pas encore installé les caméras autour de chez vous, donc j’imaginais juste que vous attendiez de confirmer votre pré-sentiment. Bon, comme ça votre deuxième bras sera sauvé. Pour le premier, je vais vous mettre un pansement.

Il rangea finalement la seringue dans l’armoire et attrapa dans une autre étagère une boîte tout emplie de pansements. Il y en avait des dizaines empilés.

▬ Si vous voulez, j’en ai avec des hippocampes. Ah ! Et pour la couleur, bleu, rouge, avec des nounours.

Il rit. Ces pansements étaient réservés aux enfants, bien que les adultes aux âmes enfantines les adorent aussi. Ils réduisaient un peu, avec leurs jolies couleurs, l’anxiété due à la blessure. Il les proposait à Rachel pour lui montrer que ces conversations n’étaient pas si importantes que sa colère générée à cause d’elles le laissait voir.

▬ Et je suis blond, ouais. C’est pas donné à tout le monde :D

Il la remarqua rire en mettant une main devant la bouche…les femmes sont étranges. Elle était plutôt jolie avec un sourire. Plus, d’ailleurs, que lorsqu’elle était énervée. C’était du gâchis de cacher ses fossettes.
Pas tarder à y aller. Son sourire dégringola, se fendit net, brisé. Partir ? Mais pourquoi ? Et pourquoi ne l’appelait-elle pas par son prénom, puisqu’elle le connaissait ? Il lui avait donné pour éviter justement qu’elle ne parte avec un air de dédain en l’appelant « docteur », comme tant d’autres patients. Son statut, bien que représentatif de ce qu’il aimait, ne l’embellissait pas. L’appelait-il « la libraire » ?. Comme si elle cherchait à le rabaisser, petit médecin d’hôpital qu’il était, incapable de créer son pauvre cabinet. Et son sourire moqueur qui paraissait lui dire qu’il ne valait rien, qu’une fois partie il resterait dans sa salle quand elle serait avec sa fille et son mari, entourée de gens qui l’aimaient. Il eut un air déçu devant cette fatidique apostrophe. Docteur.

▬ Et pourquoi ne pas rester, Rachel ? Il insista sur son prénom, auquel il ajouta une once de sympathie.

Sa bouche grimaça une moue dédaigneuse pour lui montrer qu'il voulait sa présence par sympathie. De l’eau et de la javel ? Elle voulait le faire passer pour ridicule ou était-ce simplement qu’elle ne savait pas quoi lui dire avant de quitter la pièce ?

▬ Euh, non. Vous devriez demander aux femmes de ménage.

Il se mit devant la porte, l’air implacable. Il ne fallait pas qu’elle parte ! Pas maintenant ! Elle avait ri avec lui, ils avaient partagé un court instant de leur vie. Court, peut-être, mais il avait semblé plus court encore et il fallait qu’il s’éternise. Le temps passait trop vite, une heure, déjà.

▬ Est-ce que vous me pousseriez pour que je m’en aille si je vous disais que j’aimerais que vous restiez ?
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Message(#) Sujet: Re: everybody's got the fever#Dr Taylor everybody's got the fever#Dr Taylor EmptyMer 29 Avr 2009 - 18:42

Liam et Duncan. Deux personnes qui semblaient reliés à Adrian... tout autant qu'à Rachel ! Rachel avait rencontré Liam récemment, leurs deux filles les avaient fait se rencontrer plus exactement. Rachel avait rencontré Liam bien après que son amie l'ait quitté, mais elle avait pu voir en lui la tristesse que cette séparation avait causé à son coeur. Elle avait été une épaule et surtout un sourire. Rachel arrivait souvent à sourire à la place de personnes qui n'en avaient plus la force. Depuis, ils étaient restés en contact et se croisaient de temps à autre au parc ou dans des lieux où ils avaient l'habitude d'amener leurs enfants. Quant à Duncan... étonnamment, c'était son ami. Pourtant ils ne se ressemblaient en aucun point. Il était têtu, paresseux et égoïste. Elle était généreuse, hyperactive et cédait facilement pour satisfaire les envies des autres. Mais justement les contraires s'attiraient. Rassurons tout de suite Adrian (et Don? xD), il n'y avait rien de plus entre eux qu'une simple amitié. Rachel était la seule personne que Duncan daignait écouter. Elle pouvait être une véritable charmeuse de serpent quand elle le voulait. Par contre, elle ne semble pas vraiment bien maîtriser son don (...) puisque certaines personnes tombaient sous son charme... sans qu'elle ne le fasse exprès.
Etrange tous ses liens qui auraient du les faire se connaître bien avant. Et qui sait quels autres points communs ils avaient encore à se découvrir?

"Je sais. Enfin, non. Je n’ai pas encore installé les caméras autour de chez vous, donc j’imaginais juste que vous attendiez de confirmer votre pré-sentiment. Bon, comme ça votre deuxième bras sera sauvé. Pour le premier, je vais vous mettre un pansement."

Rachel allait protester. Il >_< la cherchait comme pas possible! Elle garda sa bouche close, et son petit air de gamine boudeuse <3. Comment ça il SAVAIT? C'était... très présomptueux de sa part de penser qu'elle ne risquait pas de tomber enceinte avec son mari. Ce dernier avait beau être absent, il n'en était pas moins amoureux. Rachel n'aimait pas non plus qu'il la cerne aussi bien. Elle avait en effet continué à le mettre sur la route d'une possible grossesse juste pour l'embêter, pour lui certifier que sa relation avec son mari était bel et bien sérieuse. Elle commença à se demander si elle montrait vraiment qu'elle avait un mari aimant. Elle regarda son alliance en levant sa main discrètement. Elle se mit à sourire d'un coup. Le problème avec elle, c'était qu'on pouvait savoir qu'elle aimait son mari... mais on pouvait savoir qu'elle aimait toutes les autres personnes également. Son visage resplendissait de joie et d'amour, qu'elle distribuait à son entourage avec parcimonie. Rachel le laissa faire, et l'entendit rire après lui avoir présenté les différents pansements.

- Samantha aimera les hippocampes. Et n'importe quelle couleur me conviendra, merci, choisissez pour moi.

Rachel avait dit cela d'une voix posée et douce. Elle le regarda avoir un air gamin, presque le même qu'elle avait elle-même, sauf qu'il était moins boudeur. Elle attendit qu'il lui colle le pansement à l'endroit où l'aiguille avait dévié. Elle fixa un pan de mur en se concentrant. Elle n'aimait vraiment pas qu'il la touche. Elle ne lui faisait pas confiance, il pourrait très bien en profiter... Alors par foi envers l'humanité, elle se concentrait pour rester détendue et confiante. Elle s'apprêtait à se lever une fois sa décision prise de quitter ces lieux lorsqu'il prit un air surpris et insatisfait.

"Et pourquoi ne pas rester, Rachel ?"

- Je n'aime pas les hôpitaux.

Rachel avait trouvé ce seul argument pour qu'il la laisse tranquille. Et elle ne mentait pas. Elle avait passé du temps à cet hôpital à une époque. Lorsque sa mère suivait ce traitement contre le cancer du poumon. Elle se souvenait venir consulter pratiquement tous les jours. Puis, c'était toutes les heures quand son état de santé s'était détériorée et qu'elle devait rester dormir au Baptist Hopital. Sarah Morrison avait fini sa vie ici. Et Rachel n'aimait pas se souvenir de cela. Elle préférait se rappeler des souvenirs vivants de sa mère... en dehors de l'hôpital.

"Euh, non. Vous devriez demander aux femmes de ménage."

- Très bien...

Elle se demanda s'il n'était pas parfaitement inutile. "Parfaitement". Il aurait très bien pu sauter sur cette occasion pour la retenir également? Lui proposer de laver ses vêtements, et oh! pourquoi ne pas lui proposer de se dévêtir en attendant? Rachel fronça des sourcils. Oui, elle psychotait contre quelque chose qu'Adrian n'avait même pas fait xD xD. Elle s'empressa de faire un ourlet rapide à la manche de sa chemise ensanglantée et descendit du lit. Elle se dirigea vers la chaise où elle avait laissé son sac et s'apprêtait à le saluer "Au revoir, DOCTEUR"...

"Est-ce que vous me pousseriez pour que je m’en aille si je vous disais que j’aimerais que vous restiez ?"

Rachel croisa les bras, et prit un air interrogateur et fâché en même temps (comme dans mon giiif *_*). C'était trop. Elle ne comprenait pas ses intentions. Elle ne comprenait pas comment il comptait la faire rester ici. Il l'avait agressé (xD), il s'était montré prétentieux, inefficace, maladroit et... bref il avait tout fait pour qu'elle ait envie de partir. Et il s'étonnait qu'elle s'en aille?

- Je pourrai appeler la sécurité et porter plainte pour harcèlement sexuel.

Rachel semblait sérieuse. En même temps, elle n'avait pas dit qu'elle le pousserait directement. Elle était bien trop gentille pour agir d'une manière si agressive >_<. Elle le fixa dans les yeux et s'avança lentement vers lui. Elle attendait qu'il se dégage de la porte et la laisse passer. Ce qu'il ne semblait pas faire. Rachel haussa le ton.

- Vous devriez réviser vos bases de séduction, DOCTEUR, le coup de l'aiguille qui pique ça aurait très bien pu vous permettre de me demander d'enlever mes vêtements.

Rachel ouvrit gros les yeux et se mordit les lèvres. Elle était folle? Elle venait de dire le fond de sa pensée. Et elle l'accusait à présent d'avoir fait exprès de louper la prise de sang xD xD.
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