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 Comme on se retrouve !

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Message(#) Sujet: Comme on se retrouve ! Comme on se retrouve ! EmptyMer 30 Sep 2009 - 18:38

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Victoria Blythe
&
Gabriel McAllister




L'appréhension des retrouvailles, mêlée à la douce amertume des souvenirs d'une relation passée. Tels étaient les sentiments qui animaient présentement Gabriel, tandis qu'il patientait devant l'université de Miami, adossé à un muret légèrement en retrait.

Il n'avait pas du tout prémédité son coup. Depuis son arrivée à Ocean grove, il avait fait diverses rencontres, parmi elles, l'aîné des Blythe. Qui lui avait apprit que non seulement il vivait également sur Apple Road, mais qu'il y vivait en compagnie de son frère et de sa sœur.

La révélation n'était pas des moindres pour Gabriel. Pour cause ? Sa relation avec la cadette de la famille. Il l'avait rencontrée en Février, lors d'un cocktail organisé par la Blythe Events Company. De cette rencontre s'était suivie une relation, résolument cachée. Dieu sait qu'en pleine campagne électorale ils avaient usé de bien des ruses pour se retrouver en catimini, faisant naître dans leur idylle une exaltante complicité.

Trois moi plus tard, ils se séparaient. Sans animosité, chacun revenant simplement à sa vie. Pourtant depuis ce mois d'Avril, Gabriel n'avait plus eu, ni prit lui même de nouvelles de Victoria. C'est notamment par les journaux qu'il avait été mit au courant de son accident. Il ne s'était pas présenté à l'hôpital et n'avait pas non plus téléphoné. La vérité c'est qu'il ne savait pas comment s'y prendre. Il n'avait pas expérimenté « l'amitié » avec la jeune fille. Il ne savait même pas s'il en était capable.

C'est pour cette raison qu'aujourd'hui après sa réunion, il s'était dirigé vers l'université au lieu de rentrer chez lui et qu'il attendait depuis déjà une vingtaine de minutes, à ce qui dans ses souvenirs était l'heure de la fin des cours.
Seulement voilà, rien ne disait que Victoria finissait effectivement à cette heure ni même qu'elle avait cours aujourd'hui. Gabriel avait une fois de plus été frappé par la maladie McAllister, agir avant de réfléchir. Non, en fait il n'avait pas réfléchit du tout.

Il passa sa main sur sa nuque d'un geste nerveux. Et si elle ne voulait pas le voir ? Ça n'aurait rien de surprenant après tout. Il n'avait pas prit de nouvelle d'elle depuis des mois, alors même qu'elle avait passée plusieurs jours dans le coma et voilà qu'il se pointait comme une fleur à la fin des cours.

C'était ridicule, il n'avait rien à faire ici.
C'est alors que Gabriel se détachait du mur pour revenir à sa voiture qu'elle apparut, accompagnée évidemment d'autres étudiants. Petit filet de lumière à la chevelure dorée, se découpant de la foule au yeux de Gabriel. Aïe. Voilà qui confirmait ses craintes : Il conservait pour la jeune fille une vive affection.
Son cœur se mit à battre un peu plus rapidement alors qu'elle l'apercevait. Il esquissa quelques pas vers elle, sans aller à sa rencontre mais suffisamment pour qu'elle comprenne qu'il était là pour elle.

- Victoria... souffla t-il, plus sous l'effet de la surprise qu'en guise de salut.
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Message(#) Sujet: Re: Comme on se retrouve ! Comme on se retrouve ! EmptyMer 30 Sep 2009 - 21:44


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STARRING GABRIEL MCALLISTER & VICTORIA BLYTHE

Décidément, tout allait de surprise en surprise, ces derniers mois. Victoria Blythe, fière ressortissante de son coma et nouvelle étudiante de l’université de Miami, sortait de son dernier cours de la journée. Il devait frôler les 5pm mais la jeune fille, contrairement à d’autres, ne se précipitait pas vers la sortie. Elle avait tellement attendu l’instant où elle franchirait les portes de la faculté que l’idée d’y trainasser un moment ne lui posait guère de soucis. Evidemment, elle n’avait pas prévu y rentrer avec un pied dans le plâtre et avec une fatigue aigüe suite à son rétablissement long et très contraignant. Après la découverte des substances guère recommandables suite aux prises de sang le soir de son accident et malgré l’insistance de Victoria à rassurer ses frères qu’elle n’y toucherait plus, ces derniers avaient tenu à ce qu’elle se fasse suivre. Par bonheur, elle avait réussi à réduire les taux de passage à l’hôpital, lieu qu’elle aimerait le plus possible éviter. Son plâtre avait été enlevé deux jours plus tôt et la jeune Blythe se trimbalait encore avec une béquille pour l’aider un minimum à marcher. Cela l’agaçait plutôt qu’autre chose, aussi fut-il pour cela qu’elle boitait légèrement. Tête de mule, Victoria avait décrété qu’une journée sans béquille n’allait pas la tuer. Si elle se retrouve avec « La Boiteuse » en surnommant le lendemain même, ça ne l’étonnerait pas. Et puis, ça ne pourra jamais être aussi pire que ce qu’elle avait eut au lycée.

Le lycée… Une époque qui lui semblait à des éternités lumières d’elle. Victoria se rappelait à peine de la semaine stressante qu’avait été les examens – et le commencement de sa dépendance non avouée. Tout ce qui l’avait marqué était la mort, le retour, le mal-être, le travail et le vide. Et pourtant, elle avait réussi ses examens finaux avec brio. Cela aurait pu se fêter dignement si ses frères l’avaient vu autrement comme une sale peste pendant cette période ou si elle-même avait fait en sorte de régler un peu son comportement pour cette nouvelle étape de franchie. Mais à croire que les évènements accumulés ont eut raison d’elle. La jeune blonde voyait son coma comme une sorte de transition. Comme si on avait voulu qu’elle s’endorme un moment, juste le temps pour les autres de se remettre en question et pour elle de se refaire une santé. Et cela aurait très bien pu fonctionner si, trois jours après son réveil, une certaine personne ne serait pas venue foutre le bazar dans sa tête et dans son cœur pour la deuxième fois consécutive. Ce n’était donc pas sans étonnement, sans surprise, qu’elle remarqua Gabriel McAllister, près de sa voiture, sur le point d’y rentrer. Victoria ralentit quelque peu le pas alors qu’elle se dirigeait vers lui tout en s’immisçant hors de la foule du mieux qu’elle pouvait.

GABRIEL : Victoria...
VICTORIA : Gabriel ?

Quelle réponse idiote. Comme si elle pouvait le confondre avec quelqu’un d’autre. On ne croise pas un brun ténébreux au regard clair à tous les coins de rue. Encore moins quand c’est un sénateur terriblement séduisant. Victoria arriva à sa hauteur quelques minutes après, ne pouvant guère marcher plus vite que son ombre. Manque de voiture, elle était obligée de se faire accompagner et raccompagner par son amie Beth, qui est interne à la fac. Mais cela ne semblait déranger aucune des deux filles. Et puis, toutes deux savaient très bien que Victoria ne manquera pas la première occasion de sortir son petit bijou, qui dort tranquillement dans le garage familial depuis un bon bout de temps. La jeune blonde se pinça la lèvre inférieure avant de lâcher un léger rire nerveux, passant une main dans ses cheveux.

VICTORIA : Entrée assez stupide, je sais. dit-elle, avec une moquerie envers elle-même visible, tout en croisant des bras. elle leva les yeux vers Gabriel, avec un air qui se voulait plus détendue. Qu’un type aussi séduisant que toi vienne me chercher à l’université, ça va faire jaser. Mais en plus, tu es le sénateur. Alors là, ma côte de popularité va monter en flèche grâce à toi, tu sais ?

C’était tout Victoria Blythe ; même dans les situations les plus critiques, elle tentait de détendre l’atmosphère par n’importe quel moyen. Et pourtant, Dieu sait à quel point elle donnerait beaucoup pour repasser, ne serait-ce, qu’une main dans la chevelure du jeune homme. Mais c’était proscrit. Déjà parce qu’elle n’avait plus ce droit là. Et parce qu’elle était trop jeune et lui trop vieux. Et parce qu’il était sénateur et elle, la cadette de l’empire Blythe.

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Message(#) Sujet: Re: Comme on se retrouve ! Comme on se retrouve ! EmptyDim 4 Oct 2009 - 22:44

Un pincement de culpabilité s'empara de Gabriel lorsqu'il remarqua la claudication de la jeune Blythe tandis qu'elle le rejoignait. Il aurait pu, et même dû aller à sa rencontre. Seulement en la laissant venir à lui, il disposait de quelques secondes supplémentaires pour la regarder. Gabriel ne comprenait pas que deux personnes qui se retrouvent se jettent dans les bras l'une de l'autre. Pour lui, contempler l'arrivée de l'être attendu était bien plus délectable. Malheureusement son attitude était injustement prise pour de l'indifférence, alors qu'elle en était l'exact opposé.

- Entrée assez stupide, je sais. Dit elle avec auto-dérision en arrivant à sa hauteur.
Il arbora une moue mutine, faisant semblant de réfléchir à la question. Niveau entrée en matière, ils avaient tout deux fait preuve d'une honnête simplicité, c'est le moins qu'on puisse dire.
- Tu me fais effectivement de la concurrence. Considéra t-il finalement alors qu'elle poursuivait.
- Qu’un type aussi séduisant que toi vienne me chercher à l’université, ça va faire jaser. Mais en plus, tu es le sénateur. Alors là, ma côte de popularité va monter en flèche grâce à toi, tu sais ?
Sa voix était belle à l'égal de son visage, légère et sensuelle. Sa réflexion insouciante, comme s'ils ne s'étaient jamais quittés. Gabriel en était à la fois troublé et redevable. Lui aurait préféré qu'on ne le reconnaisse pas systématiquement dès qu'il posait le pied hors de chez lui. C'était peine perdue il le savait bien (sauf pour Maât qui était apparemment l'exception à la règle), mais ça ne l'empêchait pas d'être un homme discret lorsqu'il était question de sa vie privée. Et d'ailleurs, il semblait également qu'il ai oublié l'importance cruciale de la côte de popularité à la fac.

- Une jeune femme aussi séduisante que toi mérite amplement les attentions d'un sénateur. Même si en fait j'espérai plutôt passer pour un jeune homme lambda qui attend sa petite amie.. Il réalisa que comparer la jeune fille à sa petite amie n'était peut-être pas très approprié. ...Ou au pire, pour un séducteur en quête d'une nouvelle proie parmi les étudiantes. Bon, là, c'était pire. Un bel effort d'improvisation. Bravo Gabriel, songea t-il avec ironie. Voilà que le sénateur de Floride faisait preuve de l'éloquence d'un adolescent pré pubère.

Il pencha légèrement la tête sur le côté et sourit face à son propre manque de cohérence.
- Et là, si t'étais contente de me voir les première secondes, je suis en train de me griller tout seul...fit-il avec humour.
Pour sa part il se surprenait à être réellement heureux de la revoir. Il ne savait pas trop à quoi s'attendre et s'était imaginé de froides ou gênantes retrouvailles. Pour le moment, il avait eu tort. Mais il avait toujours des choses à lui dire alors il reprit un peu son sérieux.
- Un peu de ton temps pour discuter, contre un séduisant sénateur en guise de chauffeur pour te ramener chez toi. Deal ?

La proposition lui était venue comme ça. Il lui aurait bien offert de marcher un peu mais vu sa démarche malaisée, l'idée était stupide, de plus elle devait être fatiguée. Et puis, au moins il n'avait pas à craindre de la mettre en danger par sa conduite. Il avait pour lui d'être très bon conducteur. Tant que personne ne grillait les feu rouges en tout cas.
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Message(#) Sujet: Re: Comme on se retrouve ! Comme on se retrouve ! EmptyMer 7 Oct 2009 - 21:27


GABRIEL : Une jeune femme aussi séduisante que toi mérite amplement les attentions d'un sénateur. Même si en fait j'espérai plutôt passer pour un jeune homme lambda qui attend sa petite amie… Ou au pire, pour un séducteur en quête d'une nouvelle proie parmi les étudiantes.

Victoria savait pourquoi Gabriel avait gagné les élections ; il était charismatique et charmant. A vrai dire, il aurait pu être la personne idéale à ses yeux. Après tout, outre le fait qu’il soit sénateur, il était incroyablement beau et caractériellement pas comme les autres garçons et hommes. Mais il était trop vieux pour elle. Et puis, il était quand même sénateur. Par moment, être la cadette d’une des familles les plus influentes de Miami lui pèse drôlement sur les épaules. Sans savoir réellement d’où ça vient ni pourquoi mais Victoria trouve sa famille bien trop médiatisée. Bien sûr, elle n’ouvrait pas les volets sur les paparazzis – dieu merci ! – mais rien qu’un enterrement et son banquet ne peuvent pas se faire sans que toute la tribu de journalistes-photographes-caméras arrive. S’en était fortement pénible. Alors elle ne voulait même pas imaginer ce que cela pouvait être de vivre aux côtés de Gabriel 24H/7J – même si, techniquement, elle pourrait parfaitement l’imaginer. L’idée même que le jeune homme puisse la voir comme une petite-amie éventuelle lui donnait un sentiment étrange, surtout quand on connait leur lien passé. L’un comme l’autre avait absolument tenu à ne rien révéler à personne. Victoria n’avait donc jamais été désignée comme petite amie, ou tout autre dérivé du genre.

GABRIEL : Et là, si t'étais contente de me voir les première secondes, je suis en train de me griller tout seul...
VICTORIA : Je sais que ce n’est pas ton genre. Dans le rôle du coureur de jupons, tu es bien trop… respectueux pour ce genre de choses.

La jeune Blythe eut un léger sourire. Malgré le fait qu’il y avait tout de même une certaine gêne entre eux, Gabriel restait le représentant même de la relation la plus trépidante qu’elle put avoir jusqu’à maintenant. Vivons heureux vivons caché, tel un dicton qui leur conduisait dans cette aventure qui a duré tout de même trois bons mois. Oui, Victoria était contente de le voir. Jamais elle n’aurait prit l’initiative d’aller le voir. Comme si quelque chose l’en empêchait. Elle passe souvent devant chez lui mais elle semblait accélérer plutôt que de ralentir. Mais le revoir n’est pas sans conséquence. Les souvenirs resurgissaient, notamment les meilleurs. Elle se mordilla légèrement la lèvre avant se secouer la tête. Ses paroles, elle les pensait sincèrement. Gabriel était l’incarnation de l’homme respectueux, calme, souriant et gentleman. Le fait qu’il soit largement plus âgé qu’elle devait certainement idéalisé encore plus le sujet. Après tout, Victoria n’avait que dix-huit ans et on ne pouvait pas dire qu’elle avait une large expérience sur la chose. A vrai dire, tant qu’elle pouvait éviter la fréquentation trop massive du sexe opposé, cela ne la dérangeait pas.

GABRIEL : Un peu de ton temps pour discuter, contre un séduisant sénateur en guise de chauffeur pour te ramener chez toi. Deal ?

Victoria tourna la tête et put repérer les regards tournés vers elle. Elle fronça des sourcils alors que les personnes concernées détournaient leur attention avant de rejeter un coup d’œil rapide en leur direction. La demoiselle n’avait pas spécialement l’idée de s’intégrer pleinement dans la faculté. Peut-être à la gazette. Mais elle ne courrait pas pour voir sa côte de popularité augmentée. Il est bien plus intéressant d’avoir des personnes qui vous mettent des bâtons dans les roues que d’inspirer la crainte. Et puis, la jeune Blythe réussit à se faire discrète dans la masse des élèves. Elle n’a pas trop à se plaindre, la fac est bien plus calme qu’elle ne le pensait. Tout du moins, pour le moment. Les confréries se montraient pour l’instant silencieuses, tout comme les soirées, les clans et tout ce qui faisait le monde merveilleux de la fac. En tout cas, Victoria ne risque pas d’être quelque part dans ces choses-là. Non pas qu’elle veule faire son exclue – quoique, après des années lycées à être traiter comme la dernière roue du carrosse, on commencerait presque à s’y faire – mais elle n’en avait juste pas l’envie pour l’instant. Même si toutes ces histoires pouvaient lui changer les esprits quelques temps. Quoiqu’il en soit, la demoiselle reporta son regard émeraude dans celui de Gabriel, un sourire sincère planta au visage.

VICTORIA : Marché conclu. En espérant que le séduisant sénateur n'a pas le goût de la vitesse. Parce que cela serait bête que le scénario se répète de nouveau.

C’était presque désarmant de la voir parler avec tant de désinvolture de son histoire précédemment eut quelques semaines plus tôt. Victoria avait juste appris à ne jamais faire tout un plat pour des histoires. Accident ou simple perte d’un crayon, cela se résumait à la même chose. Elle n’était pas forcément une hystérique. Elle pouvait juste le devenir quand elle est à bout de nerfs, qu’elle n’est pas d’humeur ou quand elle le décide, tout bonnement. Quelques petites minutes plus tard, passant la main dans ses cheveux, elle était confortablement installée sur le siège passager de la voiture du jeune sénateur. Le contact éteint, Victoria prit tout de même le soin d’attacher sa ceinture.

VICTORIA : Alors, la vie de sénateur était à ce à quoi tu t’attendais ? C’est pas trop… limo-banquet-dodo ? demanda-t-elle, avec une certaine ironie.

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Message(#) Sujet: Re: Comme on se retrouve ! Comme on se retrouve ! EmptyMar 20 Oct 2009 - 9:45

Victoria n'avait décidément pas finit de surprendre le jeune homme. Elle évoquait son accident -pourtant récent- avec un naturel déroutant et y ajoutait même une touche d'humour. De cette manière, elle semblait si forte pour son jeune âge. Gabriel laissa en suspend sa réflexion quant à son goût pour la vitesse. Il n'allait pas mentir, la vitesse c'était son truc. Cela dit il avait suffisamment de bon sens pour rouler au pas en présence de la jeune fille. Sans oublier que apparemment, l'addition Blythe + voiture était égale à une somme d'accidents dont il avait eu le plaisir de faire les frais.

Il prit place dans sa voiture, imité par Victoria qui se passa une main dans les cheveux. C'était un geste qu'elle répétait souvent. Nous avons tous nos petites mimiques. Celle-ci évoquait à Gabriel de tendres souvenirs, comme lorsque la belle passait ses doigts fins dans sa chevelure brune, dans une affectueuse caresse.

Il secoua la tête pour chasser ces douces réminiscences du passé tandis que sa jeune compagne reprenait la parole.

- Alors, la vie de sénateur était ce a quoi tu t'attendais ? C'est pas trop limo-banquet-dodo ? Demanda t-elle avec une ironie que Gabriel ne sut trop comment interpréter.

Limo-banquet-dodo ! Si seulement sa vie de sénateur ne pouvait ne se résumer qu'à cela. Il en aurait été le premier ravi.

- Et bien déjà pour la limo...Il tapota son volant...il faudra repasser, j'en ai peur. Fit-il en adressant à Victoria un petit sourire entendu.

La limo était à son goût lors des soirées mondaines ou lorsqu'il sortait en compagnie de Micaela. Pour le reste, qui voudrait d'une limousine quand on possède une Aston Martin, voiture de prédilection de James Bond. Gabriel était accroc aux motos plus qu'aux voitures, mais ça ne l'empêchait pas d'avoir du goût en matière d'automobile, et ses exigences en la matière étaient plus celles d'un collectionneur que d'un homme qui à réellement le temps de faire joujou avec ses acquisitions.
Bon bien sûr niveau discrétion, il y avait encore du boulot, mais elle était élégante et racée. Tout à fait au goût du jeune sénateur.

- Pour ce qui est des banquets... poursuivit-il...j'avoue qu'il n'est pas rare que je dîne au frais de la princesse, mais crois moi c'est une infime part de ma vie. En vérité je passe le plus clair de mon temps avec une petite et très seyante paire de lunettes sur le nez, plongé dans mes dossiers. Et ce quand je ne suis pas en voyage pour une assemblée, ou en route pour Washington où j'honore mon siège au congrès.

Il s'interrompit le temps d'allumer le contact et de rejoindre la route après un U-turn un poil audacieux bien que parfaitement maîtrisé.

- Au quotidien, tu me trouverais d'un ennui lugubre. Conclut-il presque à mi-voix, comme s'il confessait une vérité à l'arrière goût l'amer.

Forcement à cette heure, ils allaient avoir affaires aux embouteillages. Ce n'était pas plus mal car Gabriel savourait agréablement le temps passé en compagnie de la jeune Blythe. Après quelques minutes, il décida cependant d'en venir aux faits. Il inclina légèrement la tête vers elle tandis qu'un léger froncement froissait ses sourcils bruns.

- Tu sais Victoria, quand tu as eu cet accident, je l'ai appris comme tout le monde et je crois que...c'était vraiment stupide de ma part de ne pas prendre des tes nouvelles.
Cette affirmation en amenait une autre, plus compliquée. Gabriel savait pourquoi il ne lui avait pas rendu visite, ni téléphoné. Il ne voulait toutefois pas brusquer les choses alors il se contenta pour le moment de tâter le terrain, voir si elle lui en gardait rancune.

- Et je ne sais même pas si tu m'en veux pour ça...Il marqua une pause le temps d'avancer de cinq mètres supplémentaires et de s'arrêter au feu. ...C'est le cas ?

Le jeune sénateur ancra son regard azuré dans celui de Victoria en l'attente de la réponse, bien qu'une infime hésitation dans sa voix ai trahit sa légère angoisse.
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Message(#) Sujet: Re: Comme on se retrouve ! Comme on se retrouve ! EmptyJeu 29 Oct 2009 - 16:58


GABRIEL : Et bien déjà pour la limo... il faudra repasser, j'en ai peur. (…) Pour ce qui est des banquets... J’avoue qu'il n'est pas rare que je dîne au frais de la princesse, mais crois moi c'est une infime part de ma vie. En vérité je passe le plus clair de mon temps avec une petite et très seyante paire de lunettes sur le nez, plongé dans mes dossiers. Et ce quand je ne suis pas en voyage pour une assemblée, ou en route pour Washington où j'honore mon siège au congrès.

Victoria eut un léger sourire. De toute façon, les grosses voitures noires teintées, ce n’étaient pas trop son truc. Tout comme les réceptions organisées par la haute société américaine et où elle devait parfois se rendre. Juste pour faire bonne impression. Cette image de bonne figure l’agaçait passablement. Être obligée de sourire à des personnes que l’on ne connaissait pas, être obligée de faire semblant d’être intéressée par quelque chose dont on se fout royalement, être obligée de dire que la vie continue malgré les tracas familiaux. Bien sûr, la solidarité et la complicité que pouvait montrer les Blythe entre eux lors de ce genre de mondanités n’étaient jamais trafiquées. Après tout, leur famille était bien réputée pour avoir l’image de quasi perfection. Et les derniers évènements au sein de cette fratrie ne semblent pas trop avoir ébranlé l’opinion publique sur leur compte. C’était déjà quelque chose de positif. Même si, dans le fond, Victoria se fichait bien se connaitre l’opinion des autres. Mais elle ne doutait pas un seul instant qu’elle pourrait se sentir mal vis-à-vis du fait qu’elle entacherait le blason familial. Après tout, elle avait provoqué quelques scandales et la presse s’était bien arrangée pour tout remettre à leur sauce. Même si elle les détestait pour cela, pouvait-elle les blâmer pour autant ? Ce n’était que leur job. Ils n’accomplissaient que ce qu’on leur demandait de faire. Et puis, ils écrivaient ce que les gens voulaient lire. Que ne fut-il pas un plaisir que d’annoncer que le chic quartier d’Ocean Grove regorgeait de malheurs depuis un temps ? Cela n’avait presque rien d’étonnant de voir des journalistes faire le pied de crue et réserver toutes les chambres des hôtels avoisinants. Non, les grands évènements mondains n’étaient guère un amusement pour Victoria Blythe. Et elle savait que Gabriel se passerait bien de certains détails qui « lui accordent plus d’importance qu’il en avait réellement » disait-il sans cesse. Malgré son statut de sénateur, il savait rester humble et ça, la jeune blonde ne pouvait que l’admirer. Elle avait été aux premières loges de son ascension ainsi que de sa victoire. Elle lâcha ensuite un long sifflement quand il termina sur son siège au congrès.

GABRIEL : Au quotidien, tu me trouverais d'un ennui lugubre. conclut-il, sous le regard amusé de la jeune fille.
VICTORIA : Et bien… Fais-moi penser à ne jamais travailler dans la politique. déclare-t-elle, en riant légèrement. Beaucoup trop de blabla et pas assez d’action à mon goût. Et ça te plait ?

Pour le coup, sa voix posa cette question le plus sérieusement possible. C’était une simple question banale qu’une amie pouvait poser à quelqu’un qu’elle appréciait à sa juste valeur. Après tout, même si Gabriel avait tenu à être sénateur, est-ce que cela correspondait à ses attentes ? Est-ce qu’il se sentait toujours dans son élément, même plus de six mois après ? Autant de questions banales et d’apparence stupides mais qui avaient tout leur intérêt.

VICTORIA : Et puis… Je suis sûre que Micaela ne te trouve pas ennuyant.

Bien sûr, elle n’était pas Victoria Blythe pour rien. Et elle n’ignorait pas le fait que ce n’était qu’une question d’apparence. Déjà parce que cela ne pouvait être qu’en faveur de Gabriel – après tout, pourquoi n’y avaient-ils pas pensé auparavant ? On ne lui inventait pas de relations à droite et à gauche. De plus, la jeune Blythe sentait que ce n’était pas dans les habitudes du jeune sénateur de se fiancer à quelqu’un qu’il a rencontré, à sa connaissance, depuis guère longtemps. Enfin, nous pouvions noter la moue légèrement renfrognée de Victoria, l’air peu ravie par ses propres paroles et pensées. Apparemment, elle était toujours attachée à Gabriel et le savoir dans les bras dans une autre, ne serait-ce que devant les journalistes, lui faisait un léger pincement au cœur. Chose qu’elle n’appréciait guère ressentir.

GABRIEL : Tu sais Victoria, quand tu as eu cet accident, je l'ai appris comme tout le monde et je crois que...c'était vraiment stupide de ma part de ne pas prendre des tes nouvelles. (…) Et je ne sais même pas si tu m'en veux pour ça... C'est le cas ?

La concernée avait regardé les yeux droits devant elle jusqu’à ce que Gabriel s’arrêtait au feu. Puis, elle fronça des sourcils tout en tournant la tête vers lui. Son regard azur la fit chavirer un instant, la laissant s’y perdre pendant un moment avant de cligner les yeux et en secouant la tête. Voilà une situation qui était assez embarrassante pour Victoria. C’était définitif ; elle ne savait pas forcément comment s’y prendre avec les hommes. Quand elle ré-ouvrit les yeux, un sourire qui se voulait rassurant flâna sur ses lèvres.

VICTORIA : Non, ne t’inquiètes pas. Les Etats-Unis ont besoin de l’entier dévouement de ses sénateurs, je me doute bien que tu avais autre chose à faire de plus urgent que de prendre de mes nouvelles. elle marqua une légère pause, tout en refermant ses doigts contre sa paume de main. Je t’assures. Après tout, ce n’était pas comme si on… « …sortait ensemble. » Victoria s’interrompit brutalement, écarquillant les yeux, avant de se renfrogner dans son siège, le regard émeraude plongé devant elle, l'air fâché contre elle-même. Désolé. Je dis vraiment n’importe quoi.
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Message(#) Sujet: Re: Comme on se retrouve ! Comme on se retrouve ! EmptyJeu 5 Nov 2009 - 18:13

«...Beaucoup trop de blabla et pas assez d’action à mon goût. Et ça te plait ? » 

S'il y avait bien une chose dont Gabriel ne doutait pas, c'était de son engagement en tant que sénateur. Il était un homme d'idéaux. Ses convictions, son audace et son travail avaient été les piliers de son ascension puis de sa réussite. Évidemment Les apparition public, le protocole, le jeu constant des apparences était partie intégrante de l'équation. Il ne pouvait pas nier qu'il se sentait parfois acteur de sa vie mais peut-être était-ce aussi ce qu'il recherchait inconsciemment. Sa vie professionnelle si remplie ne lui accordait pas assez de temps pour se morfondre sur les autres pans de sa vie. Sa famille ? Elle se résumait à son frère. Ses amours ? Franchement, quand on joue la comédie avec une fausse fiancée, il y a de quoi trouver sa situation d'un pathétique consternant.

Et pourtant, il n'avait pas le temps d'y penser. Il ne prenait pas le temps d'y penser pour être exact, et ça l'arrangeait bien. Un fait avéré est que Gabriel était un maître des apparences. La seule faille à cela était son goût du défi, qui n'était pas souvent sollicité. Il n'était pas de ceux que l'on provoque. Dans le monde tortueux de la politique, les attaques se faisaient allusions à lire entre les lignes de ses rivaux. Secrets intimes ou de famille, dévoilés sous couvert de dire la vérité aux électeurs. Tous les moyens étaient bons. Dans le monde tortueux de la politique où les gros poissons mangent les petits, Gabriel était un requin. Implacable. Son fair play n'avait pour limite que sa seule ambition. Et celle ci l'emportait haut la main. Toutefois dans la vie de tous les jours, il n'en laissait rien paraître. Au contraire, il était un homme enjoué, volubile et très expressif. Ni l'une, ni l'autre de ces facettes de sa personnalité n'avait le dessus sur l'autre. Il faut simplement comprendre que détermination froide et sourire lumineux peuvent être aussi opposés qu'ils se complètent.

« Ça pour me plaire...ce que je fais est absolument captivant. Mais je suppose qu'il faut être taillé pour. »
Voilà qui résumait assez bien son avis sur la question et qui la rassurerait. Puis elle enchaîna sur un sujet auquel il ne s'attendait pas.

« Et puis… Je suis sûre que Micaela ne te trouve pas ennuyant. »

Gabriel tourna brièvement la tête pour la regarder lorsqu'il entendit le nom de la Mexicaine. Sa mine revêche ne lui échappa pas. Il aurait voulu sourire de ce qu'il semblait être l'aveu muet d'un attachement toujours présent mais il en était incapable. Il en ressentit au contraire le besoin de se justifier.

« Micaela est une ami très proche. Nous ne sommes pas réellement fiancés mais je n'aurais pu mettre en place ce subterfuge avec nulle autre qu'elle. »

Fiancé, lui ? Victoria était la mieux placée pour savoir que ça n'avait rien de crédible. Il y a de cela 6 mois, ils venaient à peine de mettre un terme à leur relation. Ses fiançailles avaient été annoncées peu de temps après. Même si Micaela était une amie de longue date, il ne se serait jamais fiancé ainsi. Pas après...ce qu'il avait partagé avec Victoria.

« « Non, ne t’inquiètes pas. Les Etats-Unis ont besoin de l’entier dévouement de ses sénateurs, je me doute bien que tu avais autre chose à faire de plus urgent que de prendre de mes nouvelles. » (...) « Je t’assures. Après tout, ce n’était pas comme si on… »(...) « Désolé. Je dis vraiment n’importe quoi. »

Le jeune sénateur laissa échapper un discret soupir, à peine une expiration un peu plus accentuée de soulagement. Elle ne lui en voulait pas. Puis il l'écouta attentivement sans quitter ses yeux émeraudes qu'elle détourna de lui en s'enfonçant dans son siège Apparemment, tout deux ne savaient pas comment évoquer ce qu'ils avaient vécu, appréhendant la réaction de l'autre par crainte de l'ennuyer avec ça.

Le feu passa au vert et il fixa la route de nouveau. Un silence s'installa entre eux, laissant en suspend cet épineux sujet. Il fallut quelques longues minutes à Gabriel pour reprendre la parole tout en conduisant.

« Je me suis demandé plus d'une fois si notre différence d'age ou ton nom de Blythe et mon statut de sénateur, étaient de réelles barrières. Si nous avions de réelles raisons de nous cacher comme nous le faisions. » Un sourire nostalgique étira doucement ses lèvres mais son ton demeura serein. « Encore maintenant je n'en sais rien et peu importe comment tu qualifie ce qu'on a vécu. » Il risqua un regard vers elle tout en prenant une profonde inspiration

« Ce que je sais, c'est que...chaque jour de ces 3 mois passés à tes côtés, j'aurais juré que le soleil ne se levait que pour moi ». Il s'interrompit, incertain, puis reporta son regard devant lui. « Et aujourd'hui tu es là de nouveau, et je... » il raffermit inconsciemment sa prise sur le volant «  ..Tu comptes beaucoup Victoria. »
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Message(#) Sujet: Re: Comme on se retrouve ! Comme on se retrouve ! EmptySam 7 Nov 2009 - 23:11


GABRIEL : Micaela est une ami très proche. Nous ne sommes pas réellement fiancés mais je n'aurais pu mettre en place ce subterfuge avec nulle autre qu'elle.

Effectivement, le fait de savoir qu’elle ne sera jamais dans un domaine politique à ce stade sa vie était toujours bon à prendre connaissance. Après tout, à dix-huit ans bien passés, il était peut-être temps de préparer son avenir, n’est-ce pas ? Non, comme si Victoria ignorait où se trouvait ses capacités. Ne nous voilons pas la face ; elle pourrait entrer dans les associations de l’Etat les plus hauts placés sans presque aucun souci. Son truc, c’était les enquêtes, les découvertes et les recherches. Son père avait été avocat, elle aimait bien passer du temps avec lui pour voir les enquêtes qu’il pouvait avoir. Certaines étaient d’un barbant incroyable tandis que d’autres se trouvaient être véritablement passionnants. C’était en grande partie grâce à son père si elle avait trouvé sa vocation. Et puis, cela ne devait certainement étonné personne que la jeune Blythe fasse des études de criminologie. Elle comptait bien aller jusqu’au bout de ses idées et de son projet, en l’honneur de son défunt père et de ses frères. Enfin, quand Gabriel lui parla de Micaela, elle se mordilla légèrement la lèvre. Quelle idée elle avait eut, aussi, d’aborder le sujet. Victoria n’était pas du genre à être évasive sur ses sentiments et si elle pouvait éviter de montrer ses émotions sur son visage, ça l’arrangerait. Cependant, elle était assez maladroite quand on entrait dans les discours sentimentaux. Elle se sentait toujours mal à l’aise. Ce n’était pas forcément son truc, de parler bons sentiments et petits cœurs. Aussi, fut-il pour cela qu’elle jugea assez sage de ne rien dire et de laisser le silence s’installé le temps d’un moment. Juste histoire de reprendre ses esprits et d’éviter ainsi que sa langue fourche de nouveau. Victoria porta alors son attention en tournant la tête vers la fenêtre, où défilait le paysage de façon modérée. Elle avait l’impression de revoir une même scène effectuée quelques mois plutôt. Seulement, la voiture et le conducteur n’avaient guère de ressemblance. Est-ce utile de se rappeler que, malgré ses malheurs, la terre continuait de tourner ? Après tout, rien n’avait changé. La ville restait telle quelle, qu’importe le désarroi, le mal-être ou la peur de ses habitants. La vie allait, venait, partait, mais était purement égoïste. Chaque personne s’intéressait aux autres de façon superficielle. Mais cela, on ne s’en rend compte que quand on se sent au bord du gouffre. Un peu comme Victoria, ces derniers temps. Depuis son réveil, les évènements dramatiques s’étaient accumulés et elle avait l’impression que plus les jours passaient, plus on lui tournait le dos. Même ses frères semblaient être dans leur propre bulle. Maât passait son temps dans sa chambre ou au travail, la tête en deuil. Non pas par les meurtres issus lors du gala mais à cause de sa rupture brutale avec Scott. Victoria en avait entendu parler et, même si c’était toujours un peu difficile de concevoir les choses comme cela, elle avait mal pour son frère. Peut-être parce qu’elle savait ce que c’était, de se sentir mal par amour. Après tout, elle en avait subit une bien énorme quelques jours auparavant. Mais y repenser n’était guère bon pour son moral. Et puis, il y avait Rhys, aussi. Rhys qui passait le plus clair de son temps en extérieur, à faire du sport ou se rendre à l’église. Il semblait qu’il n’avait pas plus digéré la tournure qu’avait prit le gala que Maât avait digéré sa rupture. Chaque Blythe était abattu et ne pouvait guère compter sur les autres pour se reposer un peu. Même Victoria n’avait pas le courage. Ils ne s’adressaient guère de paroles, même si les regards parlaient pour eux. Elle n’aimait pas voir ses frères comme ça. Et même s’ils montraient un semblant de sauvetage d’apparence, ça ne fonctionnait pas entre eux. Ils étaient reliés par le sang, un seul regard et ils comprenaient de suite. C’était le pouvoir formidable que possédait la fratrie Blythe parmi tant d’autres. Chacun avait compris que ça ne servait à rien d’aller embêter l’autre car ce n’était pas le moment et qu’on pouvait vite lui rendre la pièce de sa monnaie. Bref, tout ça pour conclure que même au sein même de notre propre famille, parfois, on se sent terriblement seul et isolé. C’était peut-être ce que ressentait la jeune fille, et cela ne lui était pas arrivé avant un bon moment.

GABRIEL : Je me suis demandé plus d'une fois si notre différence d'âge ou ton nom de Blythe et mon statut de sénateur, étaient de réelles barrières. Si nous avions de réelles raisons de nous cacher comme nous le faisions. Encore maintenant je n'en sais rien et peu importe comment tu qualifie ce qu'on a vécu.

Victoria fut ramenée à la réalité par la voix de Gabriel. Un peu plus, et elle en aurait oublié qu’il était à ses côtés. Mais apparemment, lui, ne l’avait pas oublié. Que ce soit à ce moment précis, dans cette voiture, que sur la longévité depuis leur séparation. Son regard émeraude se posa alors sur l’homme de la voiture, oubliant presque la honte passée dont elle s’était affichée. Et le discours de Gabriel la laissa en suspens, comme le temps d’ingurgiter ce qu’il venait de dire. Elle fronça les sourcils, surtout pour elle-même, comme pour tenter d’avoir une réponse concrète à lui dire. Mais elle n’eut pas plus de temps de réfléchir qu’il avait reprit la parole.

GABRIEL : Ce que je sais, c'est que...chaque jour de ces 3 mois passés à tes côtés, j'aurais juré que le soleil ne se levait que pour moi. (…) Et aujourd'hui tu es là de nouveau, et je... (…) Tu comptes beaucoup Victoria.

Mon Dieu. Nous y voici nous y voilà. Victoria adorait bien plus qu’elle le pensait Gabriel et pourtant, elle se serait quand même bien passée d’entendre ça. Même si, d’un côté, cela la comblait de partout de voir qu’il tenait toujours un peu à elle d’une certaine façon. Mais de l’autre, elle sentait le malaise s’installer de ses doigts de pieds jusqu’à la racine de ses chevilles. Mais la jeune fille eut un léger déglutit, comme pour se donner du courage. Elle baissa les yeux avant de passer sa langue sur ses lèvres et de mordiller celle qui est inférieure. Vint alors l’instant de grand plongeon. La chute sera-t-elle brutale ou douce ?

VICTORIA : Avoue que se voir dans le secret avait quelque chose d’assez grisant. son ton était forcément léger, son regard brillant et le sourire complice. Mais je pense que les deux entre en compte de façon plus ou moins proportionnels. Après tout, tu es politicien ; qu’auraient pensé l’opinion publique s’ils t’avaient vu avec une fille de presque dix ans de moins que toi ? Je ne veux pas nuire à tes rêves ni à tes ambitions. Tu le mérites bien trop pour perdre tout cela à cause de… Enfin, à cause de moi. une légère moue douce avait prit sur son visage, un peu enfantine et nostalgique en même temps. puis, elle commença à se tripoter les doigts, signe de nervosité. Je sais pas trop quoi dire à part que… elle hésita un instant, comme si elle cherchait ses mots. A part que je tiens aussi toujours un peu à toi. Je crois. son regard était fuyant. Dieu qu’elle n’aimait pas ses situations !
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Message(#) Sujet: Re: Comme on se retrouve ! Comme on se retrouve ! EmptyJeu 3 Déc 2009 - 23:47

Osant un regard vers la blondinette, Gabriel remarqua que sa gène s'accentuait. Il aurait voulu que les choses soient plus simples, qu'ils n'aient pas à avoir cette conversation. Pourquoi n'avait il pas pu se contenter de tirer un trait sur leur relation ? De lui dire un truc banal et simple du genre « C'était bien ces trois mois, on pourrait être juste amis maintenant ? » ? C'était tout juste s'il n'était pas en train de lui qu'il avait encore les mêmes sentiments à son égard.

« Avoue que se voir dans le secret avait quelque chose d’assez grisant. » (...) « Mais je pense que les deux entre en compte de façon plus ou moins proportionnels. Après tout, tu es politicien ; qu’auraient pensé l’opinion publique s’ils t’avaient vu avec une fille de presque dix ans de moins que toi ? Je ne veux pas nuire à tes rêves ni à tes ambitions. Tu le mérites bien trop pour perdre tout cela à cause de… Enfin, à cause de moi. »


La véracité de ses propos associée à la douceur avec laquelle la jeune femme exposait son avis firent monter en Gabriel un sentiment d'admiration. Elle pouvait se montrer si clairvoyante et juste à seulement 18 ans.

Il est vrai que leur relation de par sa dissimulation, avait le goût excitant de l'interdit. Peut-être que Gabriel voulait juste retrouver la légèreté de cette époque et qu'il refusait de se l'avouer. Mais à l'heure actuelle, il n'aurait su le dire. La jeune Blythe n'en finissait pas de le surprendre et sans doute était-ce aussi pour cela qu'elle lui avait tant plu dès leur première rencontre. Et qu'elle seule avait laissé sa marque en son être, au point qu'aujourd'hui, il soit sans doute le plus confus des deux dans cette voiture. Après tout, c'était lui qui était venu vers elle aujourd'hui. Lui qui avait eu besoin de clarifier les choses entre eux.
Le jeune sénateur ouvrit la bouche, comme pour dire quelque chose, alors que Victoria se qualifiait d'entrave à ses rêves. Mais que pouvait il répondre ? Comme elle l'avait comprit, il était un homme d'idéaux, porté par ses projets et ses ambitions. Il s'était donné corps et âme à la politique, ce monde l'avait façonné différemment des autres, conduit à commettre des actes dont il ne se serait jamais cru capable. Lui, dont la vie amoureuse était factice, avait prouvé que l'amour n'était pas sa priorité, qu'il ne prendrait jamais le pas sur sa carrière.

« Je sais pas trop quoi dire à part que… » une courte hésitation, attira de nouveau le regard de Gabriel mais celui de la jeune femme le fuît immédiatement. « A part que je tiens aussi toujours un peu à toi. Je crois. »

Les voilà bien avancés, au même point tout les deux. Dire qu'il était en quête de certitudes...Il allait probablement repartir avec encore plus de questions. Pourtant, le jeune homme sourit malgré lui. Il ne s'attendait pas à ce que Victoria tienne encore à lui d'une manière ou d'une autre. Bien que ça ne rende pas leur situation plus simple, il était toujours rassurant de savoir qu'elle aussi, conservait de l'affection pour lui.

Gabriel était si absorbé par ses pensées que sa conduite était pratiquement passée en mode pilote automatique et c'est au dernier moment qu'il remarqua qu'ils étaient arrivés à destination : Le 1666 Apple Road. Il se gara devant la demeure des Blythe et sortit le premier de la voiture pour ouvrir à sa passagère et lui proposer son bras afin de l'aider à se relever. Il avait déjà suffisamment manqué d'égard vis à vis de sa cheville blessée.

Une fois sur le pas de la porte, il fit face à Victoria tout en baissant sur elle un regard calme emprunt de douceur, et brisa le silence qu'il avait laissé s'installer entre eux.

« Excuses moi Victoria...je ne voulais pas te mettre mal à l'aise avec mes...mes doutes. D'autant plus que finalement, on est peut-être pas plus avancés maintenant. » Il sourit, du côté un peu ridicule de la situation puis se perdit un instant dans le regard émeraude de sa troublante partenaire. « J'avais besoin de savoir où on en est tout les deux. De savoir que tu ne presseras plus le pas quand tu passeras devant chez moi....» Il s'interrompit et dans un geste tendre, caressa la joue de la jeune femme du dos de la main. Cet instant infime le rappela au souvenir de leur moments d'intimité passé. Et avant qu’elle n’ait put réagir, il avait déjà effleuré ses lèvres. Goutant de nouveau, à leur douceur sucrée. A ce moment précis Gabriel n'avait pas réfléchit, se laissant porter par ses émotions, par son envie immédiate. Et sans doute le regretterait-il. Mais son instinct avait prit le dessus sur sa retenue, après tout, la jeune Blythe n'était elle pas celle avec qui il avait nargué le politiquement correct pendant trois mois ?
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Message(#) Sujet: Re: Comme on se retrouve ! Comme on se retrouve ! EmptySam 5 Déc 2009 - 22:58


Victoria était restée silencieuse tout le reste du trajet, son regard posé sur le décor, refusant tout bonnement d’affronter celui de Gabriel. Elle savait qu’il était plus absorbé par la route que par elle – et c’était pas plus mal comme cela. Mais le regarder reviendrait à y voir des expressions qu’elle ne souhaitait peut-être pas forcément voir. Quand il s’était arrêté devant la bâtisse des Blythe, la jeune fille leva les yeux tout en haut de cette dernière, comme si elle voyait sa propre maison d’enfance pour la première fois. Prise dans un certain suspens, cela permit à Gabriel de s’extraire de la voiture et de venir lui porter de l’aide pour faire de même. Telle une automate, elle s’agrippa au bras offert du jeune homme, même si elle n’avait pas excessivement mal. Enfin, façon de parler puisqu’une fois son pied à terre, elle grimaça légèrement. Toujours dans le même silence, ils progressèrent le long de l’allée pour ensuite finir devant la porte de la maison. Victoria se tourna vers lui tout en posant sa main sur la poignée de la porte, comme pour s’y prendre appui, avant de lever son regard vers lui, qui avait déjà baissé sa tête vers elle.

GABRIEL : Excuses moi Victoria...je ne voulais pas te mettre mal à l'aise avec mes...mes doutes. D'autant plus que finalement, on est peut-être pas plus avancés maintenant. (...) J'avais besoin de savoir où on en est tout les deux. De savoir que tu ne presseras plus le pas quand tu passeras devant chez moi...

La jeune Blythe ne répondit rien. Dans un geste d’une certaine inconscience, Gabriel avait délicatement posé sa main sur sa joue, la caressant comme autrefois. Rien qu’à ce contact, Victoria sentit son cœur grossir sous la nostalgie des jours passés. Comme si leur histoire datait d’il y a des siècles de cela, alors qu’elle s’était déroulée au début de l’année même. Enfin, sans crier garde, l’homme de huit ans son aîné fondit sur ses lèvres, les attrapant dans une extrême douceur. Il l’embrassait, là, des mois après leur rupture, sur le palier de sa porte. Devant des regards qui pourraient se montrer curieux. Les mêmes regards qu’ils évitaient quand ils étaient ensemble. Par simple peur ? Certainement. Ils n’avaient pas envie d’être jugés par ses langues de vipères qui pouvaient trainer. Comme ils n’avaient pas envie d’entacher leur image auprès des médias. Encore, pour Victoria, ce n’était pas trop un souci. Toute la sauce médiatique, elle ne devait la supporter uniquement lors des évènements concernant sa famille. Hors, pour Gabriel, c’était différent. Il avait une image politique à soigner et à rendre cohérente. Il ne pouvait pas se permettre de faire n’importe quoi avec n’importe qui. Surtout qu’il devait certainement être suivi la plupart du temps – ce qui n’était pas une partie de plaisir. Aussi, Victoria fut surprise qu’il tente un tel geste devant chez elle, à la vue de tous. Et pourtant, elle ne se défit pas immédiatement de lui, allant même jusqu’à poser une de ses mains au creux de sa nuque, comme pour l’amener un peu plus contre elle. Elle n’avait certainement aucune conscience de ce qu’elle faisait, bien trop enveloppée dans la douceur légèrement saupoudré d’amertume passée. A l’époque où ils n’avaient exactement aucune conscience, aucune morale, juste le plaisir de jouer de tout le monde, des faux semblants, des sourires niais et des oreilles trainantes. Ils avaient dupé tout le monde. Tout le monde n’avait jamais rien sût de leur petit jeu. Absolument rien. Et même s’ils devaient sans cesse protéger leurs arrières, Gabriel et Victoria ont pu profiter de l’autre durant trois petits mois. Un plaisir inégalé et pourtant, bien vite interrompu quand l’étudiante fut rattrapé par sa rationalité. Sa main glissa alors le long du cou de Gabriel avant de finir sur son torse, dans le seul but de le faire reculer. Agissant une pression, la jeune Blythe se détacha enfin de lui, tout en baissant les yeux, ses lèvres se pinçant entre elle alors qu’elle secouait légèrement la tête.

VICTORIA : Désolé, je... elle eut un bref soupir tout en relevant la tête. C’est fini, Gabriel. Il faut juste que tu me laisses le temps d’encaisser ça pour que je puisse te regarder droit dans les yeux de façon amicale.

Victoria dériva brièvement son regard tout en reculant pour se rapprocher un peu plus de la porte. Non pas pour rentrer plus rapidement mais juste pour séparer leur deux corps et les tenir à distance respectable. Sa main reprit sa position sur la poignée, le visage plissé et ses dents ne cessant de passer par-dessus ses lèvres, ne sachant pas quoi dire d’autre. Elle était peut-être maladroite dans ses paroles. Peut-être aussi qu’elle réfléchissait trop. Qu’elle se bornait de ne rien dire. Mais elle était comme cela. Une difficulté de se mettre à nu était persistante chez elle.

VICTORIA : Bonne soirée, Gabriel. elle se rapprocha finalement de lui et l’embrassa tendrement sur la joue. Je suis désolée. Tu mérites mieux, crois-moi.

L’étudiante avait murmuré cette phrase, ses yeux rivés à presque le sol, avant de reculer de nouveau. Passant la main dans ses cheveux, elle le regarda une nouvelle fois, mi-triste mi-désolée. Elle ne voulait pas lui faire du mal. Ce n’était pas son objectif. Gabriel était une personne qui ne méritait pas la moindre blessure du monde. Il était bon, loyal, souriant et tendre. Elle ne le méritait pas, tout simplement. Enfin, dans un dernier sourire vague, Victoria ouvrit la porte de chez elle pour rentrer dans la maison et les laisser ainsi tous les deux seuls, avec leurs pensées et leur incompréhension – qui s’était peut-être développée plus qu’elle ne s’était réduite.
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