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 Why do I tire of counting sheep.

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Message(#) Sujet: Why do I tire of counting sheep. Dim 1 Jan 2012 - 20:42

Les courses de voitures n’étaient, au départ, pas du tout son genre. Voir les voitures tourner lui donnait le tournis et les voir s’écraser les unes contre les autres ne la ravissait pas d’avantage. Qu’est-ce que l’on inventait pas pour l’argent et la gloire. Elle le savait parfaitement, tout cela. Se donner au bout de ce que l’on fait, quitte à laisse tout le reste de côté. Ermeline avait déjà connu cette expérience. Elle aussi était montée sur un podium, même si elle s’était cassée la figure en redescendant. La victoire avait été délicieuse, l’après victoire beaucoup moins. Enfouie sous une tonne de couverture, les doigts de pieds découvert pour qu’ils puissent sécher au plus vite, Ermeline zappait les chaines. C’était toujours ainsi. Les soirs de Noël. Soit l’on avait droit aux films niais de Noël, dans lesquels le père Noël était soit un beau mâle, soit une femme (bref, à s’emmeler les pinceaux) ; soit les bétisiers qui dataient de l’après-guerre même si le nom de l’emission certifiait la défusion de nouveaux gags « Le nouveau bêtisier de l’année 2012 », Ermeline aurait plutôt dit « Le nouveau bêtisier recyclé de l’année 2012 ». Là, oui, elle était d’accord. Pourtant, malgré l’écart flagrant entre le visionnage d’un film et la sensation qu’il lui éprouvait, Ermeline n’avait rien de mieux à faire. Oh, évidemment, elle aurait toujours pu glisser sous les portes de ces grandes maisons blanches des messages codées, ou encore des faux messages. Elle aurait tout à fait pu glisser des messages insinuant très fortement qu’elle possède une relation avec l’homme de la maison, provoquant un désastre total entre les couples. Elle aurait pu faire le tour des bars, donner quelques raclées à ces hommes répugnants, en tuer quelques un… Peut-être pas aussi radicalement, mais Ermeline aurait tout à fait pu passer sa soirée à ennuyer les autres, mais elle n’en avait pas spécialement envie. Le début de son divorce avait été annoncé hier et, dans trois semaines, Ermeline allait s’envoler loin d’ici pour défendre son intérêt avec l’aide de son avocat. Il lui fallait se préparer psychologiquement, mais également éloigner ses mauvaises pensées. Car elle se voyait parfaitement traiter son mari d’un bon à rien, un menteur, tricheur, violeur, le problème est qu’elle se voyait ensuite en faire un cas général. Ramener tout son problème sur le dos des hommes . Sachant que le juge est un homme, autant se sucuider tout de suite après avoir balancé son discours. Non, Ermeline devait se rafraîchir. Prendre l’air.
Il était vers vingt-deux heures lorsque son téléphone vibra sur sa petite table en bois situé non loin de son canapé. Ermeline sursauta et se promit de manger la personne qui l’appelle, surtout si elle l’appelle pour l’inviter à une soirée. Décrochant, elle changea d’idée en entendant la voix de Randa. « Maintenant ? Où ça tu dis ? J’arrive. » Entendre Randa au téléphone était étrange. Non parce qu’elle possédait une voix particulière, enfin comme tout le monde, soit. Mais plutôt parce qu’à chaque fois qu’Ermeline lui passait un coup de téléphone, elle tombait sur son magnifique répondeur. Pour rigoler, elle faisait une conversation avec son répondeur, faute de pouvoir parler avec Randa, elle le faisait avec lui. Sautant dans un taxi, elle oublia son idée farfelue de la tuer. Randa était trop peu commode pour ça. Ermeline avait laissé le taxi à quelques pas de là, pour ne pas voir arriver les policiers d'une minute à l'autre. Elle chercha son amie du regard mais ne la trouvant pas, elle décida de se renseigner. « Bonsoir, où est-ce que je peux trouver Randa? » Il pointa une voiture rouge sur la piste. Ermeline décida de l'attendre au bord de la piste, une fois qu'elle aura fini son tour, ce sera alors le sien.
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Message(#) Sujet: Re: Why do I tire of counting sheep. Dim 15 Jan 2012 - 18:40

Il était rare que Randa considère une personne comme son amie et encore moins si celle-ci faisait ou avait fait partie du monde de la mode. Deux versions s'imposent à vous lorsqu'on vous parle de la mode. Il y a la première, un peu fleur bleue, où l'on vous dépeint les mannequins comme des filles jeunes, qui vivent leurs rêves, ont une vie à se damner, des petits amis bien plus beaux que la moyenne et surtout des amies mannequins, comme elles, parfaites, toujours là et prêtes à toutes les folies avec elles. Et puis, il y a la seconde version, celle où les mannequins sont pourries d'ambition, celle où elles feraient n'importe quoi pour vous piquer votre place, où les photographes vous demandent des faveurs sexuelles pour paraître encore plus belle et booster encore plus votre carrière, où vos cachets sont pompés à plus de la moitié par votre agence ce qui vous laisse juste assez pour vivre à plusieurs dans un taudis et où, pour supporter tout ça, les filles finissent par boire, se droguer et se suicider dans certains cas. La vérité est parfois plus compliquée, elle est un peu des deux et aucune à la fois. Tout dépend du regard qu'on y porte, de la situation dans laquelle on se trouve et surtout, des limites que l'on se fixe pour arriver à la gloire. C'est un peu pour ça d'ailleurs que Randa a rapidement mis un point d'honneur à ne pas trop s'attacher à ces personnes là. Il est trop vite arrivée un événement futile qui créera une jalousie ou une quelconque envie maladive qui rendra l'amitié périssable. Quand elle a connu Ermeline pourtant, ce fut différent. Randa était encore très jeune, elle arrivait juste sur le marché et n'était encore, pour ainsi dire, rien. Ermeline, elle, était au top, indétrônable, la meilleure. Son visage s'affichait partout et encore trop novice pour éprouver une quelconque jalousie, Randa l'a rapidement érigé au statut de modèle. Elle avait maintenant un chemin à suivre, un but, elle savait qu'elle voulait au moins arriver aux chevilles d'Ermeline Wayne.

Entre les deux jeunes femmes pourtant, les relations furent difficiles à créer. Après tout, Randa n'était pas la seule new face émerveillée devant la taulière et donc, comme toutes les autres, elle avait du prendre un ticket pour accéder à son modèle. Le tout n'était pourtant pas de la croiser, il fallait aussi transformer l'essai et se montrer assez intéressante et différente pour l'intéresser vraiment. Comment Randa a réussi ? Personne ne le saura jamais, ou peut-être seulement Ermeline. Toujours est-il que le courant est passé et que, sans parler d'une grande amitié, les deux jeunes femmes avaient plaisir à se croiser en backstage ou à de quelconques soirées bien trop arrosées. Randa faisait son bout de chemin, s'affirmant jour après jour et Ermeline, elle était toujours au top. Jusqu'au jour où elle mit un terme à sa carrière, se maria et eut beaucoup d'enfants. La fin semblait acquise : gloire, beauté, amour et prospérité. Pourtant, ce n'est pas le tableau idyllique qu'Ermeline vécut. Elle se maria oui mais bien rapidement, les jours heureux firent place au cauchemar. Et la demande de divorce ne tarda pas. C'est dans ce contexte que Randa retrouva Ermeline. Elles se trouvaient dans la même ville et Randa n'étant plus la gamine impressionnée du passé, elle reprit contact avec l'ancienne mannequin. Elle savait pertinemment que la pauvre, même si elle assurait le contraire, avait bien besoin de divertissement. Surtout en cette période de Noël.

Commençant à trouver la compagnie plutôt ennuyeuse, Randa, qui était une nouvelle fois entrain de traîner à une course illégale en pleine rue, eut l'idée de convier Ermeline à la rejoindre. Pour sûr, la jeune femme ne serait certainement pas habituée à ce genre d'ambiance et de spectacles, ce qui convenait donc tout à fait. Ce n'est que lorsqu'elle sortit enfin d'un magnifique coupé sport rouge vif qu'elle retrouva son amie. « Tiens, finalement tu es là ! Je doutais un peu pour être honnête et je pensais aussi que tu me renverrais chier... Alors, tu veux faire quoi ? Un tour ? Un verre ? Si tu choisis la première option, je te conseille pas ce mec, plus grosse est la caisse, moins ils ont de couilles. Et si tu choisis la deuxième, y'a un bar pas trop loin. Par contre, jte préviens, ils servent pas de Cosmopolitan... C'est du brut. » Elle savait bien qu'Ermeline n'était pas une de ces précieuses qui boivent seulement des petits cocktails et ne s'assoient jamais sur des tabourets en bois mais elle faisait bien évidemment exprès de la provoquer ainsi. Elle savait que les jours qui suivraient seraient difficiles et que l'énerver un peu ne pourrait être que meilleur pour sa défense. « Alors ? Pour une fois, c'est moi qui vais t'apprendre des trucs... »
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