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 They tell me all good things must end.

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Message(#) Sujet: They tell me all good things must end. Dim 1 Jan 2012 - 19:35

adriel lamontagne & zackaria wayne

Les tremblements, la transpiration, les sueurs froides et bientôt il se mettrait à ressentir des douleurs horribles au ventre. Il connaissait bien ces symptômes et ce n'était pas une partie de plaisir. Zackaria avait pourtant décidé de réduire ses consommations de drogues, mais il avait en ce moment l'impression que son corps n'était pas d'accord. Le manque d'endorphine allait bientôt le plier en deux et ce n'était pas bon, surtout pas un jour de travail. Il n'avait rien, aucune réserve. Il ne pouvait pas quitter le boulot, il était sur une affaire, il devait rendre des analyses au plus vite mais dans cet état il ne pouvait pas faire grand chose. Même s'il aurait pu sortir, comment trouver un vendeur aussi rapidement ? Non, apparemment aujourd'hui il n'aurait pas le choix. Pourtant une partie de lui pensait qu'il avait de la chance, car en travaillant avec Adriel, il avait la possibilité d'avoir accès aux stupéfiants que son équipe avait perquisitionné la matin même et qu'ils n'avait pas encore rangé dans la réserve de pièces à conviction. S'il en disparaissait quelques grammes, ils ne s'en rendrait pas compte n'est-ce pas ? Ils ne pourraient en aucun cas se douter que quelqu'un aurait volé une partie. Dans l'état dans lequel se trouvait Zack, il trouvait toutes les excuses possibles et inimaginables pour se convaincre que rien ne pourrait l'accuser. Il prit alors sa décision rapidement et se dirigea vers la salle où était entreposée la perquisition. En sortant du laboratoire, il croisa sur le chemin une collègue qui le regarda de bas en haut avant de froncer les sourcils et de l'arrêter. « Tu es sûr que tu vas bien ? Tu devrais aller te reposer. » s'inquiéta-t-elle voyant perler sur son front des gouttes de sueur. Il passa sa manche sur celui-ci et se redressa, tête haute afin d'essayer de masquer son malaise. « Tu me sous-estimes Shelly, j'ai juste un peu mal à la tête. » dis-il rapidement avant de tracer son chemin, laissant derrière lui une Shelly bien perplexe mais qui avait d'autres choses à faire que de s'inquiéter de la santé de son collègue, qu'elle, il en était sûr, n'appréciait pas. Oh oui, il avait bien mal à la tête, mais ce n'était pas tout. Il pria pour ne trouver personne dans la salle où il se dirigeait et ce n'est qu'en poussant la porte de celle-ci qu'il remercia Dieu d'avoir exaucé ses prières. Dans des gestes très peu contrôlé – ceux d'un drogué en manque – il fit tomber quelques objets dans la salle avant de pouvoir tenir de façon convenable le sachet qui contenait une poudre blanche. Elle avait l'air de briller à ses yeux, mais même dans son état il savait que cette vision n'était qu'illusoire, ce n'était qu'un symptôme de plus dans mon état. Il en étala une petite dose sur le plan de travail, chercha des yeux un stylo bic, le trouva rapidement, fit tomber quelques feuilles en l'attrapant, le brisa en deux puis enleva la mine d'encre afin d'en faire un tube et d'aspirer la poudre par le nez. Lorsque ce fut fait, il inspira une longuement et se sentit soudainement très bien, beaucoup trop bien. Il planait mais cette sensation était meilleure que la précédente. Elle léger sourire hagard s'installa sur ses lèvres, il reprit une inspiration mais fut attiré un peu trop tard par la porte qui s'ouvra derrière lui, il sursauta maladroitement et fit tomber son bout de stylo par terre. « Adriel... » souffla-t-il après avoir fait volte face et découvert qui était rentré. C'était sûr, il l'avait vu, il savait tout, il savait qu'il se droguait mais surtout penserait qu'il avait l'habitude de voler des pièces à conviction, alors que c'était la première fois. Les pensées de Zack se bousculèrent, il n'était pas en état de réfléchir convenablement, ce n'était qu'après quelques secondes à fixer son ami silencieux avec de grand yeux qu'il essaya de s'expliquer. « Je vais t'expliquer ! Je vais tout expliquer ! » dit-il en commençant à marcher vers Adriel, mais il s'arrêta net, il mit ses deux mains sur son visage. Par où allait-il commencer ? Il ne pourrait rien expliquer dans son état, le manque puis la consommation était un vrai choc pour son corps, il lui fallait du temps. « Je suis désolé » se contenta-t-il de dire, toujours les mains sur son visage.
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Message(#) Sujet: Re: They tell me all good things must end. Lun 2 Jan 2012 - 23:28

Adriel Lamontagne était un homme de coeur. C'était l'affection qu'il portait à son travail qui le poussait à se dépasser, quitte à mettre en péril sa vie sociale parfois. C'était l'affection qu'il avait pour son équipe qui faisait qu'il les considérait comme des égaux, et leur donnait des conseils plus que des ordres. Chacun d'eux, sans exception, avait sa conscience. Du capitaine au simple agent, il essayait au maximum de prendre le temps d'écouter qui voulait lui parler. Un simple bleu avait une intuition sur une affaire, et Adriel demandait aux personnes chargées de celle-ci d'étudier la piste. Son expérience, bien que limitée par rapport à d'autres de son équipe, lui avait appris qu'un regard vierge d'expérience pouvait être une bonne chose. Ils voyaient les choses différemment, ces bleus. Ils n'étaient pas formatés, en quelque sorte. C'était ce qui faisait du jeune homme quelqu'un de relativement populaire dans sa brigade. Il tentait du mieux qu'il le pouvait de ne jamais rien perdre pour acquis, et invitait tout le monde à le tutoyer, comme à venir se confier à lui au besoin. Et même pourquoi venir prendre une tasse de café avec lui, même si ce dernier n'avait jamais été quelqu'un de très bavard. Cependant, plus que personne, il savait combien une bonne entente était essentielle dans un tel métier, c'était probablement ce qui justifiait son attitude. Cela ne signifiait pas pour autant qu'il n'avait pas plus d'affinité avec certains d'entre eux. Il était humain après tout, et il se sentait plus proche de certaines personnes que d'autres. Prenez Zackaria Wayne, par exemple. Depuis que ce dernier était arrivée chez les stups', Adriel nourrissait une affection particulière pour ce dernier. Il était vraiment passionné par son travail, et semblait s'y épanouir. Il faisait de son mieux pour aider à résoudre les enquêtes et s'intéressait à tout. Adriel se voyait en lui lorsqu'il était plus jeune, et plus ou moins inconsciemment, il le favorisait un petit peu. Il l'emmenait au maximum sur ses enquêtes, et maintenant qu'il devait gérer exceptionnellement deux services à la fois, il faisait tourner Zackaria sur les deux afin qu'il voit un maximum de choses et puisse faire un choix de carrière définitif en connaissance de cause.
Cette journée-là, le lieutenant l'avait passée chez les stupéfiants. Pas de terrain pour lui, mais il voulait se mettre au courant sur les affaires en cours, et rédiger quelques rapports avant de prendre du travail. Tenir deux services étaient tout simplement impossible, et il remerciait chaque jour le ciel d'avoir une équipe si compétente qui faisait tout pour lui faciliter le travail au maximum. L'après-midi touchait à sa fin quand Adriel posa le dernier point sur un rapport pour une affaire qui avait été clôturée quelques semaines plus tôt. Il avait énormément de retard, et prévoyait de passer une partie de sa soirée là. Pour le moment, il avait simplement besoin de se dégourdir les jambes. Il alla donc vers la salle où les preuves étaient rangées pour vérifier qu'il y en avait bien toute la liste, et que les officiers avaient bien préserver l'ordre qu'il avait donné pour que les preuves soient plus simples à retrouver. Il discuta quelques minutes dans le couloir avec l'un de ses collègues puis se rendit dans la pièce. Des bruits venaient de l'intérieur, mais cela n'avait rien de surprenant. Il entra donc le plus naturellement du monde dans la pièce pour trouver une surprise à laquelle il ne s'attendait vraiment pas.

Interdit, il resta sur le pas de la porte sans prononcer le moindre mot. Ce ne fut que le bruit, aussi léger soit-il, du crayon sur le sol qui le ramena à la réalité. Zackaria, sa pupille, venait de consommer des preuves, mais aussi et surtout de la drogue. Lorsque l'on dit que les cordonniers sont les plus mal chaussés... Lorsqu'il souffla son prénom, Adriel leva la main, lui intimant de se taire. « Pas un mot, Zackaria. » Il n'arrivait pas à dire si il se sentait déçu, trahi, ou était tout simplement hors de lui. Chacun de ses muscles était tendu, et il avait sincèrement envie de donner la raclée de sa vie à ce petit merdeux. Qu'il se drogue, c'était une chose. Adriel avait vu par expérience que n'importe qui pouvait tomber dans ce genre d'addictions, et il n'émettait plus de jugement depuis un long moment sur le sujet. Mais qu'ils se servent dans les perquisitions ! Lui qui se disait si passionné par son travail, c'était tout simplement aberrant. Il n'avait simplement que faire de ses explications ou du fait qu'il ait sincèrement l'air vraiment perdu, et désolé. Plus glacial que jamais, le lieutenant prononça des mots qu'ils n'auraient jamais cru prononcer un jour. « C'est Lieutenant, et je vais vous expliquer. » Jamais, oh grand jamais, n'avait-il demandé à quiconque de lui parler de cette manière, pas même le premier jour ! « Tu nettoies ça. Sans y retoucher, et tu me rejoins dans mon bureau. » Il s'apprêtait à faire demi-tour lorsqu'il fit volte-face. « Ne pense pas à en reprendre, il y a des caméras de surveillance que je n'hésiterai pas à vérifier. » Il se tourna donc pour retourner vers son bureau, et demanda à ce qu'il ne soit pas dérangé.
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Message(#) Sujet: Re: They tell me all good things must end. Mar 3 Jan 2012 - 23:36

C'était une catastrophe. C'était clairement une catastrophe. Zackaria ne pouvait pas se permettre de perdre son emploi. C'était tout ce qu'il avait. Et le regard de Adriel... Il aurait pu tout imaginer, qu'il s'énerve, qu'il soit déçu et même dans un cas plutôt grotesque qu'il pleure mais jamais Zack aurait imaginé Adriel lui ordonner de le vouvoyer et de le rejoindre dans son bureau. Il savait bien que ce ne serait pas une partie de plaisir, au contraire rencontrer un supérieur dans son bureau voulait dire deux choses, soit vous avez une promotion, soit vous êtes viré et Zackaria était sûr que la première éventualité n'était pas de rigueur après avoir été surpris consommant des pièces à conviction. « Ne pense pas à en reprendre, il y a des caméras de surveillance que je n'hésiterai pas à vérifier. » Oh non il n'aurait pas pensé une seconde à réessayer un seul coup. Son envie avait complètement disparu, elle s'était volatilisée et maintenant qu'il n'avait plus cette sensation de dépendance, il se maudissait de ne pas avoir résisté alors qu'au fond il savait que c'était impossible. Une douleur désagréable vint s'installer au niveau de son estomac quand Adriel quitta la salle. Il se sentait coupable. Il méritait complètement de se faire virer mais il se sentait coupable d'avoir à infliger à Adriel de le faire, alors qu'il était devenu son ami maintenant depuis le temps. Le jeune scientifique s'écroula sur une chaise et mit son visage dans ses mains pendant une longue minute. Il lui fallait une pause, tout allait trop vite. Sa vie avait basculé en quelques secondes, la drogue qui lui donnait à son habitude des ailes avait ruiné tous ses espoirs. Il se frotta les yeux avant de se redresser et de se mettre à ranger ce qu'il avait dérangé. Il ramassa ce qu'il avait fait tombé, remit en place les sachets de drogues qu'il avait trouvé intact en arrivant et lorsque tout fut en place il cherchait encore quelque chose à ranger, mais tout était clean. Il voulait sans aucun doute retarder le moment où il croiserait le regard de Adriel de nouveau, mais plus il prendrait du temps et plus Adriel serait remonté contre lui alors Zackaria prit le chemin du bureau de celui-ci. Sur le chemin on l'informa que Monsieur Fearghas ne voulait pas être dérangé mais Zack toqua tout de même à la porte de celui-ci qui l'invita à rentrer. C'est ce qu'il fit, il aurait bien voulu le regarder dans les yeux, assumer ce qu'il avait fait, prendre ses responsabilités mais il ne put que fixer ses pompes tout en s'approchant du bureau où Adriel était installé. Quelques secondes passa avant que Zack ne brise ce silence bien trop oppressant pour lui, il avait repris ses esprits et il pouvait à présent suivre une discussion sans problèmes. Il leva la tête vers son supérieur. « Je suis conscient de l'erreur que j'ai faite aujourd'hui et je suis prêt à assumer la sanction que vous aurez choisi pour moi. » C'était difficile et complètement bizarre de vouvoyer Adriel, lui qui avait toujours été plutôt décontracté avec son équipe, il n'avait jamais montré une once de supériorité mais à ce moment présent il n'y avait aucun doute, à côté de lui Zackaria paraissait bien petit. Le jeune Wayne n'avait pas fini, il voulait réellement faire savoir à son ami qu'il ne s'était pas fichu de lui, qu'il n'avait pas utilisé son service pour se faire des provisions en drogue, non et avec cette douleur à l'estomac toujours présente, il se lança. « Je souhaitais seulement vous présenter mes excuses et vous assurer que c'était la première fois, même si c'était la fois de trop. » conclut-il. Zackaria porta son regard sur sa main et remarqua qu'il tremblait, il se demanda si c'était le stress qu'il ressentait ou tout simplement la dose qu'il avait aspiré tout à l'heure. Il ne se posa pas plus de questions et conclut que c'était les deux. Il serra son poing le plus fort possible pour arrêter ces tremblements et reporta son attention sur Adriel qui l'observait.
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Message(#) Sujet: Re: They tell me all good things must end. Dim 8 Jan 2012 - 16:13

Pas une seule fois dans sa carrière, Adriel n'avait pensé se retrouver dans une situation pareille. Il en avait eu des crapules dans son service, pourtant. Mais elles étaient généralement assez intelligentes pour ne pas s'écarter du droit chemin pendant les heures de service - ou en tout cas, pas dans un commissariat grouillant d'officiers. Elles étaient généralement sournoises, mais avaient l'intérêt de ne pas créer autant de problèmes. Une bagarre à droite, une insulte à gauche mais dans l'ensemble, ces personnes respectaient Adriel, et veillaient à ne pas lui causer d'ennui, ou en tout cas, elles le craignaient. Mais ce qu'avait fait Zackaria était bien au-dessus de tout ça. Premièrement, le lieutenant se trouvait désormais directement impliqué dans cette affaire si il décidait de fermer les yeux. Cette possibilité ne lui avait pas traversé l'esprit, mais puisqu'il avait découvert son coéquipier - ex-coéquipier ? - entrain de consommer de la drogue dans une station de police après s'être fourni dans les perquisitions, il était désormais responsable de tout ce qu'il adviendrait, tant moralement qu'aux yeux de ses supérieurs. Le regard posé sur l'écran de son ordinateur, il relisait les observations qu'il avait lui-même apporté au casier du jeune homme. Il pouvait encore le voir, jeune recrue qu'il était à l'époque. Depuis le début, Adriel avait essayé de le pousser dans la bonne direction, de le soutenir et de tout faire pour qu'il se dépasse sans cesse. Pour l'heure, il s'était plus laissé dépasser par les événements qu'autre chose. Il but une longue gorgée d'eau avant de relire le dossier une enième fois. Rien ne laissait présager une telle chose. Oui, Zackaria avait tendance à se montrer assez fragile parfois, mais il s'agissait de quelqu'un de passionné, et de déterminé. Il aimait son travail – Adriel le connaissait assez bien pour y mettre sa main au feu. Alors que s'était-il passé ? Pourquoi avait-il touché à la drogue tout court, d'ailleurs ? En tant que dirigeant du service des stupéfiants, le lieutenant n'avait besoin d'aucune explication pour comprendre le cheminement dans l'esprit d'un drogué. En manque, il avait réussi à se convaincre qu'il ne risquait rien en venant se servir dans une perquisition...

Il ne tourna pas la tête lorsque Zackaria entra dans son bureau, et resta concentrée sur l'écran de son ordinateur. Il connaissait parfaitement le protocole pour ce genre de situations. Mais il avait énormément de mal à s'y résoudre. Il pouvait le renvoyer, ou alors il pouvait mentir sur la situation dans laquelle le jeune homme se trouvait. La seule indulgence qu'exerçait la police étatique en matière de drogues était lorsque l'agent était devenu accroc à cause d'une opération d'infiltration dans un réseau de drogue. Dans une telle situation, n'importe qui étant un minimum réaliste se rendait compte qu'il était tout simplement impossible de réussir une telle mission sans se droguer à son tour, et donc, par conséquent, devenir accroc. Mais pour qu'il aille aussi loin Zackaria devait être habituée à prendre cette substance, et ce, depuis un moment. Ou peut être pas... Adriel ne savait absolument plus quoi penser. Il n'y avait pas que le supérieur hiérarchique qui était touché, mais également l'ami. Il avait sincèrement offert sa confiance à ce dernier, et il venait de se rendre compte qu'il s'était trompé du tout au tout.
D'une manière générale, tout le monde avait tendance à dire qu'il fallait savoir séparer la vie privée de la vie professionnelle, mais lorsque l'on travaille dans une brigade, on sait bien que c'est quasiment impossible. On passe parfois plus de 48 heures avec ses personnes, et l'on traverse des périodes de stress intense, des périodes tellement difficiles que vous en ressortez nécessairement lié à vie. C'est probablement la raison pour laquelle il attendit encore quelques secondes pour répondre à ce que l'agent venait de lui dire. « Rien ne me dit que c'était la première fois, pour commencer. » Il ne pouvait faire autrement que de tout remettre en question, de leur amitié aux motivations de ce dernier. « Assieds toi, et ne m'interromps pas. » Il poussa un profond soupir, et avala une grande gorgée d'eau. Il cherchait désespérément de trouver quelque chose pour le guider, pour comprendre ce qu'il passait. Devait-il être l'ami ou le supérieur ? Il posa ses deux mains à plat sur son bureau, comme pour se lever puis se ravisa. Il poussa un nouveau soupir, et hésita quelques secondes pour enfin se décider à s’asseoir sur le siège à coté de celui sur lequel se trouvait Zackaria. « Raconte moi tout, depuis le début. » Avant de prendre une décision, Adriel voulait simplement savoir comment il en était arrivé là.
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Message(#) Sujet: Re: They tell me all good things must end. Mar 31 Jan 2012 - 16:35


Comment avait-il pu gâcher sa vie entière pour une simple dose ? Cette idée devenait totalement puérile maintenant qu’il n’était plus en manque et pourtant, il y a quelques minutes, tout ce qui comptait c’était d’en prendre au moins quelques grammes. Adriel n’était pas seulement son supérieur, mais c’était aussi un ami. Il ne comptait pas beaucoup d’amis dans son service, ou s’il on peut dire des amis qu’il considérait vraiment comme des amis et décevoir ainsi Adriel le rendait encore plus honteux. La gorge nouée, il avala difficilement sa salive. « Rien ne me dit que c'était la première fois, pour commencer. » Zackaria acquiesça. Seulement physiquement car intérieurement il maudissait clairement Adriel de ne pas le croire. Comment pouvait-il mettre leur amitié de côté et penser qu’il pourrait lui mentir à ce sujet ? Puis soudain il se rendit compte que c’était lui-même qui avait mit leur amitié de côté en consommant des pièces à convictions dans le dos de son ami. A ce moment là, il était beaucoup trop difficile pour Zackaria de faire la part des choses. En quelques secondes il rejetait intérieurement la faute sur Adriel, puis changeait complètement d’expression quand il se rendait compte que c’était totalement sa faute. « Assieds toi, et ne m'interromps pas. » Ce n’est que lorsque Adriel lui ordonna de s’assoir qu’il se rendit compte qu’il était raide comme un piquet à des mètres de son ami. Il s’exécuta aussitôt, s’asseyant sur l’une des chaises qui se trouvait en face du bureau d’Adriel. Il l’observa, hésiter, soupirer, puis hésiter de nouveau. Tout un manège qui dura quelques secondes mais qui parurent des siècles pour Zackaria. A quoi pensait-il ? A la manière qu’il allait prendre pour le virer ? Il n’avait pas le choix de toute manière, si un supérieur d’Adriel se rendait compte qu’il n’avait pas suivi le protocole à la ligne, ce serait lui qui aurait des problèmes. Les idées de Zack étaient toujours un peu floues, mais maintenant il savait qu’il ne lui en voudrait pas. Pendant que Adriel hésitait, en quelques secondes le jeune scientifique se dit qu’il pourrait se reconvertir en analyste dans un petit laboratoire. Ce serait sûrement moins intéressant, mais avec un casier judiciaire, il n’avait plus aucune chance dans les forces publiques. Finalement, Adriel se leva et Zack le suivit du regard jusqu’à ce qu’il vienne s’installer sur un siège, près de lui. Le fixant incrédule, attendant la nouvelle. « Raconte-moi tout, depuis le début. » Zack fut tout simplement surpris, mais incroyablement soulagé. Il hésitait encore, y avait-il une pointe d’espoir à présent ? Mais Zackaria n’était pas sûr de ce que voulait son ami. « Depuis le début ? » s’assura-t-il de demander, toujours incrédule. Le lieutenant acquiesça d’un signe de tête. Zackaria prit un moment, quelques secondes pour visiter ses souvenirs et choisir ceux dont il pouvait parler, dont il était capable psychologiquement d’avouer. Il n’y en avait pas beaucoup, il avait honte de lui et c’était bien pour ça que quasiment personne dans son entourage n’était au courant à propos de la drogue. Mais c’était sa seule chance de pouvoir le convaincre … mais de quoi ? De son innocence ? Il n’était pas innocent, juste perdu. « Je ne sais même plus à quel âge j’ai commencé à en consommer. Dans l’adolescence. Au début c’était juste un peu d’herbe, par-ci par-là, mais vous faites partie de la brigade des stups, vous savez à quel point cela évolue vite. » Commença-t-il, après un signe de la tête de Adriel, il continua. « En ce moment j’essaye d’arrêter, j’ai diminué mes doses. J’évite d’en prendre avec moi, comme ça je n’ai aucune chance de pouvoir en consommer, mais aujourd’hui, c’était trop. » Il baissa les yeux quelques secondes avant de les relever. Il fallait qu’il assume entièrement ses responsabilités. « Sur le coup c’était simplement en prendre quelques grammes, puis remettre le reste incognito… Maintenant que j’y pense, c’était totalement débile. » Bien sûr il avait évité beaucoup de sujets, comme ses problèmes avec certains dealer de drogue de la ville. Que c’était le chemin du combattant afin de se procurer quoique ce soit maintenant, mais il n’était pas nécessaire qu’il en sache trop. Après quelques secondes de silence, Zack se lança. « Tu sais, je connais le protocole, fais ce que tu as à faire Adriel. » finit-il pas dire. Après avoir raconté une partie de ses problèmes, il se sentait un peu plus sûr de lui, en fait, il sentait un poids en moins sur ses épaules, il se sentait mieux. Il ne voulait tout simplement pas qu’il s’attire des problèmes. Zackaria était adulte, il n’avait pas besoin que quelqu’un passe après lui pour régler ses problèmes. Puis c’est seulement après quelques secondes de silence à nouveau, que Zack se rendit compte qu’il avait de nouveau tutoyer Adriel.
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Message(#) Sujet: Re: They tell me all good things must end. Mar 31 Jan 2012 - 17:45

Sérieux, attentif, Adriel écoutait Zack parler. Il ne s'était rendu compte de rien, et même si il était certain qu'il passerait des jours voire même des semaines à se demander comment il n'avait rien pu voir venir, rien vu tout court d'ailleurs, il préférait essayer de comprendre ce qui avait provoqué tout ça dans la vie de son ami. C'était un paradoxe surprenant, dérangeant : un policier accroc à la drogue qu'il combattait. C'était quelque chose de régulier en ce qui concernait les infiltrés, mais les policiers comme Zack... c'était quelque chose de bien plus rare. Jusqu'alors, le lieutenant avait eu la chance de ne jamais y être confronté, qu'il s'agisse d'un des anciens, ou des personnes qu'il avait à charge, il n'avait jamais entendu parler d'une chose pareille. Cela marquait définitivement un tournant dans sa vie, et ce tant professionnellement que personnellement parlant. Adriel n'était pas habitué à ce genre de choses. Il n'avait jamais eu aucun problème, si ce n'était de management, avec son équipe, et il était plus ou moins parti du principe qu'il en serait toujours ainsi. Du moins, il l'avait espéré aussi fort qu'il le ouait. Mais il avait fallu que les choses changent, comme elles finissent toujours par le faire, et il avait fallu que ce soit avec Zack. Pourquoi avec lui ? Etait-ce parce qu'il avait un avenir promettant ? Etait-ce par Adriel était si proche de lui ? Il n'en savait rien. Il n'y avait pas de réponse à ces questions. Ni même à ses propres questions. Et dieu sait qu'il en avait des questions. Certaines trouveraient probablement réponse quand il les aurait formulé à voix haute à l'intention du jeune homme mais combien resteraient sans réponse ? Adriel poussa un soupir, lorsque le policier, apparemment prés à assumer ses torts, lui parla du protocole. IL n'avait que faire du protocole dans un tel moment. Même si il essayait de mettre de la distance, d'y voir un simple employé, le lieutenant ne pouvait s'empêcher de voir son ami. « Ne sois pas ridicule, veux-tu. » lâcha-t-il, plus ou moins malgré lui. Il n'avait aucune intention de renvoyer son ami. Il connaissait l'importance de ce rêve à ses yeux. Il éviterait le protocole, autant qu'il le pourrait. Il trouverait un moyen, mais il s'arrangerait pour que celui-ci puisse aller en cure de désintoxication, et conserver son métier. Pour cela, il ne fallait pas que ça sache. Personne ne pouvait le savoir. Mais en tant que policiers émérites, l'un comme l'autre, ils savaient parfaitement se faire discret. Il y avait donc une solution. C'était certain. Il ne pouvait en être autrement. « Tu pourrais prendre un congé sans solde le temps de te soigner. » souffla-t-il, se demandant si c'était la meilleure des solutions. Tout cela ne paraîtrait-il pas étrange ? Adriel ne savait pas, il ne savait plus rien. Il se décida enfin à poser un regard sur son ami. Il réalisa avec quelques secondes de retard que le jeune homme n'avait pas respecté ses ordres, qu'il l'avait tutoyé. Mais peu lui importait. Le lieutenant n'avait jamais aimé donner d'ordres. Il ne s'était jamais senti meilleur que ses hommes. Egaux, c'est tout ce qu'ils avaient jamais été. Mais cette fois, les choses étaient différentes. Que le lieutenant le souhaite ou non, l'un de ses agents était en position de faiblesse. Il n'était plus un égal mais avait besoin d'être soutenu. Puis, Adriel reprit la parole, le ton grave, comme si il avait le poids du monde sur les épaules : « Qu'est-ce qui t'a poussé à consommer ? Et à accentuer cette consommation ? » Et comment avait-il fait pour réussir passer l'école de police avec tout cela ? Adriel ne se faisait aucun illusion sur le fait que les dépistages réguliers subissaient des fraudes. Mais tout le reste... Les instructeurs étaient sensés savoir faire la différence. Pour un peu, le lieutenant en aurait été épaté.

Alors que Zack s'apprêtait à prendre la parole, un officier entra dans le bureau, malgré les consignes. « Adriel, on a un problème dans la salle des perquisitions. » Serrant inconsciemment les poings, le lieutenant poussa un soupir. « J'arrive dans deux minutes, ne touchez à rien. » Il attendit que la porte se referme, et se leva. Il espérait sincèrement que cela n'avait rien à voir avec Zack, ou qu'en tout cas, il pourrait le protéger. Mais là, maintenant... rien n'était moins sur. « Suis moi. Tu n'es au courant de rien. » Il se leva, et se dirigea vers l'endroit où était entreposé tous les objets perquisitionnés, craignant ce qu'il allait y trouver.
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Message(#) Sujet: Re: They tell me all good things must end. Mar 14 Fév 2012 - 13:28

Malgré l’angoisse que provoquait le fait que Zackaria ne savait pas ce qu’Adriel pensait à son sujet et au sujet de son histoire, une toute autre atmosphère régnait à présent dans la salle. Le jeune scientifique se sentait léger d’avoir tout dévoilé à son ami, d’en avoir parlé à quelqu’un car à part les personnes chez qui il va acheter ces produits, personne n’était au courant et quelques autres personnes. Néanmoins Zack scrutait la réaction de son chef, comment allait-il réagir face à cette annonce ? Allait-il lui en vouloir de ne pas lui en avoir parlé plus tôt ? Poserait-il d’autres questions pour aller au fond du problème ? Zack avait tellement été abîmé dans son enfance qu’il ne pourrait même pas mettre le doigt sur la vraie raison de son mal être. « Ne sois pas ridicule, veux-tu. » rétorqua-t-il concernant le protocole. Et même s’il était prêt à assumer son erreur, il se sentait soulagé d’entendre ça de la bouche de son ami. Inconsciemment il soupira en fermant les yeux, pour les rouvrir sur Adriel qui semblait avoir une idée en tête. « Tu pourrais prendre un congé sans solde le temps de te soigner. » Proposa Adriel. Le jeune Wayne fronça les sourcils lors de sa réflexion, ce métier n’était pas seulement un rêve mais aussi un moyen de vivre. Certes ses parents étaient aisés, mais il avait quasiment coupé toutes relations avec lui. Son cousin s’était installé avec lui dans la maison d’Anya, qui est partit sans réclamer de loyer, invitant Zack à être le gardien de sa maison durant son absence. Teddy ne travaillait pas, seul Zack subvenait à leurs besoins… En réalité, avec un loyer payé et ses économies il pourrait prendre un congé sans soldes, mais la seule chose à laquelle il pensait en réalité, c’était comment allait-il payer ses doses sans un salaire ? Zackaria sortit de ses songes, comment pouvait-il penser à ça alors que ce dont il s’agissait était de se soigner ? Il leva soudainement la tête vers son interlocuteur. « Oui, oui, je crois que ça peut se faire. » affirma-t-il précipitamment. Son ami lui donnait une chance de conserver son poste, en aucun cas il ne laisserait cette chance lui glisser entre les mains. Adriel acquiesça et c’est ainsi qu’il arrive à la question que Zack redoutait depuis le début, le pourquoi du comment. « Qu'est-ce qui t'a poussé à consommer ? Et à accentuer cette consommation ? » Demanda le lieutenant. Le jeune scientifique n’en voulait pas à son ami de vouloir connaitre les raisons de cette dépendance, un ami est là pour ça n’est-ce pas ? Mais il était impossible pour lui de formuler ces raisons, il n’était pas encore prêt. Alors qu’il s’apprêtait à répondre qu’il n’y avait aucune raison, que ça avait commencé entre amis et que ça ne s’était jamais arrêté, quelqu’un entra dans le bureau précipitamment. « Adriel, on a un problème dans la salle des perquisitions. » Le cœur de Zack s’emballa. Il avait tout rangé soigneusement et étant scientifique il savait les fautes qu’il fallait éviter pour masquer des preuves. Lorsqu’il avait quitté la salle, elle était comme quand il y était entré ! Peut-être en avait-il fait trop ? Ou peut-être que dans la précipitation ou sous l’effet de la drogue ou bien les deux facteurs ont fait qu’il avait négligé un détail ? Zack jeta un rapide coup d’œil en direction de son supérieur. Il suivit à la lettre les directives d’Adriel et se leva pour prendre la direction de la salle des perquisitions. Arrivés dans le couloir, un attroupement de personnes se trouvait devant la salle, la porte ouverte, les deux amis accélérèrent le pas devant cette scène pour enfin découvrir ce qui n’allait pas. La salle était couverte des chaises au plafond de cette poudre blanche. Comment cela pouvait être possible, je pouvais lire la stupéfaction dans les yeux d’Adriel. Une partie des sachets de poudre qui étaient sur la table avait disparue, des chaises étaient retournées. Que s’était-il passé ? Zackaria voyait déjà Adriel penser que c’était lui qui avait provoqué cette pagaille. Il fallut un long moment avant que Zack se rende compte de la fenêtre ouverte au fond de la salle, ou plutôt la fenêtre brisée qui laissait pénétrer dans la salle une brise fraiche… Les questions ne cessaient de fuser dans l’esprit de Zackaria. Finalement cette pagaille avait-il un lien direct avec ce qu’il lui était arrivé plus tôt dans la journée ? Lorsque les personnes présentes informèrent Adriel qu’ils avaient retrouvé la salle comme ça, celui-ci lança un regard en direction de Zack, puis se mit à donner des directives aux personnes présentes. Quand ce fut fait, il porte son attention au jeune scientifique pour lui dire que la réunion qu’ils avaient devait être écourtée mais néanmoins, ils avaient une dernière chose à voir ensemble, dans son bureau. De nouveau, Zackaria suivit silencieusement Adriel dans le couloir jusqu’à pénétrer dans son bureau et que la porte soit close. Il prit la parole aussitôt. « J’ai tout rangé. Avant de quitter la salle, j’ai tout rangé ! » Commença-t-il à expliquer tout en marchant machinalement dans la pièce. Il y avait deux éventualités à cette situation : soit cette mascarade n’avait rien avoir avec lui et une personne extérieure avait, comme par hasard, eu l’idée de venir voler des perquisitions ce jour-là, soit c’était l’un des leurs et cette personne l’avait vu ! « Tu te rends compte de ce que cela veut dire ?! Les caméras ! Les enregistrements vont être visionnés ! » Expliqua-t-il, les points serrés et les yeux effrayés braqués sur le visage d’Adriel. Il se rendit compte qu’il n’avait pas laissé son ami en placer une, il décida alors de se calmer et de prendre sur lui.

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Message(#) Sujet: Re: They tell me all good things must end. Ven 24 Fév 2012 - 0:25

Adriel détestait se retrouver dans ce genre de situation. Il savait faire preuve de leadership, mais ce n'était pas ce qu'il préférait. Surtout dans une situation aussi problématique. Lui qui était toujours si droit, si ferme, et veillait toujours à respecter le serment qu'il avait prêté en devenant policier, se trouvait dans une véritable impasse. Il ne pouvait pas laisser son ami dans une telle situation, mais il ne pouvait pas non plus se borner tout simplement à respecter le protocole. Dans un cas comme dans l'autre, il se trahirait, trahirait ce en quoi il croyait depuis toujours. La question était : qu'était le pire ? Pour l'instant, il optait pour l'amitié, et pour la préservation de tout ce qu'il savait de Zackaria. C'était un bon garçon, qui avait juste dérapé. Plus d'une fois, certes, mais qui n'avait pas le droit à l'erreur ? Devant un jury, devant la police des polices, il n'aurait pas cette chance. Il n'y avait que Adriel pour lui accorder tout cela, pour lui donner une deuxième chance. Le lieutenant détestait avoir cette responsabilité sur ses épaules. C'était difficile, et il pouvait sentir littéralement ses entrailles être tiraillées. Comment ne pas le lui accorder, lui qui le connaissait si bien ? Comment le lui accorder alors que cela allait à l'encontre de la plus grande majorité de ses principes ? Poussant un profond soupir, il demanda à son ami et collègue pourquoi, comment, ce qui l'avait poussé à consommer, à franchir cette limite. Pour être celui qui l'assignait à la plupart de ses affaires, Adriel savait pertinemment que Zack' n'avait eu aucune mission, aucune enquête qui puisse le pousser à agir de la sorte, à se montrer aussi idiot. Idiot, parce qu'il mettait sa carrière qui lui tenait tant à coeur en péril, et non pas idiot parce qu'il avait des faiblesses. Adriel faisait la différence, fidèle à lui-même, évitant de juger les personnes qui constituaient son entourage sans avoir toutes les cartes en main. Juger quelqu'un sans connaître tout ce qu'il a vécu est quelque chose que Adriel considérait comme complètement absurde. Chacun de nos faits et gestes était, pour le lieutenant, lié à ce que l'on avait pu vivre par le passé, aux expériences que l'on avait eu, et à ce qui en était ressorti. Il ne savait que trop bien ce qui l'avait poussé à devenir policier, ce qui lui avait donné envie de travailler dans ce milieu, et plus particulièrement dans le service des stups'. Il avait eu la chance de ne pas avoir ce problème, de n'être jamais tombé dans la drogue malgré tout ce qu'il avait pu traversé, tout ce que son entourage avait traversé, mais il avait côtoyé des personnes qui s'étaient laissés happer par la drogue totalement, et ne connaissait que trop les conséquences que cela pourrait avoir. Et si il y avait bien une chose que Adriel refusait, c'était de reprocher à Zack et ses erreurs, et de l'abandonner dans cette période difficile de sa vie.

Il n'eut cependant pas le temps de lui expliquer tout cela, puisque l'on vint les interrompre. Ordonnant au policier ne rien laisser paraître, il se dirigea d'un pas décidé vers la salle des perquisitions, et ne put s'empêcher de pousser un profond soupir en voyant l'état dans lequel cette dernière se trouvait. Il ne savait qui avait pu faire une telle chose – Zackaria avait eu le temps de prendre sa dose avant qu'Adriel ne le surprenne, et pouvait donc penser à peu près normalement, il n'avait probablement pas fait ça – mais honnêtement, cela le mettait profondément en colère. Ce n'était pas à cause de tout le nettoyage que cela exigeait, même si cela serait un véritable calvaire, car cela devait être fait dans des conditions particulières, et avec des agents vérifiant les moindres faits et gestes des agents de nettoyage mais aussi parce que cela voulait dire qu'il y avait des tas de preuve qui venaient de disparaître, d'être gâchées. Des mois de travail réduit à néant aussi facilement. Après avoir fini de contempler ce triste spectacle, Adriel aperçut enfin la fenêtre ouverte. « Récupérez les vidéos, et amenez les moi dans le bureau. Je veux quelqu'un à tout moment dans cette salle, quoiqu'il arrive. Et rien ne sort d'ici sans mon accord. » C'était tout ce qu'il pouvait faire à l'heure actuelle, tout ce qu'il pouvait exiger, sans que cela ne paraisse suspect. Tant parce que c'était la chose à faire dans une telle situation, que parce qu'il souhaitait éviter que la vidéo ne soit vue par trop de monde, ce qui risquait de nettement compromettre le futur de Zackaria. Il invita ensuite Zackaria à le rejoindre dans son bureau, ayant bien conscience, cependant, qu'il ne pourrait avoir réellement la discussion qu'il devait avoir. Pas maintenant, en tout cas.

Une fois de retour dans son bureau, il laissa le jeune homme évacuer légèrement la pression, en faisant les cent pas, et en disant tout haut ce que tous deux pensaient tout bas. En trois mois : ils étaient cuits. Ou en tout cas, c'était ce que l'un comme l'autre craignaient. Mais Adriel ne pouvait pas se laisser aller à ses inquiétudes. Il était responsable ici, et celui qui devait rassurer tout le monde, c'était lui. Il se tut alors, et reprit ses esprits. Il avait demandé à ce qu'on lui donne les vidéos, et si tout cela se passait bien, personne ne les visionnerait à part lui. Dans le pire des cas, il savait pertinemment que les informations remonteraient jusqu'à lui, et que son équipe avait suffisamment confiance en lui pour faire ce qu'il dirait. Mais c'était plus compliqué que cela en avait l'air, parce que si quelqu'un l'apprenait, alors toute la responsabilité reposerait sur les épaules d'Adriel si jamais cela s'ébruitait. Il prit une grande inspiration, et d'un ton calme, qui se voulait rassurant pour Zack', Adriel lui expliqua ce qui allait se dérouler. « JE vais visionner les vidéos, seuls, et voir ce que l'on voit sur les vidéos. J'aviserai à partir de là. » Le problème était que Adriel ne s'y connaissait vraiment pas en informatique, ou si peu, et ne savait commencer effacer une partie des données sans que cela ne se voit. Il pourrait toujours clamer à une erreur faite en toute bonne foi. Il aurait tout le temps d'y réfléchir une fois seul, dans son bureau. « Pour l'instant, tu vas prendre le premier quart de garde. Tu y restes jusque la fin de ta garde, et après tu rentres chez toi. Je passerai te voir quand je finis, et on trouvera une solution ensemble. » Il fit ensuite signe à son ami qu'il pouvait sortir et devait y aller. Une fois qu'il fut sur le pas de la porte, Adriel l'interrompit. « Respire un grand coup, Zack. Tout va s'arranger, je te le promets. »
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They tell me all good things must end.

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