AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 This is a gift, it comes with a price | Verity

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité




Message(#) Sujet: This is a gift, it comes with a price | Verity Jeu 15 Déc 2011 - 23:25

    A l'approche du cinéma, je sentis les papillons faire leur grand retour en moi, doucement mais sûrement. Je n'avais pas d'inquiétude à avoir, et pourtant ils étaient bien là, comme pour mieux me rappeler le double jeu que j'étais en train de jouer. Inutile de préciser qu'il était aussi relativement stupide, mais ça allait suffisamment de soi pour que je n'aie pas besoin de le répéter. Dans ma poche, ma carte de cinéma illimité, mon alibi et mon arme du crime tout à la fois, me semblait être plus lourde qu'elle ne l'était réellement. Parfaite avait eu l'idée de me l'offrir pour mon anniversaire, trouvant là un moyen facile et efficace de me faire matériellement plaisir. Elle me l'avait elle même avoué : elle aurait préféré trouver autre chose, mais entre les jumeaux, sa nouvelle grossesse et l'enregistrement de son album, elle n'avait pas eu assez de temps pour se creuser la tête pour trouver le cadeau idéal. Elle savait que j'aimais aller au cinéma, et c'était sa façon à elle de me pousser à y aller plus souvent, peut être même au détriment d'autres activités que j'aurais pu prendre l'habitude de suivre depuis quelques temps. Au hasard, aller dans un bar pour boire un verre ou deux, en compagnie de Knox ou Leven peut être ? C'était donc aussi une manière subtile et détournée de me tenir éloigné de certaines démons, auprès de qui elle ne souhaitait pas me voir retourner... Pour ça en tout cas elle n'avait pas d'inquiétude à avoir : j'avais trouvé bien meilleur que ce que l'alcool pouvait m'apporter. La célébrité n'avait pas de prix...

    Lorsque Abbey m'avait fait part de l'envie d'adapter mon premier roman au cinéma, j'avais cru à une mauvaise blague. Je savais qu'elle ne s'amuserait pas à me faire un coup pareil, mais ça me paraissait trop beau pour être vrai. Même au moment de l'avant-première, je m'étais pincé une fois encore pour m'assurer que tout cela n'était pas un rêve. La douleur, une fois de plus, m'avais confirmé que ça n'en était pas un. J'avais suivi le processus de réalisation du projet avec une attention toute particulière, cherchant à ce que le résultat soit à la hauteur de mes espérances. Mieux même, à la hauteur de mes rêves. Je connaissais mon histoire sur le bout des doigts, la visualisant plus que ce que n'importe quel lecteur aurait pu se douter ou le faire. Et quand j'avais eu le plateau de tournage devant moi, j'avais eu la sensation que c'était ça. Tout y était, du motif de la tapisserie aux reflets des cheveux d'Alys, en passant par le bruit que pouvait faire la pluie contre les carreaux. C'était probablement trop, mais pourquoi s'en plaindre ? J'avais beau savoir que je ne faisais pas un film pour moi, pour mon bon plaisir, mais puisque j'étais et l'auteur du roman originel, et le scénariste, et le co-producteur du film, j'étais peut être en droit d'obtenir satisfaction. Sans compter mes lecteurs, que j'aurais su déçus de ne pas retrouver à l'écran ce qu'ils avaient trouvé entre les lignes. J'aurais eu l'impression de les tromper plus encore que je ne me trompais moi-même. De ce point de vue en tout cas, il y avait peu de risques que l'on me reproche quoi que ce soit. Il y aurait toujours des mécontents, pour une chose ou une autre, mais tant pis. J'étais fier du résultat, et les premiers retours me confortaient dans l'idée que j'avais réussi à faire les bons choix.
    Le jour de l'avant-première avait pourtant été l'un des plus stressants que j'aie vécu. Je n'avais quasiment pas fermé l'œil de la nuit, ni des précédentes d'ailleurs, et avait passé les quelques heures qui me séparaient du moment fatidique à tourner en rond, inventant des jeux pour les jumeaux, au point que Parfaite avait du me les retirer pour qu'ils puissent se reposer un peu et manger tranquillement. J'étais anxieux, pire que ça même, et elle le savait. Elle faisait ce qu'elle pouvait pour me rassurer, mais jusqu'au moment où la première image du générique de fin était apparue à l'écran, ça avait presque en vain. Pas totalement bien sûr ; si elle n'avait pas été avec moi, je ne serais pas resté si longtemps à parader devant le public lors de mon arrivée sur le tapis rouge. C'était bien évidemment grisant de s'entendre acclamé et photographié de tous les côtés, mais je n'avais qu'une envie, en finir. Malgré tous les complexe qu'elle pouvait éprouver vis à vis de son corps et de sa grossesse, Parfaite avait pris sur elle et tenu à ce que je profite de cet instant, me tenant la main avec suffisamment de force pour que je ne tente pas d'abréger le supplice en me jetant à l'intérieur de la salle de projection. Pour être honnête, il ne me restait pas grand chose de ce moment à part un grand vide. De la séance non plus, juste quelques images par-ci, par-là... Quant aux jours suivants, à la descente, j'avais été comme sur un petit nuage. Et là encore, c'était les jumeaux qui avaient fait les frais de mon excédant d'énergie, ayant droit à un papa présent au delà du raisonnable, tant et si bien que Parfaite avait du mettre son holà. Elle avait alors été la suivante à profiter de mon euphorie, mais c'était une autre histoire.

    On en était donc au cinéma, et aux papillons. J'y étais venu à pied, presque chassé de la maison par Parfaite qui avait invité plusieurs de ses amies à une fête pré-natale. Je n'avais aucune idée de ce que j'allais pouvoir bien voir, conscient qu'acheter une place pour mon propre film n'était pas une très bonne idée. Ce n'était pas l'envie qui me manquait, ne serait-ce que pour voir les réactions que pouvaient avoir les gens dans la salle, mais je me doutais bien qu'elles devaient être les mêmes qu'aux deux séances où je m'étais déjà incrusté. J'avais à chaque fois pris soin de ne pas être trop reconnaissable, mais puisque aujourd'hui j'étais décidé à me comporter en personne normale, exit les déguisements ! Et je rejoignis la file d'attente des caisses, cherchant ce que j'allais bien pouvoir regarder.
    Et les papillons alors ? Oh, toujours la même histoire : j'avais beau avoir désiré devenir un auteur connu, la célébrité et moi ne faisions pas encore tout à fait bon ménage. A moins que ça ne soit la perspective de sombrer dans l'oubli qui m'angoisse plus encore, allez savoir...

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: This is a gift, it comes with a price | Verity Dim 25 Déc 2011 - 0:06

Ces derniers jours n’avaient pas vraiment mis la jeune Gearhart en joie. Que du contraire. Elle était d’une humeur acariâtre de vieille dame traumatisée par la jeunesse actuelle. Tout l’agaçait et lui donnait envie de hurler, de s’écrier : au diable toutes ces foutaises inutiles. À vrai dire, chaque année en cette période, elle sentait son cœur se gonfler d’une tristesse pesante, comme si tout le poids du monde croulait sur ses frêles épaules. Comme si tout l’univers se liguait contre elle pour lui rappeler que quoi qu’elle fasse, ou qu’elle soit, elle serait toujours seule. Ses quelques amis ne suffisaient pas combler le vide intersidéral de son existence. Ils étaient certes de bonne compagnie, mais pour la plupart, ça s’arrêtait là. Souvent, elle regrettait d’être partie sans un mot. Elle regrettait d’avoir quitté le seul logis qu’elle avait trouvé. Mais il l’avait fallut. Elle était de toute façon trop vieille aujourd’hui pour qu’on s’occupe d’elle avec une attention toute particulière. Elle n’était plus une enfant et même si c’était ce qu’elle recherche, une enfance, elle ne pourrait jamais plus la retrouver. Si il lui arrivait encore d’espérer les câlins et les baisers, les démonstrations affectueuses que l’on porte à son enfant, elle ne s’attendait pas non plus à les recevoir en grandes pompes. Heureusement pour elle, elle aurait sans doute était bien plus déçue qu’à son ordinaire. Mais il y avait des choses qu’elle n’arrivait pas encore encaisser malgré l’habitude. Être seule pour les fêtes par exemple. Comme par exemple Noël qui approchait à grand pas, ou même tout sorte de fêtes annuelles de ce genre était le symbole même de sa solitude. Elle voyait des tas de gens venir à la boutique pour dénicher la perle rare. Le cadeau qui ferait effet, celui qui plairait. Elle voyait des tas de gens aux téléphones, promettant des soirées de merveilles et des gueules de bois à gogo. Elle avait même pu constater la folie du centre commercial en cette période de l’année. Et Verity, pourtant bruyante et envahissante, c’était sentie bien petite et perdue face à cette foule d’hurluberlus jappant avec fantaisie. Son cœur se contorsionnait douloureusement et son regard se perdait plus souvent. Tout lui semblait pénible, insupportable, trop difficile à vivre. Elle tâchait pourtant de ne rien laisser paraître, elle souriait, jasait, se trémoussait. Mais son entourage n’était pas dupe et sa comédie n’avait trompé que peu de monde. Graham, son patron et ami pour exemple, savait que la demoiselle était une perle rare de douceur. Une parle fragile et délicate qu’un léger coup de vent pouvait fêler. Et son attitude ne l’avait pas trompé. Il avait froncé les sourcils, lui avait dit de sortir, de s’amuser, de prendre la vie comme elle vient. Mais Verity avait démenti en haussant des épaules. D’après elle, il prenait ses rêves pour une réalité. Mais mentir n’avait jamais été son fort. Elle était bien trop honnête et franche pour ça et c’était avec quelques sanglots dans la voix qu’elle avait avoué son malaise. Il l’avait alors serré dans ses bras, lui avait baisé le front et lui avait dit d’aller faire un tour. De ne revenir que lorsqu’elle irait mieux, que ses esprits seraient enfin libérés de l’emprise dévastatrice de son désespoir. Elle avait, bien sûr, opposé une résistance de folie. Mais avec Graham, elle était toujours perdante, c’était bien le seul qu’elle écoutait mais si c’était souvent à regret.

Et c’était son désespoir, son envie de se changer les idées, cette promesse qu’elle avait faite qui l’avait mené devant ce cinéma. Verity n’avait jamais été une grande fan de film, à vrai dire, elle était plutôt du genre à se les faire qu’à regarder. Mais l’un de ses bouquins favoris avait été adapté et même si elle avait assisté à la première – où elle avait vu, sans conteste possible, l’homme de sa vie ; elle avait la sensation d’avoir loupé des tas de détails. Et cela la chagrinait, un peu. C’est pourquoi un léger sourire conquis traversa son minois lorsqu’elle se glissa dans la file. Comme toujours, son patron avait eu raison. Penser à autre chose, vouloir se divertir, c’était la seule chose qui redonnait le sourire. Mais ce qu’elle vit dans la file c’était… Comme un cadeau envoyé des dieux ! Un miracle de Noël avant l’heure ! UNE DEDICACE DU PÈRE NOËL ! Le cœur de Verity s’emballa à la simple vue de cette nuque qu’elle dévora du regard. Ses yeux brillèrent d’une lumière étincelante alors que ses mains s’entortillaient avec frénésie. Elle était sûre, c’était lui ! Le vrai, l’unique, le grand ! Elle aurait explosé dans une joie monstrueuse si un léger souvenir désagréable ne lui avait pas sauté à l’esprit. En effet, lors de l’avant première aussi elle l’avait vu. Enfin, voir était un grand mot. Tant de débiles mentales qui hurlaient et l’avait empêché d’en profiter. Ca ne se reproduirait pas. Ah, ça non, certainement pas ! Ce fut donc avec une délicatesse inhabituelle qu’elle posa la main sur l’épaule du jeune écrivain. (priant de ne pas s’être trompé malgré tout). Et ce fut d’une voix douce et murmurante qu’elle demanda : « Monsieur Lane ? » Son cœur s’agita à la simple idée qu’il puisse poser son regard sur elle. Et alors, sans plus pouvoir se retenir, elle laissa sa joie exploser. Bien que toujours sifflante afin de ne pas attirer la foule : « MON DIEU, COMME JE VOUS AAAAAAIME ! Si vous saviez ! J’ai lu votre livre vingt fois. Oh, non, que dis-je : trente ! Ou quarante, peut-être même cent, en fait. C’était tellement merveilleux, ça vend du rêve, c’est… Waw ! Il n’y a pas de mots. OH ! Je suis si contente de vous rencontrer, vous ne pouvez pas vous imaginer à quel point. » Elle s’empara de sa main qu’elle posa pratiquement sur sa poitrine, afin de lui faire sentir les battements de son cœur alors qu’elle serrait ses doigts autour des siens : « Sentez comme mon cœur palpite ! Ohlala, c’est le plus beau jour de ma vie. Dites, vous voulez bien me signer un autographe ? Oh et puis… vous allez voir votre film ? Oh mon dieu, j’y crois pas : Basil Lane va au même cinéma que moi ! Je crois que je vais m’évanouir. RETENEZ-MOI ! » Verity en faisait des tonnes, comme toujours, mais la joie était difficile à calmer.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: This is a gift, it comes with a price | Verity Mer 4 Jan 2012 - 0:18

    Attendant patiemment mon tour tandis que les deux files menant aux caisses me semblaient ne pas avancer, j'essayais de me faire le plus discret possible, les yeux fixés sur la liste des films à l'affiche. Je me doutais bien qu'une meute de jeunes filles en rut n'allait pas venir se jeter sur moi après m'avoir reconnu, mais j'avais encore un peu de mal avec la réalité pour avoir été le centre de toutes les attentions pendant une soirée entière. Ca m'était déjà arrivé par le passé, mais jamais à cette échelle, et c'était justement ça qui était grisant. Et perturbant aussi, je commençais à m'en rendre compte. Tous les retours que j'avais pu avoir de l'avant-première étaient positifs, aussi bien venant de mon épouse que des acteurs ou des anonymes qui avaient pu en faire un compte-rendu sur les blogs. Même si le mien était dans un relatif abandon depuis près de deux ans, seulement mis à jours par quelques nouvelles ou textes qui m'étaient venus en tête sans que je sache quoi en faire, j'y avais fait un tour pour voir ce qui me suivaient pouvaient en dire. J'avais été impressionné par le nombre de commentaires et de messages qui m'avaient été laissé, mettant pas moins de deux jours avant d'arriver à en faire le tour. C'était comme dans un rêve, où un bon génie aurait décidé de satisfaire mon égo pour le restant de mes jours. J'espérais que ça ne serait pas le début de la fin de ma carrière, mais même si je devais m'arrêter maintenant, j'aurais au moins ça pour me consoler. Et je m'imaginais déjà, vieillard à demi grabataire, en train de raconter à mes petits enfants à quel point leur grand-père avait eu droit à plus qu'un simple quart d'heure de célébrité. Alors oui, j'avais un peu honte d'être si futile et si fier de ce désir de gloire qui me satisfaisait plus que ce que j'aurais du l'être, mais j'avais néanmoins céder. Après tout, je ne savais pas de quoi les autres jours seraient faits, et c'était toujours ça de pris. Et puis, il me semblait que j'avais encore un minimum la tête sur les épaules. La preuve, si ce n'avait pas été le cas, est-ce que je serais venu m'enfermer dans une salle de cinéma, dans le noir le plus complet ? On était d'accord. Et si c'était plus un choix par défaut qu'autre chose, je devais reconnaître que ça me convenait plutôt bien.
    Réduisant mon hésitations à deux films - un de science fiction où des extraterrestres attaquaient la terre et un d'horreur où une famille était confrontée à des phénomènes paranormaux -, je sentis tout à coup quelque chose se poser sur mon épaule. Me retournant dans un mouvement peut être un peu brusque, je constatai qu'il ne s'agissait que d'une main, et en l'occurrence celle d'une jeune fille. Monsieur Lane ? Ce fut là que les papillons firent leur grand retour, manquant même de s'envoler. Puisque je n'avais aucun souvenir de cette fille, et que je ne la connaissais pas, c'était donc qu'elle m'avait reconnu. Pas que je la gênai pour rejoindre son petit copain, à l'autre bout de la file, non, elle m'avait reconnu. Je lui souris, flatté d'un tel honneur. MON DIEU, COMME JE VOUS AAAAAAIME ! Si vous saviez ! J’ai lu votre livre vingt fois. Oh, non, que dis-je : trente ! Ou quarante, peut-être même cent, en fait. C’était tellement merveilleux, ça vend du rêve, c’est… Waw ! Il n’y a pas de mots. OH ! Je suis si contente de vous rencontrer, vous ne pouvez pas vous imaginer à quel point. L'enthousiasme des débuts disparut en partie, remplacé par un sentiment d'angoisse qui m'avait brusquement saisi à la gorge. Même si cette fille n'avait pas haussé la voix, et qu'il était plus que probable que personne d'autre que moi n'avait entendu un seul de ses mots, son comportement n'avait plus rien de l'amical inconnu qui sortira de votre vie aussi vite qu'il en est entré ; et cette pensée ne me plaisait pas particulièrement. J'appréciais que l'on dévore mes livres, ce qui était visiblement son cas, et que l'on vienne m'en parler, mais de là à dire que je voulais des fans monomaniaques, il y avait un pas que je n'avais jamais demandé à franchir. Elle attrapa alors ma main et la plaqua sur sa poitrine, comme si c'était la chose la plus naturelle du monde, tandis que je détournai la tête. Sentez comme mon cœur palpite ! Ohlala, c’est le plus beau jour de ma vie. Dites, vous voulez bien me signer un autographe ? Oh et puis… vous allez voir votre film ? Oh mon dieu, j’y crois pas : Basil Lane va au même cinéma que moi ! Je crois que je vais m’évanouir. RETENEZ-MOI ! Je ne cherchais pas du secours, mais je n'aurais pas été contre l'idée que quelqu'un vienne la chercher et me tire de cette situation. Elle n'avait pas l'air dangereuse, mais je n'aurais pas parié sur le fait qu'elle soit, ou non, saine d'esprit. Néanmoins, l'entendant parler de s'évanouir, je la regardai de nouveau, préférant ne pas la laisser tomber par terre si vraiment elle se sentait mal. J'attrapai ainsi ses avants-bras, les serrant assez pour avoir un minimum de prise sur elle, et attendit de voit si elle s'effondrait. Non, elle tenait bien debout. Réalisant que ce n'était qu'une façon de parler, je lui souris, gêné, et la lâchai. Je crois que vous allez réussir à ne pas évanouir, c'est bon. Autour de nous, quelques personnes nous fixaient, l'air de se demander à quel jeu on était en train de jouer. Les fous, s'ils savaient... Euh non, je ne vais pas voir mon film, je vais juste au cinéma, comme ça. Comme vous. Bravo, pour un écrivain dont on venait de vanter les talents, c'était vraiment du grand art. Combien de mots ? 18. Super, même pas de quoi faire deux phrases complexes dignes de ce nom ! Ce n'était pas faute de vouloir dire quelque chose d'intéressant, mais cette fille venait de me prendre de court, et je n'étais pas très bon dans ce genre de situation. La voyant bouillir à côté de moi, prête à laisser s'échapper un nouveau flot de paroles - pitié, pas de nouvelle déclaration d'amour ! -, je décidai pourtant de faire une effort. Après tout, avec ce qu'elle venait de me dire, elle avait quand même bien le droit à un peu plus que des banalités d'usage. Je lui fis donc un nouveau sourire, autant pour me faire gagner du temps que pour me mettre en condition. Je suis ravi de vous rencontrer, moi aussi. Ça fait toujours plaisir de voir des gens aussi... enthousiastes ! Et je vous signerai un autographe, bien sûr, vous avez quelque chose sur vous ou... Et je me pris à espérer qu'elle ait effectivement quelque chose sur quoi noter, quelque chose de décent entendons nous bien : je ne tenais pas spécialement à la voir dégrafer son soutien-gorge pour que je le lui signe...
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé





Message(#) Sujet: Re: This is a gift, it comes with a price | Verity

Revenir en haut Aller en bas
 

This is a gift, it comes with a price | Verity

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
F I L T H Y S E C R E T :: Lieux divers-